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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:33
Gitana sortant des bassins en 2014

Gitana sortant des bassins en 2014

100 bateaux attendus pour les 40 ans du Rhum

A un an de son départ, le 4 novembre 2018, et des quarante ans de la Route du rhum, les premières confidences sur la Route du rhum-destination Guadeloupe ont bruissé à Saint-Malo la semaine passée. Pen Duick, l'organisateur, y a lancé le club Rhum pour les entreprises partenaires. On a ainsi aperçu des professionnels comme Hervé Damoiseau, des rhums éponymes ou Jean-François Garrec, président de la CCI Quimper-Cornouailles. Si la Région Guadeloupe (qui s'engage sur les deux prochaines éditions) et Saint-Malo restent les grands partenaires de Pen Duick, le lancement du club rhum devrait permettre à des entreprises à Saint-Malo comme de Guadeloupe de devenir partenaire avec un niveau d'investissement de 2 000 € à 10 000 €.

Le village de la Route du Rhum ouvrira le 24 octobre 2018 à Saint-Malo, soit avec deux jours de plus par rapport à la dernière édition. Le village s'étendra sur 1,3 km, d’un bout à l’autre, au pied des remparts, avec peu de points d’accès pour favoriser la sécurité.

Avec ses 2 millions de visiteurs au départ, La Route du rhum-Destination Guadeloupe reste le 3e événement sportif derrière le Tour de France cycliste et le dernier Euro de football.

Ce que l'on sait déjà à la veille de ces 40 ans, c'est que l'organisateur compte sur la participation de huit ou neuf  bateaux de la catégorie Ultime, dont Actual, Prince de Bretagne, Sodebo, Banque Populaire, Gitana, Macif et peut-être l’ancien Idec... Certains atteignent les 23 mètres de large quand Idec n'en faisait que 17... Ca promet aux écluses à Saint-Malo !

La quarantième édition devrait accueillir 100 bateaux et ce chiffre de cent devrait être la limite imposée par l'organisateur. 91 étaient au départ en 2014. On attendrait entre 50 et 55 inscrits en classe 40, une vingtaine d'Imoca dont une paire de bateaux neufs, contre 9 la dernière fois, sept à huit multi 50 et, en classe Rhum, les amateurs, 25 bateaux.

Les Ultimes sont capables de faire la transat en sept jours comme Lemonchois l'a démontré en 2006, les Imoca, en onze jours.

FXG, à Paris

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 05:39

La délégation outre-mer de l'Assemblée veut un grand livre des discriminations

Les 54 députés de la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale ont décidé, mercredi, à l'issue de l'audition du préfet, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, de réaliser une enquête sur les discriminations dont sont victimes les ultramarins dans leurs territoires comme dans l'Hexagone.

Olivier Serva (photo), le président de la délégation outre-mer, qui a annoncé que la délégation serait dotée de moyens supplémentaires dont un administrateur de plus et 70 000 euros pour les voyages, a enregistré le nom de cinq co-rapporteurs qui auront la charge d'écrire "le grand livre des discriminations des populations ultramarines". Ce "grand livre" sera subdivisé en sous-chapitres. Ainsi, l'un sera spécifiquement dédié aux discriminations dont sont victimes les homosexuels, bisexuels et transsexuels en Outre-mer où ils sont particulièrement décriés, un autre aux discriminations raciales et un autre encore au handicap... Les députées Laurence Vanceunebrock-Mialon (LREM, Allier) et Ramlati Ali (LREM, Mayotte) seront spécifiquement chargées des discriminations LGBT. Les autres co-rapporteurs sont Maud Petit (Modem, Val-de-Marne), Cécile Rilhac (LREM, Val-d'Oise) et Josette Manin (Nouvelle gauche, Martinique). Contesté lors de son élection à la présidence de la délégation outre-mer pour avoir parlé, il y a cinq ans de l'homosexualité comme d'une abomination, Olivier Serva parvient ainsi à redorer son blason au sein de son groupe politique "gay friendly" assumé.

FXG, à Paris

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 04:28
Henri-Salvador au carrefour de l'Olympia

La place Henri-Salvador à Paris enfin identifiée

Le 2 mai 2016, la place Henri-Salvador en bordure du boulevard des Capucines dans le 2e arrondissement de Paris était inaugurée en présence des maires du 9e et du 1er arrondissements de Paris, de l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, de celle qui était alors ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, et de personnalités comme Alain Delon ou Elie Semoun. Tous avaient célébrré le grand artiste né en Guyane, de parents guadeloupéens et d'une grand-mère amérindienne...

A l'issue de la cérémonie, la veuve du chanteur, Catherine Salvador, était repartie avec la plaque sous le bras, laissant la nouvelle place sans nom... Il a fallu près de dix-huit mois pour que les services municipaux finissent par poser deux plaques à la confluence des rues Cambon et des Capucines. Il ne s'agit pas réellement d'une place, mais plutôt d'un carrefour et la place Henri-Salvador ne dessert aucune adresse postale. Mais, et c'était la volonté de la mairie, les plaques ont une vue imprenable sur l'Olympia !

(Photo FXG)

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 04:02
Miss France veut être Miss Univers

Alicia Aylies allias Miss France part à la conquête de la couronne de Miss Univers à Las Vegas. La cérémonie sera retransmise sur Paris Première le 26 novembre. Interview dans sa chambre d'hôtel avenue de l'Opéra à Paris.

"On peut être belle, naturelle et gagner !"

Quelle est la différence entre se préparer à devenir Miss France et se préparer à être Miss Univers ?

La préparation pour Miss univers, ça se fait au quotidien, tout au long de l'année, puisque depuis que je suis devenue Miss France, j'ai des événements tous les jours, je me suis habituée à prendre la parole, aux séances de photos, à tout ce qui constitue l'année d'une Miss ! Et c'est vrai qu'en France, on est quasiment le seul pays où la Miss est salariée. C'est un vrai métier et c'est donc une belle préparation, une bonne base pour Miss Univers. Ajoutés à cela les rendez-vous pour le costume national, les rendez-vous make up, coiffure, préparation de la valise, des robes, quelques cours d'anglais... C'est ma préparation pour Miss Univers.

Quels sont vos atouts dans cette nouvelle compétition ?

Il n'y a jamais eu de Miss France d'origine d'origine sud-américaine (elle trace de ses doigts dans l'air deux guillemets), ça peut être un atout, ça peut jouer en ma faveur parce qu'on se rapproche un peu plus de la culture américaine dans un certain sens... Et le public peut trouver ça original en le découvrant pour la première fois.

Dans quel état émotionnel êtes-vous avant de partir ?

Je ressens un peu de pression. Nous sommes quand même 86 filles quand on n'est que 30 pour Miss France ! Iris Mittenaere, la Miss Univers en titre est une ancienne Miss France et je vais essayer de faire en sorte que la France fasse un back to back, mais ça va être difficile ! Il va falloir que je prenne exemple sur Iris, mais en même temps, elle m'ouvre la porte, elle envoie un message, puisque c'est la Miss Univers française, naturelle, sans chirurgie... Et ça, c'est un beau message qu'elle envoie ! On peut être belle, naturelle et gagner ! C'est un message que je veux continuer à perpétuer.

Qui redoutez-vous le plus parmi vos concurrentes ?

Je me méfie de toutes les candidates... Notamment des candidates du Venezuela, de la Colombie et des pays asiatiques parce qu'elles ont des publics qui votent en masse. Mais je me méfie aussi de l'eau qui dort et les filles qui ne font pas beaucoup de bruit sont parfois les plus dangereuses. Je me méfie de tout le monde !

Quels conseils vous a-t-on donnés ?

J'ai rencontré Iris Mittenaere à New York à la fin du mois d'août. Elle m'a dit de rester moi-même, un peu comme à Miss France, de profiter de l'aventure parce que ça reste aussi une aventure humanitaire... Elle m'a encore conseillée de me montrer déterminée et souriante puisque les Américains aiment les gens qui sourient beaucoup, qui font des câlins et des bisous !

Ce nouveau concours arrive alors que votre année de Miss tire à sa fin...

C'est sur que la fin approche et que je ressens un peu de nostalgie, d'autant que je vais laisser l'organisation de Miss France à une autre... Mais sachant que je vais faire du mannequinat à partir du mois de janvier, reprendre mes études dans le marketing en septembre tout en continuant mes activités de Miss, je suis nostalgique mais contente. Je devrais rester sur Paris, mais si je peux aller à New York, ça peut être intéressant...

Qu'est-ce qui vous a fait le plus plaisir durant cette année de Miss ?

J'ai pris beaucoup plus de confiance en moi et comme j'ai été miss France à 18 ans, donc assez jeune, pour la suite, lorsque je voudrais passer un entretien, ce sera beaucoup plus facile pour moi ! Et je le suis aussi fait un beau carnet d'adresses !

Avez-vous l'idée du nombre d'interviews auxquels vous avez répondus ?

Non, mais je n'ai jamais cherché à les compter, ni les dédicaces, ni les photos car je croulerais sous le nombre tant il y en a eus ! Mais ça fait partie du rôle de Miss France.

Y a-t-il eu des choses plus difficiles à vivre ?

Au début, il faut s'habituer au fait que vous n'avez plus d'intimité... On devient un personnage public donc on appartient un peu à la population... Il faut du temps pour s'y adapter et savoir réagir, où aller, comment fonctionner. C'est ça qui a été un peu difficile au début.

Vous êtes la première Miss Guyane devenue Miss France et pendant deux mois, juste avant la présidentielle, votre territoire, la Guyane, vous a presque volé la vedette. Comment avez-vous vécu ce moment ?

Je ne me suis pas du tout sentie concurrencée, au contraire ! C'aurait été pour quelque chose de plus positif, je me suis dit qu'ils auraient pu m'intégrer au projet, mais là, ça n'allait pas dans ce sens... C'était un mouvement assez impressionnant pour revendiquer pas mal de choses et ce n'était pas perçu comme quelque chose de positif. J'ai été un peu inquiète et j'attendais surtout que des solutions soient mises en place très rapidement. J'espère que ce qui a été signé va se réaliser réellement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 17:37
Tahina  Ralitera (photo : FXG)

Tahina Ralitera (photo : FXG)

Une doctorante malgache à la Réunion distinguée par la fondation L'Oréal

Si elle n'a jamais encore conduit de voiture électrique à la Réunion, Tahina  Ralitera est en mesure de proposer une carte de l'île avec tous les points de recharge utiles pour développer une flotte de véhicules électriques. Et pour ce travail, cette jeune Malgache de 24 ans, doctorante au laboratoire d'informatique et de mathématiques à l'université de la Réunion, reçoit, ce 11 octobre à Paris, la bourse L'Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science d'un montant de 15 000 €.

Tahina vient de commencer sa dernière année de doctorat et elle fait partie des trente lauréates récompensées par la fondation L'Oreal pour promouvoir la participation des femmes aux sciences.

Etudiante à Tananarive jusqu'en mastère 1, elle obtient une bourse d'excellence. Grâce aux accords de coopération entre l'université de la Réunion et celle de Tananarive, Tahina est sélectionnée avec deux autres étudiants pour poursuivre ses études à l'école supérieure d'ingénieur de la Réunion-Océan Indien (ESIROI). "Je suis arrivée en 2013 et je suis entrée en mastère 2." Après voir obtenu son diplôme, elle a démarré sa thèse qu'elle défendra en 2018. Elle développe un logiciel informatique qui simule les flux de véhicules électriques sur un territoire. "C'est, explique-t-elle, un outil d'aide à la décision pour placer des bornes de recharge et éviter les pannes !" Pour sa première conférence, elle s'est rendue au Portugal. "Il y avait du wifi partout et j'ai fait du covoiturage avec des véhicules électriques ; il y avait des bornes de recharge partout !" Elle a alors pris conscience de la richesse de son sujet et plus largement de la mobilité dans les îles ou les villes dites intelligentes. "Une île intelligente, explique-t-elle, ne se limite pas à la mobilité ou aux bâtiment, c'est tout un système ! Il faut penser à la gouvernance, l'économie, l'éducation, la santé et utiliser pour chacun les technologies de la communication et de l'information. C'est le regroupement de tout cela qu'on va appeler île intelligente."

La Réunion dans vingt ans, elle peut déjà l'imaginer... "Je ne sais pas s'il n'y aura plus d'embouteillages, mais je suis sûre que ce sera mieux que maintenant. Il y a déjà beaucoup de projets en place, la circulation sera plus fluide et la qualité de vie sera meilleure." La voiture électrique a-t-elle une place dans cet avenir ? "Si on arrive à développer l'infrastructure, ca résoudra en partie le problème, car les gens ont encore peur d'être à court de batterie à Cilaos et de ne pas pouvoir revenir !" Quant à la voiture électrique en libre service, elle sait que techniquement, c'est tout à fait possible. "Après, il y aura une étude à faire sur l'impact social et la façon dont ça peut être perçu par les Réunionnais, car ça peut constituer un frein..." Aujourd'hui, elle a réalisé un prototype  de son logiciel qui fonctionne déjà à Londres. Un deuxième prototype sur la Réunion est en cours de validation... "A la sortie, on aura assez de données pour savoir où il faut placer les bornes de recharge !"

C'est à la fois son sujet de thèse et son cursus qui ont permis à Tahina de se faire remarquer du jury dont le président n'est autre que celui de l'académie des sciences.

Le père de Tahina est chauffeur de taxi, sa mère est couturière. "Rien à voir avec la science, sourit-elle, mais ce qui m'a donné envie, c'est l'éducation. Mes parents choisissaient ce qu'on regardait à la télé, les dessins animés scientifiques, les documentaires... Du coup, mon petit frère et moi, nous avons tous les deux choisi un parcours scientifique." A terme, Tahina aimerait rester à la Réunion pour travailler dans la recherche et l'enseignement et partir de temps en temps en mission d'enseignement l'université à Madagascar. "Parce qu'on en a vraiment besoin !"

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 07:15
LTOM - la V3 sur France Ô et les 1ère

Les témoins d'Outre-mer

Sabine Quindou et Sonia Chironi présentent en alternance la nouvelle émission d'accueil de la mi-journée sur France Ô, "Les Témoins d'Outre-mer". C'est la 3e version des témoins d'outre-mer. Il y a eu une version qui durait dix minutes avec un seul invité, une version qui durait 52 minutes avec deux débats et voilà enfin LTOM 3... "On mise beaucoup sur ce magazine", indique Rose Paolicci, directrice des programmes par intérim de France Ô. "Quel confort, déclare Sabine Quindou, on a enfin trouvé comment mettre en valeur les témoignages d'outre-mer dans une ambiance comme à la maison ! Venez, on va vous a préparé un petit plat et on va parler, échanger nos expériences... On a des différences et des points communs et quand on les met ensemble, ça devient enrichissant. Et comme on a la chance d'avoir un pied dans tous les océans, c'est super de pouvoir se retrouver là à midi pour échanger sur tous ces sujets."

D'un côté il y a des témoins qui viennent raconter leurs expériences sur le plateau ou par des vidéos qu'ils envoient depuis leurs territoires via le site internet de l'émission, de l'autre il y a des experts qui viennent les entendre et leur apporter du conseil. Grégoire Olivéreau, le producteur (Eden press), sait qu'à la mi-journée, les spectateurs ne sont pas forcément actif devant leur écran de télé : "Ils ont besoin d'une horloge qui les accompagne... Une discussion s'installe en plateau et ils peuvent la suivre tout en préparant leur déjeuner ou tout autre chose qu'on a à faire quand on rentre à la maison..." Une animatrice et quatre invités... Convivialité, chaleur, sourire... Quant aux thèmes, ils sont la vie quotidienne, comme le mal de dos, les grands-parents, les insomnies etc... "Quand vous parlez de laïcité en métropole, explique Sabine Quindou, c'est très crispé. Quand on parle d'une jeune fille voilée, on pense réflexe identitaire un peu agressif, avec un voile noir qui donne un air dur et c'est mal perçu ! Vous parlez du voile à la Réunion ou à Mayotte, ça n'a absolument rien à voir ! Il y a de jolis magasins où l'on choisit son voile assorti à ses chaussettes ! C'est beaucoup plus décontracté. Les élus se rendent à des fêtes religieuses et personne ne s'énerve à ce sujet ! "

"Tout le monde peut témoigner, partout en outre-mer, continue le producteur, et ces témoignages viennent marquer les spécificités de chacun des territoires." Le choix des  chroniqueurs (Gaëlle Malet, Elisabeth Tchoungui...) se veut aussi représentatif d'une fusion, d'un mélange, "comme vous le retrouvez dans la cuisine", insiste M. Olivéreau. Car la cuisine occupe une grande place dans l'émission, que ce soit avec la diététicienne originaire d'Haïti, Johan Dominique,  ou la blogueuse Leslie Béliot...

FXG, à Paris

L'émission est diffusée sur France Ô tous les jours en direct à midi avec une rediffusion à 18 h 55.

Voici également les dates de diffusions sur les 1ère :
Diffusion à J+1

A 9h30 sur Guadeloupe 1ère

05h25 sur Guyane 1ère

15h20 sur Nouvelle-Calédonie 1ère.

La Martinique ne diffuse pas LTOM.

 

Sonia, en alternance

Sonia Chironi, ex d'I Télé est toute nouvelle à France Ô. Sa première expérience de journaliste en outre-mer a été à Saint-Pierre-et-Miquelon pendant les dernières grandes vacances. Elle a tourné un numéro d'une série documentaire qui s'appelle "Voyage en fête" et ui sera visible au mois de décembre.

Interview Sabine Quindou

"La Martinique, c'était la liberté"

Vous étiez la petite voix de "C'est pas sorcier", comment s'est opéré de retour vers l'outre-mer ?

Au départ, c'est une opportunité, je ne l'ai pas vraiment cherché mais quand on m'a proposé cette émission, j'ai dit oui à cause de deux choses : retrouver le lien avec l'outre-mer et me mettre à son service. Je ne suis pas Claire Chazal, pas une star, mais j'ai une petite notoriété et si je peux la mettre au service des miens, au service des outre-mer qui sont parfois un peu oubliés, j'aurai l'impression de rendre quelque chose à mon grand-père !  Ca a été beaucoup d'émotion ! Ca me faisait revenir à France Ô, parce que si j'ai fait mes débuts à France-Antilles, j'ai aussi travaillé à RFO ! Avant l'aventure de "C'est pas sorcier", toutes mes premières fois de dingue, c'était toujours à RFO. La première fois que je suis partie en grand reportage pendant trois semaines à Madagascar, c'était RFO ! Vous croyez que TF1 enverrait des bébés journaliste de 25 ans ? La première fois que j'ai signé l'écriture et ma réalisation d'une émission, c'est pour sur TF1 ou sur France, 2, c'est ici. France Ô m'a dit ok ! C'était une émission de plateau... Mes premiers documentaires ? Ici encore ! Toutes mes premières aventures audiovisuelles se sont passées ici, à la maison, quoi !

Vous dîtes que vous avez fait vos premières armes à France-Antilles, racontez-nous ça !

J'ai étudié le journalisme au CELSA et j'avais déjà travaillé à l'Indépendant de Perpignan. Je devais faire des stages. Mais c'est bien sûr, me suis-je dit ! Je vais aller faire mes stages en Martinique. C'était l'époque où je prenais conscience de ce que c'était d'être antillais, je prenais conscience de mon métissage, je comprenais qu'être métisse, ça n'était pas être brune... Et j'avais hyper envie de savoir d'où je venais et je suis allée en stage à France-Antilles.

Et vous quel est votre témoignage de l'outre-mer ?

J'ai refait cet été avec mes propres enfants le voyage en Martinique que j'ai fait à 5 ans avec mes parents. Ca a été un voyage initiatique... C'était la première fois, j'avais 5 ans. J'y suis restée cinq semaines dans la maison de famille... C'était à Fond Basile, à Tartane où il n'y a plus de plage maintenant... Après cinq semaines, je vois mon père ranger les valises dans la voiture et je lui demande ce qu'il fait. "Mais on rentre", me réponde-il. Je ne comprenais pas, pour moi, on venait d'arriver. La Martinique, c'était la liberté... J'avais 5 ans, mais je pouvais aller sur la plage seule, juste de l'autre côté du chemin. Depuis la terrasse, mes parents me voyaient. Ils m'avaient fait une cabane de pirate en palmes. J'ai mon bateau de pirate, la grosse bouée qui est accrochée à un palmier... Il y a dix centimètres d'eau, je ne crains rien, je n'ai pas de bouée, pas de brassard, c'est la liberté ! Je plonge pour la première fois, je mets la tête sous l'eau avec un masque et c'est le début de tout ! Comment il y a tout ça sous l'eau et je ne le savais pas ? Et aujourd'hui, je suis citoyenne de l'océan grâce à Nausicaa !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le réal, le patron et le prod

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:56
Philippe Gustin, délégué à la reconstruction de SXM et SBT

Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Martin

"La reconstruction ne doit pas échapper au milieu économique local"

Vous avez pris l'attache de votre homologue néerlandais pour envisager de renforcer la coopération, mais la différence des statuts des deux parties de l'île ne pose-t-elle pas un problème ?

Il faut tenir compte de ces statuts différents, mais ça ne change pas énormément les choses en bout de course. La collectivité de Saint-Martin a une grande latitude en termes de compétence, notamment en ce qui concerne l'urbanisme, comme dans la partie hollandaise. C'est vrai que de l'autre côté, les compétences vont beaucoup plus loin. Je pense en particulier à la police locale en partie hollandaise tandis qu'en partie française, c'est une compétence régalienne confiée à la police aux frontières et à la gendarmerie, même s'il y a aussi une police territoriale. Ces petites différences sont importantes pour le sujet capital de la maîtrise de l'immigration.

C'est un sujet qui vous préoccupe au titre de votre mission de reconstruction, pourquoi ?

La population de Saint-Martin a quadruplé depuis la fin des années 1980. Et cela a abouti à de l'habitat précaire dans des zones à risque. C'est ce que j'appelle la double peine : ceux qui sont en situation irrégulière construisent sans droit dans des endroits très vulnérables et sont les premières victimes. Il faut donc, entre les deux parties de l'île, puisqu'il n'y a pas de frontière, avoir une approche commune de l'immigration parce que sinon, c'est tout l'équilibre de la société dans l'île entière qui est menacée. Nous devons avoir impérativement des politiques harmonisées, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Cela implique des négociations d'Etat à Etat...

Mon homologue néerlandais a indiqué que les Pays-Bas conditionnaient l'aide apportée à la maîtrise de la sécurité et des flux migratoires.

Les casinos resteront toujours en partie hollandaise et l'hôpital de Concordia en partie française...

Certes, mais nous pouvons déjà avoir des projets de coopération plus intenses sur les aspects structurants que sont l'épuration, le traitement des déchets, les réseaux d'électricité et de communication qui fédèrent de manière institutionnelle une île fédérée de manière sociétale. C'est donner du corps à tout cela.

Qu'en est-il de la plateforme quadripartite pour mener ces projets structurants ?

Cette plateforme existe et aurait dû fonctionner pour le projet d'une station d'épuration commune... Malheureusement, ce projet n'est pas arrivé au bout... Il faut réactiver cette plateforme qui associait les deux Etats et les deux collectivités car elle permettrait d'aller chercher des financements communs au niveau de l'Union européenne pour tous ces projets structurants. Je crois que la collectivité de Saint-Martin est tout à fait disposée à ce dialogue au sein de cette instance.

Vous avez inclus l'aéroport de Juliana dans ces projets. Cela implique-t-il la fermeture de Grand-Case ?

Non, il ne s'agit pas de fermer Grand-Case... Nous avons un vrai aéroport international sur cet île et on est parfois plus vite rendu à Juliana qu'à Grand-Case. Il s'agirait plutôt de rationaliser tout ça dans une logique économique qui est celle d'un développement touristique harmonieux de l'île.

Vous attendez le 30 octobre le rapport d'une mission de l'inspection générale. Quel est le but de cette mission ?

Il s'agit de faire un état des lieux de la facture. A combien se chiffre l'impact d'Irma ? Elle devra ensuite faire des propositions s'agissant de la résilience des services de de l'Etat et de la Collectivité sur place...

Mais encore ?

Comment face à une crise de cette ampleur, on se dimensionne et on s'organise pour mieux faire face et tirer les leçons de ce qui s'est passé. La mission abordera sans doute la défaillance de certains réseaux qui sont tombés en carafe trop rapidement...

Cette mission est-elle nécessaire pour activer les fonds de secours de l'Union européenne ?

Le diagnostic financier que fera la mission en relation avec la Collectivité

sera la facture que nous allons présenter à l'Union européenne. Il y a également un troisième volet à cette mission, c'est de s'assurer que les fonds qui seront obtenus pour la reconstruction seront utilisés en toute transparence.

Qu'en est-il du tissu économique de l'île près de deux mois après ?

Il y a trois catégories d'entreprises, celles qui fonctionnent sans avoir à recourir au chômage partiel. Ce sont souvent des entreprises individuelles ou de tous petits effectifs dans le secteur du BTP ou le service... Il y a les entreprises qui ont besoin de l'aide au chômage partiel pour maintenir le contrat avec une partie de leurs salariés pendant cette mauvaise passe. Ceux qui ont le plus besoin sont les entreprises du secteur touristique puisque la vraie saison ne recommencera qu'en novembre 2018. Cette aide au chômage partiel concerne environ 3000 employés à Saint-Martin et près de 1 500 à Saint-Barthélemy. Et puis, il y a une troisième catégorie d'entreprises, celles qui sont obligées de mettre la clé sous la porte et de licencier leur personnel.

A combien évalue-t-on le nombre de ces sociétés en faillite ?

On a un problème de fond à la base : l'absence d'outil statistique fiable. Nous n'étions pas en mesure, avant Irma, de dire combien d'entreprises étaient en vie... On cite souvent le chiffre de 6 ou 7 000. Le président de la chambre de commerce et d'industrie estime que le cyclone Irma allait nous permettre, grâce à ce nouveau pointage, d'avoir enfin une idée très précise du nombre d'entreprises qu'il y a encore sur l'île.

On a parlé de 7 à 8 000 personnes qui ont quitté l'île, sur une population officielle de 30 000 habitants...

Les personnes qui ont quitté l'île ont été rigoureusement comptabilisés à leur arrivée soit à Pointe-à-Pitre, soit à Fort-de-France, soit à Orly...

La question se pose alors sur les 30 000 habitants officiels. N'y en a-t-il pas plus ?

Sans doute...

Le cyclone est donc l'occasion de tout reconsidérer ?

En termes statistiques, c'est une grosse difficulté de ma mission. Chaque fois, on me parle de chose et moi je demande combien... Voilà pourquoi est importante la mise en place d'un guichet unique pour les entreprises. Nous allons pouvoir les recevoir quasiment individuellement, les conseiller, voir les difficultés qu'elles rencontrent... Ce n'est pas la même problématique si vous êtes chauffeur de taxi ou si vous avez un hôtel avec 500 employés. On doit avoir quelque 5 000 entreprises et on peut se permettre d'avoir un traitement qui soit le plus indifférencié et individualisé pour apporter la réponse la plus adéquate pour que chacune maintienne son activité.

La reconstruction doit permettre aussi de relancer l'économie...

A condition que la concurrence ne soit pas faussée avec des entreprises de la partie hollandaise ou des entreprises qui viennent de l'extérieur et qui pourraient plus facilement prendre les marchés. Il ne faut surtout pas que cette reconstruction échappe au milieu économique local et que ce soit la double peine...

Avez-vous un rôle à jouer pour cela ?

Oui j'ai un rôle à jouer. Et ça commence avec la maîtrise des prix. Que l'on n'ait pas tout d'un coup un emballement. La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIECCTE) doit être très attentive. Elle s'est déjà rendue sur l'île et reviendra. Mais je souhaite que les Saint-Martinois qui s'aperçoivent de dérapage sur les prix des matières premières le signalent le plus rapidement possible parce que c'est une compétence de l'Etat et il doit pouvoir sévir pour éviter de tels dérapages. Il ne faudrait surtout pas qu'il y ait des effets d'aubaine du fait de la crise. Ca serait catastrophique.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:06
Dictionnaire créole d'Hector Poullet - tome 1

Poullet et l'étymologie de mille mots créoles

"Eléments pour un dictionnaire historique du créole guadeloupéen. Choukam Kréyol Gwadloup Zouti 1 : Eritaj - Etymologie de mille mots créoles" par Hector Poullet (Caraïbéditions)
D’où nous vient une bonne partie du vocabulaire créole que nous utilisons aujourd’hui ? En grande part de la langue française, certes, mais pas uniquement. L’échantillon de mots créoles que vous avez en main n’est bien sûr qu’un aperçu, mais il peut être considéré comme représentatif de la langue. Aussi nous pouvons dire que notre parler créole de tous les jours a gardé non seulement une belle part d’héritage de mots amérindiens, des survivances de différentes langues africaines, de nombreuses traces d’archaïsmes français ou des langues régionales de France, mais également des apports de l’Hindi ou du Tamoul, des mots empruntés à l’Anglais, à l’Espagnol, voire au Portugais. Et comment pourrait-il en être autrement quand on connait l’histoire du peuplement de cette partie du monde ? Comme pour toute langue devenue majeure, il existera un jour, à la portée de tout locuteur des langues créoles, un dictionnaire historique des créoles, ce que représente déjà en partie le DECA (Dictionnaire Etymologique des Créoles d’Amérique).

Ce Zouti 1 : Eritaj, ne prétend être autre chose qu’une modeste contribution à l’édification d’un travail de plus grande envergure que nous confions aux générations à venir. Il permettra déjà, dans un premier temps à ceux qui l’ignoraient encore, de découvrir que Ago se retrouve dans plusieurs langues de l’Afrique de l’Ouest, que Balata est Kalina, que Chiktayé nous vient de l’Eure-et-Loir, que Dal est de l’hindi et Kolonmbo du tamoul, que Louké vient de l’anglais, que Mawon est  d’origine espagnole, que Koubari vient du portugais etc… autant dire que nos créoles sont une véritable "soupakongo", une vraie galimafrée capable de régaler les plus affamés mais aussi les plus difficiles. Avec ce livre en main, chacun pourra continuer la quête de l’origine des mots créoles. Nul doute qu’il aidera beaucoup de lecteurs à apporter, eux aussi, leur participation à un meilleur devenir des langues créoles.

Avec cet ouvrage, Eritaj, Hector Poullet poursuit ses recherches sur les racines des langues et des cultures créoles. Qu’est-ce que les premiers héritiers ont fait du baragouin des origines ? Comment, au fil du temps, les générations suivantes ont-elles procédé pour construire de nouveaux mots afin qu’émergent aujourd’hui les langues créoles ? C’est ce qui sera traité dans la deuxième partie de ce travail intitulé Aboutaj, complément de cet héritage.

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:05
Dictionnaire créole d'Hector Poullet - tome 2

Poullet et les mille néologismes créoles du quotidien
Trois ans après le tome 1, Hector Poullet sort le 21 octobre chez Caraïbéditions, "Éléments pour un dictionnaire historique du créole guadeloupéen. Bikamo Kréyol Gwadloup - Zouti 2 : Aboutaj - Mille néologismes créoles du quotidien"

À l’origine de toute langue il y a le socle sur lequel un nouveau parler va prendre pied : le patrimoine, l’héritage. Celui des langues créoles d’Amérique est un baragouin de Castillan et de diverses langues amérindiennes telles que tupi, guarani, kalina, arawak etc… Puis sont arrivés, tel un vol de gerfauts, des aventuriers, pirates, boucaniers, religieux, soldats, paysans, gens de petite noblesse, de petites vertus ou de sacs et de cordes,  venus de France, d’Angleterre, des Pays-Bas, pour réaliser la plus vaste entreprise de colonisation de tous les temps. Pour mener à bien cette opération qui allait durer plusieurs siècles, il leur fallait une main d’oeuvre nombreuse et gratuite: des millions d’esclaves et de travailleurs forcés qu’ils sont allés chercher en Afrique, en Inde, en Chine, au Japon même ! Et chacun, à son niveau, a dû apporter son grain de sel pour en faire un extraordinaire pidgin.

Enfin sont nés sur place les créoles de toutes origines, les nouveaux natifs donc qui, n’ayant que ce pauvre moyen, cet outil rudimentaire pour communiquer  entre eux, vont l’améliorer pour en faire une langue. Ils vont procéder par dérivation comme par exemple en partant de dériver (fr) ou to drive (angl.) faire drivé, drivayé,  drivayè(z). Ils vont surtout utiliser la composition, pour avec deux mots n’en faire qu’un, avec nouveau signifié, comme par exemple le mot bayalé (avant-propos) créé à partir des verbes bailler (fr) et aller (fr.). Quelquefois le mot créé sera juste une métaphore. Ainsi bòovan (mensonge, tromperie) créé à partir de ces bords tirés au vent par les bateaux de la marine à voile, astuce pour tromper le vent sur la vraie direction de navigation.
Cet ouvrage, Aboutaj, n’est qu’un "bout" - lire "boute", vocable de marins  superstitieux pour ne pas avoir à dire cordage - qui s’ajoute à l’héritage du tome 1. Il ne prétend pas faire le tour complet de la création lexicale en créole mais voudrait seulement donner à d’autres l’envie de poursuivre la recherche.
Avec cet Aboutaj, Hector Poullet termine un cycle de travaux sur le lexique créole de la Guadeloupe.

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 05:22
Regards sur la Guyane à la mairie de Bondy le 21 octobre

ITW Hendy Chocho, de l'association musicale et culturelle Dokonon qui organise le 21 octobre de 13 à 23 heures à la Salle des Fêtes de l'Hotel de Ville de Bondy un événement culturel, "Regards de Guyane"

"2017 est l'année de la Guyane"

Pourquoi un tel événement ?

L'association est née en 2007, on est en 2017, l'année de la Guyane ! Parce que c'est l'année où Miss France est Miss Guyane où le touloulou de Guyane entame ses démarches pour entrer au patrimoine de l'Unesco et encore l'année où la France entière a entendu parler de notre département à l'occasion de la crise sociale. Il fallait faire quelque chose de fort et nous avons pensé à une journée culturelle à la sauce guyanaise, un rendez-vous guyanais !

Vous avez commis l'exploit de rassembler toutes les associations guyanaises d'Ile de France...

Il y aura Tcho Péyi  et Mo isi mo rot bo pour le folklore et la tradition, Sinnamary, les Hommes de l'Ouest, Dousyn Yana pour la gastronomie, Roulo d'or et les Amazones pour la promotion du carnaval, l'association Mo, Payaka, le réseau Fier d'être Guyanais, la jeunesse autochtone de Guyane et même une association de Bushinengués... Nous invités de marques seront reçus sur le stand de "Sous le fromager" et sa décoration en bois de Guyane.

Votre idée est de montrer une Guyane bien vivante ?

Nous allons lettre en avant le spectacle vivant que ce soit par le biais de live musical avec Sylviane Cédia, Prof A, Ben G, Gayah, Alpha Costa et l'orchestre Dokonon, mais également par le biais d'ateliers comme celui qu'animeront Moïse Dauphin et Auguste Horth. Ils réaliseront les coiffes créoles cayennaises. L'art tembé sera mis en avant avec Franck Amété et même la sculpture sur fruit avec Coqfood...

Avez-vous choisi de parrains pour réhausser l'éclat de cette journée ?

J'avoue que nous n'en avons pas recherché, mais au fur et à mesure que les gens découvrent l'événement, nous savons que certaines personnes seront présentes. Quequette devrait être là de même que Fanny J et Warren. Les élus sont informés que la Guyane de la région parisienne se montre en force. Nous les attendons pour qu'ils viennent nous encourager, nous aider à pérenniser ce rendez-vous ! Dokonon veut être, telle une marque, le garant de la richesse, de la compétence, de la grandeur de la Guyane. Les événements que nous organisons sont à ce titre fédérateurs !

FXG, à Paris

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