Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

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Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
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Dimanche 25 janvier 2015 7 25 /01 /Jan /2015 05:09

Meurtre d'Audrey Verdol : Olivier Ferdinand tient bon malgré ses contradictions

Olivier Ferdinand, accusé du meurtre d'Audrey Verdol, tient bon. Depuis jeudi que son procès a débuté à la cour d'assises de Bobigny, il tient bon car aucun ADN ou trace de sang ne permettent de le relier au lieu où l'on a retrouvé le corps d'Audrey, sept mois après sa disparition le 11 avril 2009. Il tient bon, mais il parle beaucoup. Un témoin vient à la barre, aussitôt il réagit, souvent maladroitement : "Ne m'emmenez-pas dans cette voie-là", lance-t-il à la présidente. "Mais c'est vous qui nous y menez", répond la magistrate. "Quand je parle avec vous, on dirait que je mens sur tout. J'ai l'impression que pour vous, je suis le coupable." "Nous voulons comprendre vos contradictions", rétorque-t-elle doucement... Il est question d'un certain David, un ex petit-ami d'Audrey, qui s'était embrouillé au téléphone avec elle, peu avant le meurtre, pour une dette de 80 euros et un téléphone portable. C'est Olivier Ferdinand qui a signalé l'incident aux enquêteurs et une confrontation a eu lieu lors de l'instruction. La présidente en lit le procès verbal. L'accusé intervient pour ajouter des propos qui n'y figurent pas. "Vous parlez de la volonté de David de "démonter" Audrey, lui dit la présidente. Ce n'est pas anodin..." "J'ai dit ce que je savais mais je ne l'ai jamais accusé." "C'est ce que vous nous dîtes aujourd'hui..." Il est question d'un coup de fil d'Audrey à sa cousine après qu'elle soit allée prendre livraison du téléviseur qu'elle aurait été sensée acheter à un particulier dans la région du crime le jour de sa disparition. C'est la version de l'accusé. "Le dernier appel d'Audrey à sa cousine, rectifie la présidente, remonte à la veille du jour de sa disparition, à 20 heures." "Je suis d'accord avec vous, reprend Olivier Ferdinand, je me suis trompé de jour..." "Vous ne vous souvenez pas du jour où elle a disparu ?..."

Et l'on  parle d'un texto qu'Audrey aurait adressé à Olivier Ferdinand pour attester qu'elle lui prêtait bien sa voiture et son portable. "Elle a rédigé ce texto alors que j'étais encore avec elle..." Rien ne semble clair. Olivier Ferdinand tient bon, mais combien de temps encore ? Jeudi soir, à la fin de l'audience, Me Libriquir, l'avocat de la défense, avait déjà pris les devants en lançant à la cour cet avertissement : "Vous cherchez un coupable, pas la vérité."

Reprise de l'audience lundi.

FXG, à Bobigny

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Samedi 24 janvier 2015 6 24 /01 /Jan /2015 07:38

Gaston-Paul Effa prête vie à Raphaël Elizé

Gaston-Paul-Effa.jpgGaston Paul Effa relate sur le mode autobiographique l'histoire d'un illustre martiniquais, Raphaël Elizé.

Son ouvrage, paru le 31 décembre dernier chez Gallimard dans la collection Continents noirs, s'intitule Rendez-vous avec l'heure qui blesse.

Chassé de Saint-Pierre par l'éruption de la Pelée en 1902, Raphaël Élizé, le narrateur, va s'établir dans l'Hexagone. Il devient vétérinaire après la guerre de 1914-1918, et s'établit à Sablé-sur-Sarthe, aux portes de la Bretagne, en octobre 1919. Il devient en 1929 le premier maire noir d'une ville de France métropolitaine et est réélu en 1935. La Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande mirent malheureusement fin à son mandat pour des préjugés de couleur. Il entra dans la Résistance avant d'être dénoncé, arrêté puis déporté à Buchenwald en 1944 où il trouva la mort sous les bombardements alliés.

Rendez-vous avec l'heure qui blesse, c'est le destin historique d'un homme simple, plein de tendresse et de compassion, d'un homme devenu un héros national ; c'est le destin d'un homme emblématique de la condition humaine qui a inspiré ce roman où l'Histoire le dispute à l'émotion.

L'auteur, né en 1965 à Yaoundé au Cameroun, est établi en Lorraine où il est professeur de philosophie, critique et écrivain. Gaston-Paul Effa a publié plusieurs romans d'inspiration autobiographique, traversés par des questionnements identitaires et une posture très critique face aux coutumes et traditions africaines (Tout ce bleu, Grasset 1996, Le Cri que tu pousses ne réveillera personne Gallimard 2000, Nous enfants de la Tradition, Anne Carrère 2008). Gaston-Paul Effa, est également l'auteur de plusieurs livres d'entretiens avec Gabriel Attias et André Chouraqui consacrés aux relations entre le peuple juif et le peuple noir.

FXG, à Paris


Couv-Gaston-Paul-Effa.jpg Extrait : « Mon grand-père disait que pour les Noirs la peau est un mystère insondable, et il le disait sans chercher à savoir si nous comprenions, ou si, à Lamentin, on se souciait de la peau des esclaves, la mer, seule, évoquait quelque chose pour nous puisqu'elle n'était jamais bien loin, qu'elle nous nourrissait, qu'elle n'aurait jamais fini de charrier nos expériences originelles. Ce que voulait dire mon grand-père, c'était peut-être que la peau d'autrui et sans doute la sienne, et aussi la mienne aujourd'hui, sont un détroit où l'on ne peut que se perdre. »
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Samedi 24 janvier 2015 6 24 /01 /Jan /2015 05:06

Meurtre d'Audrey Verdol : Olivier Ferdinand reconnaît avoir menti 

"La bonne personne, elle est pas là ! C'est pas moi le coupable." La voix ferme, le menton haut, Olivier Ferdinand se tient droit dans le box de la cour d'assises de la Seine-Saint-Denis où débutait son procès jeudi. Avec son avocat, Me Pierre Lebriquir, il va tenter pendant les cinq jours que doit durer ce procès, de s'appuyer sur les doutes laissés par l'enquête de police pour convaincre les jurés de son innocence. "J'ai toujours dit que j'avais bien en Seine-et-Marne. J'avais simplement dit que j'étais rentré en train parce que je n'ai pas le permis de conduire et que j'étais allé vendre du shit." "Vous l'avez dit lors de votre garde à vue en 2011, pas en 2009. Pourquoi, lui demande la présidente Sudre. Vous avez subi des violences policières ?" Le capitaine de la PJ sort de ses gonds : "On n'est pas des gestapistes !" "Ces audtions en garde à vue ont été filmées? Pourquoi n'en avez-vous pas parlé au juge d'instruction ?", poursuit la présidente. "J'ai mis ça entre parenthèse parce que j'avais menti..."

Le Guadeloupéen (né il y a 30 ans en Ile de France) Olivier Ferdinand a-t-il tué sa petite amie, la Guadeloupéenne Audrey Verdol le 11 avril 2009 dans la forêt de Montgé-en-Goële ? Hier, un capitaine de la PJ du 93 est venu dire à la barre que les éléments d'enquête, la téléphonie, la zone géographique où Olivier Ferdinand avait été borné et ses déclarations qui n'ont cessé d'evoluer convergeaient dans le sens de l'accusation. Après le capitaine de police ce sont les experts de la police scientifique et de la médecine légale qui sont venus dire comment avait été découvert, près de sept mois après sa disparition, le cadavre d'Audrey, à l'état de squelette, le crâne recouvert d'un sac en plastique blanc et un lien en tissus noué autour du cou... Olivier Ferdinand a, pour l'heure, réponse à tout, mais ne semble guère convaincre.

La maman d'Audrey Verdol a fait le voyage depuis Lamentin pour ce procès. Elle est bien sûr épaulée de son avocate, Me Malika Larbi, mais également pas sa soeur et son beau-frère établis en région parisienne. Seule la distance temporelle des faits semble lui autoriser la sérénité qu'elle affiche.

FXG, à Bobigny


Les faits

Audrey Verdol avait quitté la maison familiale quatre ans plus tôt pour poursuivre ses études en Métropole. Son bac S en poche, elle s'était inscrite à l'université de Vélizy-Villacoublay. Après deux ans d'études, elle avait trouvé un travail, comme technicienne chez Spie Télécommunication. D'après sa maman, Anne Verdol, Audrey pensait reprendre ses études pour devenir ingénieur.

Après la disparition de sa fille, le 11 avril 2009, Anne Verdol, avait gardé espoir (notre édition du 7 décembre 2009). Jusqu'au 28 novembre 2009. Ce jour-là, les gendarmes ont frappé à la porte de sa maison de Lamentin. Pour lui dire qu'Audrey était morte. Les analyses ADN sont formelles. 

Le corps retrouvé par un promeneur dans la forêt de Montgé-en-Goële (Seine-et-Marne) trois jours plus tôt était bien celui de sa fille aînée. Le crâne, en état de décomposition, était recouvert d'un sac plastique. Au niveau de son cou pendait un tissu avec deux noeuds.

L'absence de la jeune femme avait été signalée une dizaine de jours après sa disparition. D'abord par sa cousine, inquiète de ne plus avoir de nouvelles. Puis par sa mère, qui s'est rendue en Métropole fin avril pour chercher sa fille. Convoqué par les policiers, son compagnon, Olivier Ferdinand, installé chez sa compagne depuis un récent séjour en prison pour une affaire de vol, avait dit lui aussi être sans nouvelles. 

Fin mai - début juin, toujours aucune trace d'Audrey. Anne Verdol doit rentrer en Guadeloupe. Toutes les semaines, elle appelle les enquêteurs. Le 26 novembre elle a appelé, comme d'habitude. C'est comme cela qu'elle a appris qu'un corps avait été retrouvé et qu'il pourrait s'agir d'Audrey. Quand les résultats tombent, elle s'écroule.

Placé en garde à vue, Olivier Ferdinand a finalement été mis en examen en juin 2011, après de multiples auditions. En cause: le bornage de son téléphone et de celui d'Audrey, repérés ensemble le jour de sa disparition près de Montgé-en-Goële. Mais aussi ses déclarations contradictoires sur son emploi du temps.

 

Dans un premier temps, le jeune homme avait dit avoir vu Audrey pour la dernière fois le 10 avril, à Aulnay-sous-Bois. Confronté aux relevés téléphoniques, il a finalement reconnu avoir passé une partie du 11 avril avec elle, assurant l'avoir déposée à Claye-Souilly, où elle devait récupérer un téléviseur auprès d'une connaissance.

Dans les jours qui avaient suivi sa disparition, Olivier Ferdinand avait utilisé le logement de la victime, sa voiture et son chéquier, sans se soucier de son absence. Plusieurs personnes, dans son entourage, s'étaient alors étonnées de son comportement.

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Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 10:56

L'Autorité de la concurrence surveille la cession d'Only par Numericable dans l'océan Indien

Depuis le 31 octobre dernier, date à laquelle l'Autorité de la concurrence a autorisé le rachat de SFR par Numericable, se pose le problème de la cession des activités de téléphonie mobile d'Outremer Télécom (Only) à La Réunion et à Mayotte. Hier, l'Autorité a ouvert une procédure pour examiner les conditions de mise en œuvre de cette cession.

Pour éviter que la nouvelle entité ne soit en situation de position dominante avec ce rachat qui lui donne 66 % de parts de marché à La Réunion et 90 % à Mayotte, Numericable a pris l'engagement de céder les activités de téléphonie mobile d'Outremer Telecom (Only) à la Réunion et à Mayotte et celui de préserver "la viabilité économique, la valeur marchande et la compétitivité" de ces activités jusqu'à leur cession.

Sept offres de reprises ont été déposées et c'est à l'Autorité qu'il reviendra de valider le repreneur.

Mais pour l'heure, L'Autorité s'inquiète de l'annonce faite en novembre par Outremer Télécom de l'augmentation des tarifs de ses principaux forfaits de téléphonie mobile aussi bien pour les nouvelles souscriptions que pour les abonnements en cours à partir du 1er janvier 2015. Sont concernés les forfaits RIFE 2h, Trio, Jeune, Next, On, Next2 Illimité. Même si ces hausses tarifaires ouvrent pour les clients concernés un droit de résiliation anticipé de leur abonnement.

L'Autorité a donc décidé d'y fourrer son nez et de vérifier la compatibilité de cette décision avec les obligations souscrites par Numericable  pour préserver la viabilité économique, la valeur marchande et la compétitivité des activités de téléphonie mobile d'Outremer Télécom jusqu'à leur cession.

Cette décision, prévient l'Autorité, ne préjuge en rien des suites qui pourraient être données sur cette cession en fonction de ses pouvoirs en matière de contrôle des concentrations.

FXG, à Paris

 

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Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 07:45

Le conseil d'Etat annule les élections à Saint-Pierre

La décision est tombée mercredi : les électeurs de Saint-Pierre retourneront aux urnes pour élire leur conseil municipal.

Raphael-Martine.JPGLe scrutin du 23 mars à Saint-Pierre avait abouti à la victoire de la liste du RDM "Agissons pour Saint-Pierre" conduite par Raphaël Martine (photo), avec 50,6 % des suffrages (1220 voix). La liste DVD "Ensemble faire gagner Saint-Pierre", conduite par Christian Rapha, obtenait 42,9 % des suffrages, soit 1035 voix, et celle du PPM conduite par Eliane Cesto "Génération Sin Piè An nou changé sa" avait obtenu 155 voix, soit 6,43 %. Le 27 juin, le tribunal administratif (TA) de Fort-de-France rejetait le déféré du préfet et les deux protestations présentées par Christian Rapha et Eliane Cesto et valisait la victoire de la liste de Raphaël Martine.

Sans surprise, hier, le Conseil d'Etat a annulé et le scrutin du 23 mars et le jugement du TA. Les deux requêtes déposées par Christian Rapha et Eliane Cesto ont été examinées le 7 janvier dernier.  Ce jour-là, le rapporteur public a rappelé comment s'était déroulé le scrutin au bureau de vote n°1 : un seul scrutateur, au lieu de deux selon la loi électorale, extrayait le bulletin et le lisait à haute voix. Si c'était un bulletin Rapha (imprimé en bleu), il le transmettait à une scrutatrice issue de la liste Rapha. Si c'était un bulletin imprimé en noir, il le remettait à un scrutateur issu de la liste Martine qui le posait face cachée sur la table de dépouillement. Celle-ci était disposée de telle sorte qu'elle ne permettait pas aux électeurs présents de circuler librement, contrairement à ce que prévoit le code électoral. Après l'examen de chaque paquet de 100 bulletins, ces derniers étaient déchirés puis jetés à la corbeille. A l'issue du dépouillement, le président du bureau a proclamé les résultats avec cette particularité (appréciée comme une aberration statistique, car c'est le seul bureau où  cela s'est produit) que la liste d'Eliane Cesto n'a obtenu aucune voix.

Quelques minutes après la proclamation, la corbeille a été rapportée dans le bureau de vote à la demande d'un délégué de Mme Cesto. Il en a été extrait des morceaux de bulletins déchirés de la liste Cesto. Alertés, les gendarmes ont compté 57 fragments correspondant à 27 bulletins Cesto, 371 morceaux correspondant à 173 bulletins Martine et 515 morceaux correspondant à 130 bulletins Rapha.

Onze électeurs du bureau n°1 ont signalé aux gendarmes ou au tribunal avoir voté pour la liste Cesto. Problème, la corbeille n'est pas restée en permanence sous surveillance des électeurs et les délégués des listes perdantes n'ont pas demandé le recomptage après la proclamation des résultats. Tout ceci a néanmoins conduit les magistrats du palais Royal à considérer ces opérations électorales "insuffisamment sincères pour être validées", tout en rejetant l'idée d'une fraude.

"En retranchant du total des voix de la liste Martine celles du bureau n°1, dit l'arrêt du Conseil d'Etat, cette liste n'obtient pas la majorité absolue. C'est donc à tort que le TA a rejeté le déféré du préfet et les protestations dirigées contre ces opérations électorales." C'est ainsi que le Conseil d'Etat a décidé d'annuler les jugements du 27 juin et le scrutin du 23 mars. Il appartiendra au préfet de convoquer à nouveau les électeurs de Saint-Pierre.

FXG, à Paris

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Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 07:36

ITW George Pau-Langevin

"Le risque zéro en matière de terrorisme n'existe pas dans l'Hexagone comme dans les outre-mer"

GPL.jpgA peine arrivée, vous déjeunez avec avec le groupe de dialogue inter-religieux. Au-delà du symbole, quel sens voulez-vous donner à cette rencontre ?

Il s’agit pour moi, dans le contexte particulier que nous connaissons, d’avoir un échange avec une instance originale et exemplaire. La Réunion est en effet l’exemple d’une terre de grande tolérance où les confessions religieuses cohabitent harmonieusement. On peut avoir l’intuition que cette harmonie trouve en partie sa source dans ce dialogue entretenu qui a été plusieurs fois initié dans l’Hexagone et qui, reconnaissons-le, n’a pas fonctionné de manière satisfaisante jusqu’ici. A La Réunion, à l’évidence, ça marche ! Cela va même jusqu’à une forme de syncrétisme religieux dont je souhaite, comme beaucoup, comprendre intellectuellement, mais aussi politiquement, les tenants et les aboutissants. Je veux également porter le message qui a été celui du président de la République et du Premier ministre sur la réaffirmation de l’importance de la laïcité dans notre République. Cette laïcité n’est pas une défiance ou une opposition à l’égard des religions, mais au contraire une protection pour que chacun soit respecté dans ses croyances et dans son culte. La laïcité n’a jamais été autant d’actualité qu’aujourd’hui. Au-delà du symbole, nous aurons donc des sujets très concrets à aborder.

Quelle est la réalité du risque terroriste à la Réunion ?

Il ne faut jamais oublier que le risque zéro en matière de terrorisme, quel qu’il soit, n'existe pas. Que ce soit dans l’Hexagone ou dans les outre-mer.  Les 7, 8 et 9 janvier, c’est la France toute entière qui a été attaquée. La mort de notre compatriote d’origine martiniquaise, Clarissa Jean-Philippe, lâchement assassinée à Montrouge, démontre que les barbares ne font aucune distinction. C’est donc la France toute entière qui est menacée et qui doit se protéger pour assurer la sécurité de ses concitoyens. Ces menaces s’appuient, de plus, sur des réseaux qui sont internationalisés et qui utilisent des réseaux sociaux mondiaux. Le retentissement des attaques, lui aussi, n’a pas de frontière et les tentations d’imitation ou d’apologie sont possibles partout, y compris par désœuvrement, comme on a pu le voir dans cette école de Saint-Louis où des tags ont été découverts au début de la semaine. C’est donc tous ensemble que nous devons nous sentir concernés et mobilisés.

Vous vous rendez également au SMA. Est-ce une manière de rappeler que la mobilisation des Réunionnais ne vous a pas fait changer d'avis sur la continuité territoriale ?

Ce n’est pas moi qui ai opposé le SMA à la continuité territoriale et j’aimerais sincèrement tourner la page de cette péripétie pour le moins regrettable. Je me devais, en tout cas, de marquer ma considération et mon soutien à une institution qui s’est sentie très injustement menacée, alors même que le SMA de La Réunion représente le plus gros régiment des outre-mer et qu’il concourt, ici comme dans les autres territoires, à inscrire la jeunesse dans une dynamique positive, en faveur de l'insertion et de l'emploi. S’agissant de la continuité territoriale, la question n’est pas de changer d’avis car nous étions face à une situation objective : une dépense qui progresse de près de 50 % en 4 ans et qui allait encore progresser de manière exponentielle. Aucun budget ne permet de soutenir cela aujourd’hui. Ceux qui voudraient me voir changer d’avis me demandent en réalité de fermer les yeux en répétant « ce n’est pas grave, on trouvera l’argent ailleurs ». Cette posture n’est ni raisonnable, ni responsable, car c’est conduire le dispositif de continuité territoriale à sa perte.  Nous avons donc agi pour pérenniser le dispositif en le recentrant au profit des publics et missions prioritaires : les jeunes, les étudiants, les personnes en formation, les familles qui ont de faibles revenus ainsi que les parents d’enfants qui font l’objet d’une évacuation sanitaire. Je répète que ces publics précis ont droit à une aide inchangée tous les ans, comme auparavant. En revanche, pour les autres, l'aide devient triennale et, pour les foyers les plus défavorisés, le montant de l'aide reste identique.  Ainsi, nous avons réaffirmé la vocation sociale du dispositif.

Que pensez-vous de l’annonce, hier, d’un dispositif régional par la Région Réunion ?

D’abord, il y a un principe que je respecte : c’est celui de la libre administration des collectivités locales qui font leurs choix politiques, qui les assument et qui en répondent devant les électeurs le moment venu. Un exécutif régional est dans son rôle quand il choisit de privilégier tel ou tel domaine dans ses interventions et il a, en conséquence, parfaitement le droit de faire d’une aide aux voyages pour les plus aisés le cœur de sa politique et de ses préoccupations. Il a même le droit de considérer que cette aide au voyage est finalement plus importante que de financer des emplois d’avenir, que d’accompagner le développement économique ou de soutenir la formation professionnelle. Il a aussi parfaitement le droit d’ignorer les observations d’organismes sérieux (l'IEDOM, ndlr) qui assurent que remplir les avions au départ de Saint-Denis contribue peut-être à l’activité des compagnies aériennes – merci pour elles ! – mais tend plutôt à freiner le développement touristique de La Réunion. S’agissant du dispositif en lui-même, nous attendrons d’en connaître les détails. Il faudra ensuite que le contrôle de légalité soit exercé par le préfet et que le conseil régional transmette son dispositif à la Commission européenne qui devra l’approuver. D’expérience, nous savons que cette procédure peut prendre du temps : le dispositif de l’Etat, qui est bouclé de longue date, doit recevoir son approuvé communautaire de manière imminente.

Pouvez-vous nous dire le quota de contrats aidés pour la Réunion en 2015 ? Il n'est toujours pas connu...

Il faut d’abord reconnaître et saluer la mobilisation de l’ensemble des acteurs, en 2014, qui a permis d’atteindre un taux satisfaisant de consommation des enveloppes. Je veux souligner que la décision du Gouvernement de prendre en charge à 90% les emplois avenir du secteur non marchand, uniquement à la Réunion, a été déterminante pour renforcer l'utilisation de ces contrats et rattraper le retard que nous avions constaté dans le courant de l’année.
S'agissant de 2015, les travaux sont en cours de finalisation pour fixer le nombre de contrats aidés ouverts sur l'ensemble du territoire. Je peux cependant vous assurer que je suis toujours vigilante à ce que les dotations en contrats aidés soient, en proportion, favorables aux outre-mer, et particulièrement à La Réunion, comme cela a été le cas jusqu’à présent.

En termes d'emplois que projetez-vous avec l'économie solidaire ?

L’économie sociale et solidaire constitue  un secteur essentiel au développement des outre-mer. C’est la conviction du gouvernement et, à titre personnel, elle m’anime depuis de nombreuses années.  C’est un secteur de l’économie qui s’adapte aux besoins et à la réalité d’un territoire. C’est un secteur dont les différentes composantes sont créatrices d’emplois pérennes et non délocalisables. Alors que le chômage atteint des niveaux insupportables pour une trop grande partie de la population active, l’économie sociale et solidaire constitue un formidable gisement d’emplois qu’il faut encourager et développer. C'est l'ambition dans laquelle j'inscris mon action en faveur de la croissance et de l’emploi. Je souhaite mettre en œuvre un véritable plan de rattrapage de l’économie sociale et solidaire. Dans le cadre d'un protocole que nous avons signé avec la Caisse des dépôts et consignations, nous allons ainsi accompagner la création, la reprise et le développement des structures de l'ESS sur les territoires. Je souhaite particulièrement développer les secteurs clés pour les outre-mer : la santé et les services à la personne, le développement des circuits courts dans l’agro-alimentaire, la mobilité durable ou encore l’éco-construction et l’habitat coopératif.  A cette action s'ajoutent des mesures spécifiques pour encourager le premier emploi dans les entreprises sans salarié, accompagnées par les réseaux d'aide à la création d'entreprise. Au total, je veux impulser une dynamique forte pour la création d'emplois dans les TPE.

Le projet de circulaire de mutation des fonctionnaires de police semble bien en-deça des promesses du président de la République selon le CReFOM, qu'en dîtes-vous ?

Je dis avant toute chose qu’il faut se garder d’engager et d’alimenter des polémiques sur des sujets qui, s’ils étaient si simples, auraient été réglés avant 2012. Lors de sa visite à La Réunion, en août dernier, le président de la République s’est exprimé sur le sujet. Et comme pour plus de 80 % des engagements pris lors de sa visite en août dernier, celui-ci est mis en œuvre et il y aura bien une modification de la circulaire qui régit actuellement les demandes de mutations. Cette modification se fera dans le cadre d’une bonification accordée spécifiquement aux personnes qui manifestent de la constance dans leur demande de mutation en vue de rejoindre l’un des trois DOM concernés. Le  principe désormais retenu sera donc bien la prise en compte de l'ancienneté de la demande, comme le souhaitent depuis longtemps les associations. C’est un projet de circulaire qui a été présenté le 7 janvier aux organisations syndicales et la concertation conduite par le ministère de l’Intérieur doit commencer aujourd’hui même. C’est une première étape et, s’agissant de la prise en compte du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) pour une affectation initiale, il y aura un travail interministériel approfondi car nous sommes là sur des sujets complexes du point de vue juridique qui nécessitent d’avancer prudemment.

Cette promesse qui semble non tenue oblitère celle qu'il a faite sur les quotas sucriers. Sera-t-elle tenue ?

Oblitérer est un joli mot, mais il ne correspond pas à la réalité. Lors de sa visite officielle en août, le président de la République a pris des engagements qui sont tenus ou mis en œuvre à plus de 80 % en six mois. Celui que vous mentionnez sur les quotas sucriers est déjà en partie tenu. L'engagement sur l'exclusion des sucres spéciaux s'est concrétisé lors des négociations de l'accord entre l'UE et l'Afrique du sud à l'automne dernier avec l'exclusion effective des sucres spéciaux des offres de libéralisation. La poursuite de l'accompagnement public de la filière est réalisée dans le PLF 2015 qui ne prévoit aucune baisse de crédits pour la filière sucre et plus généralement pour l'agriculture outre-mer, alors même que le contexte budgétaire est contraint. La préparation de la fin des quotas se met en place à l'appui d'un mandat qui a été donné à l'automne dernier au préfet pour conduire une concertation élargie avec l'ensemble de la filière sur les propositions d'améliorations à apporter aux régimes d'aide existants pour les rendre plus efficaces dans la perspective de l’échéance de 2017. Les remontées attendues (y compris de Guadeloupe et de Martinique) permettront d'étayer notre demande à la Commission européenne d'aide complémentaire avec des données précises et argumentées.

Propos recueillis par FXG, à Paris 

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Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 07:24

Le CReFOM reçu au CSA

"La perspective d’indicateurs permettant de vérifier la présence des outre-mer est une « bonne idée » qui sera étudiée par le collège des membres du CSA", a fait savoir Patrick Karam, président du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CReFOM), à l'issue de sa rencontre avec Olivier Schrameck, président du CSA, Patrice Gélinet, Mémona Hintermann-Afféjee et Christine Kelly, lundi après-midi, à Paris. Accompagné de Jean-Michel Martial, Claudy Siar, Claude Ribbe, Eric Basset et Barcha Bauer, le président du CReFOM a demandé outre "un dispositif d’indicateurs de suivi de la présence des outre-mer dans l’ensemble du paysage audiovisuel français", de veiller à ce que les candidats à la présidence de France Télévisions (le mandat de Rémi Pfimlin  doit s'achever en avril) exposent très clairement la politique qu’ils entendent mener pour valoriser les outre-mer sur l’ensemble des chaînes de la télévision publique, notamment pour donner une vraie place à l’histoire des Outre-Mer et aux grandes figures emblématiques qui en sont issues…

L'occasion de rappeler que le président de la République a déclaré le 21 novembre dernier que France Ô devait redevenir la chaîne des Outre-mer.

Selon le CReFOM, le CSA s’est engagé à veiller tout particulièrement à l’aspect ultramarin des projets des candidats à la présidence de France Télévisions pour toutes les chaînes du groupe. La ligne de France Ô « reste à inventer », selon les mots du président Schrameck, qui admettrait que c’est l’ensemble des chaînes publiques - et pas seulement France Ô -  qui devront concourir à valoriser les outre-mer.

Le président du CSA a par ailleurs rappelé que c’est à l’État, en sa qualité d‘actionnaire, d’exprimer la place privilégiée que les outre-mer doivent occuper dans l’audiovisuel public. C'est à cet égard que le CSA entend le "rôle consultatif" du CReFOM.

FXG, à Paris


Musique à la radio et Tropiques FM

Le CSA a fait savoir au CReFOM devrait ouvrir une réflexion sur la place de la musique ultramarine sur les radios. Il pourrait s'agir d'étudier la possibilité d’une politique de quotas ou de mesures incitatives pour garantir la diffusion de la musique des outre-mer sur les radios dans le cadre des quotas francophones déjà en place.

En présence du vice-président délégué du CReFOM, Claudy Siar, par ailleurs ex-directeur et actionnaire de Tropiques FM, il a été demandé au CSA que soit "garantie la vocation ultramarine de la radio Tropiques FM contre toute dérive commerciale et généraliste". Le CSA se serait déclaré "très vigilant" et indiqué qu'une prochaine réunion de travail est prévue pour examiner la situation de la première radio ultramarine d'Ile-de-France.

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Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 07:22

La loi Macron et l'Outre-mer

Serville-Bareigts-Macron-Orphe.JPGLe député de Guyane Gabriel Serville (GDR) et ses collègues réunionnaises Monique Orphé et Ericka Bareigts (PS) ont rencontré mardi le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron alors que la commission parlementaire élargie a adopté lundi son projet de loi pour la croissance, l'activité et l'emploi. Au programme de la rencontre la spécificité de chaque territoire ultramarin, la lutte contre le chômage structurel, l'exigence d'un développement économique adapté aux réalités de terrain, le prix des billets d'avion, le problème de la transparence de leur coût et l'ouverture sur les pays de la grande zone. Emmanuel Macron s'est engagé à renforcer la mobilisation de ses services, ainsi que de la direction générale de l'aviation civile, sur les questions de concurrence aérienne.

Mais d'abord, il s'agissait de défendre des amendements dont celui visant à égaliser le coût des colis postaux entre les DOM et l'Hexagone et celui des colis postaux intra-hexagonaux, de même la simplification des allocations familiales pour les travailleurs indépendants.

Enfin, Emmanuel Macron se serait dit d'accord pour ouvrir la possibilité de mobiliser d'autres fonds que ceux collectés sur place dans le fonds d'investissement de proximité. Reste que ces amendements ne font pas partie de ceux adoptés par la commission élargie. Ils ont donc moins de chances de prospérer lors de l'examen de la loi Macron qui doit débuter dans l'hémicycle lundi prochain à l'Assemblée nationale.

FXG, à Paris 

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Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 07:17

Europe-Ecologie-Les verts publie son programme pour les Outre-mer

Christian-Civilise.JPGEurope-Ecologie Les Verts n'a créé sa commission outre-mer que le 1er décembre 2013 à l'issue de son congrès fédéral. "Cette commission existe car il n'y a pas de politique uniforme possible pour les Outre-mer, explique Christian Civilise son responsable." EE-LV a donc donné la possibilité à ses ressortissants d'Outre-mer (Corse comprise) de réfléchir et déterminer ce que sera le programme d'EE-LV pour les Outre-mer dans l'avenir, particulièrement en vue des prochains scrutins électoraux. "Notre vocation est d'aller aux élections sous notre bannière, poursuit M. Civilise, mais nous sommes prêts à discuter, négocier avec les autres forces de gauche." Il y aura sans doute de tels accords pour les élections régionales de décembre 2015 à la Réunion, en Guyane et en Guadeloupe où EE-LV a déjà des élus. Il n'y a pas de section d'EE-LV à la Martinique mais il est question d'en mettre une en place sous l'appellation Caraïbe-Ecologie-Les Verts comme en Guadeloupe.

Les Verts devraient présenter des candidats EE-LV au premier tour des élections départementales de mars. "La discussion essentielle se fera avant le second tour", anticipe M. Civilise. Le livre blanc qu'a publié cette commission, "pour refondre nos collectivités par le développement par filière", doit servir de base à ces négociations.

Ce programme s'appuie sur la transition énergétique et commerciale pour rompre avec le tout pétrole et l'économie de comptoir. EE-LV propose ainsi l'autonomie alimentaire et énergétique avec un investissement local tourné vers les marchés régionaux. L'objectif est le développement de l'emploi et la lutte contre la vie chère par le développement d'une agriculture vivrière, de l'emploi dans les très petites entreprises et chez les artisans et d'une économie solidaire, "intrinsèque à nos sociétés, même si le système est devenu mercantiliste", selon M. Civilise. Le livre blanc cible à plusieurs reprises la sur-rémunération des fonctionnaires.

EE-LV souhaite que la continuité territoriale soit constitutionalisée et la garantie du droit à l'égalité en matière de logement, de transport et de services publics.

Les Verts souhaitent que la France assume pleinement son passé colonial et préserve ses minorités autochtones (notamment en Guyane) et leur accorde le droit à la propriété foncière collective.

Enfin, d'un point de vue institutionnel, la commission apprécie différemment les évolutions en cours (Guyane et Martinique) dans la mesure où la réforme territoriale en cours pourrait s'achever en 2020 avec la disparition des départements. Les Verts Guadeloupe sont pour la collectivité unique mais préfèrent attendre 2020 et les Verts Réunionnais plaident pour un statut d'autonomie. De toute façon, EE-LV est fédéraliste. "Une telle évolution contribuerait à revaloriser la capacité des populations ultramarines à mener leurs affaires", lit-on dans le livre blanc.

FXG, à Paris

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Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 06:05

Jan Kounen, président du jury du FIFO 

Jan-Kounen.jpg Du 31 janvier au 8 février aura lieu la 12e édition du festival international du film océanien (FIFO) devenu depuis sa création en 2003 le rendez-vous du genre documentaire dans le Pacifique Sud. Cette année, le réalisateur français Jan Kounen (Dobermann, 99 francs) présidera le jury composé de personnalités issues du monde culturel et audiovisuel international. 

15 films en provenance d’Australie, de Nouvelle-Zélande, De Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française, de Papouasie Nouvelle-Guinée ou encore du Timor seront en compétition pour le Grand Prix FIFO-France Télévisionset trois prix spéciaux du jury. L’ensemble des documentaires sera en lice pour le Prix du public. 

Les révélations d’une Black Panther aborigène à New York, l’histoire secrète de l’île de Pâques, l’homosexualité dans le monde du surf, les sirènes du Timor-Oriental ou le tatouage polynésien clandestin... Voilà quelques-unes des découvertes que réserve ce FIFO 2015. Cette année, le festival braque ses projecteurs sur les femmes océaniennes au travers de portraits forts, de parcours singuliers. Il fait également la part belle au dynamisme de la production australienne. 

Le FIFO a réuni 12 000 spectateurs lors de sa première édition en 2003 et près de 30 000 l'an dernier.

FXG, à Paris

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