Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 08:24

Un Basse-terrien maire dans les Vosges

Jack-Brie.jpgJack Brie est un Guadeloupéen de 75 ans qui vient d’être reconduit à la tête de la petite commune de Gugney-aux-Aulx dans les Vosges. Elu une première fois à l’occasion d’une élection partielle en 2006, il est d’abord 2e adjoint au maire. En 2008, il devient maire et c’est sans surprise qu’il a été réélu lors du dernier scrutin municipal.

Jack Brie est issu d’une vieille famille guadeloupéenne établie en Basse-Terre depuis le 17e siècle. Son père est bien connu des vieux basse-terriens car c’est lui qui tenait le magasin New Session, rue du Dr Cabre. An tan Sorin, c’est là que se faisait la répartition de nourriture à cette époque de rationnement… Elève au lycée Gerville-Reache, il part ensuite dans l’Hexagone faire son service militaire dans l’aviation. C’est à ce moment-là qu’il rencontre sa première épouse une Vosgienne, native de Vincey où se trouvait l'unité de production Boussac qui l’a recruté. Il devient très vite le directeur général adjoint de la filature où il reste en poste jusqu’en 1972. Puis, il se reconvertit dans les télécommunications avant de devenir enseignant en gestion et communication commerciale dans un lycée privé et à l’IUT d’Epinal.

Il dit avoir la « fibre socialiste », transmise par son patron chez Boussac. « Pendant vingt ans, je me suis occupé du recrutement à la filature ; j’étais donc en pays de connaissance… » Ajoutée à cela son implication dans le club local de basket et dans la vie associative, c’est sans difficulté que la population de son village lui a fait confiance. Il a gardé son accent guadeloupéen et, dit-il, « J’y tiens ! » Par ailleurs, même si depuis son départ de la Guadeloupe, il n’y est retourné que trois fois, il n’a cessé de fréquenter des compatriotes dans l’Hexagone et entretenir ainsi son créole.

A Basse-Terre, où dit-il encore, « Lucette Michaux-Chevry nous connaît », il a encore sa sœur, Gina, âgée de 80 ans (ils étaient une fratrie de 7 enfants) et une cousine, Christiane Méride Gaspard. « Il y a deux ans, lors de mon dernier voyage, j’ai retrouvé des camarades du lycée. » Parmi eux, le président de l’association des amis de Cuba, Gaston Gontour, à Petit-Bourg.

Aujourd’hui, Jack Brie est devenu un vrai Vosgien. Après sa réélection, il a rendu hommage aux habitants de Gugney-aux-Aulx pour avoir confié à un originaire d'outre-mer, la gestion de leur commune. Signe du destin, le patrimoine remarquable de son village c'est l'église Saint Barthélemy. « Cela ne s'invente pas », lance-t-il avec une pointe de fierté.

FXG, à Paris

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 08:00

Marijosé Alie quitte France-Télévision

A-Marijose-Alie.jpgMarijosé Alie nous a annoncé qu’elle allait bientôt arrêter de faire de la télévision, « au plus tard en juillet ». La journaliste martiniquaise anime le magazine « A nous deux » sur France Ô, et est par ailleurs directrice déléguée aux programmes de France télévisions, en charge de la diversité. A 63 ans, elle choisit de mettre un terme à sa carrière au sein du groupe public pour se consacrer à la creation. L’auteur de Caressé mwen souhaite faire encore des chansons, mais elle veut aussi écrire des livres (à l’instar de Elle & elle : Entre chienne et louve, chez HC édition) et réaliser des documentaires.

Entrée à l’ORTF en Martinique en 1974, après son diplôme de journaliste, elle a d’abord fait de la radio avant de présenter le journal télévisé en 1977. Puis, elle va passer trois ans en Bourgogne jusqu’en 1980

Successivement grand reporter, puis responsable d’édition au niveau national, elle animera pour France 3 Centre, une émission hebdomadaire Capitale. Elle retourne en novembre 1991

à la Martinique en tant que rédactrice en chef. Quatre apres, elle est rédactrice en chef à Paris, puis directrice adjointe de l’information, responsable des magazines, avant de regagner la Martinique en 1999, au poste de directrice régionale.

En 2002, elle repart à Paris où elle occupe le poste de directeur de l’international, puis en 2005, elle est directrice en charge de la culture.

C’est alors qu’elle conçoit et lance Dom Tom Folies, puis, en 2008, France Ô Folies. Parallèlement à cela, Marijosé Alie présente sur France Ô « Studio M » pendant cinq ans puis « A nous deux » depuis la rentrée 2011.

FXG, à Paris

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 08:15

leila-chicot-1.JPGLeïla Chicot donne son premier concert perso après 20 ans de carrière, d’abord à Paris au Cabaret sauvage le 20 avril, puis début mai aux Antilles. Attendus aussi la Guyane, Haïti, les Etats-Unis…

La jeune chanteuse sera accompagnée du batteur de K’Ravan et chef d’orchestre, Rudy Levis, Thierry Jean-Pierre à la basse, Albert Viny aux percussions, Audrey Claudion aux claviers et un jeune guitariste à découvrir… Interview

« Mon pétillement, c’est mon public, c’est la scène »

Si jeune et déjà vingt ans de carrière ?!

leila-chicot-2.JPGBien avant d’avoir commencé, en 1996, la commercialisation d’albums, je chantais déjà dans des orchestres, avec mon oncle Patrick Jeannette – j’avais 13 ans – donc on considère que ma carrière musicale a déjà 20 ans, mais c’est vrai que c’est en 1996 que l’album Double jeu est sorti et que je suis devenue reine du carnaval de la Guadeloupe. J’ai toujours été membre du groupe carnavalesque Double face et pour la première fois, ils ont présenté une reine et le contexte du décor, c’était la déesse de la musique. Et quelques mois plus tard, je me suis présentée à un concours de chant « 1er micro » qui m’a permis de me faire remarquer par Richard Birman et Tony Deloumeaux. Je n’ai pas gagné, mais ils ont décidé de travailler avec moi et ça a démarré comme ça…  J’étais sceptique ; je me suis présentée au dernier moment et j’y suis allée pour le fun et même si ça m’a fait mal de ne pas gagner, j’ai commencé en même temps que ceux qui l’avaient emporté, Franck Nara, Suzana Maussion et Martine Damaseau.

Vous êtes née à Sarcelles, mais quand revenez-vous au pays ?

Je suis revenue vers mes 3 ans et j’ai fait toute ma scolarité à Pointe-à-Pitre. J’ai grandi à la cité Bergevin, suis allée au collège Front-de-mer de Lauricisque, puis au lycée de droits de l’homme à Petit-Bourg.

Et c’est par le carnaval que vous entrez dans la musique ?

Le carnaval, c’est culturel. C’est le côté costume, vouloir exceller, s’amuser en groupe avec une harmonie, un orchestre derrière nous pour défiler… Mais, c’est ma mère qui nous a mis, ma sœur et moi, dedans. Elle est depuis longtemps membre du Point d’interrogation de Chauvel… Après, ma jeunesse a été bercée par toutes les musiques fun qui venaient d’ailleurs, le R’n’B, le kompa et puis le zouk avec Kassav, les Zouk machine…

Et le chant ?

Ca a toujours été en moi. Je chantais pour mes camarades… Et je l’ai extériorisé au fur et à mesure jusqu’à ce concours. Richard birman et Tony Deloumeaux ont été les premiers à me former. Je me suis forgée avec eux. Je n’étais pas musicienne - mon seul instrument, c’est mes cordes vocales ! Et puis, j’ai rencontré Frédéric Caracas, Marie-Josée Gibbon… Marie-Céline Chroné, Dominique Lorté et Jean-Luc Guanel ont été mes premiers mes choristes sur l’album Double jeu et j’étais subjuguée. J’étais tellement en transe que je me disais : «  Moi aussi je veux être choriste... »

Alors que vous étiez la chanteuse !

Rires… Vraiment, je les remercie.

Vous êtes inscrite depuis vingt ans dans ce paysage musical et pourtant, vous restez très discrète…

Je suis très simple dans ma façon d’être et ne suis pas du genre à vouloir m’exposer forcément. Quand je suis exposée, c’est que je suis sur scène. Hors scène, je suis incognito, je prends le métro, le bus… C’est ma façon d’être. La musique, c’est comme une mission. J’aime ce que je fais, c’est une passion, mais j’y prends goût parce que je donne de l’amour à travers ma voix. C’est tout ce qui m’importe.

Est-ce que vous composez vos textes ?

Aujourd’hui, oui. J’ai commencé à composer à partir du deuxième album solo, renaissance, qui est sorti en 2009. Puis, j’ai quasiment tout écrit dans l’album Divinement love. Ma philosophie de vie, c’est de ne rien regretter. Quand je fais quelque chose, c’est parce que je veux le faire et que je sens qu’il faut le faire. Je ne force à rien ! Je suis très satisfaite de ce qu’ai fait jusqu’à présent.

Alors, ce concert… Le premier où vous êtes la tête d’affiche ?

C’est une transe, un stress, un truc dans mon corps… Premier concert, donc je serai obligée de revenir sur tout ce que j’ai fait depuis le début.

Pourquoi avoir attendu 20 ans ?

C’était peut-être pas le moment… il y a eu des changements de production, d’équipes de management… Le temps étaient venu et puis, au bout d’un moment, on arrive aux vingt ans et on se dit qu’on va le faire… Mais c’est parce que je l’ai vraiment demandé. Il serait quand même temps que je fasse mon concert ! Et nous y voilà.

Si vous n’aviez pas réussi ce départ, qu’auriez-vous fait ?

J’aurais été hôtesse de l’air ! J’étais partie pour. C’est un métier que j’adore parce que j’aime voyager, je n’aime pas la routine… On voit toujours de nouvelles têtes et j’ai besoin d’être captivée par des personnes que je ne connais pas forcément ni ne vois tous les jours… C’est un métier qui offre du changement perpétuel. Si je n’avais pas continué sur cette voie, j’aurais été hôtesse de l’air.

Vous avez sorti avec Fred Caracas, Mizik art, un single extrait de votre album sorti l’an dernier, Divinement love…

On travaille la promotion de cet album. On a trop tendance aujourd’hui à préparer autre chose sitôt qu’un album est sorti… Moi, j’ai travaillé cet album et je dis à mon manager Eric Siar qu’il faut le faire vivre pendant un an, un an et demi ! On a sorti ce single, mais on va faire aussi le clip avec Fally Ipupa, le Mema nga, le clip avec Mikaben, Pou mwen, avec Olivier Duret… J’ai tenu à faire des clins d’œil aux autres communautés qui m’ont toujours bien reçue, l’Afrique et Haïti. Il me fallait donc faire des duos en représentation de cela…

Y en aura-t-il sur scène ?

Oui (elle rit)… C’est vrai que les invités prestigieux, je ne les nomme pas, mais il y en aura !

Quel regard portez-vous sur le zouk aujourd’hui ?

On est essoufflés, on est un peu perdus sur les bords… Moi, je continue à y croire. Tant que les gens aimeront le zouk et aimeront le danser, le zouk existera encore. Il faut maintenant, je pense, recadrer et avoir un nouvel objectif pour le faire durer encore ! Kassav a déjà travaillé et il faut poursuivre ce travail.

Faut-il le renouveler ?

Il faut suivre l’évolution. Je ne peux pas critiquer la nouvelle génération qui fait un zouk différent de ce que je fais parce qu’ils ont été bercés par des musiques bien précises. Moi ado, j’écoutais les radios fun et j’étais très R’n’B, mais j’ai aussi été bercée par ce qui se passait au niveau de notre patrimoine, la biguine, la mazurka, le zouk, le gwoka, le bèlè… Je n’ai pas oublié les racines et même si la nouvelle génération chante du zouk kizomba, ça reste du zouk.

Quels artistes aimez-vous ?

J’ai toujours parlé de Marvin avant qu’il ne soit là où il en est. Je disais déjà qu’il avait beaucoup de choses à dire. J’ai toujours parlé aussi de Fanny J parce qu’elle a un potentiel. Elle a juste besoin d’un recadrage. Une évolution de carrière, ça ne se travaille pas seul. C’est toute une équipe autour qui permet à l’artiste d’évoluer. Moi, j’ai été entourée et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, je suis encore là et que je dure. J’ai eu des changements de prod et je sais pourquoi. L’encadrement, ce n’est pas seulement le management, la production, c’est aussi la famille, les amis… On est comme tout le monde, la seule différence, c’est qu’on est populaire.

Ca se vit facilement la popularité ?

 Ca peut se vivre difficilement… Dans mon cas, je l’ai ressenti avec l’éducation de ma fille. Elle a des amies dont les parents sont fans de moi et je dois recadre ma fille pour qu’elle ne parte pas dans un délire à dire « ma maman est une star ».

A quoi rêvez-vous encore ?

 

Mon pétillement, c’est mon public, c’est la scène… Le jour où je ne ressentirai plus ce pétillement, ce trac avant une scène, j’arrêterai. Mais pour l’instant, je l’ai toujours parce que je véhicule de l’amour aux gens et on me le renvoie.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 08:00

Le Sénat soutient une université des Antilles solidaire de sa soeur en  Guyane

Le groupe de travail sénatorial sur l’avenir de l’Université Antilles Guyane a présenté mercredi ses conclusions pour « sortir du marasme la situation universitaire dans les trois départements ». Le rapport tient en 23 recommandations autour de trois mots clé : « territorialité, attractivité et solidarité ». Considérant que l’UAG a « largement ignoré le pôle guyanais », les sénateurs plaident pour « une autonomie pédagogique et de gestion renforcée et sanctuarisée des pôles guadeloupéen et martiniquais d’une université des Antilles ». Ils considèrent que « dans un contexte budgétaire contraint et un cadre législatif invitant aux regroupements, la Guadeloupe et la Martinique doivent conserver une structure commune favorisant la mutualisation et garantissant une réelle lisibilité, en particulier dans la Caraïbe ». Quant a l’université de la Guyane, elle doit « miser sur des dispositifs incitatifs renforçant le niveau d’enseignement dispensé, sur le développement de l’enseignement à distance et sur la structuration d’une politique de recherche ciblée ». Le troisième axe, la solidarité, doit se traduire par « une politique volontariste de coopération entre l’université des Antilles et l’université de la Guyane, mais aussi avec les universités métropolitaines ou des zones caribéenne et sud-américaine, et de créer un Erasmus régional encourageant la mobilité des étudiants et valorisant les diplômes grâce à des cursus diversifiés ». Le rapport sera disponible en ligne sur le site du Sénat dès la fin de semaine.

FXG, à Paris

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 07:41

Les suicides sur le haut Maroni évoqués au Sénat

Mardi, la sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud a interpellé la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, sur l'augmentation du nombre de suicides sur le haut Maroni en Guyane. « Les peuples autochtones de Guyane, comme ceux du Canada, des Etats-Unis, et d'Australie, a déclaré la sénatrice, font partie des populations dont le risque suicidaire est le plus élevé. Ils font face à des conditions de vie considérablement dégradées et souffrent d'un manque de reconnaissance de leur mode de vie ancestral que la France a toujours refusé de prendre en compte. » C’est ainsi qu’elle a rappelé que la convention de l'Organisation Internationale du travail, reconnaissant le droit des peuples indigènes et tribaux, n'a jamais été ratifiée par la France.

Aline Archimbaud a demandé à la ministre quelles solutions elle entendait proposer pour « répondre aux besoins essentiels de ces populations, au respect de leurs modes de vie, et de leurs connaissances ancestrales, notamment par l'adaptation de l'école à la culture amérindienne ». Elle lui a encore demandé quelles garanties elle entendait donner à la poursuite du programme contre les suicides mené par l'association Ader sur le haut Maroni, et sur la possibilité de création d'un programme similaire sur le haut Oyapock.

George Pau-Langevin s'est montrée sensible à la problématique en confirmant sa volonté d'agir sur la prévention, sur la lutte contre les addictions et le phénomène d'isolement de ces populations.

FXG, à Paris

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 07:37

Nathalie Fanfant est la seule Antillaise au conseil de Paris

nathalie-fanfant-au-conseil-de-Paris.jpgOn s’attendait à voir revenir siéger au conseil de Paris la comédienne guadeloupéenne, Firmine Richard, mais la cuisine électorale de l’entre deux tours entre les socialistes et les écologistes en a voulu autrement. Celle qui avait ete élue en 2008 sur la liste de Bertrand Delanoë ne sera plus que conseillère du 19e arrondissement. En revanche, malgré la victoire de la liste socialiste dans le 20e arrondissement, la Martiniquaise Nathalie Fanfant, qui était 2e sur la liste UMP-MoDem, a gagné ses galons de conseillère de Paris. Sa liste fait une avancée notable dans cet arrondissement réputé à gauche en dépassant les 30 %. Résultat, elle se retrouve la seule Martiniquaise et même la seule originaire d’Outre-mer à siéger à l’Hôtel de ville de la capitale. Un positionnement qui devrait lui ouvrir des perspectives plus favorables en vue des prochaines élections législatives de 2017. En 2012, Nathalie Fanfant, candidate UMP au siège de député face à la socialiste George Pau-Langevin, n’avait totalisé que 26,5 % des suffrages.

FXG, à Paris

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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 09:00

La discrète ascension de Samia Badat

Samia-BADAT-KARAM.jpgSamia Badat Karam a été élue dimanche 13 avril adjointe au Maire du 16e arrondissement de Paris sur la liste de Claude Goasguen, élue au 1er tour. C’est pour cette Réunionnaise de 35 ans, établie à Paris depuis 2007, le résultat de plus de 10 ans d’engagement et de militantisme politique. Chef de cabinet de Nassimah Dindar au conseil général de la Réunion, elle avait ensuite rejoint l’Hexagone où elle est devenue chef de cabinet du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer, Patrick Karam (qui est devenu, depuis son mari). Elle avait été nommée co-responsable des jeunes UMP de La Réunion en 2005 par Nicolas Sarkozy, dont elle a été le porte-parole pour les ultramarins de l’Hexagone lors des présidentielles de 2012. Elle est secrétaire nationale de l’UMP depuis février 2011, et a également rédigé le programme de Nathalie Kosciusko-Morizet pour les Parisiens originaires d’Outre-mer lors des municipales de 2014.

Elle devra conjuguer ce premier mandat politique local avec ses fonctions professionnelles puisqu’elle est, depuis le mois de janvier, secrétaire générale de la FEDOM.

FXG, à Paris

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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 09:00

Delegation-FEDOM-et-GPL.jpgJean-Pierre Philibert, à la tête d’une délégation de la Fédération des entreprises d’outre-mer (le président du Medef Martinique, Philippe Jock, son homologue de Saint-Pierre et Miquelon, Roger Hélène, le vice-président des MPI Martinique, Herve Toussay, et la secrétaire générale de la FEDOM, Samia Badat) s’est entretenu près de deux heures durant, vendredi, avec la nouvelle ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. L’entretien a été qualifié de « courtois, cordial et plus constructif qu’il n’est d’usage dans ces premiers tours de piste », par le président de la FEDOM. Interview.

« Nous ne sommes pas quittes avec les déclarations de Manuel Valls »

Les mesures annoncées par le Premier ministre sont-elles suffisantes pour nos économies ultramarines ?

JP-Philibert.jpgLa ministre a bien conscience que les dispositions annoncées par Manuel Valls sont des dispositions qui ne suffisent pas pour l’Outre-mer puisque les réductions de charge sur les bas salaires bénéficient déjà aux Outre-mer comme les dispositifs de réduction de charges d’allocations familiales qui concerneront les salaires compris entre 2,6 et 3,5 SMIC, de même, les mesures sur la contribution sociale sur les sociétés ne concerneront que les grands groupes…Il faut donc aujourd’hui une déclinaison du pacte de responsabilité et de solidarité qui soit spécifique à l’Outre-mer pour améliorer d’une façon encore plus sensible notre différentiel de compétitivité.

Lui avez-vous fait des propositions ?

Nous avons proposé que le pacte prévoie une augmentation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) au moins pour les entreprises des secteurs exposés au titre de la loi de développement économique (LODEOM). Elle n’a pas marqué d’hostilité à cela, même si ses services travaillent sur d’autres pistes, parallèlement ou en complémentarité. Nous serons amenés à nous revoir rapidement, dès que nous aurons les chiffres des déclarations de salaires de l’année 2013. Ils nous permettront de calculer ce que coûte un point de majoration du CICE dans chaque territoire. Nous sommes venus nous assurer que nous n’étions pas quittes avec les déclarations de Valls et que le gouvernement entendait bien aller au-delà pour l’Outre-mer. Elle a été sensible à un argument soulevé par l’entrepreneur réunionnais Jérôme Isautier qui redoute qu’en améliorant la compétitivité des entreprises françaises, on améliore celle de nos principaux concurrents. Du coup, cela rend encore plus nécessaire que l’on traite bien notre différentiel de compétitivité.

La ministre a-t-elle aussi fait des propositions ?

Aujourd’hui, on a un abattement sur les bas salaires avec un coefficient de 0,281. Il devrait être un peu superieur, à 0,2825, puisqu’on n’a pas tenu compte, en 2014, de l’augmentation des cotisations vieillesse. La ministre n’exclut pas d’aller au-delà de ces 0,28 pour prendre en charge autres chose que les simples cotisations vieillesse et famille… Pourquoi pas, c’est une autre piste.

Vous a-t-elle donné l’impression qu’elle bénéficierait du même soutien du Premier ministre que son prédécesseur avait auprès de Jean-Marc Ayrault ?

Elle était déjà membre de l’ancienne équipe gouvernementale et elle est sortie confortée du remaniement. Elle a beaucoup d’appuis au gouvernement et je ne crois pas que, de ce point de vue, elle soit une ministre plus affaiblie que ne l’était Victorin Lurel. Mais nous sommes bien conscients l’un et l’autre que l’on a nommé à Bercy un homme redoutable en la personne de Christian Eckert. Nous avons donc des combats à partager. On a mis sur la table un certain nombre de propositions sans rentrer dans les détails. Cela fera l’objet de la concertation avec ses services et nous sommes déjà prêts à argumenter sur le CICE, mais aussi sur un dispositif spécifique au secteur vital du bâtiment. Les chiffres sont calamiteux que ce soit à la Réunion, en Guadeloupe ou en Martinique. Elle en est convenue.

Les mesures des zones franches vont commencer à être dégressives à partir de 2015…

Nous le lui avons rappelé et nous lui demandons leur prorogation.

Et la mise à plat fiscale proposée par Lurel ?

Ca fait toujours partie du projet, mais tout ça va prendre un peu de temps et nous, nous avons une exigence immédiate : qu’est-ce qu’on va mettre en plus outre-mer par rapport à ce que le Premier a annoncé. Ensuite, on pourra redéfinir les quanting des lois fiscales et la cohérence d’une loi d’ensemble sur l’outre-mer.

La ministre attend elle aussi du patronat ultramarin des contreparties en termes d’emploi…

Nous jouons le jeu. Quand on signe une convention avec Ladom et que ça se traduit par 300 jeunes réunionnais formés en métropole et qui vont trouver un emploi à la Réunion, quand on va conventionner avec le Service militaire adapté… Nous sommes dans cette dynamique et nous ne rechignerons pas à la condition qu’on ait les bons indicateurs et les bons outils de developpement. Ca viendra naturellement, même si nous sommes incapables aujourd’hui de quantifier et de dire qu’un point d’exonération de charge correspond à une centaine ou un millier d’emplois.

Certains ont mis en cause les capacités de la ministre en matière économique. Etes-vous rassurés ?

Sortie-FEDOM-ministere.jpgElle nous a rassurés de ce point de vue –là, car je crois qu’elle a la volonté de prendre les choses à bras le corps. Elle garde le cabinet de son prédécesseur. Brice Blondel, le conseiller fiscal de Victorin Lurel, va rester. Il connaît tout le dossier et c’est un pragmatique avec lequel on a déjà bien travaillé. Nous avons pu évoquer la réforme de l’octroi de mer et la TVA NPR (non perçue récupérable, ndlr). La ministre a bien signalé que Bercy n’aimait pas ce dispositif, mais nous lui avons rappelé que c’est surtout le terme que Bercy n’aimait pas. Son conseiller fiscal lui a confirmé que c’était une aide extrêmement précieuse pour l’investissement au service de la production locale. Elle a évoqué la loi sucre pour savoir ce qu’on en pensait, où ça en était, le problème des filières courtes agricoles qui est en discussion au Sénat. On a le sentiment qu’elle est déjà dans les dossiers.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 08:14

La conjoncture Outre-mer en 2013

Nicolas-de-Seze-Philippe-Lacognata.jpgNicolas de Sèze et Philippe La Cognata, les patrons de l’institut d’émission des départements d’Outre-mer, ont présenté, hier à Paris, les orientations de la conjoncture économique dans les territoires d’Outre-mer pour l’année 2013.Globalement les économies ultramarines ont connu un climat des affaires mieux orienté, une inflation maîtrisée, mais le marché de l’emploi reste sous tension, la consommation des ménages, timide, et l’investissement à la peine.

FXG, à Paris


La Martinique manque d'air

 

A la Martinique, apres une année 2012 sans croissance, l’année 2013 n’a pas été mieux. Certes l’indicateur du climat des affaires s’est amélioré, mais personne ne veut investir sérieusement. Au mieux, on remplace… La faiblesse de la demande intérieure pénalise l’activité économique. La morosité touche l’agriculture, l’industrie, le BTP, le commerce… Heureusement, le tourisme est reparti (1,7 % de fréquentation en plus avec 651 808 touristes, 1 623 870 passagers à Aimé-Césaire et un regain dans la croisière avec une hausse de 12,7 %)…

Les chefs d’entreprises restent prudents. Le taux d’inflation est modéré (1,3 %) malgré la hausse des prix de l’alimentation (1,8 %), des services (1,1%) et des produits manufacturés (0,3 %). C’est le prix de l’énergie qui a baissé de  2,1 % en 2013. Les chiffres du chômage ne sont pas bons. Avec 44 583 chômeurs inscrits, la hausse est de 2,7 %. Les plus de 50 ans sont en progression de 13,4%. Les offres d’emploi, elles, sont en baisse de 8,3 % pour atteindre le nombre de 7 592.

Les gens consomment peu. Les importations de biens d’équipement électrique et ménager sont en repli de 14,4 %, tout comme les immatriculations de véhicules particuliers (-3,8%). Les crédits à la consommation aussi sont en recul de 2,7%. Même le chiffre d’affaires des hypermarchés croit lentement (+2,5 % contre 5,4 % en 2012). C’est dire ! Les gens préfèrent épargner que consommer.

L’absence de visibilité (remise en cause et réforme de la défiscalisation en 2013) a conduit les chefs d’entreprises à reporter leurs investissements. Les importations de biens d’équipement professionnel ont recule de près de 4,5% de même les véhicules professionnels (-6 %). Ils ont aussi moins eu recours à l’emprunt pour leurs investissements (-2,7%).

Ainsi les importations sont en décrue (les importations d’hydrocarbures ont baissé de 35,6 %. Les exportations aussi sont moindres en raison de la baisse des exportations de produits pétroliers vers la Guyane et la Guadeloupe. Mais sans le poste carburant, les exportations progressent avec le matériel de transport (+52,7%) et les produits de l’industrie agroalimentaire (+12,8%).

La filière banane a souffert de la cercosporiose noire et les tonnages produits ont chuté de 16,8 % pour atteindre 155 575 tonnes en 2013. La canne a eu des rendements moindres aussi malgré la croissance des surfaces cultivées. Le tonnage produit ne croit au final que de 1,5 % avec 177 921 tonnes partagées entre les distilleries (135 050 tonnes) et la sucrerie du Galion (42 872 tonnes). La production locale de viande a augmenté de 6,5 %.

Dans le BTP, c’est la crise. Les ventes de ciment chutent de 7,6 % avec 171 168 tonnes. Heureusement, les logements commencés sont en hausse de près de 20 %.. Les industries liées au bâtiment suivent les mêmes avanies. Seule l’agroalimentaire connaît une hausse de ses exportations (12,8%), mais la production de rhum a baissé de 5 % et celle de sucre de 25 %.

L’IEDOM anticipe un mieux dans les prochains mois avec les nouveaux projets structurants, le TCSP, et de meilleures perspectives dans le logement. La Martinique doit encore identifier des relais de croissance pour relancer son économie et enrayer le chômage. Le tourisme pourrait etre un de ces leviers.

 


 

Des signes de reprise de l’économie guyanaise

Nicolas de Sèze et Philippe La Cognata, les patrons de l’institut d’émission des départements d’Outre-mer, ont présenté, hier à Paris, les orientations de la conjoncture économique dans les territoires d’Outre-mer pour l’année 2013.Globalement les économies ultramarines ont connu un climat des affaires mieux orienté, une inflation maîtrisée, mais le marché de l’emploi reste sous tension, la consommation des ménages, timide, et l’investissement à la peine.

A la Guyane, les indicateurs économiques ont ete marqués par des signes de reprise de la consommation des ménages et des investissements des entreprises à partir du 3e trimestre. En revanche, la situation de l’emploi s’est dégradée : 21 000 personnes inscrites au chômage, en hausse de 12,5 %. Les femmes sont bien plus touchées que les hommes (12 867 contre 8 914).  Les moins de 25 ans sont 3 699 et les plus de 50 ans sont 3 966. Quant aux bénéficiaires du RSA, ils sont 17 125, en hausse de 11,3 %. Ainsi l’indicateur du climat des affaires n’a pas été au beau fixe (8 points en dessous de sa moyenne de longue durée), même s’il a eu tendance à réamorcer une légère hausse à la fin de l’année. L’inflation a été contenue à 1,4 %, tirée principalement par les prix de l’alimentation (+3,1%) et des services (+1%).

La consommation des ménages a progressé de 9 % avec les biens de consommation a contrario des biens d’équipements électriques et ménagers (en baisse de 4,4 %), des ventes de véhicules particuliers (-1,6%)… Signe positif, les crédits à la consommation repartent à la hausse  (+3,7 %), mais le nombre d’interdits bancaires aussi (+6,4%).

Les entreprises ont investi malgré des prévisions défavorables. Les importations de biens d’équipement ont crû de 15,7 % et les crédits d’investissement aux entreprises de 5,3 %.

Les exportations ont cru de 31 % pour une valeur de 292,6 millions d’euros. Un beau chiffre, mais moindre qu’en 2012 quand la hausse avait atteint 44 %. C’est la faute aux forages pétroliers ! Les machines de sondage et de forage ont ete réexportées à Trinidad… Les importations ont connu globalement une hausse de près de 7 % pour une valeur de 1 588,9 millions d’euros.

L’activité dans le monde agricole et les industries agroalimentaires est bien orientée (hausse de l’abattage et baisse des importations de viande). Les quantités de poissons exportées augmentent de moins de 2 % et le tonnage (environ 600) de crevettes à l’export croit de 7,4 %. Mais on reste bien en dessous des 1500 tonnes de crevettes exportées jusqu’en 2009.

Le secteur de la construction étouffe, les ventes de ciment ont chuté de près de 10 % et le nombre de logements sociaux mis en chantier recule ; 609 en 2013 contre 1087 en 2012.

Les secteurs aurifere et bois sont en berne. La Guyane a exporté 1,35 tonnes d’or en 2013 (- 21,9%) pour une valeur de 44 millions (-32,3%). Meme chose avec le bois dont les exportations ont chuté de 20 % pour une valeur de 2 187 millions d’euros. Quant au spatial, avec 7 tirs contre 10 en 2012, la aussi c’est un repli. C’est le tourisme d’affaires qui rattrape un peu ces mauvais résultats avec une hausse  de 2% du nombre de passagers a Félix-Eboué pour atteindre 437 599 voyageurs. Mais le nombre de nuitées a baissé de 282 000 à 273 000. Mais l’activité est, selon les professionnels, bien orientée.

Avec tout ca, les entrepreneurs guyanais anticipent une amélioration de leur activité. Pour autant, ils ne prévoient pas d’investir à court terme. L’activité BTP reste incertaine en 2014. Le programme spatial, plus conséquent cette année, devrait encore contribuer à la croissance guyanaise, tout comme le tourisme d’affaires. Les anticipations pour les premiers mois de cette année sont positives. L’or reste à la baisse, c’est une tendance internationale. Quant au mirage du pétrole offshore, l’IEDOM n’envisage des perspectives de developpement qu’à très long terme.

 


 

L’économie guadeloupéenne hésitante en 2013

Nicolas de Sèze et Philippe La Cognata, les patrons de l’institut d’émission des départements d’Outre-mer, ont présenté, hier à Paris, les orientations de la conjoncture économique dans les territoires d’Outre-mer pour l’année 2013.Globalement les économies ultramarines ont connu un climat des affaires mieux orienté, une inflation maîtrisée, mais le marché de l’emploi reste sous tension, la consommation des ménages, timide, et l’investissement à la peine.

A la Guadeloupe, les indicateurs économiques sont restés marqués par l’attentisme et l’incertitude.Néanmoins, l’indicateur du climat des affaires s’est redressé, après avoir reculé depuis mi-2012, pour retrouver son niveau moyen de longue durée.Le marché du travail continue de se détériorer. On comptait, en fin d’année, 60 393 inscrits au chômage, en hausse de 1,4%. Premiers concernés par cette hausse les plus de 50 ans. C’est le nombre d’offres d’emploi qui est inquiétant : 9 380, en baisse de 24,7%, le plus bas niveau depuis 2000 ! L’IEDOM parle de recul historique.

Les prix ont augmenté de 0,9 % après une hausse plus forte l’année précédente (+1,9). Pour autant, la consommation des ménages  reste prudente et orientée à la baisse. Les importations de produits alimentaires sont en baisse de 4,8% et celle des biens de consommation de 3,6 %. On se situe toutefois à des niveaux supérieurs à ceux d’avant la crise de 2009. Même prudence des particuliers avec les crédits a la consommation qui stagnent (-0,1%). Les patrons du commerce ont toutefois observé une reprise au second semestre. D’ailleurs, le nombre de personnes en interdiction bancaire (20 478) a baissé de 2,1% et le nombre de dossiers de surendettement (287) aussi (-0,7%).

On observe aussi un mieux dans l’investissement, mais les entrepreneurs ont été pénalisés par la remise en cause de la défiscalisation et sa réforme. Ils ont cependant importé globalement plus de biens d’équipement (+18,2%) et leurs encours de crédits d’investissements ont connu une petite progression (+0,9%). L’investissement immobilier a progresse aussi, mais à un rythme ralenti (les crédits à l’habitat ont augmenté de 3,9 % contre 8,2 % en 2012.

Côté balance commerciale, l’année avait bien commencé, mais cette hausse n’a pas tenu le reste de l’année. Mais en cumul annuel, les importations ont progressé de 3,8 %. Quant aux exportations, elles ont connu une très forte hausse de près de 25 % en raison de « mouvements atypiques » sur les produits pétroliers. Sans ces derniers, la hausse des exportations n’atteint que 8%.

L’activité dans le monde agricole a subi une mauvaise récolte cannière (448 022 tonnes en baisse de 23,5%). La production de sucre est en baisse (15 %), celle de rhum aussi (9,8%). La banane, en revanche, s’exporte davantage avec 65 661 tonnes, en hausse de 8,9 %.

Côté BTP, on a perdu plus de 700 emplois (apres en avoir perdu 3 176 en 2012). Les ventes de ciment ont baissé de 5,5 %. On a donc moins construit de logements (-8,1%)…

Le tourisme progresse en 2013. Le trafic passager à Pôle Caraïbes a cru de 2% pour atteindre 1 925 047 passagers. Et si le nombre de nuitées a baisse de 0,6 %, le taux d’occupation des chambres d’hôtel s’améliore de 0,9 %. L’effet Route du rhum-Destination Guadeloupe se fait déjà ressentir, estime l’IEDOM. La croisière reste stable et bien orientée avec 158 354 passagers. La saison 2013-2014 se présente bien.

Si le secteur du commerce se porte bien, le marché automobile s’embourbe. Les ventes chutent de 6,9 %, « le plus bas niveau de la décennie ».

L’activité financière marche elle aussi au ralenti et les crédits immobiliers enregistrent un taux de croissance historiquement bas (1,7%). La collecte d’épargne est restée dynamique avec une hausse de 4,3 % pour atteindre 7,4 milliards.

Malgré ces chiffres, l’économie guadeloupéenne présente des signes d’embellie depuis le deuxième semestre 2013, mais tout reste fragile. On attend que se consolide l’activité dans les secteurs agricoles, industriels et le BTP… Bref, rien n’est gagné.


L’économie réunionnaise montre de timides signes d’amélioration

Nicolas de Sèze et Philippe Lacognata, les patrons de l’institut d’émission des départements d’Outre-mer, ont présenté, hier à Paris, les orientations de la conjoncture économique dans les territoires d’Outre-mer pour l’année 2013.Globalement les économies ultramarines ont connu un climat des affaires mieux orienté, une inflation maîtrisée, mais le marché de l’emploi reste sous tension, la consommation des ménages, timide, et l’investissement à la peine. A la Réunion, les indicateurs économiques semblent indiquer un retour à la confiance de la part des entrepreneurs même si ca ne se voit pas encore dans les chiffres. Les prix ont augmenté de 1,4 % apres une hausse plus modérée l’année précédente (+0,9). Si la consommation des ménages s’est maintenue (les ventes de véhicules particuliers se sont redressées apres un fort recul des ventes en 2010-2011), les crédits à la consommation sont en baisse de 2,8 %, ce qui ne présage rien de bon pour la croissance. Pour autant, l’IEDOM observe une stabilisation du marché du travail grâce à une hausse du nombre d’emplois aidés (13 348 contrats). Mais le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois connaît tout de même une hausse de 1,3%.

Côté investissements, les prévisions peinent à retrouver une orientation durablement favorable. Les ventes de biens d’équipement professionnel et les ventes de véhicules professionnels reculent de 7 %, tout comme les crédits aux entreprise (-3,5%). En revanche, les crédits aux collectivités locales croissent de 1,3%.

Le logement social, heureusement, continue de soutenir le secteur immobilier. Les crédits immobiliers aux entreprises progressent bien de 12,4%, contre 2,4 % pour les particuliers qui privilégient l’achat dans l’ancien.

Les échanges avec l’extérieur reculent et les importations baissent de 5 % contre 2.7%  l’année d’avant. Cela est du à la baisse des importations des biens d’équipement professionnel et des carburants. Seules les importations pour le secteur agroalimentaire augmentent. Résultat, le produit de l’octroi de mer a baissé de 2,1 % en 2013. En balance, les exportations ne se portent guère mieux, en baisse de 3,5% malgré la hausse des exportations de produits sucriers et de la légine. Le repli des exportations s’explique surtout par la ré-exportation des produits pétroliers (-3,9%) et des déchets industriels et ménagers (-21,5%).

Le secteur agricole est morose, l’activité agroalimentaire se contracte (-11,9% pour le rhum). Heureusement, la consommation locale des produits agroalimentaires est bien orientée, portée par la mise en place du bouclier qualite prix.

Le secteur du BTP reste dans l’attente des nouveaux chantiers (route du littoral). Les effectifs du BTP se sont tassés de près de 5 %. L’activité touristique reste mitigée avec une fréquentation hôtelière en recul de 3,3 %.

L’activité financière est peu dynamique, même si l’épargne progresse (4,9%) et que les créances douteuse sont en repli de 4 % contre une hausse  de 6,2 % en 2012. Au final le produit net bancaire des quatre banques principales de la place chute de 3,1 %.

L’optimisme affiché par les professionnels à la fin 2013 devrait se traduire par un regain en 2014. Pour transformer l’essai, la Réunion doit mobiliser le dynamisme de son entreprenariat et développer davantage son potentiel d’innovation grâce notamment aux contrats de plans européens pour la période 2014-2020.


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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 09:06

Le sénateur Antoinette veut sensibiliser Matignon et l’Elysée à la ZEE

« Le moment est venu d’ériger la mise en valeur des zones économiques exclusives (ZEE) en priorité stratégique. » Le sénateur de la Guyane, Jean-Etienne Antoinette, est l’un des trois rapporteurs qui a inventorié les potentiels de la ZEE et analysé ses opportunités pour le compte de la délégation outre-mer du Sénat. Ce rapport adopté mardi dernier au Sénat, a donné lieu à dix recommandations classées selon trois axes : « La mise en place d’une gouvernance nationale cohérente et offensive ; la fédération des énergies de l’ensemble des acteurs pour le plus grand bénéfice des territoires ; la promotion aux échelons local, national, européen et mondial d’un cadre normatif favorable à une économie bleue attractive et durable. » La réforme en cours du code minier devra-t être l’occasion, selon la délégation outre-mer du Sénat de prendre en compte les spécificités des outre-mer et des activités offshore. Pour ne pas rester dans l’incantatoire, Jean-Etienne Antoinette a obtenu que ce travail soit communiqué à l’Elysée et à Matignon. Des rendez-vous sont d’ores et déjà à l’étude.

FXG, à Paris

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