Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Samedi 20 décembre 2014 6 20 /12 /Déc /2014 06:08

"Metisse" Maloya, le premier album de Johann Berby

Cover---Metisse-Maloya_300dpi.jpgPeu de Réunionnais connaissent le bassiste, chanteur et compositeur Johann Berby dont le premier album vient de sortir dans l'Hexagone. Quoique né au Port en 1983, ce jeune homme a grandi dans le Nord de la France, en pays Ch'ti, à Maubeuge. Et c'est là-bas, dans les contextes à la fois familial et associatif, qu'il s'est forgé sa culture créole. Dès l'âge de 5 ans, il découvre la danse en écoutant Bad de Mickaël Jackson. "J'ai pris une baffe, raconte-t-il. Le vinyl tournait en boucle." A la même époque, il intègre les activités d'une association réunionnaise de sa ville qui s'appelle "Métis Maloya". C'est en hommage à ses animateurs qu'il choisit de nommer ce premier album "Metisse Maloya". "C'étaient des anciens qui parlaient tout le temps de la vieille Réunion, qui me parlaient créole et qui m'ont tout appris du maloya." C'est avec eux que naît sa vocation d'artiste. Jusqu'à ses 17 ans, il danse dans ce cadre en semi-professionnel avant d'arrêter net. "J'ai compris que pour persévérer dans la danse en France en étant noir, ce serait difficile, sauf à partir aux Etats-Unis ou au Canada. J'ai eu plus de chance avec la musique !"

Adieu les parquets et bonjour les caves et les garages. Johann-Berby-3.JPGJohann se met à la basse et joue dans des petits groupes de rock métal, du hard. Il arrête le lycée et s'inscrit à l'Ecole nationale de musique classique à Valenciennes où il fait en quatre ans le programme de dix années d'études ! Parallèlement, il suit les cours du Centre des musiques actuelles. Il en sort professionnel et offre très vite ses services de "requin de studio" sur des albums de Marcus Miller ou Mory Kanté. Vincent Segal, le violoncelliste qui cartonne alors avec Vanessa Paradis ou Mathieu Chedid, le prend en résidence. "Il m'a encouragé à ne pas laisser tomber la musique." Et tout en mettant son talent au service des autres, Johann accumule les textes et les compositions qui s'empilent dans un tiroir. "Je n'osais pas les jouer..." Mais il pense déjà à un album personnel. Il attend encore cinq ans et en 2011, il se décide à faire le tri, en parle à ses maîtres... En janvier dernier, il enregistre avec un violon, Théo Croix, une batterie, Christophe Mareschal, une guitare, Mickaël Avron, et trois guest : le Malien Baba Sissoko au tama et au n'gouni ("Il est la racine et le maloya est la branche", s'amuse Johann), le Hollandais Ernst Rejseger au violoncelle (qui a beaucoup travaillé avec Groove Lélé) et le saxo roumain Lucian Nagy. Le résultat, c'est un album en créole, à l'exception de deux titres en français. "Il y a de la nostalgie et de la compassion avec la Réunion", commente-t-il. L'album, sorti en octobre, plaît. Le Nouvel Obs, RFI, TV5 monde et France Bleu Paris lui tressent des lauriers. Et s'il n'est pas distribué à la Réunion, d'autres routes s'ouvrent : au Japon, au Canada et en Corée du Sud ! Johann Berby adorerait jouer au pays comme il adorerait jouer avec Danyel Waro. "Avec le prix d'un billet d'avion pour la Réunion, je peux faire deux aller-retour en Amérique latine ou en Afrique prendre des cours de cora avec mes maîtres !"

FXG, à Paris

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Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 06:31

Le Maloya et la vanille convoqués à Paris célébrer l'abolition de l'abolition de l'esclavage

Expo-maloya-Farreyrole.JPGUne grande photo de Jacqueline Fareyrolle frappant un roulèr  accueillait les visiteurs dans les salons Delgrès du ministère des Outre-mer, lundi soir. Le maloya, "fabrique de la créolité" et la vanille bourbon, "or noir de la Réunion" sont les deux thèmes de l'exposition inaugurée au ministère des Outre-mer. La ministre George Pau-Langevin a invité tout ce que la Réunion compte d'associations dans l'Hexagone pour assister au vernissage de cette exposition qu'elle a voulu installer préalablement à l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage du 20 décembre. L'exposition restera dans les salons du ministère jusqu'au 15 février avant d'être accueillie dans diverses villes de l'Hexagone dont Nice. Serviable-GPL-Vellayen-Lutchmayah.JPGC'est Georges-Dario Lutchmayah, président du Comptoir des Outre-mer, une association réunionnaise de Nice, qui est à l'origine de cette installation au ministère. L'exposition est l'oeuvre de l'Association culturelle Expression Océan Indien et de l'Association de sauvegarde de la mémoire réunionnaise. La première est présidée par Bruno Ramsamy, par ailleurs président de l'école de musique de Saint-André. C'est celle-ci qui a créé les panneaux de l'exposition relatifs au maloya. La seconde, basée à Sainte-Suzanne et présidée par l'écrivain Bernard Batou, est à l'origine des panneaux qui racontent l'histoire de la vanille bourbon. Guidée par Georges-Dario Lutchmayah, Yoland Vellayen, vice-président de la Région en charge du patrimoine, et Mario Serviable, géographe à l'université de la Réunion, George Pau-Langevin a ainsi été initiée à ces deux piliers du patrimoine réunionnais.

Lutcmayah-GPL-Ramsamy-Batou.JPGMario Serviable, infatigable narrateur de l'histoire d'Edmond Albius, a expliqué à la ministre comment au moment même ou le jeune esclave de 12 ans découvrait les secrets de la fécondation de l'orchidée vanille, un jeune zoreille de 20 ans, découvrait la Réunion et son "vivre ensemble"... "C'était Beaudelaire...", se plaît-il à préciser. George Pau-langevin en a profité pour rebondir sur ce que la Réunion pouvait apporter à la nation, notament sur la cohabitaton harmonieuse avec l'isam, se félicitant au passage que la ville de Christian Estrosi accueille cette exposition. En conclusion, George Pau-langevin a osé comparer l'esprit du maloya à celui du fado portugais, avant de lancer : "Sans le maloya, la Réunion ne serait pas tout à fait la Réunion." Le groupe Racine lélé a clôturé la soirée en musique.

FXG, à Paris

Racine-lele.JPG

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Mercredi 17 décembre 2014 3 17 /12 /Déc /2014 11:17

Feu vert pour la reconduction de l’octroi de mer

Le Parlement européen a rendu mardi, à une large majorité, un avis favorable à la reconduction de l’octroi de mer qui sera examiné aujourd'hui par le conseil des ministres de l'Union européenne en vue de son adoption définitive. Après de longs mois de travail qui ont mobilisé le gouvernement, la Commission européenne, le Parlement européen et le conseil des ministre de l'Union européenne, le régime fiscal dont bénéficient les Région d'Outre-mer pour favoriser l'émergence de filières productives locales devrait être enfin reconduit.

Cette reconduction imminente devrait apporter un peu de soulagement au ministère des Outre-mer et aux collectivités régionales qui ont vécu pendant près de deux ans une période de spéculations intense sur une possible fin de cette fiscalité spécifique aux Régions ultrapériphériques. Depuis 2012, la bataille de l'octroi de mer a été âpre avec Bruxelles qui n'aime pas les dispositifs dérogatoires même si ce régime est bien adapté aux spécificités de nos régions d'Outre-mer.

FXG, à Paris

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Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 06:45

Armelle Dugué, directrice de la mobilité et des partenariats à l'Office franco-québecois pour la jeunesse

Armelle-Dugue.JPG"L'OFQJ est aussi un opérateur de la mobilité des jeunes d'outre-mer"

Quelle est l'action de l'office avec les Outre-mer ?

L'OFQJ, en général, soutient et initie des actions de mobilité professionnelle pour tous les jeunes Français et Québecois de 18 à 35 ans, qu'ils soient étudiants, demandeurs d'emploi, en insertion, professionnels et entrepreneurs.

Mais pourquoi donc le Québec s'intéresse-t-il aux DOM ?

Il y a quand même la langue française qui nous rapproche ! Ca permet une ouverture en Amérique du Nord, en français et puis, c'est une zone naturelle de coopération notamment entre les Antilles et le Québec.

Où en est cette coopération ?

Dans le cadre du plan priorité jeunesse du gouvernement, il y a un axe fort sur la mobilité des jeunes et l'un des chantiers prioritaires est la mobilité des jeunes ultramarins. L'OFQJ est aussi un opérateur de la mobilité des jeunes d'outre-mer qui sont souvent assez éloignés des dispositifs existants. Ca marche très bien avec les étudiants pour la poursuite d'études dans les universités, mais quand on s'adresse aux primo-demandeurs d'emplois, aux jeunes diplômés, aux chômeurs en général, il y a peu de dispositifs. Nous avons donc mis en place des partenariats avec des collectivités d'outre-mer pour permettre à ces jeunes d'accéder à la mobilité, d'aller faire des stages en entreprises, d'acquérir des compétences. Une convention existe avec la Région Guadeloupe et nous avons signé, pour une mise en oeuvre début janvier, avec la communauté d'agglomérations de l'espace Sud de la Martinique. L'intérêt est que tous ces jeunes puissent savoir que ce dispositif existe.

Combien sont-ils à en profiter aujourd'hui ?

En Guadeloupe, c'est 50 tous les deux ans et pour l'Espace sud de la Martinique, on va être sur 15 par an. C'est une première année d'expérimentation.

Comment faut-il faire pour en bénéficier ?

Sur notre site, ofqj.org, ils vont voir les axes possibles : stages pour les demandeurs d'emploi, mission pour les professionnels et les missions de prospection commerciale pour les entrepreneurs. Sinon, il y a le centre de ressources. Ils décrochent leur téléphone, rédigent un mail, nous répondons à tous !

C'est une alternative à la mobilité dans l'Hexagone...

Exactement. Ce sont des compétences différentes dans une logique d'interculturel et de mobilité à l'international. La langue française va faciliter le déplacement, mais après il y a des savoir faire, des comportements qui sont complètement nord-américains. Chaque année, 5000 jeunes Français et québécois participent à ces échanges et on voudrait qu'il y ait plus de jeunes ultramarins et pas que des grandes métropoles qui ont accès à l'information.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 07:51

Tandis que l'Assemblée nationale votait en deuxième lecture la loi de finances 2015 épuré des modifications apportées par le Sénat, Michel Magras, sénateur UMP de Saint-Barthélemy et président de la délégation outre-mer du Sénat, est revenu sur la baisse des crédits du SMA votée par la majorité de droite au Sénat.

"La continuité territoriale sera traitée par la commission du développement durable"

Michel-Magras-copie-1.JPGLe Sénat, en adoptant l'amendement de Didier Robert transvasant 10 millions d'euros des crédits du SMA à ceux de la continuité territoriale (CT), a créé l'émoi. Expliquez-nous les coulisses de cette affaire...

Le budget de la mission Outre-mer a toujours fait l'objet d'un consensus au Sénat. depuis que j'y siège, nous avons toujours voté ce budget. Cette année, nous étions à peu près tous d'accord, à une nuance près, l'amendement de mon collègue Robert. Je peux comprendre sa situation. Il a mis en place une politique qui consiste à ajouter aux crédits de la CT une enveloppe supplémentaire de 20 millions qui vient de sa Région et, d'un coup, les crédits de la CT baissent de 10. Forcément, ça plombe sa démarche politique. Sa mission de sénateur est de se battre pour le rétablissement des crédits. Là où ce n'est pas cohérent, c'est qu'on ne peut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Il a eu la maladresse c'aller trouver les fonds sur le budget du SMA. Or, le SMA en Outre-mer, c'est l'enveloppe qui rend le plus de services à nos sociétés et qui fait l'unanimité, y compris chez lui. Mais Didier Robert, n'ayant pas d'autre solution, s'est rabattue sur la seule qui lui restait.

Vous en aviez parlé avec le sénateur Robert ?

Dans ma stratégie personnelle, j'en avais touché un mot à l'entourage de la ministre et à Didier Robert. Je lui ai demandé quelles seraient les conditions pour qu'il accepte d'en faire un amendement d'appel et de le retirer. Je devais donc interpeller la ministre pour lui dire que depuis deux ans, nous sommes obligés de mettre une rallonge en loi de finances rectificatives pour compléter les crédits de la CT et lui demander de valider le principe de ne pas rejeter la proposition de Didier Robert et que, dans le cadre de la prochaine loi de finances, sa demande de rallonge soit prise en considération. Didier Robert était d'accord, mais dans l'organisation du débat au Sénat, je me suis moi-même planté parce que le président de séance avait annoncé que nos interventions en discussion générale valait explication de vote sur les crédits de la mission. Il nous a donc systématiquement bloqué la parole alors que dans l'esprit d'un sénateur, l'explication de vote vient au moment où l'on va mettre au vote les crédits de la mission pour qui souhaite intervenir. J'aurai donc du m'inscrire à l'avance en explication de vote sur cet amendement-là... je n'ai pas été vigilant et c'est dommage. Nous avons donc planté ce budget en le faisant voter par la majorité sénatoriale. Forcément, à ce moment-là, la ministre s'est levée pour demander au Sénat de rejeter les crédits de sa mission. Son groupe l'a fait, pas nous alors que nous étions à deux doigts de faire l'unanimité...

Au cours des débats au Sénat, il a été question que la délégation Outre-mer dont vous êtes le nouveau président, s'empare de la question de la CT...

Nous nous sommes réunis mardi pour établir notre programme de travail pour 2015 : préparer la conférence de Paris sur le climat avec un rapport destiné à nourrir les débats et mettre la pression ultramarine sur le système. L'autre sujet, c'est la problématique du foncier qui concerne toutes les collectivités et que nous avons prévu d'échelonner sur les trois années à venir avec le foncier de l'Etat, les 50 pas géométriques et les occupations illégales.

Et la CT alors ?

Nous ne l'avons pas retenue finalement parce qu'il y a déjà eu, il y a deux ans, le rapport de Patient et Larcher et que, moi-même avec le député Gabriel Serville, nous avons piloté le chapitre sur la continuité territoriale dans le rapport de la Commission nationale d'évaluation des politiques de l'Etat en Outre-mer. Mais oui, la CT pose un problème : l'Etat met à disposition d'une certaine tranche de la population des aides que les régions peuvent compléter pour acheter un billet  d'avion par an pour aller voir de la famille en métropole. Pas de problème sur le principe jusqu'à ce qu'on respecte la règle initiale : que l'aide s'adresse à la catégorie d'individus qui n'a pas les moyens de se payer un billet. Ca a été fixé aux gens qui gagnent moins de 12 000 euros par an. Mais ce qu'a fait mon collègue de la Réunion, c'est d'amener la tranche à 26 000 euros. Le résultat, c'est que les gens qui en bénéficient ne sont pas forcément ceux qui étaient ciblés au départ. Cette problématique déborde sur un sujet défendu par le Sénateur de Marie-Galante, Jacques Cornano, la double insularité dans les territoires archipélagiques que sont la Polynésie et la Guadeloupe. Cela aboutit à la désertification des petites îles et pose des problèmes de transbordement des marchandises. J'avais dit que nous aurions une oreille attentive à cette question et mes collègues de Polynésie et de la Réunion ont fait un raccourci, pensant que ça serait traité à la délégation. Heureusement, une collègue a proposé que la CT soit traité par la commission du développement durable et que le sénateur Cornano y soit d'emblée impliqué. Le problème, c'est qu'en faisant ça, j'ai donné le rapport de Didier Robert à Paul Vergès. Moi qui pensais avoir trouvé une porte de sortie...

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 07:49

L'Assemblée nationale adopte le budget 2015 et rétablit les crédits du SMA

Eckert-budget.jpgLes députés ont examiné et adopté vendredi en deuxième lecture le projet de loi de finances 2015. La principale disposition pour les Outre-mer est le vote de l'amendement du gouvernement, présenté par Christian Eckert, rétablit les crédits d'investissement du SMA que le Sénat avait amputé de 10 millions d'euros pour abonder l'enveloppe de la continuité territoriale.

Les députés ont également étendu le bénéfice du crédit d’impôt transition énergétique aux équipements permettant le rafraîchissement des locaux par froid durable, ainsi qu’à ceux visant à l’optimisation de la ventilation naturelle dans les départements d’outre-mer.

De même, le gouvernement a rétabli le taux de 23 % sur le dispositif Pinel outre-mer tout en maintenant à 18 000 euros le plafond déficalisable. L'Assemblée a également adopté le crédit d'impôt innovation en portant son taux à 40 % tel que les sénateurs l'ont adopté.

FXG, à Paris

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Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 07:23

Restitution de la dette haïtienne : l'appel du CRAN

Dans l'affaire de la restitution de l'indemnité versée par Haïti à la France, la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par le le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a été examinée mardi dernier par le tribunal de grande instance de Paris. La vice-présidente Anne Bérard en charge du dossier a mis l'affaire en attente en raison de l'appel interjeté par le CRAN suite à une première ordonnance rendue le 25 novembre dernier. Cette ordonnance affirme la compétence du tribunal saisi pour se prononcer sur les demandes de réparation du préjudice moral du CRAN, mais elle estime qu'aucune juridiction n'est compétente pour juger la demande principale, à savoir le remboursement des indemnités par la Caisse des dépôts et consignations à l'Etat Haïtien. C'est en vertu de ce dernier point que le CRAN ait fait appel. La magistrate en charge de statuer sur la QPC que la cour d'appel de Paris dise si elle est compétente ou non sur la demande de restitution.

L’indépendance d’Haïti a été proclamée le 1er janvier 1804, mais la reconnaissance internationale de cette nouvelle république n’est intervenu que postérieurement à l'ordonnance de Charles X du 17 avril 1825, par laquelle il a concédé aux habitants de la partie française de l'île de Saint-Domingue “l'indépendance pleine et entière de leur gouvernement”, sous conditions qu’ils versent “à la Caisse générale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d'année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de 150 millions de francs-or destinés à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité”. 30 millions seront ainsi versés. Le 12 février 1838, à l'occasion de la signature d'un traité d'amitié entre le roi Louis-Philippe 1er et le président de la république d’Haïti, Jean-Pierre Boyer, un accord a ramené le solde de l’indemnité due à 60 millions payable en trente ans. C’est donc 90 millions de francs-or au total qui seront versés à la Caisse des dépôts et Consignations. Il faudra attendre le mandat du président Lysius Salomon (1879 à 1888) pour que la république d'Haïti vienne à bout du paiement de sa dette à la France.

FXG, à Paris

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Samedi 13 décembre 2014 6 13 /12 /Déc /2014 08:02

"Osons l'Outre-mer" au Grand Palais

John-Persanda--PDG-Sphere-stand-OMN.jpgLe réseau Outre-mer Network a clôturé son programme "Osons l'Outre-Mer" et l'année 2014 au Grand Palais avec l'élite de l'innovation française dans le cadre du forum "Osons la France" qui s'est tenu du 4 au 7 décembre.

Depuis 2 ans ce forum itinérant atypique de l'innovation à la française met en lumière les acteurs connus ou inconnus du talent français à l'instar des Granjeon (Venteprive.com), Mazella (Blablacar), José Jacques Gustave (G2J), Mercedes Era (BETC), Xavier Fontanet (Esillor), Bertin Nahum (Medtech) sous le parrainage des groupes l'Oréal, Adecco, Malakoff Méféric et Orange.

Network (OMN) y est le référent outre-mer depuis deux ans maintenant et, avec le soutien du ministère des Outre-mer, il s'est attaché à mettre en lumière certains adhérents de son réseau. Un public parisien et hétéroclite a pu ainsi échanger avec Thierry Lauzéa (Frères Lauzéa), figure de proue de la filière cacao made in France et président d'Inovagro en Martinique, Shirley Billot (Kadalys), créatrice de produits cosmétiques à base de principes actifs de banane, DCNS - Akuo  Energy (NEMO/Energie thermique des mers), Régis Roche (Stemcis) spécialisé dans la réinjection de graisse dans les tissus ou les articulations, José Jacques Gustave (G2J), visioconférence sécurisée et en mobilité... A travers ces rencontres, OMN offre une vision stratégique de l'outre-mer qui innove au quotidien.

Ainsi, on a pu assister à des rencontres improbables et riches de promesses comme Thierry Lauzéa et le dg de Facebook France, Laurent Solly, Shirley Billot et Mme Fontanet, Albert Adenet et Thierry Marx, Daniel Hierso et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron ou Alain Dehaze.

FXG, à Paris

 

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Samedi 13 décembre 2014 6 13 /12 /Déc /2014 07:59

Légère amélioration du marché de l'emploi des jeunes en Outre-mer

La situation du marché de l'emploi des jeunes est extrêmement dégradée dans les régions d'outre-mer, mais on constate une décrue légère mais régulière du nombre de jeunes de 18 à 25 ans inscrits en catégorie A à Pôle emploi, mois après mois depuis un an. En Guadeloupe, la baisse est de 6,8 %  entre octobre 2013 et octobre 2014, en Guyane de 4,4 %, à la Réunion 5,6 % et à la Martinique 13,7%. Ces "signes encourageants" sont la conséquence, selon le ministère des Outre-mer, de la mise en place des contrats d'avenir et de la mobilisation très forte de l'Etat et des employeurs publics. Le ministère du Travail a octroyé une enveloppe de 8 500 emplois d'avenir pour les DOM, soit 10 % de l'enveloppe totale. Globalement 77 % de ces contrats ont été attribués, soit 6 700 à la fin du mois de novembre 2014. En Guadeloupe, 1600 sur un total de 1717 ont été attribués, en Guyane 740 sur 820, à la Martinique 1270 sur 1340. Seule la Réunion accuse une consommation insuffisante de ces contrats puisque seuls 2600 ont été attribués sur un total de 4280. En revanche, le dispositif des contrats de génération ne connaît pas le même succès puisque seuls 130 ont été signés sur l'ensemble des DOM dont 90 à la Réunion.

Les autres contrats aidés atteignent le nombre de 36 000 dans le secteur non marchand. 22 000 sont en cours à la Réunion, 4000 à Mayotte et en Martinique, 3800 en Guadeloupe et 3000 en Guyane. Dans le secteur marchand, on dénombre un peu moins de 5800 contrats aidés dont 3300 à la Réunion, 1200 en Guadeloupe, 1000 en Martinique et 300 en Guyane. Ces contrats aidés dans le secteur marchand doivent, dans le cadre de la future loi Macron, être rendus plus attractifs.

Quoiqu'il en soit, la baisse du chômage des jeunes dans les Outre-mer est à relativiser eu égard au nombre de chômeurs recensés sur l'année 2013 en pourcentage de la population active dans la classe d'âge 18-25 ans : 59,7 % en Guadeloupe, 44,8 % en Guyane, 68,2 % en Martinique et 58,6 % à la Réunion.

FXG, à Paris

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Samedi 13 décembre 2014 6 13 /12 /Déc /2014 07:58

Pfimlin lâche-t-il Camouilly ?

La saillie du président de la République, lors du dîner du Créfom, le 21 novembre dernier, contre Gilles Camouilly, directeur des programmes de France Ô, a peut-être été celle de trop pour le président de France Télévisions Rémy Pfimlin. En lançant : "France Ô doit être la véritable chaîne des ultramarins", François Hollande a consacré la grogne qui agite les milieux ultramarins, parlementaires compris, sur la ligne éditoriale de la chaîne. Et cela n'est pas du goût de Rémy Pfimlin qui aimerait bien être reconduit l'année prochaine à la tête de la télévision publique.

Pendant ce temps, ça grenouille à Malakoff. Tandis que la direction de l'information, jusqu'alors sous l'autorité de Thierry Thuillier de France 2, devrait retrouver une certaine indépendance en passant sous la coupe de l'actuel directeur d'Outre-mer 1ère Michel Kops, ce dernier prépare déjà sa retraite et sa succession. C'est ainsi qu'il a nommé Stéphane Bijoux à la tête des rédactions de France Ô et d'Outre-mer 1ère, lui préparant un avenir tout tracé.

Attaqué de toute part, Gilles Camouilly qui se défend comme un beau diable, doit en ce moment se sentir bien seul.

FXG, à Paris

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