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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 05:22
Regards sur la Guyane à la mairie de Bondy le 21 octobre

ITW Hendy Chocho, de l'association musicale et culturelle Dokonon qui organise le 21 octobre de 13 à 23 heures à la Salle des Fêtes de l'Hotel de Ville de Bondy un événement culturel, "Regards de Guyane"

"2017 est l'année de la Guyane"

Pourquoi un tel événement ?

L'association est née en 2007, on est en 2017, l'année de la Guyane ! Parce que c'est l'année où Miss France est Miss Guyane où le touloulou de Guyane entame ses démarches pour entrer au patrimoine de l'Unesco et encore l'année où la France entière a entendu parler de notre département à l'occasion de la crise sociale. Il fallait faire quelque chose de fort et nous avons pensé à une journée culturelle à la sauce guyanaise, un rendez-vous guyanais !

Vous avez commis l'exploit de rassembler toutes les associations guyanaises d'Ile de France...

Il y aura Tcho Péyi  et Mo isi mo rot bo pour le folklore et la tradition, Sinnamary, les Hommes de l'Ouest, Dousyn Yana pour la gastronomie, Roulo d'or et les Amazones pour la promotion du carnaval, l'association Mo, Payaka, le réseau Fier d'être Guyanais, la jeunesse autochtone de Guyane et même une association de Bushinengués... Nous invités de marques seront reçus sur le stand de "Sous le fromager" et sa décoration en bois de Guyane.

Votre idée est de montrer une Guyane bien vivante ?

Nous allons lettre en avant le spectacle vivant que ce soit par le biais de live musical avec Sylviane Cédia, Prof A, Ben G, Gayah, Alpha Costa et l'orchestre Dokonon, mais également par le biais d'ateliers comme celui qu'animeront Moïse Dauphin et Auguste Horth. Ils réaliseront les coiffes créoles cayennaises. L'art tembé sera mis en avant avec Franck Amété et même la sculpture sur fruit avec Coqfood...

Avez-vous choisi de parrains pour réhausser l'éclat de cette journée ?

J'avoue que nous n'en avons pas recherché, mais au fur et à mesure que les gens découvrent l'événement, nous savons que certaines personnes seront présentes. Quequette devrait être là de même que Fanny J et Warren. Les élus sont informés que la Guyane de la région parisienne se montre en force. Nous les attendons pour qu'ils viennent nous encourager, nous aider à pérenniser ce rendez-vous ! Dokonon veut être, telle une marque, le garant de la richesse, de la compétence, de la grandeur de la Guyane. Les événements que nous organisons sont à ce titre fédérateurs !

FXG, à Paris

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:23
Dans les couloirs de l'hôtel Ibis d'Orly

Dans les couloirs de l'hôtel Ibis d'Orly

La galère des réfugiés climatiques Saint-Martinois

Débarquées le 16 septembre dernier, près de 400 réfugiés climatiques originaires de Saint-Martin sont hébergés dans des hôtels en région parisienne.

Les femmes et leurs enfants ont été relogés dans un centre d'accueil où l'on pourra se préoccuper de la scolarisation de leurs enfants.

Elle s'appelle Jessie Sanchez. Elle attend l'heure du déjeuner sur la terrasse fumeur de l'hôtel Ibis d'Orly où elle est arrivée l y a un mois avec ses deux filles et sa petite-fille de 2 mois. Elle discute avec Miguel, un réfugié climatique, comme elle. Miguel habitait à Sandy Ground, Jessie à Saint-James. Tous les deux sont originaires de la République dominicaine. Et tous les deux ont tout perdu lors du passage d'Irma sur Saint-Martin, le 6 septembre dernier, leur maison et leur emploi... "Je veux travailler, confie Jessie en anglais, avoir une maison... Je veux un avenir... Je ne veux pas revenir à Saint-Martin..." Miguel qui ne s'exprime qu'en espagnol déclare être prêt à aller n'importe où il trouvera un job... Pour le moment, ils se contentent de la situation présente tout en s'étonnant d'être encore dans cette zone aéroportuaire...

Jessie comme Miguel n'en diront pas plus. Les gardiens de l'hôtel ont ordre de ne pas laisser entrer de caméra ou d'appareil photo. "Vous ne devez même pas leur parler", expliquent-ils poliment quand on leur demande combien l'hôtel héberge de réfugiés climatiques... Ces informations, c'est Annick Girardin, ministre des Outre-mer qui les délivrera, le soir même, à l'issue du troisième comité interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin (voir encadré).

Les réfugiés climatiques ont été répartis depuis leur arrivée dans l'Hexagone entre quatre sites, l'hôtel Ibis d'Orly, deux hôtels Ibis à Paris 17 et Paris 10, et enfin, à Saint-Germain-en-Laye. Tout est pris en charge par l'Etat, les nuitées (affichées à 143 euros la chambre à Orly) et les trois repas par jour.

Des enfants déscolarisés et désoeuvrés

Dans le hall d'accueil de l'hôtel et dans les couloirs qui desservent les salles de restaurants et les ascenseurs qui mènent aux chambres, de nombreux enfants et adolescents désoeuvrés essaient de s'occuper. Ils parlent anglais, français, espagnol ou créole... Des mères avec leur bébé ont pris place sur les canapés... Tout le monde attend quelque chose sans pouvoir dire quoi... Toutes ces personnes ont été prises en charge par les services de l'Etat qui les a transportées de Saint-Martin vers la Guadeloupe et la Martinique à bord d'avions militaires. Puis elles ont été envoyées par un vol d'Air Caraïbes à Orly. Là, c'est l'association France Horizon, à Aubervilliers, qui a été déléguée pur les prendre en charge.

Ainsi que l'a indiqué la ministre des Outre-mer, France-Horizon va mettre à la disposition de quelque 160 personnes un ancien internat à Coye-la-Forêt dans l'Oise où les enfants pourront être scolarisés, "sur place", dixit Mme Girardin. Des bus devraient notamment emmener les mères et leurs enfants dès ce vendredi aussi bien depuis l'Ibis d'Orly que des autres sites. Néanmoins, selon l'association Dans l'action pour Saint-Martin, si des bus sont prévus aussi pour les autres, certains ne savent pas encore où on va les placer... La ministre a promis "un bilan complet et un accompagnement spécifique de chaque famille, de manière à prendre en compte à la fois  leurs difficultés, leurs besoins, mais aussi leurs projets d'avenir parce qu'il faut pouvoir maintenant les accompagner sur la durée". La ministre a assuré que tout serait fait entre aujourd'hui et les deux mois à venir.

 

Transférés à Coye la Forêt
Les familles ont quitté Orly vendredi matin entre 10h30 et 11 heures. Arrivées au château de Coye la forêt, chacune a pu regagner sa chambre. Premier constat, les toilettes et les douches sont communes ; il n'y a pas de séparation hommes-femmes. "Beaucoup de femmes sont en pleurs", raconte Rebecca Marival qui a eu un premier échange téléphonique avec une mère de famille qui se trouve dans l'un des trois domaines de Coye la Forêt et qui était jusqu'à hier encore à l'hôtel Ibis d'Orly... Certaines ne souhaitent pas rester à Coye-La-Fôret car elles estiment être au milieu de nulle part et encore plus isolées qu'à Orly. Dans Le château, il n'y a pas ni télé ni internet. Ni école... Les parents s'inquiètent pour la scolarité de leurs enfants.
Hier midi, un repas leur a été servi. Au menu il y avait du couscous. Personne n'en a mangé car c'est un plat qui ne leur est pas familier .
Certaines se sont plaint qu'il n' ait que de l'eau du robinet à boire...
L'atmosphère est stressante pour ces familles qui ont l'impression d'avoir été déposée là le matin et qui à part le fait d'être ensemble, n'ont comme seule compagnie que les gardiens du château.
Annick Girardin a annulé la visite qu'elle devait leur rendre dimanche. Les familles ont attendu mardi matin la visite du ministre de la Cohésion sociale, Jacques Mézard, et son secrétaire d'Etat, Julien Denormandie.

 

FXG, à Paris

France-Horizon que nous avons sollicité par téléphone n'a pas décroché et par mail n'a pas donné suite à nos demandes

Le nombre des réfugiés

Entre 7 et 8 000 personnes ont quitté Saint-Martin depuis le passage d'Irma. 2 500 sont venus en métropole. 1 700 sont passés par les dispositifs d'accueil que l'Etat a mis en place en Guadeloupe, à la Martinique et à Paris. 176 personnes ont été prises en charge dans des hôtels parisiens auxquelles se sont rajoutées deux cents personnes qui sont revenues vers les services de l'Etat après être allées dans un premier temps chez leurs amis ou leur famille qui voulait bien d'eux quelques jours, mais étaient dans l'incapacité de les garder avec eux plus longtemps. Près de 400 personnes venant pour la plupart de Saint-Martin sont à actuellement à la recherche de logement."

"On n'a pas choisi de partir"

Sonia Badeau, 45 ans, vivait à Bellevue, avec sa fille de 13 ans. Elle était agent d'entretien. "On n'a pas choisi de partir, mais il a bien fallu bouger. Irma a tout cassé. Fallait évacuer... On a pu partir alors on est parti ! Ici au moins, on nous donne à manger et à boire... A Saint-Martin, il fallait faire 2 km pour avoir deux petites bouteilles d'eau !" Rapatriées par avion militaire avec sa fille, elles ont été bien accueillies en Martinique. C'est là que Sonia a choisi sa destination, Paris où son aînée est installée. Elle prépare le concours de l'école d'infirmière. "Pour l'instant, on est encore à l'hôtel à Orly, mais vendredi on va bouger pour aller à Coye-la-Forêt. On aura les moyens de scolariser les enfants..." Sonia voit les enfants s'ennuyer, perdre er temps : "Ils n'ont rien à faire et ils s'inquiètent de voir filer le premier trimestre..." Elle regrette aussi qu'aucune aide ou soutien scolaire ne leur ait été proposé depuis leur arrivée. Elle a bien vu que l'association France Horizon vient parfois et les renseigne, mais pas plus. "Ce sont eux qui montent les dossiers", comprend-elle.

Sonia voudrait bien revenir à Saint-Martin où son mari est resté pour participer à la reconstruction, "mais ça n'avance pas beaucoup et, dit-elle, les enfants, c'est la priorité." Elle se dit qu'elle est partie pour rester ici en région parisienne quelques années encore. Elle aimerait bien pouvoir se loger, travailler et venir en aide à son aînée. "Elle est hébergée temporairement chez une amie et elle n'a pas de bourse..." Faute de moyens, elle n'a pu aller lui rendre visite, c'est sa fille qui est venue... "On nous nourrit, on nous loge, mais nous n'avons pas a liberté de mouvement... On est dans la m... ici et là-bas, mais comment va-t-on faire ? On n'est pas des oiseaux pour rester entre les deux !"

Trois questions à Rebecca Marival, présidente du Collectif Dans l'action avec Saint-Martin

"Il faut dire à ces mamans de rentrer à Saint-Martin"

Comment avez-vous trouvé les sinistrés d'Irma à Paris ?

On les a déposés dans leurs hôtels il y a un mois et puis on les a un peu oubliés. Ils ont un papier qui reconnaît qu'ils sont des réfugiés climatiques et qu'ils sont en règle, mais à part le fait qu'on leur donne à manger, ils n'ont aucun contact avec France Horizon qui est censé les prendre en charge et ils ignorent quelle est la suite qui les attend.  Il faut savoir qu'à part la nourriture qu'on leur donne à l'hôtel, ils n'ont pas un vêtement chaud —certains n'ont que des tongs — et sont sans le sou.

La plupart sont des mamans avec enfants...

Ce sont des mamans qui ne parlent pas un mot de français, mais espagnol, anglais, créole haïtien, ce sont beaucoup de jeunes filles avec enfants... Pour le moment, elles vont bien parce qu'elles découvrent un monde nouveau, elles sont à l'hôtel... Mais elles ne se rendent pas compte de ce que la suite sera bien moins drôle. Celles qui ont des enfants vont partir au château de Coye, mais les autres iront dans un autre hôtel Ibis...

Vous avez conseillé à certains d'entre eux de revenir à Saint-Martin, pourquoi ?

Il faut trouver les mots pour dire à ces mamans de rentrer à Saint-Martin parce que si elles n'ont pas de toit là-bas, il ne faut pas qu'elles croient qu'en deux mois, on va leur trouver logement, travail et école ici ! Ce que je vois ici, ce sont des gens en détresse dans des couloirs d'hôtel. Ils ont tout perdu certes, et je peux comprendre qu'ils pensent que la France est un eldorado, mais ce qu'on leur propose à Coye-la-Forêt, ce sera ni plus ni moins qu'un camp de refugiés, même s'il y a un grand jardin pour les enfants. Ils n'ont pas quitté Saint-Martin pauvre pour devenir riche à Paris, voilà ce qu'on essaye de leur faire comprendre.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:06

L'affaire du CEREGMIA en conseil d'Etat

Fred Célimène, ancien directeur du Centre d'Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée (CEREGMIA) à l'université des Antilles, son adjoint Kinvi Logossah et l'ancien doyen Eric Carpin ont assisté lundi après-midi à l'audience du conseil d'Etat lors de laquelle étaient examinés leurs pourvois en cassation et requêtes de sursis à exécution contre les décisions du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) prises en juin 2016 à leur encontre. Le CNESER avait alors annulé les décisions prises en juin 2015 par la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université Toulouse 1 Capitole où avait été dépaysée leur affaire (cinq ans de suspension pour Fred Célimène et un blâme pour ses collèges) pour prononcer des sanctions bien plus sévères. Fred Célimène avait ainsi été révoqué des cadres de l'université, une sanction assortie de l'interdiction définitive d'exercer toute fonction d'enseignement et de recherche dans un établissement public ou privé. Kinvi Logossah et Eric Carpin avait écopé d'une interdiction d'exercer toutes fonctions d'enseignement et de recherche dans tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée de cinq ans pour le premier, deux ans pour de second, sanctions assorties pour chacun d'eux de la privation de la totalité de leur traitement. Ces peines administratives avaient été prononcées alors même que le police judiciaire enquêtaient sur des détournements de fonds européens au sein du laboratoire CEREGMIA et que les trois intéressés étaient également mis en examen par un juge d'instruction.

Hier, au Palais Royal, la surprise est venue du rapporteur public qui a admis les griefs des trois demandeurs, à savoir que le CNESER avait commis deux erreurs de droit relatives aux délais et à ses compétences. Le rapporteur public a donc invité les magistrats des 4e et 5e sous-sections réunies à annuler la décision du CNESER de juin 2016 et de renvoyer l'affaire au même CNESER afin de la rejuger. La décision devrait être rendus d'ici trois semaines ou un mois.

FXG, à Paris

 

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:02
le Nérelandais Hans Leijtens et son homologue français, Philippe Gustin à l'ambassade des Pays-Bas le 16 octobre

le Nérelandais Hans Leijtens et son homologue français, Philippe Gustin à l'ambassade des Pays-Bas le 16 octobre

La coopération Saint-Martin/Sint-Maartin relancée

Le délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, Philippe Gustin et son homologue néerlandais, Hans Leijtens, récemment nommé directeur général pour la reconstruction des Iles du Vent des Antilles néerlandaises se sont rencontrés lundi à Paris pour relancer la coopération franco-néerlandaise. « L’idée de ce rendez-vous, a expliqué M. Gustin, était de formaliser notre coopération sur le long terme et voir comment nous pouvons contribuer ensemble à mettre en place un modèle pérenne pour l’île. » Leurs discussions ont essentiellement porté sur les projets d'infrastructures qui pourraient être communes aux deux parties de l'île. Ils ont ainsi évoqué l'idée de relancer la plateforme quadripartite (Etats français et néerlandais et la collectivité de Saint-Martin et le gouvernement de Sint-Maartin) qui avait failli aboutir à la création d'une station d'épuration commune... Il s'agirait d'oeuvrer dans ce sens au niveau du traitement des déchets, des réseaux d'adduction d'eau et d'assainissement, des réseaux électriques et de communication. Une réflexion semblable concernerait aussi l'aéroport Juliana. Ce format de dialogue quadripartite devrait donner lieu à des sommets réguliers.

 Les deux pays auraient également vocation à se soutenir mutuellement dans leurs démarches auprès de la Commission européenne afin de faciliter l’obtention de financements européens pour la reconstruction. « Nos gouvernements souhaitent tous deux contribuer à un avenir meilleur pour tous les Saint-Martinois. Je pense que nous pouvons dialoguer sur cette base », a déclaré M. Leijtens. Les deux parties de l'île n'ont pas du tout les mêmes types de relations avec leur métropole. Sint-Maartin étant beaucoup plus autonome que Saint-Martin, notamment au point de vue de la sécurité. « D’importants échanges d’information ont lieu depuis Irma, a expliqué M. Gustin, et les deux pays travaillent déjà de manière efficace dans le domaine de la sécurité, par exemple en organisant des couvre-feux communs. » Sur cet aspect sécuritaire, M. Leijtens a indiqué que le gouvernement des Pays-Bas avait conditionné son soutien à un effort des autorités locales en matière de sécurité.

FXG, à Paris

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 15:05
Banlieue tropicale

Banlieues Tropicales revient en Ile-de-France

Du 13 octobre au 16 décembre, se déroule la 7e édition du festival Banlieue tropicale. 19 concerts sur 13 dates répartis dans 6 villes de de la région Ile de France, Achères, Andrésy, Bobigny, Les Lilas, Igny et Paris (New Monrning, Elysée-Montmartre). Toutes les musiques créoles seront à l'honneur  avec Malavoi & Ralph Thamar, Elida Almeida, Soft, Made In Mizik, Bélo, Grégory Privat Trio, Léïla Negrau, Célia Wa, Raise Ronald Tulle Quartet & Tony Chasseur, Rony Théophile, Florence Naprix, Yoan, Lycinaïs Jean, Valérie Louri, Admiral T et la Fanfant Family en concert inédit !
Toutes les informations sur la programmation, la billetterie, les salles de spectacle, le dossier de presse sont sur le site internet :
www.banlieuestropicales.fr

et sur les réseaux sociaux :
Facebook : 
@BanlieuesTropicales 

Instagram: festival_banlieuestropicales
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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 06:15

La bataille budgétaire a commencé

Un amendement au projet de loi de finances 2018 déposé par Gabriel Serville et soutenu par 13 députés ultra-marins des sept groupes politiques de l’Assemblée nationale (y compris LREM, Modem et Constructifs) vise à créer une taxe additionnelle sur les transactions financières (au taux de 0.0008%) afin de compenser la baisse annoncée des fonds de LADOM (-12% soit 8.8 millions d’euros) et de pérenniser ainsi le financement de la mobilité des jeunes ultra-marins en formation, ainsi que des autres missions de LADOM (aide au retour, continuité funéraire, etc.). Les députés ont lancé cet amendement d'appel pour faire pression sur le ministère des Outre-mer. La ministre s'est entretemps entretenu avec quelques uns de ces députés signataires et elle tente d'arracher un arbitrage favorable vis-à-vis de Bercy. "C'est un coup de pression au gouvernement et ça peut marcher", explique un collaborateur de Gabriel Serville.

L'amendement, faute d'accord, devrait être débattu au moment de l'examen de l'article 19 sur les taxes additionnelles, cette semaine à l'Assemblée nationale. La bataille parlementaire du budget a bel et bien commencé. C'est à l'aune des arbitrages gagnés ou perdus face à Bercy que se fera la réputation de la nouvelle ministre.

FXG, à Paris

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 04:00
Gilles Perrault et la Martinique an tan Wobè

Gilles Perrault et le sous-marinier allemand en Martinique

Paru en 2001, le roman « Les vacances de l’oberleutnant Von La Rochelle » est passé relativement inaperçu alors qu’il aborde un épisode de l’histoire martiniquaise que l'on pensait oublié jusqu'à ce que ne sorte le téléfilm de Jean-Claude Barny, "Rose et le soldat". Un livre de Gilles Perrault à redécouvrir.

« Ouiiiiii, je serai ravi d’aborder le sujet, venez donc chez moi ! » Domicilié dans une petite bourgade de la Manche, l’écrivain Gilles Perrault reçoit chez lui, avec une grande simplicité.

Dans ses écrits, l’auteur aux nombreux succès — parmi lesquels « Le pull over rouge » — a abordé bien des époques et des rivages. Mais à l’écouter parler, avec sa femme Thérèse à ses côtés, la Martinique est un souvenir à part, qui provoque un sourire sur leurs deux visages à la simple évocation des quelques mois passés sur place, en 1975.

« Je m’y étais initialement rendu pour écrire un livre sur l’esclavage, qui ne s’est jamais fait », se souvient Gilles Perrault, aujourd’hui âgé de 86 ans. Il passe alors plusieurs mois sur place à effectuer des recherches. Mais ses plans ont été contrariés lorsque, au gré des rencontres, vient à ses oreilles l’histoire du sous-marinier nazi blessé durant la Seconde guerre mondiale, qui est soigné à la Martinique alors placée sous le contrôle de Vichy...

« Au cours des huit mois passés au Diamant, on a entendu cette histoire, on nous a parlé de l'amiral  Robert qui a instauré un régime autoritaire — et pour qui je n’ai guère d’indulgence — et on nous a raconté comment des sous-mariniers allemands en mission achetaient des poissons aux pêcheurs, etc. »

Puis vint l’histoire de ce jeune sous-marinier qui, en mission durant l’hiver 1942 avec son équipage dans la Caraibe, est blessé au cours d’un raid visant à détruire les pétroliers devant les raffineries d’Aruba. 

Témoin des affres de la guerre, fils de résistant, Gilles Perrault se renseigne sur ces sous-mariniers qui, sur un effectif total de 40 000 engagés dans la plus dure bataille de la guerre, seront 10 000 à survivre.

Pourtant, dans le récit de Perrault, les sous-marins n'apparaissent que de manière fantomatique dans les premières pages, le temps de déposer un membre d’équipage malade qui risque la mort sans soins urgents. Débarqué sur une plage à Sainte-Anne, le jeune Allemand découvre un univers bien différent de l’atmosphère étouffante d’un u-boot. « Ce qui me passionnait, poursuit Gilles Perrault, c’est ce que ça représente pour ces sous-mariniers qui mènent la bataille de l’Atlantique et qui découvrent les tropiques, le soleil, les fruits exotiques. C’était le paradis.  »

Inspiré de faits réels

Le 16 février 1942, lors du premier raid mené par les u-boots dans la Caraibe, le sous-marinier Dietrich von Dem Borne est grièvement blessé et doit être amputé d’une jambe. L’Etat-major donne l’ordre au U-156 de déposer Dietrich von Dem Borne à proximité de Fort-de-France, ce qui sera fait au cœur de la  nuit du 21 février, dans la plus grande discrétion.

Le sous-marinier tout juste âgé de 22 ans passera ainsi plus d’une année sur l’île, libre, avant d’être rapatrié en Europe en 1944 à la faveur d’un échange de prisonniers organisé par la Croix-Rouge, suite à la chute du régime de Vichy aux Antilles françaises.

Le sous-marinier, décédé en 2005, gardera un souvenir très fort de cette escale martiniquaise qui lui a sauvé la vie. Si dans le livre, il est confié aux bons soins du docteur de Popriac, dans la réalité il doit sa survie au docteur Collin. D’ailleurs, Dietrich von Dem Borne serait revenu en Martinique dans les années soixante-dix, et a même confié à l’historien de marine Léonce Peillard que sa convalescence sur l’île constitue « le plus beau temps de (sa) vie. »

Il faut dire qu’une fois remis sur pied, Dietrich Von Dem Borne n’a rien d’autre à faire que de profiter de ce congé forcé dans une île épargnée par les combats même si, de temps à autres, des bateaux victimes des torpilles allemandes viennent s’échouer sur les côtes de l’île.

Gilles Perrault invente ce personnage de Klaus von La Rochelle, nom qui trahit les origines française de ce fils de protestant. « Il ne faut pas oublier que Berlin a pris son essor avec l’arrivée des protestants français, puisqu’un hôpital a été baptisé Charité,  glisse Gilles Perrault, féru d’histoire. J’avais envie de faire de Larochelle le descendant de ces protestants. » Il fait de son personnage un marin, victime de péritonite en mission, et nazi convaincu. C'est au contact de la population créole et d’un médecin humaniste, qu'il va peu à peu mettre en doute ses propres convictions. Il fait de son personnage le témoin improbable d'une île en proie au régime despote de Vichy, au bord de l’implosion, menacée par la famine et convoitée par les Américains et les Allemands en raison des près de 300 tonnes d’or de la Banque de France stockés au Fort-Desaix. Chouchouté par les opposants du pétainisme, cible des dissidents qui veulent le kidnapper, le jeune Allemand ne passe pas inaperçu, comme son modèle.

« La coqueluche de l’île »

« En faisant des recherches, je me suis rendu compte que ce sous-marinier est devenu la coqueluche de toute la Martinique. Ce qui m’avait fasciné, c’est la carrière amoureuse de ce jeune garçon, qui était reçu dans toutes les habitations. Il fallait l’avoir dans les dîners ! », explique Gilles Perrault qui plonge son héros dans les bras de plusieurs femmes et ce dès sa convalescence à l’hôpital. Le livre évoque la sexualité débridée du marin. « Je me souviens que lorsque le livre est sorti, un journaliste a été très surpris et s’est demandé quelle mouche avait piqué Perrault pour qu’il parle de sexualité ! », sourit l’intéressé.

D’ailleurs, Raphael Confiant ne décrit pas un personnage différent lorsque le sous-marinier échoué apparaît au détour d’une page dans son roman « Le nègre et l’amiral ». Idem dans le téléfilm de Jean-Claude Barny, diffusé sur France 2 en avril 2016. Dans ce téléfilm, Dietrich von Dem Borne, interprété de manière très convaincante par Josef Mattes, s’amourache d’une institutrice dissidente...

« Les vacances... » n’a pas été écrit immédiatement au retour de l’écrivain de Martinique, mais quand il rentre en1976, il a déjà la conviction que l’histoire de ce sous-marinier plongé dans la Martinique an tan Robert « ferait bien un livre ».

A sa sortie à l’aube du XXIe siècle, le livre connaît un « un petit succès », mais est passé presque inaperçu en Martinique. « Mon éditeur a même dit : on va le vendre au cinéma ! » Mais « Les vacances...  » n’aura jamais les honneurs du grand écran. Le roman mérite malgré tout une deuxième chance.

Emmanuel Blumstein

« Les vacances de l’oberleutnant von La Rochelle », Fayard, 2001, 17 euros

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 06:17
Veronique Valenzuela et Patrice Pierre

Veronique Valenzuela et Patrice Pierre

Le Maroni Lab et la ville française d'Amazonie

L'opération d'intérêt national (OIN) lancée en décembre 2016 confie à l'Etat la gestion de l'urgence en matière de logements. L'Etat, après avoir organisé le pilotage de la gouvernance de l'OIN (Etat, CTG, EPCI et communes), a confié à l'établissement public foncier et d'aménagement de la Guyane (EPFAG) le soin de la mettre en oeuvre.

Hier à Paris, les dirigeants de l'EFPAG ont fait un premier point d'étape de la première OIN en outre-mer.

L'OIN, c'est 5803 hectares (49 % privé, 51 % public dont des terrains non aménageables — monts ou inondables) sur 24 périmètres répartis dans trois secteurs (Saint-Laurent et Mana, Kourou et le centre littoral) où mettre en place les projets urbains en s'adaptant aux spécificités guyanaises.

Pour démarrer, l'EPFAG a été doté de 2 millions d'euros en 2016 et 4 autres, cette année, Ce des crédits d'études, mais également des crédits pour constituer des réserves fonncières (pré-zones d'aménagement différé). A l'exception de celles lancées avant le démarrage de l'OIN, toutes les opérations ne sont qu'en phase d'étude pour l'heure.

A Kourou, le "dialogue compétitif" avec trois groupements (Ter, Technée et BRN) pour établir un projet de territoire est lancé depuis quinze jours.

A Saint-Laurent, le maire a demandé à l'EFPAG, en s'appuyant sur le nouveau plan de rénovation urbaine d'imaginer la ville d'ici 2060.

Patrice Pierre, directeur général (pi) de l'EPFAG, Aurélien Boujot (photo), directeur de l'aménagement urbain de l'EPFAG, et Véronique Valenzuela, directrice de projet des ateliers de maîtrise d'oeuvre urbaine de Cergy-Pontoise, se sont livrés, vendredi matin à Paris, à un exercice complexe de restitution du travail conduit durant 18 mois pour imaginer  « une ville française en Amazonie ». Car Saint-Laurent qui avait 3000 habitants en 1950, 45 000  en 2013, pourrait en avoir de 115 à 150 000 en 2030, devenant la première ville de Guyane. Avec cette particularité que l'habitat spontané y représente d'ores et déjà 50 % du tissu urbain. Le travail aux ateliers de Cergy a mis en avant la nécessité d'une démarche fédératrice plutôt qu'une planification figée autour d'un concept nouveau, le "Maroni lab", un outil de gouvernance pour une stratégie d'adaptation et un laboratoire d'expérimentation urbaine. C'est ce "lab" qui proposera aux décideurs l'aménagement urbain selon qu'il y ait ou pas un port en eau profonde, une mine d'or, un pont sur le Maroni, un barrage ou une turbine flottante, etc... C'est encore lui qui proposera d'encadrer le logement spontané plutôt que de le remplacer par des barres d'immeubles aux normes européennes. "Le Maroni Lab, expliquait hier, lors de sa présentation à Paris, Patrice Pierre,  est un laboratoire d'expérimentation urbaine qui devra éclairer les décideurs." Le "Maroni lab" a été distingué et admis en juin dernier dans le club des "démonstrateurs ville durable", un réseau dans lequel l'EFPAG entend bien puiser les idées autant qu'en apporter.

FXG, à Paris

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 18:56
Daniel Gibbs, Annick girardin, Philippe Gustin et Brubo Magras

Daniel Gibbs, Annick girardin, Philippe Gustin et Brubo Magras

Gibbs et Magras présents aux 3e comité interministériel à Matignon

Le 3e comité interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélemy s'est tenu mercredi soir à Matignon en présence notamment des présidents des collectivités concernées, Daniel Gibbs et Bruno Magras. A l'issue du comité, la ministre des Outre-mer et le délégué interministériel, Philippe Gustin ont fait un point d'étape. Si le réseau EDF est rétabli, l'adduction d'eau reste problématique à Saint-Martin puisque seuls 63 % des gens sont raccordés. Quatre quartiers restent dépourvus d'eau potable, en cause les réseaux totalement détruits. L'Agence française de la biodiversité qui a des compétences en matière d'eau et d'assainissement a indiqué son intervention immédiate pour restaurer les réseaux. La ministre a tenu à dire que tout le monde était ravitaillé en eau, soit par le biais de fontaines (dont les écoles ont été aussi équipées), soit par des distributions de bouteilles.

La rentrée des classes a pu avoir lieu pour 50 % des élèves de Saint-Martin et pour 100 % de ceux de Saint-Barthélemy. Tous seront rentrés pour la Toussaint et Annick Girardin a confirmé la venue à ce moment du Premier ministre, de son collègue de l'Education nationale et d'elle-même.

Quant aux forces de sécurité, celles engagées exceptionnellement devraient rester encore quelques semaines, mais a rappelé la ministre, le gros des forces dans ces iles sont les gendarmes.

Au point de vue de la reprise économique, des liaisons aériennes et maritimes, il a surtout -été question des aides exceptionnelles pour les entreprises. Trois types d'aide sont accordées : 1000 euros pour le redémarrage, 5 000 euros pour le maintien de l'emploi avec recours au chômage partiel et 10 000 pour un forfait redémarrage et le maintien de l'emploi avec recours au chômage partiel.

Philippe Gustin a indiqué que 2346 salariés de 386 entreprises de Saint-Martin avaient été mis au chômage partiel et 2061 sur 410 entreprises à Saint-Barthélemy. Les salariés concernés touchent 85 % du SMIC net. Daniel Gibbs, président de la collectivité de Saint-

Martin a indiqué que le chômage était passé de 33,6 % avant Irma a 60 %.

Les dégâts sont désormais chiffrés à 3,5 milliards d'euros. Mais, a expliqué le délégué Gustin, une mission de l'inspection générale doit remettre un rapport le 30 octobre. Son estimation doit permettre d'activer le fons de secours de l'Union européenne et d'estimer réellement le coût de la reconstruction, tout comme actualiser les normes liées aux aléas climatiques.

Bruno Magras, président de la collectivité de Saint-Barth, a indiqué que cette crise avait révélé combien les deux îles étaient tributaires l'une de l'autre, notamment pour le tourisme et les liaisons aériennes. Il a plaidé pour le "maintien de la stabilité sociale dans les deux îles et la reprise de l'activité économique. Enfin, Philippe Gustin, au delà de la culture du risque à développer, a plaidé pour la coopération régionale avec Sint-Maartin afin d'éviter d'avoir l'emploi en partie hollandaise et les aides sociales en partie française. Il a aussi posé la question d'un aéroport international commun aux trois collectivités de Saint-Martin, Sint-Maartin et Saint-Barthélemy.

FXG, à Paris

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 06:34
Jean-Michel Martial, des Kanoas au CReFOM en passant par Edmond

Jean-Michel Martial tient en alternance le rôle de M. Honoré dans Edmond, la pièce aux cinq Molières d'Alexis Michalik, qui entame sa deuxième année ! Rencontre avec un homme qui consacre son temps à la comédie, au théatre mais également à la présidence du CReFOM.

"Ce n'est même plus un succès, c'est un triomphe !"

Qu'est-ce qui vous a donné envie de créer le festival Kanoas dont la 3e édition a lieu du 12 au 14 octobre à Paris et Vitry ?

Quand j'y travaille, j'y puise de l'énergie ! Ca correspond à quelque chose de profond en moi et ça me procure de la joie. Je suis fait pour jouer la comédie, mais il y a un espace très particulier qui correspond à ce festival Kanoas et il y a beaucoup de gens qui l'attendent, ce qui m'encourage à continuer.

Quelle est la philosophie du festival Kanoas ?

C'est offrir un espace de visibilité plus large à nos artistes et faire connaître les auteurs de la Caraïbe. J'aime leur écriture et il faut que les gens sachent qu'on pense de cette manière quand on est de l'autre côté de l'eau ! L'idée, au départ, était que chaque spectacle soit vu par des publics différents à Vitry, Pontoise et Paris. Faute de suffisamment de financement, on s'est cantonnés à Vitry et Paris. Je vais voir s'il est possible d'aller jouer vers Créteil et pourquoi pas Bordeaux...

Qu'est-ce que ça procure de jouer dans une pièce comme Edmond qui est un joli succès ?

Ce n'est même plus un succès, c'est un triomphe ! Il faut dire les choses comme elles sont ! C'est suffisamment rare pour pouvoir en être heureux. J'ai fait les 300 premières représentations et puis comme je tourne également, que j'ai ma compagnie, le festival, des responsabilités au  niveau du CReFOM, j'ai obtenu de bénéficier d'une alternance. Il y a  une deuxième équipe qui commence une tournée de 170 dates et une autre qui joue à Paris. Moi, je me repose depuis la reprise de septembre et j'ai le choix de jouer dans l'une ou l'autre des formations. Si j'ai envie de jouer, je téléphone à l'autre comédien et s'il est d'accord, je le remplace. Il m'a été dit que j'avais priorité sur le rôle.

Est-ce un élément facilitateur de participer à un triomphe ?

Un succès, ça apporte toujours de l'intérêt, c'est de la lumière. Il y a plein de bonnes vibrations qui vous arrivent, on est nourri par ça aussi, c'est le propre des comédiens et des artistes, ça nous permet une exposition également différente... Maintenant, moi, je ne m'interroge plus sur mon quotidien. Pour des comédiens qui vivent au jour le jour, quand on est dans une belle aventure comme celle-là, on n'a plus l'inquiétude du quotidien. Moi qui joue dans des séries et des films, je n'ai plus cette question en tête, ça me permet d'être libéré et de travailler vraiment aux choses que j'aime aussi et de les développer comme le festival Kanoas qui n'a pas dit son dernier mot ! C'est sa troisième édition, mais j'ai l'impression que c'est la première d'une longue série !

Comment gérez-vous en même temps vos fonctions de président du CReFOM ?

C'est infaisable  et je me demande comment je fais... L'autre nuit, à 3 heures, je me suis réveillé pour écrire une lettre (rires)... Donc, je suis toujours pris ! Mais je dois faire attention, car en tant que président du CReFOM, je me suis fait un point d'honneur de me poser au-delà du débat politique. Le CReFOM transcende les clivages politiques, moi je veux être au-delà ! Ca demande une vraie réflexion et les mots ont leur importance car quand on lâche un mot inapproprié, ça a des répercussions terribles. Il faut respecter les populations, à savoir moi et vous, mais également les élus qui défendent les intérêts de la population, qui sont mandatés par le peuple, et en même temps être capable de dire que telle chose n'est pas cohérente, que telle autre ne va pas et surtout, j'y attache beaucoup d'importance, proposer des solutions.

Votre mandat s'achève bientôt, qu'allez-vous faire ?

Il y aura de nouvelles élections au premier trimestre de l'année prochaine. Une nouvelle liste se présentera, la mienne en fera partie et on verra. Pour l'instant, je continue à développer l'eau bleue, c'est-à-dire la philosophie autour de l'eau, des mers... 80 % de la surface maritime française est donnée par les outre-mer. Si on réussit à développer une réflexion qui inclut d'emblée l'espace maritime français, on touche à la recherche, à l'écologie, à l'industrie, au tourisme... Les spécialistes ont estimé qu'au bas mot, on pouvait créer 400 000 emplois.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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