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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 06:57

Corinne Narassiguin pressentie pour succéder à GPL

Le gouvernement pourrait bien être remanié très prochainement. Et l'on parle de la sortie de George Pau-Langevin pour regonfler les rangs des élus socialistes fidèles à Hollande et Valls. Elle renverrait sa suppléante, Fanélie  Carrey-Comte, sur le banc de touche du 20e arrondissement. Et l'on parle pour lui succéder de la Réunionnaise Corinne Narassiguin.

Née le 7 mars 1975 au Port (Réunion), Corinne Narassiguin est membre du PS depuis 2000, secrétaire de la section de New York de 2003 à 2010, membre du Conseil fédéral de la fédération socialistes des Français de l'étranger depuis 2005 et membre du Bureau fédéral de 2005 à 2008, chargée des questions internationales. Le 17 juin 2012, elle est élue députée au second tour des législatives dans la cirocnscitption des Etats-Unis et du Canada, battant son rival Frédéric Lefebvre (UMP) avec 54,01 % des suffrages. À l'Assemblée nationale, elle est membre de la Commission des lois, et responsable pour le groupe PS du projet loin sur le mariage pour tous

Elle s'affirme tout au long de la discussion parlementaire comme fervente défenseuse du projet de loi et principale oratrice du groupe SRC.

Elle se distingue par ailleurs, au-delà du texte gouvernemental, comme la première signataire de l'amendement destiné à légaliser la procréation médicalement assistée (PMA). Il ne sera pas retenu.

En février 2013, le Conseil constitutionnel annule son élection et, simultanément, sanctionne Corinne Narassiguin d'une peine d'inéligibilité d'un an, ses comptes de campagne ayant été rejetés parce qu'elle a ouvert deux comptes bancaires dont un à l'étranger, faisant obstacle, selon l'ordonnance du Conseil, à la traçabilité de la totalité des opérations financières de la campagne. L'intéressée se défend en « pointant l'inadéquation des règles électorales aux “spécificités” de l'élection des députés des Français de l'étranger. Elle fait valoir qu'elle ne pouvait régler toutes ses dépenses aux États-Unis « avec un compte bancaire parisien », et que ce dispositif « a permis une traçabilité totale de l'ensemble des flux financiers ». Cette décision, qui marque un coup d'arrêt dans l'ascension politique de celle qui était alors présentée comme une « valeur montante du PS », suscite indignation et regrets chez de nombreux élus de la majorité. L'UMP Frédéric Lefebvrelui succède le 10 juin 2013.

GPL ne fait pas forcément une mauvaise affaire en se rapprochant de ses électeurs du XXe, encore à gauche. C'est, dit-on, la technique Lurel ! Mais avant, GPL voudrait défendre la loi octroi de mer et la loi Sur la Nouvelle-Calédonie. Pour autant si Valls fait un remaniement, il ne sera pas spécialement organisé pour la ministre des Outre-mer.

FXG, à Paris

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 07:06

Le CReFOM signe une convention avec la région Ile de France

Belle assemblée lundi soir au conseil régional d'Ile de France pour écouter débattre deux anciens ministres de l'Outre-mer, Brigitte Girardin (2002-2005) et Victorin Lurel (2012-2014) autour d'un thème un brin racoleur, "les Outre-mer ingouvernables". Il y avait pour les entendre Jacques Bangou, le maire DVG de Pointe-à-Pitre, Nassimah Dindar, la présidente UDI du Conseil départemental de la Réunion, le président de l'UGPBan Eric de Lucy, celui du CM98, Serge Romana, le député UMP Gibbs de Saint-Martin, la sénatrice PS Claireaux de Saint-Pierre et Miquelon, la députée polynésienne UDI Maïna Sage, le chanteur Philippe Lavil, Christine Kelly, Firmine Richard, Jean-Michel Martial, et — pour ne pas insulter l'avenir — Jean-Paul Huchon, l'actuel président PS du conseil régional d'Ile de France, et Valérie Pécresse, la future présidente UMP du conseil régional d'Ile de France.

Avant le grand moment des duettistes anciens ministres, Patrick Karam, président du Conseil représentatif des Français d'Outre-mer, a signé une convention de partenariat liant le CReFOM à la Région Ile de France.

Jean-Paul Huchon a ainsi rappelé que 600 000 originaires d'Outre-mer vivait en région parisienne, ce qui faisait d'elle la 6e région d'Outre-mer. La Région Ile de France finance déjà grâce à une convention le CM98, et elle a voté un dispositif d'aide au voyage en cas de deuil. Avec cette convention, la Région s'engage à oeuvrer en faveur de l'égalité réelle sur les sujets relatifs aux Ultramarins. Le CReFOM a déjà signé des conventions avec la ville de Paris, le ministère des Outre-mer, les conseils généraux de la Réunion, de Mayotte, de Guadeloupe, les conseils régionaux de Guyane et de Guadeloupe.

FXG, à Paris

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 07:01

Olivia Audenay, directrice adjointe de Bred espace outre-mer.

"Nous offrons la continuité territoriale bancaire"

La BRED a présenté jsont prêt vacances au pays aux associations ultramarines de l'hexagone.

Quel est le concept Bred espace outre-mer ?

Nous avons toujours proposé des services bancaires aux ultramarins dans l'Hexagone. Nous avons une agence dénommée Bred espace Outre-mer rue de Rivoli où faisons déjà du financement immobilier, nous accompagnons les étudiants qui arrivent en métropole pour leurs études... Là, nous proposons un concept nouveau en répondant à une forte demande, le financement des billets d'avion pour les vacances au pays. Quand les ultramarins veulent rentrer en vacances chez eux et ils trouvent des tarifs exorbitants pour acheter des billets d'avions pour toute la famille et beaucoup renoncent à revenir en vacances.-

Comment ça fonctionne ?

C'est tout simplement un prêt consommation, mais il a l'avantage d'être mis en place en amont. Le prêt est débloqué six ou huit mois à l'avance. Le client peut acheter ses billets à l'avance donc à prix moindre et au moment du départ, il aura quasiment tout remboursé.

Vous défendez le concept de continuité territoriale bancaire, c'est-à-dire ?

Pour nous, un client qui vit en outre-mer et qui arrive en métropole et celui qui vit dans l'Hexagone et qui revient en outre-mer, c'est le même client ; il peut prétendre aux mêmes services. Nous sommes une des seules banques à agir en réseau de succursales et non pas en filiales. Bred espace outre-mer et les agences BRED dans les territoires appartiennent au même réseau sans distinction de lieu. C'est fluide pour nous et pour le client. Nous voulons nous imposer comme la banque des Ultramarins grâce à notre réseau

Propos recueillis par FXG, à Paris

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 05:23

K-Reen sort Racines K-Raïb chez Aztec muisque

K-Ree est sans la doute l'artiste guyanaise la plus rap et la plus hip hop de sa génération, tout en étant marquée par la soul et la r'n'b et pourtant, pour son 4e album, K-Reen fait un retour aux fondamentaux en revenant à ses influences "Caraïbe-soleil"!

C'est venu après un album r'n'b. "J'avais fait le tour", raconte-t-elle quand Rickwell l'invite à chanter avec lui "T'aimer Encore"... C'est un virage progressif qui lui convient. "Je parlais enfin à ma communauté." Ce quatrième album tourne le dos à la rappeuse de Créteil. "Ce n'et pas non plus un album zouk, même s'il y en a." les titres en français comportent une pointe de créole. K-Reen est née à Cayenne, mais elle se sent "plus parigot qu'autre chose". Et cette ouverture se retrouve dans cet album qui offre beaucoup de rencontres comme Swé qu'elle a découverte en concert, Lucksy, son pote, Warren dont elle a toujours été fan, Zinno G, ou Jahyanaï King, autres compatriotes guyanais, ou Tilda l'Ivoirienne... ""Voilà mon album black soleil, au sens large !"

K-Reen travaille seule en général avec son ordinateur et ses petites mains.

L'ancienne choriste de Tonton David et Jimmy Cliff a supplié le pianiste Thierry Vaton de venir jour sur "Qu'allons-nous devenir". elle est allée alpaghé Patrick Boston dans son hôtel à Cayenne alors qu'il était venu accompagner Warren pour le titre "Beauté intérieure"...

L'ensemble, très ouvert, donne ce qu'elle appelle de "la street pop caraïbe".

K-Reen sera sur scène avec Alpha Blondie le 21 juin prochain à Paris et, le même jour, sur la scène du ministère des Outre-mer. Et Cayenne ? "J'attends qu'on m'invite;" avec un album griffé "Air Caraïbes", ça ne saurait tarder !

FXG, à Paris

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:36

Le sondage IFOP pour la JOMD : le regard des Français de l'Hexagone sur l'Outre-mer

Les sentiments sur les territoires de l'Outre-mer : 61 % éprouvent de la sympathie et 16 % un véritable attachement. 21 % sont indifférents et 2 % ressentent de l'hostilité.

81 % des Français ont de la sympathie à l'égard de leurs compatriotes d'Outre-mer et 24 % en ont beaucoup. 8 % n'éprouvent pas de sympathie et 11 % sont indiffétrents.

Le retard des outre-mer

53 % estiment que les outre-mer sont en retard sur le plan économique (ils étaient 70 % en 1998). De même, ils sont 53 % à penser que ces territoires vivent principalement de subventions et des aides de la métropole (ils étaient 64 % à le penser en 1998.

46 % estiment que ces collectivités coutent cher à la France (ils étaient 44 % en 1998). Les français originaires d'outre-mer de l'Hexagone sont 49 % à le penser.

L'outre-mer, un atout pour la France

Ils sont 82 % des Français de l'Hexagone à penser que les outre-mer présentent un intérêt touristique et stratégique non négligeable. 70 % estiment que les outre-mer contribuent au rayonnement de la France dans leurs bassins géographiques. 71 % saluent la qualité de leur production de rhum et 64 % celle des bananes.

58 % jugent les outre-mer utiles à la Défense nationale. Ce ratio atteint 72 % chez les originaires d'Outre-mer de l'Hexagone.

L'indépendance

25 % des Français croient que les territoires d'Outre-mer seront indépendants d'ici vingt ans. Ils étaient 37 % à le croire en 1998. 63 % des originaires d'Outre-mer de l'Hexagone pensent qu'ils seront encore français dans vingt ans. 26% des Français de l’Hexagone se montrent favorables à l’indépendance, ce qui marque plutôt une tendance à la baisse : ils étaient près d’un tiers à y être favorables en 1998 (32%). les Métropolitains originaires d’Outre-Mer se montrent encore plus attachés au maintien des DOM-TOM dans la République française (à 61%) que les autres Français vivant dans l’Hexagone (à 57%) : seulement 29% d’entre eux souhaitent cette indépendance, principalement parmi les jeunes de moins de 35 ans, les catégories les plus populaires mais aussi les travailleurs indépendants qui sont près de la moitié (47%) à y être favorables (contre 35% des salariés du secteur public par exemple).

Mobilité

61% des Ultra-Marins vivant en Métropole et 46% des Français de l’Hexagone se déclarent ouverts à un départ dans un territoire d’Outre-Mer en cas d’opportunité professionnelle.

Investissement

44% des ultramarin vivant en Métropole et un 22 % des Français de l’Hexagone envisagent d'investir dans un territoire d’outre-mer dans un avenir proche – dans l’immobilier ou dans le capital d’entreprises locales. 63% des ultramarins vivant en Hexagone et 79% des Français de l’Hexagone évoquent la qualité de l'environnement comme déterminante dans leur choix d’investir.

Aller en outre-mer

50% des Ultra-Marins et 19% des Français de l’Hexagone déclarent s’être rendus dans un département ou un territoire d’Outre-Mer.

Deux tiers des ultramarins (68%) et plus de la moitié des Français de l’Hexagone (53%) ont le projet de se rendre dans un département ou un territoire d’Outre-Mer.

45% des Français de l’Hexagone et 36% des ultramarins ont l’intention de se rendre à la Réunion. L’île de l’Océan Indien devance l’archipel des Antilles, partagé entre la Martinique (39% de citations parmi les Français de l’Hexagone, 33% auprès des ultramarins) et la Guadeloupe (36% et 32%). Dans une moindre mesure, les futurs voyageurs se tournent également vers les territoires de l’Océan Pacifique que sont la Polynésie française (22% et 16%) et la Nouvelle-Calédonie (16%, et 14%). La Guyane s’avère quant à elle davantage prisée des Ultra-Marins que des Français de l’Hexagone (15% et 9%).

Méthodologie

L'IFOP a interrogé un échantillon de 985 métropolitains non-originaires d’outre-mer, extrait d’un échantillon-maître de 1 050 personnes représentatif de l’ensemble de la population métropolitaine âgée de 18 ans et plus, et un échantillon de 552 métropolitains originaires d’Outre-Mer, extrait d’un échantillon-maître de 8 654 personnes représentatif de l’ensemble de la population métropolitaine âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 18 février au 12 mars 2015.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 05:04

"L'opposition outre-mer/diversité est une problématique générationnelle"

A la veille du renouvellement des instances dirigeantes de France Télévision, beaucoup de monde semble montrer un vif intérêt sur France Ô...

Tout le monde a le droit d'avoir un avis sur la ligne éditoriale de France Ô et beaucoup de personnes se penchent sur le berceau, ce qui montre qu'il y a un vrai intérêt et ça, c'est positif. Il vaut mieux faire envie que faire pitié ! Ca montre que cette chaîne existe, qu'elle est vue et qu'elle fait parler d'elle. L'éclectisme des réflexions et des critiques montre qu'il n'y a pas encore à l’extérieur de ligne très aboutie et acceptée collectivement par le plus grand nombre.

Le président de la République a mis en avant une ligne en disant : "France Ô doit redevenir la chaînes des Ultramarins". Elle ne l'est donc pas ?

Depuis 2012, la présence de l'outre-mer sur notre antenne a été en progression très clairement. Il n'y en a jamais eu autant. Mais je pense qu'il y a une confusion sur les chiffres qui circulent.... La présence des items stricto sensu outre-mer sur la chaîne représentent près de 50 % de la grille sans compter les artistes d'outre-mer qui sont invités du LabÔ. Les 18 % cités par le président de la République sont un chiffre qui correspond à ce qui est fabriqué par les outremer 1ère et qui est diffusé sur France Ô. IL s'agit en gros de l'information, des reportages qui sont diffusés dans nos magazines et de quelques documentaires.

Cela veut-il dire qu'on voudrait que vous fassiez plus appel aux productions des chaînes d'outremer 1ère ?

L'exercice qui consiste à demander aux chaînes 1ère des productions dévolues à France Ô est très délicat puisque les équipes et les salariés sur place ont un employeur local et une ligne éditoriale locale qui consistent à fabriquer des programmes pour la chaîne locale. Lorsqu'on demande la contribution des 1ère pour travailler sur France Ö, c'est un travail supplémentaire qu'on leur demande parce que la ligne n'est pas forcément la même entre la proximité que vous avez dans les territoires et ce que France Ô va demander pour que le sujet soit intelligible par le plus grand nombre en métropole. Nous avons fait une étude sur les JT et un travail sur la rédaction, elle révèle qu'en métropole, il faut faire une re-contextualisation des sujets à faire pour qu'ils soient accessibles au plus grand nombre. Un Réunionnais a un accès au reportage martiniquais qui est le même qu'un métropolitain. Même si on s'adresse aux ultramarins de métropole, il faut contextualiser pour que l'accès soit plus généraliste qu'il ne peut l'être en proximité locale.

Il y a pourtant des synergies entre les 1ère et France Ô...

Il n' y a jamais eu autant de productions communes, simplement nous sommes dans une démarche complémentaire, on ne fait pas que reprendre des programmes locaux pour les passer sur France Ô...

Quelle est la réalité de ces coproductions ?

Nous co-diffusons des programmes documentaires, c'est le cas d'Archipel, mais aussi des fictions comme Cut, et l'information, naturellement. En termes de production, la grande majorité des programmes sont produits par des producteurs extérieurs qu'ils soient nationaux ou locaux. Ce que produisent les 1ère localement est à 80 ou 85 % des programmes relatifs à l'information. Ca ne les empêche pas par ailleurs de faire des productions très locales de divertissement... La grande majorité des productions que nous avons en commun sont produites par des sociétés extérieures au groupe France TV en particulier pour les documentaires et la fiction.

Ce qui semble cristalliser les critiques, ce sont les programmes qui touchent à la diversité, aux banlieues. C'est ressenti comme un amalgame entre les Ultramarins et les cités...

La diversité, c'est la représentation de l'ensemble des composantes de la Nation française et ça n'a jamais été mon objectif. En revanche, nous revendiquons ce qui correspond à notre cahier des charges et à son contrat d'objectifs et de moyens, y compris le dernier qui a été signé, c'est-à-dire une notion qui allie ouverture sur le monde et outremer. Ca n'a rien à voir avec la notion de diversité. Il s'agit de valoriser les cultures qui sont extérieures à l'Hexagone et qui composent aujourd'hui notre société, avec un prisme particulier pour les jeunes générations...

N'est-ce pas le rôle de France 4 ?

Notre angle est spécifique, il concerne aussi bien la métropole que l’outremer. Par exemple, on a critiqué la présence des cultures urbaines sur France Ô alors qu’en outre-mer, vous avez beaucoup de hip hop. On a placé dans une opposition outre-mer/diversité un débat qui est davantage une problématique générationnelle. Pourquoi nous sommes-nous intéressés aux cultures urbaines ? Parce que le hip hop est un phénomène national, outre-mer compris et même avant tout outre-mer ! Il n'y a rien d'antinomique avec l'outre-mer lorsque nous faisons des programmes relatifs aux cultures urbaines, bien au contraire.

Il serait peut-être utile à ce stade de rappeler quel est votre cahier des charges...

Le cahier des charges de la chaîne remonte à 2009, il précise : "La chaîne de la mixité et de la diversité culturelle, France Ô offre une vitrine de choix à toutes les composantes qui participent de l'identité de la communauté nationale en particulier aux populations ultramarines. L'accent est notamment porté sur les magazines, les débats citoyens et les spectacles vivants." Voici le cahier des charges originel de France Ô. Il est consultable en ligne sur le site du CSA.

Le CSA a rendu un rapport sur France Ô dans lequel il s'interroge sur la lisibilité de votre ligne éditoriale...

Il signale un besoin de plus grande lisibilité sur la chaîne, mais c'était prévisible. La multiplication des prises de parole sur cette chaîne avec d'un côté une revendication liée à cette façon de s'ouvrir sur le monde et, de l'autre, de mettre en primauté, en préemption l'outre-mer fait qu'effectivement au bout d'un moment, le public peut un peu s'y perdre. Nous sommes restés depuis trois ans et demi sur un principe : c'est la chaîne ouverte sur le monde à l'intérieur duquel l'outre-mer est prépondérante. C'est exactement, mot pour mot, ce que demande le cahier des charges. Au final, avec la multiplication des critiques, on arrive à une lecture un peu trouble que le CSA a soulignée.

Derrière les enjeux de la grille de France Ô, il y a donc des enjeux plus politiques ?

Oui, naturellement mais cet intérêt particulier est plutôt positif pour nous. Ca veut dire qu'on a fait travail de visibilité et je ne suis pas si sûr qu'il y a cinq ans, il y aurait eu autant d'agitation sur la chaîne... Ca montre que la chaîne a fait parler d'elle et qu'elle existe. S'il y a un débat démocratique sur une chaîne de télé de service public, je trouve que c'est sain ! Ca crée des émulations. Ce n'est pas tous les jours facile à gérer, mais c'est bien que le débat s'anime. Je regrette cependant qu'il n'y ait pas plus de propositions de construction éditoriale, de propositions solidaires des différents intervenants critiques.

Bruno Patino, votre hiérarchie à France TV a déclaré qu'il fallait donner encore du temps à France Ô. Mais France Ô existe depuis dix ans...

France 4 a la même difficulté et France 3 l'a encore... Oui, il faut laisser du temps. La séquence de construction éditoriale d'un média comme une chaîne de France TV est une séquence qui est plus longue que la séquence politique. Pour s'installer une chaîne a besoin d'ancrer des marques dans l'inconscient collectif et d'organiser des rendez-vous avec son public. C'est très difficile aujourd'hui et particulièrement à France TV, parce que vous avez une intervention extérieure permanente. Du coup, la remise en cause est beaucoup plus rapide que l'installation des programmes et de la grille.

La chaîne est mesurée par Médiamétrie depuis septembre. Etes-vous satisfait de votre audience ?

Nous sommes très exactement dans l'objectif qui a été fixé par la direction du groupe qui était entre 0,6 à 0,7 % de PdA 4ans et +. Nous remplissons nos objectifs en atteignant 0,6 % . J'aurai préféré 0,7 % comme il y a quinze jours, nous avions atteint 0,7 % de moyenne hebdomadaire. Depuis qu'on mesure, on est parti de 0,5 et on va vers 0,7 % en six mois de piges d'audience. Dans le détail, nous avons des premières et deuxièmes parties de soirée qui sont bien au-dessus de nos objectifs. Après, nous sommes, il est vrai, déçus par nos journées parce que nous avons des fonds de grille qui sont un peu faibles et qui sont, pour tout vous dire, assez liés à la faiblesse du budget qui nous est octroyé pour pouvoir gérer ces fonds de grille. On se débrouille avec nos moyens, mais encore une fois, quelle que soit la ligné éditoriale, il faut laisser le temps aux chaînes de s'installer avant de porter un jugement définitif.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Plaidoyer pro domo

"J'ai lu à mon grand émoi que nous ne faisons plus de programmes historiques et culturels, j'hallucine ! Chaque mois, il y a un événement d'antenne qui porte sur des documentaires ou des programmes culturels et historiques ! On l'a fait notamment au moment des commémorations de la guerre de 14-18 avec "Les frères d'arme d'outre-mer", plusieurs documentaires qui concernaient des héros, Le soldat Borical, Eugène Bullard et Jules Jean-Joseph... On a fait un centenaire Césaire qui est une des journées qui a nécessité le plus d'investissements à France Ô depuis sa création, avec un docu-fiction, une captation de théâtre, etc... Chaque année, on fait une nuit de l'Océanie, la nuit du FIFO. On a lancé une histoire politique des outre-mer qui s'appelle Polygone, neuf fois 52 minutes que produit Caméra One, on a également fait deux fois 52 minutes sur les présidents de la République et l'Outre-mer... Je suis assez surpris qu'on n'en fasse pas état."

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 04:28

Valls rassure les milieux économiques d'outre-mer

Le Premier ministre a dit clairement samedi à la 5e Journée Outre-mer développement qui se tenait à Paris, ce que les milieux économiques de l'outre-mer attendaient. A savoir que la défiscalisation perdurera au-delà de 2017, la sécurisation des mécanismes d'aide à l'investissement et au fonctionnement et la renégociation du registre général d'exemption par catégorie (RGEC).

Pour la première fois depuis qu'il est Matignon, Manuel Valls s'est adressé directement aux ultramarins réunis au Pavillon Gabriel qui accueillait samedi la 5e Journée Outre-mer Développement (JOMD). D'ailleurs sitôt arrivé, Manuel Valls a été propulsé à la tribune. Pourtant aucune annonce nouvelle n'a été faite. Le Premier ministre s'est contenté de rappeler l'ensemble de l'action de son gouvernement pour la croissance et l'activité dans les Outre-mer avec le crédit d'impôt compétitivité emploi majoré (CICE) qui correspond à un allègement de charges sociales de 300 millions d'euros, les crédits d'impôts recherche et innovations portés respectivement à 50 et 40 % et la promesse dans le projet de loi de finance 2016 d'une mesure dont l'effet sera "équivalent à un CICE à 12 % dans les secteurs exposés" (énergie, tourisme, BTP, agro-industrie et NTIC).

Il a rappelé ensuite les mesures en faveur de l'emploi dans les TPE (4000 premiers emplois financés) ou dans le domaine de l'économie sociale et solidaire non sans rappeler que "les aides accordées aux entreprises doivent bénéficier à l'investissement, l'emploi et la formation des jeunes".

Il a encore rappelé le plan logement pour construire ou réhabiliter 10 000 logements par an... Mais c'est sur le terrain de la défiscalisation du crédit d'impôt pour l'investissement qu'il était attendu. Ainsi, il a confirmé les annonces faites la veille à l'assemblée générale de la Fédération des entreprises d'Outre-mer (FEDOM) par sa ministre des Outre-mer : "Nous avons lancé une évaluation des impacts de défiscalisation en vue d'une prolongation au-delà de 2017." Il a indiqué avoir chargé George Pau-Langevin et Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget de mener une concertation sur le sujet.

Répondant aux inquiétudes des entreprises dans le secteur des investissements industriels et leur compatibilité avec les normes européennes, il a confirmé que la France demanderait officiellement la révision du RGEC. "Son interprétation pose en effet encore des difficultés, et il ne tient pas suffisamment compte des particularités géographiques et économiques de nos Outre-mer." Pour y parvenir, le Premier ministre n'a pas hésité à dire qu'il comptait dans cette démarche sur le soutien des eurodéputés d'outre-mer, mais également et surtout du lobbying d'Eurodom à Bruxelles.

FXG, à Paris

Plan Jucker

Le Premier ministre entend plaider plusieurs projets innovants en matière de développement durable. Le Fonds d'investissement du plan Juncker est de 315 milliards d'euros.

Fin des quotas sucriers

"je vous confirme que l'Etat demandera à la Commission européenne la possibilité d'aider le secteur de la canne à sucre pour faire face à la fin des quoats sucriers en 2017." Il a salué au passage le député Jean-Claude Fruteau, auteur de cette préconisation.

Manuel Valls dans l'océan Indien en juin

Le premier ministre a confirmé qu'il se rendrait à Mayotte et la Réunion mi-juin, puis en Nouvelle-Calédonie à la fin de l'année.

Valls valide le plan pour l'égalité réelle de Patrick Karam

Le Premier ministre a pris soin de citer deux fois le président du CReFOM, Patrick Karam, pour aborder la notion d'égalité réelle. Et comme pour mieux accepter cette démarche originale du CReFOM, Manuel Valls n'a pas hésité à dire que Patrick Karam s'était inspiré aux meilleures sources : les textes du parti socialiste ou de la fondation Jean-Jaurès...

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 04:17

Ernest Breleur expose l'énigme du désir à Paris

Ernest Breleur n'avait pas exposé à Paris depuis 2010, alors invité de la fondation Clément à la galerie des filles du Calvaire. Cette fois, il a laissé les installations et autres structures monumentales pour la petite Maëlle gallery que tient sa fille Olivia à Belleville. "C'est le temps du renouvellement", confie l'artiste qui n'a pas pour habitude d'exposer tous azimuts. Et il revient avec des peintures, un medium qu'il n'utilise plus guère depuis 23 ans. "C'est une surprise pour ceux qui ne connaissent pas les prémisses de mon travail... A l'époque je m'adonnais au dessin. J'y reviens après plus de vingt ans et c'est peut-être ce qui précède mon retour à la peinture." Il expose à Paris des "dessins autrement pensés, des esquisses. Cette fois, sa problématique se situe aux limites du dessin lorsqu'il va basculer dans la peinture. Ses grandes rosaces avec leurs figurines dansantes trouvent trace dans l'histoire de l'art. On pense à Rubens, Michel-Ange et le plafond de la chapelle Sixtine. Breleur rêvait ces raccourcis avec l'histoire et a laissé libre-court à son plaisir... Ses grandes toiles sont des voutes célestes que l'on projetterait sous une coupole d'église.

Les petites toiles reprennent des détails des grandes ou font vivre par ailleurs les personnages des grandes toiles. Elles ne sont toutefois pas que des études, mais des coupes, des extraits, des reliefs des grandes voutes.

L'ensemble est un élan de désir avec son énigme. "Je parle du désir animal qui nous caractérise, mais derrière ce désir, il y a la vie..." Breleur travaille sur la question du vivant, celle de l'origine, de l'infiniment petit si prolixe de vie... Cette vie apparaît par transparence comme lorsqu'il utilisait des radiographies. "Lorsque le dessin est aux limites de la peinture, la question de la transparence, de l'au-delà du vu, le désir affleure derrière... Le désir de voir."

FXG, à Paris

L'exposition Breleur se poursuit jusqu'à la fin du mois de mai.

1-3 rue Ramponneau Paris 20e

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 11:08

GPL promet de débloquer rapidement l'aide fiscale à l'investissement productif

Ce n'était plus de l'inquiétude, mais de la colère. Jean-Pierre Philibert, à peine réélu président de la Fédération des entreprises d'Outre-mer, vendredi midi, a demandé à George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, de faire "acte d'autorité" et d'apporter une "clarification". Le problème vient du règlement communautaire d'exemption par catégorie. Ce nouveau dispositif européen remplace les notifications que l'Etat devait adresser à Bruxelles quand il dispense d'une aide à des entreprises. Mais comme le RGEC n'est pas adapté aux outre-mer, les entrepreneurs ne parviennent plus à faire agréer leurs dossiers d'investissements — défiscalisés ou en crédit d'impôt — par les bureaux d'agrément à Bercy ou dans les direction régionale des finances publiques. "Je nourris une ambition pour 2015 : assurer une pleine effectivité aux mesures que nous avons obtenues." De la même manière que le dispositif fiscal d'aide au logement social a été rendu opérant, GPL a annoncé qu'avec l'aide du ministre de l'Economie et de son secrétaire d'Etat au Budget, "l’ensemble des aides au fonctionnement (TVA NPR, exonérations de charges, CICE renforcé, crédit d'impôt recherche et Crédits d'impôt innovation majorés…) sont opérationnelles". Elle précise encore que la Commission européennes reconnaît que ces aides sont versées à l’ensemble des secteurs, y compris transport, énergie, agriculture et pêche qui en étaient jusqu'alors exclues.

Pour mettre fin à cet épisode, la ministe a indiqué qu'elle porterait une demande de révision du RGEC à Bruxelles "dans le cadre d'une stratégie partagée", comprendre avec Eurodom.

Par ailleurs, pour anticiper la fin de la LODEOM, et avec elle de l'actuelle défiscalisation, qui doit survenir en 2017, GPL a indiqué que "le gouvernement prendra une initiative dans le projet de loi de finances 2016 pour prévenir toute difficulté, susceptible de naître de la manière dont le terme légal de ces dispositifs (au 31 décembre 2017) est aujourd’hui appréhendé dans la loi." Et si elle entend d'ores et déjà lancer des réunions de concertation pour préparer la future loi économique des Outre-mer, elle a rappelé aux patrons des Outre-mer leur engagement en faveur de l'emploi des jeunes et de la formation, les fameuses "contreparties".

FXG, à Paris

Philippe Jock, pdt Medef Martinique

"La ministre, en concertation avec Bercy, indique qu'elle va donner des instructions précises pour que les agréments soient délivrés. Reste que du point de vue juridique, on ne sera pas complètement bordés. Mais l'essentiel est qu'on puisse avoir les agréments et que les investissements commencent ! Il y aurait eu mieux à faire pour la sécurité juridique, notamment, re-notifier les aides à Bruxelles. Mais si l'Etat s'engage... Il faut faire confiance à la parole de la ministre."

Nicolas Vion, pdt GHTG

"Nous pensons que les lettres de confort qu'a adressé la Commission européenne au gouvernement sont insuffisantes. Nous préfèrerions des notifications beaucoup plus précises. Nous voulons pouvoir vis-à-vis de certaines administrations nous appuyer sur un texte plutôt que sur des lettres de confort. Une circulaire serait la bienvenue."

Eric Pollien, secrétaire-général des MPI Guyane

"On est toujours dans une position d'attente et on va être vigilants par rapport à la re-notification de l'octroi de mer qui a été déconnecté. Concernant l'aide fiscale à l'investissement outre-mer, on attend toujours des éléments d'éclaircissement qui devraient venir des administrations déconcentrées. Ca va être à toutes les préfectures et direction régionales des finances publiques d'intervenir pour que les lettres de confort qui ont été données par la Commission européenne soient appliquées et que ça débloque les dossiers d'investissement toujours en attente d'agrément."

Yann de Prince, pdt Medef Réunion

La ministre vous a-t-elle rassuré ?

Le dispositif qui a été modifié à la demande du gouvernement ne fonctionne pas du fait des erreurs commises lors de la modification. La ministre reconnaît le problème du RGEC, elle semble reconnaître qu'il ne pourra pas être résolu avant plusieurs mois et nous dit qu'à partir d'aujourd'hui, le problème est réglé, que les investissements peuvent avoir lieu. Par contre, je n'ai pas entendu par quels moyens...

Vous craignez que ça ne bloque encore au niveau des DGFIP ?

Aujourd'hui, on a un gouvernement qui vous dit d'investir et un bureau des agréments qui trouve tout moyen de bloquer les investissements. Il y a une contradiction entre le comportement de Bercy et les engagements du gouvernement. C'est insupportable.

Que pensez-vous de l'annonce de la ministre visant à proroger la LODEOM ?

La LODEOM arrivera à son terme en 2017, dans le contexte des élections présidentielles. Il va se passer un moment entre le terme de la LODEOM et la promulgation d'une nouvelle loi. Le fait que la ministre prévoit dans la loi de finances 2016 d'incorporer des dispositions pour proroger la LODEOM le temps qu'une nouvelle loi soit votée, est bienvenu.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 04:26

Avant-première parisienne réussie pour "Rose et le soldat"

La productrice Elizabeth Arnac et le réalisateur Jean-Claude Barny ont connu un vrai succès d'estime jeudi dernier au cinéma Max Linder sur les Grands-boulevards parisiens. La foule et les pipols ont répondu présents à leur invitation à découvrir en avant-première le téléfilm pour France 2 et France Ô, Rose et le soldat, une fiction qui relate la Martinique "an tan Wobè". Les acteurs, Jean-Michel Martial, Zita Hanrot, Pascal Légitimus étaient bien évidemment de la partie pour cette première présentation de l'oeuvre au public.

George Pau-Langevin, Serge Létchimy ou Olivier Besancenot, côté politiques, Lucien Jean-Baptiste, Jacky Tavernier, Sourya Adèle, Gunther Germain, Edouard Montout, côté famille du cinéma, ont applaudi cette fiction patrimoniale qui sera diffusée avant la fin de l'année à la télévision.

Jean-Claude Barny ne saurait s'arrêter en si bon chemin, dix années après Neg marron. Dans deux mois, il débute le tournage de son second long-métrage de cinéma avec Le gang des Antillais.

Rose et le soldat sera diffusée en avant-première en Martinique le 16 avril à Madiana, sur invitation.

FXG, à Paris

Trois questions à Serge Létchimy

Comment avez-vous trouvé cette fiction patrimoniale ?

Ce film s'inscrit dans la mouvance, la dynamique de reconquête du droit de reconnaissance que l'on devrait octroyer aux dissidents et, en même temps, ce film, c'est l'histoire très profonde d'un moment de libération de la Martinique, authentique et vrai !

Est-il important à vos yeux de savoir que ce film sera diffusé sur France 2 ?

Très important ! C'est une pédagogie à contre histoire qu'il faut mettre en oeuvre pour bien faire comprendre l'importance des sacrifices et de l'engagements des Antillais d'une manière générale, mais du monde entier pour la liberté, et que ça s'est fait avec beaucoup de détermination pour libérer notre propre pays.

La Région Martinique a fait un effort sur ce film. Plus largement, quelle est votre politique pour le cinéma ?

Nos travaillons beaucoup à cela et la prochaine sera l'installation d'un bureau du cinéma. Nous avons déjà passé une convention avec le CNC et nous voulons soutenir la création cinématographique en Martinique. J'y crois énormément.

Propos recueillis par FXG

GPL a dit

"Ce film aborde cette période où la Martinique étais sous la férule de l'amiral Robert et nous avons tous entendu des récits familiaux nous parlant de cette terrible époque et des exactions des marins. C'est bien de rappeler au public en France que les Martiniquais, comme les Guadeloupéens, se sont mobilisés pour venir défendre la mère-patrie, parfois au péril de leur vie. Une période historique difficile... Il a fallu mettre une histoire d'amour, mais c'est bien joué avec une belle distribution et ça rappelle vraiment l'ambiance de cette époque avec la vie des pêcheurs. Il y a une dignité des pauvres dans ce film qui m'a touchée énormément. J'espère qu'il va rencontrer son public."

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