Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM.

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images :
regisdurand@vospiresamis.net

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:34
Hortefeux et l’après référendum
« Que va-t-il se passer concrètement maintenant que les électeurs ont choisi la collectivité unique ? » a demandé en substance Alfred Almont (UMP) à Brice Hortefeux à l’Assemblée nationale. Réponse du ministre de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de l’Outre-mer : « Je déposerai, avec Marie-Luce Penchard, un projet de loi avant la fin de l’année. Des discussions avec l’ensemble des élus concernés s’engageront dès le lendemain des élections régionales. Mais l’orientation du texte sera fidèle à l’expression des électeurs : la Martinique et la Guyane resteront donc régies par le principe de l’identité législative. Par ailleurs, le Président de la République se rendra, au cours des prochaines semaines, dans votre département de la Martinique ; il aura donc l’occasion de préciser le calendrier et la méthode retenue. »
Penchard et la LODEOM
La ministre de l’Outre-mer sera auditionnée mardi prochain par les deux rapporteurs de la LODEOM, Gaël Yano (UMP, Nouvelle-Calédonie) et Jérôme Cahuzac (PS, Lot-et-Garonne). Les deux rapporteurs veulent faire un point sur le suivi de la loi de développement pour l’outre-mer dont on attend encore les derniers décrets d’application.
Penchard en Guadeloupe
La journée de mardi ne comporte rien à l’agenda public de la ministre de l’Outre-mer et pour cause, elle ne devrait avoir ce jour-là que des rendez-vous politiques pré-électoraux puisque la présumée N°2 de la liste de Blaise Aldo est annoncée en Guadeloupe. Au vu de ses obligations, elle pourrait arriver mardi après-midi et repartir le soir même pour être au conseil des ministres de mercredi à 10 heures.
Emmanuelli et le devoir de mémoire
Comme Alfred Almont disait au ministre de l’intérieur : « Vient à présent, monsieur le ministre, le temps de la mise en place de cette nouvelle collectivité… » l’ancien secrétaire d’Etat socialiste à l’Outre-mer, Henri Emmanuelli l’a interrompu en lui rafraîchissant la mémoire : « Vous l’avez refusée en 1982 ! »
Bockel en Martinique
Le secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, sera en déplacement en Martinique dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la carte  judiciaire et de la loi pénitentiaire, lundi et mardi prochain, annonce son agenda public. Accompagné des chefs de Cour et de juridiction de Fort-de-France, Jean-Marie Bockel visitera le nouveau tribunal d’instance issu du rattachement du TI du Lamentin au TI de Fort-de-France et rencontrera les magistrats et les fonctionnaires impliqués dans la réforme. Il visitera le centre pénitentiaire de Ducos et participera à une réunion avec les personnels et les organisations professionnelles. A cette occasion, il fera un point sur la mise en œuvre des RPE notamment s’agissant de l’accueil des détenus arrivants. Enfin, le secrétaire d’Etat se rendra à la Maison de Justice et du Droit de Fort-de-France sur la thématique de l’accès au droit. Osera-t-il annoncer aux magistrats et greffiers de la cour d’appel que certains d’entre eux devraient partir en Guyane pour y participer à la création de la cour d’appel à Cayenne ?



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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:27
A peine l’alerte cyclonique passée sur Tahiti, la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, témoigne de la situation en Polynésie française.
« Nous sommes parés pour une opération humanitaire »
Vous avez vécu le cyclone Oli en temps réel et depuis Papeete…
Chaque fois que je me déplace… En Guadeloupe au moment du séisme à Port-au-Prince, en Polynésie cette fois… C’est mon rôle.
Vous avez déjà vécu ce type de phénomène auparavant ?
Je sais ce que c’est qu’un cyclone, j’en ai vécu cinq ou six en Guadeloupe, Inès, Cléo… Je savais qu’on attendait un cyclone mais ça pouvait aussi bien n’être qu’une tempête tropicale. J’ai donc décidé de ne pas annuler mon déplacement. J’ai d’ailleurs pu travailler les deux premiers jours.
Où vous trouviez-vous au plus fort de la tempête ?
Au haussariat. Mais Oli est passé plus loin que prévu de Tahiti et le phénomène a été moins fort. Mais sur Tahiti, comme en Guadeloupe, il y a une trentaine d’année, il y a des habitations qui ne sont pas adaptées aux cyclones. A Faaa, Des familles ont perdu leur habitation…
Vous aviez la possibilité de rentrer à Paris sitôt l’alerte levée. La situation vous inquiète ?
Je suis inquiète pour les Iles-Sous-Le-Vent et surtout pour les Australes. Le cyclone se dirige droit sur Tubuai avec des vents estimés à 200 km/h et des vagues de 6 à 7 mètres. Le lagon est petit. La population est repliée à 50 mètres au dessus du niveau de la mer. L’habitat est fragile et les gens ont été mis à l’abri dans les bâtiments en dur : la mairie, l’école et les bâtiments publics. Ca peut être très grave.
Quel est votre plan ?
En accord avec le président Gaston Tong Sang, j’ai demandé au commandant supérieur des forces armées de mettre le pays en pré-alerte. Il faut que nous puissions avoir une réaction rapide dès lors que les conditions permettront aux avions de décoller et aux bateaux de naviguer. Tous les moyens militaires, la sécurité civile, les pompiers, des médecins sont mobilisés. Nous sommes parés pour une opération humanitaire. Les habitants attendent de nous qu’on anticipe. Il vaut mieux en faire plus plutôt que de se laisser surprendre.
Quelle est la situation à Bora Bora ?
Une centaine de maisons sont touchées, abimées, inondées… Je m’y rends avec le maire pour constater les dégâts. C’est mon devoir d’aller voir les familles touchées et de prendre les dispositions avec le pays pour débloquer les fonds de secours.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 00:23

Des coups de cœur de Jacques PerrinFondation-EDF-prix-associations-001.jpg

L’Association pour la découverte de la nature en Guyane (ADNG) a été récompensée jeudi à Paris par la fondation EDF Diversiterre. La fondation organisait ses premiers Trophées des associations qui en a distingué 30 issues de l’ensemble du territoire national dans les catégories culture, nature et solidarité. Cedric-Husson-ADNG.jpgCédric Husson, co-directeur de l’ADNG, basée à Saint-Laurent-du-Maroni, a touché un chèque de 10 000 euros. C’est le prix Coup de projecteur du jury des Trophées et le cinéaste et acteur Jacques Perrin (réalisateur d’Océans), président du jury, en a fait son coup de cœur personnel. Avec 12 bénévoles et salariés, l’ADNG propose de faire découvrir la nature aux populations, notamment aux enfants, et les populations entre elles. « Les petits explorateurs de la forêt » rassemblent pendant une demi-journée ou un week-end des enfants ou des adolescents en mixité sociale et culturelle pour leur faire pratiquer sur les 45 hectares de forêt appartenant à l’ADNG des activités de loisirs et d’éducation à l’environnement. L’accent est mis sur le respect dû à la nature, mais aussi celui dû à son prochain.

www.adng.enguyane.org

Virginie-Jourdan.jpgPar ailleurs, Virginie Jourdain, de l’association polynésienne Te Mana o te moana (l’esprit de l’océan), a touché un chèque de 15 000 euros. C’est le prix Coup de chapeau du jury. Te mana o te moana réunit quatre personnes qui gèrent une clinique pour les tortues malades, blessées ou braconnées. Là, elles sont soignées par des enfants avant d’être relâchées dès guérison. Grâce à l’association, depuis 4 ans, 2600 enfants ont été sensibilisés à la protection de l’environnement dans le cadre d’activités scolaires. « Nous faisons aussi de la réintroduction de récifs », a indiqué Virgine Jourdain. Le jury a salué ce projet d’éducation à l’environnement qui touche les enfants jusqu’aux îles les plus éloignés des archipels polynésiens.

www.temanaotemoana.org

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 11:09

Deux émissions de Studio M spécial FIFO

A l’occasion du Fifo, le Festival International du Film Océanien, Studio M, l’émission de Marie-Josée Alie (MJA) s’est délocalisée en Polynésie pour deux numéros. Le 6 février (sur France Ô), MJA reçoit Florence Aubenas, présidente du jury. La journaliste a effectué une grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération. Lors d’un reportage en Irak, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois. En juillet 2009, elle est élue présidente de l’Observatoire international des prisons. Est aussi présent sur le plateau Aimeho Charousset, un conteur polynésien. Plus qu’un métier, conteur est une façon d’être et de vivre. Il a été chargé du recueil des traditions orales et matérielles au Musée de Tahiti et ses îles. Troisième invité, Fred Premel, producteur de One short-one movie. Il a également créé sa société de production Tita productions à Marseille.Studio-M-special-Fifo.jpg

Le 13 fevrier, Studio M reçoit trois nouveaux invités impliqués dans la région Pacifique (photo ci-dessus) : Philippe Riant, journaliste à ABC, radio francophone australienne, présentateur de 24 heures dans le Pacifique. Il consacre son temps libre à la photographie. Joseph Wiejeme est membre organisateur des Jeux du Pacifique en Nouvelle Calédonie 2011. Il est aujourd’hui chef de l’une des trois tribus de l’île. Lucy Tremblay, productrice canadienne, était présente au Fifo pour coacher les jeunes réalisateurs à l’exercice du pitch.

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 10:03

Victorin Lurel soutient Hélène Mandroux en Languedoc-Roussillon

Victorin Lurel, député socialiste et président du Conseil régional de la Guadeloupe, soutient la direction du Parti socialiste qui a décidé d’investir Hélène Mandroux en Languedoc Roussillon contre Georges Frêche. Le socialiste guadeloupéen avait déjà dénoncé les déclarations de M. Frêche sur les Harkis, puis condamné, le 16 novembre 2006, le caractère raciste de ses propos sur la composition de l’équipe de France de football et soutenu le Parti Socialiste dans ses sanctions à son encontre. " Les nouvelles déclarations inadmissibles et indignes d’un élu républicain de Georges Frêche ne pouvaient être tolérées", déclare Victorin Lurel qui soutient donc "sans réserve" Hélène Mandroux et appelle les élus et militants du Languedoc-Roussillon à "faire preuve de courage et de liberté pour faire gagner les valeurs de la gauche". Lurel rappelle au passage que la liste UMP en Languedoc-Roussillon est conduite par Raymond Couderc, "qui n’avait pas hésité à cautionner une alliance droite-FN à la tête de cette région jusqu’en 2004".

Notons que dans le même moment, des socialistes guadeloupéens dont Marlène Mélisse et Eric Jalton (candidats sur une liste dissidente) ont saisi la direction nationale du PS pour se plaindre des alliances nouées par Victorin Lurel qui a reçu le soutien de la députée ex-UMP, Gabrielle Louis-Carabin.

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 09:55

« La seule liste reconnue par la Majorité présidentielle est celle conduite par Blaise Aldo »

A une semaine du bouclage des listes pour les élections régionales, l’Elysée a fait connaître son point de vue sur la situation politique particulière qui prévaut en Guadeloupe. Le message du conseiller politique et outre-mer du président de la République est clair : « La seule liste reconnue par le président de la République comme par l’UMP et l’ensemble de la majorité présidentielle est celle conduite par Blaise Aldo avec Marie-Luce Penchard qui sera dans les six premières places. » Car le conseiller du président redoute que le retournement de Gabrielle Louis-Carabin ne soit interprété comme un jeu à plusieurs bandes, eu égard aux relations constructives que le président Sarkozy entretient avec Victorin Lurel. « Il y a le temps du travail républicain où la cordialité prévaut, aussi bien avec Victorin Lurel, qu’avec Alfred Marie-Jeanne ou Antoine Karam, et il y a le temps du travail politique, le temps des élections, qui ne souffre aucune ambigüité ! » « Ce serait une trahison auprès de ses électeurs que de prétendre que l’on peut à la fois soutenir le président de la République et combattre sa famille politique ». Voilà donc Gabrielle Louis-Carabin (GLC) mise au ban de la majorité présidentielle et de l’UMP : « Le président lui avait proposé au mois de décembre de prendre la tête de la liste, confie le conseiller élyséen, et GLC avait laissé entendre que sa réponse serait positive sur le fond… Elle a planté sa famille de façon incorrecte et part soutenir la liste socialiste ! » Le conseiller précise sa pensée : « Tous ceux qui veulent défendre les valeurs de la majorité présidentielle, qu’ils s’appellent Patrick Gob ou Daniel Marsin, ont vocation à nous rejoindre. » Alors quid de Laurent Bernier qui serait n°2 sur une liste conduite par Jany Marc ? L’Elysée confie avoir des discussions avec le premier comme la seconde. « Ce qui ne sera pas accepté, c’est une autre liste qui se revendiquerait de la majorité présidentielle. »

FXG, agence de presse GHM

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 13:48
ITW Florence Aubenas
SVY 4697Le 7e Festival international du film documentaire oceaniene (FIFO) s’est acheve le 31 janvier a Papeete. Le jury preside par Florence Aubenas a attribue son grand prix au film neo-zelandais de Briar March, Te Henua et Noho, l’histoire d‘iliens dont l‘atoll menace d‘etre englouti. Le grand prix du public a ete decerne a Jean-Michel Corillon, pour Retour a Rurutu, un film traitant de l’adoption en Polynesie. Le premier sera diffuse sur France O, le second sur France 5. Interview de la presidente du jury
" Un choix politique "
Pourquoi avoir choisi de primer ce film neo zelandais particulierement ?
C’est un choix politique mais a vrai dire, ce choix etait porte par la selection. Au debut du FIFO, il y a 7 ans, la majorite des films avaient des thematiques culturelles et un peu passeistes, traditionnels. Cette annee, il y avait plusieurs films qui traitaient de problemes ecologiques et de problemes beaucoup plus modernes. Le choix s’est un ipeu mpose a nous parce qu’on a l’impression qu’on est a un tournant d’inspiration et une autre facon de raconter le monde autour de thematiques beaucoup plus actuelles. Les films historiques ou culturels etaient en minorite. Et ca, c’etait tres interessant a voir emerger aussi.
Qu’est-ce qui caracterise cette ecole documentaire emergeante ?
Une maniere de raconter les choses davantage axee sur une immersion dans un petit atoll ou une thematique qui est de moins en moins, je vais caricaturer au maximum : une equipe parachutee de Paris pour trois semaines. Que ce soit cote anglo-saxon ou cote francais, il y a un engagement et un divertissement sur le long terme extremement agreeable a voir se profiler. Les realisateurs et les producteurs mettent de plus en plus le paquet !
Que diriez-vous au public europeen pour qu’il s’interesse au cinema du Pacifique ?
Ce qui nous a paru interessant et ce pour quoi je suis venue ici, c’est que j’etais tres curieuse d’entendre les voix du Pacifique, la maniere don’t les gens d’ici parlent d’eux-memes parce que bien souvent l’echo qu’on en a en France, a Paris ou je vis, c’est grosso modo : Y a-t-il eu un cyclone ? Quelle temoperature fait-il dans la piscine de mon hotel ? Et est-ce que Gaton Flosse est en prison ? Ce sont a peu pres les trois thematiques ! La problematique du FIFO n’a rien a voir avec ca. Quand des archipels commencent a etre cables, il va y arriver une culture majoritaire americaine ou francaise, on voudrait qu’en retour, ils nous renvoient quelque choses, que les Oceaniens profitent de ce cable sous-marin pour nous faire parvenir leurx voix aussi.
Vous avez cite Olivier Poivre d’Arvor qui a dit : pqs de Cannes sans son festival de cinema, Avignon sans le theatre et… Papeete sans le documentaire…
J’ai l’impression de participer a une aventure et il y a quelque chose, la, a proteger, quelque chose de fragile, dde tres personnel, une voix oceanienne et je crois que c’est quelque chose a proteger et a encourager.
Votre regard a-t-il change ?
C’est sur ! Depuis ma chambre a l’hotel, je voyais juste un cap merveilleux avec le lever et le coucher du soleil jusqu’au moment ou l’on m’a dit que cette jolie pointe etait le lieu ou les ames s’envolent pour aller rejoindre les autres. Cette profounder la, on ne l’a qu’en venant.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:58

One short, one movie en Nouvelle-Calédonie

Cordero Lee PremelAprès une première saison en Guadeloupe, la série de huit films de huit minutes intitulée « One short, one movie » sera tournée en Nouvelle-Calédonie à partir du mois de juin.

« Le concept est de fournir des images, des regards croisés, convergents parfois, sur l’outre-mer en général, et cette année sur le Pacifique. » Fred Premel, inventeur de la série, est un producteur marseillais (Tita productions) qui a eu l’idée de recourir à de jeunes réalisateurs pour dresser, ensemble, le portrait d’un territoire. Un scénariste, Ismet Kurtovitch a pondu un synopsis et chaque réalisateur est assisté de deux coscénaristes, Solveig Anspach (réalisatrice de Louise Michel) et Gilles Cahoreau. Pour cette saison calédonienne, les huit réalisateurs sont Erwin Lee de la Polynésie française, Désiré Monrempon pour la province Nord de Nouvelle-Calédonie, Maïlé Flochmoen et Benjamin de Los Santos pour la province Sud, Vincent Khalifa et Marie-Céline Ollier  (famille POM) pour la région Provence Alpes Côte-d’Azur, Teddy Albert et Erick Michaux-Chevry (famille de LMC et MLP) pour la Guadeloupe. A travers ces échanges, Tita productions espère générer des échanges, tisser des relations entre les territoires, les sociétés de production et favoriser la circulation des oeuvres. Il assure à ses poulains une coproduction et une diffusion sur France TV via France Ô et Télé Nouvelle-Calédonie et des moyens de production (450 000 euros) grâce au soutien du CNC et du territoire. Sur place, il a demandé à Dalia Cordero de Néo productions d’être son producteur exécutif.

 


fred premelSaison 3 en Polynésie

Mais non content de lancer sa saison 2, Fred Premel a obtenu le feu vert, jeudi 28 janvier, du FIFO pour l’aider à faire une 3e saison en Polynésie. Cette fois, il s’agira de tourner six fictions de 15 minutes sur la Polynésie française. « Nous allons lancer un appel à projet pour trouver des réalisateurs et des producteurs dans la zone Pacifique », explique Fred Premel qui insiste sur le soutien des producteurs de la zone pour que les chaînes de télévision des pays concernés puissent apporter un soutien financier en échange des droits de diffusion. Murray green, de la chaîne australienne ABC s’est dit bien disposé envers ce projet à condition que les films soient disponibles en anglais, Kenneth Clark de Fidji TV a indiqué qu’ils allaient développer une chaîne du Pacifique et que cette production devrait l’intéresser. Quant à Richard Broadbridge de Mai TV (Fidji), il s’est déclaré prêt à soutenir ce genre de produit, « même si nous sommes une télé commerciale ». L’avant-première de la série polynésienne devrait avoir lieu au FIFO 2012.

FXG, agence de presse GHM

 


Trois questions

Dalia-Cordero.jpgDalia Cordero, productrice exécutive de One short, one movie

Où en est la production de la série en Nouvelle-Calédonie ?

Nous sommes en train de finaliser toute la partie budgétaire afin de pouvoir présenter le dossier complet aux différentes institutions liées à la recherche de financements.

Où en sont les scénarios ?

D’un point de vue artistique, les scénarios sont en cours de réécriture avec Solveig Anspach et Gilles Cahoreau. Cette étape devrait être terminée à la fin février. Ensuite on passera à une phase plus concrète de préparation des tournages, au dépouillement des scénarios de chacun des films et aux repérages.

Et le premier coup de caméra, c’est pour quand ?

Les réalisateurs sont attendus en Nouvelle-Calédonie au début du mois de juin.

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:42

Images et écrits numériques…

fx-20-5507.JPGFred Dubuis, directeur de Radio 1, et Jean-Marie Colombani, co-fondateur de slate.fr
Comment les auteurs, journalistes, écrivains, créateurs d’audiovisuels réagissent à l’avancée du numérique ?  Dernier thème abordé lors des rencontres numériques du FIFO à Papeete qui s’achève le 31 janvier, c’est Jean-Marie Colombani, ex-patron du quotidien Le Monde et cofondateur du site Internet Slate.fr, qui s’est essayé à apporter des réponses en présence des principaux patrons des médias polynésiens. Premier frein constaté : « Les journalistes eux-mêmes qui ont le défaut du corporatisme. En développant le numérique, on ne se tire pas une balle dans le pied ! » Selon l’ancien patron du Monde qui a rappelé comment il avait été débarqué par sa propre rédaction, « les journalistes vivent de l’exploitation d’une rente de situation : le monopole de l’information. Or, Internet fait que chacun peut produire de l’info. Le monopole n’existe plus ! » Pour contrecarrer « l’angoisse du journaliste », il leur faut retrouver une valeur ajoutée professionnelle. « Cela implique plus de travail, plus de rigueur et plus d’expertise. Le combat n’est pas perdu, mais ce doit être un combat de furieux », foi de JMC ! Et c’est vrai qu’avec les nouveaux outils comme l’i-phone et désormais l’i-pad, tout est prêt pour que l’accès aux contenus numériques soit de plus en plus aisé. Les journaux, les films et même les livres sont consultables sur un seul boîtier. La technologie impose son rythme et son évolution. « La prochaine étape sera l’e-learning. C’est maintenant qu’il faut se positionner et prendre sa place. » Et pour illustrer son message, Jean-Marie Colombani a tenté d’expliquer le business modèle de slate.fr : offrir un accès libre et ouvert pour construire une audience, puis la monétiser. « C’est possible en diversifiant ses sources de financement avec la publicité, la vente de contenus et la création de zones payantes avec des services ou des applications spécifiques. Un site américain, Politico, a réussi à convaincre ses visiteurs de financer un reporter pour s’assurer un suivi complet de la campagne présidentielle américaine ! L’équilibre du modèle économique est donc possible. Slate possède une superstructure de dix personnes, fait travailler selon ses besoins quelque 70 collaborateurs, revendique 900 000 visiteurs mensuels et 4 millions de pages vues.  L’équilibre financier est prévu en année 4 mais est d’ores et déjà projeté pour l’année 3. JMC ne dira rien par contre en ce qui concerne le montant investi… « Le public appelle l’éditorialisation, il a une demande plus subjective. Quand un journal va mal, il réduit la voilure et ça entraîne une baisse de présence éditoriale. Sur le Net au contraire, c’est la richesse de l’offre qui permet de trouver un public. » Aujourd’hui la Presse quotidienne régionale entre dans la crise que connaît déjà la presse nationale, elle ne doit donc pas rater son entrée dans le numérique. Car là est son salut, foi de JMC.

FXG, agence de presse GHM


fx-20-5511.JPGInterview Richard Brozat, directeur général du groupe Hersant Média en Polynésie

« La vraie valeur ajoutée, ça va être le journaliste »

Le business modèle écrit/Internet proposé par Jean-Marie Colombani vous semble-t-il crédible ?

JMC a trouvé trois composants, c’est-à-dire la publicité, l’accès à une information la plus large possible et l’accès à une information vraiment professionnelle. Je pense qu’on peut transposer ça sur nos supports. Nous avons la publicité, le contenu, on va l’avoir, et on peut peut-être effectivement trouver une information à valeur ajoutée plus à destination de ce qui fait notre force, c’est-à-dire la spécificité des îles. Mais surtout, il y a les archives. Je me rends compte que ça, c’est une vraie valeur pour le journal et je pense qu’on peut transposer ces trois composantes dans notre modèle propre.

Qu’est-ce qui va faire la différence entre la version papier et le site pour que le lecteur ne déserte pas l’un pour l’autre ?

On ne va pas mettre la même chose. Les nouveaux outils vont nous permettre de faire évoluer le métier de journaliste. On a des appareils photos qui font caméra et inversement et le métier de journaliste va être de créer de l’image, fixe et mobile. Avec l’i-pad on va pouvoir transmettre aussitôt des infos par e-mail. Ces outils existent. C’est aux journalistes à évoluer.

Comment devront-ils évoluer puisqu’ils n’ont plus le monopole de l’information ?

Je m’inscris complètement au centre de cette évolution : La vraie valeur ajoutée, ça va être le journaliste et cette information locale et proche des gens. En Polynésie, on a une chance car on a encore le monopole de la création de cette information locale à forte valeur ajoutée donc il faut qu’on en profite et que l’on crée de la valeur autour.

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:32
trompasInterview Pierre-Olivier Trompas

Jeudi 28 janvier, le public du Festival international du film océanien (FIFO) à Papeete a pu voir le documentaire de Pierre-Olivier Trompas, « L’archipel des forçats ». A travers la vie de quelques hommes, ce docu-fiction raconte l’histoire du bagne de la Nouvelle-Calédonie et, en même temps, celle d’une colonisation dont les « transportés » furent amenés à être des acteurs essentiels.

« C’est un film qui n’était pas faisable il y a dix ans »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser aux ancêtres bagnards d’une partie de la communauté calédonienne ?

Ce qui m’a donné envie, c’est que dès qu’on regarde le pays, on tombe sur quelque chose qui vient du bagne. Que ce soit une certaine façon d’être, les mentalités, les pierres, les routes, les ponts, les bâtiments… Ca, c’est déjà la première base. La seconde, c’est qu’on est dans un moment en Calédonie où on peut lever une partie du non-dit qu’il y a sur cette période. Mais il ne s’agit pas vraiment d’envie, c’est davantage qu’il y a une certaine fierté de racine malgré tout. C’est un film qui n’était pas faisable il y a dix ans.

Vous montrez dans ce film des gens qui commencent à assumer le passé bagnard de leur famille… A quoi était dû ce voile jusqu’alors ?

C’était tout simplement dû au fait que parmi les bagnards qui sont arrivés, il y avait des assassins, des cas assez graves et c’était tu dans les familles. Il y avait aussi une scission qui était faite par la bonne société pensante plutôt nouméenne.

Vous permettez au spectateur néophyte de comprendre avec ce qui s’est passé en Nouvelle-Calédonie en quoi des gens peuvent se considérer aussi bien Calédonien que les Kanaks…

C’est exactement le cas. Ca a été reconnu à l’occasion du congrès de Nainville-les-Roches qui a précédé les événements parce qu’il n’a pas été possible d’avoir une entente, mais il y a au moins un truc qui a connu une avancée à cette époque-là, c’est que les Kanaks revendiquaient le fait d’être cités comme victime de l’histoire et les descendants de bagnards avaient demandé aux négociateurs indépendantistes de l’époque d’être eux aussi considérés comme des victimes de l’histoire parce qu’ils n’avaient pas choisi de venir en Nouvelle-Calédonie. Il ne faut pas oublier que sous la colonisation par le bagne, il y avait interdiction de retour en France. Ca a été parfaitement accepté.

Beaucoup de descendants de bagnards s’expriment dans ce film. La parole s’est-elle facilement libérée ?

Non, il n’y a rien de facile. Ca s’est fait grâce à l’intervention de Louis-José Barbançon, l’historien qui a travaillé avec nous sur le film, qui lui-même est un descendant du bagne, et parce qu’il était là et parce qu’il y a une connaissance de son travail depuis trente ans sur le bagne, les gens se sont livrés plus facilement. Il n’aurait pas été là, on n’aurait pas eu le même résultat sans lui.

Votre film renvoie à ce qui a pu se passer aux Antilles par exemple. Les descendants d’esclaves ont parfois tendance à comparer leur sort à celui des Kanaks, alors que par certains côtés, ils sont comme les fils de bagnards, des victimes de la déportation, des victimes de l’histoire…

Quelque part oui… Bien qu’il n’y ait pas de comparaison directe possible entre les Antilles et le monde Kanak. Les Kanaks sont un peuple premier et les Antillais des descendants d’esclaves. Mais oui, il peut y avoir quelque chose de comparable dans une certaine mesure car l’esclavage n’est pas ce qu’ont vécu les bagnards même s’ils ont été un peu esclaves du système aussi. Mais ce n’est pas tout à fait la même logique.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 

 

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