Le reporter

FX-identite.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 06:56

Inovagro veut sa plateforme d'exportation d'ici 2015

 

Au SIAL, les entreprises de la grappe Inovagro sont confrontées aux problèmes de logistique pour exporter en France, en Europe et dans le monde.Stand Paradis Royal

La Martinique a beau être une région française, elle n'en demeure pas moins un territoire au régime fiscal spécifique. Cela veut dire que pour les entreprises martiniquaises désireuses d'exporter leurs marchandises en Europe et dans le monde, il faut d'abord les acheminer, des dédouaner dans l'Hexagone avant de pouvoir les distribuer. Et c'est bien là que le bât blesse ! Les six entreprises que le pôle de compétitivité Inovagro ont invitées au salon international de l'alimentation qui se tient actuellement à Villepinte en région parisienne ont pu le constater. Karramkan-Lauzea-inovagro.JPGSaïda Karramakan, en charge de l'animation de la grappe Inovagro,  en est consciente : "Nous allons mettre en place une plateforme logistique et mutualiser nos entreprises. Nous y travaillons depuis un an et nous avons déjà fait un diagnostic des capacités d'exportation de chacun et de leurs besoins en sec, frais et froid." Inovagro recherche donc des partenaires pour établir un service intégré logistique (transport, stockage, distribution). La demande est là. En témoigne le prix d'innovation décernée à l'entreprise Agroa pour son sirop d'hibiscus. Mais il lui faut impérativement être présente physiquement dans l'Hexagone. "On a de beaux produits qui plaisent, mais il faut qu'ils soient disponibles. Nous devons donc construire une offre collective", poursuit Saïda karramkan. Le président d'Innovagro, Thierry Lauzéa se donne trois ans pour y parvenir. C'est une question qu'il a abordée avec la Région, mais aussi avec la ministre des Outre-mer venue lundi sur leur stand. Une ouverture est venue au contact des autres territoires ultramarins présents sur l'espace Outre-mer du SIAL. "Le rapprochement s'est fait cette année avec avec les Réunionnais et leur pôle d'excellence Qualitropic, confronté à la même problématique. "Comment on arrive à gommer les kilomètres de  mer qui nous séparent pour répondre en volume et en temps à la demande des clients européens et internationaux ?", questionne le président Lauzéa. Paradoxalement, le contact n'a pas encore été pris avec nos voisins les plus proches, la Guadeloupe, pourtant elle aussi en recherche d'une solution à l'export. Quant à l'accord signé lundi dernier par la ministre des Outre-mer et UbiFrance, c'est une avancée puisqu'il permet d'offrir les prestations d'UbiFrance (tests sur offres à l'étranger, prise en charge pour des salons internationaux, support de communication ou encore recours aux Volontaires internationaux entreprises) aux candidats à l'export, mais cela est encore assez éloigné d'une vraie réponse à cette nécessité qu'ont les entreprises domiennes : exporter dans cet autre territoire fiscal qu'est l'Hexagone avant de pouvoir distribuer.

La société Royal Dennel qui en est à sa sixième présence au SIAL est déjà distribuée dans l'Hexagone. Le SIAL est pour elle une opportunité de développement et les contacts qu'elle peut y nouer trouvent plus facilement d'aboutissements concrets.

Stand-Levant-Caribio.JPGEn revanche, les petites entreprises qui viennent pour la première fois au SIAL comme la biscuiterie Levant découvrent les marchés français et international, mais aussi les problèmes de packaging. Ses emballages sous plastique, fermés par un carton plié et agrafé sont à revoir. Ce SIAL est pour elle un premier tour de chauffe, l'occasion d'analyser le marché et de mieux s'y adapter. La société Agroa de Tony Terrine en a fait l'amère expérience il y a deux ans, avec un produit épatant, mais mal conditionné, le Kombuchéa. Cette fois, le packaging a été a été refait. Un flacon adapté a remplacé les bouteilles normalement utilisées pour le rhum !

Quant au patron d'Inovagro, son activité de chocolatier le place sur la niche du luxe. D'ailleurs, s'il était présent au SIAL, c'est au titre d'Inovagro. Le patron des chocolats Lauzéa se réserve pour le salon du chocolat qui se tient la semaine prochaine à Paris, un salon bien plus porteur pour sa société !

FXG, à Paris

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 22:56

Les entreprises exportatrices handicapées faute de plateforme logistique 

Saluées par plusieurs prix de l'innovation au Salon international de l'alimentation, les entreprises guadeloupéennes peinent à exporter faute de plateforme logistique dans l'Hexagone.exposant-Gpeens-du-SIAL.JPG

Dans le sillage de Guadeloupe Expansion, six entreprises guadeloupéennes sont venues ou revenues au Salon international de l'alimentation (en ce moment à Villepinte en région parisienne) pour arracher des parts de marché en France, en Europe et dans le monde. Ce salon est celui des nouvelles tendances alimentaires et pour les produits guadeloupéens, c'est une vitrine incontournable. Ici, nos entrepreneurs prennent des contacts avec des acheteurs venus de la planète entière ; ils peuvent confronter leurs produits à la concurrence et vérifier la qualité de leur packaging. La société Mabi était déjà présente, il y a deux ans et cette année, elle revient en ayant totalement revu le conditionnement de ses punchs. Marianne-Billy-et-hotesse-Mabi.JPGDésormais, son flacon relève davantage de la parfumerie de luxe que du bocal de grand-mère. "Nous travaillons déjà avec l'Allemagne et l'Australie", confie Marianne Billy, la fille de Ludmilla Lurel, la gérante de Mabi. 30 % de son chiffre d'affaires est fait à l'export. Ca pourrait être davantage, mais les taxes d'entrée sur l'Hexagone (8 euros par litre) et le coût du fret sont un véritable frein pour un développement à grande échelle. Si l'Allemagne est son premier client étranger (depuis le SIAL 2012), Mabi a tapé dans l'oeil des Japonais, des Autrichiens, des Singapouriens et des Coréens, mais impossible de se développer sans trouver d'abord une solution logistique. "Il faudrait une aide au fret, mais surtout que nous ayons un entrepôt dans l'Hexagone à partir duquel nous pourrions distribuer", explique Marianne Billy. Entre les surcoûts fiscaux, ceux liés au transport et la difficulté d'éviter les ruptures de stock, Mabi sait que ses produits ne sont pas très compétitifs. "Dans ces conditions, participer à ces salons n'est pas très porteur..." Elle se bat pour trouver des partenaires avec lesquels elle pourrait mutualiser une plateforme logistique pour le transport, le dédouanement et le stockage car ses volumes sont insuffisants pour qu'elle se lance seule dans pareil investissement.

Laurie-Edouard-Dansault-Capress.JPGLes autres entreprises présentes au SIAL ont fait part des mêmes préoccupations. Ainsi Laurie Edouard Dansault qui présente au SIAL son café Capress, salué par un prix de l'innovation. Cette société soeur des cafés Edouard a été créée spécifiquement pour l'export quand il a été jugé impossible d'adapter la marque locale au marché européen. "Il y avait tellement de modifications à faire pour pouvoir exporter que nous avons préféré créer une nouvelle marque, et une nouvelle usine pour répondre aux normes internationales", raconte Laurie Edouard Dansault. Le produit est une réussite avec un emballage directement inspiré de ce qui se fait aux Etats-Unis et dans l'Europe du nord, mais la société est elle aussi confrontée au problème de la logistique. "Nous devons nous organiser pour disposer d'un entreposage en région parisienne ou au Havre et avoir suffisamment de stock pour servir nos clients français, espagnols ou allemands."

L'accord signé lundi dernier par la ministre des Outre-mer et UbiFrance, est une avancée puisqu'il permet d'offrir les prestations d'UbiFrance (tests sur offres à l'étranger, prise en charge pour des salons internationaux, support de communication ou encore recours aux Volontaires internationaux entreprises) aux candidats à l'export, mais cela est encore assez éloigné d'une vraie réponse à cette nécessité qu'ont les entreprises domiennes : exporter dans cet autre territoire fiscal qu'est l'Hexagone avant de pouvoir distribuer dans le monde.Karine-Guiock-Samuel-Vincent-Firmine-Richard-Jocelyn-Mire-a.JPG

La Région a pris conscience de cette difficulté qui coupe les ailes de nos entreprises en dépit de leur grande capacité à innover. Ainsi, à la vieille idée de créer une centrale commune d'achat dans l'Hexagone pour les importations, s'est greffée celle d'une plateforme logistique commune pour l'exportation. Comme cette problématique concerne l'ensemble des outre-mer français, le vice-président de la Région, Jocelyn Mirre, a indiqué qu'il allait, dans les prochains jours, rencontrer à ce sujet la structure créée par la chambre de commerce de la Réunion, Kooperativ.

FXG, à Paris

 


Vins et pétillants de banane

 

Lepoigneur-Barre-et-Barret.JPGLa société de Jacques Lepoigneur, un Mauricien installé au Moule depuis vingt ans (c'est un ancien de Gardel), s'est spécialisée dans les vins, pétillants et vinaigres de banane. "Le domaine des Antilles" a misé sur l'innovation en ayant mis au point son secret de fabrication : l'extraction du jus de la banane (ses produits ont reçu le prix coup de coeur de l'innovation du SIAL et un "RIA Globe"). Après des années de recherche et développement, des investissements lourds, il est désormais capable de produire 30 000 bouteilles par mois avec une petite dizaine de salariés. Les marchés qu'il a prospectés à l'export sont la Russie, Chine, le Brésil et les Etats-Unis. Mais pour sa société comme pour Mabi, le grand problème, c'est l'export et ses coûts. Il a même étudié la possibilité de délocaliser dans l'Hexagone son unité de production... Pour l'heure, l'urgent, c'est de trouver un lieu de stockage dans l'Hexagone qui lui permettrait de concrétiser plus facilement des contrats avec l'étranger. "On essaie de mettre en place des partenariats avec des distributeurs." Mais, au-delà, Jacques Lepoigneur semble décidé à créer sa propre plateforme logistique en Europe. Il se donne six mois pour arriver à une véritable prise à l'international. "C'est un produit à envergure internationale, indique Jérôme Barret, un consultant avec lequel travaille M. Lepoigneur. Il est élégant, féminin et très proche du vin." Le public parisien pourra découvrir ses vins et pétillants de banane sur les Champs-Elysées à la fin de l'année sur le marché de Noël. Ces produits seront en outre désormais servis dans la capitale au fameux "restaurant dans le noir" où les clients prennent un repas complet à l'aveugle !

 


Des glaces aux parfums inconnus

 

Le stand du glacier Saveur des Antilles n'a pas désempli au SIAL. Il faut dire qu'en matière d'innovation Samuel Vincent, son fondateur, a su ouvrir de nouveaux horizons aux papilles gustatives des visiteurs. Ses sorbets au tagetes (estragon du Mexique ou oeillet d'Inde), à la fleur de pitaya (le fruit du dragon des Chinois), au corrossol, à l'eau de coco, au gingembre, au gros-thym ont fait un tabac. L'entreprise, située à Sofaïa/Sainte-Rose a été créée en 2008, mais elle n'est ouverte que depuis décembre 2013. L'unité de production est capable de produite 300 litres par heure. "Nous travaillons avec des agriculteurs locaux", raconte Samuel. C'est son premier SIAL mais pour l'heure, il cherche à développer le marché local avant l'export. "Ici, on se contente de se faire connaître." Au vu des demandes sur le SIAL, Samuel Vincent et sa collaboratrice Kattia Oppet, réfléchissent pourtant à des solutions pour exporter. "On compte sur UbiFrance et Guadeloupe Expansion car ce serait dommage de passer à côté d'un tel potentiel de développement." La solution la plus simple serait de délocaliser la production dans l'Hexagone sur une plateforme qui recevrait les purées de fruits préparées à Sainte-Rose. A suivre...

 


Le piment antillais en dosette individuelle

Kelly-Pies-chaleur-des-tropiques.JPGKelly Piès, gérante de Chaleur des tropiques à Sainte-Rose, a eu une idée géniale, donc toute simple : le piment en dosette individuelle. Elle et son associé ont déposé les brevets et ont créé leur société en avril 2013. C'est la grande jeunesse du produit qui lui a fait passer sous le nez la reconnaissance du prix de l'innovation du SIAL. Kelly s'est inspirée de l'existant avec la moutarde et le ketchup, mais en matière de piment, il n'existait qu'une huile pimentée sans le fameux parfum du bondamanjak ! "C'est la première fois que je présente ce produit dans l'Hexagone. Il est hygiénique, à faible coût, longue durée (deux ans) et simple à exporter." La journaliste guadeloupéenne de M6, Karine Guiock, l'a découvert sur les vols Air France et elle a été "scotchée" !

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 08:00

Succès mitigé pour les Trace urban music awards

TUMA-salle-casino-de-Paris.JPGLa salle du casino de Paris était bien loin d'être pleine pour la seconde édition des Trace urban music awards qui s'est tenue mardi soir. Le contraste était saisissant par rapport à la première édition en mai 2013 qui avait drainé une foule immense et des peoples allant des amis artistes jusqu'au conseiller outre-mer du président de la République. Cette fois, malgré la même qualité de services offerts aux VIP (sushis, cupcakes, champagne, jus de canne, sorbets et punchs Clément), on cherchait les célébrités dans le salon réservé. La salle, vidée de ses fauteuils, n'était occupée qu'au quart de ses capacités, et seul le balcon affichait un taux d'occupation optimal. Peu avant le lancement de la captation (retransmise en direct), le patron de Trace, Olivier Laouchez lui-même a pointé son nez dans la salle pour juger par lui-même. Heureusement, la magie de la télévision a permis de minimiser l'absence de public pour un show pour lequel l'organisateur a annoncé 600 000 votes. Résultat, quand après l'ouverture de l'antenne par Issa Doumbia et Clara Morgane (dont la réputation dépasse la qualité de la prestation), Black M est venu interpéter "Sur la route", ni le son, ni l'ambiance n'étaient au rendez-vous. Issa-Doumbia-et-Clara-Morgane.JPGQue s'est-il passé ? L'organisateur qui aurait du se contenter de gérer sa partie, la télévision, a cru pouvoir gérer l'aspect public plutôt que de le confier à ses partenaires habituels qui, aux dires de l'un d'eux, savent "remplir les salles".

Trace qui véhicule une image dynamique et valorisante de la communauté afro-antillaise a trébuché, peut-être par excès d'assurance, et c'est dommage.

FXG, à Paris


Le palmarès des Trace urban music awardsBlack-M.JPG

Meilleur artiste : Indila

Meilleur clip : Black M

Meilleur artiste tropical : Femmes Fatales (Kim, Lynnsha, Stony, Teeyah)

Meilleure punchline : Joke - extrait de « Majeur en l’air »

Meilleure révélation : Lacrim

Meilleur groupe : The Shin Sekaï

Meilleure chanson : Soprano pour « Ils nous connaissent pas »

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 08:00

GPL décore la Martiniquaise Gisèle Bourquin

Elle était chevalier de l'ordre national du Mérite, là voilà officier ! Mardi, la ministre George Pau-Langevin a accroché au revers du tailleur de Gisèle Bourquin la médaille bleue. Gisèle Bourquin voit ainsi récompenser son travail au sein de l'association qu'elle a créé préside depuis 2007, Femmes au-delà des mer. Cette personnalité du microcosme ultramarin parisien est née à Fort-de-France. En 1956, son père, militaire de carrière emmène sa famille à Paris, puis à Nouméa. Après son bac, elle travaille quelques temps à l'école, élémentaire de Prony, un village minier. Puis, c'est le retour à Paris pour ses études à la Sorbonne. Elle plonge dans le milieu intellectuel de la négritude, rencontre Césaire, Alioune Diop, Michel Leiris... Léon Gontran Damas l'invitera même à son mariage ! Elle part deux ans au Congo, enseigne à l'université libre de Kisangani avant de partir retrouver son époux en Iran. Elle y enseigne le français, apprend le persan et accueille même Léopold Sédar Senghor en 1976 à Teheran lors de son voyage officiel chez le Shah. Elle voyage en Inde, en Thaïlande, au Mexique, en Australie et en Nouvelle-Zélande où elle porte la parole césairienne à l'université d'Auckland. De retour dans l'Hexagone, elle se préoccupe des originaires d'Outre-mer en Ile de France, de formation professionnelle en outre-mer. En 2002, elle intègre l'équipe de Brigite Girardin au ministère de l'Outre-mer comme chargée de mission culturelle. C'est elle qui met en place le salon du livre de l'outre-mer au ministère et le stand Outre-mer du salon du livre de Paris. Elle s'interesse à la collecte d'archives et à la transmission de la mémoire... Elle participe encore aux Mariannes de la diversité... "Gisèle Bourquin, a déclaré GPL, est une figure exemplaire à l'image de celles qu'elle veut promouvoir !"

Gisèle Bourquin avoue avoir fréquenté la première fois la rue Oudinot au temps du ministre gaulliste Louis Jacquinot dans les années 1960... Et, décoration oblige, elle y était encore mardi !

FXG, à Paris

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 08:00

Hommage parisien à la mulâtresse Solitude 

La ministre des Outre-mer a convié, mardi rue Oudinot, Simone Schwarz-Bart et Marie-Noëlle Euzèbe pour un hommage à la mulâtresse Solitude.Simone-Schwarz-bart-GPL-Salle-Solitude.JPG

Si en 2002, la rue du général Richepance à Paris a bien été débaptisée, elle n'a pu prendre le nom de la mulâtresse Solitude pour laquelle militait alors l'actuelle ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin (c'est le chevalier de Saint-Georges qui a décroché la timbale). Hier, GPL a rendu justice à Solitude en lui consacrant une salle au ministère des Outre-mer. C'est une petite salle de réunion au troisième étage du bâtiment qui abrite déjà la salle Félix-Eboué, au fond du ministère. Cette salle a un lourd passé puisqu'elle fut le bureau du Martiniquais Alcide Delmont puis du Guadeloupéen Gratien Candace, tous deux sous-secrétaires d'Etat aux colonies respectivement des gouvernements d'André Tardieu (1929-1930) et d'Edouard Herriot (1932), celui de Georges Mandel (1938-1940) et même, après guerre, celui de François Mitterrand, alors ministre de la France d'Outre-mer (1950-1951)... Plus récemment, elle accueillit l'actuel conseiller outre-mer de François Hollande, Marc Vizy quand il était directeur des affaires économiques, sociales et culturelles du ministère sous le gouvernement Jospin, et Philippe Leyssene, lorsqu'il était ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l'océan Indien, et sa fameuse collection de whiskies pure single malt !

L'exposition

Mulatresse-Solitude.JPGLa salle (dont le prestigieux mobilier ministériel a été vidé) accueille depuis hier une exposition consacrée à la mulâtresse Solitude, exposition qui jusqu'alors n'a été montrée qu'aux Abymes et à Belle-Île en mer. Pour l'inauguration de la nouvelle salle, la ministre a invité l'écrivain Simone Schwarz-Bart dont le mari, André, a été le premier à ressusciter les mannes de cette héroïne mythique de la révolution guadeloupéenne (1795-1802) en lui consacrant dès 1972 un roman publié au Seuil. Marie-Noelle-Euzebe.JPGAutre invitée, la comédienne Marie-Noëlle Euzèbe qui a fait une lecture d'extraits du roman d'André Schwarz-Bart. En quelques minutes, la comédienne a rappelé les grands moments de la vie de l'héroïne, fruit du viol de sa mère lors de sa transportation vers les Antilles. Née vers 1772, Rosalie est abandonnée par sa mère qui rejette cette enfant "jaune" pour rejoindre les marons. La mulâtresse se rebaptise elle-même Solitude... Elle participe à partir de 1795 à la révolution française en Guadeloupe marquée par la première abolition de l'esclavage. Elle rejoint en 1802 les troupes de Delgrès jusqu'à l'habitation d'Anglemont à Matouba où les révoltés se font sauter avec la réserve de poudre. Solitude, blessée à la tempe et enceinte, est arrêtée. Elle est condamnée à mort et exécutée le 29 novembre 1802, après son accouchement, pour restituer à ses anciens maîtres leur "bien".

Le mythe

plaque-solitude.JPGL'histoire de Solitude est mentionnée brièvement par un seul auteur, Auguste Lacour (1805 - 1869). "Le reste, a indiqué Simone Schwarz-Bart, provient de la tradition pure, de l'auteur André Schwarz-Bart qui acte ainsi son nom, qui suscite la résurrection d'une histoire et qui a voulu transmettre à ses fils et à moi-même en mal d'ancêtre... J'avais besoin du début; je voulais un ancêtre de chair et de sang, pas un manuel d'histoire qui, du reste, n'existe pas."

Solitude a-t-elle réellement existé ? Elie Duprey, historien de formation et secrétaire particulier de Simone Schwarz-Bart a su résoudre cette question récurrente : "Ce ne sont pas les peuples qui créent, mais les mythes qui créent leurs peuples. Les rares mentions d'Auguste Lacour n'auraient pas suffi à faire de la Mulâtresse un mythe. La littérature s'est chargée d'en faire un symbole, mais surtout de lui donner chair et vie..."

FXG, à Paris

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 05:55

Six entreprises réunionnaises au Salon international de l'alimentation

Les entreprises réunionnaises présentes au salon international de l'alimentation ont besoin d'infrastructures dans l'Hexagone pour mettre en confiance leurs éventuels clients français et étrangers.

stand-outre-mer.JPGLe SIAL, c'est le rendez-vous professionnel des nouvelles tendances en matière alimentaire. Il se tient tous les deux ans en banlieue parisienne. La Réunion y est représentée à travers cinq entreprises et le pôle d'excellence Qualitropic aux côtés d'entreprises guadeloupéennes, martiniquaises et calédoniennes. Daniel Rivière de la liquoristerie éponyme y a fait sa première apparition cette année. "J'ai contacté UbiFrance pour présenter mes produits. Je vise le marché français et européen." Précisément Daniel Rivière vise la grande et moyenne distribution et les chaînes de détaillants pour écouler ses rhums arrangés, ses punchs et ses pétillants de fruit. Pour lui, pas de problème de packaging, il estime ses produits adaptés à ce marché. "On a rencontré des Américains, des Italiens, des Espagnols, des Allemands ; ils ont aimé la simplicité de nos produits, leur aspect visuel..." Daniel-Riviere.JPGSes pétillants d'ananas et de litchis sans alcool ont été récompensés d'un prix de l'innovation. La proximité des produits antillais ne le gêne pas : "la clientèle a tout goûté et nos fruits, notre façon de travailler est différente de ce que font les entreprises antillaises. "Nous ne sommes pas en concurrence avec eux, mais en complémentarité." En revanche, il a conscience qu'il lui faut une infrastructure en métropole pour réceptionner, dédouaner et distribuer ses produits. Il sait que tous les contacts qu'il peut nouer au SIAL n'aboutiront à un contrat qu'à cette condition. "Je suis en train de recruter un cadre export et et de chercher un entrepôt. On ne pourra rayonner en Europe si on n'est pas installé dans l'Hexagone car la maîtrise de la logistique est indispensable." C'est un investissement qu'il estime à 500 000€. "Les pouvoirs publics ne nous aident pas alors que nous aurions la possibilité de créer des emplois en France ! Or, nous avons besoin de compter sur nos élus, politiques, consulaires... Je vais me rapprocher de Qualitropic car nous devons être plus forts." Sa société installée à Salazie existe depuis 2006 et il espère mettre en place sa plateforme logistique pour l'année 2015. "Si on y arrive, on pourra multiplier par 10 l'activité de notre entreprise."

" Nos coûts de transports refroidissent tout le monde"

Franck-Berger.JPGA côté, Franck Berger de l'épicerie fine "Au coin des délices", fait aussi son premier SIAL. Il est venu faire découvrir aux professionnels la qualité des produits de ses cinq fournisseurs réunionnais. Quatre produits de sa gamme ont reçus le prix de l'innovation : La gelée au rhum, les rillettes de canard au combava, la confiture de noix de coco et le sirop d'ylang ylang. "Je les place dans l'Hexagone." Mais Franck Berger a un problème : "Tous les gens qui viennent sur le stand sont intéressés, mais nos coûts de transports refroidissent tout le monde." Pourtant, les producteurs de foie gras du sud-ouest ont sauté sur la gelée. " La Quercynoise m'a commandé 10 000 pots." Mais il lui a aussi été demandé de faire attention au coût du transport dans son devis... Or, ce poste est cher. "C'est du frais, donc de l'avion... Et je ne peux pas, en tant que revendeur, annihiler ma marge." Pour Franck Berger, la solution est politique : "C'est une aide au fret, une aide à l'export... Je ne reviendrai pas au SIAL si on n'est  pas épaulé derrière. Exporter, je veux bien, mais je ne peux pas seul ! Je ne suis pas compétitif." Il a bien entendu parler de Qualitropic qui a pris en charge les frais de stand avec UbiFrance et le ministère des Outre-mer, mais sa responsable est repartie hier sans qu'il ait eu le temps de la rencontrer... De toute façon, dès demain, il va à la rencontre de cinq gros comités d'établissement (une filiale d'Airbus, l'hippodrome de Pornichet, le ministère de l'Intérieur...) en prévision des fêtes d'année. 23-Septembre-2014-3994.JPGCette question de l'exportation se pose aussi pour Bourbon salaison qui a présenté un produit lui aussi récompensé pour son innovation, la Kréol box (un rougail de saucisse). La solution devrait passer par une plateforme mutualisée. Qualitropic y songe. le pôle de compétitivité a été approché par le pôle martiniquais Innovagro qui a déjà diagnostiqué les besoins pour réceptionner du frais, du sec, du froid. La Guadeloupe a aussi son projet de plateforme logistique qui serait aussi une centrale d'achat. Jocelyn Mire du conseil régional de la Guadeloupe a indiqué qu'il voyait ces jours-ci les responsables réunionnais pour échanger sur ce projet. L'accord signé lundi par la ministre des Outre-mer et UbiFrance est une avancée en offrant gratuitement les prestations d'UbiFrance (tests sur offres à l'étranger, prise en charge pour des salons internationaux, support de communication ou encore recours aux Volontaires internationaux entreprises), mais encore assez éloignée d'une vraie réponse pour répondre à cette nécessité qu'ont les entreprises domiennes : exporter dans cet autre territoire fiscal qu'est l'Hexagone avant de ppuvoir distribuer.

FXG, à Paris


Isautier autonome avec son distributeur

Olivier-Chane-Ky-et-hotesse-Isautier.JPGLes rhums Isautier ont résolu cette question de logistique grâce à leur partenariat déjà ancien avec leur distributeur métropolitain, Maxisec. "Le service qu'il nous propose est bien calibré par rapport à nos capacités de production", indique Olivier Chane-Ky d'Isautier. Au SIAL, la marque ne cherche pas réellement de nouveaux marchés, mais profite de cette vitrine pour se montrer et valoriser ses nouveaux produits. Ainsi, Isautier aussi a reçu un prix de l'innovation pour son cubi de trois litres d'Arhumatik. un punch léger (14 °) qui sort fin novembre à la Réunion.


La part des anges vise le segment luxe

Ludovic-Maufras.JPGLudovic Maufras, de la société "La part des anges" (eaux de vie et liqueurs de fruits) semble moins préoccupé que ses compatriotes par cette question de plateforme logistique. "Nous travaillons en direct avec nos clients. Notre production est petite, nos commandes aussi." Il se situe sur un créneau haut de gamme avec une clientèle Café, hôtel, restaurant de luxe, épiceries fines, des pâtissiers, des chocolatiers et des clients particuliers. "Je ne veux pas dévaloriser mes produits. Je travaille avec les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, le Japon et la métropole. C'est son 2e SIAL. "La première fois, ça nous apermis de voir comment étaient perçus nos produits, ce deuxième salon, c'est pour le développement..." Mais Laurent Maufras exporte sa marchandise par avion et lui aussi souffre du coût du fret. "Ca nous handicape pour les marchés des chaînes d'épiceries fines, car même avec eux, nous sommes trop petits pour passer par le transport maritime..." Alors, en y réfléchissant bien, l'idée d'une plateforme logistique mutualisée pourrait lui être utile, concède-t-il. "Ca nous permettrait d'avoir recours au fret maritime et d'abaisser nos coûts pour conquérir de nouveaux marchés sans mobiliser trop de trésorerie."

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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 07:24

La délégation interministérielle des Français d'Outre-mer se dote d'outils d'évaluation et de pilotage

Celestine--Cazenave-Elizeon-GPL-Fruteau.JPGAvec un tableau de bord réalisé par l'Observatoire des originaires d'Outre-mer (ONDOM) et un sondage réalisé par Opinion way, Sophie Elizéon, déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer se dote d'outils d'évaluation et de pilotage à l'adresse des ultramarins de l'Hexagone.

"J’ai fait le choix, a expliqué Mme Elizéon, mercredi dernier devant la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale, d’articuler les missions que m’a confiées le Premier ministre autour d’un slogan, "les ultramarins ont de l’audace", de trois axes, "prévenir, corriger, diffuser" et d’un outil de pilotage, prenant la forme d’un tableau de bord."

L'ONDOM est une association qui a été chargée par la déléguée Sophie Elizéon d'établir un tableau de bord de la population ultramarine dans l'Hexagone. Elle a donc recensé 364 800 personnes nées dans un département d’outre-mer et vivant dans l’Hexagone, chiffre auquel s’ajoutent 12 700 Mahorais. 48 % sont Antillais, 32 % Réunionnais et 20 % sont des autres DOM. La majorité des ultramarins et des descendants d'ultramarins vivent en région parisienne. 18% des ultramarins et 16% des descendants d'ultramarins vivent dans des zones urbaines sensibles contre 4% de la population majoritaire.

Concernant leur niveau de formation, 42,7% des ultramarins possédaient un niveau de formation supérieure en 2007 : 50% des Guadeloupéens, 48% des Martiniquais et des Guyanais et 34% des Réunionnais. Mais, 15% des ultrmarins ne possèdent aucun diplôme contre 9% de la population majoritaire. Les ultramarins de deuxième et troisième générations sont mieux formés. Beaucoup d’entre eux font le choix de s’installer durablement dans l’hexagone. Cependant, force est de constater qu’à niveau égal avec la population majoritaire, ces derniers sont moins nombreux à accéder aux emplois hautement qualifiés dans l’Hexagone. les ultramarins et les descendants de ultramarins occupent moins fréquemment des postes de cadres et des professions intellectuelles supérieures que la population majoritaire : 10% et 12% contre 17% pour la population.

Outre ces données démographiques et sociologiques, l'ONDOM s'est intéressé à deux sujets de préoccupation de nos compatriotes dans l'Hexagone : la discrimination et la visibilité. 58% des ultramarins interrogés déclarent que le sujet de la discrimination est insuffisamment abordé et relayé en France. Sur la visibilité, une veille médiatique durant une semaine sur les médias LE Monde, RTL, FRance 2 et BFM TV n'a permis que de retenir trois citations : Une sur le Guadeloupéen Teddy Riner, une sur la foire de Paris et un article du Monde sur la discrimination des immigrés avec un petit encadré sur les Antillais. L'ONDOM constate que "aucun de ces médias n’intègre de façon systématique dans sa ligne éditoriale et rédactionnelle, une information directement liée aux DOM, et/ou à la population ultramarine. Aucune véritable plage d’information traitant des ultramarins, aussi courte soit-elle, n’est prévue dans les médias généralistes. Il semble que l’information se restreigne soit à l’aspect culturel et folklorique des ultramarins, soit au contraire qu'elle relève du seul paramètre ethnique."

Le sondage Opinion way

Parallèlement à ce tableau de bord, la délégation interministétielle a commandé à Opinion way un sondage auprès de 1500 personnes dont un tiers d'ultramarins de l'Hexagone (25 % de Réunionnais, 24 % de Martiniquais, 20 % de Guadeloupéens, 5% de Guyanais, 2% de Mahorais, Saint-Martinois, 1% de Saint-Barth...). De cette enquête, il ressort que l'outre-mer et les ultramarins disposent d'une image très positive auprès des Hexagonaux en ce qui concerne l'atout que représentent ces territoires pour la France et l'esprit entrepreneurial de leurs populations. Si, l'état d'esprit des ultramarins semble meilleur que celui des Hexagonaux, ils ont le sentiment d'être davantage discriminés en raison de leur origine, notamment dans leurs recherches d'emploi, de relation avec l'administration ou dans leurs évolutions de carrière. Enfin, un tiers des ultramarins interrogés estimes que leur prise en compte par les élus est "insuffisante". On note par exemple que 55 % des originaires trouvent la France à la fois accueillante et raciste quand ils sont 60 % et 46% des Hexagonaux à lui donner ces caractéristiques. En revanche, on observe que les Hexagonaux sont plus nombreux que les originaires d'outre-mer à faire confiance à un ultramarins pour être élus maire (+10 %), député (+15 %) et même président de la République (+18 %). dès lors, on comprend meix que les originaires soient plus favorables à instaurer des quotas concernant la représentation de la diversité des origines : 51 % y sont favorables dans les médias (contre 37 %) ; 54 % y sont favorables pour les candidatures politiques (contre 36 %) ; 53 % y sont favorables dans la haute fonction publique (contre 36 %) ; et encore 57 % y sont favorables dans les grandes entreprises cotées en bourse (contre 36 %).

FXG, à Paris


La notoriété des personnalités ultramarines

Opinion way a demandé aux personnes sondées si elles connaissaient le Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM) et son président Patrick Karam, la ministre George Pau-Langevin, la délégation interministérielle et sa déléguée, Sophie Elizéon, ou encore l'entrepreneur martiniquais qui a accompagné François Hollande aux Etats-Unis, Joël Jacques-Gustave. 62 % des ultramarins connaissent la ministre contre 26 % chez les Hexagonaux ; 51 % connaissent le CReFOM contre 28 % ; 46 % contre 21 % la délégation interministérielle ; 35 % contre 7 % Patrick Karam ; 34 % contre 6 % Sophie Elizéon ; et enfin 31 % contre 6 % Joël Jacques-Gustave. Conclusion : les affaires des Ultramarins de l'Hexagone ne sont pas celles des Hexagonaux !


Outre-mer Network réagit au sondage Opinion way

A l'occasion de la présentation du 2e baromètre d'Opinion Way-DIMECFOM sur les ultramarins de l'Hexagone à l'Assemblée nationale, les politiques présents ont relevé cette "curiosité" : une grande majorité de compatriotes souhaitent se diriger dans la voie entrepreneuriale (64%). La ministre des Outre-mer s'est même interrogée sur ce "changement radical de paradigme qui mute à grande vitesse du fonctionnariat à l'entrepreneuriat". "Beaucoup de gens étonnés, sauf nous, a réagi Daniel Hierso, d'Outremer Network. Si l'entrepreneuriat est plébiscité par la jeunesse, c'est aussi un mouvement national et international, une vulgarisation de cette dynamique chez les plus jeunes et l'action de terrain quotidienne des réseaux."

En effet, ils sont plus de 3500 entrepreneurs et salariés mis en réseau physiquement depuis 2009 avec Outre-mer Network et ses partenaires. ils sont présents en outre-mer, dans l'Hexagone (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille) et à l'international. Plus de 280 dossiers  ont été conseillés et/ou financés depuis 2009. Ils sont encore présents médiatiquement avec une émission à caractère économique et réseau sur Tropiques FM et avec la spéciale outre-mer sur BFM Business. Ils ont un programme de formation à la stratégie concurrentielle des plus innovants avec Xavier Fontanet  (HEC et La Nouvelle PME), le plus gros dispositif civil d'accompagnement et d'information sur l'emploi avec Loic Iscayes d'Akélio accompagnement (Forum pro jeunesse).

"Ce travail du réseau Outre-mer Network et ses nombreux partenaires successifs (UISDOM, Gedfom, Diversitelles, Club Efficience,  Knowledge consulting, Veille tourisme Antilles, Africangels, ADIVE) finit par payer", indique M. Hierso. OMN aura ainsi influencé toute la nouvelle génération de réseaux d'entrepreneurs ultramarins de l'Hexagone et réussi à créer des ponts avec des réseaux d'envergure comme "Parrainer la croissance", "La Nouvelle PME", "Femmes business angels", ou "Croissance plus".

Le résultat de l'étude d'Opinon Way conforte le positionnement d'Outre-mer Network depuis 5 ans sur le terrain. "Chaque génération a le choix d'accomplir ou trahir sa mission, disait Fanon ; nous, nous sommes au charbon dans les quartiers populaires, dans les écoles, pour transmettre et accompagner, mais aussi aux côtés des plus grosses PME sur le volet de l'innovation (projet Swac, ETM)."

Alors, même si ces entreneurs ultramarins semblent encore ignorés des décideurs politiques, leur satisfaction vient plutôt de la reconnaissance de leurs pairs comme "Citizen Capital" de Laurence Méhaignerie ou des réseaux comme "Parrainer la croissance" de Denis Jacquet qui leur donnent "un sacré coup de main pour changer l'image de l'Outre-Mer au niveau national", selon Daniel Hierso.

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Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 07:24

Les gérants de stations-service guadeloupéens font reparler d'eux

Patrick Collé, président du syndicat des gérants de stations-service de la Guadeloupe était au ministère des Outre-mer mardi, accompagné de ses homologues de la Martinique, la Guyane et la Réunion. Ils étaient venus discuter de l'application du décret Lurel sur les carburants et ses arrêtés de méthodes auxquels les gérants sont soumis depuis février dernier. Dans le cadre de cette discussion, la question de l'accord interprofessionnel pétrolier (AIP) est revenue sur la table. Cet accord signé en 2002 en Guadeloupe et reconduit en avril 2008 prévoyait un prélèvement de 0,6854 € par hectolitre pour alimenter un fonds destiné à payer la prime de fin de gérance. Du 21 août 2008 au 30 juin 2013, il a permis de collecter 11 700 000 euros. Les gérants qui ont choisi de cesser leur activité, comme Patrick Collé, ont ainsi touché une prime variable de 200 à 300 000 €. L'ancien ministre Lurel y avait mis fin car cette somme inscrite dans la composition du prix du litre était de fait puisée dans la poche du consommateur. Lors de la réunion de mardi, Patrick Collé a donc fait part de la préoccupation de ses mandants guadeloupéens. Le cabinet de George Pau-Langevin a rappelé que désormais les AIP sont encadrés par le décret Lurel et ses arrêtés de méthodes. En l'occurrence l'AIP ne peut plus justifier une ligne de coût dans la formation du prix des carburants. Dans l’Hexagone, de tels accords existent mais dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le dispositif « tropicalisé » demandé par Patrick Collé. Les gérants guadeloupéens n'en avaient d’ailleurs pas voulu lors des négociations de la fin 2013 qui avaient abouti à la grève des gérants peu après Noël et fin janvier 2014.

Si de l'avis du ministère de l'Outre-mer, la réunion de mardi était plutôt feutrée et tranquille, Patrick Collé a fait savoir qu'il avait un problème, laissant même planer la menace d'un blocage des stations-service au moment de l'arrivée de la Route du rhum - Destination Guadeloupe. Une menace qui n'est donc pas adressée à la ministre des Outre-mer, mais au président de la Région Guadeloupe, co-organisateur de la course transatlantique et surtout, auteur du décret réformant l'économie des carburants outre-mer. Patrick Collé a-t-il promis à ses mandants d'arracher le rétablissement de l'AIP dans sa forme favorable aux gérants ? C'est désormais illégal. Une solution serait d'appliquer l'AIP dans sa facture hexagonale, mais les gérants la refusent et cette solution nécessiterait un accord avec les grossistes, parmi lesquels les actionnaires de la SARA. Ceux-ci devraient alors rogner encore sur leurs marges dont le plafonnement à 9 % par le décret Lurel, a réduit leurs profits de 13 millions d'euros par an. C'est un autre problème dans la mesure où les gérants réunionnais qui ne bénéficient pas d'un tel accord sont prêts à s'engouffrer dans la brêche.

FXG,  à Paris

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Mardi 21 octobre 2014 2 21 /10 /Oct /2014 08:25

nicolas-hulot.jpgNicolas Hulot participera du 22 au 25 octobre, à l'invitation de la Région, à la conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique. Le président de la Fondation pour la Nature et l'Homme y sera au titre de sa mission auprès du président de la République qui l'a nommé en décembre 2012 "envoyé spécial pour la protection de la planète". Interview.

"On n'en fera jamais trop !"

Cette conférence abordera des problématiques spécifiques aux Régions ultrapériphériques de l'Europe, aux Pays et territoires d'Outre-mer et aux petits Etats insulaires en développement. Qu'attendez-vous d'elle ? 

Les îles sont directement concernées par les évolutions climatique, mais il ne faut pas se tromper d'échelle. La vraie responsabilité pour faire face aux enjeux climatiques, c'est-à-dire combattre sur deux fronts : l'atténuation de l'élévation de température à 2 degrés et l'adaptation des pays les plus vulnérables au changement climatique inexorable.

Parce que, quoi que l'on fasse, on est parti pour 1 degré, voire 2 de plus en cours de siècle ! Cette responsabilité relève des Etats, mais d'abord des Etats industriels. Ca ne veut pas dire que les autres, Etats ou territoires, n'ont pas de responsabilité, mais la responsabilité historique de cette situation atmosphérique et celle pour faire face à ces enjeux relève des Etats industriels.

Comment les petits Etats insulaires, les territoires d'outre-mer peuvent-ils prendre leur part de responabilité ?

Les territoires insulaires peuvent, à leur échelle et avec leurs moyens, contribuer à ne pas amplifier un phénomène en recourant aux énergies renouvelables avec une stratégie d'efficacité énergétique importante. Mais il faut aussi  faire le point avec eux, voir quelles sont leurs propres difficultés et leur propre exposition puisque on a maintenant des modélisations assez précises sur ce qui va se passer zone géographique par zone géographique dans le monde entier. La France elle-même a reçu tout récemment du GIEC un rapport pour mui donner une première vision de ce que risque d'être le climat dans les trente ans à venir.

Quel message allez-vous porter ?

Mon message est le même pour tous, qu'ils soient en Guadeloupe aux Etats-Unis ou en Chine, c'est qu'on n'en fera jamais trop. Le mot urgence n'a    plus de sens. C'est-à-dire que l'urgence est elle est déjà là pour des centaines de milliers de personnes qui en meurent chaque année dans le monde. Le deuxième message, c'est que la différence par rapport aux années précédentes, c'est qu'il y a des technologies, des process, des outils qui nous permettent de faire face aux enjeux climatiques. Dès lors, il y a deux alibis qui ne tiennent plus. L'alibi du doute : savoir si l'humanité avait une responsabilité dan les changement climatique, ce doute a été levé. L'alibi du "on ne sait pas quoi faire" ne vaut pas. Ce qui fait défaut, c'est une volonté coordonnée et partagée. Il y a des solutions, encore faut-il avoir la curiosité de s'y intéresser, passer d'une forme d'aversion sur ces sujets à une forme de réflexion. On voit cet enjeu-là comme une contrainte. Oui, c'est une contrainte ! Mais peut-être en regardant les choses dans le détail, ç'est peut-être une opportunité.

Une opportunité, de quelle façon ?

Le changement climatique va nous imposer de passer à une économie décarbonnée assez rapidement. Sur le plan de la santé, on s'y retrouvera, mais également sur un plan économique et social parce que le prix de l'énergie fossile, quoi qu'on fasse ne va cesser de monter. A la limite, si on ne le fait pas pour le climat, faisons le pour notre santé et nos économies.

Que peut-on attendre de concret et utile de cette conférence pour la planète ?

Le concret et utile, il sera ou ne sera pas en décembre 2015 à Paris quand vont se réunir 195 Etats. La conférence de Paris sera une étape finale, mais il faut que beaucoup de choses aient été discutées, rassemblées, agrégées bien avant Paris. Toutes les initiatives locales, nationales, multinationales qui peuvent permettre de travailler sur ces sujets, d'exprimer un certain nombre de revendications, de poser des propositions, tout ça peut permettre de créer une dynamique positive.

Est-ce votre premier séjour en Guadeloupe ?

J'ai fait un de mes premiers voyages en Guadeloupe alors que j'étais tout jeune photographe, au moment des événements de la Soufrière et du conflit entre Claude Allègre et Haroun Tazieff. A cette époque, j'ai le souvenir très précis d'être monté avec Haroun Tazieff en haut de la Soufrière au moment où se posait la question de l'évacuation de Basse-Terre... J'y suis revenu par la suite et, notamment, au tout début d'Ushuaïa. Ca doit faire quinze ans que je n'y suis pas revenu.

propos recueillis par FXG, à Paris 

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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 08:27

Saint-Malo se pare déjà des couleurs guadeloupéennes

La-belle-epoque-facade.jpgSaint-Malo se prépare déjà à accueillir le départ de la 10e Route du rhum - destination Guadeloupe. Le village de la course doit ouvrir le 24 octobre prochain. A côtés des animations quotidiennes à terre et sur les bassins, le village de la course d'une superficie de plus de 8 000 m2 proposera, dix jours durant, une foule d'activités. La Guadeloupe, terre d'accueil des marins du Rhum depuis la toute première édition, marquera une présence exceptionnelle au sein du village dont elle occupera 1900m2.

Le pavillon Guadeloupe proposera un restaurant gastronomique local, des animations musicales et culturelles et une cinquantaine d'entreprises mettront en valeur la diversité du savoir-faire guadeloupéen, avec une représentativité multisectorielle : artisanat, agriculture, tourisme, agro-industrie, ainsi que des organismes de formation aux métiers du nautisme, des locations de bateaux et des produits de la mer transformés.

Les groupes carnavalesques Nasyon a Neg Maron et Magma feront le déplacement tout comme le fameux Benzo, chercheur en arts et traditions populaires aux multiples facettes. L'enseignant, conteur, musicien, écrivain, comédien initiera les visiteurs au créole. Mais la guadeloupe ne limitera pas sa présence au seul village de la course. Ainsi la ville se pare déjà par endroit de nos couleurs locales. Le bar à concert, La Belle Epoque, situé rue de Dinan dans un bâtiment du 17e siècle, et tenu par Jean-Marc Glémot depuis presque 18 ans, a choisi de devenir la vitrine des rhums Damoiseau. "Après de multiples voyages aux Antilles, j'ai appris à connaître les rhums de Guadeloupe et plus particulièrement Damoiseau qui beneficiait d’une reputation qui a retenu mon attention."Jean-Marc Glémot s'est rendu en 2013 à la distillerie du Moule, accompagné par deux responsables de son établissement en amont de ce partenariat. "C'est en quelque sorte une belle rencontre de personnes et de produits. Tous deux de qualité", conclut le patron de La Belle Epoque.

FXG, à Paris

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