Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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Mardi 29 juillet 2014 2 29 /07 /Juil /2014 08:14

 

Les déclarations de revenus et d’intérêt de nos parlementaires

declaration-jalton-FX_2182.jpegEric Jalton s’est singulièrement fait remarquer en remplissant sa déclaration d’intérêt et d’activité au titre de son mandat de parlementaire. Ces déclarations que doivent remplir tous les parlementaires auprès de la Haute autorité de la transparence de la vie publique comportent les revenus, salaires et participations sociales éventuelles de nos élus (http://www.hatvp.fr). Ainsi, à l’exception de Victorin Lurel dont la déclaration reste attendue (mais il l’avait remplie au titre de ministre), on peut prendre connaissance de celles de nos députés et sénateurs. La fiche d’Eric Jalton a été épinglée par de nombreux média (France 2, Libération, Le Monde…). Non pas que ses déclarations de revenus soient extravagantes, mais à cause du peu de soin  que le député maire des Abymes semble y a voir porté, révélant par là une forme d’agacement devant ce formulaire indiscret à remplir ! Eric Jalton s’identifie comme « dentiste à temps très partiel » et entoure la mention « rémunération ou gratification perçue », y ajoutant un point d’interrogation pour préciser que son cabinet est en déficit de 70 000 euros. Pour le reste, il déclare 2 246 euros par mois comme vice-président de l’agglomération Cap Excellence en plus de ses indemnités de maire et de député. Pas de quoi en faire un fromage !

FXG, à Paris


En guyane

Les déclarations des sénateurs Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette et des députés Chantal Berthelot et Gabriel Serville sont désormais en ligne. Rien de saillant du côté de nos élus. Georges Patient déclare, outre ses indemnités de sénateur 2150 euros par mois comme maire de Mana. Jean-Etienne Antoinette ne précise pas le montant de ses indemnités de maire de Kourou (jusqu’en mars dernier), mais déclare que sa fonction de président de la Société immobilière de Kourou (SIMKO) était bénévole. Gabriel Serville déclare qu’il touchait 5200 euros comme proviseur avant son élection en juin 2012, mais il ne précise pas le montant de ses indemnités de maire de Matoury depuis son élection en mars. Quant à Chantal Berthelot, elle n’a rien à déclarer en sus de ses indemnités de députée.


En Martinique

Alfred Marie-Jeanne, retraité, n’a que ses indemnités de députés à déclarer. Bruno-Nestor Azerot fait l’impasse sur le montant de ses indemnités de maire de Sainte-Marie. Jean-Philippe Nilor déclare ses revenus antérieurs d’assistant parlementaire (2400 euros par mois) et de conseiller régional (1300 euros) et ses revenus actuels de conseiller général (1400 euros), en sus de ses indemnités de député. Serge Létchimy déclare ses revenus de président de Région (2300 euros) et précise que ses activités de pdg de la SEMAFF, jusqu’en 2013, étaient bénévoles. Quant à nos sénateurs, Maurice Antiste ne juge pas utile de préciser le montant de ses indemnités de maire du François, et Serge Larcher est le seul qui prend la peine de préciser le montant de ses indemnités de parlementaire : 5377.99 euros mensuels.

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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 08:00

1,6 million d’euros d’amende  pour une filiale de Socrema

Pour avoir dénigré entre 2007 et 2009 les produits laitiers d'un de ses concurrents, la Société Nouvelle des Yaourts de Littée (SNYL) a été sanctionnée d’une amende de 1,6 million d'euros par l’Autorité de la concurrence.

L’Autorité de la concurrence a sanctionné hier matin le leader des produits laitiers frais aux Antilles, la Société Nouvelle des Yaourts de Littée, ainsi que ses maisons-mères, Socrema et Antilles Glaces, pour abus de position dominante. L’Autorité de la concurrence reproche à la SNYL d’avoir discrédité la qualité sanitaire des produits de la Laiterie de Saint-Malo, « utilisant notamment des résultats contestables d'analyses bactériologiques et arguant de l'irrégularité des dates limites de  consommation apposée sur les produits ».

 

La SNYL avait fait réaliser des études bactériologiques sur les yaourts et fromages frais Malo. Ces études concluaient à leur manque de fraîcheur alors qu’elles appliquaient aux fromages blancs des critères relatifs aux yaourts. Par ailleurs, la SNYL a également mis en cause la pratique de la double date limite de consommation (DLC) appliquée par la Laiterie de Saint-Malo à ses produits laitiers. Cette pratique, contestable mais légale jusqu'en 2013, permettait aux industriels de proposer deux dates de DLC pour un même produit selon qu’il était destiné au marché hexagonal ou au marché ultramarin. Alors que cette pratique était utilisée par d'autres fournisseurs, seule la Laiterie de Saint-Malo était ainsi ciblée par la SNYL.

Non content de nuire en cela à son concurrent maloin, la SNYL a transmis son étude tendancieuse au syndicat professionnel du secteur et auprès des distributeurs. Résultat les produits Malo ont été déréférencés par plusieurs distributeurs. Ainsi, le groupe Ho Hio Hen a, durant 16 mois, de 2008 à 2009, suspendu la commercialisation de l'ensemble de la gamme Malo (yaourts et fromages frais) de ses magasins martiniquais (les deux hypermarchés Géant Batelière à Schœlcher et Géant Océanis au Robert et les cinq supermarchés Casino du François, du Lorrain, de Ducos, du Lamentin et de Fort-de-France). Le groupe Bernard Hayot a également retiré de la vente en décembre 2009 les fromages frais Malo de trois magasins Carrefour situés à Ducos et Dillon en Martinique et Destrellan en Guadeloupe.

Les ventes de la Laiterie de Saint-Malo ont été ainsi limitées et les clients de ces enseignes privés d'un choix plus large. En conséquence, l’Autorité a fixé le montant de la sanction à 1,670 millions d’euros pour la SNYL et ses maisons mères SOCREMA et Antilles Glace. Dans son calcul, l'Autorité a tenu compte de la durée de l'infraction (décembre 2007/décembre 2009), de la gravité de la pratique, et de l'importance du dommage causé à l'économie.

FXG, à Paris


Les acteurs du marché

La SNYL est une société martiniquaise produisant notamment des yaourts, desserts lactés et crèmes fraîches commercialisés sous la marque Caresse antillaise ou pour le compte de la marque Yoplait. La SNYL est le leader du marché antillais, avec environ 65 % de parts de marché.
Les autres acteurs de ce marché sont la Société Antillaise de Production de Yaourts (SAPY) et la Société Guadeloupéenne de Production de Yaourts (SGPY) qui fabriquent localement des yaourts de marque Danone, et les sociétés La Laiterie de Saint Malo et Yaourt Savoie qui exportent leur production depuis la France hexagonale.

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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 07:30

La sagesse du yoleur, sagesse de vie, un ouvrage d’Edouard Tinaugus

Couverture_La_sagesse_du_yoleur_HD.jpgEdouard Tinaugus publie chez Edilivre, un livre de pensées et d’images autour des yoles. C’est La sagesse du yoleur, sagesse de vie. L’auteur, un Martiniquais employé du métro, a voulu mettre en avant la pensée du yoleur. « On se rend compte que la pratique de la yole est un apprentissage de la vie quotidienne, par la force de la pensée », écrit-il. Pour autant, Edouard Tinaugus ne se limite pas seulement à la yole et à sa pratique, « mais aussi à sa place prépondérante dans la culture intellectuelle des marins ». Non seulement, estime-t-il, la pratique de la yole est un spectacle haut en couleur, mais « elle est devenue une œuvre d’art par la conception intérieure du yoleur ». La pratique de la yole équivaut, selon lui, à un parcours philosophique et initiatique. « La sagesse du yoleur, c'est avant tout une connaissance essentielle de la pratique, une invitation à l’expérimenter et à la transmettre généreusement. » Avec ce livre, le machiniste de la RATP fait comme dans la chanson de Gainsbourg, Le poinçonneur des Lilas, il rêve qu’au bout du quai, y a une yole qui vient le chercher…

FXG, à Paris

Édouard Tinaugus est né au Robert, « un pied dans l’eau ». Très investi dans le milieu associatif, il milite pour que la pratique de la yole soit reconnue au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. C’est aussi à lui que la station de métro Nation doit d’avoir exposées sur ses murs les armoiries de la Guadeloupe et de la Martinique.

Chez Edilivre, 14,25 euros en papier, 9 euros en numérique.

 

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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 08:00

Le procureur de la République de Saint-Denis, Philippe Muller, conteste sa mutation à Grenoble devant le Conseil d’Etat

Le Conseil d’Etat a examiné, mardi midi, le référé suspension du Philippe Muller contre le décret du 18 juin dernier qui le nomme avocat général à la cour d’appel de Grenoble. Menés par le président de la première sous-section, Jacques Arrighi de Casanova, les débats ont mis face à face l’avocat de l’ancien procureur de la République de Saint-Denis, Alain Monod, et le directeur des services judiciaires de la chancellerie, Jean-François Beynel. Pour justifier sa démarche, Me Monod devait établir l’urgence et démontrer un doute sérieux quant à « cette mutation dans l’intérêt du service » qu’il préfère qualifier de sanction disciplinaire. « Cette procédure a été menée très rapidement et M. Muller estime qu’elle porte une atteinte immédiate à ses intérêts. » Me Monod a rappelé que le procureur Muller était à la Réunion depuis un an et que ses rapports avec le parquet général avait dégénéré en début d’année, au point de recevoir un avertissement le 5 mai dernier, puis la dépêche du 19 juin l’informant de sa mutation, de son installation à Grenoble le 26 juin et sa prise effective de poste le 15 juillet. « Il est en arrêt-maladie, a rappelé son défenseur. Il ne peut être à Grenoble à la mi-juillet et ne peut avancer les 10 000 euros de son déménagement… » Avec cette « mutation d’office », Me Monod estime que son client a été affecté dans une « grande brutalité qui porte atteinte à son crédit à s’apparentant à une sanction disciplinaire ». Selon la défense, ou la chancellerie prononçait une sanction exemplaire ou elle l’affectait à la rentrée de septembre à Grenoble ou Montpellier comme il avait été envisagé.

Jean-François Beynel a expliqué la position de la chancellerie en rappelant que « les mouvements de magistrats se font souvent de cette manière » et que 350 magistrats ont les mêmes délais que le procureur Muller. Jean-François Beynel a reçu Philippe Muller le 7 mai dernier à Paris, puis il lui a écrit et annoncé que ce projet se ferait rapidement. A l’audience, il a précisé que le décret du 18 juin ne mettait pas fin à ses fonctions de procureur de la République, mais que c’était son installation dans son nouveau poste qui y mettait fin. « Cela a donc eu lieu le 26 juin et M. Muller a disposé d’un délai de deux mois. Sa femme ne travaille pas, son fils est âgé de 2 ans, nous sommes en période estivale, il n’y a donc pas de difficulté. M. Muller n’a jamais pris attache avec le procureur général de Grenoble pour lui demander un mois de délai supplémentaire alors qu’il nous explique ici qu’il a des difficultés pour son transport et son déménagement… Le procureur général de Grenoble l’attend à l’issue de son congé-maladie et il attend un contact de sa part. » Jean-François Beynel a ensuite expliqué que la nomination de son successeur était en cours et pendante devant le Conseil supérieur de la magistrature pour une installation en septembre.

Me Monod est revenu sur le contexte : « Voilà un procureur de la République qui arrivait de Dunkerque dans un parquet qu’il convenait de réorganiser. Il a pris en main le parquet de Saint-Denis et il s’est heurté à des habitudes constituées ; il a essayé de redresser les choses. Le procureur général et lui ne s’entendait pas très bien ; leurs relations se sont dégradées et la rentrée solennelle en début d’année a été tumultueuse… Le procureur général lui a fait des demandes d’information raides et il en a conclu que M. Muller ne faisait pas son boulot. Il lui a mis un avertissement… » Cet avertissement fait lui aussi l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat pour « excès de pouvoir ». Pour Me Monod, cette mutation d’office dans l’intérêt du service cache une sanction disciplinaire. « La mutation, rétorque Jean-François Beynel, n’est pas une mesure disciplinaire, mais elle met fin à une situation complexe, brutale, de dysfonctionnement du service public. » Une telle situation a démarré, selon le directeur des services judiciaires, en juillet 2013, avec la saisine par les organisations syndicales de la commission d’hygiène et de sécurité des contions de travail et l’alerte lancée par des médecins sur la situation de danger des collaborateurs de Philippe Muller. En résumé, la chancellerie a retenu l’avertissement à cause de l’audience solennelle de rentrée, les manquements professionnels (« Il ne rend pas compte. ») et les problèmes d’ambiance de travail (« Ni les gendarmes, ni le préfet ne voulaient travailler avec lui. »). Ajouté à cela, un comité de soutien au procureur… « Un retentissement qui porte atteinte au service public. M. Muller y contribue en rencontrant ses membres. » Pour contre-attaquer, Me Monod a voulu lier l’avertissement  et la mutation. « Le seul objet de cet avertissement était de ramener le calme au parquet de Saint-Denis », soutient la chancellerie. C’est alors que Me Monod a évoqué la perquisition de son domicile et de son bureau et l’examen de ses ordinateurs, « à cause d’un corbeau qui a dénoncé le procureur général… L’affaire n’est pas close et le départ d’un des protagonistes pose problème. » « Il y a bien, a repris Jean-François Beynel, une procédure pénale en cours et je suis étonné que ce soit M. Muller qui en parle. » Après une petite heure de débat, le président Arrighi de Casanova a annoncé une décision aujourd'hui ou demain.

FXG, à Paris

La conseil d'Etat a mis 24 heures pour rejeter la requête

Le président Arrighi de Casanova a rejeté le recours en référé de l’ex-procureur de la République de Saint-Denis, Philippe Muller. Ce dernier demandait la suspension de l’exécution du décret du 19 juin 2014 du président de la République, le nommant « dans l’intérêt du service », avocat général près la cour d’appel de Grenoble. Il demandait aussi pour ses frais de justice de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros. Philippe Muller a soutenu que « l’exécution du décret portait atteinte de manière grave et immédiate à sa situation familiale ». Il contestait la légalité du décret, estimant que la composition du Conseil supérieur de la magistrature, qui avait rendu son avis sur cette mutation, « ne présentait pas toutes les garanties d’impartialité requises ». Mais surtout, il arguait que « sa mutation d’office dans l’intérêt du service était constitutive d’une sanction disciplinaire déguisée et, par suite, un détournement de procédure ». L’affaire a été examinée mardi et le juge des référés a rendu son ordonnance hier après-midi.

Dans la lettre adressée le 7 mai dernier à M. Muller par le directeur des services judiciaires, ce dernier indique que « la mutation contestée est intervenue en raison de la dégradation du climat social qui a suivi son arrivée, l’année précédente, à la tête du parquet de Saint-Denis » et que « la persistance de cette situation a porté atteinte au fonctionnement serein de la juridiction et à l’image de l’institution judiciaire dans la mesure où la presse locale en a fait état ». Par ailleurs, si le procureur général a infligé à Philippe Muller un avertissement le 5 mai 2014, le juge estime que « la mutation de M. Muller n’a pas de caractère disciplinaire ». Balayant tous les arguments de la défense de M. Muller quant au respect des formes, le juge des référés estime qu’au vu des éléments qui lui sont soumis, il n’apparaît pas que « l’avis du Conseil supérieur de la magistrature aurait été rendu au vu d’informations incomplètes ou en méconnaissance du principe d’impartialité ». Il ajoute : « Aucun des moyens invoqués par M. Muller ne paraît propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité du décret… » En foi de quoi, le juge conclut son ordonnance par le rejet de la requête de Philippe Muller.

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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 08:00

touraineITW Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé  

« Il faut tout faire pour protéger les plus fragiles »

Vous avez qualifié cette épidémie de chikungunya de majeure…

C’est une épidémie majeure qui a déjà touché plus de 100 000 personnes en Guadeloupe et en Martinique, mais dont nous maîtrisons l’évolution. Les autorités sanitaires et l’ensemble du gouvernement sont mobilisés depuis le début de cette épidémie pour faire en sorte que les structures de soins soient accessibles et puissent répondre aux besoins de la population. Face à cette épidémie majeure, ma priorité est de faire en sorte que la population se protège pour ne pas tomber malade. C’est la raison de mon voyage aux Antilles, cette semaine, pendant trois jours.

C’est votre façon de dire aux gens de ne pas s’alarmer ?

C’est une façon, d’abord, de marquer la mobilisation de l’ensemble du gouvernement, de mon ministère et des autorités sanitaires, bien sûr, mais aussi celle du ministre de l’Intérieur et de la ministre des Outre-mer, auprès de la population. C’est ensuite une façon de dire que, même si cette épidémie est sérieuse, il n’y a pas de fatalité : chacun peut se protéger et protéger son entourage, par exemple en portant des vêtements longs et en utilisant des répulsifs, mais aussi protéger son environnement en traquant de façon inlassable les gîtes larvaires. Il y a des gestes simples à faire, à adopter, qui peuvent éviter de tomber malade ou de faire progresser la maladie. Il faut engager une vraie bataille contre ces gîtes larvaires qui permettent aux moustiques de proliférer. Il faut les traquer, mener contre eux une lutte sans merci : c’est aussi cela que je suis venue rappeler.

Il y a eu 33 décès. Ce chiffre mérite une explication...

Il y a eu 33 décès selon les derniers chiffres. Nous disposerons de données actualisées dans quelques jours. Toutes les personnes décédées présentaient des fragilités,  souffraient d’autres maladies et étaient  donc affaiblies. Il ne s’agit pas de nier l’importance de cette épidémie et je ne l’ai pas fait. Elle a un impact sanitaire réel et malheureusement, comme dans beaucoup d’épidémies, des personnes fragiles sont décédées. Mais je veux dire que je suis son évolution avec  la plus grande attention. Compte tenu des données précises dont je dispose, je dis aujourd’hui qu’il ne faut pas paniquer, car la prévention fonctionne, et  qu’il faut tout faire pour protéger les plus fragiles.
Vous parlez de lutte sans merci contre les gîtes larvaires. D'autres renforts pour la démoustication sont-ils prévus ?

Le gouvernement vient d’envoyer une mission d’appui de la sécurité civile pour  renforcer la lutte anti-vectorielle en complément des moyens locaux déjà mis en œuvre. Deux  équipes de seize personnes ont été déployées en Guadeloupe et en Martinique pour trois semaines. Nous avons fait appel à des jeunes, avec 100 contrats aidés, pour accroître les moyens dans ce secteur. Les collectivités locales sont elles aussi fortement mobilisées et je les en remercie.
Si les services de santé tiennent le coup en Martinique, la situation semble plus compliquée en Guadeloupe. Quelle est la situation réelle et s’il y a des manques, qu'envisagez-vous ?

Aucune tension majeure du système de santé n’est pour l’instant observée. C’est vrai aussi bien en Martinique qu’en Guadeloupe. En Guadeloupe, nous avons déjà envoyé plusieurs équipes d’urgence sanitaire en renfort, au mois de février, au mois de juin et encore au mois de juillet. Si des besoins apparaissent, d’autres renforts seront envoyés. Ils sont pré-mobilisés. Nous arrivons dans une période sensible, puisque les personnels de santé vont prendre des vacances – et c’est bien normal –  et que l’épidémie continue de progresser. Je veux d’ailleurs saluer l’engagement et le travail des professionnels de santé sur place, à l’hôpital mais aussi chez les médecins libéraux. Grâce à eux, la situation est actuellement maîtrisée.

Le sénateur guyanais Jean-Etienne Antoinette a évoqué le risque d'une propagation à l'Hexagone avec les flux touristiques. Est-ce une menace sérieuse ?

A partir du moment où il y a des voyageurs, il peut y avoir des cas importés de chikungunya. Mais pour moi, l’épidémie est aux Antilles et ma préoccupation, c’est la situation de la population antillaise. Mon voyage, il est auprès de la population antillaise, des professionnels antillais, car ce sont eux qui sont confrontés à l’épidémie au quotidien et c’est donc d’abord auprès d’eux que le gouvernement est mobilisé.
Il existe un vaccin encore  expérimental, restera-t-il dans les tiroirs de l'Institut Pasteur ?

La recherche française en matière de vaccin est de très haut niveau et l’institut Pasteur est très impliqué. Evidemment, nous souhaitons tous que des résultats soient atteints rapidement. Il existe, c’est vrai, un vaccin, mais qui est, comme vous le disiez, en phase expérimentale. Les efforts se poursuivent et nous espérons bien sûr qu’ils permettront de déboucher aussi vite que possible sur un vaccin effectif et efficace.

Propos recueillis par FXG, à Paris

CHIFFRES CLES

Point épidémiologique InVS du 4 juillet 2014

Bilan Antilles (Guadeloupe et Martinique)

·         100 000 cas

·         9 000 nouveaux cas/semaine

·         1 050 hospitalisations

·         33 décès (tous indirectement liés et chez des personnes fragiles âgées)

En Guadeloupe :

·         52 000 cas évocateurs

·         188 cas hospitalisés

·         3 décès hospitaliers, 6 en ville

·         6 000 nouveaux cas par semaine

En Martinique :

·         43 550 cas évocateurs

·         776 cas hospitalisés

·         13 décès hospitaliers, 8 en ville

·         3 000 nouveaux cas par semaine

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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 08:00

Maryse Condé promue officier de la légion d’honneur

La promotion de la légion d’honneur du 14 juillet honore l’écrivaine Maryse Condé, née Marise, Liliane, Appolline Boucolon. L’écrivaine guadeloupéenne, faite chevalier en octobre 2004, est ainsi promue officier. Autre officier, l’ancien proviseur martiniquais, Jacques Jos. Parmi les nouveaux chevaliers, l’ancien combattant martiniquais, Vincent Gustan. A noter que le seul commandeur de cette promotion dans les Outre-mer, est l’ancien maire de Bourail en Nouvelle-Calédonie, Taïeb Aïfa, descendant de déporté kabyle.

FXG

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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 07:34

Transition énergétique outre-mer

Bareigts.jpgSégolène Royal, ministre de l’Ecologie, a annoncé qu’elle réunirait une conférence écologique avec l’ensemble des acteurs et des élus des outre-mer insulaires. Il s’agira « d’anticiper la transition énergétique et transformer le handicap insulaire en un formidable atout pour qu’ils se transforment en territoires à énergie positive ». La ministre veut faire de nos territoires « des îles durables pouvant mobiliser toutes les énergies renouvelables – soleil, vent, énergie thermique des mers ». Après l’appel d’offres remporté par Akuo et DCNS et son projet martiniquais d’énergie thermique des mers, Ségolène Royal se propose d’en faire une démonstration dans les outre-mer et de lancer à cette occasion un appel à projets portant sur l’ensemble des énergies renouvelables. « Cela permettrait aux outre-mer insulaires d’accéder à l’autonomie énergétique (…) et représente une formidable opportunité de créer de nouveaux emplois et de nouvelles formations professionnelles, de développer les industries et les services. » Erika Bareigts, chargée d’une mission d’information sur l’adaptation du droit de l’énergie aux outre-mer par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale dans la perspective de l’examen prochain du projet de loi sur la transition énergétique, estime que « la législation en vigueur a pour objectif de freiner la dynamique des territoires ». Souhaitant privilégier une réponse globale aux expérimentations ponctuelles, elle entend faire du chantier de la gouvernance de la transition énergétique une priorité pour les Outre-mer.

FXG, à Paris

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Lundi 14 juillet 2014 1 14 /07 /Juil /2014 08:00

Une photothèque populaire des Outre-mer

Le ministère des Outre-mer lance un appel à contribution afin de récolter le plus de photographies visant à valoriser nos territoires d’Outre-mer. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des journées européennes du Patrimoine. Les habitants des territoires, les touristes sont invités à soumettre leurs contributions à l’adresse outremerjep@gmail.fr, au format jpg (21X30), « sous forme de photographies réalisées sans trucage ni montage ». Il n’y a pas d’argent en jeu, mais il s’agit pour les contributeurs de « rejoindre une communauté ». Ces contributions viendront rejoindre et compléter une bibliothèque populaire d’images, visible de tous.  

En adressant ses images, le contributeur dira qui il est, son âge, s’il habite ce paysage ou à proximité, s’il est un visiteur, un vacancier, où se situe ce paysage qu’il nommera si possible. Un contributeur peut adresser plusieurs clichés et remplir autant de formulaires de droit à l’image.

Rendez-vous sur le site internet du ministère pour connaître toutes les informations nécessaires : www.outre-mer.gouv.fr

FXG, à Paris

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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 06:00

Le Guadeloupéen Robby Judes nommé ambassadeur de France

Robby-judes.jpg L’ancien conseiller diplomatique de Victorin Lurel au ministère des Outre-mer vient d’être nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de France aux Comores par un décret du 9 juillet paru au Journal officiel du 11. Cette nomination intervient à quinze jours du sommet de l’Océan Indien qui se réunit le 26 juillet aux Comores, en présence du chef de l’Etat.

Ingénieur en économie et ancien élève de l'ENA, Robby Judes, né à Pointe–à-Pitre, a passé quinze ans passés en entreprise, avant d’être chef de bureau au ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur. Il a été conseiller culturel adjoint à l’ambassade de France à Washington, puis chef de service pour le secteur d’Afrique Méditerranéenne et Proche-Orient de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, puis conseiller pour les affaires internationales, européennes et institutionnelles du commissariat de l’année de l’Outre-mer, avant de rejoindre le cabinet de Lurel en 2012. Avec cette nomination, Robby Judes est le premier originaire d’Outre-mer à accéder à un tel poste depuis Saint-John Perse. Entretemps, seul le professeur martiniquais Fred Constant a été nommé ambassadeur chargé de la coopération régionale pour les Antilles et la Guyane. Le CReFOM s’est empressé de saluer cette nomination d’un Ultramarin au poste d’ambassadeur de France.

FXG, à Paris

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Vendredi 11 juillet 2014 5 11 /07 /Juil /2014 10:00

George Pau-Langevin annonce un budget Outre-mer en hausse de 7% sur trois ans

GPL.jpgManuel Valls avait choisi le bon moment pour rendre visite aux parlementaires ultramarins, mercredi soir. Il était venu dire son soutien à sa ministre après avoir tranché en sa faveur dans ses arbitrages budgétaires. Hier après-midi, George Pau-Langevin a réuni une nouvelle fois les députés et les sénateurs pour leur remettre des documents de travail en amont du débat budgétaire et expliquer sa méthode de concertation. Première annonce de la ministre : « J’ai confirmé d’une part que notre budget avait été préservé puisque nous aurons 7 % d’augmentation sur trois ans. » Ce sera + 0,3 % dès 2015, le reste en 2016 et 2017. « Le SMA devrait ainsi progresser », se réjouit la députée de Guadeloupe, Gabrielle Carabin. La plus grosse annonce, c’est, selon la députée réunionnaise Monique Orphé, le soutien aux entreprises avec le CICE qui va être valorisé à hauteur de 9 % avec une première année à 7,5 % : « C’est quand même 400 millions de plus qu’on injecte dans le tissu économique pour créer de l’emploi. » Car c’est bien les contreparties en termes d’emploi qui intéressent les élus. « D’accord que l’on fasse beaucoup pour les entreprises, indique le sénateur de la Guyane, Georges Patient, mais qu’on évalue la portée de ces mesures pour les entreprises en termes d’emploi puisque ça fait longtemps qu’on allège, que des mesures sociales et fiscales sont prises en leur faveur sans que nous n’ayons aucune évaluation. » « J’ai demandé, ajoute Mme Orphé, à ce que soit mis en place un observatoire des contreparties car il faut qu’on évalue l’impact de ces mesures sur la création d’emplois. » Une demande à laquelle la ministre a donné un avis favorable : « Un travail d’évaluation sera fait par les parlementaires sous la houlette de Chantal Berthelot et il fera l’objet d’une réunion de travail à la rentrée. » Parlementaires.jpgIl s’agit de s’assurer que l’accord signé en début d’année entre le patronat les syndicats et l’Etat se décline outre-mer et soit aussi mis en œuvre. « Cet accompagnement doit créer de l’emploi, de la croissance, insiste Chantal Berthelot. Nous devons faire respecter cette partie du contrat au monde de l’entreprise. Et ça doit répondre à un besoin clairement établi : combattre le chômage. L’essentiel est de pouvoir ramener le taux du chômage à un taux acceptable. Il faut trouver un équilibre entre la nécessité de réduire le déficit public et la protection des bas salaires, qu’ils ne soient pas ceux qui paient le plus ! »

Reste que les vœux des socioprofessionnelles pour avoir un CICE différencié selon les secteurs ne seront pas comblés. « L’affaire des taux différenciés selon les secteurs, explique George Pau-Langevin, n’a pas été retenu car il faut que le système retenu soit le plus simple possible. » Le débat budgétaire ne permettra pas de revenir dessus, puisque, précise Chantal Berthelot, « la partie dépense du CICE a déjà été votée par l’Assemblée nationale. » Mais, ajoute la ministre, le pacte de responsabilité ne supprime pas les mesures antérieures de la Lodeom : « Nous avons encore un peu de travail  avec les services et les parlementaires pour affiner, mais on peut dire, au total, que dans la période où nous sommes, l’Outre-mer s’en sort bien. » « Il n’y aura pas de difficultés à craindre du côté de Bercy », assure Mme Carabin. Ce sont donc des parlementaires satisfaits qui ont quitté Oudinot, hier, mais avec quelques nuances, comme celles apportées par le sénateur Patient : « Dans le pacte de responsabilité, il y a beaucoup pour les entreprises et rien ou bien moins pour les collectivités locales qui sont pourtant le buvard social ; je citerai pour exemple le cas de Cayenne qui va perdre en 2015 plus de 1,6 millions d’euros… Avec la baisse des dotations, on appauvrit des structures déjà pauvres… »

FXG, à Paris


Le budget triennal de l’Outre-mer

Le ministère annonce une hausse de +0,3 % dans le projet de loi de finances 2015 qui fixe la barre à 2 014 millions d’euros contre 2009 en 2014. En 2016, le montant est prévu à 2 062 millions d’euros, et en 2017, à 2 104 millions d’euros. Notons toutefois que le projet de loi rectificatif pour 2014 a corrigé la loi de finance initiale 2014 de 6 millions d’euros, en moins.

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
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