Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 06:03

ITW Lise Dolmare, auteur de 36 heures en Haïti

DOLMARE-Couv-36-heures.jpg« Retrouver sa dignité, c’est être dans la souffrance, l’expier et rayonner »

Journaliste à Guadeloupe 1ère, cette quadragénaire de La Pwent raconte dans un court ouvrage publié chez Jasor, ce qu’elle n’a pu raconter dans un simple reportage télévisé quelques jours après le tremblement de terre de janvier 2010. Au-delà des images fortes, elle livre ses impressions, ses réflexions sur l’intensité de l’homme confronté à la détresse la plus grande.

 

Pourquoi un tel ouvrage ?

Lise-Dolmare.jpgIl me semble qu’il y a de plus en plus de journalistes qui ont le besoin d’écrire et il faut se poser la question du pourquoi. Dans nos métiers, ça va très vite ; la réflexion doit être livrée de manière rapide. On n’a pas le temps, par là même, de donner le plus profond, le plus vrai des situations. A travers l’écrit, ça m’a permis de prolonger cette réflexion. De la télé, de l’image, au commentaire des reportages, arriver à la plume, chez soi, tranquillement le soir, où les choses vécues remontent, il n’y a rien de plus succulent car il n’y a rien de plus authentique que cela. On peut se dire que 36 heures c’est court, mais la notion de temps n’existe pas…

C’est la notion de l’intense qui domine ?

C’est plus qu’intense. Il y a un va et vient entre ce qu’on observe et ce que l’on reçoit. Il y a des incompréhensions… Comment se fait-il que quand je plonge dans une tente et que je découvre la réalité d’une tente, qui est triste, miséreuse, j’éprouve au fond de moi un sentiment de sécurité. Comment se fait-il que je ressente de la sécurité dans un lieu d’insécurité ? Il y a des images… Un monsieur devant le palais présidentiel effondré en train de nettoyer le trottoir pour enlever les petites poussières et les cendres… Et tout autour, c’est le fracas ! Cet acte paraît dérisoire ; il est sensé. Il y a un vieux monsieur qui veut prendre l’avion, il est tremblotant, il a 80 ans, et on lui dit, quand il arrive à l’aéroport : « Non Monsieur, ce n’est pas aujourd’hui que vous partez… » Personne ne s’occupe plus de lui ; il repart tremblotant et il dit : « Pani lagen pou monté Pétionville… » Et il s’en va. Je l’ai regardé jusqu’au bout, les veines gonflées, les mains tremblantes. C’est tout cela Haïti. Ce sont des postures de dignité et de douleur qui fondent le pays et qui donnent même des sources de réflexion profonde pour le reste de l’humanité. Il est courant de dire que c’est dans la douleur qu’on grandit, c’est dans la douleur aussi qu’on comprend la capacité de l’être profond. Retrouver sa dignité, c’est être dans la souffrance, l’expier et rayonner. Haïti nous permet de comprendre cela au-delà du fait qu’on regarde ce pays comme un lieu de misère. Ce n’est pas simplement un lieu de misère, c’est un lieu de vérité.

Est-ce que c’est l’endroit pour faire de la littérature ?

Je comprends la démarche de Frankétienne. Il reste au pays ; il a besoin de son essence, de ce que ça lui délivre comme sève. Cet homme-là, ailleurs, il n’aurait pas eu cette puissance de la pensée. Il est appuyé sur son sol ; il n’est pas dans la misère, il est dans la richesse de la réflexion et de l’être.

Votre livre n’est pas un roman, c’est un témoignage, assez court…

Le temps ne compte pas. Le témoignage est court puisque c’est 36 heures mais comme je puis dans les secondes tout ce que j’ai pu vivre en 36 heures, j’aurai pu en faire 2 ou 300 pages. Je n’ai pas fini, je continue avec les conversations. Ce livre est un prétexte de réflexion, une proposition d’un autre regard.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 08:06

Corsair s’engage à donner 100 billets d’avion pour la Réunion et Mayotte

Gaston-Calife-Sylvain-Bosc-et-Claudy-siar.jpgAprès la convention signée entre la Case sociale antillaise, à Paris, et la compagnie Air Caraïbes, la compagnie Corsairfly a signé à son tour une convention similaire destinée à mettre à la disposition des originaires de la Réunion ou de Mayotte 100 billets d’avion gratuit. Le « contrat de mécénat » a été signé, hier matin à Paris par Sylvain Bosc, directeur général adjoint de Corsair, et Gaston Calife, président de la Case sociale antillaise, en présence de Claudy Siar, initiateur de ce projet dans le cadre de son programme solidarité. Corsair s’engage à faire don d’ici le 21 mars 2013, de cent billets gratuit (y compris les taxes que la compagnie prend à sa charge) soit 100 000 € dont environ 30 000 € de taxes. L’offre est réservée à des personnes natives de Mayotte ou de la Réunion, vivant dans l’Hexagone et justifiant d’une situation précaire. « On ne donne pas les billets d’avion comme ça, a prévenu le président Calife. Il y a une commission qui instruira chaque dossier. » La Case sociale est le seul interlocuteur de la compagnie et c’est elle qui détermine qui peut bénéficier de cette gratuité. Toutes précisions qu’a tenues à faire Gaston Calife qui observe que de nombreux fonctionnaires n’ont pas hésité à postuler dans le cadre de la convention signée le 16 février dernier avec Air Caraïbes à destination des Antilles. Ainsi, il a fait un premier bilan de ce précédent accord : « Sur 165 demandes à destination des Antilles et de la Guyane, 45 dossiers ont été déclarés recevables. » « Nous n’avons pas réfléchi longtemps pour accepter, a indiqué Sylvain Bosc, pour apporter notre concours… C’est un devoir sociétal. » Comme avec Air Caraïbes, la convention signée avec Corsair exclut les voyages en haute saison et pendant les vacances scolaires.

La Case sociale antillaise qui n’a d’antillais que le nom (« Elle agit, a précisé son président, comme un centre social français qui s’occupe de tous les originaires d’outre-mer même si les aides fournies par les collectivités locales des Antilles et de la Guyane sont dédiées aux originaires de ces départements. ») prend chaque année en charge 4 à 500 personnes originaires d’outre-mer sur quelque 3000 sollicitations. De son côté Corsair fait une bonne opération de communication et pourra déduire la valeur de ces dons de ses charges fiscales.

Désormais, la délégation interministérielle de Claudy Siar cherche à convaincre Air France de signer une convention similaire pour les originaires des territoires du Pacifique.

FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 07:57

Terre de blues s’offre une promo parisienne

TERRE-DE-BLUES-2.jpgLa 13e édition du festival Terre de blues aura lieu du 25 au 28 mai à Marie-Galante. Deux mois avant l’événement, le président de la communauté de communes de Marie-Galante, Harry Selbonne, le président de l’office du tourisme de la Galette, François Cléonis, Yves Jacquet du CTIG et Luc Maricot d’Air France, ont présenté l’événement à Paris, dans la célèbre Rhumerie du boulevard Saint-Germain. L’objectif est de donner une visibilité nationale au festival au-delà de la Caraïbe. « Ca fait deux ans que nous travaillons pour avoir une couverture nationale », explique Muriel Maurin, chargée des relations avec la presse. L’Express, le supplément du Figaro, Club Med, le quotidien La Croix et Radio France lui ont consacré des articles ou des émissions en 2011. A la conférence de presse qui s’est tenue à Paris, vendredi dernier, un représentant de la plateforme Deezer était là. Et, outre la presse antillaise de Paris, y assistaient des représentants de Canal + Overseas ou encore Michel Reinette, rédacteur en chef des éditions des JT du week-end de France 3. Selbonne-et-Maricot-d-air-France.jpgMême si le festival accueille quelque 5000 spectateurs, que le taux d’occupation des hébergements est de 100 %, et encore que les restaurateurs réalisent là 30 % de leur chiffre d’affaires, Harry Selbonne souhaiterait voir le public s’élargir avec la venue de métropolitains et d’Antillais de l’Hexagone. L’an passé, l’agence Nouvelles Antilles proposaient déjà des packs de voyage incluant les vols depuis Orly, le transfert à Marie-Galante, les places de concerts et l’hébergement. Cela sera sans doute reconduit. Localement, une navette maritime reliera directement la Galette à Fort-de-France. En 12 éditions, Terre de blues a su s’imposer aux côtés du Jazz festival de Sainte-Lucie ou du World créole de la Dominique. Mais le meilleur atout de Terre de blues reste son affiche avec, cette année, le père de Brigadier Sabari, Alpha Blondy.

FXG (agence de presse GHM)

FM-Leti-a-l-affiche-de-terre-de-blues-aussi.jpg

FM Léti sera elle aussi à l'affiche du festival

Programme complet sur http://www.terredeblues.com/

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 07:15

Sarcelles rend hommage à Mylène et MickaëlEnterrement-de-Mylene-et-Mickael-photo-Alfred-Jocksan--1-.jpg

Un millier de personne ont accompagné, hier après midi à Sarcelles (95) la dépouille des deux amoureux, Mylène  et Mickael, tous 2 victimes du naufrage du Costa Concordia.

Les cercueils de Mylène Litzen et Mickaël Blemard, installés cote à cote dans l’église St Pierre et St Paul, étaient couverts des fleurs blanches. Autour leurs parents, la famille proche, le premier magistrat de la ville, François Puponi, et la foule.

Enterrement-de-Mylene-et-Mickael-photo-Alfred-Jocksan--4-.jpgRecueillement et tristesse au son des chants et des prières ont accompagné les deux naufragés du Costa Concordia. Les larmes et le chagrin se lisaient sur les visages des gens venus en grand nombre pour rendre ce dernier hommage à leurs chers disparus. Ils étaient partis faire un petit voyage en Méditerranée pour fêter l’anniversaire de Mylène.

« Nous sommes venus dans cette église au nom de l’amour. Au nom de cet amour  qui se projetait entre Mylène et Mickael... Malgré la souffrance, malgré la douleur, je vous invite à penser à cet amour qui nous réuni aujourd’hui, à cette amitié qui est présente au milieu de nous dans ce lieu. Mylène et Mickael je vous remercie pour tous ces moments de bonheur que vous nous avez apporté », a déclaré le curé en ouvrant la messe.

Enterrement-de-Mylene-et-Mickael-photo-Alfred-Jocksan--7-.jpgMylène 23 ans et Mickael 25, d’origine guadeloupéenne, ont trouvé la mort lors du naufrage du paquebot, au large de l’ile de Giglio en Toscane (Italie), le 13 janvier dernier. Le naufrage  a fait 32 morts et 7 disparus. Leurs corps ont été identifiés le 22 février dernier. Il y avait 4 200 personnes à bord.

Ils avaient chacun leur passion, la musique pour Mickael et l’équitation pour Mylène. Le maire de Sarcelles qui a suivi toute la cérémonie a tenu à exprimer ses condoléances aux familles des victimes : « Nous allons soutenir et accompagner la famille. Ils vivent un moment terrible. » Tour à tour, les familles  et amis ont ensuite lu des messages, disant leur peine, leurs souvenirs, souvent la voix brisée, les larmes aux yeux et vides devant tant de douleur et d’incompréhension. Didier, l’aîné de la famille avait reçu un dernier texto le vendredi 13… Puis le cortège funéraire à pris la direction du cimetière de l’Orée du bois où un millier de personnes se sont regroupées pour un dernier adieu. Dans une chapelle ardente dressée au cœur du cimetière, Christine, Elodie, Emmanuel, Margot, Cédric, Kévin et Lélia ont lu quelques messages. Une des compositions musicales de Mickael, « Un pied dans le biss », les a accompagnés dans leur tombe où ils reposent côte à côte.Enterrement-de-Mylene-et-Mickael-photo-Alfred-Jocksan--10-.jpg

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 07:44

Fé to diez impose son style au Dimanche de la mode à Paris

MODE Fé To Diez photo Alfred Jocksan Paris (4)La jeune société guyanaise, Fé to diez, était l’invitée d’honneur de la seconde édition du Dimanche de la mode à Paris qu’organise l’association les 4A, d’Anne Brandy, et UP-HER Mannequinat. Leur objet : promouvoir la mode  à travers un métissage urbain et soutenir les créateurs dans leur travail.

2 heures de show haute couture et haut en couleur ! C’était dimanche, à la salle Olympe de Gouges à Paris. Cathy Icare de Fé to Diez a débuté la manifestation avec ses créations venues tout droit de la forêt amazonienne. Il y a eu ensuite Karomée, Fauvette Nacto, la Martiniquaise Marlène Potiron, Lucie B, Ouarda Helli, qui a fait sensation avec ses modèles inspirés de la culture algérienne, Isabelle Carré, Abou Dia, Sébastien Payen, Mélanie Dewilde.

MODE--Fe-To-Diez--photo-Alfred-Jocksan-Paris--29-.jpgFé to diez est un trio de la mode guyanaise avec les stylistes Yolande Milzink-Cincinat  et Éliette Dias-Da-Silva et leur directrice artistique Cathy Icare. Le public présent a apprécié et vivement applaudi, notamment la sirène au grand chapeau et finement vêtue, laissant entrevoir des dessous sexy, haut et bas… Emerveillement ! Surnommées les contrarieuses, les trois guyanaises ont fait leur concept dela formule « libre et fiers de ce que tu portes ». Une création raffinée, délicate et colorée. Des modèles unique en leur genre et très valorisants pour la femme d’aujourd’hui. La nouvelle société (Fé To Diez) présentait pour la première fois son logo depuis sa création en 2009 : une tête de paon, oiseau d’Asie venu da la forêt guyanaise. Fé to diez tarde à passer en phase de production en série par manque de moyen mais Yolande et Eliette ont trouvé la parade et utilisent les réseaux sociaux, internet et la bouche à oreille pour développer leur marque, notamment avec des robes de mariées personnalisées. Elles forment un trio très pointilleux et qui ne recule pas devant les difficultés. MODE--Fe-To-Diez--photo-Alfred-Jocksan-Paris--36-.jpg

Eliette et Yolande encadrent une jeune manequin (Photos : Alfred Jocksan)

Il y a du talent, de la créativité, du rêve, de l’engagement dans cette équipe qui donne de la dimension à la haute couture guyanaise. Aujourd’hui, elles en sont de véritables ambassadrices avec leur style , modernisé et festif, aux couleurs créoles, venant de la tradition. Après Paris, la prochaine étape de  Fé To Diez sera le Canada pour le festival des créolo-folies au mois de juillet prochain, à Montréal.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


MODE--Fe-To-Diez--photo-Alfred-Jocksan-Paris--20-.jpg4 Questions à Yolande Milzink-Cincinat

"le feeling plus que les mensurations"

Comment avez-vous connu cette manifestation ?

C’est à la demande de l’agence Up-Her Mannequinat que nous sommes venus présenter ici notre nouvelle collection. au dimanche de la mode. Notre modèle a été sélectionné pour être sur le carton d’invitation. Il y a beaucoup de fierté et de satisfaction en termes de travail.

Quel a été le fil conducteur de votre défilé ?

Nous avons défilé sur un terme très festif. Nous voulons montrer que l’on peut passer du show au prêt à porter. Nous avons mis l’accent plutôt sur le feeling que sur les mensurations chez nos mannequins. Et, pour terminer ce show, Eliette est venue présenter le paon, notre logo. C’était l’apothéose.

Quelles difficultés rencontrez-vous pour développer votre marque ?

Nos premières difficultés sont financières. Nous avons en nous la créativité mais nous avons besoin d’être soutenues financièrement pour ne pas sombrer dans l’oubli. Nous avançons souvent d’une manière frustre. Nous avons de grandes idées mais quand il n y a pas de sou, on ne peut pas aller chercher la matière première de grande qualité. Sans euro, ce n’est pas évident. Il faut que nous arrivions à sensibiliser ceux qui peuvent soutenir les belles créations.

Pourquoi vous surnomme-t-on les contrarieuses ?

Nous sommes Yolande et Eliette, les contrarieuses. Nous sommes très rebelles. On n’aime pas faire comme tout le monde. On n’aime pas rester dans le classique. Lorsqu’on nous demande quelque chose, nous mettons tout en place pour sortir du lot car nous voulons toujours aller plus haut et plus loin.

Propos recueillis par AJ

 


Defile-Marlene-Potiron---Alfred-Jocksan--1-.jpgMarlène Potiron, le madras au goût du jour

La Martiniquaise Marlène Potiron, a présenté sa création vestimentaire lors du Dimanche de la mode qui s’est tenu ce week-end  à la salle Olympe de Gouges à Paris.

Née à Fort de France en juillet 1960, de parents originaires du Gros Morne, Marlène a débuté dans le milieu associatif et aujourd’hui elle vit de sa création. Depuis près de quinze ans, cette femme passionnée va de succès en succès. Une rencontre en 2007 avec Philippe Girard du Centrex lui permet de participer à son premier salon de mariage à Lognes (77). Defile-Marlene-Potiron---Alfred-Jocksan--14-.jpgUne occasion de faire découvrir ses robes de mariage exotiques mettant en valeur la femme quelle que soit son origine. Installée à la porte de Montreuil à Paris, elle ne connaît pas la crise. Son carnet de commande est plein. Elle valorise le madras qu’elle affectionne avec la dentelle, l’organza, la soie, le lin.  Ses vêtements sont légers, faciles à porter, évasés avec une petite touche européenne et une fantaisie créole, le piqué à l’ancienne.  Agréable à voir et à porter. Sa broderie anglaise rehaussée d’une touche de madras a fait sensation dans le public.  Elle propose un nouveau  rendez-vous le 7 avril pour un prochain défilé lors du Trempage créole à Clichy la Garenne.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 06:57

Les escales caraïbes au cœur de Paris

Les-escales-caraibes---Alfred-Jocksan--12-.jpgLes escales caraïbes recevaient samedi dernier à la Scène Bastille l’enfant chéri de la musique martiniquaise, l’homme au banjo, Jean-Marc Monnerville dit Kali pour quelques minutes d’envolées rythmiques, mais aussi l’ambassadrice de la chanson guyanaise, Sylviane Cédia, qui présente son dernier opus, « Je vous aime ». A ces deux-là, s’est adjoint le grand show man de Saint-Claude, Jean-Marc Ferdinand. Les Trois artistes ont offert au public une triple ballade alliant l’émeraude amazonien à l’azur caraibe… Un samedi soir pas comme les autres.

Les-escales-caraibes-Just-Rody----Alfred-Jocksan--14-.jpgTout débute par une surprise de taille, le bassiste Just Rody, en ouverture du concert, rend hommage à Eugene Mona. Le bassiste de Rivière-Pilote présentait en avant première son premier opus très prometteur. A suivre…

Cette fois-ci l’orchestre était composé de Thierry Vaton, Patrick Boston, Bago Baltazard, Sony Troupé, Rody Céréyon, Dominique Lorté et Marie-Céline Chroné. Les escales caraibes Sylviane Cédia @ Alfred Jocksan (7)Un bon choix de Patrick Marie-Joseph qui connait la musique et s’y applique pour le plus grand des plaisirs avec son équipe. Le lancement est donné par Sylviane Cédia. Honneur à la femme, à l’ambassadrice de la chanson guyanaise. Elle ouvre le bal avec sa magnifique chanson composée à l’âge de quinze ans et toujours d’actualité : « Nou ké rivé Cayen’ », retraçant la route de son père sur les rives du Maroni jusqu’à Cayenne et sa découverte de Paris. Sa voix fait sensation et sa guitare fait le reste. Les-escales-caraibes---Alfred-Jocksan--20-.jpgLe public majoritairement féminin est transporté. Son dernier album est très dansant, très zouk, swing et chaloupé. L’échange parfait orchestré par le batteur Sonny Troupé lui permet de recevoir les félicitations du clavier, Thierry Vaton, pour sa relance : « Formidable, bravo ! » Depuis des années, Sylviane chante la beauté de son pays au monde. Malgré le succès, Sylviane Cédia reste une personnalité d’une grande gentillesse, toujours prête à rendre service… Les-escales-caraibes---Alfred-Jocksan--27-.jpgQuelques pas et voici l’homme de Saint-Claude, Jean-Marc Ferdinand, tout de blanc vêtu, montre et chaussure assorties… Entrée sur scène de l’ambianceur du soir. Il donne des cours de danse et de chant à son public avant de s’envoler en hélicoptère pour un atterrissage esquissé d’un coup de rein prononcé ! I vini mac chiné et poté lanmou au public parisien. C’est la joie de vivre. Les spectateurs sont en liesse. La salle vibre, crie, bouge, saute, un ti coup à gauche, un ti coup à  droite et un coup  au milieu, ils aiment ça. On pique  au centre. C’est en mode créole.

Juste le temps pour la troisième partie et le rasta martiniquais, Kali, qui a choisi la terre guyanaise pour retrouver l’inspiration. Il arrive avec son banjo. Fêtant plus de trente ans de carrière, tout sourire aux lèvres, il apprécie son passage éclair dans la capitale. Son sari bleu et ses longues nattes tombant jusqu’à ses pieds lui donnent une allure mystique. Kali est dans sa musique comme dans la vie. Il partage le bonheur. Des fans ont retardé leur départ pour assister à son concert. Une preuve de sa popularité, intacte.Les-escales-caraibes---Alfred-Jocksan--16-.jpg

Alfred Jocksan


Ils ont dit

Les-escales-caraibes---Alfred-Jocksan--19-.jpgJean-Marc Ferdinand : « Sincèrement, j’ai passé un moment inoubliable.  C’est une scène que j’ai appréciée par apport à son coté éclectique, par apport aux musiciens présents, aux chanteurs présents. Kali est un gars pour qui j’ai beaucoup de respect et d’estime par apport au travail qu’il fait depuis trente-cinq ans. Maintenant que je suis sur la même scène que lui, ça ne peut être qu’un grand moment de bonheur. Tout ça pour dire que j’ai passé un moment formidable. J’ai même trouvé que ça allait trop vite. Mon plaisir c’est quand les gens participent, quand ils sont ensemble, quand ils sont en symbiose avec moi. Chaque spectacle est un nouveau challenge. Mon but est de faire bouger les gens. »


Les-escales-caraibes-Kali----Alfred-Jocksan--17-.jpgKali : « Aujourd’hui je travaille, j’emmagasine et je restitue. Depuis que je vis en Guyane je voyage peu, quelques allers et retours dans les iles et dans la capitale. Je me suis installé en Guyane pour voir autre chose et m’ouvrir un peu sur l’Amérique du sud, pour mettre en place un marché commun musical. Je suis l’homme des projets, je commence, ça tombe et je recommence. Nous sommes à la recherche du bonheur dans la tête. Cela est presque impossible avec la vie qu’on mène. Il faut trouver une musique qui rend les gens cool et descendre sur nos pieds. Je suis heureux de voir que ma musique est toujours aussi appréciée. Moi-même je constate que mes chansons sont de plus en plus belles. Ce soir, j’ai vécu une expérience extraordinaire. »

 


Les-escales-caraibes-Sylviane-Cedia----Alfred-Jocksan--6-.jpgSylvianne Cédia : « C’est rendez-vous qui me fait chaud au cœur. Je renvoie un grand merci au public pour son accueil. J’ai toujours  espéré et le moment est arrivé de présenter au public parisien mon dernier album, « Je vous aime ». Sur cet album que j’ai auto-produit, je me suis sentie plus libre d’explorer d’autres horizons musicaux faisant un lien entre la musique traditionnelle et les beaux rythmes qui vont vers l’avenir. La vie, c’est la joie et l’espérance. C’est aussi l’image qu’on se donne de soi, pour aller vers l’avant. »

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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 06:51

Haïti organise son championnat de ski

championnat-haitien-de-ski.jpgJean-Pierre Roy, dit Rasta Pickett est le premier Haïtien à avoir participé aux championnats du monde de ski en 2011 à Garmish-Partenkirchen. L’Objectif était de faire parler d’Haïti autrement que par la misère et surtout relancer la générosité. L’histoire continue cette année avec le 1er championnat haïtien de ski. Il s’agira de générosité mais aussi de rechercher des Haïtien(nes) pour poursuivre cette aventure sportive aux prochain Mondiaux en 2013 et surtout aux Jeux Olypiques d’hiver de Sotchi en 2014. C’est l’occasion de venir se mesurer avec Rasta Pickett, 78e Mondial derrière JB Grange (avec une valise de +> 1 minute), mais skieur du dimanche (il ne skie qu’une semaine par an !). Deux épreuves sont prévues : le samedi, un slalom en 2 manches, et le dimanche un géant en 2 manches. Pour soutenir ce projet d’aide à Haïti par le sport, il suffit de prendre sa licence (30 €) à la Fédération Haïtienne de Ski. A l’issue des épreuves, les concurrents feront partie du classement national haïtien.  

Rendez-vous à Morzine les 14 et 15 avril.

Inscriptions sur http://haitiski.org/

 

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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 06:14

Echos de campagne

Babette fait cracher Hollande

François Hollande s’est arrêt, dimanche, au stand des éditions Orphies, au salon du livre de Paris. Il a reconnu celle qui lui avait fait à dîner lors de l’émission C à vous. Babette de Rozière était en séance de dédicace avec son livre, La bonne cuisine de Babette. François Hollande a pris le livre en main et demandé une dédicace. « Donnez-moi votre carte bleue ! », lui a répondu la chef guadeloupéenne qui a insisté et obtenu d’encaisser ses 29,90 €.


Patrick Karam fait parler de lui

Comme le Canard enchaîné a dénoncé l’emploi de bus affrétés par l’UMP pour conduire des Musulmans au meeting de Villepinte de Nicolas Sarkozy, c’est le Guadeloupéen Patrick Karam qui est monté au créneau dans Paris Match, le Monde ou le Parisien pour rétablir sa vérité. Il n’y avait pas de bus réservés aux femmes voilées, a-t-il déclaré en substance. En l'occurence que c'est Majid Touhami qui était responsable de ces bus  qui étaient stationnés porte de Monteuril à Paris, à trois stations de la mosquée. Mais l’ancien animateur des réseaux de coordination des ultramarins en soutien à Nicolas Sarkozy (campagne 2007) en profite surtout pour faire savoir qu’il est le M. diversité de l’équipe de campagne du président candidat. Il assure être sur le coup depuis le mois d’octobre et avoir fourni une liste de 8000 noms pour le meeting de Sarkozy ! Rien que ça.

FXG

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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 06:45

Ernest Pépin intervient ce samedi au salon du livre de Paris pour évoquer l’œuvre du guyanais Léon Gontran-Damas.

« Damas, c’est la fulgurance »

ernest-pepin.jpgQue comptez-vous mettre en avant de cet auteur ?

Ce qui est fondamental chez Damas, c’est la fulgurance. Contrairement à Césaire, c’est un auteur qui ne se déploie pas au niveau de sa phrase, longue et lente, mais au contraire cherche une pointe acérée pour exprimer sa souffrance et sa douleur existentielle. C’est cette douleur qui est fondamentale. Elle ressort à travers une poésie rythmée, saccadée, proche du blues et des poètes négro-américains.

Qu’est-ce qui fait que son œuvre est toujours d’actualité alors qu’il est né en 1912, il y a cent ans ?

Damas est proche des jeunes. Quand on écoute du slam, cette façon directe, abrupte, de s’exprimer, il y a une connexion avec Damas. C’est une parole sans fioriture mais qui exprime avec force et vigueur, un état d’âme, un rapport au monde, une conscience.

Comment expliquez-vous que parmi les pères de la négritude, Damas soit l’éternel oublié ?

Il a été combattu ! Des œuvres de Damas ont été interdites, d’autres qui n’ont pas été rééditées… Damas n’avait pas bonne presse. Il est allé jusqu’à écrire, en pleine guerre, des Sénégalais : « Moi, je leur demande de foutre aux boches la paix. » Par conséquent, il y a une insolence de Damas qui ne l’a pas aidée au niveau de sa relation avec les autorités et même parfois aussi avec son propre pays.

Faut-il mettre cela en lien avec le fait qu’il soit allé finir sa vie aux Etats-Unis ?

Ca a pu jouer mais ça n’est pas l’essentiel. C’est l’insolence, le côté dérangeant, provoquant qui fait que son œuvre, dans ces années-là, allait un peu trop loin selon les autorités de l’époque.

Plus loin que Césaire, par exemple ?

Autrement. Césaire, c’est la flamboyance, Damas, c’est la fulgurance. Chez Césaire, la flamboyance peut servir à masquer. Les revues Tropiques ont été autorisées par les autorités vichystes de l’époque parce que l’on ne voit pas le danger de ses écrits, alors que chez Damas, c’est tellement évident et manifeste que ça ne peut pas se camoufler.

Est-ce que la guyanité de Damas est importante ? Transparaît-elle dans sa langue ?

Elle transparaît dans sa conscience d’appartenir, il le dit lui-même, à plusieurs sangs. Il est d’origine amérindienne et noire ; il est à la confluence de quelque chose. Elle transparaît également avec son côté ethnologue lorsqu’il va écrire Retour de Guyane où il inventorie les cultures. Donc, je crois qu’il était très sensible à cette dimension-là. Il ne faut pas oublier non plus qu’il a voulu être un homme politique même s’il ne l’a été que brièvement ! Donc, il y a un lien.

Vous sentez-vous un peu un héritier de Damas ?

Ma passion va plus vers Césaire et sa flamboyance. J’ai été éduqué comme cela. Mais d’une certaine manière, Damas me plaît énormément aussi parce qu’il est moderne par sa brutalité, son écriture un peu lisse qui ne se camoufle pas, ne joue pas, ne triche pas.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 06:44

Le Prix littéraire de France Ô remplace le prix RFO du livre

Alain-Mabanckou.jpg Le nouveau prix littéraire de France Ô a été annoncé hier ; il remplace le Prix RFO du livre disparu depuis 2010. Pendant quinze ans, RFO a attribué un prix à un ouvrage de fiction, d’expression française, ayant un lien avec l’Outre-mer français ou les zones géographiques et géopolitiques proches. Parrainé par Alain Mabanckou et en partenariat avec Babelio.com, le nouveau prix récompensera « un roman écrit ou traduit en français et mettant en lumière les valeurs d'ouverture sur le monde, d'échanges, de dialogue des cultures et d'humanisme publiés dans les douze mois précédant la sélection ». Contrairement au prix RFO du livre doté de 5 000 €, son successeur ne le sera pas. Il bénéficiera des moyens de France Ô pour sa promotion. Le nom même du prix est provisoire puisqu’un appel aux internautes doit être lancé pour faire émerger des propositions.

Une liste de douze titres, sélectionnés par La Plume francophone, un groupe d'amateurs et d'amoureux des littératures ouvertes sur le monde (dont les membres sont presque tous des étudiants de Beïda Chikhi, enseignante à la Sorbonne), sera annoncée et mise en ligne en avril sur la plateforme. Les internautes pourront participer à la vie du site en échangeant leurs commentaires, et en votant pour leur livre préféré.

Tous les internautes seront invités à participer au prix sur la communauté de lecteurs www.babelio.com/prixfranceo.

Douze d’entre eux seront sélectionnés pour faire partie du jury de lecteurs. Chaque mois, un des douze titres sera présélectionné par le jury. Le lauréat sera désigné à l’automne 2012 sous la présidence d’Alain Mabanckou.

FXG (agence de presse GHM)


Qui est derrière la Plume francophone

 

Virginie Brinker,professeure agrégée de lettres modernes. Elle poursuit actuellement une thèse au CIEF de Paris IV-La Sorbonne sur les fictions francophones nées du génocide des Tutsi au Rwanda.

Ali Chibani,  diplômé en journalisme, prépare une thèse, à la Sorbonne-Paris 4, sous la direction de Beïda Chikhi, intitulée Temps clos et ruptures spatiales dans les œuvres de l'écrivain francophone Tahar Djaout et du poète-chanteur kabyle Lounis Aït Menguellet, auteur d'un Mémoire à l'INALCO, sous la tutelle de MM. Diouf et Pozdeniakoff, sur la présence des langues française, tamazight et arabe dans la langue wolof.

Victoria Famin, prépare une thèse au CIEF (Paris-Sorbonne) consacrée à l'œuvre théorique d'Edouard Glissant, sous la direction de Beïda Chikhi. Allocataire de recherche et monitrice, elle est actuellement chargée des travaux dirigés de littératures francophones à l'université de Paris IV-Sorbonne.

Circé Krouch-Guilhem, étudiante en sciences de l'information. Après avoir travaillé en maîtrise sur Le Thème de la bibliothèque dans la littérature francophone à travers les œuvres de Leïla Sebbar et de Patrick Chamoiseau, elle a soutenu en septembre 2007, sous la tutelle de Beïda Chikhi, un mémoire de Master 2 intitulé Promotion de l'idéologie coloniale dans les lectures destinées aux jeunesses algériennes et françaises entre 1930 et 1962. circetabatha@yahoo.fr

Sandrine Meslet travaille sur l'œuvre du Franco-Libanais Amin Maalouf depuis le Master I (Transfiguration romanesque : du personnage historique au personnage littéraire universel soutenu au CIEF en 2005). Elle prépare actuellement une thèse sur la poétique entre mouvance et perpétuelle constitution dans le texte maaloufien. sandrinemeslet@yahoo.fr

Célia Sadai poursuit actuellement un doctorat de littératures francophones africaines, au C.I.E.F. de Paris IV-Sorbonne, sous la direction de Beida Chikhi. Ses recherches portent sur les auteurs de la nouvelle génération. En 2008, elle a été lauréate de la bourse de recherche de l'université de Duke (North Carolina, U.S.A.). Elle est également titulaire d'une maîtrise de français langue étrangère (Master I) obtenue en Sorbonne, et membre de l'A.C.L.F. (Association des Chercheurs en Littérature Francophone). Contact : celiasadai@hotmail.com

Lama Serhan.poursuit actuellement une thèse à la Sorbonne sous la direction de Beida Chikhi. Après avoir élaboré un regard littéraire sur l'œuvre dramatique de Wajdi Mouawad, ses recherches portes sur les différents rapports que la scène dramatique entretient avec l'histoire, la mémoire, le corps et le monde. Elle est également journaliste pour le site internet Civis Memoria.  lama.serhan@laposte.net

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