Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 07:48
La reine des Amazones au Plateaux sauvages

Laetitia Guédon et la reine des Amazones

Quel lien entretienne les femmes avec le pouvoir et la puissance ? Cette question est le fil rouge de la résidence théâtrale que la metteure en scène Laetitia Guédon et la dramaturge Marie Dilasser ont consacré cet automne à la recherche et l’expérimentations autour de la figure de l’Amazone sur la scène des Plateaux sauvages à Paris. Penthésilé·e·s Amazonomachie prend sa source dans un mythe très ancien, et révèle une actualité brûlante : celle d’un monde en évolution où les femmes tentent de prendre une nouvelle place. Tour à tour guerrière insatiable de violence et de mots, corps métamorphosé mi-femme/mi-homme/mi-animal, ou déesse au langage vocal insondable, Penthésilée est la reine des Amazones, cette tribu guerrière qui n’admet pas les hommes chez elle. Avec ce spectacle polymorphe, Laëtitia Guédon aborde la question du pouvoir et de la relation complexe que les femmes entretiennent avec lui, mais aussi celle de la puissance et des espaces de révélations qu’elle offre aux femmes : héroïnes ou simples mortelles. « Nous avons construit un oratorio-manifeste pour les générations futures sur le lien qu’entretiennent les femmes avec le pouvoir et la puissance en posant la question d’une possible réconciliation. » La sortie de résidence a eu lieu le 15 janvier dernier, en attendant une fenêtre ouverte dans les salles de spectacles. Avec Seydou Boro, Marie-Pascale Dubé et Lorry Hardel.

FXG
Laëtitia Guédon

Laëtitia Guédon, la fille du peintre martiniquais Henri Guédon, s’est formée à l’École du Studio d’Asnières comme comédienne, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en mise en scène. En 2006, elle fonde la Compagnie 0,10 et dirige le Festival au Féminin à Paris de 2009 à 2014. Elle crée Troyennes – Les morts se moquent des beaux enterrements, d’après Euripide, en 2014. En 2015, elle rejoint le collectif d’artistes associés à la Comédie de Caen – CDN de Normandie et crée SAMO A tribute to Basquiat de Koffi Kwahulé. Depuis 2016, elle dirige Les Plateaux Sauvages. 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 04:16
Les acquisitions indélicates de l'adjointe au maire de Fort-de-France

Elisabeth Landi plaide coupable pour l’achat d’un immeuble à Fort-de-France

Vendredi 19 février devait comparaître devant le procureur de la République de Fort-de-France Elisabeth Landi, deuxième adjointe au maire, en charge du patrimoine, à la ville de Fort-de-France jusqu'en juin 2020, pour des faits de prise illégale d’intérêts. Il s’agit d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une procédure qui permet de juger rapidement l'auteur d'une infraction qui reconnaît les faits reprochés. On parle aussi de plaider-coupable. Elle est appliquée pour certains délits à la demande du procureur de la République ou de l'auteur des faits. Les faits poursuivis sont les suivants : l’achat à la ville de Fort-de-France pour 40 000 euros de l’immeuble situé au 33 rue Moreau de Jonnes à Fort-de-France par une société civile immobilière détenue par Elisabeth Landi, son fils et une tierce personne. La loi prévoit que les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire peuvent acquérir une parcelle d'un lotissement communal après estimation des biens concernés par le service des domaines et avec une délibération motivée du conseil municipal. Le bien, estimé à 150 000 euros, a eu pour premier locataire le président du tribunal de grande instance qui en a rapidement déménagé quand l’odeur du scandale s’est fait sentir…

Des faits signalés en janvier 2019

Ces faits ont été signalés au parquet de Fort-de-France en janvier 2019 par Anticor, une association qui lutte contre tous phénomènes de corruption. Il aura fallu deux ans au parquet de Fort-de-France pour boucler son enquête et décider de ce traitement judiciaire pour le moins singulier eu égard à la qualification de prise illégale d’intérêts. Généralement, dans ce genre de délit, la procédure est le plus souvent une ouverture d’information judiciaire et la nomination d’un juge d’instruction. En l’occurrence, le juge aurait alors entendu le notaire, le maire… « Ce n’est pas forcément scandaleux, a déclaré le coordinateur des groupes départementaux d’Anticor, Didier Melmoux, si le procureur propose une peine à la hauteur du délit, une peine d’inéligibilité par exemple… » Mais il s’étonne que seule Elisabeth Landi soit convoquée et se désole que la ville de Fort-de-France ne se soit pas même constituée partie civile quand son préjudice subi a été évalué à 110 000 euros alors que ses finances sont dans le rouge vif ! « Impossible en ce cas, poursuit M. Melmoux, de demander réparation au nom de la ville ! » Anticor regrette d’autre part de n’avoir été averti qu’en début de semaine de cette convocation. Le conseil d’administration d’Anticor a dû voter en hâte, jeudi après-midi, sa constitution de partie civile pour être représenté ce vendredi matin à l’audience.

FXG

Partager cet article

Repost0
19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 07:49
Vidal et la zeb a pik

La ministre de la Recherche réagit mollement à la découverte du Dr Joseph

Le député GDR de la Guyane, Gabriel Serville, a interpellé mardi à l’Assemblée nationale la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur « les découvertes prometteuses du docteur Henry Joseph, directeur du laboratoire Phytobôkaz en Guadeloupe, concernant l’herbe à pic et sa capacité à rendre les cellules hôtes de la covid-19 hostiles au développement du virus ». La ministre Frédérique Vidal a ainsi cité le médicament à base d’herbe à pic de Phytobôkaz : « Cette plante dont les vertus sont exploitées depuis des siècles suscite un grand engouement. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan, mais, en tant que biochimiste, je ne peux évidemment que reconnaître l’apport potentiel de molécules présentes dans les pharmacopées traditionnelles, particulièrement dans les pays tropicaux et subtropicaux, riches en biodiversité. »

Elle n’a pas davantage voulu saluer la découverte au sujet de laquelle le chercheur Damien Bissessar qui travaille chez Phytobokaz, a indiqué que « chimiquement, la molécule » d’herbe à pic testée a permis de montrer qu’elle a une action « inhibitrice sur l’enzyme DHODH qui permet la réplication des virus à ARN » tout en prévenant qu' « il faudra encore réaliser les études cliniques ». En conclusion de sa réponse elliptique au député Serville, la ministre a ajouté : « Le quatrième programme d’investissements d’avenir prévoit dans le cadre des programmes d’excellence, d’accompagner les établissements ultramarins porteurs de projets de transformation ambitieux : cette volonté est exprimée de manière explicite dans le cadre des appels à projets, notamment pour le volet de la recherche. » Le ministère aurait sans doute préféré voir la découverte du docteur Henry Joseph dans des organes tels que Nature, Science ou the Lancet pour pour montrer le même enthousiasme que les Guadeloupéens.

FXG

Partager cet article

Repost0
19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 05:16
La commission d'enquête a été installée mercredi 17 février 202& à l'Assemblée nationale

La commission d'enquête a été installée mercredi 17 février 202& à l'Assemblée nationale

Un binôme guyanais à la tête de la commission d’enquête sur l’orpaillage clandestin

L’Assemblée nationale a installé mercredi dernier la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane. Cette proposition de commission d’enquête proposée par le député Gabriel Serville au nom de son groupe politique, Gauche démocrate et républicaine, avait été jugée recevable en janvier dernier par la commission des lois. Son bureau a été désigné dans la foulée. Le député Lénaïck Adam en est le président et son collègue Serville, le rapporteur. « C’est un sujet essentiel quand on connaît les impacts néfastes des garimpeiros sur notre territoire », avait sitôt élu twitté Lénaïck Adam. La commission d’enquête parlementaire débutera ses travaux (auditions, déplacements, enquêtes sur pièce et sur place) en mars prochain et devra les avoir achevés en juillet 2021. L’orpaillage clandestin représente 10 à 12 tonnes d’or par an et 6 à 10 000 orpailleurs illégaux quand la production légale d’or en Guyane n’est que de 1 à 2 tonnes avec un manque à gagner économique et fiscal, des incidences écologiques et des problèmes de sécurité publique. Depuis des années, ce problème empoisonne au sens propre comme au sens figuré le quotidien des Guyanais et ce malgré l’instauration en 2002 du dispositif Anaconda devenu en 2008 l’opération Harpie. « Est-ce que c’est un problème de moyens financiers, de moyens humains ? Est-ce que le matériel n’est pas adapté ? Est-ce que c’est la stratégie qui ne convient pas à la configuration de la forêt guyanaise ? Nous voulons comprendre pourquoi le système ne fonctionne pas », se demande Gabriel Serville.

Une enquête tanspartisane

La commission d’enquête s’est donnée pour but d’évaluer les opérations de lutte contre l’orpaillage illégal, d’effectuer un examen de la législation en cours et de faire des propositions pour corriger les éventuels dysfonctionnements. Elle devra encore approfondir la connaissance des impacts sanitaires, environnementaux, économiques et sociaux des activités d’orpaillage illégal, d’identifier des responsabilités liées à l’empoisonnement des populations, évaluer l’efficacité des politiques publiques menées contre ce phénomène, notamment et contre ses conséquences sanitaires et environnementales et enfin poser la question de la pertinence de l’indemnisation des victimes empoisonnées au mercure.

Lénaïck Adam qui disposera, en tant que président de cette commission d’enquête, de pouvoirs d’investigation étendus avec la possibilité de sanctions pénales pour ceux ou celles qui refuseraient de lui répondre, est déjà très familier du sujet.  Il s’est d’ores et déjà engagé à associer aux travaux de la commission les populations, notamment autochtones, les collectivités locales, les orpailleurs légaux, les services de l’Etat, les gouvernements limitrophes et les organismes de protection de l’environnement. « Le fléau qu’est l’orpaillage clandestin concerne l’ensemble des Guyanais », a déclaré Lénaïck Adam qui s’est félicité de conduire cette commission en binôme transpartisan avec son collègue Gabriel Serville. L’enjeu est d’autant plus important que se préparent parallèlement le projet de loi « Climat et résilience » ainsi que la réforme du code minier.

FXG

Partager cet article

Repost0
18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 06:56
Les marais de Kaw en Guyane

Les marais de Kaw en Guyane

Requête rejetée contre les élections municipales à Regina

Le Conseil d’Etat a rejeté le 15 février la requête de Michel Quammie, confirmant la décision du tribunal administratif de Cayenne du 24 septembre 2020, relative à l’élection du conseil municipal de Régina-Kaw (commune de Guyane célèbre pour ses marais - photo). Michel Quammie demandait l’annulation du scrutin. Or, le Conseil d’Etat a observé que le requérant a été informé dès novembre 2019 de l’intention du maire de la commune de le radier des listes électorales et qu'il n’a pas contesté ce fait devant le tribunal judiciaire. Dès lors, il ne pouvait plus être considéré comme électeur de Régina-Kaw lors du dernier scrutin municipal et n’était pas fondé à contester le résultat des élections qui se trouve ainsi confirmé.

FXG

Partager cet article

Repost0
17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 07:00
Glyphosate et chlordécone : ça matche !

L’usage du glyphosate a engendré une résurgence du chlordécone

Une étude associant l’université Savoie Mont-Blanc, le CNRS, le CEA et le CIRAD montre une résurgence massive du chlordécone aux Antilles françaises depuis la fin des année 1990. Cette remontée du chlordécone serait liée selon les chercheurs à l’utilisation du glyphosate, un herbicide de post-levée bien connu aux Antilles sous son appellation commerciale de Round up. Après avoir observé des carottages de sédiments, les chercheurs ont émis l'hypothèse que l'utilisation du glyphosate, à partir de la fin des années 1990, induisait une modification du sol, de la zone s'étendant du haut du couvert végétal à la nappe phréatique, avec une augmentation de l'érosion qui conduit à la libération du chlordécone stable stocké dans les sols des champs pollués. « Les flux de chlordécone ont considérablement augmenté lorsque l'utilisation du glyphosate a commencé, entraînant une contamination généralisée des écosystèmes », concluent les chercheurs dont les travaux ont été publiés le 28 jancier dernier dans la revue Environmental Science & Technology.

FXG

 

 

 

Partager cet article

Repost0
12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 07:00
Conflit à la cardiologie du CHU de Pointe-à-Pitre

Le Conseil d’Etat donne raison au docteur Larifla et à la direction

Dans l’affaire, opposant le docteur Laurent Larifla et le CHU d’un côté et d’autre part le docteur Mona Hedreville, le Conseil d’Etat, saisi en référé le 21 janvier dernier, a annulé l’ordonnance du 24 décembre 2020 du tribunal administratif de la Guadeloupe. En première instance, Mona Hedreville avait obtenu la suspension des décisions du directeur général du CHU supprimant les deux unités d’urgence fonctionnelles, « urgences cardiologiques » et « post urgences cardiologiques » dont le docteur Hedreville, ainsi réaffectée au service cardio du CHU, était jusqu’alors responsable. Le tribunal ordonnait en outre « de mettre en œuvre les moyens humains et matériels permettant à Mme Hedreville d’exercer ses fonctions, conformément à son statut et aux responsabilités qui lui sont confiées et de mettre en place une organisation permettant à Mme Hedreville de ne plus se trouver de quelque manière sous l’autorité de M. Larifla dans un délai de quinze jours. »

Le CHU a demandé au Conseil d’Etat d’annuler ces dispositions au motif que le juge de Basse-Terre s’est mépris sur les conditions d’urgence ainsi que sur le harcèlement moral dont aurait fait l’objet Mme Hedreville, de même qu’il n’aurait pas tenu compte du « comportement délétère » de Mme Hedreville. Au final, en prenant cette décision de fermer les deux services dirigés par Mme Hedreville, le directeur général du CHU n’aurait fait qu’user de ses pouvoirs d’organisation des services, « répondant à un besoin impérieux d’assurer la continuité et la qualité des soins, dans l’intérêt du service ». Sur la condition d’urgence non satisfaite, il a argué que Mme Hedreville était en arrêt de travail jusqu’au 23 janvier dernier. Lors de l’audience, ont été entendus les avocats du CHU, de M. Larifla et de Mme Hedreville. Il a été question lors des débats du « comportement délétère » de Mme Hedreville et son avocat n’a pas fait montre d’un grand mordant pour défendre sa cliente.

Celle-ci a été affectée au CHU en 2004, d’abord au sein du service de cardiologie, puis en 2011 au sein du « pôle urgences, soins critiques » où elle est jusqu’en novembre dernier responsable de deux unités « urgences cardio » et « post-urgences cardio ». Cette organisation faisait suite à un incident survenu le 30 décembre 2010 opposant Mme Hedreville à M. Larifla. Le Conseil d’Etat a jugé que cet incident ne relevait pas d’un quelconque harcèlement moral d’une part et que le docteur Larifla, d’autres part, était en droit de remettre en cause une organisation qu’il jugeait « non optimale ». Le Conseil d’Etat a donc annulé l’ordonnance de Basse-Terre, mais il a aussi rejeté les demandes du CHU de mettre à la charge de Mme Hedreville la somme de 3000 euros.

FXG

Partager cet article

Repost0
12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 04:35
Quelle place pour les langues premières à l'école outre-mer

Scolarité et plurilinguisme : l’exemple guyanais

Un rapport évalue les dispositifs favorisant la prise en compte des situations de plurilinguisme dans les académies d’Outre-mer. Ce rapport intéresse de près la Guyane et ses 40 langues locales.

Dans les académies d’Outre-mer, les populations sont le plus souvent bilingues ou plurilingues. Le français y est soit une langue co-maternelle dans un usage concomitant avec le créole, soit une langue seconde à côté de la langue première, tel le businenge, l’amérindien ou le hmong en Guyane. Trois inspecteurs généraux de l’éducation, du sport et de la recherche, Laurent Brisset, Antonella Durand et Yves Bernabé, ont été chargés de plancher sur le sujet. Ils jugent « souhaitable et bénéfique pour les apprentissages de faire une place à toutes les langues maternelles au sein du système éducatif ».

La Guyane dispose d’une quarantaine de langues qui cohabitent avec le français. Si le créole guyanais bénéficie à l’école des dispositions offertes aux langues régionales, pour les langues businenge, nenge tongo, kali’na, saamaka et wayampi, c’est le dispositif des « intervenants en langue maternelle » (ILM) qui est mis en œuvre depuis 1998. Ces ILM offrent aux élèves concernés un accueil à l’école préélémentaire dans leur langue maternelle. Ils réalisent en petits groupes un travail de structuration de cette langue première. Les évaluations donnent des résultats positifs, mais cette mesure ne concerne pas tous les élèves pratiquant ces langues. L’articulation avec l’enseignant et avec le travail de la classe est parfois délicate, ce qui amoindrit la cohérence des enseignements. Plus globalement, le dispositif, propre à l’académie, est très dépendant des responsables en place, ce qui a des effets variables sur le financement et sur la politique de recrutement et de formation continue. Enfin, les ILM travaillent sous un statut précaire, avec une reconnaissance de leur professionnalité qu’ils jugent insuffisante. L’académie déploie depuis quelques années une politique de montée en compétences des ILM pour les aider à se présenter aux concours de recrutement des professeurs des écoles, et une autre d’habilitation des enseignants locuteurs pour assurer un enseignement de et en langue première dans le cadre de leur classe. « Cette évolution, estiment les rapporteurs, est pertinente sur le plan pédagogique et symboliquement forte », mais elle doit être « encouragée et intégrée dans une réflexion générale sur les démarches d’apprentissage ».

Des langues absentes de la liste des langues régionales

Il est donc temps d’intégrer les langues les langues businenge, amérindiennes et hmong qui ne sont toujours pas inscrites dans la liste des langues régionales. Le rapport fixe au final une quinzaine de préconisations afin d’harmoniser les politiques éducatives comme par exemple d’offrir à tous les enseignants affectés en Outre-mer, en amont de la rentrée scolaire, « un dispositif conséquent d’accueil visant à les sensibiliser au plurilinguisme et à la diversité linguistique et culturelle », comme le propose le Livre bleu outremer. Il s’agit encore d’accélérer le remplacement progressif des ILM par des enseignants certifiés ou habilités à enseigner la langue première. Il est encore question de fixer comme priorité notamment pour l’académie de Guyane, l’accueil en maternelle de la totalité des élèves de plus de 3 ans. « La prise en compte des langues maternelles à l’école dans les territoires d’Outre-mer, concluent les rapporteurs, doit dépasser les enjeux culturels et politiques et privilégier l’intérêt des élèves ». L’objectif de ces recommandations est de viser un « plurilinguisme équilibré et apaisé ».

FXG

Le créole aux Antilles françaises et à La Réunion

Dans ces trois territoires, le créole est une langue très présente dans la vie quotidienne aux côtés du français. Dans le cadre des possibilités réglementairement offertes aux langues vivantes en général et aux langues régionales en particulier, un enseignement est proposé à l’école primaire, au collège et au lycée, avec quelques sections bilingues, peu nombreuses toutefois. Cependant, la dynamique dans la société et à l'école est variable selon les académies. En Guadeloupe, où la langue créole connaît la plus grande vitalité, l’enseignement est soutenu par un large consensus. En Martinique, l’offre d’un enseignement de créole est encore peu développée. C’est encore plus le cas à La Réunion où les réticences restent importantes à son encontre, tout comme les enjeux politiques qui lui sont associés.

Partager cet article

Repost0
10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 11:41
FIFO 21

Le 18e Festival international du film océanien (FIFO) en ligne

La 18e édition du FIFO, du 6 au 14 février à Papeete (Polynésie française), sera, Covid oblige, 100 % numérique.

Neuf films sont en compétition. S’il n’y pas dans la sélection de film sur le nucléaire cette année, plusieurs donnent des clés sur le processus d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Ainsi le film « Eden Tribal » de Martin Jayet et Mathilde Lefort qui se déroule dans une tribu kanak au moment du référendum de 2018, et « Roch Pidjot » de Jean-Michel Rodrigo, et Marina Paugam, un film sur le premier député français d’origine Kanak qui a dédié sa vie à son engagement politique, à la lutte vers l’égalité, vers l’autonomie puis vers l’indépendance.

« Freeman » de l’Australienne Laurence Billett est sans doute le film événement de cette sélection. C’est un documentaire sur la première athlète aborigène à avoir remporté une médaille d'or aux jeux Olympiques de 2000. Hélas ce film ne sera pas accessible depuis l’Hexagone. « Shot Bro » de Jess Feast est un doc black lives matter version Nouvelle-Zélande. Il retrace le parcours de résilience d'un acteur maori qui s'est fait tirer dessus et en a fait un spectacle.

« The skin of other » de l’Australien Tom Murray est docu-fiction sur la vie étonnante de Douglas Grant (1885-1951), un acteur aborigène connu qui a été un défenseur des droits humains et qui, déclaré fou, a passé une partie de sa vie dans un hôpital militaire. « Loimata, the sweetest tears » de la Néo-zélandaise Anna Marbrook est un film admirable sur la résilience, le viol et l'inceste. Ce doc témoigne de la manière océanienne dont la parole se libère. C’est une remarquable leçon d'amour ! C'est aussi un film sur l'exil, le dernier voyage... Deux films sur l’environnement (« Makatéa la terre convoitée » de la Française Claire Perdrix, et « Mauri o te kauri » (Force de vie du Kauri) du Néo-zélandais James Muir, et un film sur la danse hawaïenne hula (« The journey to merrie monarch » de Gerald Elmore) complètent la sélection.

Détour par l’Amazonie Caraïbe

Par ailleurs onze films hors compétition sont proposés dont « Tahiti, l'invention du Paradis » de François Reinhardt, un film sur la construction du regard de l'autre, deux films sur le handicap, dont l'un en Nouvelle-Calédonie (« Rebondir » de Florence d’Arthuys) où l'on ne prononce pas ou peu le mot, un autre sur une catastrophe écologique en Australie, « When the river runs dry » de Rory Mc Leod, et un film du le nickel en Nouvelle-Calédonie, « Les voies du caillou » d’Eric Beauducel.

Au programme du Off 2021, deux sélections : Fictions océaniennes et Fenêtre-sur-courts et une Carte blanche au Festival international du film Amazonie Caraïbes qui donne l’occasion de découvrir le palmarès de la dernière édition du FIFAC 2020, notamment le grand prix « Erase una vez en Venezuela - Congo mirador » d’Anabel Rodríguez Ríos, ou le grand prix du public, « 1979, Hmong de Javouhey » du Français François Gruson.

L'ensemble des films du Off seront accessibles gratuitement depuis la plateforme du FIFO du 6 au 8 février.

Colloques et les tables rondes seront également numériques. Le thème général portera sur l'adaptation des chaînes de TV à la crise du Covid19 de Pascal Lechevallier. Ce spécialiste de la dématérialisation et des médias effectue une veille permanente du marché, des acteurs, des services, des innovations et des comportements qui contribuent à construire le Digital Living Room.

Les documentaires en sélection seront diffusés du 9 au 14 février via une plateforme de visionnage sur www.fifotahiti.com, sur le principe de la VOD (vidéo à la demande). Des rencontres avec les réalisateurs et les personnalités du FIFO seront également diffusées pendant le festival.

FXG

Partager cet article

Repost0
9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 09:14
Jour d'alerte cyclonique sur la baie de Fort-de-France

Jour d'alerte cyclonique sur la baie de Fort-de-France

La délégation aux risques majeurs outre-mer ferme pour laisser place à un opérationnel à venir

Les ministères des Outre-mer et de l’Ecologie ont mis fin vendredi 5 février dernier à la mission de Frédéric Mortier et à sa délégation interministérielle aux risques majeurs Outre-mer. La délégation avait été créée en mai 2019. Le cabinet de Sébastien Lecornu explique ainsi cette décision qui, à première vue, semble surprenante : « La délégation interministérielle a été créée et missionnée pour une durée de deux ans par le Premier-ministre dans une logique de "gestion de projets". Il s'agissait en particulier d'élaborer le "plan séismes Antilles - 3", le "plan sargasse 2" et des propositions de mesures législatives sur la base du retour d'expérience d'Irma. Ces travaux sont ou seront terminés d'ici la mi-mai 2021. Il s'agit donc maintenant d'organiser la suite. Celle-ci est forcément de nature opérationnelle. Une fois que les plans sont faits, il faut les mettre en œuvre ! Les réflexions sont en cours et la nouvelle organisation sera décidée sous deux semaines pour être effective d'ici fin avril afin de permettre un tuilage avec la délégation interministérielle. »

FXG

Partager cet article

Repost0

Articles Récents