Une journée Outre-mer Développement sur front de défense de la défiscalisation
La journée outre-mer développement qui s’est tenue au parc de la Villette à Paris, samedi, s’affirme, dès la deuxième édition, comme le
rendez-vous de la rentrée économique de l’outre-mer. Foire à l’embauche, mise en réseau et remise du prix Business compétition (pour Didier Duclos et sa société Boodoom) ont attiré un demi
milliers de personnes. L’an passé, 10 à 15 emplois ont été formalisés après la première rencontre. Cette fois, on espère plus, mais un premier bilan ne sera disponible que vers la fin du mois de
septembre… « Nous ne sommes ni pires, ni meilleurs que les autres, nous sommes comme les autres. » Daniel Maximin, lors de l’atelier « Comment penser les outre-mers », a
appelé à lutter contre les stéréotypes.
Coorganisateur de la Journée, Cyril Comte du Medef Martinique justifie cette journée de débats pour « vendre un monde professionnel exigeant car les conditions d’exercice
des entreprises sont difficiles et demandent à être plus performant ». Il était d’ailleurs invité de LCI samedi soir... Et comme Maximin, il veut resituer l’outre-mer :
« L’outre-mer n’est pas en marge, il est au centre ! » On est loin de la crise de l’hiver 2009, même si elle était encore dans toutes les têtes. Willy Angèle du Medef Guadeloupe a
évoqué les 44 jours de grève tel « le long loft à 20 heures »… Mais Manuel Baudoin est resté sur le ton de la lutte contre la pwofitasyion : « Augmentez les débits numériques
et abaissez les coûts ! »
Ruddy Jean-Jacques, président du Groupement d’entreprises des Français d’outre-mer (GEDFOM) pense que
les économies sont sorties de la morosité. « L’esprit est volontariste comme le démontre cet événement. Il y a une volonté de discuter ensemble. » « La discussion est possible
puisqu’on est au fond du trou », a renchéri M. Angèle. Il n’y avait tout de même pas de syndicalistes représentés aux tables rondes et ateliers… Bruno Fabre, vice-président du Medef
Martinique a reconnu le problème : « Le dialogue social est à l’arrêt… » Il a plaidé pour que l’on repère « secteur par secteur, les emplois de demain pour les jeunes »,
et pour « renforcer la confiance dans les projets d’investissement des entreprises ».
L’AFD, a indiqué Odile Lapierre, verse un milliard dont 60 % vont au privé… Les 40% de sur-rémunération des fonctionnaires ont aussi
été abordés notamment par Willy Angèle qui a rappelé sur les 1,3 milliards d’euros que représentent ces charges, 75% sont assurées par les collectivités territoriales dont 32 communes sous
tutelle en Guadeloupe ! Mais une seule angoisse tenait les représentants du monde des affaires ultramarines : la défiscalisation. « Il faut absolument préserver la
défiscalisation », a lancé tel un cri du cœur, Yann de Prince, président du Medef Réunion, tandis que Marie-Luce Penchard
et Laurence Parisot rejoignait la salle tout comme Jean Crusol (vice-président de La Région Martinique) : « Si des choses sont des niches fiscales, à notre niveau, c’est un instrument de développement économique à préserver. » Entendu
haut et clair par la patronne nationale du Medef : « Le Medef se mobilisera pour expliquer pendant es débats sur la loi de finances que toutes les niches ne sont pas des
niches. Vos pays ont absolument besoin des ces dispositifs qui stimulent l’investissement. » Le gouvernement ne présentera son projet de réduction des niches fiscales d’ici une
quinzaine de jours.
FXG (agence de presse GHM)
Emploi de cadres locaux
« La crise, estime Ruddy Jean-Jacques, a entraîné la démission de cadres métropolitains, d’où l’action à l’égard des jeunes diplômés ultramarins. Mais les cadres diplômés se posent la question de savoir s’ils seront payés au même niveau… » Gérard Bally d’Eurodom, plaide de son côté pour faire entrer les diplômés ultramarins dans de grandes structures hexagonales, pas seulement dans des entreprises ou des groupes au pays. « Il faut élargir le panel aux différents acteurs qui pourraient intervenir… »
MLP : « Les outre-mers ne peuvent s’exonérer d’une contribution à l’effort commun. »
« Face au risque de remise en cause des mécanismes budgétaires, le débat sera long et difficile, a déclaré Marie-Luce Penchard… L’outre-mer a fait une part importante du chemin vers la rationalisation de la défiscalisation. La loi de développement économique pour l’Outre-mer est cet effort, mais les outre-mers ne peuvent s’exonérer d’une contribution à l’effort commun. » Si aujourd’hui, rien n’est encore arbitré, la ministre de l’Outre-mer assure qu’elle « sera attentive à ce que la LODEOM continue de produire ses effets ». La ligne de défense de la ministre se restreint à trois scénarios ainsi qu’elle l’a évoquée la veille lors d’un rendez-vous avec des représentants de la FEDOM : Le refus total de toucher à la défisc en outre-mer, mais ça n’est pas tenable. Le maintien seul de ce qui a été garanti par la LODEOM et enfin s’il s’agit d’un coup de rabot général, une baisse de toutes les bases et de tous les taux… Les mesures de soutien à l’automobile ou à la production d’énergie photovoltaïque pourraient être les premières touchées. « Il faut faire la part entre les dispositifs particuliers à l’outre-mer et les dispositifs généraux de droit commun », prévient la ministre.
Parisot s’engage pour Kaw
Elle avait prévu de relayer le lobbying de ses soutiens guyanais… Laurence Parisot a lancé un appel pour la reprise du projet minier de la montagne de Kaw en Guyane : « Il
faut savoir trouver les bons compromis et faire des choix. Il y a en Guyane un projet exceptionnel dans le domaine privé avec une centaine d’emplois possibles. La montagne de Kaw peut faire
l’objet exploitation respectueuse. Il faut avoir un peu de souplesse car le développement économique est l’un des piliers du développement durable. »
Echos
Réduction de personnel chez Karam
Jordan Lol-Paolini (à doite sur la photo), jusqu’alors attaché de presse de Patrick Karam, délégué
interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, est une victime de la réduction drastique des effectifs des cabinets ministériels imposées par le chef de l’Etat. Le cabinet du
délégué se compose désormais d’un directeur de cabinet, (si si) d’une chef de cabinet, d’une chargée de mission, de deux secrétaires et d’un chauffeur (guadeloupéen).
Saint-Barth devient PTOM
La collectivité de Saint-Barthélemy abandonnera son statut de région ultra-périphérique (RUP) de l’Europe lors du prochain conseil européen à l’automne.
Zones franches globales d’activité
Depuis le 11 juin dernier, toutes les mesures d’exonération des zones franches globales d’activité sont entrées en vigueur.
Commissaires au développement endogène
Les trois commissaires au développement endogène qui devaient être nommés, selon le CIOM, dans les bassins de l’océan Indien, des Antilles et de la Guyane le seront avant la fin de l’année, a promis la ministre de l’Outre-mer. Aucun nom n’a encore été révélé car les intéressés doivent d’abord quitter leurs actuelles places.
KPL contre LKP ?
Trois lettres fort connues et renversées pour Konecté pep la, un think tank monté par de jeunes cadres guadeloupéens dans l’Hexagone, Dominique Maximin, Steve Pelissier…
Organisateurs des entretiens de l’excellence, ils ont participé au jury de la business competition. « On a vu des projets variés sur des business modèles éprouvés, viables et
innovants. » La solution mobile de Didier Duclos de Boodoom les a séduits : un guide touristique interractif avec géolocalisation, tout ça sur le portable.
Didier Duclos, prix du business Competition avec sa société Boodoom
Bernard Hayot et Arielle Ursulet, présidente de l'UISDOM (Union pour l'innovation des services et du développement outre-mer)
Joachim Ho Tin noé, vice-président de la Région guyane, Mme Camouilly et Jean-Marc Sylvestre
Christine Kelly (membre du CSA) et Alain Dolium (chef d'entreprise, dirigeant du Modem) sont venus témoigner de leur parcours d'ultramarins dans
l'Hexagone.


Pour éviter de tomber dans le piège du snack communautaire « La Kaz
En demandant à Luc Laventure
« Nous avions demandé ce rendez-vous depuis le 19 juillet. » Les envoyés du comité
de défense de l’hôpital public, Ghislaine Joachim-Arnaud (CGTM), Bruno Charles-Achille (CDMT Santé) et Patrick René-Corail, président de la communauté médicale du CHU de Fort-de-France, sont
sortis relativement satisfaits de l’entretien qu’ils ont durant près d’une heure et demi, mercredi soir, avec la ministre
Le groupe Next Radio TV présidé par Alain Weill est content de ses média, RMC et BFM. Hier, pour sa dixième année d’existence, Next Radio
s’est payé le musée su quai Branly pour sa conférence de presse de rentrée quand les majors du privé se contentent de mettre en ligne eurs dossiers de presse ! Et ils ont de quoi se
pavaner : 6.8 millions d’auditeurs pour RMC et BFM TV reste la 1re chaîne d’information devant I-Télé et LCI ! Le tout avec 750 collaborateurs contre une centaine il y a
dix ans. Et BFM TV devrait encaisser ses premiers bénéfices cette saison. Le récent rachat par Next Radio TV de Cap 24 à GHM préfigure déjà une nouvelle chaîne sur le câble et l’adsl : BFM
Business d’ici quelques semaines, et RMC sport s’est portée candidate pour une chaîne gratuite sur la TNT en HD. Sur RMC qui talonne Europe 1 à moins de 2 points, on met le paquet sur le sport
avec des pointures comme Luis Fernandez (16 à 18 heures du lundi au jeudi), Vincent Moscato avec Maryse Ewanje-Epée et Eric Di Meco (18 à 20 heures), Rolland Courbis (20 heures – minuit).
Jean-Jacques Bourdin revient avec de nouveaux horaires pour la matinale de 6 à 10 heures. Il nous promet du direct et de la proximité avec les auditeurs, « pas avec les ceux qui font
l’opinion » ! Suivront les Grandes Gueules, de 10 à 13 heures, puis L’actu contre-attaque par Christophe Jakubyszin et… Lahaye, l’amour et vous jusqu’à 16 heures.
Le peintre guadeloupéen Jimmy Apourou est l’hôte de Castillon-la-Bataille en Gironde du 18 au 25
septembre.
« Je me souviens de ma première
visite dans l’atelier d’Apourou, le 19 avril 2010, raconte le commissaire de l’exposition, Christophe Rivière. La lumière était légère, mon regard s’est d’abord posé sur des peintures
représentant des figures blessées, voir tourmentées, que certains jugent comme étant laides avec une forme d’agressivité. Apourou me demande mon ressenti. Je réponds : « Ça ne correspond pas
uniquement à ce que j’aime, mais c’est encore plus fort, ça correspond à Moi ». Il était surpris de ma réplique. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence : la fusion avait opéré. »
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