Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 08:27

Saint-Malo se pare déjà des couleurs guadeloupéennes

La-belle-epoque-facade.jpgSaint-Malo se prépare déjà à accueillir le départ de la 10e Route du rhum - destination Guadeloupe. Le village de la course doit ouvrir le 24 octobre prochain. A côtés des animations quotidiennes à terre et sur les bassins, le village de la course d'une superficie de plus de 8 000 m2 proposera, dix jours durant, une foule d'activités. La Guadeloupe, terre d'accueil des marins du Rhum depuis la toute première édition, marquera une présence exceptionnelle au sein du village dont elle occupera 1900m2.

Le pavillon Guadeloupe proposera un restaurant gastronomique local, des animations musicales et culturelles et une cinquantaine d'entreprises mettront en valeur la diversité du savoir-faire guadeloupéen, avec une représentativité multisectorielle : artisanat, agriculture, tourisme, agro-industrie, ainsi que des organismes de formation aux métiers du nautisme, des locations de bateaux et des produits de la mer transformés.

Les groupes carnavalesques Nasyon a Neg Maron et Magma feront le déplacement tout comme le fameux Benzo, chercheur en arts et traditions populaires aux multiples facettes. L'enseignant, conteur, musicien, écrivain, comédien initiera les visiteurs au créole. Mais la guadeloupe ne limitera pas sa présence au seul village de la course. Ainsi la ville se pare déjà par endroit de nos couleurs locales. Le bar à concert, La Belle Epoque, situé rue de Dinan dans un bâtiment du 17e siècle, et tenu par Jean-Marc Glémot depuis presque 18 ans, a choisi de devenir la vitrine des rhums Damoiseau. "Après de multiples voyages aux Antilles, j'ai appris à connaître les rhums de Guadeloupe et plus particulièrement Damoiseau qui beneficiait d’une reputation qui a retenu mon attention."Jean-Marc Glémot s'est rendu en 2013 à la distillerie du Moule, accompagné par deux responsables de son établissement en amont de ce partenariat. "C'est en quelque sorte une belle rencontre de personnes et de produits. Tous deux de qualité", conclut le patron de La Belle Epoque.

FXG, à Paris

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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 08:16

Sandra Réviriégo est la conseillère parlementaire de Christiane Taubira

Sandra-Reviriego.jpgDepuis juin 2012, Sandra Réviriégo est la conseillère parlementaire de la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Les deux femmes ont en commun un enracinement outre-mer, la Guyane pour la ministre, la Guadeloupe pour sa conseillère. La mère de Sandra Réviriego est une demoiselle Ninos, du Baillif. Elle a émigré dans l'Hexagone avec le Bumidom vers 1968. Infirmière à Paris, elle a rencontré un bel Hidalgo et voilà venue au monde Sandra. La petite Parisienne du 11e arrondissement passe toutes ses grandes vacances en Guadeloupe avec les congés bonifiés. Aujourd'hui, sa mère y a pris sa retraite et occupe une maison à Guery, Anse-Bertrand. "J'y vais deux fois par an, même avec les contraintes de cabinet !" Les deux femmes se sont connues en 2007 pendant la campagne présidentielle de Ségolène Royal quand Sandra milite chez les Jeunes radicaux de gauche. "Beaucoup des Jeunes radicaux de gauche l'avait appelée à se présenter en 2007 et elle leur manifestait sa gratitude en assistant à certains de nos meetings." 10 Mai 2010, pour les dix ans de la loi Taubira, Sandra lui demande d'intervenir sur Tropiques FM et RCI. "Elle était contente que je m'intéresse à ses sujets." Sandra devient présidente des jeunes radicaux de gauche fin 2010 et participe à l'équipe de campagne de François Hollande. "On se s'est pas beaucoup vues pendant la campagne, deux ou trois fois, on se croisait."

Deux jours après la nomination du gouvernement Ayrault, Christiane Taubira appelle Sandra : "Je veux que tu sois dans mon équipe." "J'étais levée, mais je tombais des nues... La plus belle récompense !" Elle démarre comme attachée de presse au cabinet de la nouvelle garde des Sceaux. Joli parcours depuis le lycée Voltaire où elle a passé son bac avec la fille de George Pau-Langevin et son master de communication politique à Paris 1. Elle a fait son premier stage à la mairie de Paris, avec GPL, alors Déléguée générale à l'Outre-mer, et décroché son premier boulot à la Sofres. Quand Taubira l'appelle, elle est à la Région Ile de France où on lui a confié la communication du groupe Radicaux de gauche. En septembre 2012, elle propulsée conseillère parlementaire. Elle sera l'ombre de Christiane Taubira durant ces semaines de débat parlementaire sur le mariage pour tous. "J'ai dormi à l'Assemblée nationale, au Sénat", raconte Sandra qui a été sur tous les textes portés par sa patronne. L'examen du projet de loi pour le mariage pour tous a duré douze ou treize semaines sans discontinuer. "Un dimanche, je suis arrivée à 10 heures au palais Bourbon et j'en suis repartie à 8 heures le lendemain, puis je suis revenue à 17 heures..." Elle a vécu les affres remaniements. "A chaque fois, on ne savait rien. Il y avait bien des doutes, des suspicions, mais tant que le secrétaire général de l'Elysée, sur le perron, n'a pas dit le nom de votre ministre, rien n'est fait." Elle vit la vie de cabinet au plus près de la ministre aux meilleurs comme aux pires moments. Pour tenir le rythme intense du cabinet, Sandra a dû changer son mode de vie. "Je faisais beaucoup de sport, je courais, j'ai arrêté. Je mange beaucoup, j'ai un peu grossi, mais je garde la forme parce que je reste en accord avec toutes les tribunes de la ministre." C'est une expérience sans commune mesure pour cette jeune femme de 33 ans qui ne sort ni de l'ENA ni d'une grande école qui surprend ses interlocuteurs lorsqu'elle révèle son emploi. "Travailler avec une personnalité mise au devant de la scène en bien ou en mal, ça conforte au niveau de ses engagements." Sa patronne n'est pas une personnalité difficile, mais dit-elle "exigeante et c'est normal". Et ça fait plus de deux ans que ça fonctionne entre elles.

FXG, à Paris

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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 07:00

Les Trace urban music awards reviennent au Casino de Paris

Issa-Doumbia-Clara-Morgane-Trace-urban-music-awards.jpgAprès le succès de la première édition des Trace urban music awards en mai 2013 au théâtre parisien du Trianon, les trophées de musiques urbaines du groupe audiovisuel Trace reviennent le 22 octobre au Casino de Paris.

Issa Doumbia et Clara Morgane seront les deux animateurs de la soirée qui sera diffusée en direct sur les antennes francophones de Trace Urban en Europe, en Afrique et en Outre-mer. Pour cette deuxième cérémonie de remise de trophées aux pionniers et aux révélations de la scène hip-hop et R&B, 25  artistes sont nominés dans sept catégories. Ils seront départagés par le seul public qui pourra voter une fois par jour depuis son mobile ou son ordinateur (sur www.tracemusicawards.com).

Mais d'abord, on nous annonce le grand retour de Ministère amer. Le collectif fondé par Stomy Bugsy et Passi se verra remettre un award d’honneur pour célébrer les 20 ans de l’album « 95200 ». Cet album dans lequel participait Doc Gynéco. a marqué l’histoire du rap français avec des morceaux comme « Brigitte femme de flic » ou « Sacrifice de poulet ». Autres guests annoncés, le chanteur et producteur américano-sénégalais, Akon, viendra présenter son dernier single, ou encore Oshri, vainqueur de la 1ère édition de Trace Music Stars (le premier concours de découverte de talents par téléphone lancé en 2013 par Trace en Afrique du Sud), qui enregistre actuellement un nouvel album avec Wyclef Jean à New-York.

Côté trophées, Soprano, Black M, Indila et Maître Gims concourent pour le meilleur artiste, Soprano ("Ils ne nous connaissent pas"), Indila ("Dernière danse"), Magic system ("Magic in the air") et Black M ("Mme Pavoshko") pour la meilleure chanson, Marvin, Femmes fatales (Kim, Stony, Lynnsha et Teeyah), Keros-N et E.Sy Kennenga pour le meilleur artiste tropical, Kaaris ("Or noir"), Black M ("Sur ma route"), Soprano ("Ils ne nous connaissent pas") et Joke ("Venus") pour le meilleur clip, Joke, Jul, Marin monster, Lacrim et Niro pour la révélation de l'année, Di Hamida, Maska, Magic system et The shin shekaï pour le meilleur groupe ou la meilleure collaboration, et enfin Joke, Dosseh, Booba, Dinos Punchlinovic et R.E.D.K pour la meilleure punchline.

L'an dernier, près de 500 000 téléspectateurs ont regardé les Trace urban music awards en direct, en différé et sur Canal Sat à la demande. L’audience moyenne de la chaîne a été multipliée par 17 et la durée d’écoute par 5. Plus de 10 millions de comptes Twitter et 20 millions de membres Facebook ont été touchés.

FXG, à Paris

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Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 08:15

GPL veut recentrer l'aide à la continuité territoriale sur des critères sociaux et de déplacement professionnelsGPL-et-CNEPEOM.JPG

La ministre a détaillé mardi soir devant les membres du comité national d'évaluation des politiques publiques en outre-mer ce qu'elle envisage pour l'aide à la continuité territoriale. Toutes ces précisions ont été données après les critiques du président de la Région Réunion qui mobilise 20 millions d'euros par an à la mobilité.

"Aujourd'hui, explique GPL, alors que le dispositif d'aide à la continuité territoriale est un dispositif social, le gouvernement s'est rendu compte que, à la Réunion par exemple, ce ne sont pas les personnes les plus modestes qui en bénéficient le plus, mais les gens qui ont des revenus un peu supérieurs." La Région participe depuis 2010 au financement d'un déplacement en métropole pour toute famille qui gagne jusqu'à 9000€ par mois. En choisissant de ne participer au financement d'un voyage que tous les trois ans et non plus chaque année, le gouvernement sait qu'il n'impactera pas les plus modestes qui voyagent effectivement généralement une fois tous les trois ans. "Pour les autres, c'est un plus, dit la ministre, c'est agréable, mais ça ne fait pas partie à mon avis des nécessités essentielles sur lesquelles l'Etat doit intervenir. La seule solution qui nous semble équitable est de recentrer le dispositif avec des critères sociaux et de déplacement professionnels."

Les revenus les plus modestes exclus du dispositif régional

L'aide complémentaire fournie par la Région aux gens qui ont des salaires intermédiaires favorise les projets de voyage et induit une charge accélérée pour les finances de l'Etat qui a donc mis son hola. "La Région met beaucoup d'argent pour aider des gens qui ont un salaire moyen à partir en métropole plus souvent alors que, regrette GPL, les 90 % de l'enveloppe globale que l'Etat consacre au service de la mobilité de jeunes sans qualification est sous-utilisée." Elle déplore que les millions d'euros mis par la Région Réunion pour permettre aux gens de voyager ne viennent pas davantage compléter la prise en charge de l'Etat au bénéfice des jeunes Réunionnais sans emploi. En 2013, sur 20 millions d'euros engagés par la Région, seuls 3 millions ont bénéficié aux ménages dont la tranche de revenu sous quotient familial est comprise entre 6 et 12 000 euros (ce qui correspond à un foyer avec deux enfants et un salaire compris entre  1660 euros et 3300 euros par mois). Ceux dont les revenus sous quotient familial sont compris en 0 et 6 000 euros sont exclus du dispositif.

Interpellée sur la "destruction de l'aide à la continuité territoriale par le député Modem Thierry Robert, hier lors de la séance de question au gouvernement à l'Assemblée nationale, la ministre a sorti un exemple parlant : "Une bénéficiaire a reçu trois mesures d'aides en trois ans (2011, 2012, 2013) au titre de la 3° tranche plus une aide spécifique en 2012, avec un revenu familial annuel déclaré de plus de 110 000 €." La ministre a aussi indiqué que 439 bénéficiaires de l’aide déclarent un revenu annuel supérieur à 100 000 € et 2 500 un revenu se situant entre 80 000 et 100 000 €." Elle a conclu, un peu perfidement : " Cette politique régionale revient à subventionner les compagnies aériennes et n’aide pas à faire baisser le prix des billets !"

FXG, à Paris


Le nouveau dispositif

Le financement par l'Etat du passeport mobilité formation professionnelle sera maintenu à 7 millions et celui du passeport mobilité étudiant gagne 2 millions à 14 millions d'euros en contrepartie de la réduction à 80 % du plafond d'aide et du passage au rythme triennal des voyages. Il y a aussi quelques améliorations : ainsi aujourd’hui, un jeune qui bénéficie de l’aide à la continuité territoriale pour passer un concours et qui le rate n’a pas le droit à une nouvelle aide dans la même année. Demain, il y aura droit. Le bénéfice de la mesure sera également ouvert aux parents dont les enfants sont évacués pour des raisons de santé vers la métropole. Concrètement, un enfant malade devant se rendre en métropole pourra désormais être accompagné de ses 2 parents et non plus d’un seul comme aujourd’hui.


Le dispositif régional

L’Etat aide les plus modestes en apportant annuellement une aide majorée et soutient ceux qui ont des revenus intermédiaires en leur apportant une aide simple. A la Réunion, l’aide majorée est de 360 euros et l’aide simple de 220 euros. Le Conseil régional de la Réunion complète l’aide simple des revenus intermédiaires pour la mettre au même niveau que l’aide majorée des revenus les plus modestes. Il crée par ailleurs une nouvelle catégorie de bénéficiaires qui perçoivent des revenus beaucoup plus importants et auxquels il verse une aide aussi élevée que celle que l’Etat réserve aux revenus les plus modestes.

 

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Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 08:11

portrait_Najat_Vallaud_Belkacem.jpgNajat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, vient passer deux jours en Guyane. Interview.

" Les moyens qu'on met en Guyane dépassent très largement ce qu'on fait dans le reste du territoire national"

Les syndicats de l’Education s’accordent à dire que la rentrée a été « catastrophique ». Partagez-vous ce constat ? Comment l'expliquez-vous ?

En Guyane, la rentrée est toujours délicate à organiser, tant pour des problèmes de moyens que pour des problèmes de ressources humaines. L'académie a bénéficié d'un effort important pour améliorer les conditions d'accueil des élèves avec des créations budgétaires nombreuses, mais on n'a pas forcément les personnels disponibles pour les postes créés. On peut quand même signaler par rapport à ces difficultés qu'on connaît depuis des années que le concours de professeurs des écoles , cette année, a fait le plein. Par ailleurs, dans le cadre de l'éducation prioritaire, la plus difficile, les enseignants auront des décharges horaires qui leur permettront de travailler en équipe, de mener des projets pédagogiques, et pas seulement travailler dans leur salle de classe. Ils bénéficieront d'indemnités plus élevées. Tout cela devrait rendre plus attractifs les postes dans les écoles et les collèges du territoire.

Comment anticiper la croissance démographique spécifique de la Guyane pour que l'école réponde à ce qu'on attend d'elle, notamment en termes de constructions scolaires ?

Même s'il faut s'adapter à la croissance démographique et se donner les moyens pour y faire face, c'est d'abord une chance ! En ce qui concerne les constructions scolaires, il faut tout simplement déployer des efforts exceptionnels, chacun à son niveau de responsabilité. Le premier domaine, c'est la création de postes d'enseignant et c'est la responsabilité de l'Etat. Les moyens qu'on met en Guyane dépassent très largement ce qu'on fait dans le reste du territoire national. A cette rentrée, on a alloué en moyenne un poste d'enseignant en plus pour dix élèves en plus alors que le ratio dans les autres académies, c'est plutôt un poste pour 25 élèves. Le deuxième domaine qui revient aux collectivités locales, c'est la construction de bâtiments. Je sais à quel point la tâche est grande et je mesure bien l'effort exceptionnel auquel les collectivités doivent faire face.

Les rythmes scolaires, la déscolarisation, le transport et la violence sont des problèmes quotidiens autour de l'école. Que faut-il prioriser ?

Demander de prioriser entre tous ces sujets essentiels, c'est comme demander à quelqu'un s'il préfère manger ou se laver tous les jours ! Je crois justement qu'il ne faut pas les prioriser, mais les traiter ensemble. Ils sont tous indispensables à une école de qualité. En revanche, il faut bien distinguer d'un côté les nouveaux rythmes scolaires qui sont une chance pour les enfants de mieux apprendre, et de l'autre côté, la question de la déscolarisation et de la violence qui sont des phénomènes préoccupants contre lesquels on doit lutter. Les nouveaux rythmes scolaires représentent cinq demi-journées d'apprentissage au lieu de quatre. Ca a permis de répondre aux difficultés de transport de certains enfants. Mais pour ceux qui ont plusieurs jours de pirogue pour aller à l'école, la solution, ça va être, chaque fois que c'est possible, l'hébergement en internat. Aujourd'hui, on a cinq internats en lycée et un en collège. S'agissant de la déscolarisation, la politique sur le décrochage scolaire commence à porter un peu ses fruits. On va l'accroître puisque j'annoncerai au mois de novembre des moyens nouveaux à l'échelle nationale. Quant à la violence, l'académie de Guyane a pu bénéficier cette année de moyens complémentaires pour lutter contre ce phénomène, mais il va falloir continuer.

L'université de la Guyane sera autonome en janvier. Comment va le bébé ?

Il va  bien  ! La création de l'université de Guyane répondait à une demande forte et je me réjouis qu'elle soit bientôt pleinement effective. En ce moment, c'est la gouvernance de l'établissement qui est en train de se mettre en place et, à partir du 1er janvier 2015, elle fonctionnera comme les autres universités. Il restera ensuite du travail à faire comme à chaque fois qu'on crée une université, mais j'ai le sentiment que nous avons les bonnes conditions pour avancer.

Auriez-vous pu venir sans assister à un lancement d'Ariane ?

En tant que ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, je suis aussi ministre chargée de l'espace. Le centre spatial guyanais est reconnu dans le monde entier pour son excellence et sa fiabilité. Je voudrais que tout le monde sache que grâce à Ariane, on est les leaders mondiaux du lancement de satellites commerciaux et nous le serons encore puisque nous préparons l'arrivée du successeur d'Ariane 5, Ariane 6 qui va nous permettre d'être encore plus performant. Ce n'était pas imaginable pour moi de venir pour la première fois en Guyane sans apporter mon soutien aux équipes qui oeuvrent au quotidien pour rendre ce succès possible.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Photo : Margot L'Hermite - MENESR.

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Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 08:00

Une première évaluation des politiques publiques outre-merCNEPEOM

Pour la première fois, le comité national d'évaluation des politiques publiques en Outre-mer a publié son rapport. Ce comité avait été créé en 2009 lors de la discussion de la loi d'orientation pour le développement économique en outre-mer (LODEOM). Il s'agissait pour les parlementaires de pouvoir évaluer l'impact des mesures économiques votées. Le comité a été réuni pour la première fois en mai 2013 sous la présidence de Chantal Berthelot, députée de Guyane. Ses membres se sont attachés à évaluer les politiques d'insertion professionnelle et d'emploi des jeunes, les mécanismes de formation des prix et leur niveau, les politiques de continuité territoriale, les politiques de logement social et la prise en compte des réalités ultramarines dans les politiques nationales. Au-delà de sa mission d'évaluation, le comité fait quelques recommandations. En ce qui concerne l'emploi et la formation des jeunes, le comité préconise d'accroitre la dotation des contrats de service civique et de SMA et de favoriser la mobilité et la coopération décentralisée dans l'espace régional.

En ce qui concerne la formation des prix et l'évalutation de la loi Lurel sur la vie chère, le comité préconise de renforcer le rôle des observatoires des prix et des marges et de favoriser le développement des relations commerciales dans chaque zone régionale, ce qui pose la question des normes. Même constat dans le secteur du logement social où le comité souhaite "adapter les normes aux réalités des Outre-mer". Mais plus largement, le comité considère que le logement social doit être un vecteur de débveloppement d'une économie sociale et solidaire.

Dans le domaine de la continuité territoriale et numérique, le comité recommande de réduire ou supprimer les frais d'itinérance (Bruxelles vient de les interdire !), de baisser les coûts de gros en intervenant sur les tarifs d'achat et de vente de capacités sur les liaisons internationales, 'analyser les conditions pour assurer la pérennité du dispositif d'aide à la continuité territoriale et d'adapter les coûts d'exploitation pesant sur les transporteurs régionaux.

D'autres sujets ont été évoqués, mais n'ont pas encore fait l'objet d'une évaluation, il s'agit de la politique d'immigration ou celle plus délicate de la surrémunération des fonctionnaires.

FXG, à Paris

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Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 07:32

Constant Liénard a mis du piment dans sa retraite

Constant-lienard.JPGIl exposait  pendant ces quatre derniers jours à la foire Kreol de Montreuil ses purées de piments verts ou rouges, ses piments au vinaigre et ses souskay de hareng, mais aussi des cageots de légumes frais pays : avocat laloula du Robert, prunes de Cythère du Gros-Morne, bondamanjak, gingembre, figues-pommes... Constant Liénard travaille avec huit producteurs martiniquais et trois de la Guadeloupe qui le fournissent en fruits et légumes de saison. Chaque mois, il fait venir par avion ses commandes et, depuis son entreprise de vente en gros installée à Paris 13, il dessert ensuite ses clients qui sont essentiellement des commerces de détail asiatiques, antillais ou africains en région parisienne, un marché de niche dont il ne se plaint pas. "Avec ce qui me reste, je confectionne mes purées de piments !" Il a installé un laboratoire de transformation à Villeneuve-Saint-Georges où il a un employé et s'apprête à en embaucher un second. Il a même décroché un client saoudien amateur de piment. "Il passe me prendre un grosse commande tous les mois et il repart chez lui !". Constant Liénard a créé sa société "ATS des Salines" (il est originaire de Sainte-Anne) quand il a pris sa retraite en 1996. A l'époque, il travaillait au ministère de l'Intérieur. "Je m'occupais du parc de voitures de l'hôtel Beauvau, mais aussi de celui de l'Elysée." Aujourd'hui, il revendique un bénéfice annuel de 45 000 euros et sans doute la meilleure purée de piment de tout Paris !

Constant-Lienard-2.JPGAvis aux amateurs : ats.constant@gmail.com

FXG, à Paris


Ou trouver ça

On trouve les produits importés de M. Liénard au 14-16 boulevard de Belleville

Et chez Yatalie à l'angle des rues Léon (celle de l'excellent restaurant Les trois frères) et de la rue Doudeauville dans le 18e, soit tout près de l'OMADIS.

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Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 08:13

uprising_DP_Slick.jpgUprising au SLICK

Du 22 au 26 Octobre, de midi à 20 heures, au Pont Alexandre III, sur les berges de la Seine en contrebas du Grand Palais, il faudra être attentif au stand d'Uprising qui présentera 4 artistes caribéens : Edouard Duval-Carrié de Haïti, Jorge Pineda de la République Dominicaine (qui concourt pour le Prix Arte/Beaux Arts Magazine, qui sera remis le jeudi 23 à 12h. L’artiste sera présent la journée du mardi 21 et les autres matinées de 10h à 12h), Frank Mujica et Osvaldo Gonzalez Aguiar.

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Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 07:56

La transition énergétique freinée en Guyane

La discussion du projet de loi de transition énergétique s'est achevée samedi matin et l'ensemble du texte sera soumis au vote de l'Assemblée nationale mardi. Ce projet de loi qui comporte un volet outre-mer permettra, selon la ministre George Pau-Langevin, "la mise en place d’une véritable politique énergétique pour les outre-mer, co-construite entre l’Etat et les Régions d’outre-mer et adaptée aux spécificités de chaque territoire". Si ce texte constitue pour la ministre "un premier pas vers l’autonomie énergétique, mais surtout une opportunité à saisir pour créer de nouveaux emplois, développer de nouvelles filières porteuses d’avenir pour la croissance verte, il a toutefois révélé certains manques en ce qui concerne la Guyane où 80 000 habitants de l'intérieur sont plutôt intéressés, non pas à la transition, mais tout simplement à être raccordés au réseau EDF. Ainsi la députée Berthelot a ciblé les limites des dispositifs d’aide actuels en matière d’électrification, comme autant de freins au développement du territoire.Il s'agit du "manque de clarification des compétences et obligations d'EDF dans le cadre de la Programmation pluriannuelle d’investissement (PPI) pour les communes de l’intérieur" ; "la faiblesse du montant de l’enveloppe du Fonds d’amortissement des charges d’électrification (FACE) allouée à la Guyane" ; et l’inadaptation de la clé de répartition du FACE (80% entretien du réseau existant, 20% pour l’extension du réseau) au contexte énergétique guyanais, où la priorité réside essentiellement dans l’extension du réseau". Son amendement qui voulait corriger cela a été retoqué car créateur de charges nouvelles. Il aurait fallu que le gouvernement accepte de le reprendre comme il l'a fait pour la situaton dees abonnés EDF de Wallis et Futuna en leur accordant l’alignement progressif sur cinq ans des tarifs de l’électricité de Wallis et Futuna sur ceux de l’Hexagone.

FXG, à Paris

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Lundi 13 octobre 2014 1 13 /10 /Oct /2014 08:34

Qui va reprendre l'activité mobile d'Outremer Télécom dans l'océan Indien ?

La vente de SFR à Numéricable impose à ce dernier de se délester de certaines activités pour ne pas être en situation dominiante sur le marché de l'océan Indien. Et ça discute beaucoup en se ce moment, notamment chez Numericable qui auditionne le ou les candidats qui sont tentés par l'activité mobile d'Outre-mer Télécom à la Réunion et à Mayotte. Mais qui peut bien vouloir racheter ça ? Orange serait malvenu à renforcer ainsi sa concurrence et prendrait le risque d'être obligé de revoir un périmètre le plaçant en position dominante... Le racheteur devrait certainement être un nouvel entrant et, à ce titre, la liste n'est pas pléthotique. Il pourrait s'agir de Zeop de Nasser Boulamali. Ce groupe familial spécialisé dans la fibre optique est implanté à Mayotte,  la Réunion et Madagascar, semble prêt à s'investir dans l'activité mobile. La base d'abonnés que lui confèrerait le rachat d'Outremer serait un atout. Pour autant son intérêt est-il de racheter Outremer Télécom quand il sait qu'il pourra entrer sur le marché via la 4G ? Zeop n'aurait pas la surface financière nécessaire pour racheter Outremer selon certains observateurs qui estiment que cet achat représenterait environ 200 millions d'investissement. 

Un autre nom circule, celui de l'opérateur antillais Digicel...

Au final, c'est l'Autorité de la concurrence qui validera le schéma retenu alors aujourd'hui, si ça grenouille beaucoup, le jeu reste très ouvert.

FXG, à Paris

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