Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 05:49

Daniele-Jourdain-menninger-mildeca.JPGDanièle Jourdain-Menninger, présidente de la mission interministérielle pour la lutte contre les drogues et les conduites addictives,  est en déplacement aux Antilles et en Guyane du 27 au 31 octobre.

 "Il s'agit de déboucher sur de la prévention et de l'accompagnement"

Vous n'êtes ni médecin, ni juge, à quel niveau agissez-vous dans la lutte contre les drogues et les addictions ?

Notre politique d'ensemble, c'est comment fait-on pour décourager l'entrée en consommation. La compétence de la MILDECA, c'est à la fois la réduction de la demande, la prévention, et la réduction de l'offre, la lutte contre le trafic et l'application de la loi. Nous avons un rôle d'impulsion et de coordination. Il y a un plan gouvernemental et nous faisons travailler ensemble toutes les administrations, les associations, les chercheurs, tous ceux qui s'intéressent aux conduites addictives.

Quel est l'état des lieux dans les départements français d'Amérique ?

La cocaïne est moins consommée que dans l'Hexagone, mais son prix étant en baisse, ça devient un produit attractif. En matière d'alcool, le champagne est la consommation majeure aux Antilles. Les jeunes consomment moins d'alcool, moins de cannabis que dans l'Herxagone, mais on a peu d'information sur les consommations des adultes. Le baromètre santé de l'INVS élargi à l'outre-mer nous permettra d'affiner nos politiques publiques sur la réalité des consommations dès que nous aurons ses premiers résultats courant 2015.

Qu'en est-il du crack ?

En Guadeloupe, mais également en Martinique, le crack est une préoccupation forte. Le profil du consommateur de crack est un adulte de 38 à 45 ans, dans une situation physique et morale difficile et souvent à la rue. La MILDECA a d'ailleurs financé le film de Véronique et Fabienne Kanor, Un caillou et des hommes, sur ce sujet, qui est diffusé cette semaine sur la chaîne 1ère.

Quelle est la priorité du plan gouvernemental ?

Les jeunes. Je vais voir sur place quels types d'action spécifique on peut monter avec eux, compte tenu de leurs loisirs, leurs centres d'activités, leur niveau d'études, mais aussi de ce que souhaitent localement toutes les autorités. Nous discutons par exemple des plans de contrôle sur l'interdiction de vente d'alcool et de tabac aux mineurs. Nous travaillons le lien santé justice pour que le jeune consommateur soit orienté dans un circuit de soins. Nous étudions aussi avec le ministère de la justice les conséquences de ces conduites addictives sur toutes les atteintes physiques (accidents de la route et violences intrafamiliales). Il s'agit de déboucher sur de la prévention et de l'accompagnement.

Quels sont les points forts de votre déplacement ?

Nous allons mettre en place un diplôme universitaire à Fort-de-France pour la formation en addictologie. En Guadeloupe, je vais m'intéresser au phénomène des soirées festives et du carnaval pour étudier les actions de prévention qu'on pourrait davantage accompagner. En Guyane, nous regarderons de près la lutte contre le trafic, car elle est située dans une zone de trafic et de rebond des produits qui viennent de l'Amérique du Sud.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 07:59

L'Autorité de la concurrence donne un feu vert conditionnel au rachat de SFR par Numéricâble

Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrence, a indiqué lundi 27 octobre que son organisation avait donné un feu vert conditionnel à l'acquisition de SFR par Numéricâble. Si l'Autorité a émis un certain nombre de conditions à remplir pour éviter l'abus de position dominante, elle a confirmé la nécessité pour le repreneur de l'entité SRR à la Réunion de se séparer des activités mobile d'Outremer Télécom.

SRR, implanté depuis 1996, détient actuellement 56 et 55 % du marché à la Réunion et Mayotte. Orange, arrivé en 2000, détient 34 % des parts à la Réunion et 10 % à Mayotte, tandis qu'Outremer Télécom, implanté en 2007 (et racheté en 2013 par Altice  - même groupe que Numéricâble), détient 10 % de parts à la Réunion et 36 % à Mayotte.

L'Autorité, en prononçant une injonction de cession, veut rétablir la situation antérieure du marché avec un rapport de force 40 % de parts de marché pour l'un et autant pour son principal concurrent Orange.

"Cette cession se fera, a indiqué Bruno Lasserre, sous la surveillance d'un mandataire indépendant que l'Autorité de la concurrence va nommer. Le repreneur sera agréé par l'Autorité."

Sans révéler l'échéance de cette cession (un délais existe, mais il est tenu confidentiel), l'Autorité a fait savoir : "Il y a déjà  des concurrents qui se sont manifestés." Le vendeur devra prendre l'attache de l'AdC dès lors qu'un acquéreur se sera fait connaître. Ce rachat ne doit pas poser de nouveaux problèmes de concurrence. A priori, ce repreneur ne serait donc pas Orange, et ce ne serait pas non plus Mediaserv. Médisaerv a été rachetée par Canal +, elle-même appartient à Vivendi et Vivendi, propriétaire et vendeur de SFR, a choisi de garder 20 % du capital de la nouvelle entité. Tout acheteur éventuel d'Outremer Télécom doit être totalement indépendant de Vivendi, Altice ou Numéricâble.

FXG, à Paris

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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 05:45

Le président Martelly au fort de Joux

Samedi 1er novembre, le président de la République d'Haïti, Michel Martelly, viendra en visite officielle au Fort de Joux, la citadelle où fut enfermé jusqu'à sa mort, le héros de la révolution française à Saint-Domingue. Cette visite constituera une grande première historique car jusqu’à présent aucun chef d’Etat haïtien en exercice ne s’était jamais rendu au fort de Joux. "Ce moment, annonce Philippe Pichot, chef de projet Fort de Joux-Toussaint Louverture, et membre du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, est attendu depuis 200 ans par les peuples de la Caraïbe et au-delà par des millions de descendants de la diaspora africaine issue de quatre siècles d’esclavage et qui voient en Toussaint Louverture  le précurseur, comme l’a surnommé Aimé Césaire, et le fort de Joux comme son Panthéon."

Pour l’accompagner, le gouvernement français a désigné George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer. Auparavant, François Hollande recevra Michel Martelly à l'Elysée, le 31 octobre. Michel Martelly s'est déjà rendu à Paris en février dernier.

FXG, à Paris

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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 05:43

Privés et mairie se disputent le foncier de l'Etat à Rémire-Montjoly

Le Conseil d'Etat a arbitré vendredi 24 octobre une affaire de foncier bien spécifique à la Guyane ! La SCI Colibri (domiciliée à Saint-Barthélemy) et Jean-Pierre de Lanfranchi (résident de Cayenne) ont demandé chacun à l'Etat de leur céder à titre onéreux des parcelles de terrains situées sur le territoire de la commune de Rémire-Monjoly et appartenant à l'Etat. Le directeur régional des finances publiques a refusé d'accéder leur demande et la cour administrative d'appel de Bordeaux a conforté ce refus. A Paris, hier, les magistrats du conseil d'Etat ont cassé l'arrêt de Bordeaux, estimant que la raison du refus de vente n'était pas valable. En effet, les juges précédents ont tenu compte de la préemption de la commune de Remire-Montjoly en vue de constituer des réserves foncières. Certes deux délibérations l'attestent, mais la commune ne mentionne pas quel projet d'aménagement elle entendait y mener. En conséquence, le conseil d'Etat dit que que le directeur régional des finances publiques n'avaient pas à s'opposer à ces ventes.

FXG, à Paris

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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 05:42

Le conseil d'Etat remet en jeu le projet de supermarché Carrefour à Sainte-Luce

La commission nationale d'aménagement commercial avait refusé en septembre 2013 d'accorder son autorisation pour la création d'un ensemble commercial à Sainte-Luce. Ce projet monté par les société Dolibam et Bamidel (GBH) est une surface commerciale de près de 3000 m2 dont 2500 pour un supermarché Carrefour et 505 pour six boutiques. Elle doit être implantée dans une zone à urbaniser à proximité immédiate du centre de Sainte-Luce et d'établissements hôteliers. Les deux sociétés se sont donc pourvues devant le conseil d'Etat. Il s'est prononcé vendredi 24 octobre : "La décision de la Commission nationale d'aménagement commercial est annulée." Mieux, le conseil d'Etat a considéré que non seulement considéré que "le projet comporte une série de mesures destinées à assurer la limitation des consommations d'énergie, la gestion des déchets et le traitement des eaux pluviales et de parking", mais encore que "par ses caractéristiques architecturales, ainsi que par la place accordée aux espaces verts, il s'insère de façon harmonieuse dans le paysage et ne portera pas atteinte à son environnement." La Commission n'était donc pas fondée à opposer son refus. Elle a quatre mois pour réexaminer la demande de Dolibam et Bamidel.

FXG, à Paris

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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 06:41

Le rhum JM, grand gagnant du German Rum Festival

J.M_-_X.O_-_etui.jpgLa quatrième édition du German Rum Festival s’est déroulée le week-end des 4 et 5 octobre à Berlin.
Lors de cet évènement très prisé des amateurs de spiritueux, les rhums du monde entier ont été présentés à un jury international. A l’aveugle, chaque rhum a été dégusté puis noté selon des critères sensoriels très précis (aspect visuel, nez, goût, etc..). A l’issue de ce concours, le Rhum JM XO (extra old) a été sacré « best of the show », c'est-à-dire meilleur rhum du festival, toutes catégories confondues.

Les rhums JM sont produits depuis 1845 dans le Nord de la Martinique selon les techniques héritées de son fondateur Jean-Marie Martin. La marque qui appartient au groupe Bernard-Hayot est aujourd’hui présente dans plus de 40 pays et fêtera ses 170 ans l’année prochaine. Lors de ce concours, Rhum JM a également été doublement primé dans la catégorie Rhum agricole avec une médaille d'or pour le JM XO 45°
et une médaille de bronze pour le JM VSOP 43°.

FXG, à Paris

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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 09:00

Olivier Laouchez, pdg de Trace

laouchez.jpg"Les Trace urban music awards devant TF1 et M6"

Quelle a été l'audience des Trace music awards mercredi soir ?

Le prime a été un succès. Sur notre outil de mesure d'audience, Digitime, l'audience n'a pas cessé de progresser durant l'émission, jusqu'à la fin. On a mesuré l'activité sur les réseaux sociaux et pendant la soirée, on était le deuxième trend topic sur twitter en France derrière le match Real Madrid - Liverpool sur beIN Sport. On était devant TF1, devant M6, devant toutes les chaînes du câble et du satellite. C'est un énorme succès d'audience vis-à-vis des gens à qui on s'adresse, les téléspectateurs.

Par rapport à l'an dernier, il y avait moins de monde pour assister au direct. Que s'est-il passé ?

Il y avait deux fois plus de monde que l'an dernier, sauf que la salle du Casino de Paris est trois fois plus grande que celle du Trianon où nous étions en mai 2013. On a dû aller au Casino de Paris parce que la scène du Trianon est trop petite pour faire un vrai show télé. Ceci dit, notre objectif n'est pas que la salle soit remplie, même si c'est mieux. En réalité, on a besoin de 300 personnes et des premiers rangs du public, c'est tout. Là, on avait de 1 500 à 2 000 personnes pour une jauge de 3 500 personnes.

Quels moyens avez-vous mis ?

Une soirée comme celle-ci sur de grandes chaînes de télé en France, c'est 1 million d'euros ; le budget des Awards, c'est entre 5 et 6 millions ! On ne rivalise pas avec de tels budgets pour faire les Trace urban music awards. On diffuse sur 9 satellites dans le monde avec pas même un tiers du budget d'un prime sur une grande chaine de télé. C'est le type d'émission le plus difficile à faire ; deux heures et demi en direct avec des dizaines de magnétos, 28 artistes, leurs accompagnateurs, le remettants... C'est l'enfer  

Quelle satisfaction en tirez-vous ?

On a réuni un plateau exceptionnel, on a fait venir Ekon... Nous sommes les seuls à exposer ces musiques, les seuls à donner une plateforme pour les artistes de la Caraïbe.

Un regret ?

On a fait un très bon cocktail et c'est une bêtise, parce que, du coup, il y a plus de gens qui ont passé la soirée dans la salle VIP plutôt que dans la salle de spectacle ! Comme ce ne sont que des invitations, nous veillerons l'an prochain à inviter davantage de public que de VIP !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 07:27

Franck Danican : "Yes ! Je suis black antillais !"

Franck-Danican.jpgLe 11 octobre dernier, au Tribeca hôtel de New York, le Guadeloupéen Franck Danican a encore déclenché l'hystérie des fashion' s victims en présence d'un invité d'honneur Lenny Kravitz, avec qui il s'était déjà lié lors de son premier défilé à Miami.

Un succès tel qu'à l'issue du show, il a été invité au Lincoln center dans trois mois pour le plus grand défilé de l'année.

Le Mornalien présentait deux collections, hommes et femmes : "C'est beaucoup plus de boulot deux collections : deux musiques (Bruno Mars et Rihanna), deux castings, plus de fatigue et, Dieu merci c'était super ! Surtout le final avec le parachute ! Un moment intense !"

Franck Danican est un artiste créateur qui a le cerveau toujours en ébullition pour ses recherches de couleurs, de matières... " Pour la collection "femmes gold", je voulais la dentelle d'Oscar de La Renta et de l'organza. C'est riche et chic." Mais sa grande idée pour ce show, c'était une Vierge dorée et des apôtres en noir sur une musique de Rihanna, Disturdia. C'est pour cela que, pour les hommes, je voulais tout en noir ! " Parce qu'il est croyant et catholique, il voulait absolument réussir un melange de choses riches, chic et religieuses, d'église et de mode... Et puis, Danican a ébloui tout le monde avec le final de son show : une robe avec un parachute de 8 mètres de diamètre. "C'est un appel à Dieu ! Je l'ai appelé "Jump mama" pour dire "je veux sauter plus haut, donne moi la force et l'énergie"."Danican-les-modeles.jpg

Une boutique Franck Danican aux Etats-Unis

Franck dessine, coupe, et crée jusqu'aux accessoires. "Tout est Danican, de A à Z !" Sa philosophie de travail, c'est la perfection. "Il faut toujours trouver et faire mieux et différent des autres..." Il a feuilleté beaucoup de magazines d'art, écouté beaucoup de musiques pour réaliser ce show au Tribeca. Mais, il est plus que créateur de mode, il a choisi la musique, les mannequins (agence Red model management NY), travaillé avec les photographes... Et ça marche. Miss Ebène lui a consacré 5 pages dans son dernier numéro d'octobre.

defile-Danican-tribeca-3.jpgQuand il parle de lui, Franck Danican évoque "un  créateur, un artiste, un être 1,80m et 60 kg, né en Guadeloupe". "J'essaye de placer le nom Danican aux Etats-Unis et de faire connaitre un coin perdu qui est mon pays de naissance. C'était le but de mon défilé de juin dernier, car il faut se faire un nom aux Etats-Unis avant d'empocher les billets !" Son rêve, c'est une boutique Franck Danican aux Etats-unis et "non de vendre des vêtements à droite à gauche à des amis qui aiment la mode. Tout ce que je n'aime pas et jamais fait !"

Voilà quelques années que Danican s'inscrit dans le paysage new yorkais de la mode. Et ça n'a pas l'air simple : "Pour l'instant, tout est aux frais de Franck Danican ! Je gère tout avec les moyens du bord. Je suis le financier, le créateur... C'est tout mon temps, mon énergie, mes sous ! Mais je sais travailler : j'ai une machine, du materiel béton. Je connais le grossiste des matieres de luxe. Oscar de La Renta, Valentino, Alexander Mac Queen, Helmut Lang, c'est le même fournisseur !"

Pour autant, il ne perd pas son temps. "Je veux faire du bon, du bien et du beau ! Je suis noir et guadeloupéen, pas blond aux yeux bleu ! Je dois montrer plus, travailler plus et m'imposer ! Là, les gens disent : "Oh mon Dieu c est un black !" Yes ! Je suis black antillais !"."

FXG, à Paris

http://vimeo.com/106816792


La Guyanaise du défilé Danican

Laya-de-la-Rosa-2.jpgLaya de la Rosa, alias Mlle C. Rougier, est venue de Paris exprès pour le défilé Danican. C'est elle qui a ouvert le show. Cette jeune cayennaise étudie l'anglais à Paris. Elle est rentrée oà l'agence Elite Miami et doit rejoindre la Red model de New York après avoir été repérée au show de Franck Danican. Elle est actuellement l'ambassadrice des bijoux Djula la marque du dimantaire parisien Alexandre Corrot. Elle fera la couverture de Vogue France en janvier. C'est ainsi que quand Laya défile, elle le fait sous surveillance. Franck, son mentor, portait au Tribeca, deux bracelets de diamant d'une valeur de 25 000 euros ! On reverra Laya pour le prochain défilé de Franck au Lincoln center dans trois mois.defile-Danican-Tribaca-1.jpgDéfilé homme en noirdefile-danican-tribeca-4.jpg

Façon "apôtre"defile-Danican-Tribeca-2.jpgEt défilé femme en blanc et or, façon "Vierge"defile-danican-tribeca-5.jpg

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Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 06:56

Inovagro veut sa plateforme d'exportation d'ici 2015

 

Au SIAL, les entreprises de la grappe Inovagro sont confrontées aux problèmes de logistique pour exporter en France, en Europe et dans le monde.Stand Paradis Royal

La Martinique a beau être une région française, elle n'en demeure pas moins un territoire au régime fiscal spécifique. Cela veut dire que pour les entreprises martiniquaises désireuses d'exporter leurs marchandises en Europe et dans le monde, il faut d'abord les acheminer, des dédouaner dans l'Hexagone avant de pouvoir les distribuer. Et c'est bien là que le bât blesse ! Les six entreprises que le pôle de compétitivité Inovagro ont invitées au salon international de l'alimentation qui se tient actuellement à Villepinte en région parisienne ont pu le constater. Karramkan-Lauzea-inovagro.JPGSaïda Karramakan, en charge de l'animation de la grappe Inovagro,  en est consciente : "Nous allons mettre en place une plateforme logistique et mutualiser nos entreprises. Nous y travaillons depuis un an et nous avons déjà fait un diagnostic des capacités d'exportation de chacun et de leurs besoins en sec, frais et froid." Inovagro recherche donc des partenaires pour établir un service intégré logistique (transport, stockage, distribution). La demande est là. En témoigne le prix d'innovation décernée à l'entreprise Agroa pour son sirop d'hibiscus. Mais il lui faut impérativement être présente physiquement dans l'Hexagone. "On a de beaux produits qui plaisent, mais il faut qu'ils soient disponibles. Nous devons donc construire une offre collective", poursuit Saïda karramkan. Le président d'Innovagro, Thierry Lauzéa se donne trois ans pour y parvenir. C'est une question qu'il a abordée avec la Région, mais aussi avec la ministre des Outre-mer venue lundi sur leur stand. Une ouverture est venue au contact des autres territoires ultramarins présents sur l'espace Outre-mer du SIAL. "Le rapprochement s'est fait cette année avec avec les Réunionnais et leur pôle d'excellence Qualitropic, confronté à la même problématique. "Comment on arrive à gommer les kilomètres de  mer qui nous séparent pour répondre en volume et en temps à la demande des clients européens et internationaux ?", questionne le président Lauzéa. Paradoxalement, le contact n'a pas encore été pris avec nos voisins les plus proches, la Guadeloupe, pourtant elle aussi en recherche d'une solution à l'export. Quant à l'accord signé lundi dernier par la ministre des Outre-mer et UbiFrance, c'est une avancée puisqu'il permet d'offrir les prestations d'UbiFrance (tests sur offres à l'étranger, prise en charge pour des salons internationaux, support de communication ou encore recours aux Volontaires internationaux entreprises) aux candidats à l'export, mais cela est encore assez éloigné d'une vraie réponse à cette nécessité qu'ont les entreprises domiennes : exporter dans cet autre territoire fiscal qu'est l'Hexagone avant de pouvoir distribuer.

La société Royal Dennel qui en est à sa sixième présence au SIAL est déjà distribuée dans l'Hexagone. Le SIAL est pour elle une opportunité de développement et les contacts qu'elle peut y nouer trouvent plus facilement d'aboutissements concrets.

Stand-Levant-Caribio.JPGEn revanche, les petites entreprises qui viennent pour la première fois au SIAL comme la biscuiterie Levant découvrent les marchés français et international, mais aussi les problèmes de packaging. Ses emballages sous plastique, fermés par un carton plié et agrafé sont à revoir. Ce SIAL est pour elle un premier tour de chauffe, l'occasion d'analyser le marché et de mieux s'y adapter. La société Agroa de Tony Terrine en a fait l'amère expérience il y a deux ans, avec un produit épatant, mais mal conditionné, le Kombuchéa. Cette fois, le packaging a été a été refait. Un flacon adapté a remplacé les bouteilles normalement utilisées pour le rhum !

Quant au patron d'Inovagro, son activité de chocolatier le place sur la niche du luxe. D'ailleurs, s'il était présent au SIAL, c'est au titre d'Inovagro. Le patron des chocolats Lauzéa se réserve pour le salon du chocolat qui se tient la semaine prochaine à Paris, un salon bien plus porteur pour sa société !

FXG, à Paris

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 22:56

Les entreprises exportatrices handicapées faute de plateforme logistique 

Saluées par plusieurs prix de l'innovation au Salon international de l'alimentation, les entreprises guadeloupéennes peinent à exporter faute de plateforme logistique dans l'Hexagone.exposant-Gpeens-du-SIAL.JPG

Dans le sillage de Guadeloupe Expansion, six entreprises guadeloupéennes sont venues ou revenues au Salon international de l'alimentation (en ce moment à Villepinte en région parisienne) pour arracher des parts de marché en France, en Europe et dans le monde. Ce salon est celui des nouvelles tendances alimentaires et pour les produits guadeloupéens, c'est une vitrine incontournable. Ici, nos entrepreneurs prennent des contacts avec des acheteurs venus de la planète entière ; ils peuvent confronter leurs produits à la concurrence et vérifier la qualité de leur packaging. La société Mabi était déjà présente, il y a deux ans et cette année, elle revient en ayant totalement revu le conditionnement de ses punchs. Marianne-Billy-et-hotesse-Mabi.JPGDésormais, son flacon relève davantage de la parfumerie de luxe que du bocal de grand-mère. "Nous travaillons déjà avec l'Allemagne et l'Australie", confie Marianne Billy, la fille de Ludmilla Lurel, la gérante de Mabi. 30 % de son chiffre d'affaires est fait à l'export. Ca pourrait être davantage, mais les taxes d'entrée sur l'Hexagone (8 euros par litre) et le coût du fret sont un véritable frein pour un développement à grande échelle. Si l'Allemagne est son premier client étranger (depuis le SIAL 2012), Mabi a tapé dans l'oeil des Japonais, des Autrichiens, des Singapouriens et des Coréens, mais impossible de se développer sans trouver d'abord une solution logistique. "Il faudrait une aide au fret, mais surtout que nous ayons un entrepôt dans l'Hexagone à partir duquel nous pourrions distribuer", explique Marianne Billy. Entre les surcoûts fiscaux, ceux liés au transport et la difficulté d'éviter les ruptures de stock, Mabi sait que ses produits ne sont pas très compétitifs. "Dans ces conditions, participer à ces salons n'est pas très porteur..." Elle se bat pour trouver des partenaires avec lesquels elle pourrait mutualiser une plateforme logistique pour le transport, le dédouanement et le stockage car ses volumes sont insuffisants pour qu'elle se lance seule dans pareil investissement.

Laurie-Edouard-Dansault-Capress.JPGLes autres entreprises présentes au SIAL ont fait part des mêmes préoccupations. Ainsi Laurie Edouard Dansault qui présente au SIAL son café Capress, salué par un prix de l'innovation. Cette société soeur des cafés Edouard a été créée spécifiquement pour l'export quand il a été jugé impossible d'adapter la marque locale au marché européen. "Il y avait tellement de modifications à faire pour pouvoir exporter que nous avons préféré créer une nouvelle marque, et une nouvelle usine pour répondre aux normes internationales", raconte Laurie Edouard Dansault. Le produit est une réussite avec un emballage directement inspiré de ce qui se fait aux Etats-Unis et dans l'Europe du nord, mais la société est elle aussi confrontée au problème de la logistique. "Nous devons nous organiser pour disposer d'un entreposage en région parisienne ou au Havre et avoir suffisamment de stock pour servir nos clients français, espagnols ou allemands."

L'accord signé lundi dernier par la ministre des Outre-mer et UbiFrance, est une avancée puisqu'il permet d'offrir les prestations d'UbiFrance (tests sur offres à l'étranger, prise en charge pour des salons internationaux, support de communication ou encore recours aux Volontaires internationaux entreprises) aux candidats à l'export, mais cela est encore assez éloigné d'une vraie réponse à cette nécessité qu'ont les entreprises domiennes : exporter dans cet autre territoire fiscal qu'est l'Hexagone avant de pouvoir distribuer dans le monde.Karine-Guiock-Samuel-Vincent-Firmine-Richard-Jocelyn-Mire-a.JPG

La Région a pris conscience de cette difficulté qui coupe les ailes de nos entreprises en dépit de leur grande capacité à innover. Ainsi, à la vieille idée de créer une centrale commune d'achat dans l'Hexagone pour les importations, s'est greffée celle d'une plateforme logistique commune pour l'exportation. Comme cette problématique concerne l'ensemble des outre-mer français, le vice-président de la Région, Jocelyn Mirre, a indiqué qu'il allait, dans les prochains jours, rencontrer à ce sujet la structure créée par la chambre de commerce de la Réunion, Kooperativ.

FXG, à Paris

 


Vins et pétillants de banane

 

Lepoigneur-Barre-et-Barret.JPGLa société de Jacques Lepoigneur, un Mauricien installé au Moule depuis vingt ans (c'est un ancien de Gardel), s'est spécialisée dans les vins, pétillants et vinaigres de banane. "Le domaine des Antilles" a misé sur l'innovation en ayant mis au point son secret de fabrication : l'extraction du jus de la banane (ses produits ont reçu le prix coup de coeur de l'innovation du SIAL et un "RIA Globe"). Après des années de recherche et développement, des investissements lourds, il est désormais capable de produire 30 000 bouteilles par mois avec une petite dizaine de salariés. Les marchés qu'il a prospectés à l'export sont la Russie, Chine, le Brésil et les Etats-Unis. Mais pour sa société comme pour Mabi, le grand problème, c'est l'export et ses coûts. Il a même étudié la possibilité de délocaliser dans l'Hexagone son unité de production... Pour l'heure, l'urgent, c'est de trouver un lieu de stockage dans l'Hexagone qui lui permettrait de concrétiser plus facilement des contrats avec l'étranger. "On essaie de mettre en place des partenariats avec des distributeurs." Mais, au-delà, Jacques Lepoigneur semble décidé à créer sa propre plateforme logistique en Europe. Il se donne six mois pour arriver à une véritable prise à l'international. "C'est un produit à envergure internationale, indique Jérôme Barret, un consultant avec lequel travaille M. Lepoigneur. Il est élégant, féminin et très proche du vin." Le public parisien pourra découvrir ses vins et pétillants de banane sur les Champs-Elysées à la fin de l'année sur le marché de Noël. Ces produits seront en outre désormais servis dans la capitale au fameux "restaurant dans le noir" où les clients prennent un repas complet à l'aveugle !

 


Des glaces aux parfums inconnus

 

Le stand du glacier Saveur des Antilles n'a pas désempli au SIAL. Il faut dire qu'en matière d'innovation Samuel Vincent, son fondateur, a su ouvrir de nouveaux horizons aux papilles gustatives des visiteurs. Ses sorbets au tagetes (estragon du Mexique ou oeillet d'Inde), à la fleur de pitaya (le fruit du dragon des Chinois), au corrossol, à l'eau de coco, au gingembre, au gros-thym ont fait un tabac. L'entreprise, située à Sofaïa/Sainte-Rose a été créée en 2008, mais elle n'est ouverte que depuis décembre 2013. L'unité de production est capable de produite 300 litres par heure. "Nous travaillons avec des agriculteurs locaux", raconte Samuel. C'est son premier SIAL mais pour l'heure, il cherche à développer le marché local avant l'export. "Ici, on se contente de se faire connaître." Au vu des demandes sur le SIAL, Samuel Vincent et sa collaboratrice Kattia Oppet, réfléchissent pourtant à des solutions pour exporter. "On compte sur UbiFrance et Guadeloupe Expansion car ce serait dommage de passer à côté d'un tel potentiel de développement." La solution la plus simple serait de délocaliser la production dans l'Hexagone sur une plateforme qui recevrait les purées de fruits préparées à Sainte-Rose. A suivre...

 


Le piment antillais en dosette individuelle

Kelly-Pies-chaleur-des-tropiques.JPGKelly Piès, gérante de Chaleur des tropiques à Sainte-Rose, a eu une idée géniale, donc toute simple : le piment en dosette individuelle. Elle et son associé ont déposé les brevets et ont créé leur société en avril 2013. C'est la grande jeunesse du produit qui lui a fait passer sous le nez la reconnaissance du prix de l'innovation du SIAL. Kelly s'est inspirée de l'existant avec la moutarde et le ketchup, mais en matière de piment, il n'existait qu'une huile pimentée sans le fameux parfum du bondamanjak ! "C'est la première fois que je présente ce produit dans l'Hexagone. Il est hygiénique, à faible coût, longue durée (deux ans) et simple à exporter." La journaliste guadeloupéenne de M6, Karine Guiock, l'a découvert sur les vols Air France et elle a été "scotchée" !

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
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