Moun France joue les prolongations à Paris
Jean-Pierre Sturm écrit des histoires pour faire rire les adultes et les enfants.
Après son dernier spectacle à succès, Ma Commère Alfred, cinq semaines à l’affiche à Paris, il nous revient avec Moun France, sa nouvelle comédie actuellement à l’affiche au théâtre Comédia au 4
boulevard de Strasbourg à Paris et joue les prolongations jusqu’au 12 février. Une comédie créée rien que pour faire rire, beaucoup rire et énormément rigoler, voir pleurer du début à la fin. Ce
spectacle rythmé, décalé permet de rire aux éclats même dans les temps morts.
Quand les Guadeloupéens viennent vivre dans le 93… C’est la petite histoire d’un couple guadeloupéen, Rigobè et Dedète, qui pour
visiter Paris quitte sa grande villa et piscine en séjournant quelques jours chez Maurice et Jocelyne, la sœur habitant dans un petit deux pièces de l’autre coté du périphérique, dans le
93. Ces derniers ont une relation pas très catholique avec leur jeune ami, Cédric. Ici, dans cette cité de la banlieue nord, et avec la nouvelle génération, l’hospitalité antillaise n’est
plus que souvenir gommé par le temps et les nouveaux modes de vie aujourd’hui. L’histoire est délirante pour les spectateurs, cauchemardesque pour les comédiens. Une fiction qui révèle la réalité
du quotidien. Bienvenu dans un monde inconnu à Rigobè et Dedète. Un conte formidable.
AJ
L’enfant de la télé a toujours envie de faire rire
Après Ma Commère Alfred c’est autour de Moun France de tenir le haut du pavé au théâtre Comédia à Paris. La formule
ne change pas, le fou rire est toujours présent dans cette aventure consacrée à l’arrivée d’un couple de Guadeloupéens, Rigobè et Dedète, dans la banlieue nord de Paris. Un voyage en France
qui tourne au cauchemar, car ils vont être mêler, malgré eux, à une étrange affaire, tout en constatant que l’hospitalité antillaise a changé. Depuis 1996, Jean-Pierre a mis un point final à sa
carrière d’homme de télé et de radio pour se consacrer entièrement au développement de sa boite de production, JP Show. ITW
Avez-vous pris un risque de programmer « Moun France » au théâtre le Comédia
pendant un mois ?
Oui, nous avons pris un risque de jouer à Paris pendant un mois, donc forcement le public s’étale sur plusieurs représentations. Ils
choisissent, ils peuvent venir le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche. Nous attendons le public en restant ici jusqu’au 12 février. Donc, on les attend en grand
nombre.
Après Ma Commère Alfred. Vous êtes aujourd’hui un metteur en scène à succès dans la communauté.
D’où puisez-vous votre inspiration, toujours en partant d’une simple histoire ?
J’ai l’envie de faire rire mon public. Moi, quand j’étais petit, j’ai été bercé par l’émission « au théâtre ce soir » à la télévision.
J’ai toujours eu l’amour du théâtre et ça c’est très important. Je me souviens que quand j’étais à l’école, il y avait la troupe de Jean Goncelin qui passait et je n’ai jamais raté aucune des ses
représentations. Et, beaucoup plus tard, je me suis intéressé au théâtre, parce que je savais qu’au fond de moi il y avait cette envie d’écrire. Et, tout naturellement quand j’ai quitté RFO.
C’est la chose qui s’est imposée à moi. J’ai écris ma première pièce qui n’est jamais sortie. Je l’ai fait lire à quelqu’un qui n’a pas trouvé ça superbe. Elle est restée dans un tiroir. Et un
jour, le directeur du théâtre de Charenton a lu le scénario et il m’a dit « c’est pas mal. Mais il faudra la travailler différemment ». J’ai laissé tomber.
Ensuite, Ma Commère Alfred s’est imposé à moi et je l’ai écrit. Et ça a été un succès. Puis j’ai lancé cette série en 2007 « Rigobè et Dedète » pour la télévision et les personnages ont
plu, devenant au passage le couple guadeloupéen le plus célèbre du petit écran. Je savais que je tenais de l’or dans les mains. La série a eu un succès phénoménal et je me suis dit pourquoi ne
pas écrire une pièce autour d’eux. J’ai écrit « Rigobè et Dedète sur scène » puis « Rigobè et Dedète comme à la télé ». Mais il y a quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un moment et j’ai toujours voulu qu’il y ait
cette rencontre entre les Antillais de métropole et les Antillais qui vivent au pays. Pour moi, c’était important de faire ça. Cette pièce s’est imposée à moi et j’ai pris une année pour
l’écrire, avec l’angoisse, le malaise intérieur. Je me suis mis à l'écrire lors d’une croisière à bord d’un bateau, pour la majeure partie, pendant neuf jours. Ça m’avait fait du bien. Je
suis revenu à Paris, comme l’inspiration venait, neuf jours après j’ai repris le même bateau pour finir l’écriture. Je me revois entrain d’écrire cette scène poignante ou l’on voit Cédric, le
petit dealer, avec Dedète. Je me revois encore entrain d’écrire cette scène. Je pleurais en regardant la mer. Je ne peux pas vous dire si je pleurais parce que je regardais la mer, ou si ce que
j’écrivais, était poignant. Je crois que c’était poignant quand on voit la réaction du public. Il se passe quelque chose à ce moment là sur la scène et dans la salle.
Pourquoi cette rencontre entre les Antillais de là bas et les Antillais de la banlieue, très
caricaturale, vous tenait tant à coeur ?
Non, ce n’est pas une caricature. C’est ce que beaucoup d’Antillais ont vécu. Je crois que beaucoup d’Antillais se reconnaissent,
beaucoup de Guyanais se retrouvent. On dit les choses qui sont importantes. On met Rigobè et Dedète dans une situation qu’ils ne connaissent pas. Jusqu’à maintenant, tous les pièces qu’on a
produites sont des pièces qui viennent des Antilles et qui arrivent avec une histoire antillaise, une histoire de là-bas. Et, on les joue ici. Moi, avec Moun France, je fais le contraire. Il
fallait absolument créer une histoire pour les 400 000 antillais vivant en Ile de France. Seul Maurice Jallier l’avait déjà fait, mais c’était des Antillais qui partaient là-bas avec une blanche.
Moi, ce n’est pas ce que j’ai voulu montrer. Je fais venir ceux de là-bas dans le milieu de la banlieue, avec un parler banlieue qu'ils ne connaissent pas du tout. Et, Rigobè et Dedète
s’accaparent de ce parler de banlieue. C’est les gens de chez nous qui viennent en banlieue parisienne. É babe kay lévé. Ici, ressort le choc des cultures, le rôle de la mère... Il y a une scène
de la pièce qui est capitale, quand Dedète invite le petit Cédric à venir la rejoindre et que fait l’homme à ce moment là ? rien. Car l’homme antillais est toujours inexistant à ce moment là.
C’est la mère qui est là. C’est ça aussi cette pièce. Voyez-vous, ce n’est pas à moi de le dire, c’est au public de venir découvrir la pièce et de faire le commentaire en voyant toutes les
petites choses que j’ai voulu mettre.
Jean-Pierre, vous étiez un enfant de la télévision que vous avez quittée en 1996. Où en êtes-vous
aujourd’hui ? Pensez vous que c’est une histoire oubliée dans votre vie ?
Non, ce n’est pas oublié. Disons que j’ai d’autres préoccupations, j’ai d’autres envies. J’ai donné ce que j’avais à donner à la
télévision. J’ai fait de la télé pendant près de vingt ans. J’ai tourné la page. A la fin du spectacle je viens me présenter. Certaines personnes me laissent entendre : « Tiens on revoit
l’animateur ! » C’est ce que je fais. Je ne monte pas sur la
scène à la fin en tant que metteur en scène ou entant qu’auteur, je monte en tant que producteur du spectacle et il faut que je parle du spectacle et que je demande aux gens de « bay la vwa »
comme on dit. En ce moment je suis plus animateur et ça me fait plaisir et me remémore certains bons souvenirs.
Avez-vous envie de retrouver un plateau de télévision pour une nouvelle aventure
?
Il y a déjà eu deux ou trois tentatives avec RFO. La première fois, j’étais un petit peu partant, sans plus. Je suis devenu trop
fainéant et j’adore ma liberté. Pour moi, être dans un bureau, c’est fini. Et faire de l’antenne tous les jours comme je faisais avant du lundi au vendredi, je pense aussi que c’est fini.
Exceptionnellement, si on vient me demander de présenter une émission spéciale, je pourrai dire oui. S’il y a une chose qui me manque c’est la radio. La télé ne me manque pas. Je suis un enfant
de la radio. J’ai commencé la radio à l’âge de douze ans. C’est vraiment un truc que j’aime beaucoup, la radio. C’est un truc que je kiffe à mort. Pourquoi pas la radio, mais pas la télé.
Vous et la Guadeloupe ?
Je n’ai pas vraiment quitté la Guadeloupe. Je ne peux pas rester loin de la Guadeloupe plus que deux ou trois mois. Mon métier me le
permet parce qu’on a des tournées et on part très souvent. J’ai gardé ma maison. Je dis souvent vivre à Paris, je n’ai pas eu le choix. C’est ce choix qui s’est imposé à moi. Je reste un
Guadeloupéen qui va chez lui très souvent.
Quel est votre regard sur la télévision ?
Aux Antilles je n’ai pas de télé chez moi. Quand je vais là-bas, je ne regarde presque jamais la télé. Sauf de temps en temps quand je
passe chez ma grand-mère. Je ne porte pas attention, ni de jugement sur la télé aux Antilles. Concernant la télévision en métropole, je regarde peu. Je sors beaucoup au théâtre. Je regarde de
temps en temps des documentaires sur France Ô, j’adore Arte. Mais tout ce qui est jeu ou télé réalité, je n’ai plus l’occasion de regarder. Ma petite société, JP Show, me demande tellement
d’investissement personnel qu’elle me laisse peu de temps pour m’occuper de moi.
Le théâtre est-ce votre part d’engagement dans la culture guadeloupéenne que vous défendez
?
Il n’y a pas que le zouk. Il y a aussi le théâtre. Mon engagement est de prendre le risque de rester un mois à Paris avec tout ce que
ça comporte comme risque. J’ai d’autres engagements qui sont ailleurs, aussi en Afrique ou je fais des choses, notamment au Sénégal et en Cote d’Ivoire également.
Propos recueilli par Alfred Jocksan
La tournée aux Antilles :
-Martinique à l’atrium du 01 au 04 mars
-Guadeloupe :
-Basse-Terre- Artchipel du 07 au 12 mars
-Le Moule – Salle Robert Loyson du 13au 17 mars
-Le Lamentin – ciné théâtre : du 24 mars au 02 avril.

« Les nouvelles générations prennent le pouvoir », ainsi a déclaré Olivier Laouchez PDG et cofondateur de Trace lors de la
présentation, lundi dernier à Paris, des innovations et des performances de son groupe de média en 2012. « Une histoire d’entreprise, une histoire de passion, mais avant tout une histoire d’amour
», dit-il avant un bref historique de sa propre passion pour la musique créole et le hip hop découvert d’abord aux Antilles et ensuite a Sarcelle. En 2003, « bien que tout ait été fait dans les
années 90 pour tuer le rap français, à cause du désintérêt des grandes marques, des grand medias et des décideurs pour ces rappeurs dont le look, les mots et la couleur de peau n’étaient
pas politiquement correct », il fonde, grâce au soutien d’amis, de parents, et de la banque Goldman Sachs, la première télévision consacrée exclusivement aux musiques et cultures urbaines. 9 ans
plus tard, cette chaîne, Trace Urban est présente dans 160 pays. En France elle est n°1 des chaînes musicales en audience hors TNT, sur les 15-34 ans. Ce succès,

Mercredi soir, dans le salon Delgrès du ministère de l’Outre-mer, le
pianiste de Pointe-à-Pitre, de renommée mondiale, Alain Jean-Marie, a reçu l’insigne d’officier dans l’ordre national du Mérite des mains de Marie-Luce Penchard, heureuse d’être la marraine du
grand jazzman. A 8 ans, il fait ses premiers pas dans les bals en apprenant le piano en autodidacte. En 1967, il s’envole pour le Canada avec Marius Cultier pour revenir vers ses terres en 1970.
Nouveau départ en 1973 pour s’installer à Paris. Que de chemin parcouru avant de recevoir cette distinction qui lui a donné les larmes aux yeux.
La marque Damoiseau célébrera en 2012 ses 70 ans d’existence. Un événement célébré le 1er Mars dans le
cadre du Salon international de l’agriculture à paris et qui donnera naissance au deuxième semestre 2012 à un Rhum vieux de 10 ans d’âge. Ce rhum agricole de 42° millésimé 2001 a vieilli au moins
10 ans dans des petits fûts de chêne ayant contenu du Bourbon pendant 2 ans. Fondé a la fin du XIX siècle dans la commune du Moule, le domaine agricole de Bellevue a été repris en 1942 par Roger
Damoiseau, grand-père de l’actuel dirigeant Hervé Damoiseau. La marque leader en Guadeloupe produit 2 000 000 de litres de rhum agricole par an et a dépassé cette année 50% de part de marché sur
l’île. Un programme d’investissement de 6,5 millions d’euros doit permettre à la marque de concrétiser son plan de développement sur les dix prochaines années, notamment un bâtiment de 3000
mètres carrés aux Abymes mis en service en 2011 et destinés au stockage et à l’embouteillage.
Cette installation devrait permettre de produire jusqu’à 5 millions de bouteilles par an. L’objectif est de doubler
la production de 3 à 6 millions de bouteilles et d’équilibrer les ventes pour réaliser 50% de son chiffre d’affaire à l’échelle locale et 50 % à l’international, France métropolitaine comprise
(contre un rapport de 75% à 25% actuellement). L’essentiel du doublement se ferait sur les rhums vieux. Les sociétés Damoiseau Export et Spiridom se chargent de la promotion de ces rhums
d’exellence dans plus de 40 pays. Hervé Damoiseau résume ainsi son état d’esprit : « Nos produits sont issus du terroir : ils ont une âme, une histoire. Mon objectif est de tout faire
pour permettre aux consommateurs, qu’ils soient connaisseurs ou non, de partager ces valeurs et de déguster des produits élaborés dans les règles de l’art. »
La circonscription outre-mer au Parlement européen a un nouveau député. Le Réunionnais Younous Omarjee a remplacé, lundi 16 janvier, le patron du parti communiste
réunionnais, Elie Hoareau. Ce dernier a démissionné de son mandat le 4 janvier dernier pour se consacrer à son rôle de secrétaire général du PCR et à sa fonction de conseiller régional. Selon
Olivier Plumandon, son assistant parlementaire, « c’est pour se conformer au principe d’un homme, un mandat ». Younous Omarjee devrait par ailleurs intégrer le Conseil National de campagne du
Front de Gauche en tant que partenaire rattaché. Les trois europarlementaires d’outre-mer sont Maurice Ponga (Nouvelle-Calédonie, UMP), Patrice Tirolien (Guadeloupe, PS) et Younous Omarjee
(Réunion, PCR).
« Touche pas à mon président ! »
Cinq concerts en 5 heures ! Véritable star de la soirée, Alain Jean-Marie est venu avec un programme de choc. Sa
touche est délicate, puissante et douce sur le clavier de son piano. L’homme est salué par un tonnerre d’applaudissement. Mais le premier à faire apprécier son sens du swing est Dominique
Leblanc, en trio, avec à la basse, Nicolas Noyon, et à la batterie, le Jeune Thomas Bellon. Il planche en laissant d’importantes séquences de blanc dans son set musical. Il se cherche, regarde le
public et pianote, de « Belino » à « Obsession », Dominique part dans « Je me souviens », un clin d’œil a sa terre natale. Son voyage dure 55 minutes d’une fièvre musicale contagieuse.
Jamy Pedro enchaîne et fait sensation. Le bassiste réunionnais a un fantastique doigté et de l’énergie à revendre. Son batteur,
Emmanuel, son pianiste, Cédric, et les cuivres de Rico le propulsent dans son envolée rythmique. Ici tout est métissé, rien n’est figé. Pedro sait donner de la vibration aux six cordes
tendues de sa guitare basse. Pour lui, la musique était le seul moyen de communiquer entre les esclaves pour porter la joie et la chaleur dans la dure réalité. Explosif ce Pedro !
Le jazz-kréyol se décline aussi par la voix italienne de Tangora, accompagnée au
piano par le virtuose du clavier martiniquais, Mario Canonge. Sa musique qui fait le tour du monde. Le temps des souvenirs, avec « Léo valse », est l’hommage à Claude Sommier de la belle
italienne. Un duo d’émotion qui fait sensation dans la salle.
Jowée Omicil vient ensuite faire admirer ses talents de showman avec ses saxophones.
Sa musique jazzy teintée de hip hop bouge, secoue les spectateurs. Improvisation, sens de rythme, il met les mélodies à son goût et joue avec son public. Ce jeune prodige haïtien vivant à
New York a le swing dans le sang et son passage avec Paco Céli à la batterie, c’est de l’art.
« Je transpire la Guyane »
Tony Chasseur
Eric Vincenot
« Le deuxième festival appelle le troisième. Toute l’équipe était fière et contente du résultat et
surtout de pouvoir réunir des légendes vivantes comme Alain Jean-Marie et André Condouant, de faire découvrir Jamy Pédro qui vient de la Réunion et qui est un artiste extraordinaire. Ils ont
revu, Jowée Omicil qui est juste un artiste d’une dimension internationale. Dominique Leblanc de la Guyane qui mérite d’être connu et que le public découvrait ce soir. C’est un vrai combat de
montrer les différents facettes de notre musique. Il faut penser que la prochaine édition sera ailleurs avec plus de gens représentés. Mais on va rester sur ce principe de cinq heures de musique
en un seul lieu et en une seule fois. En tout cas, il y avait beaucoup de magnificence avec tous ces musiciens venus de partout. »


















Le président de la République arrive samedi matin en Guyane. Dans sa suite, il y aura Claudy Siar, le délégué interministériel à l'égalité des
chances des Français d'Outre-mer (il sera fidèle au président jusqu’au 18 avril), Daniel Maximin, le commissaire de l'année des Outre-mer français, les ministres Claude Guéant, Marie-Luce
Penchard, Nathalie Kosciusko-Morizet et l'ancien ministre de l'Outre-mer, Dominique Perben. Il y aura aussi des délégations martiniquaises et guadeloupéennes, ainsi que le sénateur caldoche,
Pierre Frogier, et le président de la Région Réunion, Didier Robert.
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