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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:41
Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée, par Nathalie Nancy-Cissé

Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée, par Nathalie Nancy-Cissé

Nathalie Nancy Cissé, auteur de "Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée" aux éditions Les Passionnés de bouquins.

"Apprendre que son proche a hurlé en voyant la montagne arriver, c'est insupportable !"

Pourquoi avoir choisi le crash de Maracaïbo pour sujet de votre livre ?

Il y a onze ans, le 16 août 2005, j'ai perdu mes parents dans ce crash aérien alors que je me trouvais à Lyon où je suis née et où je vis. Dans ce livre, je raconte l'annonce du crash telle que je l'ai vécue, ressentie, et les dix ans qui ont suivi. Ces dix ans, c'est tout ce qui se passe pour une famille de victimes, dix ans de deuil... C'est un vrai deuil qui a mis dix ans à se faire et je n'ai pu le faire que grâce à l'écriture de ce livre.

Comment aviez-vous réagi à l'annonce du crash ?

On n'y croit pas ! Ce n'est pas possible parce que ça n'arrive que dans les films catastrophe... Et ce n'est pas possible non plus parce que je travaille dans l'aérien. Je suis agent de trafic et je fais partir des avions tous les jours...

Quand vous allez travailler, y pensez-vous toujours ?

Non ! Je ne pense pas qu'on puisse travailler dans ces conditions là. Je ne laisse pas de place au hasard dans mon travail, mais je réfléchis à deux fois pour être sûre que tout est bien fait parce que j'ai vraiment conscience, à mon niveau dans la chaîne de sûreté des avions, d'avoir des vies entre mes mains.

Quand vous êtes-vous attelée à ce travail d'écriture ?

L'année dernière, quand il y a eu le crash de la German wings... Autant, quand il y a eu le crash de mes parents, je n'avais pas regardé la télé, autant pour ce crash là, j'ai regardé les infos en boucle. Et je le suis rendue compte que les médias ont fait du sensationnel, ont raconté des choses, probablement beaucoup de vérités évidemment, mais je me disais que je n'aurai pas voulu entendre ça du crash de mes parents. Je comprenais que les gens aient besoin de savoir, mais pour une famille de victimes, apprendre que son proche a vu la mort venir, que son proche a souffert, que son proche a hurlé en voyant la montagne arriver, c'est insupportable ! J'ai regardé sur Internet et je me suis rendue compte qu'il n'y avait rien pour aider les gens à supporter ça, à vivre la suite, parler, dire son ressenti, si ce ne sont les associations de familles de victimes. Ces associations se battent au niveau juridique pour connaître la vérité, mais il n'y a rien qui aide d'un point de vue psychologique. Il y a eu le crash de Charm el Cheikh ; l'association est désormais dissoute, parce que le non lieu a été prononcé. Mais du coup, c'est terminé aussi pour les familles de victimes... Une fois la tempête médiatique passée, il n'y a plus rien et un nouveau crash fait oublier le précédent.

Qu'auriez-vous souhaité ?

Je ne peux pas m'imaginer que la société se souvienne de chaque crash et de chaque famille touchée, mais il faut qu'il y ait une possibilité à tout un chacun de parler, de raconter et de le faire librement... En général, les gens n'en parlent pas parce que c'est trop douloureux... Alors moi qui écris un livre, quand on me demandait sur quoi j'écrivais, il y avait un blanc, un mal être qui se créait...

Les gens croient que vous restez bloquée alors que vous ne voulez que témoigner ?

Exactement ! Et de m'entendre dire au quotidien : "Je suis désolé pour toi... Qu'est-ce que ça a dû être dur..." Je n'ai plus envie d'entendre ça ! C'est évident que ça a été dur ! J'ai juste envie de raconter qui était mes parents, comment ça s'est passé, tout ce qu'on a vécu, tout le côté médiatique qu'il y a derrière... Je consacre un passage important dans mon livre à la cellule de crise avec le Quai d'Orsay. Ce qu'on en raconte aux téléspectateurs n'est pas du tout ce que j'ai vécu. Soit, c'est parce que je n'étais pas sur place et les cellules d'urgence étaient en Martinique. Il n'y avait rien en métropole ! Et on s'est retrouvé isolés. Par la suite aussi... Toutes les commémorations se sont faites en Martinique, un peu à Paris, mais à Lyon, rien ! Je n'ai même pas été avertie de l'inauguration de la stèle aux victimes du crash au cimetière du Père Lachaise à Paris... Je ne l'ai appris qu'après !

Avez-vous tendu la main en vain ?

J'avais demandé à l'église à côté de chez moi si l'on pouvait faire une messe, on m'a répondu non, pourquoi, qu'on ne savait pas faire... Pour eux, ça ne rimait à rien et j'ai trouvé ça hyper violent parce que nous n'étions pas nombreux en métropole et encore moins à Lyon... Je me suis retrouvée seule avec ma famille et j'ai vécu ce deuil, ces dix ans de deuil un peu de mon côté, isolée... C'est pour cela que j'ai eu besoin d'écrire, pour évacuer, pour faire mon deuil... J'ai commencé par le titre, j'ai mis le point final et je n'y ai plus retouché.

Que retenez-vous de cette expérience ?

On n'oublie pas... Jamais.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le pitch

Nathalie Nacy-Cissé se réjouissait déjà à l'idée de recevoir une carte postale idyllique de la part de ses parents partis au Panama, lorsque les médias annoncent un accident d'avion, celui de son père et de sa mère... Dans cet ouvrage, elle revisite les différentes étapes liées au crash : la prise de conscience, les réactions de l'entourage, le suivi psychologique, les cellules de crise, l'enquête... Un témoignage poignant.

16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:00
Il y a 11 ans, le crash de Maracaïbo

Nathalie Nancy Cissé, auteur de "Vol 708, Panama-Martinique, la carte postale tant redoutée", aux éditions Les Passionnés de bouquins.

"Apprendre que son proche a hurlé en voyant la montagne arriver, c'est insupportable !"

Pourquoi avoir choisi le crash de Maracaïbo pour sujet de votre livre ?

Il y a onze ans, le 16 août 2005, j'ai perdu mes parents dans ce crash aérien alors que je me trouvais à Lyon où je suis née et où je vis. Dans ce livre, je raconte l'annonce du crash telle que je l'ai vécue, ressentie, et les dix ans qui ont suivi. Ces dix ans, c'est tout ce qui se passe pour une famille de victimes, dix ans de deuil... C'est un vrai deuil qui a mis dix ans à se faire et je n'ai pu le faire que grâce à l'écriture de ce livre.

Comment aviez-vous réagi à l'annonce du crash ?

On n'y croit pas ! Ce n'est pas possible parce que ça n'arrive que dans les films catastrophe... Et ce n'est pas possible non plus parce que je travaille dans l'aérien. Je suis agent de trafic et je fais partir des avions tous les jours...

Quand vous allez travailler, y pensez-vous toujours ?

Non ! Je ne pense pas qu'on puisse travailler dans ces conditions là. Je ne laisse pas de place au hasard dans mon travail, mais je réfléchis à deux fois pour être sûre que tout est bien fait parce que j'ai vraiment conscience, à mon niveau dans la chaîne de sûreté des avions, d'avoir des vies entre mes mains.

Quand vous êtes-vous attelée à ce travail d'écriture ?

L'année dernière, quand il y a eu le crash de la German wings... Autant, quand il y a eu le crash de mes parents, je n'avais pas regardé la télé, autant pour ce crash là, j'ai regardé les infos en boucle. Et je le suis rendue compte que les médias ont fait du sensationnel, ont raconté des choses, probablement beaucoup de vérités évidemment, mais je me disais que je n'aurai pas voulu entendre ça du crash de mes parents. Je comprenais que les gens aient besoin de savoir, mais pour une famille de victimes, apprendre que son proche a vu la mort venir, que son proche a souffert, que son proche a hurlé en voyant la montagne arriver, c'est insupportable ! J'ai regardé sur Internet et je me suis rendue compte qu'il n'y avait rien pour aider les gens à supporter ça, à vivre la suite, parler, dire son ressenti, si ce ne sont les associations de familles de victimes. Ces associations se battent au niveau juridique pour connaître la vérité, mais il n'y a rien qui aide d'un point de vue psychologique. Il y a eu le crash de Charm el Cheikh ; l'association est désormais dissoute, parce que le non lieu a été prononcé. Mais du coup, c'est terminé aussi pour les familles de victimes... Une fois la tempête médiatique passée, il n'y a plus rien et un nouveau crash fait oublier le précédent.

Qu'auriez-vous souhaité ?

Je ne peux pas m'imaginer que la société se souvienne de chaque crash et de chaque famille touchée, mais il faut qu'il y ait une possibilité à tout un chacun de parler, de raconter et de le faire librement... En général, les gens n'en parlent pas parce que c'est trop douloureux... Alors moi qui écris un livre, quand on me demandait sur quoi j'écrivais, il y avait un blanc, un mal être qui se créait...

Les gens croient que vous restez bloquée alors que vous ne voulez que témoigner ?

Exactement ! Et de m'entendre dire au quotidien : "Je suis désolé pour toi... Qu'est-ce que ça a dû être dur..." Je n'ai plus envie d'entendre ça ! C'est évident que ça a été dur ! J'ai juste envie de raconter qui était mes parents, comment ça s'est passé, tout ce qu'on a vécu, tout le côté médiatique qu'il y a derrière... Je consacre un passage important dans mon livre à la cellule de crise avec le Quai d'Orsay. Ce qu'on en raconte aux téléspectateurs n'est pas du tout ce que j'ai vécu. Soit, c'est parce que je n'étais pas sur place et les cellules d'urgence étaient en Martinique. Il n'y avait rien en métropole ! Et on s'est retrouvé isolés. Par la suite aussi... Toutes les commémorations se sont faites en Martinique, un peu à Paris, mais à Lyon, rien ! Je n'ai même pas été avertie de l'inauguration de la stèle aux victimes du crash au cimetière du Père Lachaise à Paris... Je ne l'ai appris qu'après !

Avez-vous tendu la main en vain ?

J'avais demandé à l'église à côté de chez moi si l'on pouvait faire une messe, on m'a répondu non, pourquoi, qu'on ne savait pas faire... Pour eux, ça ne rimait à rien et j'ai trouvé ça hyper violent parce que nous n'étions pas nombreux en métropole et encore moins à Lyon... Je me suis retrouvée seule avec ma famille et j'ai vécu ce deuil, ces dix ans de deuil un peu de mon côté, isolée... C'est pour cela que j'ai eu besoin d'écrire, pour évacuer, pour faire mon deuil... J'ai commencé par le titre, j'ai mis le point final et je n'y ai plus retouché.

Que retenez-vous de cette expérience ?

On n'oublie pas... Jamais.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le pitch

 

Nathalie Nacy-Cissé se réjouissait déjà à l'idée de recevoir une carte postale idyllique de la part de ses parents partis au Panama, lorsque les médias annoncent un accident d'avion, celui de son père et de sa mère... Dans cet ouvrage, elle revisite les différentes étapes liées au crash : la prise de conscience, les réactions de l'entourage, le suivi psychologique, les cellules de crise, l'enquête...

Un témoignage poignant.

 

12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 06:55

Un Martiniquais de 49 ans, atteint par le virus du zika, est venu la semaine dernière consulter des spécialistes à l'hôpital Lariboisière (Paris 10) à la suite de problèmes de vision. Il est le premier cas de zika diagnostiqué avec une atteinte de la rétine. Sa vision de nuit s'en trouve fortement diminuée, de même, il est sensible au trop de lumière. Il est rentré lundi à Fort-de-France où il doit faire l'objet d'un suivi particulier.

4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:19
Egalité réelle outre-mer

Le projet de loi égalité réelle outre-mer a été présenté au conseil des ministres du 3 août par GPL et Ericka Bareigts. Entretien avec la ministre des Outre-mer.

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer

"Je ne conçois pas une loi de cette importance sans consulter les personnes concernées"

L’Egalite réelle outre-mer, c'est pour quand officiellement ?

L’égalité réelle, c’est une ambition de long terme pour nos Outre-mer. Il s’agit d’un processus qui se construit dans le temps, avec un horizon de 10 à 20 ans selon les territoires pour achever la convergence dans les domaines qui sont les plus importants pour nos concitoyens : l’éducation, la santé, le logement, les infrastructures, l’emploi, la compétitivité des entreprises.

Cette démarche passe non seulement par une logique de rattrapage mais surtout par la promotion de nouveaux modèles de développement pour chacun des territoires, qui permettent de valoriser leurs atouts et leurs richesses pour en faire des pôles de rayonnement dans leur environnement régional. En cela, elle questionne notre conception du développement qui a trop longtemps consisté à chercher seulement à combler les besoins de nos régions sans s’intéresser à leurs potentialités. Cette ambition se traduira dans l’élaboration des plans de convergence.

Depuis le début du quinquennat, nous travaillons à la mise en œuvre de politiques publiques en faveur de l’égalité réelle sans qu’elles aient été présentées comme telles. Je pense notamment au plan logement Outre-mer, au plan jeunesse Outre-mer, au plan sécurité Outre-mer etc. Le projet de loi vient donner un horizon commun à toutes nos initiatives, en permettre une appropriation plus large par les citoyens et en favoriser l’amplification.

Quand les plans de convergence seront-ils fixés pour chaque territoire ?

Les plans de convergence, c’est la rencontre des volontés de l’Etat et celles de chacune des principales collectivités pour déterminer la trajectoire vers l’égalité réelle qui sera propre à un territoire, une population, un environnement économique et social donné. Les plans de convergence seront donc élaborés suite à l’adoption de la loi suivant un calendrier fixé avec les élus des différents territoires. Un travail pédagogique sera réalisé en amont de leur élaboration pour expliquer précisément en quoi ils consistent, ce qu’ils contiennent et comment ils s’articulent avec les autres documents de planification à l’échelle locale.

Une autre étape préalable à l’élaboration formelle de ces plans consistera en la définition des indicateurs de l’égalité réelle pour que la société civile et les socio-professionnels puissent décider de la manière de mesurer les progrès réalisés en matière de développement au regard de leurs préoccupations et de leurs priorités.

Comment seront-ils établis ? Les citoyens auront ils leur mot à dire ?

Les plans de convergence ne pourront pas politiquement être conçus sans une consultation des acteurs de la société civile. L’ambition est bien d’associer le plus possible nos concitoyens à cette démarche car je crois que leur adhésion à un projet de territoire partagé est une condition de succès pour le développement de nos Outre-mer. Ce sont eux qui mettront en mouvement nos territoires et qui construiront au quotidien les solutions de la convergence. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai tenu à organiser une consultation participative.

Pourquoi une consultation participative ? En quoi va-t-elle consister ?

C’est une démarche inédite : Nous allons consulter l’ensemble des territoires (11 territoires, 2,75 millions d’ultramarins, sans compter les ultramarins de l’hexagone qui sont bien sûr également concernés), sur un même sujet et au même moment. A part pour une élection, aucune consultation n’aura sollicité les populations d’outre-mer de la sorte.

Je ne concevais pas une loi de cette importance, inscrite dans la durée (à vocation « programmatique ») sans consulter les personnes concernées.

L’égalité réelle c’est l’affaire de tous. Les associations, les parlementaires, les élus, les entrepreneurs, les étudiants, les retraités doivent s’approprier le sujet et contribuer à son cheminement. Cette campagne va permettre d’intégrer la multiplicité des outre-mer dans une loi qui va défendre l’unité de la Nation. L’objectif de cette consultation est de favoriser l'émergence d'une définition collective de l’égalité réelle Outre-Mer, de définir les critères qui permettront d’apprécier si l’égalité réelle entre l’Hexagone et les territoires ultramarins progressent dans le sens souhaité. Comment conçoivent-ils l’égalité réelle ? Qui en sont les acteurs, Quels en sont les objectifs et quelles réalisations peuvent y contribuer ? Quelles sont leurs propositions pour assurer cette égalité réelle ?

Quelles sont les principales mesures économiques et sociales des titres 2 et 3 ? cela peut-il encore évoluer ?

Les principales mesures sociales concernent en premier lieu Mayotte compte-tenu des écarts avec l’Hexagone en termes de prestations servies sur le territoire mahorais. Nous avons engagé une démarche de convergence dans le cadre de Mayotte 2025. Avec le projet de loi, nous accélérons le calendrier et allons plus loin dans cette logique. Nous engageons également avec ce texte la structuration du système de retraite à Mayotte.

Concernant les mesures économiques, elles s’attachent à promouvoir l’égalité réelle en matière d’accès aux opportunités économiques et à l’initiative entrepreneuriale. Certaines concernent la continuité territoriale pour favoriser les mobilités entre les territoires ultramarins et l’Hexagone dans le cadre d’un parcours de formation. Le développement des compétences constitue le fondement même de l’égalité réelle car il permet aux citoyens d’accéder à des nouvelles opportunités économiques et de mobiliser pleinement l’ensemble de leurs droits. D’autres mesures favorisent le renforcement de la concurrence pour initier une diminution des prix et accroître le pouvoir d’achat de nos concitoyens.

C'est tout ?

Je l’ai rappelé devant le CESE, la démarche d’égalité réelle est un processus qui se construit dans le temps. Elle ne se décrète pas d’un claquement de doigts. Ainsi, il serait utopique de penser que nous réglerons une fois pour toutes par une loi cette question. Au contraire, conformément aux engagements du Premier ministre, le projet de loi qui a été présenté au conseil des Ministres est d’abord une loi de programmation qui définit des principes, une méthodologie et des outils pour initier cette démarche de long terme. Ce n’est que la première pierre d’une longue construction. Il ne s’agit par conséquent pas de faire un catalogue exhaustif de mesures économiques et sociales ; elles seront enrichies très rapidement par les éléments inscrits dans les plans de convergence.

Propos recueillis par FXG, à Paris

3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 08:01

Alain Hoareau échoue dans sa lutte contre le Parc

Le Conseil d'Etat a rejeté jeudi 28 juillet la requête d'Alain Hoareau. Ce dernier demandait au magistrat administratif d'annuler pour excès de pouvoir la charte du parc national de la Réunion. En cause entre autres, "l'inclusion dans le périmètre du parc de terrains appartenant à des personnes privées, ainsi que la délimitation du coeur du parc, notamment les terrains de l'îlet Saint-Ange dans le lit de la rivière des Galets". Par ailleurs, M. Horeau conteste la charte qui serait incomplète. Le Conseil d'Etat estime au contraire que les "enjeux liés à l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO du bien "pitons, cirques et remparts de l'île de la Réunion" sont suffisamment explicités".

FXG, à Paris

28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 05:03
Mister Caribean international est Guyanais

Marvin Saminadin élu Mister Caribean international

Vendredi dernier, au palais des sports du Gosier en Guadeloupe, l'écharpe de Mister Caribean international a été remise à Marvin Saminadin. Déjà élu Mister Guyane, voilà le jeune étudiant de 24 ans en orbite pour le titre de Mister monde dont la cérémonie aura lieu en 2017. "Pour l'heure, je suis le plus bel homme de la Caraïbe !" Les concurrents se sont d'abord tous présentés vêtus d'une chemise rouge et arborant chacun le drapeau de leur territoire avant de défiler en tenue traditionnelle. Marvin avait choisi pour thème "la Guyane dans toute sa splendeur". Il s'est ensuite costumé en steward pour convaincre jury et public de venir visiter son pays. Après cette prestation, Marvin ne réalise pas qu'il est retenu avec 11 autres pour la suite de la compétition. "Ils ont dû m'appeler trois fois..."

Le défilé en tenue de soirée, ouvert par la Martinique, jusqu'alors détentrice du titre, les montre tous vêtus de bleu, avec chemise blanche et noeud papillon rouge. Puis, c'est la qurstion pour laquelle chaque candidat a eu une heure de préparation. "Quel est le premier objet que vous emmèneriez avec vous en voyage ?" Marvin brille en répondant que ce seraient tous les Misters et sa famille ! Et arrive le final. On appelle les Misters Guadeloupe, Surniname, Haïti, Jamaïque et Guyane... Marvin a les larmes aux yeux, il stresse, sa chemise est trempée... Ce n'est que de retour dans une nouvelle tenue traditionnelle (que Marvin a choisie blanche) et drapeau en main que le speaker annonce le palmarès. Ils ne sont plus deux, Mister Guyane et Mister Suriname. Ils se tiennent une main et brandissent l'autre en l'air. On appelle le Suriname et Marvin semble seul et perdu sur la grande scène. Il réalise à peine qu'il est le vainqueur... "J'ai une belle aventure qui m'attend !" Et du boulot. Il va lui falloir travailler son anglais (Marvin est tout de même trilingue !), sa démarche, son expression et ses photos ! Mais pour l'heure, l'urgence, c'est ce mercredi. Il devrait faire sa première prestation de Mister Caribean international à la fête de Macouria.

FXG, à Paris

25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 05:46
Sylvie Guellé, metteuse en scène de la pièce "Dis à ma fille que je pars en voyage", devant le théâtre du Centre, le 19 juillet, soir de la première

Sylvie Guellé, metteuse en scène de la pièce "Dis à ma fille que je pars en voyage", devant le théâtre du Centre, le 19 juillet, soir de la première

Sylvie Guellé de la Compagnie "Sur les rives" est la metteure en scène de la pièce "Dis à ma fille que je pars en voyage", de Denise Chalem, dont la première avignonnaise a eu lieu mardi 19 juillet. Rencontre avec une créatrice qui a le privilège de présenter cette année le seul spectacle guyanais à l'affiche du Off d'Avignon.

"Nous sommes prêtes à repartir !"

Quelle est la genèse de ce spectacle ?

J'habite à Remire-Montjoly et quand tous les jours je passe devant le centre pénitentiaire, ça me serre le ventre. Je me suis souvenu du texte de Denise Chalem et j'ai décidé de l'adapter à notre univers guyanais. J'ai eu l'occasion de rentrer dans le centre pénitentiaire et dans sa section femmes et j'ai été touchée par ces destins de femmes en prison. Certaines y sont parce qu'elles ont tué le conjoint violent pour protéger les enfants, d'autres pour des histoires de drogue....

Vous avez confié les deux rôles à Graziella Florimont et Anne-Laure Allègre. Comment les avez-vous recrutées ?

J'ai connu Graziella Florimont (qui joue le rôle de Dominique) quand elle était toute jeune. Elle a commencé le théâtre avec moi il y a une quinzaine d'années. Elle était très douée. On s'est perdue de vue parce que je suis partie travailler ailleurs et quand je suis revenue il y a quatre ans en Guyane, elle était là. Tout de suite, elle eu envie de reprendre. Elle aurait aimé faire une carrière plus poussée, mais de Guyane, c'est extrêmement difficile. Anne-Laure Allègre (qui joue Caroline) s'est installée en Guyane depuis cinq ans. Toutes les deux sont des professionnelles... quand il y a du travail !

Comment avez-vous préparé ce spectacle ?

Nous nous entendons très bien. Graziella est très forte en proposition et Anne-Laure a une grande sensibilité. Leurs rôles leur vont très bien, leur collent à la peau... La démarche artistique de la compagnie est d'explorer les relations sociales qui font que le vivre ensemble est possible ou insupportable, merveilleux ou conflictuel. Le contexte guyanais influence notre démarche car la multiplicité des communautés et des cultures interroge sur la capacité de chacun à aller vers l'autre...

Cela a-t-il été facile de trouver une scène à Avignon prête à accueillir une compagnie guyanaise ?

Nous avons contacté pas mal de salles, pas de très grandes jauges pour notre première participation... On a eu quelques réponses positives mais qui exigeaient qu'on fasse toute la durée du festival. Or, nous ne pouvions jouer que du 19 au 30 juillet... Heureusement, le théâtre du Centre avait un spectacle de danse qui s'arrêtait le 17 juillet. On a sauté sur ce créneau !

Comment s'est passée la première ?

On a eu beaucoup d'anxiété avant, mais aussi une certaine assurance parce que nous avons déjà joué ce spectacle moultes fois en Guyane et à l'Atrium en Martinique. Mais bien sûr que nous avons eu le trac en arrivant ici. La configuration est différente à Avignon. Il a fallu installer le décor en un quart d'heure et c'était stressant... Mais au final, la première a eu lieu et s'est bien passée. A la sortie, il y a encore de l'anxiété parce qu'on attend de savoir quels retours on va avoir...

Et quels sont-ils ces premiers retours ?

J'en ai eu deux de bons, un autre un peu moins, mais avec des remarques très intéressantes, positives dans le sens où je vais m'en servir pour avancer dans ce travail. Il y avait un petit manque de rythme que je pense lié au stress de la première mais je sais aussi que je vais profiter de ces deux semaines de représentation quotidienne pour améliorer des choses dans la mise en scène.

Et l'autre partie du travail, n'est-ce pas de trouver de nouvelles dates ?

On vient à Avignon non pas pour nous amuser, même si l'on s'amuse aussi, mais pour parvenir à passer à autre chose ! Nous devons rencontrer des programmateurs et nous espérons des propositions pour donner une suite à ce spectacle, ici dans l'Hexagone... J'attends, mais nous sommes prêtes à repartir !

Propos recueillis par FXG, à Avignon

Le pitch de la pièce

Caroline, une métro, arrive en prison et se retrouve dans la même cellule que Dominique, une créole qui a déjà passée sept ans de détention (sur douze). Caroline a de l'instruction, de l'éducation... Dominique a les manières rudes d'une mère de famille dont l'existence a toujours été pénible. Une amitié va naître entre les deux détenues, mais sous haute tension. L'humour, l'émotion, l'absurdité et la violence du milieu carcéral s'étalent devant le spectateur contraint d'admettre que la vie en prison, c'est toujours la vie...

Tous les soirs à 22h15 au théâtre du Centre, jusqu'au 30 juillet

 

25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 05:33
Le Réunionnais Daniel Carcel est le directeur de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer

Le Réunionnais Daniel Carcel est le directeur de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer

Avignon : un temps pour se montrer et un temps pour vendre

Daniel Carcel, directeur de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer, a été un des fers de lance de la présence ultramarine au festival Off d'Avignon riche cette année de 15 compagnies et 18 spectacles. "Nous avons accompagné les quinze compagnies pour leur donner un maximum de visibilité sur le festival." C'est ainsi que dès le 8 juillet, l'agence organisait une conférence de presse qui a permis à toutes ces troupes de rencontrer les médias nationaux, régionaux et spécialisés. "C'est très important, explique Daniel Carcel, de démarrer le festival avec une bonne couverture média parce que ça permet d'entretenir le buzz." Mais le rôle de l'agence n'a pas commencé le 8 juillet ! En amont, elle a largement oeuvré pour faciliter la venue des compagnies dans la cité des papes. C'est vrai que depuis 18 ans, le Théâtre des Outre-mer en Avignon (TOMA) accueille les créations des territoires et que la chapelle du Verbe incarné est un peu le navire amiral de l'agence. "Mais le TOMA ne peut accueillir toutes les compagnies, poursuit Daniel Carcel, et l'agence est un outil pour prospecter, trouver un partenaire sur Avignon pour jouer. C'est notre rôle !"

En aval, l'agence organise régulièrement pendant le festival des "speed meeting", des rencontres avec des professionnels, des diffuseurs qui vont ensuite permettre de vendre ces spectacles pour des compagnies ultramarines qui n'ont souvent pas de réseau dans l'Hexagone. "L'objectif de toutes les compagnies, c'est de se servir d'Avignon comme d'une vitrine ! C'est un investissement pour construire l'avenir, avoir des projets, rencontrer des partenaires et vendre des dates tout simplement. C'est aussi un marché Avignon !" Ce n'est pas tout que les diffuseurs aillent voir les spectacles, il faut aussi qu'ils rencontrent les compagnies, car celles-ci n'ont en général pas qu'un seul spectacle à leur catalogue et des projets de création. Avignon reste un lieu de rencontre et de marché irremplaçable.

FXG, à Avignon

23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 05:27
"Suzanne Césaire, fontaine solaire" est joué au théâtre du Balcon jusqu'au 30 juillet

"Suzanne Césaire, fontaine solaire" est joué au théâtre du Balcon jusqu'au 30 juillet

Tropique Atrium joue la carte de la qualité professionnelle à Avignon

La scène nationale de Martinique, Tropique Atrium, a fait un bon coup pour cette édition 2016 du festival d'Avignon en parvenant à présenter dans trois théâtres différents quatre de ses créations de la saison 2015-2016. "L'idée d'être dans plusieurs lieux différents, explique le directeur adjoint de Tropique Atrium, Bernard Lagier, des lieux accessibles à d'autres publics nous paraissait extrêmement importante."

Les quatre productions reflètent la diversité créatrice qui s'agite à Fort-de-France. Avec "Suzanne Césaire, fontaine solaire", c'est le théâtre documentaire autour des écrits de dissidence de cette grande dame. Avec "4 heures du mat", c'est un théâtre d'adaptation du roman de E.J. Gaines. Avec "Le bel indifférent", de Jean Cocteau, c'est du théâtre classique. Et enfin, avec "L'orchidée violée", de Bernard Lagier, c'est un théâtre d'écriture contemporaine.

L'affiche martiniquaise à Avignon est ainsi riche et elle s'offre même le luxe d'éviter l'écueil de la "ghettoïsation" pour reprendre le terme de Bernard Lagier. "On n'a pas envie que les gens se disent que les Martiniquais, on les retrouve au même endroit... La véritable motivation, c'est d'être dans le Off du festival et d'apparaître parmi ces 1400 autres propositions." La règle du jeu, tous la connaissent : la qualité. "Nous devons pouvoir interpeller le public comme les professionnels parce que notre volonté est de démontrer qu'aujourd'hui Tropique Atrium est une structure qui ne s'occupe pas simplement de recevoir, de diffuser, mais aussi être capable de proposer au reste de la France et du monde ses propres créations. "La présence de Tropique Atrium n'est pas une présence touristique, poursuit Bernard Lagier, c'est une présence professionnelle et qui joue pleinement son rôle parmi les professionnels qui sont à Avignon." la chorégraphe Christiane Emmanuel, vice-présidente en charge de la culture à la CTM, mais également, présidente du conseil d'administration de la Scène nationale martiniquaise, ne s'y est pas trompée. Elle est venue bien sûr soutenir ses compatriotes en allant voir ou revoir leurs spectacles, mais également découvrir d'autres créations ou promouvoir d'autres artistes martiniquais. Elle pourrait aussi revenir l'an prochain avec de jeunes chorégraphes martiniquais à la chapelle du Verbe incarnée, si elle donne suite à la proposition que la direction du Théâtre des Outre-mer en Avignon (TOMA de Greg Germain) lui a faite mardi.

FXG, à Avignon

23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 05:13
Bernard Cazeneuve a annulé sa venue en Guyane,prévue du 18 au 20 juillet, mais a accordé une interview à France-Guyane

Bernard Cazeneuve a annulé sa venue en Guyane,prévue du 18 au 20 juillet, mais a accordé une interview à France-Guyane

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur

"Chacun a le même droit à la sécurité en Guyane comme ailleurs"

Vous deviez initialement vous rendre en Guyane du 18 au 20 juillet en Guyane, allez-vous revenir prochainement ?

J’ai dû reporter ce déplacement en raison du terrible attentat qui s’est produit à Nice le 14 juillet, et je sais que l’ensemble des Guyanais le comprennent parfaitement. Je viendrai dès que possible pour rencontrer et écouter les habitants et les élus, et pour apporter mon soutien aux policiers, aux gendarmes, aux sapeurs-pompiers, aux agents des préfectures qui tous les jours donnent le meilleur d’eux-mêmes pour assurer la sécurité des Guyanais et leur apporter la présence et la protection de l’Etat. Et Je vous remercie de me donner l’occasion de m’exprimer dans vos colonnes, pour annoncer des mesures et informations que je sais très attendues.

Quelle réponse apporter à l'insécurité croissante en Guyane ? Où est l'égalité réelle des chances avec les agressions que vit la population ?

Le Gouvernement est très déterminé, aux côtés des élus locaux et des acteurs des territoires, à faire reculer durablement la délinquance en Guyane et dans l’ensemble des Outre-Mer. Avec ma collègue George Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer, nous avons présenté le 27 juin dernier un plan sécurité à cet effet. Il s’articule autour de trois axes : d’abord renforcer les effectifs et les moyens des forces de l’ordre, avec 433 policiers et gendarmes qui rejoignent les territoires d’Outre-Mer en 2016. Ensuite assurer une co-production de sécurité avec les acteurs locaux, qui seront réunis tous les six mois avec les services de l’État pour dresser le bilan des actions conduites et les priorités en matière de prévention et de lutte contre la délinquance. Enfin nous allons mener des actions ciblées spécifiques. Deux zones de sécurité prioritaires ont été créées en Guyane depuis 2012, avec des résultats comme la baisse de 8 % des cambriolages, constatée depuis le début de l’année. La zone de sécurité prioritaire de Kourou est l'exemple à suivre, avec une baisse de 30 % des faits de délinquance depuis 2013. Chacun a le même droit à la sécurité, en tout point du territoire de la République, en Guyane comme ailleurs.

Pourquoi ne prévoyez-vous que 16 à 17 policiers de plus en Guyane alors que les besoins sont supérieurs ?

Ce ne sont pas 16 ou 17 policiers qui vont rejoindre la Guyane au 2ème semestre 2016, mais 53. Et ils bénéficieront d’équipements supplémentaires, notamment des véhicules et des dispositifs de protection individuelle dans le cadre du plan BAC. Par ailleurs, en 2016, 12 postes seront créés dans les unités de gendarmerie départementale, portant ainsi à 34 le nombre de postes créés pour la gendarmerie de Guyane depuis 2012. Cet effort sera poursuivi en 2017, avec le renfort de 17 militaires supplémentaires au profit des unités de gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni, Macouria ou Kourou. Au total, ce sont donc plus de 1 000 gendarmes présents sur le territoire guyanais : en effet, aux 576 personnels du commandement de la gendarmerie de Guyane, s’ajoutent le renfort permanent de 6 escadrons de gendarmerie mobile et de 12 officiers de police judiciaire.

L'enveloppe pour la construction du nouveau commissariat est-elle plafonnée à 32 millions d'euros ?

Le projet d’hôtel de police de Cayenne sur le site de Saint-Denis répond à une demande forte et légitime des policiers et de la population, pour améliorer les conditions de travail et de protection des habitants. J’ai lancé cette opération dès 2014, aujourd’hui les études sont terminées et les premiers travaux préparatoires vont commencer dans les prochaines semaines, pour une construction à partir de 2018 et une livraison du nouveau bâtiment en 2020. Le coût estimé est en effet d’une trentaine de millions d’euros. Le projet de relogement de l'hôtel de police de Cayenne permettra, d'ici 2020, d'accueillir 590 policiers, tous services confondus, et comportera un stand de tir moderne et mutualisé entre l'ensemble des forces de sécurité.

Où en est-on du projet de laisser les policiers emmener leurs armes chez eux ? C'est prévu pour quand ici ? Et quelles sont les mesures de sécurité chez eux ?

Dans le cadre de l’état d’urgence, j’ai décidé la mise en place temporaire d’un régime dérogatoire permettant aux policiers de porter leur arme individuelle en dehors de leur service, y compris en dehors du ressort territorial où ils exercent leurs fonctions, afin de leur permettre de faire face, à tout moment, dans le respect du droit applicable, à des individus armés. J’ai pris un arrêté le 4 janvier 2016 pour préciser les conditions applicables. Ces règles s’appliquent aussi bien sûr en Guyane.

Quelles actions menez-vous contre l'orpaillage et le braconnage maritime qui affectent la Guyane depuis des années ?

Nous développons une stratégie globale de lutte contre l’orpaillage illégal, qui repose sur trois volets : le développement de la coopération avec les pays voisins, Suriname et Brésil, un volet coercitif à travers l'opération Harpie, et le développement de l’activité économique en forêt, notamment par la réinstallation de sociétés minières légales sur d’anciens sites illégaux. Cette stratégie volontariste porte ses fruits : depuis 2014 le nombre de chantiers d'orpaillage illégal actifs a chuté de 67 %, passant de de 479 à 160, entraînant une réduction importante des impacts sur l’environnement. Par ailleurs, la gendarmerie maritime est très active contre le braconnage maritime et agit efficacement contre ceux qui essaient de piller nos eaux territoriales.

On parle beaucoup de la réforme des préfectures en métropole, qu’en est-il en Outre-Mer notamment Guyane ?

Avec ma collègue George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, nous annonçons l’implantation de 7 centres spécialisés dans l’instruction des demandes de titres outre-mer (plateformes) dans le cadre de la réforme du Plan préfectures nouvelle génération. Et il y en aura une à Cayenne : l’une des cinq traitant les CNI et les passeports. Cette carte a été présentée le 12 juillet aux organisations représentatives des personnels des agents de préfecture et sous-préfectures par le Secrétaire général du ministère et le Directeur général des outre-mer. Elle se mettra progressivement en place en 2017. Sont concernés les permis de conduire, les certificats d’immatriculation (« cartes grises »), les cartes nationales d’identité (CNI) et les passeports. Avec George Pau-Langevin, nous nous réjouissons de cette mise en œuvre attendue qui représente une amélioration significative des services offerts aux usagers, en Guyane et dans tous les Outre-Mer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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