Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 07:21

La FEDOM critique le bilan présidentiel et ménage l’avenir

« Quel bilan tirer pour l’Outre-mer ? » Ce n’est pas l’équipe de communication de Nicolas Sarkozy qui cherche à valoriser son bilan outre-mer, c’est la fédération des entreprises d’Outre-mer (FEDOM) qui examine les cinq ans de la présidence : « Il y a des points positifs, en particulier l’adoption de la Lodeom, même si les résultats de sa mise en œuvre sont décevants, la création du fonds d’investissement de proximité, certes limité aux seuls contribuables ultramarins, le maintien conditionné des accords types Cospar ou Bino, la mise en œuvre de la rénovation hôtelière, les contrats de destination et le réel démarrage de la construction de logements sociaux défiscalisés, même s’il a été tardif. » Voilà pour les bons côtés même si Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, pose des bémols à chacune des actions citées. Mais c’est pour mieux évoquer « les déceptions » : « Extrême modestie des résultats des états généraux, sur la dégradation de la défiscalisation, sa suppression pour le logement libre et intermédiaire et le photovoltaïque, qui ont des conséquences dramatiques pour les entreprises de ces secteurs… Sans oublier les évènements de 2009. »

La FEDOM ne cherche pas à incriminer « le seul politique comme responsable » même s’il s’en prend clairement à Yves Jégo : « La façon dont il a géré la crise de 2009 a laissé des traces ». Et prudent, voire diplomate, le patron de la FEDOM rend hommage à Marie-Luce Penchard pour « avoir restauré le climat de confiance avec les milieux économiques » et à Victorin Lurel, à qui il reconnaît la justesse de vue pour « qu’il y ait, au plus haut niveau, une meilleure prise en compte des Outre-mer par la droite comme par la gauche, une meilleure compréhension, une meilleure connaissance, et je dirais même une plus grande affection pour nos régions. »

FXG (agence de presse GHM)

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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 06:26

NKM reçoit Frogier, Yano et Gay au QG de campagne de Sarkozyyanno-frogier-gay-nkm.jpg

« Je suis la porte-parole d’un candidat qui a eu l’occasion de dire que son choix, c’est la Calédonie dans la France ; qui est allé le dire en Calédonie. » Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a accueilli, hier au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue de la Convention,à Paris, le sénateur Pierre Frogier, le député Gaël Yano et le maire de Montdore et candidat aux prochaines législatives, Eric Gay. Ce dernier a déclaré : « On est venu au grand meeting de Villepinte pour soutenir le président de la République donc il était normal qu’on vienne au QG de campagne. » Gay-Biancarelli-X-X-X-Yanno.jpgLe Rassemblement ainsi que L’Avenir ensemble ont décidé de soutenir le candidat de l’UMP à la présidentielle. L’annonce locale en a déjà été faite, mais il restait à formaliser ce soutien à l’équipe de campagne et veiller à une bonne coordination. « Il s’agit, indique Gaël Yano, d’accorder les grands principes de cette campagne nationale déclinée en Nouvelle-Calédonie. » NKM connaît Pierre Frogier avec qui elle a voyagé récemment à l’occasion des vœux présidentiels à l’outre-mer en Guyane : « On est unis dans la République et en même temps on est divers… Les campagnes sont bien menées quand elles le sont localement, au plus proche de chacun. » Les trois hommes seront donc les relais de campagne du candidat en Nouvelle-Calédonie. Pierre Frogier retrouve sa fonction de mandataire du candidat qu’il occupait déjà en 2007. « C’est une campagne que l’on mène au jour le jour depuis plusieurs semaines, explique le sénateur. Nous tiendrons un meeting dans le courant du mois d’avril et nous espérons y recevoir un orateur national que le candidat aura choisi… » Se murmure le nom de Dominique Perben depuis qu’Alain Juppé a décliné l’offre faute de temps. Gaël Yano est nommé coordinateur financier. frogier-gay-yanno-nkm.jpg« Je serai le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en Nouvelle-Calédonie ; je veillerai à respecter les règles qui régissent les dépenses et leur plafonnement. » Il ne sait pas encore de quels fonds il disposera : « Ca va dépendre notamment du financement qui sera obtenu localement et d’une coordination nationale. » Mais au-delà de ces fonctions presque administratives, il y a, souligne M. Frogier, « le message à transmettre ». « Nous savons quelles sont les options, les préférences, les valeurs que Nicolas Sarkozy défend dans les Outre-mer, souligne le député Yano. Cette rencontre avec les instances nationales doit nous mettre en harmonie en Nouvelle-Calédonie avec ce qui est dit sur le sol métropolitain. » Un point de l’organisation de la campagne sur le terrain a été, indique Eric Gay : « On a donné notre opinion sur le ressenti de la population dans le cadre des réunions que nous organisons pour préparer les législatives. » D’une seule voix, les trois hommes assurent être repartis « pour obtenir de si bons scores qu’en 2007. »

FXG (agence de presse GHM)nkm-yanno-frogier-gay.jpg

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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 08:16

Les derniers francs récoltés en outre-mer représentaient 558 000 €

L’échange contre des euros de la dernière gamme des billets en francs a pris fin le 17 février dernier. Au total, indique l’Institut d’émission des département d’outre-mer (IEDOM), « 17 000 billets ont été portés à l’échange dans les agences IEDOM pour une valeur globale de 3,6 millions de francs (558 000 euros) entre le 1er septembre 2011 et le 17 février 2012 ».  Le volume des échanges a été multiplié par 9 entre le mois de septembre 2011 et le mois de février 2012. Ainsi, un peu plus de 7 700 coupures ont été échangées en février, contre 867 en septembre. Le record quotidien a été atteint le 17 février, avec plus de 3 000 billets rapportés. Si les billets rapportés à la Banque de France concernaient pour deux-tiers des coupures des billets de 200 francs et 500 francs, à l’IEDOM cette part n’est que de 55 %.

Agence de presse GHM

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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 08:05

Affaire Niçoise : les causes troubles de la mort du CRS troublent

Amiens-Nicoise-Ursulet.jpgDepuis le 6 mars, certains médias ont repris les conclusions du pré rapport d’expertise toxicologique et indiquent que le CRS guadeloupéen, Jean-Marc Niçoise, est décédé de mort naturelle. Cette affirmation est étayée par le pré rapport d’expertise toxicologique du 28 février qui établit « l’absence de toute substance médicamenteuse et/ou stupéfiante indentifiable » par les méthodes utilisées (chromatographie liquide et chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse). Pourtant, entre le compte rendu du médecin légiste et le pré rapport d’analyse toxicologique, il apparaît des contradictions qui expliquent d’ailleurs sans doute pourquoi le parquet de Meaux a ouvert une information judiciaire pour rechercher les causes de la mort du fonctionnaire de police. « Il n’y a pas de pathologie existante chez Jean-Marc Niçoise pouvant expliquer sa mort subite et il y a un contexte de harcèlement moral ayant entraîné une grande souffrance psychique », selon l’avocat des ayant droits, Me Alex Ursulet. Dans un premier temps, Christian Girard, le procureur de Meaux avait évoqué la piste du suicide, aujourd’hui, il fait état d’une mort naturelle. « Ces informations contradictoires sur la base d’investigations partielles sont de nature à décrédibiliser l’enquête et à perturber la famille du défunt », estime encore l’avocat. Sans avoir pu prendre connaissance du rapport d’autopsie, ni du rapport d’examen anatomopathologique, la défense de la famille estime qu’elle n’est pas suffisamment informée. Par ailleurs, jusqu’à présent, aucun document ne signale l’heure du décès de M. Niçoise dont le corps a été découvert sans vie vers 12 ou 13 heures, le 15 février par sa fille et sa compagne. Le compte rendu sommaire du médecin légiste, réalisé le 17 février, soit deux jours après la mort du CRS indique comme cause de décès : « œdème pulmonaire, congestion polyviscérale », ce qui sous-tend un suicide. L’œdème pulmonaire, selon la défense, se manifeste par des douleurs très violentes, « une sensation d’étouffement qui conduit l’intéressé à réagir en s’agitant », or la compagne de Jean-Marc, Estelle qui dormait à ses côtés, n’a pas remarqué de tels symptômes. Les congestions multiples des viscères sont fatales et ont toujours une cause liée à l’asphyxie, la noyade ou l’absorption de cyanure. « Aucune explication n’a été donnée à l’appui de la conclusion du légiste qui attribue le décès à une congestion polyviscérale », s’étonne Me Ursulet qui a demandé au parquet d’ordonner une contre expertise toxicologique et une nouvelle autopsie. Le 27 février dernier, Christian Girard, procureur de la République à Meaux, déclarait de manière hésitante à Alex Ursulet qu’il avait un rapport de médecin qui conclut au suicide. Avant d’ajouter ne pas être assuré que le mot suicide ait été employé par le légiste. Mais c’est ainsi qu’a été traduit, sous cette appellation, le 1er compte rendu de l’autopsie et les éléments rassemblés par les enquêteurs, notamment, des médicaments présents dans le logement de M. Niçoise. » Tout ces éléments justifient le trouble ressenti par la famille et son besoin de savoir. Rappelons qu’à la base de ce drame, il y a une apostrophe bête et méchante : « Ca va les Bananias ? »

FXG (agence de presse GHM)

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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 06:11

Dom Tom process pour la journée de la femmeFESTIVAL-LA-VOIX-DES-FEMMES---BELLEVILLOISE---A-JOCKSAN--13.jpg

Jeudi soir à la salle parisienne de la Bellevilloise, à l’occasion de la journée de la femme, les associations Road to music de Cynthia Phibel et Cri des femmes de Jael Uribe ont uni leurs  efforts  pour proposer un voyage musical autour des voix de femmes, sur la route des femmes, afin d’ouvrir les frontières vers plus de parité et dire non à la violence faite aux femmes.

Le chanteur guadeloupéen, Thierry Cham, a été l’ambassadeur de la soirée. Autour de lui, des femmes venues d’horizons divers ont contribué au succès de la manifestation. «  La femme est le symbole de la vie » explique le chanteur de charme avant d’interpréter sa chanson d’amour, sa guitare en main. Il lance au public : « Aimez vous les uns les autres, pour nous sauver de la violence. »

FESTIVAL-LA-VOIX-DES-FEMMES---BELLEVILLOISE---A-JOCKSAN--8-.jpgLa danse de la troupe de Tishou Aminata Kane a assuré une première partie. Coté concert, le plateau était très bien achalandé avec des artistes tels que Sista Jahnika venue de l’ile Maurice, de la plus Italienne des Antillaises, Janey’ann, d’Inès Khai d’Anse-Bertrand, Layiko, miss Wonder, Keepers of ka, Nathaly Andria, N’Jie et bien d’autres. Bonnes vibrations si ce n’est  la sonorisation qui pêchait...

FESTIVAL-LA-VOIX-DES-FEMMES---BELLEVILLOISE--Janey-Ann-----.jpgL’originalité dans cette rencontre transcontinentale est de créer des liens entre les cultures pour faire entendre mieux les voix des femmes autour des ces musiques teintées du ka, de la soul, du reggae, du ska, du dance hall, de la bossa nova, du zouk, du séga. La voix de Janey’ann lance : « Il y a des violences qui ne font pas de bruit, mais ce sont des violences qui pèsent. Manifester c’est changer les choses ! » Et la musique adoucit les moeurs, dit-on…

La programmation de Cynthia Phibel, est très original. Elle met en avant des artistes connus et inconnus du grand public. Un mélange assez original. Tandis que le son du ka  et la voix d’Inès  originaire d’Anse  Bertrand tiennent le public en haleine.

FESTIVAL-LA-VOIX-DES-FEMMES---BELLEVILLOISE--Cynthia-Phibel.jpgLa présidente de Road to music, Cynthia Phibel, est une Guadeloupéenne née en 1979, doctoresse en histoire de l’art « J’ai pu rassembler les artistes qui ont donné leur voix de façon bénévole pour lutter contre les violences faites aux femmes. Elles chantent pour celles qui n’ont pas de voix. » Courageuse, elle apprécie cette belle bataille de sons et de rythmes. Avec son association le Bloc Opératoire (BO), conçue comme un  véritable laboratoire autour de pratiques artistiques contemporaines, elle a lancé le Domtom process. Un processus sur plusieurs axes (expositions, concerts, projections et échanges, rencontres) qui se veut tel « un passeport insoumis au désir, un rêve ».

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Elles ont dit :

 

FESTIVAL-LA-VOIX-DES-FEMMES---BELLEVILLOISE-Ines-Khai----A.jpgInès Khai : « Il n’y a rien de plus guadeloupéen musicalement qu’un ka et mon sang est guadeloupéen. C’est juste logique que je chante du gwo ka. Je suis née ici malheureusement mais c’est grâce à la musique que je me rapproche un peu plus chaque jour de la Guadeloupe, et que je puis dire que j’aime mon pays. »

FESTIVAL-LA-VOIX-DES-FEMMES---BELLEVILLOISE--Layko----A-JOC.jpgLayko,  danseuse-chanteuse de Zouk Machine : « Lorsque je suis sur scène, je suis chez moi. La scène est ma maison, la danse est ma vie. Dans mon quotidien, je suis très calme et là, je me lâche. Je fais ça depuis toute petite. Maintenant je savoure et plus tard je vivrai dans mes souvenirs. »

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 07:00

François Hollande prend 30 engagements pour l’outre-merHollande-2-OM.jpg

Supprimer le mot « race » de l’article 1 de la Constitution, et contrôler les prix des billets d’avion, de la téléphonie mobile, de l’essence et des biens de consommation sont les grandes annonces que le candidat François Hollande a faites, samedi à Paris, lors d’un meeting dédié aux Outre-mer.

Daniel-Dalin-a-l-entree-copie-1.jpgLes gens ont commencé d’affluer vers le gymnase Jean-Jaurès (Paris 19) vers 15 h 30. Les parlementaires Cornano, Antoinette, Tueiava sont déjà là, Marc Vizy, conseiller politique au pôle outre-mer aussi, comme les élus socialistes antillais d’Ile de France, Emmanuel Allamelou (Clichy) ou Philippe Milla (Aubervilliers). Le Collectif dom est représenté par son président Daniel Dalin et son inséparable David auerbach-Chifrin de Tjenbé Red. Plus surprenante, la présence du trio René Silo, Freddy Loyson et Roger Bigard, les anciens de la chiraquie parisienne et des coordinations des ultramarins pour Nicolas Sarkozy en 2007. Ils seront le lendemain à Villepinte ! Axel-Urgin-et-patrice-Tirolien-.jpgLe chanteur Guyanais Chris Combette accueille les spectateurs. Puis ce sera Fred Deshayes, Victor O, Meth’is et Jacob Desvarieux. C’est après le célèbre « Zouk la sé sèl medikaman nou ni » que François Hollande fait son entrée devant un parterre gratiné : Bertrand Delanoë, Christiane Taubira, à côté de Valérie Thirwieller, George Pau-Langevin, Bernard Lebreton, Victorin Lurel, Louis-Jo Manscour… Les candidates aux législatives de la Réunion, Monique Orphée et Erica Bareight sont derrière. « Merci à toi », lance François Hollande à Victorin Lurel. GPL-Durpaire-Valls-Taubira.jpg« Je salue Christiane qui fait honneur à la Guyane et à la République ! » Il rend un hommage spécial à George Pau-Langevin, « députée de tous les ultramarins dans l’Hexagone », espérant que la prochaine assemblée nationale puisse « enfin avoir les couleurs de la République ». Il s’adresse au « peuple qui veut le changement pour maintenant, un peuple de toutes les couleurs ». Il renvoie Guéant dans ses cordes : « Il n’y a pas des hommes qui seraient différents entre eux. Il n’y a pas de race, il n’y a qu’une famille humaine… » Vient alors la référence à l’histoire de la traite et de l’esclavage sur « des sols d’exil ». C’est l’hommage à la loi Taubira puis aux anciens combattants des deux guerres et enfin aux forces du BUMIDOM. Il nomme de grands ultra-marins : « Léon Damas, Félix Eboué, Gaston Monnerville le républicain, les rebelles magnifiques, Franz Fanon et Jean-Marie Tjibaou… Mais que de discriminations qui demeurent… »Hollande-et-public.jpg

Développement solidaire et défiscalisation maintenue

Il fait une promesse d’égalité. Géographique ; « Le prix des billets d’avion est un obstacle permanent au maintien de ce lien indispensable entre vous et vos familles. Je m’engage à rechercher avec vos élus les moyens de fixer des prix plafonds. » Congés bonifiés : Eric-Basset-d-Aztec-musique-Manuel-Valls-et-Victorin-Lurel.jpg« Trop souvent ce droit n’est pas appliqué. » Il s’engage à clarifier les critères, que LADOM aide réellement les jeunes dans leur projet de vie. Le coût des télécommunications avec l’Outre-mer : « Nous mettrons fin rapidement à cette discrimination. Je m’engage à ce que le prix dans les deux sens soit alignés début 2013 sur le tarif de l’Hexagone. » La foule scande « Hollande président ». Logement, emploi, là encore ce sont des discriminations : « La délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer deviendra compétente en matière de lutte contre les discriminations, travaillera avec la HALDE, le Défenseur des droits et disposera d’un observatoire. Il s’agit de suivre, corriger, réparer les injustices dont nos compatriotes peuvent être victimes. »

Lurel-Hollande-Delanoe.jpgLa cité des outre-mer promise par Sarkozy en 2007 : « Cinq ans de promesses n’effaceront pas cinq ans d’inertie, d’indifférence. Je réaliserai la cité des outre-mer avec vous, vos élus, le maire de Paris, avec une scène, des boutiques, des lieux d’échange, vivants et ouverts à tous… »  Hollande s’est engagé pour le créole à l’école, pour que France Ô redevienne la chaîne à vocation ultramarine. « J’ai pris 30 engagements », s’est-il écrié avant de moquer le développement endogène. Lui, il propose le développement solidaire avec des instruments de soutien : « Je maintiendrai la défiscalisation avec un plafond plus élevé pour l’outre-mer ». Il a aussi évoqué les tarifs des biens de consommation, de l’essence… « C’est la justice qui m’inspire. » Pour le logement social, il propose de rétablir les crédits et, « dès l’élection, l’Etat offrira les terres aux collectivités qui s’engageront pour la construction ». Nena-Tuhaieva-et-Antoinette.jpgSur les institutions, il promet que « partout les élus et les populations seront consultés ». Aux Polynésiens, il assure qu’il étudiera les propositions faites par leur gouvernement. « Mais rien ne sera imposé à la population ». En Nouvelle-Calédonie, il veut favoriser l’émergence de la solution que les Calédoniens choisiront. De même qu’il veut que la Guyane spatiale profite à l’emploi en Guyane, il a réaffirmé que les Polynésiens victimes des essais nucléaires ont droit à des réparations et à la solidarité. Mais, a-t-il conclu avant que ne retentisse la Marseillaise : « Je veux que l’Outre-mer participe en masse au scrutin. »

FXG (agence de presse GHM)Elus-et-Hollande-tribune.jpg

Photos : Regis Durand de Girard

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 06:59

« Hollande a fièrement inscrit l'Outremer au coeur de la campagne »

A l’issue de la prestation de François Hollande « à la rencontre des outre-mer », samedi au gymnase Jean-Jaurès à Paris, les militants et politiques présents ne tarissaient pas d’éloge sur celui qui leur promet « le changement maintenant ».Hollande-foule.jpg

30 engagements formellement écrits et clairs, selon le chef du pôle outre-mer du candidat, le Guadeloupéen Victorin Lurel. « François Hollande qui connaît bien l’outre-mer et sait que son avenir lui appartient, a la volonté de nous accompagner. C’est l’essentiel de son message », s’est félicité le député martiniquais Louis Joseph-Manscour. Manscour-Hidalgo-GPL-Durpaire.jpg« Ca a été un vrai respect, un vrai besoin d’entendre ce qu’il nous a dit… Nos territoires ont été piétinés, bafoués pendant ces cinq dernières années », a renchéri Erika Bareight, candidate socialiste aux législatives à la Réunion. « François Hollande a fièrement inscrit l'Outremer au coeur de la campagne présidentielle, a réagi le Réunionnais Patrick Lebreton, il a rappelé que l'Hexagone et les Outre-mers forment un archipel et qu'il n'y a donc pas de Français de seconde zone. François Hollande mettra donc un terme au largage sarkozyste dissimulé sous le concept de développement endogène. » François Hollande a opposé à ce concept le développement solidaire. « C’est l’usage du développement endogène et la pratique de l’Etat derrière ce concept qui pose problème, explique Christiane Taubira. Le développement endogène, c’est la mobilisation des ressources locales, naturelles, humaines, pour nourrir un projet de développement. Ca n’est pas ce que fait l’Etat ; il se désengage de plus en plus. » Taubira-Bareight-et-Lebreton.jpg« François Hollande, rappelle M. Manscour, a promis de rétablir le montant de la ligne budgétaire unique pour le logement social qui a perdu 50 millions d’euros en l’espace de cinq ans. » « Le logement social, complète Mme Taubira, est une obligation budgétaire de l’Etat sur tout le territoire ; pour les outre-mer il a introduit de la défiscalisation, c’est-à-dire de l’initiative privée pour assurer le financement de logements sociaux. Voilà le développement endogène version Elysée actuel. » « La défiscalisation qu’il propose est différente, indique Mme Bareight, parce que nous allons être dans un contrat entre l’Etat et les collectivités territoriales pendant cinq ans. Nous allons avoir un dispositif pérenne, stable, correspondant à notre capacité territoriale de développement et à ce que nous voulons, nous, pour notre territoire. »Lurel-Hollande-Cadenet.jpg

Géopolitique et question morale

Christiane Taubira a retenu la séquence géopolitique : « Nous devrons nouer des relations avec nos voisins régionaux, être dans des liens directs, y compris en représentation de l’Etat. » Des propos salués par le sénateur de la Polynésie, Richard Tuhéiava et le ministre de l’éducation de la Polynésie française, Tauhiti Nena. Ils représentaient le Tavini en l’absence – imprévue- d’Oscar Témaru qui aurait eu selon eux un problème d’avion.

Jacques CornanoMais là où Hollande fait un tabac, c’est quand il attaque la notion de race. « Il y a très longtemps que nous nous battons pour supprimer le mot race de la Constitution et François Hollande a pris cet engagement », salue M. Manscour. « En s'engageant à cela, il rappelle que l'on est citoyens de coeur et non de sang. François Hollande a répondu à ceux qui tentent de monter les Français les uns contre les autres », dit M. Lebreton. « Une excellente manière répondre à Claude Guéant », reprend M. Lurel. Jacques Cornano, le sénateur de Marie-Galante, s’est réjoui que le candidat du PS tienne compte de ses problèmes de double insularité (« première proposition parmi les huit, de la contribution de la section socialiste de la ville de Saint-Louis de Marie-Galante ») avant de saluer « l'homme de la situation, et à la posture d'un Président ».

FXG (agence de presse GHM)Public Hollande


La lutte contre la vie chère est-elle une promesse intenable ?

Lurel.jpgRéponse de Victorin Lurel : « C’est possible, mais il faut une volonté politique affirmée et réaffirmée. On peut déjà instiller une dose complémentaire de concurrence dans le secteur de l’import-distribution, des carburants, des télécommunications, du transport aérien et maritime. Sur chacun de ces secteurs et y compris dans le secteur bancaire, il y a une solution proposée. Sur les télécommunications, on supprimera les licences d’exploitation spécifiques ; on mettra fin à l’itinérance téléphonique, le roaming. Sur les carburants, c’est clairement dit dans les 30 engagements, il tentera ce découplage entre le raffinage et le stockage. Et pour la distribution, sans toucher aux emplois, on va voir comment faire jouer la concurrence pour faire baisser les prix avec plus de transparence. Même chose avec le transport maritime, on va faire des plateformes logistiques, des délégations de service public, demander à ce que le fret soit moins cher. Il n’est pas normal qu’un container entre le Havre et les Antilles coûte de deux à quatre fois plus cher que s’il allait à Shanghaï. »

Erika-Bareight.jpgRéponse d’Erika Bareight : « Il fait des propositions de fond en disant que par des mesures législatives contraignantes, il va lutter contre les situations dominantes. Bravo, c’est du courage politique ! Il propose aussi de changer les règles européennes de sorte que demain nous pourrions commercer avec la zone océan Indien car nous allons y trouver des produits moins cher pour les familles réunionnaises. Ces mesures ne seraient pas justes s’il n’y avait pas une aide, un soutien particulier à la production locale. Il n’y aura pas de développement à la Réunion sans qu’il n’y ait un investissement de l’Etat, en particulier sur l’éducation, il l’a dit, il le fera. Pas de développement réel non plus si nous n’arrivons pas à nous ouvrir sur l’extérieur. L’ouverture, c’est le prix des billets d’avion et le fait que nous allons pouvoir représenter l’Etat dans nos environnements, nos océans respectifs et parler avec les pays autour de nous. On écrit une nouvelle histoire, une nouvelle espérance. »


Le plafonnement du prix des billets d’avion, déjà promis par Nicolas Sakozy en 2007, n’est-il pas une promesse démagogique ?

GPL-et-Taubira.jpgChristiane Taubira : « C’est en tout cas une nécessité. Il y a des choses que l’on peut faire. Il faut du volontarisme politique incontestablement. Si l’Etat se contente de discuter avec les compagnies et de constater que ces compagnies ne bougent pas, évidemment l’Etat fait la démonstration de son impuissance. Mais la nécessité est là, par conséquent il faut apporter des réponses. Parmi les réponses, il y a la façon d’organiser la concurrence sur ces destinations et de jeter un œil sur les prix parce que nos territoires sont au kilomètre les destinations les plus chères. »


Badat Bristol LombrièreSamia Badat, secrétaire nationale de l’UMP et responsable de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en direction des originaires d’outre-mer dans l’Hexagone

« Nous avons eu droit à un copié-collé des principales mesures prises sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. » Ainsi, elle dénonce un effet d’annonce avec la baisse du prix des télécommunications vers l’outre-mer. « Ce chantier a déjà été lancé par Nicolas Sarkozy lors de ses vœux en Guyane en janvier dernier,  et des  réunions interministérielles à ce sujet ont déjà été  tenues  par Eric Besson. » Mais encore sur le prix des billets d’avion : « Nicolas Sarkozy a déjà permis aux ultramarins, via les billets Karam, d’obtenir des billets à bas prix pendant la haute saison, mais aussi en cas de deuil. » Revenant sur le créole ou la lutte contre les discriminations, elle a déclaré que « Nicolas Sarkozy avait, une fois de plus, un temps d’avance sur François Hollande ».


On les a vusBrandon-et-Manuel-Valls.jpg

Le jeune Brandon avec Manuel Valls, chargé de la communication de François HollandeFelix-Beppo.jpg

Félix Beppo, neveu du journaliste guadeloupéen Rodolphe Beppo, et élu PS du 18e arrondissement de Paris.Fred-Deshayes.jpg

Après Chris Combette de la Guyane et Meth'is, avant Victor Ô et Jacob Desvarieux, Fred Deshayes de Soft, est venu chanter Krim kont la Gwadloup. "Un retour d'ascenceur, explique le manager Pierre Samba, François Hollande nous avait invité à le rejoindre sur le canapé rouge de Drucker. On 'est pas des opportunistes, y a k'a écouté les paroles !"Nicolas-Maziere-et-Gina-Nebouchon.jpg

L'assistant parlementaire de Victorin Lurel, membre du pôle outre-mer du candidat du PS et du PRG, Nicolas Mazières. Derrière lui, Gina Nebouchon (en bleu) et, hors champ, s'activant de droite et de gauche surtout, Olivier Nicolas et Bernard Guillaume, collaborateurs de Lurel à la Région.Philippe-Milla.jpg

Originaire de Schoelcher en Martinique, Philippe Milla est maire-adjoint PS d'Aubervilliers.Taubira-Hollande-Lurel.jpg

Entre Lurel et taubira, le candidat et sa compagne.Tuheiava-Antoinette-Patient-Cornano.jpg

Les sénateurs Richard Tuheiava, Jean-Etienne Antoinette, Georges Patient et Jacques Cornano

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 06:49

30 ° couleuraffiche-30-degre-couleur.jpg
30 ° couleur est le deuxième film de Lucien-Jean Baptiste. C’est une petite merveille qui sort à la mi-mars dans les salles.
Le synopsis
Patrick Mira (Lucien Jean-Baptiste) est un quadragénaire, historien médiatique, parisien et branché, qui a tout oublié de sa Martinique natale, y compris sa famille avec laquelle il n’entretient que de vagues relations téléphoniques via une sœur.
Apprenant que sa mère est sur le point de mourir, il part en urgence pour la Martinique, avec sa fille unique (Loreyna Colombo), et y débarque en plein carnaval.
Durant trois jours, accompagné de son ami d’enfance, l’irrésistible Zamba (Edouard Montoute), il va être emporté dans un tourbillon de folie, d’émotion, d’humour et de situations rocambolesques. Un voyage initiatique rythmé par l’ambiance et les couleurs du carnaval. Trois jours qui vont changer sa vie.
Sortie le 14 mars dans l’Hexagone


La dernière folie de Lucien Jean-Baptiste
Montoute-Larue-Jean-Baptiste.jpgAprès le succès de « La première étoile » (2 millions d’entrées), histoire en noir et blanc avec les antillais à la neige, Lucien Jean-Baptiste passe à la chaleur et à la couleur ! « Depuis le jour où ma mère m’avait annoncé qu’elle ne voulait surtout pas être enterrée en Martinique (ce qui avait été un véritable choc pour moi !), j’avais imaginé l’histoire d’un professeur antillais contraint d’aller récupérer le corps de sa mère décédée aux Antilles. » Il s’adjoint Philippe Larue qui l’a conseillé sur son premier film. « On s’est attelé à l’écriture de « 30°couleur » en nourrissant ce scénario à la fois de ma propre histoire mais aussi de ce débat sur l’exil et l’immigration. » Philippe Larue n’était jamais allé en Martinique et c’est là qu’il l’emmène pour écrire le scénario. La construction du film tourne autour des trois jours clés du carnaval : le lundi gras, le mardi gras et le mercredi des cendres. « L’idée, explique Philippe Larue, était d’être au plus près de cette culture martiniquaise pour tendre, à partir de là, vers l’universel. Et permettre que se retrouvent dans notre histoire aussi bien le Martiniquais que le Français de métropole qui a quitté Marseille ou Besançon pour Paris ! »

Arrivee-a-FdF.jpgLe casting
Avec Lucien devant et Philippe derrière la caméra, les deux hommes ont construit une histoire à partir de trois personnages principaux : Patrick (Lucien Jean-Baptiste), Zamba (Edouard Montoute) et la fille de Patrick, Alice (Loreyna Colombo déjà présente dans « La première étoile »). Patrick représente celui qui est parti, Zamba celui qui est resté et Alice celle qui ne connaît pas et va découvrir.
Zamba.jpgSi le choix de Lucien Jean-Baptiste dans le rôle de Patrick Rima était une évidence pour les deux hommes (« Will Smith était trop cher ! », s’amuse Lucien Jean-Baptiste), celui d’Edouard Montoute pour jouer Zamba l’était moins. « On l’avait dans un coin de nos têtes, mais il ne correspondait pas a priori au personnage : trop parisien, pas assez antillais… » Alors, ils lui ont expliqué qu’il y avait trois conditions : « Prendre 20 kilos, partir en immersion aux Antilles, non pas pour avoir un accent parfait, car c’est impossible en aussi peu de temps, mais pour comprendre la culture et… ne pas nous casser les couilles ! (rires) » Il a répondu : « Les 20 kilos, je vais les prendre. Les Antilles, j’y cours. Et je ne veux jamais entendre la troisième condition ! »
Le reste du casting, ils l’ont fait en Martinique où ils ont déniché entre autres José Dalmat qui incarne le beau-frère intello de Patrick, celui qui essaie à tout prix de communiquer avec lui et qui se prend des vestes à chaque fois.
Le carnaval en 35 mm
Lucien-JP-En-carnaval.jpgPour avoir de la belle image (et le film en abonde !), ils ont utilisé de la pellicule 35 mm. « C’est une organisation militaire et romaine », résume Philippe Larue pour évoquer le tournage des scènes de carnaval en plein Fort-de-France. Ils ont rencontré les gens de la Mission carnaval à Fort-de-France, les différentes associations… « On a même fait une conférence de presse avec elles pour expliquer en amont ce qu’on souhaitait faire. Ce travail d’imprégnation et d’implication locale a permis que les gens ne soient pas surpris de voir débouler une équipe de cinéma au milieu de cette fête. » Il y a eu les scènes volées, façon documentaire, celles où ils ont tourné des choses précises au coeur de ce carnaval, « essentiellement les moments en plans larges pour être le plus possible en immersion », précise Philippe Larue. Carnaval.jpgEt celles qu’ils ont reconstituées faute de temps. « On n’avait vraiment, concrètement, que deux heures pour tout mettre en boîte », se rappelle Lucien. Philippe Larue s’est appuyé sur un principe qu’il avait expérimenté avec le film Karnaval : « Pour tourner une scène, raconte Lucien, on fait pénétrer tous ensemble les acteurs principaux entourés de 50 figurants au coeur du carnaval qui défile et l’on fait ressortir tout ce petit monde, toujours groupé. On connaissait Charlie qui avait l’un des plus gros chars de la manifestation. On lui a demandé d’être à un endroit précis à 17 heures. Il est arrivé pile à l’heure et a pu s’arrêter 10 minutes pendant lesquelles on a tourné tous les plans larges avec 50 000 figurants ! » Mettez là-dessus un peu de Tchaïkovski et de Iggy Pop et le film est dans le sac !
FXG (agence de presse GHM)


Edouard Montoute dans le rôle de Zamba
Zamba-portrait.jpg« Rentrer pour la première fois dans le costume de carnaval de Zamba fut un moment vraiment galvanisant. Mais il faut aussi s’y habituer car ce costume de carnaval n’a évidemment rien de seyant. Mon travail consiste à incorporer ces difficultés-là. Et à ne pas oublier que Zamba n’a pas plus que moi l’habitude d’être habillé ainsi ou d’être chaussé de talons hauts. Cela ne lui arrive que trois jours par an, lors du carnaval. Donc sa démarche n’a pas à être souple. Je ne me suis jamais autant senti Zamba que dans ces moments-là. Ces scènes étaient de vrais cadeaux. Je me suis même permis de boire un petit peu d’alcool pour être totalement dans la folie de ces instants-là, d’autant plus que je suis assez agoraphobe. D’ailleurs, à un moment, ils m’ont perdu ! Car le carnaval, c’est en fait tout un fleuve de gens, de chair, de bras. On a fait beaucoup de plans volés où la caméra me suit et, à certains moments, je n’entendais pas le « Coupez ! » et je continuais ma route. Porté par la marée humaine, je me retrouvais très loin de l’équipe et incapable de les repérer d’un coup d’oeil pour les rejoindre au plus vite, car ils étaient tous habillés en rouge pour ne pas se faire remarquer à l’écran ! »


Ils ont dit
Kareen Guiock, journaliste à M6
Kareen-Guiock.jpg« On est dans des effets kiss cool qui ne s’arrêtent jamais. J’ai adoré La première étoile donc je suis allée voir 30° couleur en étant extrêmement confiante et quand le film a démarré, j’ai eu très peur qu’on soit sur des clichés un peu habituels sur l’Antillais déraciné qui regarde les Antilles avec des yeux d’étranger et, au fur et à mesure, j’ai compris qu’on entrait dans un univers et qu’on n’était pas dans le jugement. Quelque chose de très vrai m’a beaucoup touché : souvent dans l’exil, avec les histoires de famille dont on a du mal à se remettre, les secrets qu’on ne connaît pas, on ne mesure pas à quel point chacun, dans le pays, a participé à ton succès à toi, là bas… C’est ce qui rend son film aussi très touchant. »
Emmanuel-chain.jpgEmmanuel Chain, producteur Elephant et compagnie
« C’est plein d’énergie, de charme, de drôlerie et d’émotion. J’ai été touché, ému. On n’est pas dans un cliché, mais dans quelque chose d’hyper authentique et sincère. Ca m’a donné envie d’aller aux Antilles. »

France-zobda.jpgFrance Zobda, productrice
« C’est un film profond avec beaucoup de sincérité. Il m’a beaucoup remué. On reconnaît Lucien Jean-Baptiste dans ce qu’il a à dire et là, il s’est éloigné de certains clichés pour parler d’une Martinique profonde. »

Daniel-maximin.jpgDaniel Maximin, commissaire général de l’année des outre-mer français
« Lucien Jean-Baptiste a démontré l’humanité qu’il y a derrière les faux problèmes et les fausses assignations. A travers une histoire individuelle, on découvre le pays profond. Mourir pendant le carnaval… Comment la mort et la vie se mélangent ? C’est aussi fort qu’Orpheo negro, un grand mystique universel traité dans la soirée du carnaval. C’est du cinéma ! »

Véronique Kanor, auteur, réalisatrice
« Lucien Jean-Baptiste confirme son talent de réalisateur et d’acteur. »Lucien-Jean-Baptiste-vero-Kanor-Philippe-larue.jpgLucien Jean-Baptiste, Véronique Kanor et Philippe Larue

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 06:48

 

Edouard Montoute, comédien

Edouard-Montoute-hauteur-2.jpg« Toutes les émotions que le cœur peut traverser sont à l’intérieur de ce film »

Quelles ont été les premières ractions des gens qui ont vu le film ?

Le véritable point négatif du film, c’est de ne pas être la 2e étoile… Les gens s’attendent à voir une comédie, rien qu’une comédie et en fait, c’est dix fois plus riche que ça, plus complexe, plus humain, beaucoup plus décalé. C’est un film à l’image du carnaval… Il y a le mariage burlesque où c’est la fête, ça rigole. Il y a la journée rouge où c’est beaucoup plus âpre, plus tendu et puis, il y a le moment où ça pleure, où tu te vides très émotionnellement. C’est ça le parcours que ressentent les spectateurs. On a commencé à montrer le film dans différentes villes et que ce soit à Toulon ou à Lille… A Lille, la salle a rendu un hommage ! Ils ont applaudi très longtemps au film. Mais il y a toujours un décalage entre la fin et les applaudissements parce que ça renifle, les gens pleurent… C’est beaucoup plus touchant qu’on ne pensait.

C’est néanmoins une comédie qui fait franchement rigoler…

Edouard-Montout-1-bis.jpgBien sûr ! Je trouve que c’est un humour plus fin, plus subtil. Il y a toujours une petite part de caricature parce qu’on pousse les trucs au maximum. Pour les gens qui ne connaissent pas le carnaval, on peut penser que c’est une caricature, comme on peut dire d’un voisin, celui-là, il est trop ! Eh oui, Zamba, mon personnage, il est trop ! Il est trop d’alcool, trop de plein de choses. Pendant le carnaval, ce sont les trois jours par an de sa vie où il exulte. Il est exubérant… Il n’y a qu’à voir les scènes du film où il n’est pas déguisé, quand ils sont dans le Nord de la Martinique, il est beaucoup plus calme, plus serein, voire grave. Toutes les émotions que le cœur peut traverser sont à l’intérieur de ce film.

Vous dîtes de ce film que c’est un souffle…

Il faut que les gens en prennent conscience. J’ose croire que les Antilles et la Guyane seront faire de voir ça.

Ca démarre à Paris et à la Défense avec un homme, Patrick, qui a réussi…

Et froid, comme son appartement ! Il n’y a rien de chaud chez lui et même sa fille, Loreyna Colombo, est impassible. Lui, c’est un peu l’homme pressé que joue Alain Delon et la suite du film en Martinique va être sa remise en question.

Edouard-Montoute-3.jpgComment êtes-vous rentré dans cette histoire? Le Guyanais n’a pas eu de mal à entrer dans la peau d’un Martiniquais ?

Ce n’est pas le Guyanais qui s’accapare le rôle d’un Martiniquais, c’est le petit banlieusard qui rentre dedans. A la base, je n’étais pas sensé le faire ce rôle. Lucien m’avait dit : « Je suis désolé, j’ai rien pour toi dans mon prochain film… » Et puis, au fur et à mesure qu’il écrivait avec Philippe Larue, ils s’imprégnaient de moi. Ils ressentaient qu’il y avait une petite chose d’Edouard Montoute dans Zamba, donc ils ont voulu me tester. Sans trop y croire, ni eux, ni moi. Dans le scénario, avant de s’appeler Zamba, mon personnage était dénommé le colosse noir ! J’en suis un peu loin… Et finalement, je suis rentré à fond dans la première scène, puisque c’est celle-là qu’on avait aux essais. Je suis arrivé en short avec une chemise en couleurs… Je commençais à le vouloir ce personnage mais il m’encombrait un peu… J’y suis allé et je me rappelle de la phrase de Philippe à la toute fin des essais, il a dit : « On est dans la merde ! »

Expliquez-vous…

Je leur avais mis le doute, je leur avait ouvert la possibilité que je puisse le faire. Ils m’avaient fait venir aux essais pour être sûr que ce n’était pas moi. Les essais avaient duré une demi-journée, j’avais le rôle et c’est moi qui est commencé à flipper ! Le colosse noir… On était tombé tous d’accord sur le fait qu’il fallait que j’aille là-bas un bon mois, que je prenne du poids. Lucien me disait : « Zamba, c’est un bonbon, on doit aimer Zamba même si il est grandiloquent, exubérant, même s’il parle trop fort, même s’il est lourd. Mais s’il est toujours au premier degré, il n’est jamais pervers et c’est le mec que tous les enfants adorent.

Edouard-Montoute-hauteur.jpg

Comment vous êtes-vous préparé en Martinique ?

J’étais chez un homme, Karim, qui a travaillé sur le film après, et qui est une force de la montagne ! Je sis allé habiter chez lui, chez ses parents, vers Bellefontaine. Lui, c’est un marin-pêcheur et petit à petit, il m’a présenté aux gens ; ils ont oublié que j’étais comédien. Je suis parti pêcher avec lui, tirer les filets… J’ai essayé de devenir l’un des leurs, mais on n’oublie jamais qu’on est comédien. Je me suis tout de même imprégné de tout ça.

Et pour le créole ?

Je ne parle ni le créole guyanais, ni le créole martiniquais… J’ai toujours peur d’être ridicule, mais je peux le jouer… J’appris un peu phonétiquement, Vwey Frèw ! Ca m’a donné envie de m’y remettre.

Première scène du film où l’on vous voit, c’est en makoumè…

Non, il est déguisé en femme ! Ce n’est pas la même chose. Il n’y a pas de féminité exacerbée, c’est un peu comme Depardieu dans Tenue de soirée. C’est pour le besoin de la comédie comme dans la scène avec le policier, quand ils chantent : « brigadier makoumè, brigadier pa sa koké… »

Edouard-Montoute-hauteur-3.jpgVous avez dû apprendre à marcher avec des talons…

Je sais marcher avec des talons, mal, mais le but n’est pas de faire la femme. Je sais à peu près courir. Le plus difficile quand tu cours en talon, c’est pas de courir, c’est de tourner…

Ca fait longtemps qu’on attend un tel film aux Antilles…

Il y a un cinéma antillais, mais là, c’est un film qui supporte le face à face avec le cinéma américain. Tout ce qui est imaginable a été mis dans ce film, au niveau du montage, de la déstructuration de certaines narrations de séquences. Le montage est un jump cut être le moment où Lucien cherche sa mère, moi en train de me battre et les enfants en train de faire une sorte de danse macabre et païenne, et l’utilisation de sons et de musiques qui ne sont pas que Kassav ou du reggae… Et quand tu entends Iggy Pop, tu te dis waouw !

Ce film est rock’n’roll ?

Il a quelque chose de Tarantino dans ce film ! Mais c’est un film antillais avec un esprit. Il y a le carnaval… Moi, l’esprit antillais, je le trouve dans un moment de pure beauté, quand ils sont au bal dans le nord. Lucien regarde, il a enlevé sa perruque et il redécouvre son pays, c’est d’une beauté…

Chez les voisins aussi avec la grand-mère qui regarde sa telenovela, la jeune fille enceinte au téléphone avec son copain…

Non, chez les voisins, c’est Kusturica ! J’espère qu’il y aura une fierté de ce peuple-là d’être dans ce film !

Vous craignez leur réaction ?

C’est un film fait avec le cœur, donc il parle à la multitude. Il parle aux gens qui ont quitté leur pays, à ceux qui sont restés – Zamba est resté. C’est un film riche en émotion, en divertissement, en pleurs… Un de mes amis est allé le voir, puis il m’a appelé juste après. Il était sur la route et m’a dit qu’il s’ était arrêté pour appeler sa mère… C ‘est un film qui touche et c’est ça qui trouble les producteurs et les distributeurs… Eux ils attendaient la 2e étoile.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


« Ils m’appellent le lion »

Philippe et Lucien m’appellent le lion. C’était sur le tournage de la 1re étoile et c’est un clin d’oeil que je fais à Pierre Brasseur dans Les enfants du paradis. Il est dans une pièce et il doit jouer le lion et il dit : « Ah ! et en plus pas de texte ! Un lion qui n’a même pas le loisir de rugir ! » Et je leur cite ça ; ça les fait marrer. Depuis, ils disent : « Ben, le lion, faut pas qu’il rugisse ! » Je suis râleur.

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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 06:47

L-Jean-Baptiste-3.jpgITW Lucien Jean-Baptiste, acteur, réalisateur

« Loupez pas le rendez-vous sinon y aura plus de films antillais »

On vous sent un peu inquiet au moment de la sortie de 30 ° Couleur…

Là, tous les gens qui ont mis 7 millions d’euros sur le film, s’ils ne rentrent pas dans leur argent, ils vont dire : « C’est bon la Martinique ! » Il faut que 800 000 personnes aillent voir le film…

La 1re étoile a fait 2 millions…

Oui, mais celui-là n’est pas calibré pour ça. Il est moins familial, moins…

Le cœur de cible, ce sont les Antillais et c’est à eux de faire le score. Antilles sur Seine avait fait 5 ou 600 000 entrées, si 30 ° couleur peut faire 800 000, ça sera bien.

La 1re étoile racontait l’histoire d’Antillais à la neige, vous passez à la couleur et à la chaleur ! C’est un gag au départ ?

Ca démarre avec ma mère qui me dit un jour : « Mon fils, ne m’enterre jamais aux Antilles. » Ca part de là ! J’ai trouvé ça violent et je lui ai demandé pourquoi. « Parce que j’ai eu trop de misères là-bas », me répond-elle. Et là, je me suis dit que je tenais un matériau pour raconter une nouvelle histoire qui serait comme une sorte de suite. La 1re étoile, c’était les Antillais qui vont vers le Mont Blanc, le monde blanc et là, c’est un Noir qui va retourner chez lui, chez les Noirs et qui va se rendre compte qu’il est blanc.   Avec Philippe Larue, on a développé tout ça, forts de mes propres histoires des Martiniquais qui retourne aux Antilles et qui ne comprend plus comment ça se passe.

L-Jean-Baptiste-4.jpgAvez-vous vécu aux Antilles ?

Jusqu’à l’âge de 3 ans et demi et après, c’est comme le personnage de Patrick mais moi on ne m’a pas donné le choix : BUMIDOM, pfuitt ! Envoyé et puis voilà. Alors j’ai grandi dans l’Hexagone et comme mon personnage, j’ai joué la carte blanche. Et on me demande : « T’es où d’Afrique ? » Ca fait vingt ans que je suis là… Alors, tu cherches des réponses, tu vas aux Antilles et là, on te dit : « Alors Français, machin, negzagonal… » Sois tu restes en déséquilibre, soit tu rééquilibres et tu continues à aller de l’avant en prenant des deux pour n’en faire qu’un. C’est ce qu’on retrouve dans mon travail.

De qui vous inspirez-vous pour cette espèce d’Alain Decaux d’aujourd’hui ?

Oui ! On l’a poussé au maximum. On aurait pu ne prendre qu’un historien comme ça, mais on a poussé le truc pour en faire un homme qui présente des émissions de télé, spécialiste de Marie-Antoinette, prof à la fac… On l’a vraiment poussé dans le côté « j’ai de l’instruction, mais en plus, je fais du business avec » ! C’st un homme irréprochable, formaté.

Son appartement, on croirait que c’est à Manhattan…

Je voulais le mettre en haut ! Au début du film, il est au top, au sommet de l’ascenseur social, il a crevé le plafond de verre ! Malgré tout, il va comprendre que même là-haut, il y a des failles. Quand on lui dit : « Avec vous, c’est bien, la France valorise sa diversité et met en avant ses minorités… » Mais, c’est des conneries ! J’ai appris parce que j’ai bossé. Ne me parlez pas de ma couleur. J’espère que dans quelques années, on ne sera plus dans ce type de considération.

L-Jean-Baptiste-serre.jpgLa force du film tient dans ce retour au pays en plein carnaval et le personnage de Zamba…

Zamba, je le connais ! C’est un gars qui habite aux Trois-Îlets et qui s’appelle Georges Guerlain. Il y a quinze ou vingt ans, je suis allé faire un carnaval aux Antilles et j’ai vu Zamba ! Pendant l’année, il bosse dans un petit atelier de peinture, mais quand les trois jours de carnaval arrivent, tout ressort. C’est plus que la fête, c’est un cri, une revendication…

Et c’est lui qui ré-initie Patrick…

Et Patrick se défend parce qu’il met aussi les Antillais face à leur propre paradoxe. Il y a trois personnages : celui qui est parti, celui qui est resté et la petite fille qui doit trouver sa place. Alors quand Patrick demande à Zamba : « C’est quoi cette histoire de carnaval pendant trois jours et le reste de l’année vous fermez votre gueule… » Et Zamba devient fou et lui dit : « T’es pas mieux que moi ! » Il n’y en a pas un mieux que l’autre. On baigne tous dans les problèmes. La première chose que fait un Martiniquais quand tu entres chez lui, il t’allume sa télé pour te montrer qu’il a Canal, qu’il joue en direct aux courses à 8 000 km et il veut une autoroute large comme ça pour faire passer son 4x4. C’est tout le paradoxe. Comme quand il va acheter son sapin de Noël à Carrefour… Il faut revenir à l’essentiel, en Martinique, comme dans toutes nos petites régions, la tradition !

Montout-Jean-Baptiste-047.jpgComment a fonctionné le duo Larue/Jean-Baptiste ?

On a écrit ensemble, on a eu un avant-goût en travaillant ensemble sur la 1re étoile. On a repris le vélo et on est reparti, mais il fallait aller un peu plus loin. C’est pour ça que dans ce film il y a des plans magnifiques…

Qui a eu cette idée complètement décalée de mettre un morceau d’Iggy Pop dans la scène chez le rasta quimboiseur ?

C’est Philippe ! On était en repérage, du côté de Bellefontaine. On cherchait un endroit pour manger. On trouve un lolo plus ou moins fermé. Le mec nous dit ok ; il nous fait un super repas et il envoie un morceau de blues, Buddy Guy peut-être… J’étais estomaqué. Jamais, je n’avais entendu ça en Martinique. C’est comme si, il nous avait mis les Rolling stones. Qu’est-ce que ça fout là ? Et ça a fait une ambiance… Eh ben voilà, c’est ça la Martinique. Les gens ne le savent et sans ça, o  n’aurait pas osé…

Comme mettre du Tchaïkovski sur le carnaval…

Ca, c’est Philippe aussi ! Et c’est la tête de Patrick. Puis, c’est ça qu’il faut. Philippe a réalisé un film qui s’appelle Clandestin. Tu le regardes et tu demandes où il est le Noir qui a fait le film ? C’est Philippe. Alors parce qu’il y a des Noirs, on va mettre du zouk ? Il faut bouger.

Comment sortez-vous de ce film ?

Heureux. La route continue, on se bagarre, on va faire d’autres films, faire l’acteur mais surtout, j’espère que les Antillais seront au rendez-vous. C’est le message que je veux faire passer : Loupez pas le rendez-vous parce que sinon il n’y aura plus de films antillais. Point barre.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


Scènes de carnaval

Philippe-Larue.jpgPhilippe Larue : « On savait ce qu’on avait à tourner et on avait préparé en amont avec tous les acteurs du carnaval pour leur expliquer le projet, leur faire envie et obtenir de leur part le sésame pour entrer chez eux. L’idée était surtout de ne pas empêcher le carnaval. Nous, il fallait qu’on puisse entrer à l’intérieur. Après, dedans, c’est un peu plus compliqué. C’est un milieu hostile, comme un reportage au cœur de la guerre. On rentrait façon tortue romaine dans le déboulé pour tourner un plan. Avalés par la foule, on le faisait et on ressortait. »

 

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