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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:10

La FEDOM prépare déjà la future Lodeom

En déplacement à la Réunion, le président de la FEDOM, Jean-Pierre Philibert, est venu consulter l'ensemble des socioprofessionnels pour recueillir leurs souhaits concernant la prochaine loi de développement économique des Outre-mer. L'actuelle LODEOM arrive à échéance en 2017 et si, d'ores et déjà le gouvernement a fait savoir qu'il était favorable à la proroger une année, la FEDOM, comme elle l'avait fait savoir lors de sa dernière assemblée générale le 9 avril dernier, entend anticiper la prochaine loi et proposer d'ores et déjà ses idées au gouvernement. D'où ces consultations qui ont démarré à Mayotte en début de semaine et se sont poursuivies à la Réunion les 2 et 3 juillet. Entretien.

"Il faut que la LODEOM 2  permette le attrapage économique réel" 

Quelle est la première exigence de la FEDOM pour la LODEOM 2 ?

Nous souhaitons que la LODEOM 2 conserve toutes les dispositions d'aide à l'investissement et celles d'aide au fonctionnement. En Guadeloupe où on a fait du tourisme un des moteurs de son développement économique, l'aide au fonctionnement, c'est-à-dire à la compétitivité, est essentielle. A la Réunion, le problème est d'attirer davantage d'entreprises, donc de disposer d'un dispositif fiscal plus attractif... Mais avant de voir si on peut territorialiser les dispositifs, on a besoin de sécuriser tous ces dispositifs de soutien à l'économie : défiscalisation, crédit d'impôts, exonérations de charges, CICE, octroi de mer, TVA NPR, aide au fret.

Eurodom estime que l'adossement de l'octroi de mer au "régime d'exemption par catégorie" (RGEC) remet en question les montants de toutes ces aides d'Etat à l'économie ultramarine. Votre point de vue ?

Les adhérents de la FEDOM ont signé le courrier préparé par nos amis d'Eurodom au président de la République pour lui demander de s'engager dans une renégociation avec l'Europe du RGEC, car il ne sert à rien de voter une LODEOM 2 avec des aides à l'investissement et au fonctionnement si le RGEC les remet en cause. Et dans ce contexte, il faut que la future loi pour l'égalité économique réelle oblige le gouvernement à faire mieux qu'il n'a fait en 2009 avec les outils de la LODEOM 1. La LODEOM n'a pas permis de rattrapage économique réel ; il faut que la LODEOM 2 le permette.

Quid des zones franches ?

La LODEOM 2 doit impérativement revenir dessus. Nous considérons que la zone franche est le bon outil adapté à nos outre-mer, à la condition qu'on n'en fasse pas cette zone franche croupion et riquiqui qui avait été faite en 2009. Le Martiniquais Serge Létchimy a fini par se déclarer favorable aux zones franches. La Guyane est totalement en zone franche, Mayotte aussi. Faut-il que tout l'outre-mer soit en zone franche globale ? Pourquoi pas... A l'intérieur de la zone franche, doit-on tenir compte des secteurs exposés ou au contraire des secteurs prioritaires au développement ? Est-ce que chaque territoire pourra faire cette distinction ? C'est de tout cela dont nous allons débattre d'ici 2017.

Quel est l'état d'esprit des socioprofessionnels dans l'océan Indien ?

Le vrai problème de la Réunion est qu'elle ne crée pas suffisamment d'emplois pour faire face à son expansion démographique. Si on ne change pas de moteur, nous avons une croissance sans investissement et sans reprise de l'emploi. Les aides d'Etat pour l'outre-mer sont une goutte d'eau dans le budget de la France.

Et en dehors des aides nationales ou européennes, la FEDOM a-t-elle d'autres propositions ?

Je vais demander à mes adhérents s'ils sont d'accord pour qu'on travaille sur un contrat d'apprentissage spécifique outre-mer. Il s'agirait d'abord d'un fléchage en direction du secteur privé, marchand d'un certain nombre d'emplois aidés qui, de toute façon, aujourd'hui ne débouchent sur rien. L'apprentissage est contraignant pour l'apprenti et pour l'employeur, mais c'est une des clés de ma réussite à condition qu'on fasse passer dans la boucle le SMA. Il y a peut-être aussi une réflexion collective à mener pour savoir si véritablement les instituts de formation font bien leur travail et qu'on demande des comptes.

Propos recueillis par FXG, à Paris

La FEDOM et l'égalité économique réelle

Jean-Pierre Philibert a été auditionné le 24 juin dernier par le parlementaire en mission Victorin Lurel. Le Premier ministre a remis le 17 juin à ce dernier sa lettre de mission. "Ce travail, écrit l'ancien ministre des Outre-mer, a pour objectif de répondre à l’aspiration légitime des ultramarins à être dans l’égalité économique et dans l’égalité des chances, et de bâtir, pour ce faire, une loi-cadre intégrant des plans de développement spécifiques à chaque territoire ultramarin."

L'intervention de la FEDOM a consisté à dire qu'elle attendait de la part du gouvernement "un engagement pour un rattrappage, à partir du moment où les outils de ce rattrappage sont maintenus, sécurisés et pérennisés". Elle attend donc une loi économique avec des objectifs de rattrappages quantifiés avec des modes d'intervention par territoires, chacun ayant des objectifs différenciés.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 04:53

Octroi de mer et plafonnement des aides d'Etat outre-mer

Une réunion s'est tenue hier matin à Matignon sur l'épineux dossier de l'octroi de mer.

Selon le groupe de lobbying Eurodom, le réglement général d'exemption par catégorie (RGEC) imposé par Bruxelles remet en cause l'article 349-2 du traité européen qui reconnaît les handicaps structurels des Outre-mer.

La réunion convoquée rue de Varenne hier matin faisait suite à la lettre qu'Eurodom a fait parvenir au président de la République pour lui demander de renégocier le RGEC, c'est-à-dire le pafonnement des aides d'Etat aux Outre-mer. Les socioprofessionnels estiment que cela crée un risque pour un volume d'aides de l'ordre de 2 milliards d'euros, principalement sur le poste de l'octroi de mer.

Au final, chacun est reparti sans se mettre d'accord. D'un côté, il y avait les conseillers, Marc Vizy pour l'Elysée, Emmanuel Puisais-Jauvin (affaires européennes) et Frédéric Potier (Outre-mer) pour le Premier ministre, Jacques Witkowski (directeur de cabinet) et Nathalie Infante pour le ministère des Outre-mer. De l'autre, se trouvaient Gérard Bally et Benoît Lombrière (Eurodom), Ernest Prévot (MPI Guyane), Hervé Toussay et Pierre Marie-Joseph (MPI Martinique), Franck Desalme (MPI Guadeloupe) et Jérôme Isautier et Philippe Labro (ADI Réunion). "L'enjeu, explique un participant, c'est que la Commission européenne nous fait entrer dans une logique de plafonnement des aides alors que nos handicaps structurels ne sont pas plafonnés." Or, l'article 349-2 du traité européen reconnaît les handicaps des Outre-mer et leur droit à compensation pour rester compétitifs.

"Le gouvernement semble avoir choisi la voie de l'accompagnement plutôt que celle du combat face à Bruxelles", regrette t-on côté socioproifessionnels. Côté gouvernement, on rappelle que la réunion d'hier matin avait pour objet de faire part aux socioprofessionnels que la lettre de confort adressée par Bruxelles pour l'octroi de mer valide bien la continuité juridique du dispositif et le relèvement du plafond de 15 points.

Risque juridique et problème politique

"Il s'agit d'arriver à une sécurisation juridique pleine et entière des différentes aides", plaide une source gouvernementale. Il est vrai que c'est la première fois que la Commission, qui le propose, accepte de déroger à son dispositif RGEC existant. Ce relèvement du plafond peut même apparaître aux yeux de certains comme le premier acte fondateur de la renégociation du RGEC.

Pour Eurodom, non seulement, il existe un risque juridique qui pourrait autoriser un tiers à faire un recours et obtenir le remboursement des aides versées, mais aussi un problème politique avec à terme un abaissement possible des plafonds unilatéralement décidé par la Commission. Eurodom attend donc du président de la République que celui-ci dise que le régime du plafonnement remet en cause l'article 349-2 du traité européen et qu'il ne peut l'accepter. Certains parlementaires estiment qu'Eurodom a tendance à crier au loup un peu facilement comme ça s'est passé en 2012 avec la fiscalité sur les rhums. L'ancien gouvernement avait alors refusé la perte de 50 % des aides d'Etat à 70 % des distilleries mais s'était placé dans une situation non-conforme que le gouvernement suivant avait du rectifier. "On a fait évoluer le droit pour qu'il s'adapte à la situation et pas l'inverse", soutient un socioprofessionnel. Peu de chance pourtant qu'Eurodom, l'ADIR et les MPI soient entendus. Une porte reste encore ouverte car le président de la République devrait réunir les ministres concerrnés prochainement et trancher le débat.

FXG, à Paris

Trois questions à George Pau-Langevin

"La révision du RGEC constitue une priorité"

Que pensez-vous des inquiétudes relayées par certains milieux socioéconomiques. sur l'octroi de mer ?

La priorité du Gouvernement est d’assurer la continuité juridique de tous nos régimes d’aide sans la moindre rupture ou suspension. C’est ce que j’ai obtenu. En 2007, ces mêmes régimes ont été suspendus pendant 10 mois faute d’obtenir dans les délais les approuvés nécessaires… Il était de ma responsabilité d’éviter que l’on connaisse à nouveau une telle situation. Plus globalement, toute mon action à la tête de ce ministère vise à faire reconnaître les spécificités des RUP au sein de l’UE. Personne ne peut sérieusement douter de mon entière mobilisation.

Que change l'adossement de l'octroi de mer au RGEC ?

Le règlement général d’exemption par catégorie (RGEC), un terme compliqué pour désigner le règlement de droit commun grâce auquel nous mettons en œuvre nos régimes d’aides au fonctionnement y compris l’octroi de mer depuis le 1er janvier dernier. Que se passe t-il au 1er juillet ? Rien de nouveau. L’octroi de mer reste sous RGEC sur la base duquel il est déjà mis en œuvre depuis le début de l’année, donc aucune modification à attendre pour les entreprises qui bénéficieront de l’aide ni pour les collectivités qui ne sont pas impactées. C’était sans conteste la meilleure solution pour tenir l’échéance du 1er juillet.

Faut-il aller plus loin et réviser le RGEC ?

Oui, je le souhaite. Conformément aux orientations fixées par le président de la République et le Premier ministre, la révision du RGEC constitue une priorité de ma feuille de route afin de consolider les avancées obtenues dans mes échanges avec la Commissaire à la concurrence. Cet objectif est partagé avec l’ensemble des acteurs socioéconomiques. Le gouvernement a toujours eu des discussions franches et sincères avec la Commission. Ce sujet est suivi au plus haut niveau de l’Etat et nous n’hésiterons pas à défendre avec force et détermination nos régimes d’aides qui sont indispensables à la vie économique de nos outre-mers.

Propos recueillis par FXG, à Paris

La fin brutale de la notification de l'octroi de mer

Le 15 juin dernier, la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a annoncé à la ministre des Outre-mer que les services de la Commission ne valideraient pas la notification du régime de l’octroi de mer en l'état alors même que le Parlement français l'a réformé et remis en vigueur à compter de ce 1er juillet jusqu'en 2020. Mme Vestager a recommandé aux autorités françaises de placer l’octroi de mer sous le "régime général d'exemption par catégorie" (RGEC), instrument permettant à la France de se dispenser de notification à Bruxelles sous réserve que les sommes cumulée des aides concernées ne dépassent pas certains seuils. Les seuils étant trop bas pour que l'ensemble des aides destinées à l'Outre-mer ne soit pas affecté, la commissaire a proposé de relever ces plafonds de 15 points, aboutissant à permettre aux entreprises de pouvoir continuer à toucher des aides d'Etat à hauteur de 25 % de leur chiffre d'affaires.

 

 

 

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 04:52

Modernisation du droit Outre-mer

Le Sénat a modifié et adopté, vendredi, le projet de loi relatif à la modernisation du droit de l’outre mer.

Ce projet de loi comporte diverses mesures visant à moderniser la législation en vigueur dans les collectivités d’outre-mer, comme changement de statut de l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM) en établissement public administratif, Un amendement Gillot a permis de faire mebre de son conseil d'administration les conseils départementaux de la Guadeloupe et de la Réunion.

La commission des lois du Sénat a établi l'obligation pour l’Etat de créer des établissements publics fonciers et d’aménagement en Guyane et à Mayotte. Les sénateurs ont aussi ratifié l’ordonnance relative aux conditions d’application outre-mer de l’interdiction administrative du territoire et de l’assignation à résidence des étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement.

FXG, à Paris

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 03:24
Carnaval tropical de Paris

14e édition du carnaval tropical de Paris

Près de 2 000 carnavaliers répartis entre une dizaine de chars ont défilé dimanche à Paris de Bastille jusqu’à l’Hôtel de Ville. Cette 14e édition, organisée par la Ville de Paris et la Fédération du carnaval tropical de Paris et d’Ile-de-France, a réuni des groupes issus d’une trentaine d’associations de Paris, d’Ile-de-France, d'outre-mer mais également de pays étrangers dont la Bolivie, la Hollande, le Vietnam ou le Brésil. Quoique plus modeste que les années précédentes (un parcours plus restreint mais plus central), le défilé a attiré entre 40 000 et 50 000, selon la mairie. Le défilé a été inauguré par Anne Hidalgo, maire de Paris, en présence du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (tête de la liste PS aux élections régionales) et de la conseillère régionale d'Ile de France, Viviane Romana.

FXG, à Paris

(Photos : Fredy Derby)

Le groupe Bloco de Paris vient chaque année faire résonner les rues de la capitale au son d'une formidable batucada entraînant dans son sillage des danseuses peu vêtues !

C'est devant l'hôtel de ville de Paris que le jury a pris place cette année. Ici, c'est le groupe Difé Kako qui présente sa chorégraphie.

Ils se veulent le pendant parisien du Mouvman kiltirel Akyio, le groupe Choukaj mas Paris ne rate jamais un défilé.

Le chanteur martiniquais Damogueez, alias David Vaubien, était aussi de la fête.

Au premier rang les membres du jury, Rebecca Valentine Marival, attachée de presse, Jimmy Ménage, directeur de la chaîne évenementielle de CanalSat, In this live, la Guyanaise Orlane Jadfard, marraine du carnaval tropical, Jean-Pierre Passé-Coutrin, élu de Sarcelles, Solange Lucina d'Angel so events, et la présidente du jury Sandra Bisson d'Activilong.

A la base, les Malaka sister's sont cinq danseuses originaires des Antilles et basées à Sartrouville (78). habituées du carnaval tropical de Paris, elles emmènent avec elles petits et grands. Faut faire nombre !

Le groupe Mas Mêlé rassemble des carnavaliers originaires des Antilles. Leur association est basée à Garges-les-Gonesses.

Le groupe Mi Yo, mouvman kilitirel mass Paris, est lui aussi fidèle du carnaval tropical.

Elle a gagné son écharpe de reine au Zomercarnaval de Rotterdam l'an dernier. La prochaine édition de ce carnaval tropical batave aura lieu le 25 juillet prochain.

Les Haïtiens du groupe Rasin Guinée sont chaque année eux aussi présent au défilé.

Alicia Rosan, 22 ans, Guadeloupéenne de Grigny (91), a été élue reine du carnaval tropical de Paris.

Raymonde Selbonne, martiniquaise résidant à Gennevilliers a été élue reine-mère. Elle est entourée de membres fu comité carnal du département des Hauts-de-Seine.

Roulo d'or rassemble les carnavaliers de la ville de Sarcelles. Eux non plus ne manquent jamais le féfilé tropical de Paris.

L'association Sinnamary dont la présidente est Chis-Laure Philipps, par ailleurs vice-présidente de la fédération du carnaval tropical de Paris Ile de France, est toujours très attendue pour ses touloulous.

Vibwasyon a mas est une association culturelle du Val de Marne, présidée par Thierry Jochel. A noter que ce groupe a sorti son premier opus, Moun Karayib, au début de l'année.

Hugues Solvar, l'une des chevilles ouvirères de ce carnaval tropical de Paris.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:13
Sirop de gingembre et curcuma

Une entreprise de Bananier (Capesterre-Belle-Eau) distinguée à Paris

Karupodha, l'entreprise d'Annick et Gérard Archimède à Bananier (CBE), a remporté le 15 juin dernier à Paris un Epicure d’or pour son sirop de curcuma et un Epicure d’argent pour son sirop de curcuma au gingembre. "Nos sirops sont reconnus comme des produits haut de gamme", se réjouit Karine Robert qui dirige Cur'Caraïbes, la société distributrice de Karupodha dans l'Hexagone. Elle fournit une quinzaine de points de vente en épicerie fine. "Ce concours et surtout ces récompenses sont importantes, poursuit Mme Robert, elles valorisent la production locale à l’échelle nationale." La seconde édition du prix “Les Epicures de l’épicerie fine”, organisée par Le Monde de l’épicerie fine, a distingué 51 produits d’exception. A l'issue d'une grande dégustation test, un jury de professionnels a récompensé les meilleurs produits gourmets du moment.

Karine Robert ne cache pas sa fierté : "Un produit artisanal de Guadeloupe a sa place dans le monde de l’épicerie fine en France et nous sommes fiers d’exporter notre savoir faire... Et cela vaut le coup de le faire savoir." Message transmis.

FXG, à Paris

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:10

Elections municipales annulées à Camopi

Le Conseil d'Etat a donné raison vendredi à René Monnerville en annulant les élections municipales partielles qui s'y sont déroulées le 16 novembre 2014. Ce jour-là, la liste de Joseph Chanel récoltait 297 voix (52,01 %), contre 274 voix à René Monnerville.Le Conseil d'Etat a estimé que le délai de convocation des électeurs du bureau de Trois-Sauts n'a pas été respecté d'autant qu'il existe "des difficultés de diffusion de l'information liées aux caractéristiques géographiques de cette commune ainsi qu'aux problèmes de circulation aggravée par le bas niveau du fleuve Oyapock". Cela est de nature à "altérer la sincérité du scrutin". Les élections sont donc annulées. le préfet devrait disposer de trois mois pour organiser un nouveau scrutin.

FXG, à Paris

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 03:56
Sonia Cippe du Comité du tourisme de la Guyane, Martine Pinville, Isabelle Patient, La

Sonia Cippe du Comité du tourisme de la Guyane, Martine Pinville, Isabelle Patient, La

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangère et du Tourisme, a signé hier matin au Quai d'Orsay une série de contrats de destination avec neuf régions, dont la Guyane, en présence de sa nouvelle secrétaire d'Etat au Tourisme, Martine Pinville. Ces contrats prévoient dans un premier temps une aide de 75 000 euros sur trois ans dont 32 500 pour la première année. Décryptage avec Isabelle Patient, conseillère régionale déléguée à la communication.

"La Guyane est un territoire d'exception"

Pourquoi avoir répondu à cet appel à projets ?

Nous avons candidaté car cet appel national à projets vise à valoriser la destination touristique de l'ensemble du territoire français. Nous avons eu la chance d'être lauréat, donc la Guyane deviendra une destination à visibilité internationale et nationale de telle manière que l'on nous connaisse.

Quel était votre objectif ?

L'idée est de doubler la fréquentation touristique en Guyane dans les dix ans à venir. Aujourd'hui, nous avons un tourisme qui est essentiellement un tourisme d'affaires à hauteur de 40 %, et puis un tourisme qui touche les fonctionnaires, les résidents de la Guyane. Nous souhaitons développer un vrai tourisme avec des gens qui viennent découvrir la Guyane uniquement.

Qu'avez-vous mis en avant dans ce projet ?

A travers ce dossier, il ne s'agissait pas de vendre un produit, une culture ou une caractéristique de la Guyane, mais de vendre la destination, le territoire puisqu'il est encore méconnu aujourd'hui. Nous avons choisi de présenter notre contrat de destination sous le label Guyane-Amazonie. Nous avons pris quatre territoires marquant : le Maroni, la vallée de l'Oyapock, la partie littorale et la partie centrale de la Guyane. Il s'agissait de montrer que la Guyane est multiple et que dans chacun de ses coins, il y a des spécificités en termes de tourisme à découvrir.

Qu'est-ce qui a fait la différence avec les candidats qui n'ont pas été retenus ?

La Guyane est un territoire d'exception ! Plus sérieusement, nous avons tenu compte du schéma régional de développement de l'offre touristique qui a été élaboré avec tous les acteurs du territoire. Ce n'est pas qu'une action unilatérale de la Région, mais un partenariat avec tous les acteurs du tourisme, que ce soient les compagnies aériennes, les communes, les communautés de communes, les hôteliers... Ca a été un travail concerté et participatif pour lequel tout le monde s'est mis d'accord pour vendre la destination. Voilà ce qui a fait la différence.

De quelle manière allez-vous gagner en visibilité nationale et internationale ?

Avec ce contrat, nous sommes labélisés et l'Etat va nous accompagner dans la communication et le marketing de notre territoire, dans la valorisation et la visibilité de notre image en communicant pour nous aussi. Il y aura des actions conduites par la Guyane en propre et d'autres par l'Etat. Quand il parlera de la France, il parlera aussi de la Guyane. Il y aura aussi un accompagnement financier pour la communication et le développement de l'offre touristique. Ce seront des enveloppes annuelles. Pour l'heure, nous avons signé un contrat-cadre avec de grands objectifs. Chaque année, nous débattrons des actions à conduire et nous solliciterons à nouveau l'Etat avec l'engagement de la Région et des différents partenaires financiers que peuvent être les compagnies aériennes, les structures hôtelières et les collectivités, mais également les programmes opérationnels et les aides européennes.

Quels sont vos premiers grands projets ?

Pour l'instant, ce sont des projets d'infrastructures. Nous voulons continuer cet aménagement hôtelier sur l'ensemble du territoire, au-delà des grandes villes. Il s'agit de faire des lodges dans la vallée du Maroni, par exemple, pour accueillir les touristes. Car un des freins de l'offre touristique en Guyane, c'est la difficulté de se loger. Ca s'améliore mais nous devons impérativement poursuivre les efforts en infrastructure d'accueil et en formation des personnels.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le frein du vaccin antiamaril et des visas

Tandis que 20 000 croisiéristes touchent chaque année les îles du Salut, la nécessité du vaccin contre la fièvre jaune freine véritablement le transfert de ces croisiéristes vers Kourou, Cayenne ou Kaw. A 60 euros le vaccin pour passer quelques heures sur le continent, c'est dissuasif. La situation agace beaucoup les réceptifs tel Jean-Louis Antoine, gérant de JAL Voyages. Celui-ci a profité de la signature du contrat de destination pour entreprendre Laurent Fabius sur le sujet de cette vaccination, obligatoire en Guyane, mais seulement recommandée par l'OMS dans le reste de l'Amérique du Sud. Laurent Fabius a demandé à M. Antoine de lui rédiger une note. Christian Mantéi, directeur de l'agence Atout France, a promis d'appuyer sa démarche. En revanche, en ce qui concerne le frein des visas, le blocage viendrait du ministère de l'Intérieur, selon M. Antoine. Sans doute, mais le ministère de l'Intérieur se doit aussi de répondre à la demande des élus guyanais qui ont aussi des exigences contre l'immigration clandestine.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 03:43

Willy Rozier, directeur du CTIG, a reçu, mercredi 23 juin à Paris, le grand prix du jury des trophées de l'innovation - l'écho touristique. Ce prix vient récompenser la création de la valise pédagogique "Trézo péyi" qui, passé un stade expérimental cette année, sera étendue à toutes les classes de CM1 et CM2, publiques comme privées, de l'archipel. Interview.

"On met dans l'ADN de chaque enfant la valeur de son territoire"

Vous étiez nominé dans la catégorie "tourisme durable" grâce à la valise pédagogique Trézo péyi et le prix est tombé aux main du site U2guide.com, que s'est-il passé ?

On est passé à côté pourtant, nous croyions à notre victoire et nous avons été effectivement assez déçus sur le coup, mais les organisateurs ont gardé le meilleur pour la fin en nous appelant pour nous remettre le grand prix du jury ! Ils ont voulu nous mettre hors catégorie pour prendre le temps de saluer le travail réalisé et toute l'importance que ça avait pour la Guadeloupe, mais aussi pour toutes les autres régions françaises après deux ans d'expérimentation chez nous.

Quel est ce grand prix surprise du jury ?

C'est un prix un peu au-dessus des neuf autres prix qui ont été décernés, c'est un prix coup de coeur pour un projet qui est un peu hors norme, qui vient en transversalité de tous les prix qui ont été remis.

Qu'est-ce qui a séduit le jury ?

C'est la qualité du travail avec l'ensemble de ses supports, l'utilisation des nouvelles technologies avec la tablette numérique et puis, le fait que nous traitions l'ensemble des sujets du développement durable, qu'il s'agisse des richesses naturelles, culturelles, du patrimoine vivant... Et puis, nous sommes positionnés sur des sujets qui sont essentiels pour notre société : la vie en communauté...

C'est pourquoi vous avez mené ce travail avec le rectorat ?

Ce travail en partenariat avec le rectorat et Murielle Joseph-Théodore, l'inspectrice d'académie qui a piloté le projet, constitue aujourd'hui certainement une base pour l'avenir de l'Education nationale dans son ensemble. Le recteur, M. Gallap, ne s'y est pas trompé, qui a dit que nous avions réconcilié l'école avec ses enfants ! Ca dépasse largement tous les espoirs qu'on pouvait avoir quand nous avons réfléchi à cette valise.

C'est un succès au-delà de ce prix alors ?

On met dans l'ADN de chaque enfant la valeur de son territoire et on fait de chacun de ces enfants des ambassadeurs en remettant au centre de sa construction la fierté de son patrimoine, de ses traditions et de ses richesses naturelles !

Vous avez aussi inscrit la notion du partage du territoire...

La notion de partage avec le tourisme repose sur le partage culturel. Des gens qui ne nous connaissent pas ont choisi de venir nous voir parce qu'ils ont entendu dire d'abord que sur le plan naturel il y a des choses à voir, mais aussi et de plus en plus parce que les choix de destination se font sur des items culturels. Ca peut être des événements, mais également de la gastronomie, de la culture musicale, de la danse... Tout ça fait qu'on a envie de partager avec un peuple parce qu'il y a une hospitalité, une chaleur particulières. Tout ça, c'est important de l'intégrer dans ces notions d'éducation. Jusqu'alors, l'école est passée un peu à côté de ces éléments. Notre valise pédagogique touche autant à des éléments d'histoire que de géographie, de sciences naturelles, de langage...

Vous avez aussi parlé de moyen de lutte contre le décrochage scolaire...

Il y a des enfants qui ne s'exprimaient pas, qui avaient du mal en classe et qui se sont mis non seulement à s'exprimer, mais qui ont retrouvé le mot "avenir". 70 % des élèves sont sortis en excursion, en sortie pédagogique sur la base de la valise et, à partir de là, on a vu les enfants apprendre des choses à leurs parents ! Et donc des parents très demandeurs de la valise.

A terme, qu'attendez-vous de la valise vis-à-vis de ces jeunes ?

On va essayer de lui donner toute sa place sur le plan du développement durable, mais aussi de pouvoir créer des vocations et trouver des futurs directeurs d'hôtel, des futurs grands chefs, des futurs patrons de zoo, d'aquarium, des plongeurs... Tous ceux qui feront l'activité touristique de demain.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 03:49

Trois nouvelles lignes pour la Martinique

La compagnie Norwegian Airlines a annoncé le lancement de trois nouvelles lignes directes hebdomadaires en provenance des Etats-Unis. Le service est accessible à la vente à partir depuis le 26 juin. opère une flotte moderne et éco-responsable. Sur ses dessertes entre les Etats-Unis et Fort-de-France, Norwegian promet "des Boeings 737-800S offrant 186 sièges en cuir confortables" pour rallier sans escale Fort-de-France à New York (JFK) les mardis, jeudis et samedis, Baltimore-Washington International les lundis et vendredis et Boston Thurgood Marshall Airport les mercredis et dimanches.

Norwegian promet d'être la première ligne sur la Caraïbe à offrir un accès Wi-Fi gratuit et un tarif prévisionnel exceptionnel de lancement à $99 (88 €) plus taxes.

Norwegian Airlines revendique la 3e place chez les transporteurs européens low-cost et la 7e du monde. En 2014, la compagnie affiche 24 millions de passagers au compteur et 25 routes non-stop dont 6 au départ des Etats-Unis dont 6 sur la Caraïbe avec San Juan, Miami, St Croix (USVI) et désormais Fort-de-France.

Norwegian a rencontré l'équipe du CMT en 2013, à l’occasion du salon « Routes Americas » organisé à Carthagène. Ils se sont revus à Denver au salon « Routes America 2015 ». Une autre concertation impliquant cette fois le Comité Martiniquais du Tourisme et la SAMAC, a eu lieu, puis une mission de travail en mai 2015 et enfin la mise en place d’une desserte.

FXG, à Paris

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:52

Air Caraïbes aura bientôt une petite soeur low cost

Après l'échec du rachat de la compagnie Corsair, le groupe Dubreuil a décidé d'exploiter, dès juin 2016, une nouvelle compagnie aérienne privée française, baptisée du nom de code "Sunline", aux côtés de sa compagnie régulière Air Caraïbes.

"Sunline" serait orientée vers les marchés loisirs, qui enregistrent de fortes croissances en termes de trafic aérien, et se basera sur un modèle nouveau de transporteur low-cost long-courrier en proposant notamment des équipements technologiques de pointe (wifi et vidéo) pour ses passagers.

Dans cette optique, le groupe Dubreuil, présidé par Jean-Paul Dubreuil (photo) a commandé un Airbus A330-300 neuf, version 242 tonnes, équipé de connections Internet, et dont la livraison et le 1er vol interviendront en Juin 2016. Le nom de cette nouvelle compagnie aérienne sera connu dans quelques mois tout comme les destinations qu'elle desservira.

Le groupe Dubreuil a, par ailleurs, fait connaître les résultats de sa compagnie Air Caraïbes. Avec un chiffre d'affaires de 358 millions d'euros en 2014, son résultat net s'établit à 17 millions d'euros dont 4,7 millions d'euros d'intéressement et participation versés à ses personnels. La compagnie a transporté 1 228 000 passagers en progression de 0,3% par rapport à 2013, dont 860 000 passagers sur les axes long-courriers. Son coefficient de remplissage global sur l'année atteint 87% et près de 92% sur les seules lignes Paris-Antilles. La compagnie a également renforcé ses positions sur l'ensemble de ses routes avec des parts de marchés en augmentation, 30,5% sur l'axe Paris-Antilles, 35% sur l'axe Paris-Cayenne et autour de 20% pour les axes Paris-Saint-Domingue, Paris-Saint-Martin et Paris-Port-au-Prince.

Un nouvel Airbus A350-900, livrable dès juin 2017, viendra compléter la flotte des 6 Airbus A350 déjà annoncés en 2013 pour Air Caraïbes. Les livraisons de ces 7 Airbus de dernière génération interviendront entre décembre 2016 et 2024. Avec ces nouvelles commandes d'avions, le groupe Dubreuil entend constituer à terme le premier pôle aérien privé français. C'était déjà la volonté du groupe lorsqu'il avait annoncé son intention de racheter Corsair.

FXG, à Paris

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