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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 05:03
Mister Caribean international est Guyanais

Marvin Saminadin élu Mister Caribean international

Vendredi dernier, au palais des sports du Gosier en Guadeloupe, l'écharpe de Mister Caribean international a été remise à Marvin Saminadin. Déjà élu Mister Guyane, voilà le jeune étudiant de 24 ans en orbite pour le titre de Mister monde dont la cérémonie aura lieu en 2017. "Pour l'heure, je suis le plus bel homme de la Caraïbe !" Les concurrents se sont d'abord tous présentés vêtus d'une chemise rouge et arborant chacun le drapeau de leur territoire avant de défiler en tenue traditionnelle. Marvin avait choisi pour thème "la Guyane dans toute sa splendeur". Il s'est ensuite costumé en steward pour convaincre jury et public de venir visiter son pays. Après cette prestation, Marvin ne réalise pas qu'il est retenu avec 11 autres pour la suite de la compétition. "Ils ont dû m'appeler trois fois..."

Le défilé en tenue de soirée, ouvert par la Martinique, jusqu'alors détentrice du titre, les montre tous vêtus de bleu, avec chemise blanche et noeud papillon rouge. Puis, c'est la qurstion pour laquelle chaque candidat a eu une heure de préparation. "Quel est le premier objet que vous emmèneriez avec vous en voyage ?" Marvin brille en répondant que ce seraient tous les Misters et sa famille ! Et arrive le final. On appelle les Misters Guadeloupe, Surniname, Haïti, Jamaïque et Guyane... Marvin a les larmes aux yeux, il stresse, sa chemise est trempée... Ce n'est que de retour dans une nouvelle tenue traditionnelle (que Marvin a choisie blanche) et drapeau en main que le speaker annonce le palmarès. Ils ne sont plus deux, Mister Guyane et Mister Suriname. Ils se tiennent une main et brandissent l'autre en l'air. On appelle le Suriname et Marvin semble seul et perdu sur la grande scène. Il réalise à peine qu'il est le vainqueur... "J'ai une belle aventure qui m'attend !" Et du boulot. Il va lui falloir travailler son anglais (Marvin est tout de même trilingue !), sa démarche, son expression et ses photos ! Mais pour l'heure, l'urgence, c'est ce mercredi. Il devrait faire sa première prestation de Mister Caribean international à la fête de Macouria.

FXG, à Paris

25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 05:46
Sylvie Guellé, metteuse en scène de la pièce "Dis à ma fille que je pars en voyage", devant le théâtre du Centre, le 19 juillet, soir de la première

Sylvie Guellé, metteuse en scène de la pièce "Dis à ma fille que je pars en voyage", devant le théâtre du Centre, le 19 juillet, soir de la première

Sylvie Guellé de la Compagnie "Sur les rives" est la metteure en scène de la pièce "Dis à ma fille que je pars en voyage", de Denise Chalem, dont la première avignonnaise a eu lieu mardi 19 juillet. Rencontre avec une créatrice qui a le privilège de présenter cette année le seul spectacle guyanais à l'affiche du Off d'Avignon.

"Nous sommes prêtes à repartir !"

Quelle est la genèse de ce spectacle ?

J'habite à Remire-Montjoly et quand tous les jours je passe devant le centre pénitentiaire, ça me serre le ventre. Je me suis souvenu du texte de Denise Chalem et j'ai décidé de l'adapter à notre univers guyanais. J'ai eu l'occasion de rentrer dans le centre pénitentiaire et dans sa section femmes et j'ai été touchée par ces destins de femmes en prison. Certaines y sont parce qu'elles ont tué le conjoint violent pour protéger les enfants, d'autres pour des histoires de drogue....

Vous avez confié les deux rôles à Graziella Florimont et Anne-Laure Allègre. Comment les avez-vous recrutées ?

J'ai connu Graziella Florimont (qui joue le rôle de Dominique) quand elle était toute jeune. Elle a commencé le théâtre avec moi il y a une quinzaine d'années. Elle était très douée. On s'est perdue de vue parce que je suis partie travailler ailleurs et quand je suis revenue il y a quatre ans en Guyane, elle était là. Tout de suite, elle eu envie de reprendre. Elle aurait aimé faire une carrière plus poussée, mais de Guyane, c'est extrêmement difficile. Anne-Laure Allègre (qui joue Caroline) s'est installée en Guyane depuis cinq ans. Toutes les deux sont des professionnelles... quand il y a du travail !

Comment avez-vous préparé ce spectacle ?

Nous nous entendons très bien. Graziella est très forte en proposition et Anne-Laure a une grande sensibilité. Leurs rôles leur vont très bien, leur collent à la peau... La démarche artistique de la compagnie est d'explorer les relations sociales qui font que le vivre ensemble est possible ou insupportable, merveilleux ou conflictuel. Le contexte guyanais influence notre démarche car la multiplicité des communautés et des cultures interroge sur la capacité de chacun à aller vers l'autre...

Cela a-t-il été facile de trouver une scène à Avignon prête à accueillir une compagnie guyanaise ?

Nous avons contacté pas mal de salles, pas de très grandes jauges pour notre première participation... On a eu quelques réponses positives mais qui exigeaient qu'on fasse toute la durée du festival. Or, nous ne pouvions jouer que du 19 au 30 juillet... Heureusement, le théâtre du Centre avait un spectacle de danse qui s'arrêtait le 17 juillet. On a sauté sur ce créneau !

Comment s'est passée la première ?

On a eu beaucoup d'anxiété avant, mais aussi une certaine assurance parce que nous avons déjà joué ce spectacle moultes fois en Guyane et à l'Atrium en Martinique. Mais bien sûr que nous avons eu le trac en arrivant ici. La configuration est différente à Avignon. Il a fallu installer le décor en un quart d'heure et c'était stressant... Mais au final, la première a eu lieu et s'est bien passée. A la sortie, il y a encore de l'anxiété parce qu'on attend de savoir quels retours on va avoir...

Et quels sont-ils ces premiers retours ?

J'en ai eu deux de bons, un autre un peu moins, mais avec des remarques très intéressantes, positives dans le sens où je vais m'en servir pour avancer dans ce travail. Il y avait un petit manque de rythme que je pense lié au stress de la première mais je sais aussi que je vais profiter de ces deux semaines de représentation quotidienne pour améliorer des choses dans la mise en scène.

Et l'autre partie du travail, n'est-ce pas de trouver de nouvelles dates ?

On vient à Avignon non pas pour nous amuser, même si l'on s'amuse aussi, mais pour parvenir à passer à autre chose ! Nous devons rencontrer des programmateurs et nous espérons des propositions pour donner une suite à ce spectacle, ici dans l'Hexagone... J'attends, mais nous sommes prêtes à repartir !

Propos recueillis par FXG, à Avignon

Le pitch de la pièce

Caroline, une métro, arrive en prison et se retrouve dans la même cellule que Dominique, une créole qui a déjà passée sept ans de détention (sur douze). Caroline a de l'instruction, de l'éducation... Dominique a les manières rudes d'une mère de famille dont l'existence a toujours été pénible. Une amitié va naître entre les deux détenues, mais sous haute tension. L'humour, l'émotion, l'absurdité et la violence du milieu carcéral s'étalent devant le spectateur contraint d'admettre que la vie en prison, c'est toujours la vie...

Tous les soirs à 22h15 au théâtre du Centre, jusqu'au 30 juillet

 

25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 05:33
Le Réunionnais Daniel Carcel est le directeur de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer

Le Réunionnais Daniel Carcel est le directeur de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer

Avignon : un temps pour se montrer et un temps pour vendre

Daniel Carcel, directeur de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer, a été un des fers de lance de la présence ultramarine au festival Off d'Avignon riche cette année de 15 compagnies et 18 spectacles. "Nous avons accompagné les quinze compagnies pour leur donner un maximum de visibilité sur le festival." C'est ainsi que dès le 8 juillet, l'agence organisait une conférence de presse qui a permis à toutes ces troupes de rencontrer les médias nationaux, régionaux et spécialisés. "C'est très important, explique Daniel Carcel, de démarrer le festival avec une bonne couverture média parce que ça permet d'entretenir le buzz." Mais le rôle de l'agence n'a pas commencé le 8 juillet ! En amont, elle a largement oeuvré pour faciliter la venue des compagnies dans la cité des papes. C'est vrai que depuis 18 ans, le Théâtre des Outre-mer en Avignon (TOMA) accueille les créations des territoires et que la chapelle du Verbe incarné est un peu le navire amiral de l'agence. "Mais le TOMA ne peut accueillir toutes les compagnies, poursuit Daniel Carcel, et l'agence est un outil pour prospecter, trouver un partenaire sur Avignon pour jouer. C'est notre rôle !"

En aval, l'agence organise régulièrement pendant le festival des "speed meeting", des rencontres avec des professionnels, des diffuseurs qui vont ensuite permettre de vendre ces spectacles pour des compagnies ultramarines qui n'ont souvent pas de réseau dans l'Hexagone. "L'objectif de toutes les compagnies, c'est de se servir d'Avignon comme d'une vitrine ! C'est un investissement pour construire l'avenir, avoir des projets, rencontrer des partenaires et vendre des dates tout simplement. C'est aussi un marché Avignon !" Ce n'est pas tout que les diffuseurs aillent voir les spectacles, il faut aussi qu'ils rencontrent les compagnies, car celles-ci n'ont en général pas qu'un seul spectacle à leur catalogue et des projets de création. Avignon reste un lieu de rencontre et de marché irremplaçable.

FXG, à Avignon

23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 05:27
"Suzanne Césaire, fontaine solaire" est joué au théâtre du Balcon jusqu'au 30 juillet

"Suzanne Césaire, fontaine solaire" est joué au théâtre du Balcon jusqu'au 30 juillet

Tropique Atrium joue la carte de la qualité professionnelle à Avignon

La scène nationale de Martinique, Tropique Atrium, a fait un bon coup pour cette édition 2016 du festival d'Avignon en parvenant à présenter dans trois théâtres différents quatre de ses créations de la saison 2015-2016. "L'idée d'être dans plusieurs lieux différents, explique le directeur adjoint de Tropique Atrium, Bernard Lagier, des lieux accessibles à d'autres publics nous paraissait extrêmement importante."

Les quatre productions reflètent la diversité créatrice qui s'agite à Fort-de-France. Avec "Suzanne Césaire, fontaine solaire", c'est le théâtre documentaire autour des écrits de dissidence de cette grande dame. Avec "4 heures du mat", c'est un théâtre d'adaptation du roman de E.J. Gaines. Avec "Le bel indifférent", de Jean Cocteau, c'est du théâtre classique. Et enfin, avec "L'orchidée violée", de Bernard Lagier, c'est un théâtre d'écriture contemporaine.

L'affiche martiniquaise à Avignon est ainsi riche et elle s'offre même le luxe d'éviter l'écueil de la "ghettoïsation" pour reprendre le terme de Bernard Lagier. "On n'a pas envie que les gens se disent que les Martiniquais, on les retrouve au même endroit... La véritable motivation, c'est d'être dans le Off du festival et d'apparaître parmi ces 1400 autres propositions." La règle du jeu, tous la connaissent : la qualité. "Nous devons pouvoir interpeller le public comme les professionnels parce que notre volonté est de démontrer qu'aujourd'hui Tropique Atrium est une structure qui ne s'occupe pas simplement de recevoir, de diffuser, mais aussi être capable de proposer au reste de la France et du monde ses propres créations. "La présence de Tropique Atrium n'est pas une présence touristique, poursuit Bernard Lagier, c'est une présence professionnelle et qui joue pleinement son rôle parmi les professionnels qui sont à Avignon." la chorégraphe Christiane Emmanuel, vice-présidente en charge de la culture à la CTM, mais également, présidente du conseil d'administration de la Scène nationale martiniquaise, ne s'y est pas trompée. Elle est venue bien sûr soutenir ses compatriotes en allant voir ou revoir leurs spectacles, mais également découvrir d'autres créations ou promouvoir d'autres artistes martiniquais. Elle pourrait aussi revenir l'an prochain avec de jeunes chorégraphes martiniquais à la chapelle du Verbe incarnée, si elle donne suite à la proposition que la direction du Théâtre des Outre-mer en Avignon (TOMA de Greg Germain) lui a faite mardi.

FXG, à Avignon

23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 05:13
Bernard Cazeneuve a annulé sa venue en Guyane,prévue du 18 au 20 juillet, mais a accordé une interview à France-Guyane

Bernard Cazeneuve a annulé sa venue en Guyane,prévue du 18 au 20 juillet, mais a accordé une interview à France-Guyane

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur

"Chacun a le même droit à la sécurité en Guyane comme ailleurs"

Vous deviez initialement vous rendre en Guyane du 18 au 20 juillet en Guyane, allez-vous revenir prochainement ?

J’ai dû reporter ce déplacement en raison du terrible attentat qui s’est produit à Nice le 14 juillet, et je sais que l’ensemble des Guyanais le comprennent parfaitement. Je viendrai dès que possible pour rencontrer et écouter les habitants et les élus, et pour apporter mon soutien aux policiers, aux gendarmes, aux sapeurs-pompiers, aux agents des préfectures qui tous les jours donnent le meilleur d’eux-mêmes pour assurer la sécurité des Guyanais et leur apporter la présence et la protection de l’Etat. Et Je vous remercie de me donner l’occasion de m’exprimer dans vos colonnes, pour annoncer des mesures et informations que je sais très attendues.

Quelle réponse apporter à l'insécurité croissante en Guyane ? Où est l'égalité réelle des chances avec les agressions que vit la population ?

Le Gouvernement est très déterminé, aux côtés des élus locaux et des acteurs des territoires, à faire reculer durablement la délinquance en Guyane et dans l’ensemble des Outre-Mer. Avec ma collègue George Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer, nous avons présenté le 27 juin dernier un plan sécurité à cet effet. Il s’articule autour de trois axes : d’abord renforcer les effectifs et les moyens des forces de l’ordre, avec 433 policiers et gendarmes qui rejoignent les territoires d’Outre-Mer en 2016. Ensuite assurer une co-production de sécurité avec les acteurs locaux, qui seront réunis tous les six mois avec les services de l’État pour dresser le bilan des actions conduites et les priorités en matière de prévention et de lutte contre la délinquance. Enfin nous allons mener des actions ciblées spécifiques. Deux zones de sécurité prioritaires ont été créées en Guyane depuis 2012, avec des résultats comme la baisse de 8 % des cambriolages, constatée depuis le début de l’année. La zone de sécurité prioritaire de Kourou est l'exemple à suivre, avec une baisse de 30 % des faits de délinquance depuis 2013. Chacun a le même droit à la sécurité, en tout point du territoire de la République, en Guyane comme ailleurs.

Pourquoi ne prévoyez-vous que 16 à 17 policiers de plus en Guyane alors que les besoins sont supérieurs ?

Ce ne sont pas 16 ou 17 policiers qui vont rejoindre la Guyane au 2ème semestre 2016, mais 53. Et ils bénéficieront d’équipements supplémentaires, notamment des véhicules et des dispositifs de protection individuelle dans le cadre du plan BAC. Par ailleurs, en 2016, 12 postes seront créés dans les unités de gendarmerie départementale, portant ainsi à 34 le nombre de postes créés pour la gendarmerie de Guyane depuis 2012. Cet effort sera poursuivi en 2017, avec le renfort de 17 militaires supplémentaires au profit des unités de gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni, Macouria ou Kourou. Au total, ce sont donc plus de 1 000 gendarmes présents sur le territoire guyanais : en effet, aux 576 personnels du commandement de la gendarmerie de Guyane, s’ajoutent le renfort permanent de 6 escadrons de gendarmerie mobile et de 12 officiers de police judiciaire.

L'enveloppe pour la construction du nouveau commissariat est-elle plafonnée à 32 millions d'euros ?

Le projet d’hôtel de police de Cayenne sur le site de Saint-Denis répond à une demande forte et légitime des policiers et de la population, pour améliorer les conditions de travail et de protection des habitants. J’ai lancé cette opération dès 2014, aujourd’hui les études sont terminées et les premiers travaux préparatoires vont commencer dans les prochaines semaines, pour une construction à partir de 2018 et une livraison du nouveau bâtiment en 2020. Le coût estimé est en effet d’une trentaine de millions d’euros. Le projet de relogement de l'hôtel de police de Cayenne permettra, d'ici 2020, d'accueillir 590 policiers, tous services confondus, et comportera un stand de tir moderne et mutualisé entre l'ensemble des forces de sécurité.

Où en est-on du projet de laisser les policiers emmener leurs armes chez eux ? C'est prévu pour quand ici ? Et quelles sont les mesures de sécurité chez eux ?

Dans le cadre de l’état d’urgence, j’ai décidé la mise en place temporaire d’un régime dérogatoire permettant aux policiers de porter leur arme individuelle en dehors de leur service, y compris en dehors du ressort territorial où ils exercent leurs fonctions, afin de leur permettre de faire face, à tout moment, dans le respect du droit applicable, à des individus armés. J’ai pris un arrêté le 4 janvier 2016 pour préciser les conditions applicables. Ces règles s’appliquent aussi bien sûr en Guyane.

Quelles actions menez-vous contre l'orpaillage et le braconnage maritime qui affectent la Guyane depuis des années ?

Nous développons une stratégie globale de lutte contre l’orpaillage illégal, qui repose sur trois volets : le développement de la coopération avec les pays voisins, Suriname et Brésil, un volet coercitif à travers l'opération Harpie, et le développement de l’activité économique en forêt, notamment par la réinstallation de sociétés minières légales sur d’anciens sites illégaux. Cette stratégie volontariste porte ses fruits : depuis 2014 le nombre de chantiers d'orpaillage illégal actifs a chuté de 67 %, passant de de 479 à 160, entraînant une réduction importante des impacts sur l’environnement. Par ailleurs, la gendarmerie maritime est très active contre le braconnage maritime et agit efficacement contre ceux qui essaient de piller nos eaux territoriales.

On parle beaucoup de la réforme des préfectures en métropole, qu’en est-il en Outre-Mer notamment Guyane ?

Avec ma collègue George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, nous annonçons l’implantation de 7 centres spécialisés dans l’instruction des demandes de titres outre-mer (plateformes) dans le cadre de la réforme du Plan préfectures nouvelle génération. Et il y en aura une à Cayenne : l’une des cinq traitant les CNI et les passeports. Cette carte a été présentée le 12 juillet aux organisations représentatives des personnels des agents de préfecture et sous-préfectures par le Secrétaire général du ministère et le Directeur général des outre-mer. Elle se mettra progressivement en place en 2017. Sont concernés les permis de conduire, les certificats d’immatriculation (« cartes grises »), les cartes nationales d’identité (CNI) et les passeports. Avec George Pau-Langevin, nous nous réjouissons de cette mise en œuvre attendue qui représente une amélioration significative des services offerts aux usagers, en Guyane et dans tous les Outre-Mer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 04:22
A l'Espace Roseau Teinturiers, jusqu'au 30 juillet, tous les jours à 16 h 30 sauf les lundis

A l'Espace Roseau Teinturiers, jusqu'au 30 juillet, tous les jours à 16 h 30 sauf les lundis

Abdon Fortuné Koumbha, seul en scène dans "4 heures du mat", une pièce d'après le roman d'E.J. Gaines, mise en scène par Hassan Kassi Kouyaté.

"Le public avignonnais a l'habitude de voir d'autres spectacles"

Que représente Avignon pour un acteur comme vous ?

Avignon est une très belle vitrine du théâtre francophone et, pour un acteur tel que moi qui a commencé dans mon Congo natal, un pays où il n'y a pas d'école de théâtre, c'est l'occasion de montrer mon travail et de me découvrir. C'est donc une vitrine pour le spectacle pour lequel on est venu, mais également pour d'autres projets.

Vous avez créée la pièce en Martinique. Qu'est-ce que ça change de jouer à Avignon ?

Déjà ici, j'aurai joué une vingtaine de fois le spectacle dans le mois... Un spectacle, c'est comme un être vivant. On le crée puis il doit croître, prendre chair, âme... mais ce qui change aussi, c'est que la Martinique est un territoire avec son histoire. Dans mon spectacle, c'est l'humain qui est au centre et je pense que ça interpelle plus d'un. Il y a sans doute une pression qui est autre parce que le public qui est là a l'habitude de voir d'autres spectacles...

Comment se passe une journée de festival pour vous ?

Le matin, j'essaie de revoir mon texte, de voir d'autres spectacles, de rencontrer des gens, des professionnels, des artistes que je connais, que je croise, parce que c'est aussi ça Avignon... J'arrive au théâtre à partir de 14 heures et j'y reste jusqu'à l'heure de mon spectacle. Le soir, ou bien je me repose ou bien je vais au spectacle. Les journées sont pratiquement remplies, mais on essaie de se ménager un peu parce que quand même, c'est sur la durée, c'est un mois intense !

Qu'est-ce que ça vous demande avant de monter sur scène ?

La concentration. avant, pendant... Quand on est seul sur scène, on n'a personne d'autre sur qui s'appuyer... La seule béquille pour tenir, c'est la concentration avant et pendant. On est fragile pendant une heure ! Ce n'est que quand je vais aller me coucher sur le banc, après le dernier mot que je prononce que toute la pression fout le camp !

Propos recueillis par FXG, à Avignon

22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:59
Lucille Le Renard et Eric Lauret sont jusqu'au 30 juillet sur la scène du théâtre de la chapelle du Verbe incarné

Lucille Le Renard et Eric Lauret sont jusqu'au 30 juillet sur la scène du théâtre de la chapelle du Verbe incarné

Le dodo fait son show à Avignon

Sur scène, Eric Lauret est assis sur son fauteuil roulant avec une guitarelélé en main. Lucille Le Renard se tient debout à ses côtés. Ils jouent et chantent, joue contre joue. Sur un écran, un enfant marche sur la plage.... Il était une fois l'histoire de Gustave, leur fils... Ainsi commence "En attendant dodo", la dernière création de la compagnie Karanbolaz. Gustave voit des dodos partout et, surtout, il en veut un ! Mais, les dodos, on les a tous bouffés, "à la broche, en rougail ou en gigot"... Gustave est comme le dodo, au grand dam de ses parents, mais aussi à leur grande fierté : inadapté, rêveur, curieux, encombrant et disparu...

Sergio Grondin a écrit cette pièce "tout public" avec ses deux comédiens comme une allégorie de la différence... "Au début, nous voulions parler des oiseaux disparus, explique Lucille Le Renard, parce qu'il n'y a pas que le dodo qui s'est éteint !" Mais pas question de se transformer en ornithologues du dimanche ! Ils ont préféré s'arrêter sur l'image du dodo, "un oiseau trop lourd, trop bête, trop naïf et trop maladroit"... Et très vite, voilà un Gustave à l'image du dodo, "différent, inadapté et malhabile". Et cet enfant, omniprésent dans la pièce comme dans la tête de ses parents, joue l'Arlésienne, à la manière du Godot de Becket, parce qu'à la différence du dodo, Gustave a pris son envol ! "Gustave a suivi son rêve, raconte son père, son rêve l'a aidé à voler, mais il est parti dedans les deux pieds joints !" L'ensemble donne une pièce burlesque, hilarante et touchante que les deux comédiens jouent chaque jour avec le même plaisir depuis le 6 juillet, jusqu'au 30, à la chapelle du Verbe incarné, théâtre des outre-mer en Avignon.

Un exercice rare pour ces comédiens habitués à jouer à la Réunion. "On n'a jamais eu l'occasion de jouer un spectacle pendant un mois", explique Lucille. Mais au-delà de ce travail d'acteur, l'enjeu à Avignon, est de montrer la pièce à des programmateurs, des acheteurs. Certains sont déjà venus. Pour autant, ils restent mystérieux sur le choix final. "On sait qui est venu, poursuit Lucille, mais pour l'instant on n'en sait pas plus...." "Certains ont osé nous dire qu'ils avaient beaucoup aimé la pièce, confie Eric. C'est déjà pas mal !" Coproduite par le théâtre de la chapelle du Verbe incarné et la compagnie Karanbolaz, "En attendant dodo" pourrait donc rencontrer bientôt d'autres publics dans l'Hexagone et gagnerait à être filmée pour Multiscénik, l'émission théâtrale de France Ô, mais en attendant, c'est Eric Lauret qui le dit : "On est comme des papes à Avignon !"

FXG, à Paris

22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:16

Egalité réelle Outre-mer : rien n'est encore plié

La secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle, Ericka Bareigts, a réagi aux critiques, dont l'avis négatif du Conseil économique et social régional de la Réunion, sur le projet de loi qu'elle porte avec la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. A ceux qui reproche au gouvernement de ne pas encore avoir dévoilé les titres 2 et 3 de la loi (les mesures sociales et les mesures économiques), le cabinet de Mme Bareigts fait savoir que ces textes sont actuellement encore en consultation au Conseil d'Etat et que les discussions avec les parlementaires sont incessantes ces jours-ci. Son conseiller économique et Outre-mer, Philippe Mouchard (passé récemment par la Fédération des entreprises d'Outre-mer, première organisation à critiquer ce texte), enchaîne les rendez-vous... "La concertation durera autant que nécessaire d'ici la présentation du projet de loi en conseil des ministres, explique le cabinet de la secrétaire d'Etat, mais elle se prolongera aussi d'ici la rentrée parlementaire." Loin d'être la "coquille vide" que d'aucuns veulent voir dans ce projet, Ericka Bareigts veut y voir vrai un marqueur de gauche de la politique du gouvernement pour les Outre-mer. Rendez-vous le 3 août.

FXG, à Paris

20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 05:36

Tati en Martinique le 23 juillet

Tati (groupe Eram) ouvrira le 23 juillet prochain un nouveau magasin à Fort-de-France. Après 15 ouvertures à l’international depuis deux ans, notamment à Dubaï, mais aussi à Téhéran et Tunis, et 150 magasins en France, la célèbre enseigne de Barbès ouvrira sur une surface de 1800 m², au centre commercial de Dillon à Fort-de-France à la place de l’ancien M. Bricolage. Il proposera à sa clientèle le plus large choix de produits dans les univers mode, maison et beauté. Tati dont la franchise en Martinique a été confiée à Modeva SARL et son gérant Eloi Arminjon (qui a nommé Fréderic Belval responsable du magasin), promet "90% des articles vendus à moins de 10 euros et 200 nouvelles références toutes les 3 semaines".

20 nouvelles ouvertures Tati devraient intervenir d'ici la fin 2016 avec Casablanca et Le Caire en septembre, puis la Jordanie et Oman, ainsi que Les Antilles, Mayotte et l'île Maurice.

FXG, à Paris

20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 05:35
Yves Milôme, Fabien Edmond et Jean-Pierre Lissoir devant la chapelle du Verbe incarné le 18 juillet 2016

Yves Milôme, Fabien Edmond et Jean-Pierre Lissoir devant la chapelle du Verbe incarné le 18 juillet 2016

Lion noir

Yves Milôme, chorégraphe, Fabien Edmond, danseur, et leur éclairagiste, Jean-Pierre Lissoir, sont venus passer cinq jours au festival d'Avignon pour présenter leur chorégraphie, "Lion Noir", au théâtre de la Chapelle du Verve incarné. Juste avant, ils étaient au Sénégal, mais c'est pour Avignon qu'ils ont créé ce spectacle. La compagnie Real squad, installée à l'ancien collège Campenon de Basse-Terre, a conçu ce spectacle pour Avignon. "On a voulu ce spectacle pour parler de nous, raconte Yves Milôme et la meilleure façon de parler de nous, c'est de parler de la façon d'être des danseurs hip hop, mais pas que des danseurs, du monde du hip hop, de ses pionniers... Au début, c'étaient des groupes organisés avec un chef qui menait son crew, le torse bombé, fier et digne, défendant ses couleurs... On a eu l'image du lion défendant sa horde, son clan, ses couleurs... Alors l'image fantasmée du lion noir s'est imposée."

En cinq jours, la compagnie a pu, grâce à l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'outre-mer, rencontrer une poignée de programmateurs de spectacle ! Le 31 juillet, ils seront de retour à Goyave pour un nouveau show ! Et puis, en octobre prochain, ils seront en Martinique au festival Carahip hop, avant de partir sur une nouvelle saison avec une création qu'ils promettent riche en percussion.

FXG, à Paris

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