Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice
  • Contact

Recherche

28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:14

Bière et ramboutan au stand de la Guyane

Ils sont 7 exposants guyanais à participer au salon international de l'agriculture qui se tient jusqu'au 1er mars à Paris. Sous le pavillon de la Région Guyane et du CNES, un grand stand commun, au coeur du hall des Régions de France et d'Outre-mer. Il est tenu par 7 hôtesses, des guyanaises recrutées dans l'Hexagone comme Cynthia, la Parisienne, ou Lucie, lilloise originaire de Cayenne et habituée du salon.

La Guyane au salon de l'agriculture

Jusqu'à présent, elle avait travaillé pour le stand de la Martinique et celui des melons Philibon. "Je suis venue donner un coup de main à la demande d'une amie guyanaise", confie-t-elle avec un sourire. Les filles proposent les spécialités guyanaises, des jus, de la Belle Cabresse, des planteurs, du poulet boucané ou de la "Jeune gueule". La bière de Guyane que fabrique depuis trois ans M. Farruggia à Matoury a décroché le bronze pour sa première participation au concours général agricole.

La Guyane au salon de l'agriculture

"On a amené 4 tonnes de produits", confie François Jean-Hubert, secrétaire général de la chambre d'agriculture et pilote de l'opération. Il y a eu 50 000 euros de subventions pour le stand et 30 000 euros pour les billets d’avion d'une quinzaine de personnes et les 4 tonnes de fret.

La Guyane au salon de l'agriculture

Le stand a déjà vu passer des figures du monde politique comme l'ancien ministre Xavier Bertrand, le maire de Paris, Anne Hidalgo, ou m^ême le Premier ministr, lundi. "un peu rapidement", regrette Eliette Antoinette. Mais l'arrêt d'Alain Juppé, mardi, sur le stand de la Guyane a été fort remarqué.

FXG, à Paris

La Guyane au salon de l'agriculture

"Létchi guyanais"

"2,5 euros les 5." Le produit phare c'est le ramboutan ! Joseph Ya Hu et Patrice Jong Lau, de Cacao, testent le "létchi guyanais" auprès de la clientèle parisienne du salon. Le fruit attire, mais il montre aussi ses faiblesses à l'export : "Il n'aime pas voyager dans des cartons, explique un spécialiste, il noircit très vite." "Exporter les ramboutans, c'est difficile, souligne Joseph. C'est un fruit compliqué à ramasser et qui voyage uniquement par avion..." Les deux hommes, membres du syndicat des jeunes agriculteurs, ont planté en ramboutan sur moins de deux hectares chacun. Il faut attendre 5 ans avant que ça ne donne. Ils sont donc diversifiés agrumes et maraîchage chez le premier, bananes, ignames et vivrier chez Patrice. A l'heure actuelle, la production de ramboutan est écoulée de février à mai sur les marchés du samedi. Et comme pour les maracudjas, le marché guyanais absorbe toute la quantité produite.

La Guyane au salon de l'agriculture

437 palmiers

Nicolas Coralie du parc naturel régional expose le projet de la maison du palmier à Roura. "Le premier écomusée de Guyane pourrait ouvrir en septembre." On y découvrira les Savoir faire amazoniens comme la vannerie ou l'agrotransformation. Ce devrait être aussi le lieu où va se construire une banque de données scientifiques sur les palmiers amazoniens dont on a recensé pour l'heure 437 espèces différentes. "Les Brésiliens, les Péruviens ont des tonnes d'application avec les fruits des palmiers et nous n'en faisons rien en Guyane", regrette Nicolas Coralie.

La Guyane au salon de l'agriculture

Kwak

Toute la famille Antoinette ou presque a quitté Kourou et pris ses quartiers au stand guyanais du salon. Eliette, la patronne, Jean-louis, le mari, Nadia, la fille et Sophie Christophe, leur partenaire, ont arrangé leur bout de stand personnellement, comme l'an dernier ! 180 kilos de manioc en magasin. "Cette année, prévient Eliette, je n'irai pas à la foire de Paris au mois de mai." Le bruit, la foule, les longues journées au parc des expositions, l'hébergement à l'hôtels sont fatigants... "Mais, précise-t-elle aussitôt, mes produits y seront." Tous les Guyanais qui vivent dans l'Hexagone savent que c'est dans les foires et salons qu'ils peuvent refaire le plein de kwak.

La Guyane au salon de l'agriculture

François Jean-Hubert, secrétaire général de la chambre d'agriculture

"Des taux de couverture en constante augmentation"

Quels sont les freins au développement de l'agriculture guyanaise ?

Le premier frein reste l'accès au foncier. Certes, les délais sont moins longs qu'avant, mais il faut encore attendre trois ans pour avoir un terrain ! Ajouté à cela, le problème de l'installation pour les jeunes, voilà les deux freins principaux à notre développement.

Y a -t-il une main d'oeuvre salariée agricole importante ?

Pour la plupart de nos exploitations qui sont naissantes, l'embauche est difficile. Ce sont des structures familiales avec un couple, parfois un enfant en âge de travailler... L'agriculteur donne du travail aux saisonniers quand il y a des récoltes de produit de saison ou quand il y a des manipulations à faire... Une exploitation qui tourne bien a en général deux ou trois ouvriers avec elle. C'est un secteur d'activité porteur d'emploi au moins pour celui qui était demandeur d'emploi et qui se lance comme agriculteur.

L'autonomie alimentaire est-elle possible en Guyane ?

Notre meilleur exemple, ce sont les oeufs. Nous sommes à 99 % de couverture du marché guyanais. Avec le porc, nous sommes à 34 %. Ca peut paraître bas, mais il y a quelques années, nous étions encore à 14 % ! Sur le bovin, on est à plus de 50 %. Ce sont des taux qui sont en constante augmentation. Nous sommes mauvais élèves avec la volaille avec 1 %, mais c'est parce que nous avons un problème d'abattoir. On ne pas abattre pour le moment, mais nous avons la capacité de produire. Et sur le maraîchage, on est là aussi quasiment sur du 100 %.

Qu'exportons-nous ?

Des produits transformés comme le rhum,  les confitures, les condiments, le kwak, la kassav... Nous essayons de faire connaître le ramboutan, mais on n'a pas trouvé la solution pour le faire arriver dans un état convenable en métropole. Là, on  est plus dans un problème de logistique... La Région nous aide pour négocier au niveau du prix du fret aérien et des transitaires pour avoir un coût au plus bas sinon le produit guyanais devient excessivement cher quand il arrive en métropole. C'est là qu'on pêche, pas au niveau de nos capacités de production.

Propos recueillis par FXG

 

 

 

Deux médailles pour la Guyane

Au concours général agricole, deux produits guyanais ont été salués chacun par une médaille de bronze : la bière Jeune gueule, fabriquée à Matoury, et le rhum vieux Saint-Maurice, La Cayennaise 10 ans. Les diplômes ont été remis hier après-midi à Paris par Stéphane Le Foll et George Pau-Langevin.

Partager cet article

28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:00
La Martinique au salon de l'agriculture

La Martinique soigne son image au salon de l'agriculture

D'année en année, la Martinique affiche toujours plus beau au salon international de l'agriculture. Dans le hall des Régions de France, la Chambre d'agriculture a pris deux grands espaces. L'un est semi ouvert et propose une présentation de tous nos fruits et légumes péyi avec leur nom. C'est là que siègent les hôtesses, toute en costume créole, et que l'on promeut les produits, les stands, la destination. L'orchestre créole et le chanteur Sidoine Ademar interpellent les passants. Ca danse et ça bouchonne devant le stand martiniquais !

La Martinique au salon de l'agriculture

La chambre d'agriculture a pris un autre emplacement, un ilot pour accueillir le musée de la banane, les fleurs, les punchs, les épices, les condiments, la crêperie martiniquaise... Non loin, l'association des Rhums AOC a installé son bar dans une grande case créole. La Banane de Guadeloupe et de Martinique est dite désormais française depuis que le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'a ainsi rebaptisée mercredi. L'UGPBan s'est étalé sur au moins 100 m2. Un peu plus loin, c'est le stand des rhums Clément, JM et Damoiseau. Hier l'après-midi a été bousculé par la fameuse remise des diplômes du concours général agricole et la visite de la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin qui a considérablement contribué à engorger les travées pour le plus grand bonheur des exposants.

La Martinique au salon de l'agriculture

Les visites politiques n'ont d'ailleurs pas trainé. Mardi, sont venus saluer leurs amis d'Outre-mer, l'UMP Xavier Bertrand, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et le candidat à la présidentielle de 2017, Alain Juppé. Le Premier ministre est passé, un peu rapidement, lundi. Quant au chef de l'Etat, il n'est pas allé jusqu'aux stands des Outre-mer samedi quand il a visité le hall des régions de France. Pour sauver le coup, l'ODEADOM a conduit une délégation d'exposants ultramarins jusqu'à lui.

FXG, à Paris

Le président a été décoré du pin's de "la banane française" qu'il porte à son revers, sous la Rosette. Il est face à une délégation d'agriculteurs des Outre-mer français.

Le président a été décoré du pin's de "la banane française" qu'il porte à son revers, sous la Rosette. Il est face à une délégation d'agriculteurs des Outre-mer français.

Dominique de la Guigneraye, ambassadeur des rhums Clément, remet toujours un flacon de rhum aux hommes politiques qu'il croise, de droite ou de gauche, c'est du lobbying ! Ici, l'heureux élus est Xavier Bertrand, ancien ministre UMP.

Dominique de la Guigneraye, ambassadeur des rhums Clément, remet toujours un flacon de rhum aux hommes politiques qu'il croise, de droite ou de gauche, c'est du lobbying ! Ici, l'heureux élus est Xavier Bertrand, ancien ministre UMP.

Les deux hôtesses Marie-Laure et Miguèle préparent le melon pour la grande dégustation offerte au public du salon par la chambre d'agriculture de la Martinique et Caraïbes Melonniers. Quand ce n'est pas du melon, c'est du blan manjé si ce n'est du punch...

Les deux hôtesses Marie-Laure et Miguèle préparent le melon pour la grande dégustation offerte au public du salon par la chambre d'agriculture de la Martinique et Caraïbes Melonniers. Quand ce n'est pas du melon, c'est du blan manjé si ce n'est du punch...

Le directeur et le président de l'Union des groupements de producteurs de bananes, Philippe Ruelle et Eric de Lucy viennent de présenter leur nouveau conditionnement de la banane qui permet de la vendre au doigt, à l'unité ! Stéphane Le Foll vient de prendre en main la communication de la banane. Ce ne sera plus "la banane de Guadeloupe et de Martinique", ce sera "la banane française" et ,en dessous, "cultivée en Martinique et en Guadeloupe". Il s'agit rappelons de 260 000 tonnes de fruit à écouler sur le marché franco-européen.

Le directeur et le président de l'Union des groupements de producteurs de bananes, Philippe Ruelle et Eric de Lucy viennent de présenter leur nouveau conditionnement de la banane qui permet de la vendre au doigt, à l'unité ! Stéphane Le Foll vient de prendre en main la communication de la banane. Ce ne sera plus "la banane de Guadeloupe et de Martinique", ce sera "la banane française" et ,en dessous, "cultivée en Martinique et en Guadeloupe". Il s'agit rappelons de 260 000 tonnes de fruit à écouler sur le marché franco-européen.

L'or pour la favorite

L'or pour la favorite

11 médailles d'or au concours général des rhums

11 médailles d'or sur un total de 27 sont venus saluer la qualité de l'AOC Martinique.

L'or est venu récompenser parmi les rhums blancs AOC à 50 ° le Coeur de canne de la Favorite, tandis que le rhum Clément canne bleue 2014 et le JM sont en argent et le Dillon en bronze. Dans la catégorie blanc AOC 55 °, pas d'or, mais l'argent pour HSE qui reçoit la même récompense pour sa cuvée Lamazou à 40 %.

Parmi les punchs, deux médailles d'or seulement pour la crème de rhum vieux et le Schrubb de Clément qui récolte aussi trois médailles d'argent avec son punch café, son punch passion et son punch coco. Argent encore pour le punch Guarana gingembre de Dillon, le punch cristal coco de Saint-James. Enfin, le punch pina colada de Clément reçoit le bronze.

Côté rhums vieux, quatre médailles d'or pour Saint-James (Bally 3ans, Fleur de canne 3 ans, Quintessence 7 ans et 2000 10 ans). Dillon en prend trois pour son vieux de 3 ans à 43 °, son VSOP 7 ans et son XO 10 ans. HSE en prend une pour son Black Sherif 3 ans d'âge à 40 °.

L'argent récompense HSE et son extra vieux 2004, la grande réserve XO Depaz 10 ans, et le sélection club 10 ans de Dillon

La Favorite prend le bronze pour son Coeur de rhum 4 ans et JM pour son multimillésime 7 ans.

Partager cet article

28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:56

Alain Maline en tournage

Le metteur en scène et producteur Alain Maline sera en tournage en Guyane à compter du 7 mars pour son long-métrage de fiction intitulé, Le Caïman d'or. Judith, avocate et professeur de droit à la Sorbonne, transporte avec elle, un mari réduit en cendres. Elle devra les disperser devant « Le Caïman d’Or »,

endroit qui servait de repaire à son mari, mais aussi endroit où les filles dites de joie offrent certains plaisirs contre quelques grammes d’or… Le scénario mêle l’amour, la trahison, l’espionnage, la déforestation, les illusions perdues, la fuite de chez soi, de son pays, la recherche de son identité en pleine Amazonie.

Les personnages sont plongés dans cette jungle où cohabitent à quelques kilomètres du Centre Spatial Guyanais, des aventuriers peu scrupuleux, les noirs Bushninguës et les derniers peuples Amérindiens libres…

Judith la veuve candide qu'incarnea Pauline Lefebvre, Clédia, l'oprheline prostituée (Flora Bonfanti) et Rossy, la mère maquerelle (Rossy de Palma), se méprisent, se haïssent, se déchirent et finissent par s’unir pour faire triompher le droit, là où l’or a la couleur du sang...

A noter la présence au casting de Viviane Emigré, de Serge Abatucci, de Lakshan Abénayake et, pour la première fois au cinéma, le pont de Saint-Georges ! Budget du film : 3,2 millions d'euros.

FXG, à Paris

Voir les commentaires

Partager cet article

28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:53

7 médailles pour les produits réunionnais

Au concours général agricole, la Réunion a été sept fois récompensée par les jurés. Elle reçoit deux médailles d'or pour les rhums vieux Mascarin (XO 7 ans et l'Opus 5 7 ans), une médaille d'argent pour Isautier et son arrangé banane et une en bronze, toujours pour Isautier, pour son arrangé gingembre citron. Ti gout lontan avec son arrangé cannelle vanille prend aussi le bronze. La vanille du domaine de Grand Hazier à Sainte-Suzanne a eu l'argent et les confitures extra mangue miel des Saveurs de la Fournaise le bronze.

FXG, à Paris

Les médailles réunionnaises

Charles Nagou, gérant des saveurs de la Fournaise, lauréat d'une médaille de bronze pour sa confiture miel-mangue.

"Depuis la médaille, on a doublé les ventes"

Que signifie cette médaille de bronze ?

On est content d'avoir une médaille. C'est une satisfaction et le résultat d'une année de travail, mais on est un peu déçu de ne pas avoir eu l'or. On va tirer des conclusions positives des critiques du jury pour avancer.

Quelles étaient les principales critiques ?

Les jurés sont à 50% professionnels, à 50% amateurs et c'est un public qui trouve que cette confiture manquait juste un peu de goût tropical. Ils auraient voulu l'association de deux fruits typiquement tropicaux. Nous, on a associé la mangue et le miel. Ils ont aimé puisqu'on est arrivé en finale. Ils ont adoré la texture, manquait juste une petite touche de saveur tropicale... On va tout faire pour qu'ils adorent l'an prochain. Je pense qu'un petit fruit de la passion, ça peut changer les choses.

Vous reviendrez donc ?

Nous reviendrons avec d'autres types de confitures, peut-être représenter la mangue miel et tout faire pour éblouir les palais des jurés.

Votre médaille, commercialement, elle change quoi ?

Une heure après qu'on ait eu la médaille, des gens sont venus directement nous voir. Les médaillés sont les meilleurs produits de France, c'est un classement très recherché... Depuis la médaille, on a doublé les ventes de confitures. Elle nous a donné une visibilité telle que ça se vend tout seul !

Etes-vous déjà présent sur le marché hexagonal ?

On commence tout juste à exporter avec un petit réseau d'épiceries fines en Allemagne et en métropole. Hier, de nouveaux professionnels sont passés nous voir, comme La bonne box, qui veulent travailler avec nous sur ce produit médaillé. Ils veulent surtout savoir comment ça peut se mettre en place au niveau délai et approvisionnement tout en gardant la qualité artisanale du produit.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Published by fxg
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:38
La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Vanille, confiture, piments, rhums et fruits de la Réunion

Comme chaque année les agriculteurs réunionnais viennent en force à Paris pour la semaine du salon de l'agriculture. Cette année tout a encore changé, les Outre-mer sont dans un hall de plain-pied contrairement à l'an passé, mais leurs stands sont un peu excentrés, tout au fond du hall des régions de France. "Le chiffre ne sera pas bon", pronostique Mémé Rivière de la Maison du curcuma. Avec dix ans de salon dans les jambes, Mémé ne s'inquiète quand même pas pour les 800 kilos de matériel qu'il a emmenés grâce au réseau de clientèle en circuit court qu'il a acquis avec "Les paris fermiers".

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Non loin de lui, Louis Leichnig et sa "vanille givrée" de Saint-Philippe. Il a en 100 kilos à vendre. Lui aussi fait le modeste sur ses objectifs au salon de l'agriculture : "Ce n'est pas forcément rentable, mais c'est incontournable." Lui aussi se plaint d'avoir été acculé dans un cul de sac ! "Nous clients nous retrouvent quand même car ils viennent prendre leur vanille pour l'année !" Il estime devoir faire un chiffre d'affaires de 9 à 12 000 euros pour rentrer dans ses frais. Là, il vise les 7000.

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Ses concurrents et amis de Pro vanille ne sont pas loin de lui mais un peu mieux placés. Ils y a Joël Charlettine, Géraldine Léger, Grazziella Catan, le président Willy Boyer et le directeur Jimmy Péribe ; ils représentent les 130 vaniliculteurs de leur coopérative. Laquelle affiche un chiffre d'affaires d'un million d'euros dont 30 % à l'export ! "Nous avons une indication géographique protégée encours, confie Jimmy Péribe, et nous travaillons sur une marque Parc national..." Si le salon de l'agriculture leur assure un chiffre d'affaires de 20 000 euros,ils viennent à leur frais. "Juste un soutien de l'Odeadom", achève M. Péribe qui attend plus d'accompagnement. 

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Autre stand bien fréquenté, celui de la coopérative de Saint-Louis, Fruits de la Réunion. Ils ont ammené dix palettes d'ananas, soit 5 tonnes et trois autres de fruits divers. Tous ces fruits sont déjà régulièrement commercialisés au marché de Rungis. Bernard Bègue qui a son exploitation au Tampon et à Saint-Pierre, est à la tête d'une petite délégation. Il y a Olivier Guimbert, Davy Mascarel et James Cadet qui fait des ananas dans l'Est. 

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Mais le fruit qui monte, c'est le fruit de la passion. Nancy Hoarau, sur le stand Philibon, représente l'Anafruit, un organisme de producteurs, détaille les productions : "550 tonnes d'ananas, 50 tonnes de maracudjas, 6 tonnes de pitayas et 400 tonnes de létchis." Les maracudjas qu'elle présente poussent sous serre au Tampon. Il y a encore des progrès à faire pour adapter la qualité du maracudja qui doit être vendu une semaine au plus tard après avoir été cueilli. N'empêche, ce marché a été multiplié par deux en un an !

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Plus artisanale, Alexandra Lebon tient un joli petit stand où elle valorise les sucres spéciaux. Elle propose au chaland des conditionnements artisanaux de sucre "au goût intense" ou aromatisés. Que des productions de Bois-Rouge et du Gol. Elle prépare ses paquets à Saint-André où elle a créé un emploi à temps partiel en plus du sien et a déjà trouvé un petit réseau de distributeurs locaux. Comme chaque année, les visiteurs retrouvent le stand d'épices et de confitures Soleil Réunion.

Mardi, nos exposants ont eu droit à la visite d'Alain Juppé, de Xavier Bertrand et de la maire de Paris. La veille, ils avaient eu celle, rapide, du Premier ministre. Samedi, pour voir le président qui n'est pas allé jusqu'fond du hall, au village des Outre-mer, l'ODEADOM a conduit une délégation ultramarine à sa rencontre.

FXG, à Paris

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Derrière le salon, les enjeux de l'agriculture réunionnaise

Lundi soir, petit colloque à l'Assemblée nationale, organisée par la député Ericka Bareigts. Au programme, les enjeux de l'agriculture réunionnaise. Elle représente 5 % du PIB et occupe 10 % de la population active. Le président de la chambre d'agriculture Jean-Bernard Gonthier a présenté des taux de couverture encourageants : 75 % des produits frais sont couverts par la production locale. Avec un pic de 78 % en 2013 avec seulement 5000 hectares (25 000 pour la canne, 12 000 pour l'élevage). "Il nous manque 800 hectares pour arriver à l'autosuffisance en 2020", a-t-il ajouté. Côté bovins, ovins et caprins, il y a encore à faire pour développer les filières, mais avec le porc et la volaille, les éleveurs réunionnais assurent 100 % des besoins, malgré la concurrence du surgelé qui, de surcroît, est bradé !

Il y a 6 à 700 hectares en friche à conquérir, c'est-à-dire de la place pour une petite centaine de jeunes. "Nous avons vingt candidats pour pour un terrain agricole en vente aujourd'hui", rappelle le président Gonthier. Il y a 3000 producteurs de fruits et légumes dans l'île.

Alain Dambreville, président de l'Armefhlor, est venu prophétiser un superbe avenir à la pomme de terre pays : produire 140 000 tonnes en 2020 ! "Nous avons enfin , déclare-t-il, eu l'autorisation d'expérimenter une semence de pommes de terre australienne."

Laurent Janci, ingénieur horticole est venu rappeler la richesse de la flore aromatique et de l'importance de la recherche et développement. La Réunion a fait tout récemment admettre 15 plantes endémiques dans la pharmacopée française. Des perspectives économiques s'ouvrent, même si un tel classement oblige ensuite à vendre les produits issus de ces plantes dans les pharmacies. "Encore un frein à faire sauter !", a conclu M. Janci.

FXG

La Réunion au salon de l'agriculture de Paris

Danièle Lenormand, directrice générale adjointe des établissements Isautier, jurée du concours général agricole. ITW

"Une médaille va nous donner accès à certains duty free shop mondiaux"

N'êtes-vous pas juge et partie à cette table ?

On n'est jamais juge de ses produits ! Là, je suis à une table où l'on déguste des punchs. C'est pour moi une occasion de voir ce que produisent mes confrères, d'apprécier les tendances... Avec un jury composé de gens très différents, on s'enrichit quand on échange sur les produits.

Et dans le même temps vos produits sont jugés sur d'autres tables...

Depuis plusieurs années maintenant, on voit autour du rhum et des dérivés du rhum un travail important fait par tous les producteurs et ça contribue à faire du concours général agricole un lieu qui délivre des médailles prestigieuses et appréciées par des gens connaisseurs. Que j'ai des médailles ou non, je retiens que les productions augmentent en qualité et ça concourt globalement à faire rayonner ces produits d'exception des Outre-mer.

Fait-on ce qu'il faut pour présenter nos rhums comme le segment supérieur de cette gamme ?

Il y a eu une période tequila, une période vodka... On est dans la période rhum. Le premier cocktail au monde, c'est le mojito. La vraie question, c'est en fait : dans quel usage on s'inscrit ? Jusqu'alors, les Français avaient l'habitude des cognacs. Et o sait que les cognacs ont regagné le marché américain en travaillant une cible particulière, les Noirs américains et le jazz. Ca a été une explosion de ventes aux USA. Aujourd'hui, nous avons des produits d'excellence, nous sommes en train de transcender cette image du rhum vieux en digestif. Le rhum blanc, c'est la base cocktail. En Russie, Chine, Inde, Afrique et USA, le rhum est redevenu un produit accessible, de qualité, un produit médaillé french touch parce que, effectivement, au plan mondial, le rhum qui se distingue, c'est celui des Outre-mer français. C'est le premium et il tire des spécialités comme les arrangés. Consommé frappé, l'arrangé, c'est un produit nouveau qui séduit.

Vous auriez pu ne pas être au concours général ?

Le concours général agricole est un moment incontournable pour notre profession. Ces médailles sont clairement un accélérateur commercial et d'image. En 2014, on a reçu onze médailles pour le rhum vieux Louis-et-Charles et médaille d'or pour le meilleur rhum de l'océan Indien ! Cette simple médaille est juste fantastique. elle nous offre des ventes, nous ouvre des marchés, génère chez les connaisseurs une envie de goûter et, surtout, elle va nous donner accès à certains duty free shop mondiaux dont on n'aurait pu rêver. Depuis le 19e siècle, il y a des médailles et Isautier a eu une médaille d'or à Moscou en 1891 ! Ce n'est pas une mode, on parle d'une tradition et on rejoint un espace de produits de luxe. C'est une valeur ajoutée à nos productions.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

Partager cet article

28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 06:40

Jimmy Clif attendu à Terre de blues

L'équipe du festival Terre de blues a dévoilé la semaine dernière à Paris l'affiche de la 16e édition qui aura lieu du 22 au 25 mai à Marie-Galante.

En ouverture, trois pointures sont annoncées : le pianiste guadeloupéen Alain Jean-Marie, la chanteuse capverdienne Mayra Andrade et le Jamaïcain Jimmy Cliff. le deuxième jour, Vasti Jackson (USA), Seun Kuti & Egypt 80 du Nigéria et Sisters Sledge (USA) prendront le relais sur la scène de l'habitation Murat.

La dernière soirée sera 100 % caribéenne avec le groupe Nostalgia de Marie-Galante, le Martiniquais Guy Vadeleux & O'Tantik, le Porto-Ricain Marlow Rosado et le Guadeloupéen Misié Sadik.

André Seytor, 82 ans, marin-pêcheur, couturier, vannier, chanteur, accordéoniste et comédien, est le parrain de cette édition place sous le signe de l'authenticité et la promotion du territoire.

FXG, à Paris

Voir les commentaires

Partager cet article

Published by fxg
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 06:37
Salon de l'agriculture - la Guyane

Le joli stand de Guyane

Ils sont 7 exposants guyanais à participer au salon international de l'agriculture qui se tient jusqu'au 1er mars à Paris. Sous le pavillon de la Région Guyane et du CNES, un grand stand commun, au coeur du hall des Régions de France et d'Outre-mer. Il est tenu par 7 hôtesses, des guyanaises recrutées dans l'Hexagone comme Cynthia, la Parisienne, ou Lucie, lilloise originaire de Cayenne et habituée du salon. Jusqu'à présent, elle avait travaillé pour le stand de la Martinique et celui des melons Philibon. "Je suis venue donner un coup de main à la demande d'une amie guyanaise", confie-t-elle avec un sourire. Les filles proposent les spécialités guyanaises, des jus, de la Belle Cabresse, des planteurs, du poulet boucané ou de la "Jeune gueule". La bière de Guyane que fabrique depuis trois ans M. Farruggia à Matoury a décroché le bronze pour sa première participation au concours général agricole. "On a amené 4 tonnes de produits", confie François Jean-Hubert, secrétaire général de la chambre d'agriculture et pilote de l'opération. Il y a eu 50 000 euros de subventions pour le stand et 30 000 euros pour les billets d’avion d'une quinzaine de personnes et les 4 tonnes de fret.

Le stand a déjà vu passer des figures du monde politique comme l'ancien ministre Xavier Bertrand, le maire de Paris, Anne Hidalgo, ou m^ême le Premier ministr, lundi. "un peu rapidement", regrette Eliette Antoinette. Mais l'arrêt d'Alain Juppé, mardi, sur le stand de la Guyane a été fort remarqué.

FXG, à Paris

Salon de l'agriculture - la Guyane

"Létchi guyanais"

"2,5 euros les 5." Le produit phare c'est le ramboutan ! Joseph Ya Hu et Patrice Jong Lau, de Cacao, testent le "létchi guyanais" auprès de la clientèle parisienne du salon. Le fruit attire, mais il montre aussi ses faiblesses à l'export : "Il n'aime pas voyager dans des cartons, explique un spécialiste, il noircit très vite." "Exporter les ramboutans, c'est difficile, souligne Joseph. C'est un fruit compliqué à ramasser et qui voyage uniquement par avion..." Les deux hommes, membres du syndicat des jeunes agriculteurs, ont planté en ramboutan sur moins de deux hectares chacun. Il faut attendre 5 ans avant que ça ne donne. Ils sont donc diversifiés agrumes et maraîchage chez le premier, bananes, ignames et vivrier chez Patrice. A l'heure actuelle, la production de ramboutan est écoulée de février à mai sur les marchés du samedi. Et comme pour les maracudjas, le marché guyanais absorbe toute la quantité produite.

Salon de l'agriculture - la Guyane

437 palmiers

Nicolas Coralie du parc naturel régional expose le projet de la maison du palmier à Roura. "Le premier écomusée de Guyane pourrait ouvrir en septembre." On y découvrira les Savoir faire amazoniens comme la vannerie ou l'agrotransformation. Ce devrait être aussi le lieu où va se construire une banque de données scientifiques sur les palmiers amazoniens dont on a recensé pour l'heure 437 espèces différentes. "Les Brésiliens, les Péruviens ont des tonnes d'application avec les fruits des palmiers et nous n'en faisons rien en Guyane", regrette Nicolas Coralie.

 

Salon de l'agriculture - la Guyane

Kwak

Toute la famille Antoinette ou presque a quitté Kourou et pris ses quartiers au stand guyanais du salon. Eliette, la patronne, Jean-louis, le mari, Nadia, la fille et Sophie Christophe, leur partenaire, ont arrangé leur bout de stand personnellement, comme l'an dernier ! 180 kilos de manioc en magasin. "Cette année, prévient Eliette, je n'irai pas à la foire de Paris au mois de mai." Le bruit, la foule, les longues journées au parc des expositions, l'hébergement à l'hôtels sont fatigants... "Mais, précise-t-elle aussitôt, mes produits y seront." Tous les Guyanais qui vivent dans l'Hexagone savent que c'est dans les foires et salons qu'ils peuvent refaire le plein de kwak.

Salon de l'agriculture - la Guyane
Salon de l'agriculture - la Guyane

François Jean-Hubert, secrétaire général de la chambre d'agriculture

"Des taux de couverture en constante augmentation"

Quels sont les freins au développement de l'agriculture guyanaise ?

Le premier frein reste l'accès au foncier. Certes, les délais sont moins longs qu'avant, mais il faut encore attendre trois ans pour avoir un terrain ! Ajouté à cela, le problème de l'installation pour les jeunes, voilà les deux freins principaux à notre développement.

Y a -t-il une main d'oeuvre salariée agricole importante ?

Pour la plupart de nos exploitations qui sont naissantes, l'embauche est difficile. Ce sont des structures familiales avec un couple, parfois un enfant en âge de travailler... L'agriculteur donne du travail aux saisonniers quand il y a des récoltes de produit de saison ou quand il y a des manipulations à faire... Une exploitation qui tourne bien a en général deux ou trois ouvriers avec elle. C'est un secteur d'activité porteur d'emploi au moins pour celui qui était demandeur d'emploi et qui se lance comme agriculteur.

L'autonomie alimentaire est-elle possible en Guyane ?

Notre meilleur exemple, ce sont les oeufs. Nous sommes à 99 % de couverture du marché guyanais. Avec le porc, nous sommes à 34 %. Ca peut paraître bas, mais il y a quelques années, nous étions encore à 14 % ! Sur le bovin, on est à plus de 50 %. Ce sont des taux qui sont en constante augmentation. Nous sommes mauvais élèves avec la volaille avec 1 %, mais c'est parce que nous avons un problème d'abattoir. On ne pas abattre pour le moment, mais nous avons la capacité de produire. Et sur le maraîchage, on est là aussi quasiment sur du 100 %.

Qu'exportons-nous ?

Des produits transformés comme le rhum,  les confitures, les condiments, le kwak, la kassav... Nous essayons de faire connaître le ramboutan, mais on n'a pas trouvé la solution pour le faire arriver dans un état convenable en métropole. Là, on  est plus dans un problème de logistique... La Région nous aide pour négocier au niveau du prix du fret aérien et des transitaires pour avoir un coût au plus bas sinon le produit guyanais devient excessivement cher quand il arrive en métropole. C'est là qu'on pêche, pas au niveau de nos capacités de production.

Propos recueillis par FXG

Salon de l'agriculture - la Guyane

Deux médailles pour la Guyane

Au concours général agricole, deux produits guyanais ont été salués chacun par une médaille de bronze : la bière Jeune gueule, fabriquée à Matoury, et le rhum vieux Saint-Maurice, La Cayennaise 10 ans. Les diplômes ont été remis hier après-midi à Paris par Stéphane Le Foll et George Pau-Langevin.

Partager cet article

27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 06:56
Willy Marze publie une enquête sur la Guadeloupe

Un livre-reportage sur la Guadeloupe

Au coeur du péyi Guadeloupe, enquête sur une identité est un ouvrage que vient de sortir l'éditeur Globophile. C'est Willy Marze, un jeune homme qui est venu passer six mois en Guadeloupe, qui raconte sur le mode vécu sa découverte de l'archipel cinq ans après les 44 jours de grève générale du LKP en 2009.  L'auteur pose un regard tantôt naïf, tantôt empathique, mais toujours curieux sur la Guadeloupe et ses habitants. Et à la question qu'il pose en ouverture de son livre enquête, "c'est quoi le problème ici ?", il propose une réponse : "la quête identitaire". Willy Marze balade son lecteur du côté de la Mutualité à Pointe-à-Pitre, sur la place de la mairie de Baie-Mahault, dans un lolo du port de Sainte-Rose.. à la recherche de l'identité guadeloupéenne. Willy Marze ne perd pas son temps sur les plages mais ne s'épargne pas pour autant les belles cartes postales. Il fait rencontrer à son lecteur les "insulaires les plus influents" (Henry Joseph, Jacky Dahomay, Elie Domota, Ary Chalus...). Après six mois et 250 pages, Willy Marze, tel un inspecteur de l'administration générale en mission, fabrique son rapport culturel, économique et social (d'ailleurs il en cite beaucoup dans ses références à la fin de l'ouvrage) et préconise de "nouvelles alternatives" que "méritent les habitants de l'île papillon" : "Un projet de société cohérent doit être l'occasion de repenser les relations de la Guadeloupe avec l'Etat français et l'Europe. Car oui la France et l'Europe assurent un certain niveau de vie par leurs transferts budgétaires. Mais ces aides créent aussi de la dépendance. Les échanges peuvent se concevoir autrement. Ce n'est pas une question de repentance mais de justice."

On attend avec hâte sa prochaine enquête par exemple sur les habitants de la vallée du haut-Verdon et leur rapport avec leur capitale régionale Marseille !

FXG

Partager cet article

26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 07:40
Salon de l'agriculture 2015 - Guadeloupe

Les Guadeloupéens au salon de l'agriculture

La chambre d'agriculture a pris ses quartiers à Paris, au salon international de l'agriculture qui a ouvert ses portes samedi. 16 exposant sont allés au parc des expositions. Ils se sont installés sur trois ilots dans le hall des Régions de France où se trouvent, au fond, l'outre-mer. "Il fallait exposer nos produits phare, miel, café, sucre, fleurs, rhums, explique Harry Rupaire de la chambre d'agriculture. Ici, c'est la vitrine et on amène plus d'exposants que l'an passé." Avec 80 % d'aide de la Région, la chambre a engagé 200 000 euros pour assurer cette présence guadeloupéenne au coeur du temple national de l'agriculture. Qui plus est, la chambre a invité quelque 80 agriculteurs à venir à Paris visiter le salon.

Mardi, ils auront pu voir Alain Juppé, Xavier Bertrand, Anne Hidalgo qui ont arpenté les travées du salon. Pour le président de la République, samedi, l'ODEADOM avait composé une délégation d'ultramarins pour aller le rejoindre car François Hollande n'est pas allé jusqu'au fond du hall où se trouvent les stands des outremers.

Reportage FXG, à Paris

En Images

Emilie Quilin vante ses boissons innovantes du domaine des Antilles au Moule : pétillant et vin doux ou sec de banane.

Emilie Quilin vante ses boissons innovantes du domaine des Antilles au Moule : pétillant et vin doux ou sec de banane.

C'est mercredi que Stéphane Le Foll et GPL ont inauguré la nouvelle appellation de la banane de Guadeloupe et de Martinique. La banane a le plus grand stand avec celui de l'ODEADOM au quartier outremer du salon de l'agriculture.

C'est mercredi que Stéphane Le Foll et GPL ont inauguré la nouvelle appellation de la banane de Guadeloupe et de Martinique. La banane a le plus grand stand avec celui de l'ODEADOM au quartier outremer du salon de l'agriculture.

Léandre et Marista Rabot sont venus avec 250 kilos de  manioc, les 120 kilos de la platine, 40 kilos de coco et 20 kilos de confiture de manioc. Ils étaient pas content mardi, ils disaient n'avaient pas fait un centime de la matinée, mais que le week-end avait bien marché. La kassaverie Rabot se trouve à Riflet, Deshayes. Nelly Renia, de Vieux-Fort, les a accompagnés pour leur premier salon de l'agriculture.

Léandre et Marista Rabot sont venus avec 250 kilos de manioc, les 120 kilos de la platine, 40 kilos de coco et 20 kilos de confiture de manioc. Ils étaient pas content mardi, ils disaient n'avaient pas fait un centime de la matinée, mais que le week-end avait bien marché. La kassaverie Rabot se trouve à Riflet, Deshayes. Nelly Renia, de Vieux-Fort, les a accompagnés pour leur premier salon de l'agriculture.

Ménard Lami de Bouillante et Benoît Foucan de Petit-Canal, font partie des 21 producteurs de la SICA Myel péyi. Ils ont amené 824 kilos de miel au salon. Depuis que la filière apicole a commencé à se structurer autour d'Apigua et d'Iguavie, 40 % des besoins locaux sont couverts par les 120 apiculteurs de l'archipel (dont 97 à Apigua). "Pour être pro, explique Ménard, il faut 60 ruches. Si vous en avez 30, Iguavie vous permet de vous former pour passer professionnel." Benoît Foucan a reçu une médaille d'or au concours général agricole pour son miel foncé. Tony Prudent de Marie-Galante a eu aussi l'or et Gérard Velin de Morne-l'Eau, l'argent.

Ménard Lami de Bouillante et Benoît Foucan de Petit-Canal, font partie des 21 producteurs de la SICA Myel péyi. Ils ont amené 824 kilos de miel au salon. Depuis que la filière apicole a commencé à se structurer autour d'Apigua et d'Iguavie, 40 % des besoins locaux sont couverts par les 120 apiculteurs de l'archipel (dont 97 à Apigua). "Pour être pro, explique Ménard, il faut 60 ruches. Si vous en avez 30, Iguavie vous permet de vous former pour passer professionnel." Benoît Foucan a reçu une médaille d'or au concours général agricole pour son miel foncé. Tony Prudent de Marie-Galante a eu aussi l'or et Gérard Velin de Morne-l'Eau, l'argent.

Dans l'épicerie style dutyfree qui borde les trois ilots de la chambre d'agriculture, on ne trouve que du Bologne, du Labat et du Madras-Darboussier. C'est le stand de la CCI Guadeloupe. Elle revient avec ce concept dégustation au verre et vente de bouteilles. "On est là parce que le rhum est agricole, mais c'est aussi une industrie, une agro-industrie et c'est un prolongement de ce que nous avons fait à Saint-Malo au départ de la Route du rhum", explique Razzane Hanne de la CCI (elle pose en compagnie de Sylvia Charles). Un autre ilot a été investi par la CCI. Il accueille deux exposants, Dom Distribution, l'artisan rhumier Nicolas Bichara, et le rond-point du sorbet de Jean Morvany.

Dans l'épicerie style dutyfree qui borde les trois ilots de la chambre d'agriculture, on ne trouve que du Bologne, du Labat et du Madras-Darboussier. C'est le stand de la CCI Guadeloupe. Elle revient avec ce concept dégustation au verre et vente de bouteilles. "On est là parce que le rhum est agricole, mais c'est aussi une industrie, une agro-industrie et c'est un prolongement de ce que nous avons fait à Saint-Malo au départ de la Route du rhum", explique Razzane Hanne de la CCI (elle pose en compagnie de Sylvia Charles). Un autre ilot a été investi par la CCI. Il accueille deux exposants, Dom Distribution, l'artisan rhumier Nicolas Bichara, et le rond-point du sorbet de Jean Morvany.

Sirop de curcuma et sirop de gingembre, ensemble ou séparés. le tout dans un flacon digne d'un apothicaire herboriste et voilà Karine Robert installée dans sa boutique au salon de l'agriculture. Depuis trois ans, son laboratoire à Roujol, petit-Bourg, produit des sirops. Depuis un an, Karine s'occupe elle même de leur diffusion dans l'Hexagone où elle a développé 12 points de vente, épiceries fines et magasins diététiques, en plus des foires et salons qu'elle court. Pour le moment, on fait plus de chiffre en métropole qu'en Guadeloupe", commente-t-elle avant de confier : "30 pharmacies guadeloupéennes vont me distribuer."

Sirop de curcuma et sirop de gingembre, ensemble ou séparés. le tout dans un flacon digne d'un apothicaire herboriste et voilà Karine Robert installée dans sa boutique au salon de l'agriculture. Depuis trois ans, son laboratoire à Roujol, petit-Bourg, produit des sirops. Depuis un an, Karine s'occupe elle même de leur diffusion dans l'Hexagone où elle a développé 12 points de vente, épiceries fines et magasins diététiques, en plus des foires et salons qu'elle court. Pour le moment, on fait plus de chiffre en métropole qu'en Guadeloupe", commente-t-elle avant de confier : "30 pharmacies guadeloupéennes vont me distribuer."

Aux délices de Man Roro, c'est le domaine d'Eve Azyc, Josy Coralie de Morne-à-l'Eau, et de Laura Marsolle. Laura distribue les produits Créole food, vinaigres de banane, de canne, Eve ses douceurs. Elles étaient déjà au salon de la gastronomie d'outremer de Babette de Rozières et elles seront à la foire de Nice du 7 au 13 mars. Ca marche pour elles. "On a emmené une tonne de matériel au départ", rapelle Laura.

Aux délices de Man Roro, c'est le domaine d'Eve Azyc, Josy Coralie de Morne-à-l'Eau, et de Laura Marsolle. Laura distribue les produits Créole food, vinaigres de banane, de canne, Eve ses douceurs. Elles étaient déjà au salon de la gastronomie d'outremer de Babette de Rozières et elles seront à la foire de Nice du 7 au 13 mars. Ca marche pour elles. "On a emmené une tonne de matériel au départ", rapelle Laura.

Pas un salon, pas une foire, pas un départ de Route de rhum sans que l'incontournable Roland Darroso ne soit là pour représenter la coopérative du café de la Côte sous le Vent. 200 kilos de café à 20 euros le kilos pour la durée du salon, et 300 tasses à 2 euros par jour. Le café, ça marche !

Pas un salon, pas une foire, pas un départ de Route de rhum sans que l'incontournable Roland Darroso ne soit là pour représenter la coopérative du café de la Côte sous le Vent. 200 kilos de café à 20 euros le kilos pour la durée du salon, et 300 tasses à 2 euros par jour. Le café, ça marche !

Malcolm Bauche et Jacques Larent, ex des cognac Martell et juré du concours général des rhums, au stand Bielle.

Malcolm Bauche et Jacques Larent, ex des cognac Martell et juré du concours général des rhums, au stand Bielle.

Asma vend le sucre péyi  reconditionné dans le meilleur Styl'créole. Depuis les premiers emballages berlingos lancés par Outremer Autrement, le sucre de Gardel et de Saint-Louis a toujours de plus beaux habits, en toile, en métal, en papier... Pour des sucres spéciaux, il faut du chic ! Ca se vend bien.

Asma vend le sucre péyi reconditionné dans le meilleur Styl'créole. Depuis les premiers emballages berlingos lancés par Outremer Autrement, le sucre de Gardel et de Saint-Louis a toujours de plus beaux habits, en toile, en métal, en papier... Pour des sucres spéciaux, il faut du chic ! Ca se vend bien.

Salon de l'agriculture 2015 - Guadeloupe

18 médailles au concours général agricole des rhums

Belle moisson de médailles pour les rhums guadeloupéens en compétition au concours général agricole cette année. Huit médailles d'or, cinq d'argent et autant de bronze.

Parmi les punchs, l'or revient au punch au coco grillé de JPJF, au punch carambole de Mabi. au punch passion de La Case des saveurs de Pointe-Noire, au punch planteur Guadeloupe et au Schrubb de Madras. L'argent récompense Mabi pour son rhum abricot et Madras pour son punch passion. Enfin le bronze revient au punch gingembre de Mabi et à la crème de rhum vieux de Madras.

Dans les rhums blanc à 50 °, Damoiseau prend l'or, Karukéra partage l'argent avec le Coeur de chauffe Reimonenq. Or aussi pour le rhum bielle 55 ° et le Bologne blanc 40 °. Le Bellevue Marie-Galante 59 ° reçoit le bronze.

Côté rhum vieux, argent pour le Damoiseau 4 ans et le Karukéra 3 ans et le bronze pour le Reimonenq 5 ans, "JR on the rocks" et le Damoiseau XO 6 ans.

FXG, à Paris

Partager cet article

25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 07:29
Domino à l'Olympia

Domino à l'Olympia

Trois ans après le début de la série "Domino" à la télé, le couple Laurence et Laurent s'offre l'Olympia avant une grande tournée antillaise et une quatrième saison pour leur série télévisée.

Cinq ans après la naissance du duo Domino, Laurence Joseph et Laurent Tanguy s'attaquent à la la plus mythique des scènes parisiennes ! Le 26, ils joueront à l'Olympia, dans une salle d'une capacité de 2000 spectateurs. "Une étape de plus, mais pas une finalité", tempère Laurent Tanguy qui rappelle qu'une tournée suit derrière en Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barth.

Laurence et Laurent se sont rencontrés sur les planches alors qu'ils jouaient tous les deux au sein de la compagnie Courte ligne. Non content de jouer ensemble, ils sont devenus un couple et c'est ainsi que "Domino" est né. Laurence, la Guadeloupéenne de Basse-Terre, et Laurent, le Breton de Plouguerneau, déclinent depuis 2010 un spectacle sur le thème du couple mixte qui s'est d'abord appelé "Cocktail épicé" avant de prendre son appellation définitive. Depuis 2011, les publics de Martinique, de Guyane et de Guadeloupe ont pu suivre les aventures de "Domino" à la télévision sur les chaînes 1ère, mais également sur de nombreuses scènes locales. Les scènes hexagonales, ils les connaissent aussi puisqu'ils ont joué pendant 18 mois au théâtre Bo Saint-Martin à Paris, mais également à Saint-Etienne, Lyon et même à Neuchâtel en Suisse. Ils ont aussi joué deux saisons de suite au festival d'Avignon.

Domino à l'Olympia

A l'Olympia, le couple domino va se mettre en scène dans une série de saynettes : dans la chambre, dans une veillée funéraire, à la plage, en voiture... "C'est un comique de situation dans le quel on interagit avec le public", explique Laurent. "Chacun se moque de l'autre, enchaîne Laurence. Je me moque de sa façon de danser, il se moque de ma façon de parler..." Le spectacle à l'Olympia sera capté pour France télévisions et la chaîne Comédie. Enfin, dès la tournée antillaise achevée, les deux comédiens et auteurs vont se remettre à l'écriture pour créer un nouveau spectacle (nom de code : Domino 2) et tourner la quatrième saison de "Domino a kaz" qui pourrait bien s'intituler cette fois "Domino en Bretagne" puisque c'est au pays de Laurent que devrait être tournée la nouvelle saison.

Leur spectacle est donc durable, tellement même qu'il a survécu au couple puisque ça fait déjà un moment que les deux acteurs ne sont plus ensemble à la ville. Pour autant, ils ont créé leur société de production et gèrent ensemble leurs affaires avec un unique but : faire rire !

FXG, à Paris

Domino à l'Olympia

Laurence Joseph, 31 ans

Laurence a commencé le théâtre amateur dès l'âge de 12 ans. Après son bac à Gerville-Réache, elle fait des études de psycho à Montpellier (Hérault). après six années d'absence, la voilà de retour en Guadeloupe en 2006. Elle trouve un job de maîtresse d'internat à Gerville-Réache et découvre la compagnie Courte ligne avec qui elle joue les pièces "Le dindon" de Feydeau et "Devinez-qui", une adaptation des "Dix petits nègres" par Sébastien Azzopardi. Guadeloupe 1ère la repère et lui offre de présenter la météo en 2010 aors même qu'elle a démarré l'aventure "Domino". Elle a joué dans les séries "Platane" et "Fais pas ci, fais pas ça". Laurence a décroché le prix de l'humour avec son spectacle solo "Ca va décoiffer", lors du dernier festival d'Avignon. Et si Laurence n'a pas l'intention de décrocher des planches, elle vise désormais le cinéma.

Laurent Tanguy, 35 ans

Laurent a démarré sa carrière dans l'enseignement et c'est ce qui l'a conduit de sa Bretagne natale en Guadeloupe où il a enseigné dans une école primaire aux Abymes pendant sept ans avant de devenir conseiller pédagogique en matière de théâtre. Il a démarré le théâtre en amateur, puis s'est professionnalisé avec Courte ligne avec qui il a joué trois pièces ("Le dindon", "Devinez-qui" et "Douze hommes en colère"). C'est là qu'il rencontre son alter ego guadeloupéenne. "En 2008, elle m'a emmené à un lewoz. J'étais le seul blanc... Elle dansait, je m'ennuyais et je suis allé à la buvette. quelqu'un a dit : "Qu'est-ce qu'il fait là le Blanc ?" J'ai répondu : "Blan la ka bwé on ti punch!" C'est comme ça qu'est née l'idée de Domino !"

Domino à l'Olympia

Partager cet article

Articles Récents