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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 05:44
Ary Chalus à la sortie de l'hôtel Beauvau mardi

Ary Chalus à la sortie de l'hôtel Beauvau mardi

En attendant Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur arrive le 30 septembre en Guadeloupe et sa venue annoncée et reportée maintes fois, survient au lendemain du drame qui a coûté la vie à Yohann, un lycée de 15 ans. Comme Il avait reçu le député Victorin Lurel au début du mois de septembre pour lui promettre déjà des renforts, Bernard Cazeneuve a reçu le président et député Ary Chalus, hier après-midi. L'entretien a duré trois-quarts d'heure. Au menu l'insécurité et les moyens que le ministre s'apprête à annoncer pour "rassurer la population", selon Ary Chalus, des "moyens concrets". Les effectifs de police et de gendarmerie vont donc être augmentés et les mutations de fonctionnaires ultramarins facilitées. Le ministère et la Région devraient aussi signer une convention relative à la vidéoprotection pour les communes... Ary Chalus a évoqué le renfort des polices municipales selon les désidérata des communes...

Mais Ary Chalus est revenu sur son cheval de bataille, l'établissement public d'insertion de la Défense sur le site du CFA Jean-Melloc, l'ancien Saint-Jean-Bosco, "pour accompagner nos jeunes". Et Bernard Cazeneuve lui a prêté une oreille bienveillante. Non seulement, il annoncera des renforts, mais le ministre rendra visite à la famille du jeune Yohann. "Ce que nous pouvons faire ensemble avec le ministère de l'Intérieur et le Département, c'est dont nous débattrons lors de sa venue."

Le sujet de l'insécurité est un sujet porteur en période électorale. Il y a quinze jours, Victorin Lurel se prévalait d'avoir eu de la bouche même du ministre du l"Intérieur l'annonce de l'annonce des renforts. Le 22 septembre, dernier, c'est Nicolas Sarkozy qui se fendait d'une lettre à Ary Chalus pour lui dire tout ce qu'il pensait de l'insécurité en Guadeloupe. "Il faut qu'on arrête de faire la politique, commente Ary Chalus, et qu'on se mette au travail. J'aurais préféré que le ministre reçoive les quatre parlementaires de la Guadeloupe ensemble pour parler de l'insécurité en Guadeloupe." Nul doute qu'ils seront tous là ce week-end avec lui pour l"entendre annoncer ses "solutions pérennes et durables" contre la violence en Guadeloupe.

FXG, à Paris

Ary Chalus :

"On ne pourra jamais donner du travail à tous les Guadeloupéens"

"La Guadeloupe est un territoire non extensible et on ne pourra jamais donner du travail à tous les Guadeloupéens. Le premier acteur à mobiliser doit être la famille ; on a perdu les valeurs familiales, l'amour de nos enfants... Des cousins germains, des oncles, des tantes, des neveux ne se connaissent pas... Il faudrait que nous puissions retrouver déjà ces valeurs familiales, par la suite mettre en place des formations avec le plan 500 000 formations. Les communes doivent aussi lancer les états généraux de la jeunesse pour savoir ce que nos jeunes veulent !"

23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 16:33
Patrick Kanner est aux Antilles puis en Guyane à partir du 22 septembre 2016

Patrick Kanner est aux Antilles puis en Guyane à partir du 22 septembre 2016

Un plan gouvernemental de rattrapage des équipements sportifs

Après deux voyages officiels à La Réunion, Patrick Kanner, ministre des Sports, se rend à partir du 22 septembre en Guadeloupe, Martinique et Guyane. "Je viens leur dire que la République ne se cantonne pas au périmètre hexagonal." Dans ces territoires, les enjeux sont l’accès au sport, le renouvellement urbain et la place faite aux jeunes. "L’Etat doit répondre présent, assure Patrick Kanner, et son action doit s’incarner sur le terrain. C’est tout l’objectif de ma venue."

Le ministre vient présenter un plan de rattrapage des équipements sportifs. L’effort portera sur les installations de proximité, avec la création de nouveaux équipements, mais aussi l’amélioration de ceux qui existent. "Je pense par exemple, indique la ministre des Outre-mer, à l’éclairage et la couverture de plateaux multisports, à des remplacements de pelouses dans des stades ou à leur éclairage, à la mise en place de bassins pour l’apprentissage de natation… L’idée est de faciliter la pratique du sport pour tous."

Pour y parvenir, Patrick Kanner annonce une "mobilisation exceptionnelle de l’Etat" : "A compter du 1er janvier 2017, nous allons renforcer l’offre d’équipements sportifs en Outre-mer tant sur le plan quantitatif que qualitatif, avec un plan pluriannuel." Outre le renouvellement du parc d'équipements, il s'agit aussi de diversifier l’offre de disciplines sportives et de déployer des équipements structurants pour l’accueil des manifestations nationales et internationales. Sans vouloir annoncé le montant de cette enveloppe, Patrick Kanner parle de "crédits exceptionnels supplémentaires financés à moitié par mon ministère et celui d’Ericka Bareigts".

Quant à connaître la destination précise de ces fonds, elle sera décidée au plus près des territoires, puisque le gouvernement a choisi de lancer des appels à projet en partenariat étroit avec les collectivités ultramarines. "Nous avons besoin d’elles, indique Ericka Bareigts, pour identifier au mieux les besoins et les attentes."

Au-delà du très haut niveau, l'ambition du plan gouvernemental est de mettre l'accent sur le sport de proximité. "Nous voulons, poursuit Ericka Bareigts, donner les moyens aux habitants des Outre-mer de pratiquer les sports qu’ils affectionnent, dans les meilleures conditions. Si les bienfaits physiques de la pratique régulière d'activités sportives sont connus, je considère que le sport est un levier social et de solidarité essentiel en matière d’insertion, de valorisation du collectif, de promotion de la parité et d’émancipation."

Après les annonces de mobilisation contre les violences, notamment en Guadeloupe avec les évènements de la semaine dernière, le gouvernement entend rappeler que le sport a aussi sa place dans la politique de prévention.

FXG, à Paris

 

23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 06:31
La commission des lois recevait Ericka Bareigts le 20 septembre

La commission des lois recevait Ericka Bareigts le 20 septembre

Ericka Bareigts audtionnée sur l'égalité réelle outre-mer

La Commission des lois de l'Assemblée nationale a longuement interrogé mardi après-midi la ministre des Outre-mer sur le projet de loi égalité réelle outre-mer. Pour Ericka Bareigts, il ne s'agit ni plus ni moins que de se mettre dans les pas de Césaire, Bissol, Vergès et Monnerville soixante-dix ans après la départementalisation. "Une nouvelle page d'histoire s'ouvre, a-t-'elle déclaré, celle de l'égalité réelle." La loi fixe cet horizon commun et propose une nouvelle approche stratégique avec une ambition, une méthodologie et des outils.

Le titre 1 pose le principe que les citoyens ultramarins disposent des mêmes opportunités que leurs compatriotes de l'Hexagone. Le titre 2 crée un outil de planification territoire par territoire, les plans de convergence, et nomme un organisme d'évaluation selon des indicateurs de convergence établis. Le titre 3 contient des mesures sociales et économiques. Les premières concernent essentiellement Mayotte, mais également, dans l'ensemble des territoires, la continuité territoriale, la validation des acquis par l'expérience, la formation des cadres...

Victorin Lurel, rapporteur pour la commission des lois, tout à fait raccord avec Monique Orphé, rapporteur pour avis de la commission des affaires sociales (Serge Létchimy, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques étaient absent), a demandé que ce texte "aille plus loin" dans les domaines culturel, environnemental et de la coopération régionale, que ce texte soit "plus contraignant" (il a même parlé d'"opposabilité"), notamment d'un point de vue financier dans débats d'orientation budgétaire.

Monique Orphé a souhaité que l'allocation de solidarité des personnes âgées soit réévaluée, de même que le complément familial. Problème, les députés ne peuvent créer de dépenses nouvelles sans créer de recettes nouvelles... Donner du fond (et des fonds en espèces sonnantes et trébuchantes) à ce projet de loi va faire tout l'objet de ce débat parlementaire qui reprend le 26 en commissions des affaires économiques et des affaires sociales.

FXG, à Paris

23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 05:27
Pascal de Izaguirre à Top Résa le 20 septembre 2016

Pascal de Izaguirre à Top Résa le 20 septembre 2016

French blue annoncera officiellement le 3 octobre prochain à la Réunion l'ouverture de ses vols low cost Orly-Saint-Denis et sa politique tarifaire. Le JIR a demandé au pdg de Corsair, Pascal de Izaguirre, ce que sa compagnie entendait faire pour riposter à l'offensive commerciale du groupe Dubreuil. Interview.

"On ne va pas récupérer du trafic parce que le prix du billet va baisser"

French blue annonce qu'elle desservira la Réunion en juin. Quelle est la réaction de Corsair ?

Nous réagissons comme Corsair l'a toujours fait, en insistant sur la qualité de notre produit. et le meilleur exemple, c'est notre décision de lancer une nouvelle cabine business à bord de nos avions à compter du 1er juillet 2017 avec un siège qui s'allonge complètement à l'horizontal, permettant une expérience de confort encore jamais égalée à bord de nos avions. On aura donc un produit trois cmasses avec une business, une éco premium et une éco.

Allez-vous contre-attaquer sur les tarifs ?

On attend d'abord de connaître la politique tarifaire de French blue... Mais nous sommes aussi capables, et on le fait régulièrement, de faire des tarifs très offensifs, des promotions à tarifs très très bas, donc nous ne sommes pas particulièrement inquiets. On aura des innovations avec un tarif sans bagage ; on réfléchit à la modification de notre structure tarifaire... Je ne vais pas dévoiler ce que l'on va faire, mais bien entendu nous allons être innovants.

Avec cinq compagnies sur la Réunion, peut-il y a voir de la casse ?

Cinq transporteurs, c'est trop, c'est excessif, c'est déraisonnable. Quand on dit que ça va être profitable au tourisme — je suis également le patron de TUI —, le tourisme ne se développe uniquement parce que l'aérien est plus compétitif. Il y a d'autres éléments, le prix de l'hôtellerie, les capacités hôtelière, le type de tourisme que l'on veut faire... Or, à la Réunion, ce n'est pas un tourisme balnéaire, ce n'est pas un tourisme de masse ! C'est un tourisme de découverte, itinérant, de marche, de trekking... Il ne faut pas croire que le trafic touristique va exploser ! On ne va pas récupérer du trafic sur l'île Maurice, les Antilles ou d'autres destinations soleil long courrier simplement parce que le prix du billet va baisser. La vérité est que le marché va peu profiter de l'arrivée d'un transporteur supplémentaire et la lucidité impose de voir que trop de capacités ne peut qu'entraîner une situation de surcapacité sur le marché...

French blue estime qu'elle a pu faire baisser ses tarifs d'une centaine d'euros par rapport à ses concurrents sur Saint-Domingue qu'elle vient d'ouvrir...

C'est un peu rapide et je me méfie toujours des annonces de communication. On démarre toujours en annonçant des prix bas, mais pour combien de siège ?

Propos recueillis par FXG, à Paris

Will Ethève, directeur de l'IRT, sceptique

Interrogé lors du salon Top Résa à Paris, le directeur de Ile de la Réunion tourisme se dit encore sceptique à l'annonce de l'arrivée de French blue à la Réunion en juin. "J'attends de voir quand French bue arrivera, j'attends de voir les tarifs qu'ils vont proposer... Je ne pense pas qu'ils soient en mesure de déstabiliser le marché. C'est un nouvel opérateur... Pourquoi pas... Mais je pense qu'aujourd'hui, avec quatre compagnies, même si XL Airways ne fait pas toujours des vols réguliers, on est sur un bon équilibre. Avec un cinquième opérateur, il y a un des cinq qui va le payer parce qu'on est sur le même marché.

23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 04:24
Karine Mousseau, nouvelle présidente du comité martiniquais du tourisme

Karine Mousseau, nouvelle présidente du comité martiniquais du tourisme

Un tourisme qui respecte notre âme

"La marque Martinique se positionne sur des rencontres avec des hommes et des femmes, avec un territoire au-delà de ses atouts balnéaires et des sentiers de découverte, c'est une rencontre avec la population." Karine Mousseau, la nouvelle présidente du Comité martiniquais du tourisme, a présenté les chiffres de la saison passée, mardi soir à Paris, en marge du salon international du tourisme, Top Résa, qui se tient cette semaine à Paris.

La destination Martinique a connu un boum de + 10% entre 2014 et 2015, passant de 718 000 à 790 000 visiteurs ! Pour 2016, on vise 850 000 (les 800 000 n'ont pas été touchés depuis 2000). Quant aux chiffres de la haute saison (de novembre 2015 à avril 2016), ils sont en hausse de 13,2 % avec 591 141 touristes. La croisière représente à elle seule 203 000 personnes (en progression de près de 20 %), le tourisme de plaisance concerne 24 000 personnes (+6,6%) et le tourisme de séjour, 330 000 personnes.

Pour booster encore la destination, le CMT développe quatre axes stratégiques : le numérique, l'attractivité du territoire en matière d'offre hôtelière et de loisirs (600 000 touristes sont allés visiter une distillerie), la visibilité (train des Outre-mer), la conquête de nouveaux marchés nord-américains et européens (le 6 novembre, un vol opéré par la compagnie Condor reliera Francfort en Allemagne à Fort-de-France), mais également des segments de marché comme le tourisme d'affaires, les seniors voire les tournages de films... Karine Mousseau considère que le tourisme doit devenir le "fleuron, le moteur de notre économie" alors qu'il ne représente encore que 10 % du PIB. Mais la présidente tient à avertir le chaland : "Le tourisme oui, mais un tourisme qui respecte notre culture, notre âme..."

FXG, à Paris

21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 04:20
Les premières rencontres du tourisme au MOM, lundi 19 septembre 2016

Les premières rencontres du tourisme au MOM, lundi 19 septembre 2016

L'axe stratégique majeur outre-mer

Parce que le tourisme représente seulement 10 % du PIB outre-mer (jusqu'à moins de 5 % à la Réunion), parce que la Cour des comptes, dans son rapport 2014, observait un moindre dynamisme des destinations ultramarines comparées à leurs voisines, Ericka Bareigts, la ministre des Outre-mer, et Matthias Fekl, le secrétaire d'Etat au Tourisme, ont lancé hier, veille de l'ouverture du salon international du tourisme de Paris, Top Résa, les premières Rencontres du tourisme à Oudinot. Cette première édition voulait revenir sur les 27 propositions adoptées au conseil national de promotion du tourisme le 22 juillet 2015.

Ces propositions se déclinent autour de grands thèmes : connaître l’activité touristique pour mieux la piloter (avec le cluster outre-mer d’Atout France et les schémas régionaux de développement touristique), promouvoir produits, expériences et marques, exploiter l’avantage comparatif dont disposent les outre-mer (gastronomie, croisière, zone duty free), densifier le transport aérien, moderniser et développer le secteur hôtelier, prendre le virage numérique et disposer d'un établissement de formation touristique de notoriété internationale par bassin régional, capable de proposer des formations au niveau master.

Hier, les séminaristes ont évoqué la conquête des marchés des BRICS avec l'assouplissement des visas et les starts up en fer de lance de l'innovation...

Le rôle de l'Etat, quand les collectivités territoriales ont la compétence du tourisme, a déclaré la ministre, est de "rapprocher des acteurs, construire des stratégies partagées et un pilotage cohérent et concerté". La ministre a rappelé que l'Etat investissait dans le tourisme outre-mer via l'aide fiscale à l'investissement (le coût total de la défiscalisation sur les investissements productifs est estimé à 470 millions en 2015), les allègements de charges sociales (renforcés dans le secteur du tourisme) dont le total atteint 1,102 milliard d'euros en 2016 et encore le soutien de son ministère aux actions de promotion menées par Atout France. Bientôt, avec les plans de convergencve de la future loi égalité outre-mer les territoires pourront identifier le tourisme comme axe stratégique majeur. Le tourisme représente 16 % de l'emploi en Polynésie française, 9 % aux Antilles françaises et 3,2 % à la Réunion.

FXG, à Paris

 

 

 

20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 05:34

Cabinet bouclé pour Ericka Bareigts

Les quinze membres du cabinet d'Ericka Bareigts sont officiellement nommés et en place. A ses côtés, sa compatriote Nathalie Puvilland, conseillère spéciale, est placée protocolairement devant François Ravier, le directeur de cabinet et son adjoint, le Guyanais Jean-Bernard Nilam (ils avaient les mêmes fonctions auprès de GPL). Sylvain Bruno, venu du cabinet de l'Egalité réelle, est resté son chef de cabinet, tandis que Rémi Darmon, plume de la ministre, est chef-adjoint de cabinet.

Gilles Cantal est le chef du pôle social, conseiller chargé du suivi des engagements contractuels de l’État, de la fonction publique, des collectivités locales et du dialogue social.

Philippe Mouchard est le chef du pôle économique, conseiller chargé des affaires économiques, de la pêche, de l’agriculture et des investissements publics.

Jean Dutoya est conseiller chargé de l’emploi et des affaires sociales, Shérazade Lahmeri est conseillère chargée des affaires internationales et de l’éducation, Jean-Robert Jouanny est conseiller chargé des affaires juridiques et institutionnelles, Marc-Pierre Mancel est conseiller chargé de la santé, Pierre Dupuy, l'ancien assistant parlementaire de la députée Bareigts, est conseiller chargé des affaires parlementaires, Florent Clouet est conseiller chargé du logement, de la transition énergétique, du développement durable et du transport, Emma Antropoli est conseillère chargée, de la culture, de la vie associative, du sport, de la jeunesse et de la cohésion sociale et enfin un autre Réunionnais, Jean-Philippe Payet, est conseiller chargé du tourisme et des affaires réservées.

FXG, à Paris

19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 08:58

Salon international et Colloques

La tenue, cette semaine, du salon international du tourisme de Paris, IFTM/Top Résa, où sont attendus tous les comités du tourisme des Outre-mer, provoque un intérêt accru de nos institutions sur un sujet économique essentiel à nombre de territoires. Deux colloques se tiendront quasi simultanément cette semaine, l'un au ministère et des Outre-mer, l'autre au Sénat.

Les Rencontres du tourisme ultramarin sont organisées pour la première fois, ce lundi, par le ministère des Outre-mer, avec le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère des Affaires étrangères et Atout France. Ces rencontres seront l'occasion de faire le point sur les 27 mesures gouvernementales pour 2020 en faveur des destinations d’outre-mer. Une nouveauté qui montre un regain d'intérêt du ministère des Outre-mer pour le sujet du tourisme.

Jeudi 22 , la Délégation sénatoriale à l'outre-mer, avec le ministère des Outre-mer, la direction des entreprises du ministère de l'Economie et des Finances et la Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM), organise le colloque: "Outre-mer - innover dans le tourisme : la clé du succès". Celui-ci se tient depuis annuellement plusieurs années.

FXG, à Paris

19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 03:43

La Banque européenne d'investissement au Guyana

Après un passage au Suriname, une délégation de la Banque européenne d'investissement (BEI), dirigée par Pim Van Ballekom, vice-président de la BEI, responsable des prêts dans les Caraïbes, a visité, jeudi dernier, le port de Georgetown, et discuté avec le président du Guyana, le général David Granger du financement d'une centrale hydroélectrique, de la route Linden / Lethem qui relie le Guyana au Brésil, et de la réhabilitation du port de Georgetown.

Le président Granger, "heureux de renouer avec la BEI", trouve ainsi les premiers crédits pour financer sa "feuille de route pour les quatre prochaines années", en particulier pour l'élaboration de son programme vert, l'amélioration des infrastructures et le développement des petites et micro-entreprises.

La BEI participe au financement du développement et de l'activité économique dans les Caraïbes avec des prêts et des placements en actions pour une valeur de 1,6 milliards d'euros. Au Guyana, la BEI a accordé un total de 26 millions d'euros à des projets dans la forêt, les mines, l'eau et les TPE/PME.

FXG

 

19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 03:17
Alain Bafau et Marie-Laure Phinera Horth devant les grilles de l'hôtel de Bauveau le 16 septembre 2016

Alain Bafau et Marie-Laure Phinera Horth devant les grilles de l'hôtel de Bauveau le 16 septembre 2016

Phinera-Horth reçue chez Le Drian et Cazeneuve

Marie-Laure Phinera-Horth, maire de Cayenne, et Serge Bafau, élu délégué à la ville de Cayenne, ont enchaîné les rendez-vous ministériels à Paris depuis trois jours. Hier, ils étaient reçus place Bauveau et mardi au ministère de la Défense par le directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian. "Nous avons beaucoup échangé sur le service militaire, déclare Mme le maire, puisque nous cherchons des réponses à l'insécurité... La délinquance est avant tout juvénile ; il faut donc que l'on revienne au service militaire, ou un dispositif similaire, aménagé..." Elle sait bien que budgétairement, ce sera compliqué, mais elle a proposé des pistes. "J'espère qu'il en tiendra compte ! Moi j'y crois."

Le maire de Cayenne qui est aussi la secrétaire générale de Nouvelles Forces de Guyane a organisé un séminaire sur l'insécurité, suivi d'une réunion publique d'où sont sorties des propositions sous forme de mémorandum. C'est ce document que Mme Phinera-Horth est venue soumettre hier au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en se présentant comme un porte-parole de la population.

"Nous avons abordé les problèmes de la police nationale, parce que tout le monde se tourne vers Mme le maire, mais Mme le maire a des pouvoirs de police limités." Ils ont évoqué la question des effectifs et la "nécessité de mettre en place des dispositifs pour que la population cayennaise puisse se sentir en sécurité". Pour Mme Phinera-Horth, le plan sécurité outre-mer présenté par les ministres des Outre-mer et de l'Intérieur en juin dernier ne semble pas adapté. "Cayenne, c'est particulier, a-t-elle expliqué au ministre, Cayenne est une terre d'accueil... Nous accueillons des personnes de l'extérieur qui ne respectent pas nos lois et nos réglementations. C'est donc difficile. Il faut des dispositifs spécifiques pour Cayenne, pour la Guyane, parce que mes collègues de Saint-Laurent et Kourou connaissent la même chose que moi." Le ministre et le maire ont évoqué les événements survenus il y a trois jours à Saint-Laurent. "Lors de son déplacement, a confié Marie-Laure Phinera-Horth, au début du mois d'octobre, il en parlera..."

Mme Phinera-Horth assure avoir profité de cet entretien pour négocier avec le ministre de l'Intérieur sans pour autant vouloir révéler le fruit de ces négociations : "Attendez, il arrive et fera ses annonces lui-même ! Mais moi, je sors d'un entretien qui était très cordial, très riche et très prometteur."

Marie-Laure Phinera-Horth, qui s'est aussi présentée au ministre au titre de son nouveau parti, a admis qu'ils avaient aussi parlé politique et élections : "Nous avons un peu parlé politique et je l'ai rassuré en lui disant que j'étais toujours une femme de gauche et que j'allais soutenir le candidat de gauche ! Et y a pas photo !"

FXG, à Paris

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