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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 05:04
Patrick Lecante est le seul représentant de l'Outre-mer à l'ONEMA, organisme qui va se fondre dans l'agence française de la biodiversité

Patrick Lecante est le seul représentant de l'Outre-mer à l'ONEMA, organisme qui va se fondre dans l'agence française de la biodiversité

Eau et assainissement : 19,4 millions pour les Outre-mer

Le 1er janvier, l’Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’Agence des aires marines protégées, les Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Mardi 29 novembre, l'ONEMA a réuni une dernière fois son conseil d'administration auquel siège un seul représentant des outre-mer, le maire guyanais de Monsinery-Tonnegrande, Patrick Lecante. Lors de sa précédente réunion, le conseil d'administration de l'ONEMA a attribué une enveloppe dédiée à l'outre-mer pour un montant de 19,4 millions d'euros pour les deux ans à venir. Ce fonds d'intervention doit financer auprès de la future agence sa compétence sur l'eau et l'assainissement.

Le plus gros budget est celui de Mayotte qui va consacrer 2,6 millions d'euros à la seule mise en place de périmètres de captage d'eau potable. Puis, vient celui de la Martinique qui se voit attribuer 5,5 millions d'euros pour les seuls ouvrages d'infrastructures d'assainissement. En Guyane, comme en Guadeloupe, l'enveloppe globale est de 5 millions d'euros. Quant à la Réunion, elle bénéficiera entre autres de 2 millions pour la réhabilitation des postes de refoulement des eaux usées.

"A partir du mois de janvier, explique Patrick Lecante, les futurs administrateurs de l'Agence française de biodiversité auront à siéger pour analyser leur budget global dont le budget fléché outre-mer. C'est dans cette optique, que tous les présidents de bassin des outre-mer et de leur office de l'eau ont demandé de sanctuariser cette enveloppe.

La création de l'agence de la biodiversité qui reprend toutes les compétences de l'ONEMA, mais sans ressources complémentaires, fait craindre au représentant des outre-mer un "risque de ne plus flécher les outre-mer dans une même mesure". Patrivk Lecante rappelle qu'à l'ONEMA depuis 50 ans, "l'eau paye l'eau, mais bientôt l'eau paiera aussi la biodiversité"...

FXG, à Paris

5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 03:52
Laupen candidat en Guadeloupe dans la circonscription de Chalus

Edwin Laupen candidat aux législatives

Edwin Laupen, le président de l'Association des jeunes de Guadeloupe, a indiqué à France-Antilles qu'il serait candidat aux législatives de juin prochain dans la troisième circonscription de la Guadeloupe dont l'actuel élu n'est autre que le président de Région, Ary Chalus. Colistier de Victorin Lurel aux dernières élections régionales, Edwin Laupen se présentera sans étiquette mais il revendique le soutien PS local, mais aussi de l'ancienne députée Jeanny Marc. La nouvelle règle de non cumul qui sera opérationnelle à partir de 2017 empêche le président de Région de se représenter aux légilsatives, sauf à démissionner de la présidence de la Région. Outre son engagement auprès de l'ancien président Lurel, Edwin Laupen parle aussi de sa décision de se présenter sur les terres d'Ary Chalus en évoquant le refus de ce dernier de continuer de subventionner l'AJeG qui bénéficiait jusqu'alors d'un soutien de 20 000 euros par an de la Région. Edwin Laupen assure qu'il n'a pas peur de se prendre une tôle, qu'il se présente pour marquer le président Chalus à la culotte et ajoute : "J'ai le temps, j'ai 25 ans."

FXG, à Paris

Victorin Lurel hésite

Le député de la 4e circonscription Victorin Lurel fait un peu marner ses amis en retardant sa décision de se présenter ou non aux prochaines législatives. Après son échec aux régionales, il sait que sa réélection dans la 4e circonscription sera difficile, d'autant que Saint-Martin ne lui apportera plus les suffrages qui lui ont été nécessaires pour gagner cette circonscription des mains de la droite en 2002. Pour autant, il ne serait pas emballé par un siège au Sénat même si cette élection lui offre plus de chances de succès. S'il décide de se représenter aux législatives, il risque bien de se retrouver face à Marie-Luce Penchard qui lorgne aussi ce siège

3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 14:50

Marie-Christine Myre-Quidal inéligible pour un an

Le conseil d'Etat a sanctionné, mercredi, d'une peine d'un  an d'inéligibilité, la tête de liste de Nouvelle alliance pour la Guadeloupe, Marie-Christine Myre-Quidal, secrétaire générale de l'UPLG, qui s'était présentée aux élections régionales de décembre 2015. Saisi par la commission nationale des comptes de campagne et financements politiques, le conseil d'Etat a considéré que le compte de campagne de la candidate avait été rejeté à bon droit. En effet, son compte de campagne faisait apparaître des dons de personnes privées 5 114 euros et de versements de 18 euros par les candidats de la liste tandis que l'expert-comptable pesait les versements des colistiers à 3055 euros, mais jamais inclus dans les comptes... Des dépenses ne figurent pas non plus dans ses comptes, tels les 2354 euros dépensés pour le banquet de soutien du 25 octobre 2015 au Rotabas à Sainte-Anne. Une somme qui représente 45,5 % du total des dépenses déclarées. Le conseil d'Etat a estimé ces manquement d'une "particulière gravité", justifiant sa décision de la rendre inéligible pour un an, à compter du 30 novembre. La liste de Marie-Christine Myre-Quidal n'avait obtenu que 697 voix au premier tour, soit 0,5 %.

FXG, à Paris

3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 05:56
Mormeck lance la plateforme égalité emploi

Mormeck mobilise des patrons du CAC 40

Il y avait du lourd la semaine dernière chez le président de l'Assemblée nationale : 16 chefs d'entreprises d'entreprises dont certaines du CAC 40 qui s'engagent pour que les jeunes d'outre-mer trouvent un boulot, un stage ou un contrat de qualification. Ils ont signé avec Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, devant la ministre du Travail Myriam El Khomry,une convention pour alimenter la plateforme "Egalité emploi" de plusieurs milliers d'offres d'emploi et de stage. Jean-Marc Mormeck a donné rendez-vous aux jeunes au palais d'Iéna, samedi 26 novembre, pour un forum emploi avec tous ces entrepreneurs.

FXG, à Paris

3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 05:00
Ary chalus, Margrethe Vestager, Ericka Bareigts et Denis Burlot

Ary chalus, Margrethe Vestager, Ericka Bareigts et Denis Burlot

Les Outre-mer négocient le RGEC avec la Commission européenne

L'octroi de mer, la fiscalité des rhums devraient sortir du régime commun tandis que l'énergie et le transport, un temps oubliés, seraient réintégrés.

A Bruxelles, lundi 28 novembre, le gouvernement français a obtenu des assurances de la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, sur la renégociation du règlement général d'exemption par catégorie (RGEC). Ericka Bareigts était accompagnée du président de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, et du vice-président de la collectivité de Guyane, Denis Burlot, dont le président Rodolphe Alexandre assure actuellement la présidence du Forum des Régions ultrapériphériques (RUP). Après leur précédente rencontre à Funchal (Madère) en octobre dernier, au forum des RUP, les présidents, la ministre et la commissaire ont fait un dernier point d'étape sur la renégociation en cours. La Commission a ouvert la consultation publique sur le RGEC le 14 octobre et la clôture le 8 décembre. Une fois cette date passée, la balle sera dans le seul camp de la Commission qui devra proposer une copie neuve lors du prochain forum des RUP en mars prochain en Guyane.

Des plafonds encore relevés

Lundi, la ministre et les deux représentants des RUP ont obtenu la certitude que toutes les aides d'Etat seront garanties et que le régime de l'octroi de mer sera sorti de l'enveloppe globale du RGEC. Ce qui laisse au ministère des Outre-mer une marge de manoeuvre de 450 millions d'euros qui couvre le montant global des aides d'Etat. Le régime de l'octroi de mer ne sera donc plus sous la coupe du RGEC ; l'Etat fera, comme auparavant, une notification de l'octroi de mer à Bruxelles. La ministre a dit d'accord si Bruxelles approuve sa notification avant le 31 mars prochain.

Pour les aides hors octroi de mer, le ministère des Outre-mer avait déjà obtenu un relèvement de 10 % du plafond au-delà duquel les aides au fonctionnement et à l'investissement ne sont plus possibles. Trois ratios avaient été ainsi négociés pour les entreprises : 20 % du chiffre d'affaires, 25 % de la valeur ajoutée et 30 % de la masse salariale. Ericka Bareigts avait ensuite obtenu de la commissaire de monter le ratio sur la valeur ajoutée à 30 %. Mais avec la sortie de l'octroi de mer du dispositif RGEC, la commissaire a voulu ramener ce taux à 25 %. Ericka Bareigts a insisté pour conserver les 30 % en plaidant "l'intelligibilité pour les entreprises". Le président Chalus assure que la commissaire les a bien entendus.

En plus de l'octroi de mer, la fiscalité dérogatoire des rhums des DOM est elle aussi sorti aussi de l'enveloppe globale du RGEC, tandis que l'énergie et le transport qui en étaient exclus, sont réintégrés.

FXG, à Paris

3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 04:52
Alain Mindjouk, Jean-Philippe Chambrier et Christophe Pierre

Alain Mindjouk, Jean-Philippe Chambrier et Christophe Pierre

Les Amérindiens de Guyane témoignent du drame de leur jeunesse au Sénat

Un an après la remise du rapport sur le suicide des Amérindiens au Premier ministre par la sénatrice Archimbaud, elle a invité une importante délégation amérindienne au Sénat hier pour leur donner la parole et tenter de faire vivre les propositions de son rapport.

"Les Amérindiens manquent de soutien dans la société française et auprès des ONG qui s'intéressent davantage au Brésil." Jocelyn Thérèse, président du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengue (CCPAB) a donné le ton lors du colloque sur le suicide des jeunes Amérindiens de Guyane, hier au Sénat. "Notre monde s'effondre, a repris Christophe Pierre, auteur du clip vidéo "No suicide", diffusé le matin, et on ne peut pas se sentir très bien. On ne protège pas la nature parce qu'elle est jolie, mais parce qu'on s'en nourrit... Tout ce qui fait ce que nous sommes vient de la terre, de la faune et de la forêt." Il a achevé son intervention par ce cri : "Nous ne sommes pas des abandonnés de la République, nous sommes Téko, Wayana, Kalina... Peu de jeunes Amérindiens connaissent leur histoire et ça arrange tout le monde, y compris ce geste de désespoir, le suicide." Ce "mépris", il l'explique par la non reconnaissance de leur existence.

Lucien Panapuy, animateur du point information jeunesse de Camopi témoigne : "Il y a 80 % de jeunes à Camopi et la plupart s'ennuient. C'est pas de formations en tourisme qu'ils ont besoin ; la richesse est là, au pays !" Il voudrait une zone d'orpaillage légal sur la Camopi pour leur offrir de travailler !" José Gaillou, ancien conseiller régional écolo demande combien d'Amérindiens travaillent pour le parc amazonien... Alexandre Sommer-Schaechtele, secrétaire général de l'Organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) lui aussi estime que le passé est "lourd", mais il refuse la victimisation et réclame simplement l'application des textes et conventions internationales les concernant. Pour lui, l'acte de biopiraterie commis par l'IRD en déposant un brevet sur  le quassia illustre bien le problème : "La société amérindienne est ignorée par l'Etat, mais également la société guyanaise."

"On nous désarme"

Jean-Philippe Chambrier, président de la fédération des organisations autochtones de Guyane, abonde dans son sens : "La France veut l'excellence environnementale, qu'elle ouvre les yeux et nous écoute, nous sommes les gardiens de la nature. Et la France nous dit de manger du poulet, de creuser des puits et éventuellement acheter de l'eau en bouteille... Incroyable !" Christophe Pierre reprend : "On nous désarme et nous condamne à ne pas agir contre les orpailleurs..."

Pour autant, tous ont accepté de venir témoigner à Paris car ils croient encore à des solutions. Le rapport des sénatrices Archimbaud et Chapdeleine et ses 37 propositions sont, selon Alexandre Sommer-Schaechtele, le début d'une feuille de route. "il balaie toutes les problématiques des sociétés autochtones." Ainsi, la création d'un fonds d'utilité public, géré par le futur grand conseil coutumier prévu dans la loi égalité réelle outre-mer, à l'instar du sénat coutumier en Nouvelle-Calédonie, permettrait d'améliorer les conditions de vie des jeunes. Ce grand conseil coutumier pourrait aussi gérer les consentements des autochtones dans le partage des savoirs.

Il s'agit encore de réunir tous les "peuples qui souffrent d'isolement en Guyane" et, au-delà, une fédération plus large avec les nations autochtones du Suriname, du Venezuela, du Brésil avec le cacique Raoni, qui leur donnerait plus de visibilité. "Nous avons besoin de retrouver qui nous sommes, la philosophie de l'Amazonie, la mémoire de la première relation hommes nature, ajoute Christophe Pierre. Les jeunes n'ont plus envie de se résoudre à ce que les associations de défense de l'environnement leur proposent. On a envie de chasser et il y a matière à le faire !"

FXG, à Paris

 

1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 05:03
Le gang des Antillais

Jean-Claude Barny à la une de Direct Matin

La sortie nationale du film Le Gang des Antillais, le dernier long métrage de Jean-Claude Barny (dix ans après Neg marron), a eu lieu hier dans 59 salles de cinéma de l'Hexagone dont seize en région parisienne. Pour accompagner l'événement, le distributeur s'est offert la une de Direct Matin qui lui a offert une énorme visibilité notamment dans le métro parisien. C'est un bon atout pour ce film qui se trouve en concurrence avec 24 autres films comme Sully avec Tom Hanks ou Les enfants de la chance avec la Martiniquaise Annabelle Langronne....

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 06:24
Des idées pour l'agriculture domienne

Saf agr'Idées mise sur la professionnalisation des agricultures domiennes

Saf agr'Idées, un think tank spécialisé dans l'agriculture s'est penché sur les modèles de développement pour les agricultures des DOM au moment où les Collectivités régionales prennent en main les fonds européens du FEDER. Les grandes productions (canne, banane) sont confrontées aux enjeux européens et à la concurrence internationale ; la professionnalisation de la diversification (maraîchage, viande, fruits) reste difficile et son développement réduit à la taille des marchés.

C'est la question de la professionnalisation qui vient en premier dans la réflexion de saf'agr'Idées : "Du producteur au distributeur, tous les maillons des filières doivent être intéressés et concernés. Ceci conduit à développer des formes interprofessionnelles dans lesquelles doit régner de la discipline sur les volumes produits, la qualité, les modes de distribution. "Le développement des agricultures des DOM, déclare Patrick Ferrère, délégué général de saf agr’iDées, ne se fera jamais à partir d'un modèle d'agriculture informelle." En clair, si on veut une agriculture qui réponde aux attentes locales, les jobeurs n'ont plus leur place. "Il faut de vrais pros accompagnés de responsables politiques qui protègent leurs productions contre les produits de dégagement, de basse qualité, qui concurrencent la production locale." Et on remarque au passage l'absence de marché d'intérêt régional...

Miser sur les filères et sur l'interprofession est nécessaire à la professionalisation, mais également à l'innovation et la recherche phytosanitaire. Saf'agr'Idées prône encore la cohérence des projets structurants : "Inutile de financer un abattoir si les élevages ne sont pas dans le projet global", indique Patrick Ferrère en songeant à l'abattoir de la Guadeloupe. "L'usine d'agrotransformation d'ananas du Morne rouge en Martinique, ajoute Gérard Matheron, ex -président du CIRAD et administrateur de saf'agr'Idées, a dû fermer parce qu'il n'y avait pas de pépinière... Si la filière élevage a réussi à la Réunion, c'est grâce à l'existence des interprofessions et leur travail avec les pouvoirs publics pour que chacun respecte ses engagements à son niveau dans la filière."

Attirer les jeunes et préserver les espaces

Autre problème, l'installation des jeunes. "Il demeure des problèmes jouissance abusive, de sous-location, explique l'avocat Jean-Baptiste Millard, membre du think tank. Le statut des baux ruraux en outre-mer, est spécifique. En général, un agriculteur garde ses terres jusqu'à sa mort plutôt que de les transmettre à un jeune." La loi de modernisation agricole votée il y a deux ans n'a pas précisé ce point.

Saf'agr'Idées propose plusieurs mesures d'accompagnement pour donner de la fluidité et renforcer les compétences comme agir sur les taux d'octroi de mer pour mieux taxer les produits concurrents, sur le régime spécifique d'approvisionnent pour abaisser les taxes sur les intrants. Il faudrait que les emplois agricoles soient  les jeunes à choisir les emplois agricoles, agro-alimentaires ou agro-industriels soient mieux promus, la formation professionnelle requalifiée et ouverte à la mobilité.Enfin, il s'agit d'insérer l'agriculture dans l'économie circulaire (comme Akuo énergie à la Réunion)... Il s'agit enfinde préserver les espaces agricoles en concurrence avec une urbanisation non maîtrisée. Les espaces agricoles occupent de 20 à 35 % de la superficie des territoires et emploient 16 % de la population active en Guyane, 12 % en Martinique et Guadeloupe, 10 % à la Réunion. Ce qui fait dire aux auteurs de ce rapport : "Dans les DOM, deux activités principales sont remarquables, le tourisme et l'agriculture."

FXG, à Paris

 

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 06:10

La ville de Saint-Denis ne paiera pas 3 millions d'euros à Groupama

Le 16 juillet 2006, un violent incendie dévastait les locaux du garage CH3 à Sainte-Clotilde. Les pompiers dépêchés sur place raccorde une  lance incendie de grande puissance sur des bouches situées à proximité du garage en feu. Le débit d'eau est insuffisant. Les pompiers se raccordent finalement à une autre borne distante de 300 m, ce qui leur a ainsi fait perdre environ quinze minutes dans leur lutte contre cet incendie. Depuis cette époque, l'assureur du garage, Groupama, demande en vain plus de 3 millions d'euros à la commune en réparation. Au tribunal de Saint-Denis, puis à la cour administrative d'appel de Bordeaux, Groupama a perdu, car s'il y a eu sept déclenchements d'alarme ce jour-là à compter de 18 heures, les pompiers n'ont été avertis qu'à 19h27 et sont intervenus vers 19h40 pour découvrir déjà des flammes de 20 mètres de haut et la fermeture de l'accès principal du garage.

Si la défectuosité des bornes d'incendie constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, l'instruction révèle que quand bien même le débit d'eau des bouches d'incendie aurait été plus important, l'intervention des pompiers n'aurait pas permis d'éviter la propagation des flammes dans l'ensemble du bâtiment, y compris dans les bureaux et la cour dans laquelle étaient stationnés plusieurs véhicules.

Dix ans après les faits, le conseil d'Etat a rejeté la requête de Groupama, permettant à la ville de Saint-Denis une économie de 3,04 millions d'euros.

FXG, à Paris

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 05:12
La délégation amérindienne autour de Nicolas Hulot et Aline Archambaud

La délégation amérindienne autour de Nicolas Hulot et Aline Archambaud

Le suicide des jeunes Amérindiens en colloque au Sénat

Une importante délégation d'Amérindiens de la Guyane sont arrivés lundi à Paris à l'invitation de la sénatrice Aline Archambaud, pour participer à un colloque sur le suicide des jeunes amérindiens qui se déroule ce matin au Sénat.

Au programme : santé, éducation, formation avec les psychiatres Louis Jehel et Yveline Robert, l'anthropologue Marianne Pradem et le président de l'alliance collective des Amérindiens de Guyane, Alain Mindjouk.

Deuxiième table ronde : la création d'activité et d'emplois dans les villages, la valorisation de la biodiversité et des savoir-faire locaux avec Gilles Kleitz, directeur du Parc, Ti'Wan Couchily, plasticienne teko, Edouard Jean-Baptiste, de l'association Kamopi Wane et Bruno Apouyou, vice-président du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengue (CCPAB).

Enfin, la troisième table ronde sur le devenir des Amérindiens réunira Jocelyn Thérèse, président de la CCPAB, Ruth bidiou du collectif des Premières nations, Alexandre Sommer-Schaechtele, secrétaire général de l'Organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) et Jean-Philippe Chambrier, président de la fédération des organisations autochtones de Guyane.

Hier, ils ont participé à une rencontre avec Nicolas Hulot.

FXG, à Paris

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