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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 04:11
Décès de Marie-Josèphe Yoyotte

Décès de Marie-Josèphe Yoyotte

Marie-Josèphe Yoyotte, la première monteuse noire du cinéma français, trois fois césarisée, est morte. Elle est née le 5 novembre 1929 d'un père Martiniquais et d'une mère bretonne. Son premier film, "A la Jamaïque", d'André Berthomieu date de 1957. Deux ans plus tard, elle monte le premier film de François Truffaut, "Les 400 coups". Elle enchaîne avec Cocteau, Yves Robert, Jean-Pierre Melville, Jean Rouch... En 1976, elle est nommée au César du montage pour "Le sauvage" de Jean-Paul Rappenau, mais ce n'est que l'année suivante qu'elle le décroche avec "Police Python 357" d'Alain Corneau. Elle monte "La Boum", "Diva"... En 1981, à l'occasion des repérages du film d'Euzhan Palcy, "Rue Case Nègre", elle découvre pour la première fois la Martinique. Elle monte de un à quatre films par an, certains en même temps, dit sa légende... Elle monte "Siméon" d'Euzhan Palcy, en 1992, année où elle est nommée pour "Tous les matins du monde". Ce n'est qu'en 1997 qu'elle décroche son deuxième César pour "Microcosmos", puis le troisième en 2002 pour "Le Peuple migrateur".

Marie-Josèphe Yoyotte a aussi beaucoup travaillé sur des feuilletons télévisés (Les liaisons dangereuses, Les misérables, Le Comte de Monte Cristo et Balzac)...

Deuxième souffle d'Alain Corneau a été son dernier film. C'était il y a dix ans. Marie-Josèphe yoyotte a été incinérée le 17 juillet 2017 au cimetière du Père Lachaise.

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 06:08
photo DR

photo DR

Thierry Bert, coordinateur des assises de l'Outre-mer

Le Réunionnais Thierry Bert, nommé vendredi dernier par la ministre des Outre-mer Annick Girardin coordinateur des assises de l'Outre-mer n'est pas seulement inspecteur général des finances, normalien, agrégé et énarque, il est aussi l'expert consulté en avril 2016 par la ministre des Outre-mer d'alors, George Pau-Langevin, pour étudier les freins qui pesaient sur la défiscalisation du logement social.

Natif de la Réunion où il a passé son bac, Thierry Bert est encore le neveu de l'ancien Premier ministre Raymond Barre. Il a occupé des fonctions  à L'Elysée sous François Mitterrand, de conseiller technique d'Edouard Balladur quand il était ministre de l'économie de Jacques Chirac. Il a aussi été directeur adjoint de cabinet du président de la Commission européenne Jaques Santer, un poste qui l'a familiarisé avec les problématiques des Régions ultrapériphériques.

En 2005, sous la présidence de Patrick de Carolis, il a été directeur général chargé de la gestion, des finances et des ressources humaines de France Télévisions, avant de rejoindre le groupe Caisse d'Epargne en 2008

Il a ensuite été délégué général de l’Union sociale pour l’habitat (USH) dont il a claqué la porte en 2013.

A partir de la fin du mois du septembre, il sera l'interlocuteur privilégié de l'Elysée, Matignon et Oudinot pour la conduite des assises de l'Outre-mer qui devraient aboutir au plus tard en juillet 2018 avec la signature des plans de convergence prévus par la loi égalité réelle outre-mer.

FXG, à Paris

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 05:41
Yokiendy Siffrard et Emmelyne Octavie sur la scène de la chapelle du verbe incarné

Yokiendy Siffrard et Emmelyne Octavie sur la scène de la chapelle du verbe incarné

République or not République

Le théâtre de l'Entonnoir de Kourou présente "Vivre vite, Hériter, mériter" depuis le début du festival d'Avignon, tous les jours à 15 h 15, à la chapelle du verbe incarné.

Pendant une heure, Emmelyne Octavie, la créole guyanaise, et Yokiendy Siffrard, l'immigré haïtien, portent le verbe de la jeunesse, haut et fort. Deux femmes sont venus les voir et ont chacune reçu une claque. La première, la ministre des Outre-mer, a trouvé la pièce "sincère, culotée et intelligente". La seconde, Christiane Taubira, a aussitôt demandé quand le texte avait-il été écrit, se rendant compte à l'évidence que ces jeunes gens avaient senti ce qu'elle n'avait pas senti... Les deux comédiens et auteurs sont allés chercher dans leur vie, leur expérience personnelle les mots juste pour questionner la société guyanaise. "Je m'en fous royalement de la République", proclame sur scène Emmelyne. Yokiendy rêve d'être président de sa nation étrangère et voue un véritable culte à la République. "Moi, je regarde l'état du pays, poursuit la comédienne, réveille-toi un petit peu ! On a tellement peu de place au sein de cette République, permets-moi de ne pas te suivre dans ton délire de bisous à la République ! La République, elle te doit 3 milliards ! La République, elle te doit des excuses..."

Ces deux dernières répliques sont les seules qui ont été écrites après les événements de mars et avril derniers. "J'ai toujours été admiratif du pouvoir, de l'institution, raconte Yokiendy. Je suis Haïtien et j'ai vécu plus de douze ans en Haïti. J'ai vu ce qui était la misère des mamans, des papas pour payer l'école et moi, je me retrouve dans une République où j'ai l'école gratuite ! Même si ce n'est pas le bonheur partout, merci !" Mais c'est cette séquence républicaine précisément qui fera sortir le  mot "culotté" de la bouche d'Annick Girardin. "Ce jour là, il y avait quinze personnes de ma famille dans la salle, se remémore Emmelyne, et j'étais plus émue par ça que par la présence de la ministre." "Moi, se souvient Yokiendy, j'étais content d'avoir la République en face de moi !"

Sous casque

L'histoire a démarré en octobre dernier par une résidence d'écriture. Le dramaturge Benoît Alain les a aidé à rassembler leurs récits personnels. Gustave Akapo, l'auteur de a petites pierres et de Catharsis est venu les voir... La machine à rêve a fonctionné. La Créole et l'Haïtien sont devenus les deux faces d'une même pièce car le récit de leurs divergences dresse le portrait des Guyanais. "D'où l'avis de naissance du spectacle, rappelle Yokiendy, nous avons l'honneur de vous faire part de la naissance d'un petit Haïtien, d'un petit Créole, d'un petit Surinamien..." Le théâtre permet d'entendre cela, de le transfigurer et d'emmener les gens. Régulièrement, les acteurs et les spectateurs mettent un casque sur la tête. L'un après l'autres, les comédiens susurrent des confidences que le spectateur entend dans un environnement sonore qui dit la vraie vie, la difficulté, l'émotion. Sous casque, dans cette intimité, le public est conquis. Lagwyan lévé !

La pièce est captée cette semaine pour France télévisions ; elle devrait tourner cette saison prochaine en Guadeloupe et Martinique. Le programmateur du festival de Metz, celui de Cachan (94) et celui du théâtre de Belleville sont venus les voir jouer. Et même s'il faut attendre septembre pour voir se concrétiser les choses, les deux jeunes comédiens ont très bien su relever ce challenge avignonnais.

FXG, à Avignon

Le théâtre au pas cadencé

Emmelyne connaissait Avignon en tant que spectatrice, mais en tant que comédienne, elle assure que le rythme est intense. Le matin, elle se retrouve Yokiendy Siffrard au théâtre à 11 heures. Débriefing le temps que le metteur en scène Ricardo Lopez Munoz l'exige. Ensuite, ils se costument et se baladent avec leur chaise dans les rues. Ils jouent la scène sur la République. "On fait ça pendant une à une heure trente, raconte Yokiendy, on revient au théâtre, on se pose pour faire redescendre la température, on installe le décor et on monte sur scène." Lorsqu'on a fini, poursuit Emmelyne, on remballe tout et puis on profite de la queue qui s'installe devant le théâtre pour aller voir la tête d'affiche et on commence à tracter pendant une heure environ. Ensuite, on rentre et on est lessivés par la journée !"

ITW Isabelle Niveau, directrice artistique de la compagnie l'Entonnoir à KourouIsabelle Niveau, première à gauche. A ses côtés, Céline de Leval, conseillère spectacle vivant à la DAC Guyane et les deux comédiens kourouciens.

"Il faut être dans un théâtre politique"

Vous avez choisi de faire travailler les comédiens sur leurs histoires personnelles, pourquoi ?

Sur nos territoires, il n'y a pas le choix. Ce sont des territoires en mouvement permanent, où la population change tout le temps. Il faut être dans un théâtre politique. Je ne vois pas comment je pourrais monter des classiques, on a nous à créer notre propre répertoire, à questionner ce territoire, ses habitants qui ont besoin que l'art vienne les titiller, leur poser toutes ces questions que, au fond, on n'a pas tout à fait envie de confronter au quotidien. On ne se donne pas toujours les moyens de requestionner notre mode de fonctionnement.  Nous devons aussi avoir des politiques culturelles, éducatives sociales qui répondent à ce défi immense et permanent de ce vivre ensemble.

Ca ne suffit pas deux escadrons de gendarmerie ?

On peut mettre tous les militaires qu'on veut, nous sommes un pays où par définition, par l'étendue et la forme de nos frontières, on n'empêchera pas les gens de rentrer. C'est un Eldorado en Amérique du Sud ! La réponse ne peut pas se réduire à des renforts. Mais comment on trouve d'autres modèles économiques, d'autres modèles sociaux d'éducation, comment on permet à chacun de trouver sa place et sa relation à l'autre. Pour l'instant, on vit juxtaposé les uns à côté des autres.

La ministre des Outre-mer a qualifié la pièce de "sincère, culottée et intelligente"... Subversif, conviendrait-il ?

Nous le revendiquons ! Tous les grands auteurs de théâtre ont été subversifs ! Et là, ce sont deux jeunes de Guyane qui par ce travail de plateau, entouré par des artistes professionnels, ont écrit ça ! Nous avons fait sortir du territoire des jeunes qui arrivent à comprendre les langages  de l'art et que ces langages peuvent porter bien au-delà des frontières, les regards qu'ils ont envie de porter sur la société. Là, nous faisons notre travail de compagnie !

Propos recueillis par FXG

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 04:00
Le salut des élèves du TEK après la première à Paris

Le salut des élèves du TEK après la première à Paris

La nuit des rois, par Kokolampoe à la Cartoucherie

Les élèves du théâtre école de Saint-Laurent ont joué "la nuit des rois" de Shakespeare au festival des écoles de théâtre pendant quatre représentations. Reportage.

La Cartoucherie de Vincennes est ce temple qui a vu se construire la carrière de la grande Ariane Mnouchkine et son théâtre du Soleil. Cest là que sont venus présenter "La nuit des rois" de Shakespeare et traduit par la même Ariane Mnouchkine, les élèves comédiens et techniciens de la deuxième promotion du théâtre école Kokolampoe (TEK) de Saint-Laurent du Maroni. Ils ont venus jouer leur spectacle de fin d'études dans le cadre du festival des écoles du 26 juin au 2 juillet. Un festival très fréquenté des metteurs en scène et autres professionnels à la recherche de jeunes talents, mais également d'un public de connaisseurs. Pendant quatre représentations, les élèves d'Ewlyne Guillaume, directrice du TEK, s'en sont donnés à coeur-joie, non sans avoir éprouvé du trac..

Devano Bhattoe (le duc Orsino) était le premier à entrer en scène. "C'est un rôle difficile, c'est à moi de donner le départ du spectacle qui fait un beau crescendo. On a senti que le public nous portait." Jessica Martin (Maria) avoue avoir eu beaucoup de stress et d'appréhension au début. "Je suis vite rentrée dans le bain et je me suis amusée." Sylvano Emilie (Curio) a trouvé le public intelligent : "Ils écoutent avec le coeur !" Rachel Kojjo (Olivia) était un peu déçue après la première. "Je sais que je peux faire mieux !" Myslien Niavai (Feste) a trouvé le public à l'écoute et réactif. Christian Tafanier (Sébastien) a été emballé : "On n'avait qu'à faire ce qu'on voulait !"

Continuer à former des jeunes Guyanais aux métiers du spectacle

"C'était réglé au cordeau pour leur première dans une grande maison parisienne, se réjouit Ewlyne Guillaume, et ils ont été exceptionnellement professionnels, tous bien placés et assurés dans le décor avec une vraie gourmandise à jouer." Même satisfaction du côté des élèves techniciens, Brian et Gérald : "Ils sont responsables, souligne Ewlyne, dans un grand théâtre comme celui-ci, il faut bosser, être au service de la mise en scène et il faut surtout s'adapter."

Inquiète de la réaction du public jusqu'au tombé de rideau, la directrice a finalement reçu de nombreux compliments. "C'est beaucoup d'effort et un tel accueil est un vrai soutien vis-à-vis de nos élèves mais aussi de nos partenaires institutionnels comme la ville de Saint-Laurent. Leur soutien n'est pas vain ! Ca nous donne la foi pour continuer la formation..." Sous quelle forme ? Ce n'est pas encore arrêté, mais Ewlyne Guillaume ne veut en aucun cas abandonner l'idée de former des jeunes Guyanais aux métiers du spectacle.

S'ils ont tous ressenti une certaine tristesse après la dernière, ils ont tous des projets professionnels. Jessica Martin va poursuivre avec un premier rôle dans un spectacle musical, "All about Suzy" de Pélagie Serge Poyote, et prépare la sortie de deux singles. Sylvano et Myslien vont rejouer dans "Catharsis", autre création du TEK. Niflia N'Gwete (Fabian) veut reprendre ses études. Christian Tafanier veut se lancer dans le one man show, mais ne veut pas lâcher le théâtre : "C'est quelque chose d'infini qui t'ouvre des zones dans ton corps !" Devano Bhattoe va jouer avec une compagnie de clown Matapès dans l'Hexagone...

Malgré la proximité immédiate du festival d'Avignon, le budget du TEK ne leur a pas permis d'y aller. "On ne regrette pas l'opération, conclut Ewlyne Guillaume, car ça leur a permis de rencontrer d'autres écoles de théâtre et ça aussi c'est merveilleux !"

FXG, à Paris

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 03:35
Annick Girardin et Rémi Rioux, le 20 juillet au ministère des Outre-mer

Annick Girardin et Rémi Rioux, le 20 juillet au ministère des Outre-mer

L'AFD maintient ses investissement outre-mer à plus de 1,5 milliard

Rémi Rioux, directeur général de l’Agence française de développement a présenté hier au ministère des outre-mer, son bilan Outre-mer pour l’année 2016.

Pour la quatrième année consécutive, l’Agence française de développement (AFD) a dépassé le seuil du milliard et demi d’euros engagés dans les Outre-mer, 1,6 milliard en 2016 pour 149 projets financés dans les secteurs public et privé.

Le soutien à l’investissement public local a représenté 938 M€. 345 M€ sont allés aux Régions et Territoires, 217 M€ aux entreprises publiques et 137 M€ aux communes, notamment les petites communes de moins de 10 000 habitants et les communes en situation de tension financière qui constituent les premiers bénéficiaires des prêts bonifiés par l’Etat.

656 M€ ont servi à financer des projets privés dans les secteur du tourisme, des énergies renouvelables, de l'assainissement, du transport, du logement, de banque et de la micro-finance.

Les ressources budgétaires confiées par le MOM à 'AFD ont été portées à 41 M€. Au-delà des bonifications d’intérêts pour les secteurs environnementaux et de la santé, dont l’enveloppe sera accrue, ces ressources permettront dès 2017 la mise en oeuvre de nouveaux outils financiers ciblés, en particulier un fonds de renforcement de capacité consacré aux collectivités locales en difficulté financières dans les DOM pour permettre l'accès aux fonds structurels européens.

Objectif 1,8 milliard en 2020

Les activités de garanties, de financements à court terme et de prêt à moyen et long termes aux entreprises, qu'exerce l'AFD pour le compte de Bpifrance, s’est élevée à 518 M€. Enfin, l’AFD a conclu avec la Banque européenne d’investissement un accord pour déployer le dispositif du Plan Juncker au bénéfice des départements d’Outre-mer. Le plan Junker, c'est 315 milliards !

Si pour le moment, l'Outre-mer ne représente que 20 % de l'activité de l'AFD, Annick Girardin souhaite que l'agence maintienne, voire accroisse la part que représentent les outre-mer dans son activité globale. Elle vise en tous cas la somme de 1,8 miliard en 2020.

FXG, à Paris

L'AFD en Guyane

Localement, différents prêts de préfinancement de subventions européennes et d’Etat ont été octroyés à la Collectivité Territoriale de Guyane (15,2 M€) pour déclencher et accélérer la réalisation de dix projets dont la construction de collèges à Apatou, à Mana et à Kourou, la Maison des Cultures et des Mémoires de Guyane, et un internat à Maripasoula.

L'AFD finance en outre la construction et l’équipement d’un Institut d’éducation motrice à Roura, pour 60 enfants et adolescents pris en charge par l’association des Pupilles de l’Enseignement Public (PEP).

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 05:45

Olivier Serva succède à Jean-Claude Fruteau

Ni le Modem, ni la Nouvelle gauche n'ont réussi à imposer leur poulain à la tête de la délégation à l'outre-mer de l'Assemblée nationale et c'est le Guadeloupéen Olivier Serva (La République en marche) qui en a été élu mardi président. Même si dans les rangs, ça serrait les dents à cause des propos de M. Serva sur l"homosexualité, c'est en toute logique que les dés ont été joués face à Ericka Bareigts et Thierry Robert qui pensait faire mieux. La délégation est constituée proportionnellement aux groupes politiques, donc pas de surprise. L'enjeu n'était pas toutefois équivalent à celui du président d'une commission même si la délégation peut mener ses propres auditions. Il n'empêche, la réunion a duré assez longtemps pour ménager le suspens.

Ironie du sort, ce sont les deux candidats battus qui réclamaient le renforcement des pouvoirs de la délégation. Celle-ci a été créée en 2012 et la loi égalité réelle outre-mer a inscrit dans le marbre son existence.

FXG, à Paris

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 04:57

Le ministère des Outre-mer épargné par les annulations de crédits

La commission des Finances du Sénat a auditionné le 12 juillet Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. En réponse aux questions posées par le sénateur guyanais Georges Patient (groupe LRM, ex PS), M. Gérald Darmanin a souligné que le ministère des Outre-mer est le seul à ne pas être touché par les annulations de crédits annoncées par le gouvernement. Il a confirmé qu'à ce stade en respect des accords de Guyane les sommes à mobiliser le sont déjà à hauteur de 60% qu'elles soient déjà débloquées ou budgétisées.

Par ailleurs, il a donné la position du gouvernement sur les sur-rémunérations dont profitent les agents de la fonction publique dans les Outre-mer. Contrairement à la suggestion de la Cour des comptes dans son audit des comptes publics, il a indiqué qu'il n'était pas prévu d'y toucher en 2018.

FXG, à Paris

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 05:16
Délégation parlementaire à l'Outre-mer

Olivier Serva contesté à la présidence de la délégation outre-mer

Les convocations signées du président de l'Assemblée, François de Rugy, et datées du 12 juillet ont été adressées à 53 députés. Ils ont rendez-vous le 18 juillet pour la réunion constitutive de la délégation parlementaire de l'Outre-mer de l'Assemblée nationale et l'élection de son bureau. A noter qu'outre les 25 députés d'Outre-mer, l'ancienne ministre George Pau-Langevin et la députée du Val d'Oise originaire de Martinique, Maud Petit, en feront partie.

Trois candidats se sont fait connaître pour reprendre la présidence détenue lors de la précédente législature par le Réunionnais Jean-Claude Fruteau. Il s'agit de Thierry Robert (Modem Réunion), d'Olivier Serva (LRM Guadeloupe) et Ericka Bareigts (Nouvelle gauche Réunion).

Olivier Serva a rencontré le conseiller Outre-mer d'Emmanuel Macron le 20 juin dernier et aurait obtenu le soutien de l'Elysée en compensation de son échec à constituer un groupe outre-mer. Thierry Robert s'appuie sur son ancienneté au parlement et sa qualité de premier rallié à Emmanuel Macron, Ericka Bareigts, sur son expérience d'ancienne ministre des Outre-mer... A priori, c'est Olivier Serva le favori. Mais c'est sans compter sur les effets dévastateurs de ses prises de position sur l'homosexualité qu'il avait qualifiée en 2012, en s'appuyant sur la Bible, d'"abomination". Certes, le Guadeloupéen a depuis présenté ses excuses, mais certains de ses collègues au sein même du groupe LRM, l'ont encore en travers de la gorge.

Ainsi, le député LRM, François-Michel Lambert (en photo ici avec une journaliste du Figaro), convoqué le 18 juillet prochain a confié à France-Antilles qu'il était hors de question qu'il lui apporte son soutien : "J'ai honte qu'il ose ! Il n'est pas légitime. La délégation est là pour défendre et montrer les richesses des outre-mer." Après l'élection de Richard Ferrand à la tête du groupe LRM, celle de Marielle de Sarnez à la présidence de la commission des affaires étrangères, malgré leurs casseroles, ce député s'interroge sur la moralisation tant vantée par le candidat Macron.  Il ne soutiendra pas non plus Thierry Robert empêtré lui aussi dans des affaires. "Que mes collègues fassent leur choix, conclut-il, je voterai pour Ericka Bareigts."

FXG, à Paris

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 04:23
Marie-Pierre Bousquet, Annick Girardin et Greg Germain devant la chapelle du Verbe incarné le 8 juillet

Marie-Pierre Bousquet, Annick Girardin et Greg Germain devant la chapelle du Verbe incarné le 8 juillet

La ministre des Outre-mer au festival d'Avignon

Annick Girardin s'est rendue au festival d'Avignon le week-end dernier, à l'occasion des vingt ans du TOMA.

"C’est la première fois qu’un ministre de l’Outre-mer passe une journée entière à partager avec les artistes..." Marie-Pierre Bousquet, a l'habitude des ministres en goguette au festival d'Avignon. Depuis vingt ans qu'elle co-dirige avec son époux, Greg Germain, le Théâtre des Outre-mer en Avignon, tous les locataires de la rue Oudinot sont venus, mais, samedi 8 juillet, c'était la première fois qu'un ministre prenait le temps d'aller au spectacle. Annick Girardin est allé voir "Principe de précaution", une chorégraphie interprétée par Myriam Soulanges et Marlène Myrtil (Guadeloupe et Martinique). Et comme Avignon est la capitale estivale du théâtre, elle a vu aussi la pièce "Vivre vite - Hériter, mériter" du Guyanais Ricardo Lopez Munoz, avec Emmelyne Octavie et Yokiendy Siffrard.

Le spectacle l'a marqué au point qu'elle s'en est servie lorsqu'elle a présenté mardi 11 juillet le point d'étape des accords de Guyane : "u e des artistes a eu cette tirade en prlant de la Guyane : ici, on a le monopole de l'échec... Ce constat d'impuissance, d'abandon, de renoncement, je peux le comprendre, mais aucun de nous ne peut s'y résoudre..."

Ouverture à la jeunesse et ancrage dans la durée

Dans la salle de la petite chapelle qui fait face au théâtre de la chapelle du Verbe incarné, la ministre a salué l'ooeuvre du TOMA, "l’espace de référence de l’art vivant des outre-mer". Et comme Edouard Glissant a été l'un de ses grands compagnons de route , Annick Girardin en a profité pour saluer Sylvie Glissant, la directrice de l'institut du Tout-Monde : "C'est un exemple à suivre pour développer le réseau culturel des outre-mer dans le monde à travers la mémoire d’Edouard Glissant, je tiens à rendre hommage à tous ces auteurs talentueux, issus des Outremer qui ont porté très loin ces styles littéraires propres à nos territoires." Elle a surtout affirmé son intention de poursuivre le financement du TOMA, mais avec une exigence, qu'il "intensifie ses missions vis-à-vis des publics jeunes" et qu'il "s’ancre sur la durée, en allant au-delà du temps du Festival et à la rencontre d’autres publics, parfois moins initiés". Cette idée a déjà germé dans la tête des deux patrons du TOMA qui réfléchissent à l'idée d'un "off des Hivernales".

FXG, à Avignon

La culture aux assises de l'Outre-mer

La ministre a encore lancé une invitation aux créateurs ultramarins pour qu'ils participent aux assises de l'Outre-mer qui seront lancées fin septembre : "Si nous voulons que les outre-mer accroissent leur coopération avec leurs voisins directs, en termes d’économie ou de développement durable, la culture est un modèle qui peut être le vecteur d’un dialogue avec les autres, ces territoires voisins, si proches et si éloignés sur le plan institutionnel, parfois."

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Annick Girardin a abordé le sujet de la cité des Outre-mer dont le décret est encore à l'étude. "Les discussions se poursuivent avec l’ensemble des acteurs autour d’une ambition commune : celle de promouvoir de la façon la plus concrète possible les cultures des outre-mer." A terme, elle aimerait que l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'outre-mer intègre la future cité. La ministre a choisi de prendre le temps de la réflexion avant de relancer ce chantier, non pas forcément parce qu'il aurait été bouclé en hâte par la précédente équipe gouvernementale, mais parce qu'elle poursuit un impératif qu'elle souhaite réellement partagé par tous : "La culture n’appartient pas à une élite." Ni à un clan.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 05:12
Patrick Karam rejoint Libres !

Patrick karam rejoint le mouvement Libres !

Après l'annonce la création du mouvement politique "Libres !" par Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, son vice-président à la jeunesse et aux associations, le Guadeloupéen Patrick Karam a fait connaître son ralliement. "Nous devons la soutenir, fait-il savoir, pour peser de l'intérieur car Les Républicains ne peuvent pas devenir une sorte d'anti-chambre de l'extrême-droite." Submergés par la vague Macron, les Républicains risquent selon le président d'honneur du CReFOM, de devenir "un parti dépassé par les enjeux modernes, tourné vers le passé et gangréné par la ligne Buisson". A l'instar du parti En marche !, le nouveau mouvement veut prendre ses marques dans la recomposition politique en cours. Patrick Karam estime que "c'est l'occasion ou jamais de renouveler notre logiciel de pensée, nos méthodes et notre personnel politique, de reconstruire entièrement notre manière de faire de la politique et de repenser un mouvement qui redonne la parole aux Français, à tous les Français pour mettre le débat d'idées au coeur de la politique". L'ancien délégué interministériel de Nicolas Sarkozy et actuel président de la Coordination Chrétiens d'orient (Chrédo) n'oublie pas de raccrocher ses combats à l'initiative de Valérie Pécresse dont le mouvement se veut défenseur des Chrétiens d'orient, des outre-mer et de la diversité.

FXG, à Paris

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