Le blog des informations du 5e DOM, en complément du site Internet de France-Antilles, franceantilles.frlink
Le reporter
François-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et
Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les
quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse
faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets
hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !
f.guillerm@hersant.com
Le photographe
Régis Durand de Girard, copyright RDG, est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional
France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des
lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le
fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine,
Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images
La délégation du Moule était bien présente au 92e Congrès des maires de France qui s’est déroulé de lundi à mercredi à Paris. Autour de Gabriele Louis-Carabin qui, si elle n’est
plus UMP reste dans la majorité, on a pu voir une partie de son équipe municipale. Mercredi matin, ils étaient à l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale, Bernard
Accoyer. Arrivés les premiers,
Géraldije
Benuffé, Evelyne Messoah et Marius Synésius, tout trois conseillers municipaux, puis un peu plus tard, on a vu la conseillère Justine Benin, le directeur général des services adjoint, François
Pelage, et Ginette Nelsom-Lacroix du SIEAG. Ils sont tous derrière leur maire, quels que sera son choix pour les régionales. Confidence de Marius Synésius, « elle va jouer
gros… »
Lors de la traditionnelle réception des maires d’outre-mer par le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, en
marge du congrès des maires de France, mercredi matin, on a pu voir autour de Chantal Berthelot (apparentée PRG), très en verve avec le président Accoyer, des élus de Macouria, de Kourou et
d’Apatou (dont son maire, Paul Dolianki). A la sortie, ils ont tous posé devant l’hôtel de Lassay, visiblement heureux.
La ministre de l’Outre-mer s’est effacée deux fois cette semaine devant les élus communaux ultramarins. Lundi, au
ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, et des Collectivités territoriales, seul Brice Hortefeux a pris la parole. Rebelote mercredi à la présidence de l’Assemblée nationale où seul Bernard
Accoyer a parlé. Malgré l’invitation de ce dernier, Marie-Luce Penchard est restée muette comme une tombe. Elle s'était toutefois exprimée devant les élus lundi à la mairie de
Paris...
Victorin Lurel dénonce un nouveau versement de l’Etat à Total
Le président du, Conseil régional révèle dans un communiqué que le gouvernement prévoit, dans l’article 8 du projet de
loi de finances rectificatives pour 2009 délibéré en conseil des ministres lundi dernier (qui sera examiné les 9 et 10 décembre à l’Assemblée) l’ouverture de crédits de 50 millions d’euros pour
« compenser aux compagnies pétrolières la baisse du prix des carburants dans les départements français d’Amérique », baisse imposée sous la pression des socio- professionnels au mois de
décembre 2008. Victorin Lurel dénonce « ce nouveau chèque de 50 millions qui vient s’ajouter à celui de 44 millions d’euros fait en juillet dernier à des compagnies pétrolières qui, comme
Total, ont engrangé un superprofit de 14 milliards d’euros en 2009 ».
Carabin aux régionales ? Pourquoi pas…
A l’occasion du congrès des maires à Paris, Gabrielle Louis-Carabin semblait envisager favorablement sa participation aux
régionales. « Irez-vous sur une liste aux régionales ? », lui a-t-on demandé. « Pourquoi pas », a répondu le député maire du Moule. « Laquelle ? » Là, pas
de réponse, elle s’est contentée de secouer les revers de sa veste de tailleur en souriant !
Enquête sur les bureaux d’études
Il y a deux ans, Christian Estrosi lançait une opération main propre dans les préfectures des DOM en ordonnant la
fermeture des bureaux d’études soupçonnés par le ministre de se livrer à des opérations de fichage des politiques, syndicalistes, journalistes et autres acteurs importants dans les DOM. Ces
bureaux, tenus par des professionnels du renseignement avaient été créé par Michel Debré en 1959 pour informer en direct le ministère de l’Outre-mer. Lors de la fermeture des bureaux en 2008, les
archives (ô ! combien riches de ces bureaux… tous les procès verbaux de mai 1967 y étaient conservés) ont été détruites. Toutes détruites ? Partout détruites ? Il y a des doutes et
c’est ainsi qu’une enquête administrative a été ordonnée. Il semble qu’en Guyane, contrairement à ce qui s’est passé ailleurs, il n’y a pas eu de procès verbaux dressés par les gendarmes
constatant la destruction effective des archives en question… Les historiens n’auront peut-être pas tout perdu !
Le match Ribbe contre Karam dans les prétoires
Claude Ribbe, ancien président du Collectifdom attaque Patrick Karam. Il lui reproche d’utiliser les fonds de la
délégation interministérielle pour l’attaquer… en justice. Mercredi matin, le tribunal de grande instance de Paris (11e chambre correctionnelle) a demandé à Claude Ribbe de consigner
2000 euros avant l’audience qui doit se tenir le 7 janvier. Dans la salle, il y avait trois anciens présidents du Collectifdom, Claude Ribbe, Charles Dagnet d’un côté, et Juliette Jean-Baptiste,
venue en curieuse voir ses « anciens amis ». Me Chabert, représentait Patrick Karam, absent. L’avocat s’est plaint de la campagne lancée par Claude Ribbe contre Patrick Karam sur
Internet (ce dont le tribunal se moquait) et a indiqué qu’il avait l’intention de demander de lourds dommages-intérêts pour procédure abusive. Claude Ribbe a indiqué que c’est Me Gilbert Collard
qui plaiderait pour lui le 7 janvier. Notons qu’un autre procès aura lieu le 10 février devant la 17e chambre correctionnelle de Paris. Cette fois, c’est Patrick Karam qui attaque
Claude Ribbe qui a été mis en examen pour diffamation publique.
Juliette Jean-Baptiste débarquée de l’intergroupe parlementaire de
l’Outre-mer
La Martiniquaise Juliette Jean-Baptiste, présidente éphémère du Collectifdom, ancienne conseillère technique de Christian
Estrosi au ministère de l’Outre-mer, est encore jusqu’à la fin du mois de novembre, chargée de mission pour l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer présidé par Alfred Almont. Le 2 novembre
dernier, elle a appris de ce dernier qu’elle était remerciée et que ses fonctions cesseraient le 30 novembre. Une décision prise à l’insu du bureau de l’intergroupe, comme a pu en témoigner le
député de la Réunion, René-Paul Victoria, qui en semble fort affecté. Pas autant que Mme Jean-Baptiste…
Yacou ne croit pas au lâchage de Carabin
Alors que la menace d’une défection de Carabin au profit du camp de Lurel pèse sur l’échéance électorale des régionales,
en Guadeloupe Richard Yacou, maire UMP de Sainte-Rose ne veut pas croire à un tel scénario. « Il faut que Gabrielle soit confortée localement et qu’elle fasse abstraction de Marie-Luce
Penchard, sinon Lurel jouera sur du velours… Même si on sait que Sarkozy préfère Lurel. »
Un film sur la DGSE
Le journaliste du Point (et ex Libération), Jean Guisnel doit commencer fin 2009, début 2010, avec productions 33 pour
France 5, le tournage d’une série de trois 52 minutes sur les services français de renseignement, plus exactement sur les relations entre le pouvoir et ses services. Entretiens prévus avec
la direction du renseignement militaire, la direction centrale du renseignement intérieur et la direction générale des services extérieurs, plus connus sous le nom de la Piscine. « Ca répond
au désir d’ouverture des services français », avance une source… bien évidemment confidentielle défense.
Fillon assume seul devant les maires la réforme de la
taxe professionnelle
Les maires réunis en congrès à Paris à la porte de Versailles ont écouté, mardi, François Fillon, le Premier ministre, leur expliquer la réforme de la taxe professionnelle et
n’ont pas été vraiment convaincus. Il y avait sans doute plus d’élus que les années précédentes et on a entendu des sifflets…
« Ca me pose un problème, indiquait mercredi matin, le maire de Sainte-Rose (Guadeloupe), Richard Yacou, même si au niveau des finances, c’est
compensé, c’est le lien avec les entreprises qu’on va distendre. » Il souhaite que les entreprises puissent continuer à assurer l’attractivité dans sa commune. Jeanny Marc, députée
maire de Deshaies (Guadeloupe) y voit carrément une « catastrophe » : « Nous étions en TPU avec la communauté de communes du nord Basse-Terre et cela signifie qu’il va falloir
que nous révisions à la baisse tous les projets… » Même son de cloche à la Réunion : « Je fais partie de l’intercommunalité du CIREST et nous sommes particulièrement touchés par la
réforme, explique
Jean-Luc Saint-Lambert, maire des
Palmistes. On se pose les mêmes questions que tous les maires : quelles compensations et pour combien de temps ?! » Le président du CIREST, Philippe Leconstant va plus loin
encore : « C’est une catastrophe, même si la compensation est partielle ! » Jean-Bernard Hoarau, adjoint au maire du Tampon avoue ne pas avoir encore pris la mesure de
l’impact de la réforme sur sa commune mais semble peu inquiet : « Fillon a promis la compensation intégrale. De toute façon, on est dans un schéma où il faut créer de l’activité, donc
nous sommes favorables à la réforme de la taxe professionnelle et au niveau des collectivités, on fait confiance au Premier ministre si les recettes ne bougent pas. L’important est de donner un
second souffle aux entreprises qui créent de l’activité et de l’emploi... » Même dans les petites communes, comme Salazie dans les Hauts de la Réunion où la taxe professionnelle ne
représente que 150 000 euros, à en croire l’adjoint aux finances,
Mario Moreau, « c’est une catastrophe… S’il y a compensation, ça ira mais elle n’est prévue que pour une année et nous avons besoin de visibilité sur plusieurs années… »
Selon M. Moreau, la pression fiscale est déjà forte sur les contribuables et ne laisse aux élus aucune marge de manœuvre. « Ca va être compliqué pour bâtir un budget… » De là à
expliquer l’absence du président de la République comme une défilade ?
« Que ce soit le Premier ministre ou le président de la République qui présente la réforme, qu’est-ce que ça
change ? », commente Mario Moreau. Pour Jean-Bernard Hoarau, c’est un jugement partisan : « Quand il s’occupe de tout, on dit qu’il en fait trop et quand il ne vient pas, les
gens s’en plaignent… » Jean-Luc Saint-Lambert ne s’en plaint pas, mais il trouve que « c’est significatif du manque d’intérêt de Nicolas Sarkozy pour les élus et c’est surtout la peur
de passer un moment difficile. Il perd quelques points ! Le Premier ministre a été courageux. » Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, qui recevait les maires d’outre-mer
à l’hôtel de Lassay, mercredi matin, a tenté de dédouaner le président en rappelant les mesures prises au CIOM et avec ces mots qu’il voulait rassurant : « Le président a dans son cœur
la France du grand large… » « Il a un calendrier chargé, tempère M. Yacou et il a eu raison de ne pas venir avant que la réforme ne soit explicitée car les élus sont mécontents.
Il a eu raison de ne pas venir et d’envoyer Fillon ! »
Et M. Yacou ajoute, plus laconiquement : « Le président n’a pas le tempérament d’écouter. » Jany Marc trouve cette absence déplorable, mais elle n’est pas
étonnée « bien que ça soit la première fois que le président de la République ne sale pas les maires… » Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, qui recevait les maires
d’outre-mer à l’hôtel de Lassay, mercredi matin, a tenté de dédouaner le président en rappelant les mesures prises au CIOM et avec ces mots qu’il voulait rassurant : « Le président a
dans son cœur la France du grand large… »
FXG, agence de presse GHM
Deux maires refoulés du ministère de l’Intérieur
Lundi soir, alors que Brice Hortefeux recevait les élus d’outre-mer à la place Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur, des rumeurs ont commencé de circuler au sujet de 60 à 80 élus qui
auraient été refoulés de la réception. En réalité, les journalistes (qui n’étaient pas invités), une trentaine d’étudiant de l’Institut national des études territoriales (l’ENA de la fonction
publique territoriale), précisément ceux de la promotion Aimé-Césaire, et deux élus n’ont pas été admis, faute de badge d’accréditation de congressiste. Les deux élus ne sont évidemment par
n’importe lesquels puisqu’il s’agissait du maire de Schoelcher en Martinique, Luc Clémente et du… président de l’association des maires de Mayotte, Amédi Boinahery-Ibrahim (photo). Si le premier
s’est mis en colère, le second l’a pris avec davantage de philosophie : « Je n’étais pas sur les listes et n’avait pas de badge, je comprends les services du ministère. » Il admet
qu’il aurait pu faire appeler le service du protocole mais qu’il n’a pas eu envie de le faire. « Nous aurions fermé tout autant la porte à quelqu’un absent des listes à Mayotte. » Selon
un journaliste sur place, Jacques Pelissard, président de l’association des maires de France, aurait promis d’intervenir pour régler le différend mais ne serait jamais réapparu à l’entrée de
Beauvau. Car ces fameuses listes d’invitation ont été dressées par l’AMF. Toujours est-il que mercredi matin, à l’hôtel de Lassay, siège de la présidence de l’Assemblée nationale où Bernard
Accoyer avait convié les maires d’outre-mer, on ne comptait aucun élu Martiniquais…
Photo : La promotion Aimé-Césaire de l’Institut national des études territoriales lors de la journée des maires
de l’Outre-mer à la mairie de Paris (il manque la Martiniquaise Nathalie William en stage à la Province sud de Nouvelle-Calédonie). Ce sont eux qui, avec le maire de Schoelcher et le président de
l’association des maires de Mayotte, ont été refoulés de la réception donnée en l’honneur des élus d’outre-mer, lundi soir, par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux (photo :
FXG)
Nouvelles vies, Anabase et Ô rendez-vous sont les nouvelles émissions que propose
RFO/France Ô. Rencontre avec le directeur des antennes, Luc Laventure, pour une explication de grille.
« Chaîne agora », c’est le concept qui mobilise les têtes pensantes de RFO/France Ô
qui présentait la semaine dernière les dernières nées des émissions de la grille de programme. « La télé n’est pas un lieu clos où l’on débat, avance Luc Laventure. L’idée de chaîne agora
est de faire circuler la parole. » Son concept c’est le « voumlélé », le brassage. « RFO doit doit se faire l’écho de nos populations et de nos pays où règne d’abord
l’oralité. Nous devons être au diapason des pays et la vie, ce sont les neurones, le flux, les réseaux… » Il y a donc trois émissions nouvelles pour illustrer ce voumlélé : Nouvelles
vies, une sorte d’émission de télé réalité qui revendique l’intelligence, Ô Rendez-vous qui a succédé à Ô quotidien et qui quitte le studio pour les lieux de brassage (bar, galerie, rues…), et
Anabase (en référence à Saint-John Perse), une émission musicale mensuelle avec Charly Nestor (ancien de M6 et actuel patron d’une télévision musicale aux
Etats-Unis), Doc Gyneco (depuis le temps qu’on en parlait…)et Serge Arias qui dressera un portrait karmique de l’invité à
partir d’arts divinatoires. « Il faut qu’on ressente que l’autre a des cosmogonies aussi existentielles que celles de la religion du Livre », justifie Luc Laventure.Pape Diouf inaugure cette mensuelle qui débute en décembre, et part en balade dans des lieux de brassage, de paroles : le métro, les
Halles, des salles de spectacle… Pour nous entraîner à la découverte des musiques du Sud que prise l’invité. Avec Ô Rendez-vous, quotidienne de 52 minutes, Samira et Claude Wislon Balda déclinent
trois thématiques. Une première politico-sociétale avec un invité (on a vu Clémentine Autain, Pierre Assouline…), une deuxième culturelle (« avec un K comme Kanak » précise Luc
Laventure). Tournée dans un théâtre, une galerie, la séquence donne la parole à des « artistes liés à la notion du foisonnement ». Enfin, une troisième thématique aborde la question du
métissage dans les tendances. L’émission est ponctuée d’intervfention de nouveaux talents, qu’ils soirent performers, humoristes, slamers ou graphistes, avec en commun qu’ils viennent du
Net.
Dans tous ces programmes, il s’agit d’évoquer pour le patron des programmes de RFO « les
vies telles qu’elles sont vécues, avec l’ADN créole du métissage, du tout monde, ce monde dont on ne sait jamais sur quel monde il va basculer . C’est l’évolution culturelle de la
chaîne… » Nouvelles vies est arrivée à l’antenne le 14 novembre, Ô Rendez-vous y est depuis le 12 octobre et il faudra attendre Noël pour la première d’anabase avec en invité vedette, Pape
Diouf.
FXG, agence de presse GHM
Nouvelles vies
Ca ressemble à de la télé réalité, mais c’et de l’anti Secret Story. Ici, pas de populisme ni
de vulgarité, mais des parcours humains au vrai sens du terme. Sans présentateur, l’émission suit pendant dix semaines huitjeunes adultes, à la veille d’une
étape importante de leur vie. Ils s’apprêtent à faire des choix déterminants. L’émission est en lien avec la réalité, restant fidèle à des personnages bien réels et donnant une véritable image de
la diversité dont ils sont issus.
Avec ce feuilleton documentaire, les téléspectateurs de RFO en Outre-mer et de France Ô en
métropole, pourront via le site deNouvelles Vies(www.nouvelles-vies.rfo.fr), à l’instar des réseaux sociaux comme facebook,
contacter les héros de cette série documentaire, leur laisser des messages, leur proposer de l’aide et des conseils dans leur aventure personnelle.
Dans un deuxième temps, l’aventure se poursuit à la télé. Dès qu’ils auront été choisis par
les héros de cette aventure, les téléspectateurs vont rentrer dans la série pour devenir eux-mêmes acteurs de ce feuilleton du réel. Les téléspectateurs auront la possibilité d’apporter un
savoir, une expérience et de partager un moment de vie sans contrepartie, par simple esprit de citoyenneté… « Ce programme est sur Internet, explique Luc Laventure, pour développer la notion
de solidarité et d’entraide. »
Chaque jour, il y aura 15 à 20 minutes de ces tranches de vie et vles radio pays
participeront en ouvrant leur antenne à des interventions des auditeurs. « On joue le global média », se satisfait Luc Laventure.
Les huit vies
Audrey, 31 ans, d’origine martiniquaise, a lâché son poste de juriste il y a quelques
semaines pour se lancer dans une nouvelle carrière :productrice de long-métrages. Un rêve qu’elle caresse depuis plusieurs
années, encouragée par son petit-ami comédien. Si le dossier est monté et la boîte de prod baptisée, reste à rencontrer les réalisateurs, trouver des scénarii et se faire conseiller par d’autres
producteurs avisés… Le chemin vers le cinéma est parsemé d’embuches.
Tiya gagne sa vie comme costumière de théâtre mais compte bien enregistrer un album
etfaire carrière dans la chanson. Si pour le moment, la jeune Guadeloupéenne de 30 ans jongle entre deux activités, elle
consacre son temps libre à enregistrer des maquettes soul/jazz et à rencontrer des producteurs. Elle a déjà tourné un premier clip et cherche à se faire un nom.
Dominique est une trentenaire qui a vécu toute sa jeunesse en région
parisienne. Cette Guadeloupéenne a décidé de tout plaquer : ses amis, son travail de conseillère financière et son appartement pourpartir vivre en
Guadeloupedont elle est originaire. Si elle a passé quelques années là bas à l’adolescence, et si sa mère y vit toujours, elle repart de zéro dans cette île où
il va lui falloir trouver logement, job, amis et même l’homme de sa vie… Ne va-t-elle pas regretter la métropole ?
Nathalie est unefuture maman de jumeauxet pour elle la vie n’est pas simple. Cette Martiniquaise de 33 ans va devenir mère célibataire ; seule, il lui faut trouver un nouveau logement, faire réparer sa
voiture et organiser sa vie pour ne pas être dépassée. Pour cela, elle compte beaucoup sur les réseaux d’entraide. De la préparation à l’accouchement, à sa nouvelle vie de mère, nous suivons ce
changement de vie.
Fabrice est chef d’atelier dans un garage la semaine et skipper le week-end : son
rêve cette année,participer au Round Créolia, le tour de la Réunion à la voile. Il lui faut s’entraîner et trouver un
coéquipier, mais parallèlement à sa préparation, il se voit hériter d’un terrain sur lequel il projette de monter des gîtes. Arrivera-t-il à tout mener de front ? Pourra-t-il participer à la
course ?
Samuel habite la Réunion. A 31 ans il pratique l’agriculture biologique et voudrait
faire partager ses convictions aux autres agriculteurs de la région. S’il vient de monter une structure de conseil, aujourd’hui il tente un gros coup :organiser le premier écofestival de la Réunion. Sa femme en profitera pour lancer des cours de cuisine bio. Nous verrons si ce couple réussit à
transmettre ce nouveau mode de vie.
Gwénaelle, 18 ans, débarque de Fort-de-France et entre à la prestigieuseécole de Sciences-Po Paris! Un vrai changement de vie pour cette jeune fille qui a quittésa famille, ses
amis, et s’apprête à entamer un cursus des plus difficiles. L’émission suitson parcours et ses premières semaines d’adaptation dans la
capitale.
Corinne, d’origine martiniquaise, est danseuse professionnelle ; sa spécialité, le
limbo. Mère de 3 garçons, elle partage son temps entre des spectacles qu’elle donne aux quatre coins de la France et des cours qu’elle dispense dans une association ; mais à 40 ans elle rêve de
se poser et demonter une école de danse. Nouvelles Vies propose de l’accompagner dans les démarches qu’elle entreprend,
soutenue par ses proches.
Son élection à la tête du festival off d’Avignon (dont il était jusqu’alors
vice-président) a été saluée par Marie-Luce Penchard et Patrick Karam. Depuis lundi Greg Germain est le nouveau patron du Off. A 61 ans, le directeur du théâtre de la chapelle du verbe incarné
(théâtre des outre-mer en Avignon), succède à d'André Benedetto, mort à 75 ans en juillet dernier en plein festival. « Pour beaucoup de monde, il est désormais clair que le off existe comme
un festival à part entière, de manière autonome et indépendante, aux côtés du In », indiquait Greg Germain dans son rapport moral pour l'année 2009. « Jamais la fréquentation du
festival n'a été aussi forte », a-t-il ajouté, précisant qu'une étude statistique était en cours. En 2009, le off a proposé 985 spectacles.
Greg Germain part en Guyane (où il rejoindra Firmine Richard et Stomy Bugsy) pour tourner dans le prochain moyen-métrage
de Serge Poyotte, du 23 au 29 novembre. Le mardi 24 au festival Cinamazonia et en sa présence sera projeté le film de Christian Lara, Mamito, tourné en 1979.
La Banquecentrale européenne prépare de nouveaux euros
pour 2012-2013. Mais les banques centrales des seize pays qui utilisent l’euro ont toutefois du mal à se mettre d’accord sur les signes de sécurité. « Les
signes de sécurité seront plus complexes afin de maintenir l’avance technologique sur les techniques d’impression et de reproduction, indique la BCE. La nouvelle gamme de billets comportera elle
aussi des éléments graphiques inspirés du thème « Époques et styles architecturaux européens »
Loin des paillettes et des strass des trophées des arts afro-caribéens, le Palais d’Iéna, siège du Conseil économique,
social et environnemental, ironiquement baptisé par certaines mauvaises langues, chambre des recalés, était, lundi dernier, la chambre des super calés ! Le Casodom (Comité d’action sociale
en faveur des originaires des départements d’outre-mer en métropole) remettait pour la troisième fois ses prix Talents d’outre-mer. 12 jeunes talents et 13 talents confirmés ont ainsi été
récompensés. Ils sont élève officier, ingénieurs, chercheurs, experts, super diplômés. Ils ont été sélectionnés ur une centaine de candidats ayant accompli dans un environnement métropolitain
souvent difficile des parcours d’exception dans des filières sélectives ou des secteurs compétitifs. L’ambition de ces prix est, outre la reconnaissance que cela confère aux lauréats, d’inciter à
travers ces modèles les jeunes ultramarins à visés des secteurs élevés de la vie économique sans se laisser décourager par des barrières raciales ou sociales. Les lauréats ont reçu un chèque de
2000 euros (pour les jeunes talents), un ordinateur offert par le CNES pour trois d’entre eux, et une médaille frappée, réalisée par Art de fondre, la société du président du groupement des
entrepreneurs français originaires d’outre-mer (GEFDOM), Ruddy Jean-Jacques, par ailleurs le créateur de la statuette du trophée des arts afro-caribéen.
FXG, agence de presse GHM
Les jeunes talents
Antoine Raphaël, 28 ans, originaire de la Réunion, est chercheur en volcanologie et
titulaire d’un doctorat de géophysique (Toulouse III). Ses travaux l’ont déjà fait remarquer de la communauté scientifique internationale car il est le premier à avoir démontré, par ses
explorations sur le Piton de la Fournaise à la Réunion, qu’un volcan pouvait être ventilé par circulation d’air alors qu’ils sont généralement refroidis par eau. Ce qui lui a valu d’obtenir un
post-doctorat de deux ans au Japon au sein d’une équipe de l’Earthquake Research Institute de l’université de Tokyo, qu’il rejoindra en fin d’année. A côté de ça, il est aussi guitariste et
pilote amateur. « Je remercie la génération de mes parents qui se sont saignés pour que je sois là », a-t-il déclaré en recevant son prix.
Melina Baala,23 ans,originaire Guadeloupe, est ingénieur en Génie urbain del’Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris, où elle a été admise après un
concours auxgrandes écoles (tronc commun Mines/Ponts et Chaussées). Elle effectue actuellementune
spécialisation en Management et Ingénierie des transports à l’université de Berkeley en Californie où elle a été acceptée sur dossier, d’où son absence.
Célia Bichara, 26 ans, Guyanaise, est diplômée de HEC Paris, 2007. Elle
est actuellement chef de projet chez SFR où elle s’occupe de l’accompagnement et du recadrage de la chaîne de recouvrement de l’entreprise. Emue, elle a déclaré au perchoir du palais
d’Iéna : « La reconnaissance professionnelle est importante, celle de ses pairs l’est encore plus. »
Ludovic Bissol, 21 ans, a eu son bac S à 15 ans avec 20/20 en mathématiques.
Ce Martiniquais a fait un double cursus : ingénieur en génie mécanique et conception, diplômé en 2008 de l’Ecole Nationale des Sciences appliquées (INSA) de Lyon, et prépare pour 2010 un
mastère spécialisé en management de la technologie et de l’innovation à l’Ecole de Management de Lyon, business school européenne à vocation internationale. Il est actuellement en stage à
l’Institut français du Pétrole. Il a, outre ce parcours brillant, initié toute sa promotion à la salsa en étant à la fois professeur et chorégraphe !
Ary Deleray, 22 ans, Martiniquais, est élève ingénieur en 3e année à l’Ecole
nationale supérieure d’Agronomie et des industries alimentaires de Nancy en spécialisation biotechnologies. Il prépare également en cours du soir à l’Institut d’Administration des Affaires (IAE)
de Nancy un mastère d’administration des affaires. Il est actuellement en stage dans une société de biotechnologies à Paris. Son mot de remerciement : « Tchinbé red pa
moli ! »
Alexandre Jude, 23 ans, élève ingénieur économiste statisticien à l’ENSAE
(Ecole nationale de la Statistique et de l’Administration). Il prépare en parallèle une licence en Droit à la Sorbonne. Diplômes attendus pour 2010. Il étonne quand il raconte sa fréquentation
des salles des marchés financiers. C’est à son père guadeloupéen qu’il dédie son prix.
Euzhan Mancée, 25 ans, , Guyanaise, est ingénieur, diplômée de l’école centrale
d’Electronique de Paris (2006) et cumule un mastère en management et gestion internationale de projets obtenu à l’université de Paris Dauphine. Depuis 2008, elle est embauchée chez Microsoft
France où elle gère un portefeuille de support technique grands comptes et coordonne les équipes techniques dédiées aux grandes entreprises. « Mes parents m’ont toujours fait comprendre
qu’il n’y a pas de limites, quelles qu’elles soient ! »
Céline Montfort, 23 ans, Martiniquaise, est ingénieur agronome, diplômée de
l’Ecole nationale d’Agronomie de Paris, (INA PG/Agroparistech), en spécialisation marketing. Elle est en stage à la direction marketing international de L’Oréal à Paris. Elle prévoit une
spécialisation complémentaire à HEC ou à l’ESSEC. Heureuse de sa distinction, elle s’est écriée : »La représentation de la fgemme antillaise comme une femme forte, une femme poto mitan
est une vérité ! »
Madaï Moutoussamy, 21 ans, a été bachelière à 15 ans. Cette native de
Deshaies en Guadeloupe est élève officier ingénieur en 2e année à l’Ecole navale de la marine nationale française. Elle est la seule domienne dans cette filière. Elle a participé à une
mission humanitaire organisée par l’ONU au large de Beyrouth en octobre 2008 avant de passer 3 semaines sur un voilier de la Coast Guard américaine, à patrouiller le long de la côte est des
Etats-Unis. « Je suis fière de ma famille, a-t-elle déclaré, elle avait peu de moyens mais beaucoup d’amour ! » Elle raconte comment sa mère tout juste divorcée a pris en main le
destin de ses enfants : « On avait une toute petite voiture qu’on appelait Torpedo, elle montait les côtes ! Ma mère avait un champ de patates douces qu’elle vendait 2 euros le
kiolo et ça a fait plein de billets ! ». La jeune fille raconte encore qu’en terminale, à Lyon, elle ignorait tout des classes préparatoires : « J’ai manqué le coche… »
Heureusement, un professeur, originaire comme elle de Deshaies, lui a parlé de la possibilité de faire une seconde terminale pour prendre le temps de la réflexion. Elle décroche un second
baccalauréat avec mention et entre en prépa. Par la suite, elle passe plein de concours avec succès mais elle ne donne pas suite, elle ne visait qu’une école militaire. C’est chose
faite.
Sylvia Payet, 26 ans,est
ingénieur en génie mécanique, diplômée de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan qui forme à la recherche aérospatiale. Première Réunionnaise admise à cette école scientifique de haut niveau, elle
prépare pour 2010 à l’Ecole des Mines de Paris un doctoraten sciences et génie des matériaux, spécialisé dans la recherche aérospatiale. Elle a
effectué un stage de mécanique numérique à l’universitéd’Austin au Texas et prépare actuellement sa thèse de doctorat à l’Office national d’Etudes
et de Recherches aérospatiales (ONERA), premier acteur de la recherche aérospatiale en France. « En rendant visible nos trajectoire, on élargit la vision des
domiens. »
Benjamin Resid, 23 ans,Guadeloupéen, est ingénieur diplômé de l’Ecole spéciale des Travaux Publics, ESTP (2009). A l’issue de son stage, il vient d’être recruté par la filiale suisse de Bouygues Construction à Lausanne.Ancien champion junior de Guadeloupe d’athlétisme (100 et 200m) et médaillé du relais 4x 100m aux championnats de France d’athlétisme junior, il a passé son bac à
Baimbridge. « Ce prix récompense le talent, mais aussi beaucoup de travail ! »
Elodie Trouillefou, 24 ans, Guadeloupéenne a un mastère 2 en nouvelles
technologies de l’énergie (3e cycle à l’Ecole des Mines de Paris) et un mastère spécialisé en ingénierie et gestion de l’énergie (sept 2009). Elle vient d’être recrutée à la Réunion
comme chef de projet dans un bureau d’ingénierie spécialisé dans le photovoltaïque, et l’énergie solaire et thermique. Sa mission : ouvrir une agence en Guadeloupe afin d’y développer
des projets d’énergies nouvelles. En recevant son prix, elle s’émerveille : « Ca fait plaisir de voir tant de domiens qui ont réussi ! »
Talents confirmés
Pascal Vairac, 41 ans, Guadeloupéen, a eu un DUT de génie électrique et informatique industrielle en 1989 à l’IUT de Belfort, il n’a cessé de
valoriser son potentiel jusqu’à l’obtention d’un doctorat en sciences de l’ingénieur à l’université de Franche-Comté (1996). Devenu maître de conférence en 1998, il passe le diplôme
d’habilitation à diriger des recherches (2002) et accède, deux ans plus tard, à la qualification de professeur des universités ; poste qu’il occupe en 2007 à l’Ecole Nationale Supérieure de
Mécanique et des Microtechniques de Besançon (ENSM, 2e école nationale supérieure d’ingénieurs en France). Il y dirige une équipe de recherche de 100 personnes en tant que directeur
adjoint d’un département de recherche dépendant du CNRS. Depuis juin 2009, il est directeur adjoint de l’ESNMM.
Marie-Laure Clain, 25 ans, est une Réunionnaise ingénieur agronome,
diplômée de Supagro à Montpellier, spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information adaptées au monde agricole. Elle a fait son stage en Australie dans un centre de recherche
international sur l’agriculture de précision et vient d’être recrutée à Montpellier, comme chef de projet dans une société éditrice de logiciels de traçabilité pour le monde agricole ; une
entreprise à la pointe de ce secteur. « Je remercie mes enseignants qui m’ont orientée et j’engage les Domiens à poursuivre des études en France métropolitaine. »
Régis Cornélie, 34 ans, Guadeloupéen, est diplômé de HEC, ancien banquier
d’affaires au sein de la Compagnie Financière de Rothschild, chargé de conseils en fusions et acquisitions. Il a ensuite exercé à New York dans une filiale de Crédit Lyonnais, avant de rejoindre
en 2001 à Paris le leader mondial du conseil en stratégie pour les grands groupes (Boston Consulting Group). Actuellement chef d’entreprise, il a créé en 2006 en Guadeloupe la Fabrique des
Douceurs, une entreprise produisant des fruits confits tropicaux pour une clientèle à l’exportation. « Mon père m’a montré qu’on peut prendre l’ascenseur social en
travaillant. »
Ryaz Daoud Aladine, Réunionnais, 26 ans,
est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris (2006), ingénieur nucléaire chez AREVA. Actuellement il est détaché en Allemagne pour une durée d’un an, où il représente la partie française au sein
d’une équipe en charge des analyses de sûreté et de dimensionnement du projet de future centrale nucléaire EPR de Flamanville 3 actuellement en construction. Il est le seul Français de l’équipe.
« Il y a un manque d’informations criantes pour m’accès à certaines filières. »
Jean-Christophe Duton,28 ans, Martiniquais, estavocat au barreau deParis depuis 2007, spécialisé en
Télécommunications, Média et Technologies. Il a effectué un sextuple cursus : diplôme de l’Institut national des Télécommunications en 2000 (Télécom Sud Paris), avec un échange académique pour un
MBA de l’université de Singapour ; maîtrise de sciences de gestion, option Finances ; DESS de droit des systèmes et du multimédia (2e de sa promotion à l’université
Robert-Schumann), diplômé de sciences-po Paris, 2004, (mention affaires publiques). Il obtient son certificat d’avocat en 2007 à Paris, de même qu’un mastère en droit des affaires à l’université
de Sceaux. Il exerce actuellement dans un cabinet d’avocat d’affaires international consulté par des gouvernements et des autorités de régulation pour la mise en place de réformes en matière de
télécommunications et de technologies de l’information. Il se forme également en droit anglais et est en passe d’obtenir un mastère de droit de l’University College de Londres. Il fait partie des
trois avocats du barreau de Paris sélectionnés en 2008 pour un échange avec le barreau de Londres. « Ma réussite relative est le résultat d’efforts individuels intenses et de sacrifices de
mes parents. »
Christophe Elie-dit-Cosaque, 28 ans, est maître de conférence en sciences
de gestion à l’université Paris Dauphine. Il a fait un double cursus : doctorat en sciences de gestion (Dauphine, 2008) et PHD en systèmes d’information de l’université d’Etat d’Atlanta
(USA). Il a salué « la valeur du travail et de la persévérance ».
Laurent Fontanaud-Fontaine, 34 ans,
Réunionnais, est un ancien éducateur spécialisé, devenu agriculteur pour reprendre l’exploitation de ses parents décédés. Il a suivi un cursus complet dans le domaine agricole et s’est spécialisé
dans les cultures hors sol. Il se forme ensuite en agriculture raisonnée et, par le circuit de la validation des acquis, obtient sa licence à Supagro à Montpellier en 2009. Sa reconversion en a fait un des pionniers de l’agriculture raisonnée à la Réunion. Il a transformé l’exploitation de canne à
sucre de ses parents en plantation de letchis et s’est spécialisé en arboriculture fruitière afin de se lancer dans la production de confitures fermières. Avec la certification Agriculture
raisonnée en 2005 pour l’ensemble de son exploitation, il est labellisé en 2008 de « la Clef Verte » pour le management du camping à la ferme, une activité d’appoint qu’il ajoute à son
exploitation. Brillant étudiant à Supagro, son jury de licence lui a proposé de devenir formateur pour la licence d’agriculture raisonnée afin de
faire bénéficier d’autres agriculteurs de son expérience.
Yannick Gélie, 27 ans, Martiniquais a eu unDUT degénie chimique obtenu à l’IUT Paul-Sabatier de Toulouse, il a réussi le concours de l’École Nationale Supérieure des Industries Chimiques de Nancy (2007).Devenu ingénieur procédés, ileffectueson stagedans une entreprise de haute
technologie de la Silicon Valley aux Etats-Unis.A son retour en France, il est recruté en2009par une filiale del’Institut Français du Pétroledédiée aux nanotechnologies et spécialisée dans la production de catalyseurs pour le pétrole. Il fait actuellement une formation dans un laboratoire de recherche de l’IFP à
Lyon travaillant sur les carburants du futur, les carburants propres, les biocarburants et les nouveaux moteurs de voitures propres. Il travaille au développement d’un nouveau catalyseur destiné
à supprimer le mercure du gaz. « Ce n’est pas parce que je suis martiniquais que je n’ai pas le droit d’être ingénieur comme tout le monde. »
Loriane Loe-Mie, 25 ans, docteur en
chirurgie dentaire. Thèse - mention très honorable et félicitations du jury- soutenue en septembre 2009 à Toulouse. A également entrepris une formation en implantologie. Compte revenir
s’installer en Guyane dès novembre prochain, ayant trouvé un poste en collaboration dans un cabinet à Cayenne.
Muriel Nasso, 30 ans, est une Martiniquais
titulaire d’un DUT en mesures physiques à Toulouse. Elle s’oriente ensuite sur une filière longue et décroche une licence professionnelle en sciences des polymères en 2001 à Montpellier II, un
mastère en science chimie et sciences des polymères à Birmingham, Royaume-Uni (2002), puis doctorat de sciences en recherche des biomatériaux (université de Birmingham, 2007). Il s’y ajoute
une formation d’ingénieur qualité à Londres. Depuis 2007, elle est manager scientifique commercial dans une société de haute technologie à Londres qui fabrique des membranes de filtrage pour
l’industrie pharmaceutique et chimique. Ses travaux de recherches en thèse, sur une technologie d’amélioration de la surface des lentilles de contact, menés dans laboratoire international, lui
ont valu d’obtenir un brevet international en son nom propre, en partenariat avec son directeur de recherche, pour la découverte de cette nouvelle technologie. Elle s’est retrouvée la seule
Antillaise tout au long de son cursus. Elle occupe aujourd’hui d’importantes responsabilités dans son entreprise où elle gère des contrats scientifiques européens, et voyage à travers le monde
pour intervenir dans des conférences internationales ou s’occuper des contacts avec les clients internationaux de l’entreprise. Elle était en mission à New York au moment de la remise des
prix.
Alan Rodolph, 31 ans, Guyanais a eu un DUT puis une maîtrise de sciences et
techniques de comptabilité et finances à Paris XII Créteil. Diplômé d’expertise comptable en 2008, après avoir eu un diplôme d’Etudes Supérieures Comptables et Financières, il est devenu
expert-comptable et commissaire aux comptes associé dans un cabinet d’une cinquantaine de collaborateurs ayant des antennes sur toute la France, et dont il co-dirige le cabinet de Paris. Il vient
de créer un bureau en Guyane où deux personnes ont été embauchées. « Quels que soient les obstacles, le travail paye toujours. »
Livio Gautier Rufine, 31 ans, Guadeloupéen a obtenu un doctorat de chimie
soutenu à l’Institut Français du Pétrole. Il a fait son post-doctorat à la prestigieuse université Imperial College of London où il a participé à un projet piloté par le ministère de l’Industrie
britannique. Actuellement chercheur au département des géosciences marines de l’IFREMER, Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer, il est spécialiste des hydrates de
méthane et représente un profil unique en France dans une spécialité encore très rare dans le monde. Il a apporté un plus à l’Ifremer en lui permettant de se positionner dans la recherche des
réservoirs pétroliers et gaziers dans les fonds marins. Des recherches qui suscitent un grand intérêt dans le monde puisqu’elles permettront de savoir si ces hydrocarbures marins seront
exploitables ou pas. Il a participé à différentes missions d’explorations en mer, notamment dans une zone pétrolifère au large du Nigeria, en mer de Marmara en Turquie pour y évaluer les risques
sismiques et géologiques, et enfin dans la zone arctique sur un programme mené par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Nadège Veldwachter,35 ans, Guadeloupéenne, est maître de conférence en études francophones à l’université de Purdue en Californie. Après avoir commencé ses études universitaires en France,
elle fait un mastère de lettres à l’université du Nouveau Mexique. Seule enseignante antillaise de son université en Californie, ses diverses activités académiques ont été récompensées par
plusieurs bourses d’universités américaines. Elle prépare une monographie sur la « Littérature monde ».
Teriitepaiatua Maihi, réprésentant des communes de Polynésie française (SPCPF) a mis en exergue la dépendance des communes en matière financière
vis-à-vis du Pays, la collectivité régie par l’article 74 dans ce coin français de la planète, avant de mettre en garde la Martinique et la Guyane, qui devront se prononcer par referendum en
janvier sur une modification de leur statut. Teriitepaiatua Maihi a rappelé que « les communes polynésiennes ploient sous le poids des compétences qui leur ont été attribuées, et demandent
aussi bien au Pays qu’à l’Etat de les aider car comme le prévoit la loi ». Pour le président du SPCPF « tout transfert de compétence doit s’accompagner de moyens : il ne s’agit pas
d’une faveur mais d’un droit ». La journée des maires d’outre-mer du 92e congrès des maires qui se tenait à Paris, hier, sans prendre pour autant le ton combattif de la campagne
électorale en Martinique s’inscrivait bien dans le sujet qui préoccupe les deux départements concernés par les consultations des 10 et 24 janvier prochains.
A côté de ça, Bertrand Delanoë, maire de Paris s’est contenté d’espérer que les évolutions statutaires en cours n’abaisseraient pas le pouvoir des
collectivités, avant d’affirmer que la partie ultramarine de Paris appartenait à l’identité nationale. Il a précisé qu’il allait concrétiser des partenariats avec des collectivités en
outre-mer : « Ca fait longtemps que je ne suis pas venu, ça me démange… Je trouve que c’est aussi mon devoir car Paris est bien la capitale de tous les Français. » la ministre de
l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, est intervenue en clôture de la journée outre-mer. Elle est revenue sur certaines mesures décidées lors du premier conseil interministériel de l’outre-mer, dont
l’attribution gratuite du foncier de l’Etat pour des projets d’équipements d’intérêts général ou de logements sociaux.
FXG agence de presse GHM
Tendance en Guyane
Un élu d’Apatou, soucieux de son anonymat, expliquait : « Sur le
Maroni, les gens sont frileux sur le 74. Ils ont peur et ils n’ont pas compris la démarche. Jean-Pierre Théodore Roumillac, président de l’association des maires de Guyane était plus ferme dans
c’est choix : « C’est non au 74 ! Les gens ne comprennent pas pourquoi on va changer de cadre alors qu’il n’y a aucun projet… » Du côté de l’Oyapock, le maire de
Saint-Georges, Fabienne Mathurin restait plus énigmatique : « 73 ou 74 ? Mais avec quel leader ? » Elle a son avis mais se réserve encore pour l’exprimer
publiquement.
Le mouvement Equité, au PS, revendiquent une meilleure représentation aux
régionales
Saliou Diallo, président d’Equité, Georges Pau-Langevin, députée de Paris et Louis Mohamed Seye appartiennent au
mouvement Equité, créé au sein du PS en 2006, et qui regroupe des socialistes originaires d’Afrique et des outre-mers. Il a pour l’objectif une meilleure représentation politique de la diversité.
A cet effet, Équité participera activement aux prochaines élections régionales et ce dès la constitution des listes. Tête de liste PS en 2004, Jean-Paul Huchon avait décliné la demande du
Collectif de voir au moins deux candidats parmi ses membres en position éligible, arguant du poids des fédérations dans la constitution finale des listes. Pour les prochaines régionales qui
s’annoncent serrées en Île-de-France, « la mobilisation des électeurs originaires d’Afrique et d’outre-mer constitue une donnée non négligeable pour le succès de la Gauche », indique le
président d’Equité Saliou Diallo. « Equité souhaite contribuer à faire pencher la balance en faveur de notre candidat Jean-Paul Huchon, mais comment expliquer aux gens et singulièrement
aux plus jeunes des minorités visibles qu’ils sont français à part entière et que leur pays les respecte s’ils ne figurent pas dans les institutions démocratiquement élues de la
République ? » C’est dans cette perspective que le collectif Equité entend peser auprès des têtes de liste et des fédérations pour « porter la voix, au niveau national, de ces
milliers de militants et de ces millions d’électeurs dont la République feint encore d’ignorer l’existence ». A cette fin il se structurera prochainement en association.
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