Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 10:19
Pêche en Martinique

La pêche martiniquaise évoquée à Paris

Les députés Josette Manin et Serge Létchimy ont rencontré mardi à Paris Annick Girardin, ministre de la mer, au sujet de la situation des marins-pêcheurs de la Martinique. Ces derniers avaient manifesté le 11 janvier dernier pour protester contre la réévaluation du classement de leurs yoles de pêche, de leur niveau d’équipement de sécurité et, en conséquence, les amendes dont ils étaient victimes depuis le 1er janvier. La préfecture leur a promis la clémence des autorités le temps que les affaires maritimes dressent un état des lieux complet des équipements des marins-pêcheurs. Le bilan est attendu dans quinze jours environs.

Sur son agenda, la très discrète ministre de la Mer a mentionné : « Échanges avec Serge Letchimy, député de Martinique. » La pêche est « une activité économique traditionnelle qui contribue à l'autonomie alimentaire de l'île et qu’il faut maintenir absolument », a fait valoir le député Létchimy.

 

 

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 07:46
Les RUP sont un joyau

Un eurodéputé veut rebaptiser les RUP

L’eurodéputé LREM Stéphane Bijoux, ancien cadre de la rédaction de France Ô et du réseau des chaînes La 1ère, a été désigné rapporteur sur la future stratégie européenne à l’égard des régions ultrapériphériques de l’Europe au Parlement européen. Il s’est donc invité jeudi 21 janvier devant la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale pour faire valoir son travail à Bruxelles et à Strasbourg. Il en a profité pour proposer une idée qui va sans doute révolutionner les Outre-mer, à savoir transformer le sens de l’acronyme « RUP ». Il propose que ces trois lettres qui signifient pour l’heure « Région ultra-périphérique » désignent désormais des « Régions d’utilité publique ». D’un autre côté, on pourrait proposer que Bijoux lui-même soit rebaptisé "joyau" afin de mettre suffisamment en valeur sa propre utilité publique.

FXG

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 20:34
Ary Durimel, aujourd'hui maire de Pointe-à-Pitre, est l'un des avocats à l'origine de cette plainte pour empoisonnement

Ary Durimel, aujourd'hui maire de Pointe-à-Pitre, est l'un des avocats à l'origine de cette plainte pour empoisonnement

Des dysfonctionnements inquiétants dans la procédure

L’audition des parties civiles dans le dossier d'empoisonnement de la population au chlordécone, le 21 janvier en Guadeloupe et la veille en Martinique, par deux magistrats instructeurs du pôle santé du tribunal judiciaire de Paris, a révélé d’une part la potentielle prescription des faits poursuivis, d’autre part la curieuse disparition de certaines preuves. Ces éléments qui pourraient ainsi conduire les juges à classer le dossier par un non-lieu, quatorze ans après le dépôt de la plainte, posent néanmoins question. Du point de vue de la prescription, on peut se demander si les avocats des parties civiles ont agi comme il se devait pour l’interrompre. En effet, dans toute procédure pénale, quand se profilent des risques de prescription, les avocats peuvent ou doivent demander aux juges de procéder à des actes qui peuvent être par exemple une expertise ou une contre-expertise afin de repousser la date à laquelle les faits poursuivis seraient prescrits. Quels actes, quelles expertises les avocats des parties civiles ont-ils demandé ? Et s’ils ne l’ont pas fait, pourquoi ?

Par ailleurs, concernant les preuves qui auraient disparu, cela voudrait dire que des pièces du dossier pénal auraient disparu. Lesquelles et quand ont-elles disparu ? Y’a-t-il eu une enquête interne ? Toutes ces questions ont-elles été posées par les avocats des parties civiles ? Mais au-delà de ces dysfonctionnements, si le pôle santé du tribunal judiciaire de Paris dispose d’un dossier, le parquet de Paris en a en tout état de cause une copie, tout comme les avocats de la partie civile… Toutes ces interrogations conduisent à cette ultime et cruciale question : mais qui veut donc tuer dans l’œuf cette procédure ?

FXG

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 05:02
Justine Bénin, rapporteure Modem de la loi sur la gouvernance de l'eau en Guadeloupe

Justine Bénin, rapporteure Modem de la loi sur la gouvernance de l'eau en Guadeloupe

Le débat sur la loi Eau de Justine Bénin a commencé à l’Assemblée nationale

La commission des lois de l’Assemblée nationale a procédé mercredi matin à un premier examen de la proposition de loi rénovant la gouvernance du service public d’eau potable et d’assainissement en Guadeloupe. Cette initiative de la députée Modem Justine Bénin vise à créer par la loi un syndicat mixte unique en charge de l’eau et de l’assainissement sur l’ensemble de la Guadeloupe à l’exception de Marie-Galante. La députée de la Grande-Terre a rappelé avant toute chose que sa proposition de loi ne voulait pas se substituer aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), mais qu’elle interviendrait en support aux EPCI. Premier à intervenir au nom de son groupe parlementaire, la REM, Olivier Serva a salué l’initiative de sa collègue et proposé que des collectifs citoyens, tels « Balance ton SIEAEG », « Moun Gwadloup » ou encore « Vivre » devraient avoir un statut d’observateurs et pouvoir donner l’avis des usagers. Par ailleurs, évoquant le refus de Cap Excellence et d’Eau d’Excellence d’intégrer le projet de syndicat mixte ouvert promu par la Région et le Département, Olivier Serva a proposé que la répartition des voix ne se fasse pas de façon égalitaire, telle que prévue, mais en fonction du nombre d’usagers dans chacun des EPCI. Avec ces amendements, la REM a voté pour la proposition de loi. Les Républicains, représentés par le député Gosselin (Manche) ont aussi soutenu le texte, mais en s’étonnant toutefois de « cette proposition de loi un peu commandée par le gouvernement » tandis que ce dernier « ne s’exprime pas à hauteur financière ». Le député Gosselin a indiqu pour marquer son propos que « les enjeux ne sont pas à 10 ou 15 millions d’euros, mais plutôt de 800 millions à 1 milliard ». Hélène Vainqueur-Christophe, au nom du groupe PS, a indiqué que son groupe soutiendrait ce texte même si cette proposition de loi « ne règle pas l’aspect financier ni l’apport de l’Etat ». Le groupe Agir Ensemble a lui aussi indiqué son soutien au texte de Justine Bénin. Seule La France Insoumise par la voix de Danièle Obono et le groupe Liberté et territoire de Paul Mollac ont fait part de leur réticence. La première a conditionné son soutien aux efforts qui « seraient faits sur le prix de l’eau », tandis que le deuxième a marqué son soutien au président Chalus, rappelant qu’il n’y avait pas de consensus sur ce sujet en Guadeloupe et que « la démarche locale devait primer sur toute intervention venue d’en haut ».

Après deux heures de débat, la commission des lois a adopté le texte de Justine Bénin et une première série d’amendements. Les députés se retrouveront pour en débattre dans l’hémicycle du Palais Bourbon le 28 janvier prochain.

FXG

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 06:01
Fabrice Di Falco et, à sa gauche, Julien Leleu, coorganisateur du concours Voix des Outre-mer

Fabrice Di Falco et, à sa gauche, Julien Leleu, coorganisateur du concours Voix des Outre-mer

Finale nationale concours Voix des outre-mer à l’opéra Bastille

La finale nationale du concours Voix des Outre-mer se déroulera vendredi 22 janvier à 19h30 en direct sur Culture Box et le portail Outre-mer la 1ere depuis l’Opéra national de Paris. Les 16 finalistes présenteront leur programme devant un jury de professionnels présidé par Richard Martet rédacteur en chef d’Opéra magazine, et de personnalités dont la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, et l’ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin, désormais vice-défenseure des droits.

Fabrice Di Falco, le soprano et contre-ténor martiniquais, a voulu ce concours pour ouvrir les scènes d’opéra aux chanteurs des Outre-mer, totalement absents ou presque alors que les artistes lyriques afro–américains et d’Afrique du Sud sont régulièrement engagés. « Les amateurs et les passionnés d’opéra, estime Fabrice di Falco, doivent découvrir une autre variété et couleur de voix venues cette fois des Antilles, des Caraïbes, de tous les Outre-mer. » Cette absence s’explique du fait que l’enseignement supérieur des arts (musique, théâtre, chant lyrique, danse…) fait défaut dans les Outre-mer puisqu’il n’y existe à ce jour que deux conservatoires, l’un à La Réunion et l’autre en Guyane. Pour cette 3e édition, la finale accueille deux Mahorais, deux Réunionnais, un Polynésien, un Haïtien, deux Guyanais (Véronika Nugent et Jess Rodrigue), quatre Martiniquais (Edwin Fardini, Clémence Hausermann, Ludivine Turinay et Moanna Laou) et quatre Guadeloupéens (Coretta Moueza, Lesly-Aniel Mouila, Axelle Saint-Cirel et Carole Dorlipo). Un grand prix Voix des Outre-mer, un prix jeune talent et une mention spéciale seront décernés.

L’art lyrique ultramarin soutenu par le délégué Maël Disa

Depuis 2018, la délégation interministérielle à l’égalité des chances et à la visibilité des Outre-mer parraine ce concours désormais placé sous le haut patronage de la présidence de la République. La Délégation soutient l’initiative de Fabrice Di Falco pour promouvoir et lancer une nouvelle génération de chanteurs lyriques, de danseurs classiques et d’artisans en métiers d’art à l’Opéra, originaires des Outre-mer. Ainsi la délégation s’entretient régulièrement avec Jean-Philippe Thiellay président du Centre National de la Musique, Martin Adjari directeur général adjoint de l’Opéra ou Adrien Perreau, responsable du Patrimoine du Palais Garnier, pour l’accès aux auditions de l’Opéra national de Paris pour les artistes lyriques originaires des outre-mer représentés ou non par des agents artistiques, ceux repérés par le concours Voix des Outre-mer, mais également pour que la programmation artistique à l’Opéra national de Paris visite les répertoires et/ou les compositeurs issus de la diversité et de la culture ultramarine et encore pour que les tournées de productions de l’Opéra Bastille aille aussi dans les territoires d’Outre-mer.

FXG

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 04:57
Affaire Madinécouty : Deux semaines de procès pour Michaux-Chevry

LMC jugée en mars

Lucette Michaux-Chevry est convoquée devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre le 8 mars prochain. C’est le cadeau de Noël du procureur de la République de Basse-Terre qui a attendu le 24 décembre pour établir la convocation. L’ancienne président de la communauté d’agglomérations du Grand Sud Caraïbe pourra ainsi s’expliquer sur ce qu’on a appelé « l’affaire Madinécouty », à savoir des soupçons de prise illégale d’intérêts et de détournement de fonds publics. Il est reproché à l’ancienne élue d’avoir attribué directement (sa signature personnelle figure sur l’offre d’acceptation) un marché public à la société SFM, gérée par sa nièce Caroline Parize. Mme Michaux-Chevry serait aussi intervenue personnellement pour le paiement de prestations pourtant non intégralement accomplies alors que la mention « service fait » a été apposée par elle-même. Elle aurait donné son aval, dans le cadre de la passation de marchés publics, pour des surfacturations réalisées par la holding AquaTP/Hydrogec, obtenu de manière indirecte et à son profit la rétrocession de la partie de la prestation ainsi surfacturé et enfin, elle aurait employé pour son profit personnel et exclusif des employés communautaires. Ces faits se seraient déroulés entre janvier 2010 et avril 2017 selon l’instruction bouclée par un juge d’instruction en juillet 2019. Le procès est prévu pour durer deux semaines, du 8 au 19 mars. Encore une délicate attention de la justice pour celle qui aura fêté trois jours avant le début de l’audience ses 92 ans.

FXG

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 07:02
Soleil dans la peau, le 4ème polar de Manu Queffelec

Soleil dans la peau, le retour des deux flics du morne Vergain

Manu Queffelec, l’ancien patron de Jardi-Jarry, signe une quatrième aventure pour ses deux héros, le lieutenant de police breton Loïc Le Guennec et le capitaine martiniquais Bernard Linon. Ici, c’est le SRPJ et pas encore la DIPJ ! L’auteur persiste et signe : après Soleil coquin, Soleil de fiel et Soleil rhum raisin, voici Soleil dans la peau, toujours aux éditions Jets d’encre. Au matin d’un réveillon bien arrosé, Nelly se fait violemment agresser dans le jardin familial du morne Udol. Qui s’en est pris à la jeune préparatrice en pharmacie ? Son patron aux mains baladeuses, Amédée Clarville ? Paul, son amant métropolitain, un ancien voyou toujours volage reconverti en serveur au bar Le Domino à Jarry, Valérie, son épouse trompée ? Un fait divers bon pour France-Antilles pour les deux poulets et leur patron le commissaire Bastien Barré dit Babar, mais tout se complique avec la disparition d’une mule et la découverte d’un trafic de cocaïne… Ce polar se lit aussi vite qu’un vol Paris-Pointe-à-Pitre même si Queffelec se plaît à faire voyager ses clients dans un Airbus A 320 tout juste fait pour un Paris-Berlin ! Quant à l’intrigue (c’était avant l’incendie du CHU), elle est bien ficelée même si l’auteur continue de situer le commissariat central dans la rue Gambetta. L’essentiel se passe de toute façon dans les bars interlopes de la rue Raspail, dans la salle de sport Extrêmes limites à Jarry, à l’hippodrome d’Anse-Bertrand et bien-sûr au morne Vergain.

FXG

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 06:58
Suzanne Roussi au centre de l'écocritique coloniale

Suzanne Césaire, une mémoire empêchée

Le nom de Suzanne Roussi (1915-1966) est connu pour être celui de l’épouse d’Aimé Césaire, mais peu de gens savent qu’elle est « l’auteure d’une œuvre trop longtemps méconnue mais essentielle pour l’histoire littéraire antillaise et l’écocritique postcoloniale ». Ainsi s’exprime à son sujet la Martiniquaise Anny-Dominique Curtius, enseignante-chercheure en études francophones et en théorie culturelle à l’Université d’Iowa aux États-Unis. Alors que ses recherches sur le traumatisme, les nœuds et les lieux de mémoire l’ont portée à écrire sur la muséologie et la statuaire postcoloniales ainsi que sur la patrimonialisation de l’esclavage (elle a notamment écrit Symbioses d’une mémoire. Manifestations religieuses et littératures de la Caraïbe, L’Harmattan 2006), voilà qu’elle rencontre la cofondatrice et « pilier théorique » de la revue Tropiques (1941-1945). Suzanne Césaire y a publié plusieurs articles, mais elle est aussi l’auteure d’une pièce de théâtre (hélas perdue). Elle a également entretenu une correspondance littéraire avec nombre d’intellectuels de son temps. Suzanne Césaire. Archéologie littéraire et artistique d'une mémoire empêchée, l’ouvrage que publie chez Karthala Anny-Dominique Curtius, analyse la pensée de cette « théoricienne martiniquaise des cultures caribéennes » à travers ses écrits. Elle décrypte les marques de sa présence dans les œuvres d’André Breton, Aimé Césaire, René Étiemble et Michel Leiris, et les résonances de sa grammaire émancipatrice et humaniste chez Kamau Brathwaite, Ina Césaire, Édouard Duval Carrié, Fabienne Kanor, Léna Blou et Daniel Maximin. Anny-Dominique Curtius élabore ainsi une méthode d’archéologie littéraire et artistique pour comprendre les raisons du si long silence qui a pesé sur l’œuvre de Suzanne Césaire. Elle explore ainsi l’originalité et la modernité de sa pensée critique. L’approche comparatiste, interdisciplinaire et genrée de cet ouvrage puise dans l’esthétique qu’a privilégiée Suzanne Césaire elle-même pour façonner ses grilles conceptuelles et épistémologiques. Sa « réflexion cannibale, audacieuse et libre » s’inscrit dans ce qu’elle appelle une « lucidité totale » sur la Caraïbe.

FXG

Suzanne Césaire. Archéologie littéraire et artistique d'une mémoire empêchée. Karthala 2021, 396 pages, 30 euros.

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:01
Sébastien Lecornu et le président de la délégation sénatoriale outre-mer, Stéphane Artano

Sébastien Lecornu et le président de la délégation sénatoriale outre-mer, Stéphane Artano

Lecornu agacé par la position de Chalus sur la question de l’eau

Devant la délégation Outre-mer du Sénat, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a donné suite jeudi 14 janvier au débat de la veille devant la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale au sujet de la question cruciale de l’eau en Guadeloupe. « La loi n’est pas obligatoire pour arriver à créer une structure unique, a-t-il déclaré. Il faut juste que tout le monde soit d’accord. » Rappelant qu’en milieu insulaire, l’interdépendance du réseau d’eau est une évidence, le ministre a reconnu l’intérêt d’un syndicat unique « pour mener les opérations d’investissement qui vont bien pour l’avenir ». Il a néanmoins reconnu légitime les doutes qui pèsent sur la reprise des dettes, mais assure-t-il, « la dissolution du SIEAEG amènera à un retour de la compétence (sur l’eau) aux EPCI ». Sébastien Lecornu semble pourtant s’impatienter et la position affichée mercredi par le président Chalus semble l’avoir excédé : « Soit on dit que c’est important et on avance, soit on dit que c’est moins important parce qu’il y a des échéances électorales au mois de juin, mais ce n’est pas mon problème ! » Et pour bien montrer son agacement au président Chalus, il ne s’est pas privé de saluer Victorin Lurel qui, en son temps, « a fait avancer les choses » et Josette Borel, « qui est mobilisée ». Rappelant qu’il n’avait pu discuter du sujet de l’eau avec Ary Chalus lors de sa dernière visite en Gua     deloupe, il indique « espérer pouvoir le faire bientôt ». Et pour enfoncer le clou, il a reconnu au président de Cap Excellence, Eric Jalton, que sa volonté de rester en dehors du futur syndicat unique de l’eau était légitime. « Il ne le fait pas pour de mauvaises raisons », a-t-il pris soin de souligner. En conclusion, le ministre qui affirme que son objectif est que « les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens aient de l’eau », estime que la proposition de loi de Dominique Théophile et Justine Bénin pour rénover la gouvernance du service public d’eau potable et d’assainissement en Guadeloupe « méritait d’être discutée dans l’hémicycle car elle vient répondre à des questions posées par nos concitoyens. » Et ceux-ci auront le dernier mot en juin prochain.

FXG

Partager cet article

Repost0
14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 08:39
D'lo la ?

Chalus contre la proposition de loi sur l’eau de Justine Bénin

La proposition de loi rénovant la gouvernance du service public d’eau potable et d’assainissement en Guadeloupe émanant de la député Modem Justine Bénin a fait l’objet d’une audition de nos principaux responsables de collectivités (EPCI, Région et Département) par la délégation Outre-mer de l’Assemblée nationale mercredi. Cette proposition de loi stipule la création au 1er septembre 2021, d’un établissement public local à caractère industriel et commercial dénommé « Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe ». En seront membres CAP Excellence, Grand Sud Caraïbe, Nord Grande Terre, La Riviera du Levant, Nord Basse‑ Terre, la région de Guadeloupe et le département de la Guadeloupe. Cet établissement détiendra l’ensemble des prérogatives attachées aux missions dévolues aux services publics de l’eau et de l’assainissement telles qu’elles sont déterminées par la loi. Il exercera par ailleurs, en lieu et place du département de la Guadeloupe et de la Région Guadeloupe, la compétence en matière d’étude, d’exécution et d’exploitation de tous les travaux, ouvrages ou installations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence.

Plus qu’une audition, il s’est agi avant tout d’un débat lors duquel sont clairement apparus ceux qui s’y opposaient à commencer par le président de Région et Guy Losbar. Selon Ary Chalus, ce n’est pas une proposition de loi, mais un projet de loi initié par le préfet et le gouvernement. S’appuyant sur le bilan comptable du Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (SIEAEG) par son président Ferdy Louisy, le président de Région a été très ferme : « Nous n’acceptons pas qu’on puisse décider à notre place ! »

Il n’a pas tergiversé pour évoquer cette proposition de loi comme d’une « manigance » et plaidé pour que la solution locale suive son cours. Celle-ci repose sur la création d’un syndicat mixte ouvert (SMO) à tous les EPCI et aux deux grandes collectivités, Région et Département. Ainsi Cédric Cornet (photo) pour La Riviera du Levant, Guy Losbar pour le Nord Basse-Terre et Jean Bardail pour le Nord Grande-Terre ont embrayé derrière le président Chalus. En face, Eric Jalton pour Cap Excellence, qui a refusé le SMO, s’est dit tout prêt à soutenir la démarche législative de Justine Bénin et Dominique Théophile. Olivier Serva, président de la délégation outre-mer a souhaité que les exécutifs locaux se revoient pour réussir à passer de six sur sept à sept sur sept… Eric Jalton entend pour l’heure pour paraphraser Léon Blum, « garder la vieille maison ». Le président Chalus n’a pas donné suite à la proposition d’Olivier Serva disant que d’ici le mois de juin, il avait une élection à gagner.

FXG

Ferdy Louisy défend le SIEAEG

Interrogé par la députée Modem de l’Essonne, Maud Petit, une collègue d’origine martiniquaise de Justine Bénin, Ferdy Louisy a indiqué que la proposition de loi ne serait pas le procès législatif du SÌEAEG (il a quand même suggéré une commission d’enquête parlementaire pour connaître « les vérités sur l’eau », à savoir « les errements, les erreurs et quelquefois les prises illégales d’intérêts ») et que c’est par un décret ministériel que le SIEAEG pourrait être dissous. Il s’est montré rassurant sur le paiement des salaires des 230 employés su SIEAG au moins jusqu’au 31 août 2021, sur la mise en place de la plateforme d’appel pour les clients et la mise en place de l’application « dlola » avec une startup de Baie-Mahault. Enfin, il a assuré que si la SIEAG a 39 millions d’euros de dette dont 92 % viennent d’organismes publics, il a 74 millions de créances en majeure partie saines. N’admettant que des problèmes de trésorerie, Ferdy Louisy s’est exclamé : « Où se trouve la faillite ? »

Partager cet article

Repost0

Articles Récents