Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 18:09

Le PS vise deux ou trois Ultramarins élus en Ile de France aux Régionales

D’ici le vote définitif qui doit intervenir dans les jours à venir, quatorze candidatures issues d’Ultramarins de la Région parisienne ont été répertoriées au PS. On peut avancer que six d’entre eux figureront effectivement sur les listes, que trois seront en position éligible et qu’au moins deux sont quasiment assurés de siéger à l’hôtel de Région de l’Ile de France fin mars. Le premier est ancien champion sportif, Martiniquais d’origine, directeur des équipes nationales d’athlétisme et commentateur sportif sur Eurosport : Stéphane Caristan. Il sera en 10e position dans le Val de Marne. Un deuxième candidat, éligible à Paris, est aussi Martiniquais. Proche de Dominique Strauss-Kahn, permanent du PS, il s’appelle Pierre Kanuty. Dans les Hauts de Seine, le conseiller municipal de Clichy-La-Garenne Manuel Allamelou, un Guadeloupéen, serait 12e de liste. Enfin, Viviana Romana, l’épouse du président du CM98, pourrait figurer en très bonne position soit en Seine-Saint-Denis, soit dans le Val d’Oise.

FXG, agence de presse GHM

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 18:08

Un Antillais tête de liste aux régionale en Ile de France pour le MoDem

Le bureau exécutif du Mouvement Démocrate (MoDem) a retenu mardi 25 novembre la candidature d’Alain Dolium comme tête de liste aux élections régionales en Ile de France. Son investiture sera soumise au vote des adhérents du Mouvement Démocrate d’Ile-de-France qui s’exprimeront entre le 10 et le 20 décembre. Pour François Bayrou, cette candidature est celle « d’un parcours qui répond à la question de l'ascenseur social en panne et c’est un très bel exemple de ce qu'on devrait faire dans la société française ».

Alain Dolium est né à Paris dans le XII arrondissement, agé de 41 ans, marié, père de deux enfants, il vit dans le Val-de-Marne depuis plusieurs années. Guadeloupéen et martiniquais à la fois, Alain Dolium a grandi en banlieue parisienne. Après Sup de co et HEC à Montréal, il débute sa carrière dans le marketing et les NTIC et accède rapidement au poste de directeur du Marketing Produit et du e-commerce de DHL France. Il co-fonde avec deux associés et un groupe d’ingénieurs multiculturels le groupe OBAD Mobile Marketing, spécialiste de la dématérialisation sur mobile des systèmes de fidélisation et de paiement.

Engagé dans la politique depuis plus de quinze ans, Alain Dolium a toujours milité pour le désenclavement de la banlieue à travers l’éducation. Il préside l’association Talents O Pluriel depuis 2005. Convaincu que le multiculturalisme est une force pour la nation, Alain Dolium identifie de jeunes potentiels issus de la diversité et les accompagne dans leur accès aux études supérieures. il co-fonde (en janvier 2009) l’Observatoire Français de la Diversité. Citoyen actif, Francilien de terrain, chef d’entreprise et père de famille, Alain Dolium a décidé de mettre à profit ses multiples expériences, son dynamisme et ses idées pour créer et recréer du lien et de la proximité entre les Franciliens. « Je suis enthousiaste à l’idée de continuer à rencontrer les citoyens d’Ile de France et d’obtenir leur confiance pour faire bouger les lignes politiques dans notre Région et y faire respirer la démocratie », commente Alain Dolium à la suite de la décision du bureau executif du MoDem.

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 19:03

Mike Ibrahim a pris La Route du Nord

Mike Ibrahim, l’enfant de Case-Pilote et Fort-de-France, a parcouru du chemin depuis ses études de lettres à Schoelcher, il a pris la route du Nord… Ainsi s’appelle son nouvel opus sorti chez Universal, le 5 octobre dernier. Compositeur dès l’adolescence, ce n’est qu’après huit ans dans le marketing qu’il se lance dans la musique, « pour aller au bout de ses rêves ». Il prend sa guitare et ses textes et sort l’album Nina Woz. On le découvre sur la scène du Bataclan en 2006, en première partie de Rockane, puis deux ans plus tard, à l’Olympia, c’est une métamorphose musicale. Il chante en première partie de Laure Milan… On découvre ce que va être  le Mike Ibrahim de La Route du Nord. Un an plus tard, les murs du métro parisien sont fleuris d’affiche du second album de Mike Ibrahim, on l’entend sur les radios et télé nationales. Partout dans Paris, sa tête en grand, au bout des escalators, au détour des couloirs ! Ses chansons sont à texte, « comme en faisaient Bob Dylan et Bob Marley », plaisante-t-il. Elles ont un contenu social, voire politique. Il fait raisonner avec beaucoup d’ironie la formule du candidat Sarkozy sur la France qui se lève tôt… Avec Le Voyage, il chante le parcours d’un migrant qu’il suivrait des rives de l’Afrique aux bas-fonds de Paris comme s’il portait une caméra à l’épaule… Avant de revoir Mike Ibrahim aux Antilles, si on ne l’y a pas oublié, il accompagne en décembre Thomas Dutronc dont il assure les premières parties de concert.

FXG, agence de presse GHM

La Route du Nord, Universal music

En concert à La Boule Noire, le 3 décembre à 19 heures

 


Interview

"Changer en échangeant"

Comment avez-vous été repéré par Universal ?

Mike Ibrahim :  J’ai obtenu un rendez-vous avec un directeur artistique de chez Universal qui a tout de suite craqué sur les quelques chansons que j’avais maquettées. Mais parallèlement à ça, j’avais rencontré d’autres directeurs artistiques et il commençait à y avoir un petit buzz autour de moi. Quand il m’a reçu, il avait déjà entendu parler de moi…

Comment êtes-vous passé de l’album très antillais Nina Woz à cette Route du Nord, complètement chanson française ?

L’expérience de Nina Woz a été pour moi hyper formatrice. J’ai fait le tour des salles parisiennes, j’ai voyagé en Afrique avec mes musiciens. Après ça, je me suis posé la question de savoir où je voulais emmener mon projet artistique. Nina Woz est arrivé un peu comme un accident puisqu’au départ c’est un album que j’avais écrit pour un groupe qui m’avait demandé des titres et qui n’existe plus. Je me suis retrouvé avec ces titres sur les bras et du coup, j’ai terminé le disque avec des chansons supplémentaires. C’est comme ça que Nina Woz est arrivé. Mais initialement, ce que j’aime écrire, c’est des chansons avec des textes en français. Ce que j’ai fait avec La Route du Nord, c’est de continuer avec ce que je faisais avant de faire Nina Woz.

Vous revendiquez la chanson à texte ?

J’ai toujours aimé les chansons à texte, les « songs’ writers », les gens comme Bob Dylan et Bob Marley qui ont composé des titres avec leur guitare et qui portent un regard sur la société. Je trouve que c’est quelque chose qui manque beaucoup dans la chanson antillaise, des textes un peu critiques, des chansons à texte. Dans le dancehall, il y a des chansons un peu critiques sur la société, mais si on va dans le zouk ou la nouvelle vague caribéenne, on remarque que ça a commencé avec Soft, mais ça manque beaucoup. J’ai toujours apprécié d’entendre des textes forts dans des chansons et ne pas uniquement se cantonner dans des chansons d’amour.

Sur quels thèmes chantez-vous ?

Il y a des chansons sur les relations amoureuses, avec un regard sur les choses toujours un peu décalé, et des chansons  qui parlent de la société, où l’on peut se sentir concerné avec des prises de position…

Et de l’ironie aussi, notamment dans la chanson La France qui se lève tôt…

La France qui se lève tôt n’est pas faite uniquement de bons Français bon teint, mais c’est aussi et beaucoup des gens d’origine immigrée, qui vont travailler sur les chantiers, qui vont garder des enfants à l’autre bout de Paris, les gens qui vont nettoyer les bureaux… Je trouve que c’est absurde de mettre dos à dos les gens. D’un côté, les bons Français, un discours agressif sur l’immigration, et les immigrés. Alors que eux aussi font partie de la France qui se lève tôt. Je voulais surtout faire une chanson sociale, un peu comme Paris s’éveille de Jacques Dutronc, sans vouloir me comparer… Mais il y avait un peu de cette idée-là de décrire les gens dans le train le matin… J’ai connu cette vie. Pendant huit ans, j’ai travaillé dans une société. Je me levais comme tout le monde le matin pour aller bosser en banlieue. Je sais ce que c’est que le RER le matin… Je voulais en faire une chanson sociale et une chanson politique.

C’est quoi cette Route du Nord, c’est le parcours de Mike Ibrahim ou c’est plus figuratif ?

C’est d’abord une des chansons de l’album. Ca parle d’un couple en voiture ; il est en train d’exploser, l’homme et la femme ne se parlent plus que par geste. Elle met sa main sur la sienne, il la repousse car cela l’empêche de passer les vitesses ; elle change de station radio pour lui envoyer des messages. Et ils roulent, vers le Nord, les brumes. Arrivés à la mer, c’est une sorte de frontière finale de leur histoire d’amour. Je me suis rendu compte ensuite, que la Route du Nord répondait au thème de l’album avec l’immigration dans Le Voyage. Des gens partent du sud pour le Nord et arrivent dans un paradis qui n’existe pas. Et puis, c’est vrai, c’est aussi une façon de parler de mon évolution artistique. Plus généralement, on peut dire que c’est ma recherche d’un Nord magnétique, d'une étoile du Nord.

Faut-il sortir du style antillais pour réussir ?

Il faut faire ce qu’on a envie de faire. S’il y avait des recettes pour percer, je pense que tout le monde ferait la même chose… J’ai fait Nina Woz parce que j’avais envie de le faire. J’ai voulu rendre hommage à la culture antillaise qui est celle dans laquelle j’ai grandi que je trouve belle et qu’elle est aussi un symbole de tout ce qui se passe dans le monde, des processus de métissage, de créolisation. Le fait de ne plus écrire en créole ne veut pas dire pour autant que ma musique n’est pas imprégnée de créolité. Il ne faut pas voir le fait que j’écrive en français comme un renoncement. Personne ne reproche à Césaire d’avoir écrit en français. S’il les avait écrit en créole, ses vers ne seraient pas ces vers et personne ne le connaîtrait. Pareil pour Glissant, Chamoiseau ou Confiant ! Le débat n’est pas là. Il est : qui es-tu ? Qu’as-tu à apprendre de ta culture ? Comment tu échanges avec les autres sur cette culture, cette diversité ? L’idée, c’est de changer en échangeant.

Comment classeriez-vous votre album ?

C’est un disque où l’on reconnaîtra ma couleur Antilles, mais il est bien dans la tradition de la chanson française. Des gens m’ont dit que ça leur faisait penser à Souchon ou Ben Harper ! Je trouve que c’est flatteur… Mais ce qui me nourrit dans mes chansons, c’est davantage le cinéma, la littérature, la photographie… Après j’ai une sorte de boîte à outil d’un vocabulaire musical dont je dispose, mais ça n’est pas vraiment conscient.

Que se passe-t-il après la sortie de cet album ?

Un concert à la Boule noire, à Paris, puis je pars en tournée avec Thomas Dutronc dont j’assure la première partie. C’est bien de pouvoir montrer ce qu’on fait ! Il n’y a pas beaucoup de Noirs dans la chanson française si ce n’est Voulzy, mais dans la jeune génération, il y a un stéréotype qui voudrait que quand tu es noir et jeune, tu fais forcément du R’n’B, du Zouk… Moi ça m’amuse aussi d’aller à l’encontre de ces clichés et je trouve que c’est intéressant de prendre les choses à contrepied.

Propos recueillis par FXG

 

 

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 09:42

Claude Ribbe réagit

Je lis, non sans surprise, que j’aurais «lancé une campagne de mails». Cette affirmation est absolument erronée. Je n’ai lancé ni ne suis mêlé à aucune campagne de mails. En revanche j’en vois passer beaucoup où je suis cité et qui sont présentés comme des réponses à des propos que je n’ai pas tenus. Je ne m’intéresse absolument pas aux polémiques dont tu te fais l’écho et ne suis, par conséquent, pas en mesure de les alimenter. Je te remercie donc, une fois de plus, de rectifier immédiatement ces allégations peu conformes à la vérité.

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 18:07

Jeanny Marc dit « oui peut-être » à l’article 74

Jeanny Marc exposait, dimanche à Paris, sa position sur les régionales et la réforme de la gouvernance.

La députée de la 3e circonscription (apparentée PRG) et maire de Deshaies a réuni à Paris, dimanche, des Guadeloupéens et Deshaisiens installés en région parisienne pour présenter son travail d’élue ainsi que sa vision sur les régionales à venir et la réforme de la gouvernance qu’elle estime nécessaire.

« Gérer ce que l’on apprend aux enfants dans les écoles, gérer le commerce, gérer la fiscalité... » Pour Jeanny Marc, il s’agit de dire à la France ce que les Guadeloupéens veulent gérer. « A ce moment-là, on prépare une loi organique qui transfère un certain nombre de compétences au département. La Guyane et la Martinique ont demandé à être gérés par l’article 74. Il faut savoir qu’aujourd’hui il y a Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, Saint-Barth et Saint-Martin qui sont sous le 74. Et chacun de ces territoires a choisi ce qu’il voulait permettre à l’Etat de gérer. Le territoire qui a le plus d’autonomie par rapport à la France, c’est Saint-Barth. » Article 74 : quatre territoires, mais quatre projets différents. Jeanny Marc revient sur la situation en Guadeloupe : « Les élus de Guadeloupe ont dit qu’ils n’étaient pas encore prêts et ont pris dix-huit mois pour travailler sur un projet et à partir de celui-ci, ils décideront quelle type de gouvernance adopter. Sauf que les dix-huit mois arrivent à terme en décembre 2010 et que nous avons déjà perdu trois mois. Il ne reste plus que quinze lois et on n’a toujours pas installé le comité guadeloupéen pour le projet, ni les comités communaux, ni les comités de bassin. Donc on ne sait pas. Je pense que les élections régionales vont permettre à l’équipe qui sera en place de préparer cette nouvelle gouvernance. La perspective, c’est quelle Guadeloupe et comment voir les choses. »

 


 « Je pense que les élections régionales vont permettre à l’équipe qui sera en place de préparer cette nouvelle gouvernance »

 


Aujourd’hui, le président ne s’est pas prononcé sur le 74 mais son attitude et certains propos laissent penser à Jeanny Marc que son choix va davantage vers le 74 quand il dit (en substance) que « ceux qui feront peur sur une perspective de changement aux Guadeloupéens vont me retrouver devant eux ». Enfin, le député maire de Deshaies laisse deviner son tropisme : « Je dis oui, peut-être un changement mais il faut qu’on nous dise comment, avec quoi. On ne va pas faire comme si tout ce que nous avions fait avant, tout ce que nous avons apporté à notre communauté, soit réduit à néant. On aura des exigences et il faudra que la France accompagne ces territoires si, effectivement, il doit y avoir évolution. » Elle ménage toutefois une issue de secours : « Entre le 73 où il y a égalité législative et le 74 avec la spécialité législative, il y a encore une posture avec ce que la loi permet dans le cadre de l’article 73, l’expérimentation dans certains domaines. Dans le cadre de la LODEOM, le gouvernement a permis au conseil régional de pouvoir gérer directement la formation et la maîtrise de l’énergie. Donc en termes d’expérimentation, on peut demander à expérimenter dans un certain nombre de domaines. Ca se fait sur une période de 4 à 6 ans et après, soit on revient à la position de départ, ou alors on continue. Donc entre 73 et 74, il y a quand même cette possibilité. Mais après la crise, il y a quand même en ligne de mire la nouvelle gouvernance. » Et selon elle, le débat de la campagne électorale des régionales doit préfigurer la question à la quelle les Martiniquais et les Guyanais répondront dès janvier prochain.

Propos recueillis par FXG

Photos : Qu'elle pose avec Gabrielle Louis-Carabin ou Marie-luce Penchard le même jour, montre bien la place à part que Jeanny Marc entend prendre en Guadeloupe...

 


La députée est revenue sur son appartenance au groupe apparenté PRG à l’Assemblée nationale

« Je ne pouvais pas intégrer le groupe PS dans la mesure où j’ai eu une campagne législative très difficile avec le PS. J’ai rencontré Christiane Taubira et tout naturellement, je me suis inscrit dans son groupe qui regroupe beaucoup d’élus ultramarins. »

Sur son soutien à la réforme constitutionnelle de juillet 2008

« Nous avons été quelques uns de gauche à avoir voté oui à la réforme constitutionnelle, ce qui avait déchaîné certaines passions. Nous l’avons fait en tenant compte notamment du fameux article 73 rénové qui permet aux DOM d’adapter les lois, ce que les deux collectivités n’ont jamais réellement essayé. »

Sur le LKP

« Lors du mouvement du 20 décembre 2008, on a permis à tous les chefs d’entreprise d’aller dans la rue, de tout bloquer… On leur a dit qu’il n’y aurait pas de sanction. Puisqu’il n’a pas eu de sanction pour ceux qui ont bloqué le 20, le LKP a agi de même. Malheureusement, on avait un préfet qui débarquait sur son premier poste, sans feuille de route, qui a été dépassé par les événements… On a vécu ça à cause de ça, du fait que l’Etat n’avait pas pris ces problèmes au sérieux. Le mouvement avait sa raison d’être car il y avait des problèmes en train de mijoter et si le LKP ne les avait pas mis sur le tapis, ce sont tous les petits jeunes qui les auraient fait remonter dans moins d’un an. »

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 17:58

Jégo dédicace son livre à Victorin Lurel « l’homme politique »

Vendredi soir, à Paris, Yves Jégo faisait une séance de signature en face du siège du PS et de l’antenne parisienne de la Région Guadeloupe.

Anne-Marie Payet, sénatrice UMP de la Réunion, Victorin Lurel, député PS de la Guadeloupe, Christine Kelly, membre du CSA et proche de François Fillon ( !), José Pentoscrope, président du CIFORDOM, Babette de Rozière ou encore le directeur général de France-Antilles, Marc Auburtin, étaient les personnalités qui sont venus se faire dédicacer l’ouvrage d’Yves Jégo, Quinze mois et cinq jours entre faux gentils et vrais méchants, publié chez Grasset. José Pentoscrope, venu aussi avec le livre de Jacques Chirac, ne tenait pas trop à la photo avec le député de Seine-et-Marne, Patrick Karam a pris deux livres, pour son père et sa mère… Scène cocasse quand Guillaume Hayot est arrivé devant la table d’Yves Jégo : « Pouvez-vous en signer deux, un pour Guillaume Hayot, l’autre pour Jean-François Hayot ? » Surprise de l’homme qui a soupçonné les békés d’être à l’origine de son limogeage, puis ressaisissement traduit par un laconique « très bien. » Evidemment, c’est la confrontation avec Victorin Lurel qui était la plus surveillée, eu égard au rôle que prête l’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer au président de la Région Guadeloupe.

Mazarinade

« Mettez-moi quelque chose de bien cynique, machiavélique, quelque chose d’assassin… Une mazarinade ! », a lancé d’un ton ironique et provocateur Victorin Lurel. Jégo, souriant, s’est contenté d’un sybillin ! « A Victorin Lurel, l’homme politique, ces quinze mois et quinze jours qui nous ont rapprochés… » Et comme Yves Jégo part en vacances et en famille du 20 décembre au 3 janvier en Martinique, il pourrait honorer l’invitation de Régine Jasor à venir pour une séance de dédicace en Guadeloupe. « Je suis sûr que dans les rues de Pointe-à-Pitre, les gens vous salueront », lui a déclaré M. Lurel. Celui-ci dit comprendre et respecter les écrits de l’ancien ministre, mais il nuance : «  J’ai mon regard et il y a plus de choses à dire que ce qu’on peut trouver dans son livre. C’est un bon roman vu avec les yeux d’un romancier qui a du talent… »  Notamment celui de prêter à Lurel une grande influence : « En parlant de moi, il reconnaît en creux que ma parole a du poids dans les hautes sphères… A le lire, je serai presque directement responsable de son limogeage ! Or, ce sont les pétroliers, le patronat et Marie-Luce Penchard qui en sont responsables ! » Préférant parler de « réalité fictionnelle », Lurel reproche à Jégo de n’avoir mis en page que trois des acteurs de ces 44 jours qui ébranlèrent l’outre-mer : « Lui, Fillon et Domota… Et puis, dans le ciel elyséen, il y a Sarko qu’il faut absolument ménager… J’ai eu du plaisir à le lire, avec souvent des yeux écarquillés ! Quand je lis mon ami Jégo, je me dis que je dois écrire mon livre ! » Il trouvera le temps, confie-t-il, après les élections régionales…

FXG, agence de presse GHM


ITW Yves Jégo, ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer

« Une partie du patronat guadeloupéen n’a pas été à la hauteur »

Pourquoi avoir voulu écrire ce livre ?

C’est une envie de vérité, je devais cette vérité aux ultramarins. C’est vrai que quand on a subi une tempête, une crise comme celle dans laquelle je me suis trouvé, qu’elle se termine par un débarquement un peu brutal, on a envie de faire partager au plus grand nombre ce qui s'est passé dans les coulisses. C’est forcément partiel, un peu partial, mais c’est ma vérité et je veux la livrer parce que je la devais aux ultramarins.

Vous n’êtes pas tendre avec le patronat guadeloupéen, pourquoi ?

A titre individuel, j’ai beaucoup de respect pour chacun de ceux que j’ai côtoyés. C’est vrai que je trouve qu’une partie du patronat guadeloupéen n’a pas été à la hauteur de ce que j’espérais dans un moment aussi tragique. Je ne suis pas adepte de la langue de bois, je l’ai montré pendant que j’étais au gouvernement, et j’ai voulu dans ce livre dire ce que j’avais ressenti, sans haine, ni hargne.

Vous semblez trouver Elie Domota assez bonhomme…

Il ne s’agit pas de trouver les gens sympathique ou non, il s’agit de savoir si certains ont été à la hauteur des circonstances. Elie Domota, même si je ne partage pas son approche idéologique, ne disait pas toutefois que des choses fausses. Le reconnaître ne fait tout de même pas de moi un membre actif du LKP. Ne pas le reconnaître aurait fait de moi un représentant partial de l'Etat. Il rêvait sans doute de martyres de la cause et il s’est retrouvé dans le champ républicain.

Vous évoquez votre successeur…

Il n’est pas de tradition de parler de son successeur, je n’ai qu’un souhait pour l’outre-mer, c’est que celle qui a aujourd’hui en charge ce ministère puisse réussir parce qu’au-delà de nos personnes, c’est l’intérêt général qui doit prévaloir. Dans ce livre, je crois avoir démontré que pour moi l’intérêt général doit toujours triompher des intérêts personnels.

Vous n’évoquez pas la Martinique, pourquoi ?

Nous avons la chance, en Martinique, d’avoir un préfet de très haut niveau, qui a pris les choses en main et dans le bon sens dès le début et d’avoir aussi un patronat plus apte à négocier. Si nous avions eu la même situation en Guadeloupe, je n’aurais sans doute pas été obligé de descendre dans l’arène.

Et le préfet Desforges ?

C’est lui qui a figé la situation… Il a incontestablement commis une erreur en laissant les négociations démarrer sous l'oeil des caméras. Lorsque je l'ai appris, j'ai vite compris que le mal était fait et que l'opinion publique faisait, dans sa grande majorité, corps avec le LKP. Sans cette erreur de démarrage, les choses se seraient sans doute déroulées autrement.

Vous rendez hommage à Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et Raymond Soubie, pourquoi ?

Je rends un hommage à tous ceux qui, dans cette affaire, ont été à la hauteur de la crise et un soutien de l’action que j’ai menée pour en sortir par la discussion, le dialogue républicain et pour éviter les affrontements dans une situation dont chacun reconnaît qu'elle était devenue quasi inextricable.

Au sortir de votre expérience, quels liens conserverez-vous avec l’outre-mer ?

La vie politique continue, je suis très heureux de pouvoir mener d'autres combats mais il est vrai que je resterais marqué à jamais par ces 15 mois et 5 jours. L'outre-mer me manque déjà à tel point que je vais retourner aux Antilles dès la fin de cette année.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 Photo : Alfred Jocksan

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 17:13
Les rivaux de Painfull Gulch
L'un pourrait être un O'Hara, l'autre un O'Timins, mais contrairement à l'esprit de ce célèbre Lucky Luke de Gosciny et Uderzo, les deux héros en présence se marrent beaucoup moins... Claude Ribbe et Patrick Karam s'attaquent mutuellement par voie de citation directe, c'est-à-dire sans que l'action du ministère public ne soit engagée. C'est ainsi que nous avons écrit que Claude Ribbe serait jugé le 10 février sur une assignation de Patrick Karam qui a valu au premier d'être mis en examen. Mais Claude Ribbe (et c'était l'objet de son ire) n'a jamais été placé en garde à vue, nous a-t-il précisé, admettant simplement avoir été convoqué par la police. De son côté, Patrick Karam a été attaqué par Claude Ribbe et comparaîtra le 7 janvier. Celui ci aussi sent monter très fort son courroux. Il n'a pas aprécié la campagne de mails lancée par Claude Ribbe et ses amis de Veilledom et Armada. Il a donc décidé de communiquer. Nous publions son texte :

"Patrick Karam : Je n’accepte plus d’être injurié, diffamé et calomnié"

"Cela fait maintenant un an et demi que trois ou quatre individus, désœuvrés et jaloux, mènent une campagne obsessionnelle, malsaine et diffamatoire contre ma fonction et ma personne, contre ma famille, mes proches, mes amis, mes collaborateurs sur des sites internet ou par des envois massifs de mails à plusieurs dizaines de milliers de personnes, à tous les ministères et responsables politiques quasiment toutes les semaines.

Je me suis tu pendant tout ce temps, préférant me concentrer sur ma mission au service de mes compatriotes ultramarins. Mais trop c’est trop. Ces individus pensent être au-dessus des lois en se cachant pour salir et diffamer impunément. Mais c’est fini, je n’accepte plus qu’on salisse mon honneur comme lorsqu’on me calomnie en disant que j’ai détourné des fonds publics. Je n’accepte plus d’être diffamé et injurié quotidiennement, d’être traité de « bata syrien ». Je refuse que ma famille et mes proches soient insultés et traînés dans la boue. Les auteurs de ces injures et de ces diffamations auront désormais à en rendre compte devant la justice.

J’ai déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Claude Ribbe. Après avoir été entendu par la police, Claude Ribbe a été mis en examen par un juge d’instruction pour diffamation et injures et renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il sera jugé le 11 février 2010.

Dans le seul but de me salir et pour faire diversion, Claude Ribbe a introduit devant le Tribunal Correctionnel de Paris en septembre 2009 une plainte fantaisiste en citation directe pour détournement de fonds publics.

Il me calomnie en prétendant que j’utilise les fonds de la délégation interministérielle pour l’attaquer en justice. C’est précisément le contraire. Comme n’importe quel fonctionnaire, j’ai le droit à la protection juridique de mon autorité de tutelle dès lors que je suis attaqué dans le cadre de mes fonctions. En l’espèce, c’est bien parce qu’il m’a calomnié et injurié à maintes reprises que le Secrétariat général du gouvernement (SGG) après instruction m’a accordé légitimement cette protection et donc prend en charge les frais de mon avocat. 

Claude Ribbe devra rendre compte de ses inventions malveillantes de détournement de fonds publics lorsque le tribunal examinera la question le 7 janvier 2010. Il devra ensuite en assumer toutes les conséquences car je demanderai des dommages et intérêts très lourds pour procédure abusive. Par la suite, je redéposerai plainte et demanderai une condamnation pour dénonciation calomnieuse.

Afin que les choses soient claires, j’annonce tout de suite que je verserai tous les dommages et intérêts perçus à des associations ultramarines, et notamment à celle qui milite contre la drépanocytose.
Quant à la campagne honteuse et malsaine menée par des individus malveillants, racistes et lâches qui se cachent derrière l’anonymat d’un site internet (dont Veilledom), j’annonce que j’ai déposé une plainte contre X pour diffamation et injures avec constitution de partie civile. J’ai aussi saisi le procureur de la République. L'enquête de police sous la direction d'un juge d'instruction fera toute la lumière sur les auteurs et les diffuseurs de ces communiqués.

Cet acharnement et ces mensonges sont sans précédents. Aucun autre responsable public n’a eu à subir d’attaques aussi violentes et aussi injustifiées. Et c’est sans doute cette conscience de l’injustice que je subis qui vous a poussés à vous mobiliser massivement en ma faveur.

J’ai reçu plusieurs milliers de témoignages de sympathie et de soutien, je ne peux répondre à chacun de vous individuellement mais je voudrais vous dire combien votre solidarité m’a ému et combien elle me conforte dans ma volonté de continuer à me battre pour vous, pour une société plus juste et plus fraternelle."

 


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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 17:03

Stany Coppet réunit Edouard Montout et Stomy Bugsy sur scène

Le festival Le pari outre-mer qui se déroule du 27 au 29 nombre au 104, dans le XIXe à Paris s'ouvre par une lecture de textes sur l'esclavage et la colonisation.

Discours et poèmes sur le colonialisme et l’esclavage est un montage de textes de Malcolm X, Léon Gontran Damas (Pigments), Jesse Jackson, l’esclave américain Frederick Douglass, Alexandre Dumas (L’ingénue), Frantz Fanon (Peau noire, masque blanc), Aimé Césaire (Discours sur le colonialisme) et Huey P. Newton (Revolutionary suicide), rassemblés par le comédien guyanais Stany Coppet. Après l’avoir joué seul  sous le kiosque de l’amandier à Cayenne, puis au festival des Tréteaux du Maroni et aux Nuits du maronaj à l’Encre de Cayenne, Stany Coppet a voulu poursuivre l’aventure avec son compatriote Edouard Montout et le chanteur comédien capverdien Stomy Bugsy, dans une mise en espace accompagnée musicalement de Vivaldi, Haydn, Bach, Ben Harper, Massiv attack et de percussions. Cette nouvelle création a inauguré le festival Le pari outre-mer qui s’est ouvert à Paris, vendredi soir (28 novembre) et devrait par la suite voyager aux Antilles et en Guyane… En attendant, Stomy Bugsy s’apprête à sortir un nouvel album avec la MC Malcriado, Fidju criulo. Edouard Montout sera bientôt sur France Télévision aux côtés d’Anthony Kavanagh dans une série, Les amants de l’ombre, de Philippe Niang. Er l’on verra bientôt Stany Coppet dans Chienne de lutte de Jérémy Banster avec lequel il écrit un long-métrage dont on sait juste qu’il se passe en forêt amazonienne, une sorte de Into the wild de Sean Penn.

FXG, agence de presse GHM

 


Interview croisée

« Si je me définis par mon corps, je nie l’univers »

Comment s’est fait la fusion entre vous autour de ces textes ?

Stany Coppet : Je pensais depuis longtemps à Edouard et il y a deux mois, j’ai croisé Stomy...

Stomy Bugsy : On a papoté autour d’un verre de vin. Souvent paroles de nuit ne voient pas le jour, mais Stany m’a rappelé peu après. Les textes sont tellement riches et une lecture par des comédiens amène du vivant…

Edouard Montout : Certains textes sont désuets mais ont force de mémoire. Je ne veux pas revenir avec un cheval de bataille : notre peuple qui a souffert… Mais avec ce qu’on veut nous faire avaler sur l’identité nationale, je trouve qu’il y a des choses qui résonnent aujourd’hui.

Que représentent ces textes pour vous ?

Stomy Bugsy : Ces textes constituent ce que je suis, à 100 %, un homme créole, métis, noir. C’est mon histoire, mon sang. Mon peuple a été créé de ça, de l’esclavage des hommes… De tout ça est né une belle nation avec un lourd passé.

Stany Coppet : Ces textes sont mon identité nationale. Ils font partie de mes classiques.

Edouard Montout : Je me rappelle d’un texte de Bernard Dadié : « Je vous remercie mon Dieu de m’avoir créé Noir et d’avoir fait de moi la somme de toutes les douleurs ». De la colonisation et l’esclavage, n’est-il pas né la poésie, le militantisme ? Aurait-on eu tous ces penseurs là s’il n’y avait pas eu l’adversité et l’horreur ? Tous ces textes sont une réaction à cette souffrance. Je ne légitime rien, mais je lance une idée…

Vous dites à un moment un texte sur le regard que l’on porte au Noir, « l’ennemi de l’Europe ». Avez-vous pu ressentir un tel regard ?

Edouard Montout : Quand Malcolm X disait : « Je suis assis à cette table et je ne profite pas du fruit de l’Amérique ». Je pose la question : profitons-nous des fruits de la France ?

Stomy Bugsy : Ca m’attriste de parler d’Aliker... Dans ce film, nous essayons de raconter notre histoire, l’histoire de France aussi ! Comment les acteurs et réalisateurs noirs doivent se battre pour survivre dans cette industrie.

Stany Coppet : Pour ce spectacle, j’ai frappé à de nombreuses portes et on m’a dit : « Encore des histoires d’esclavage… Pourquoi revenir avec ça ? ». Heureusement, il a trouvé sa place naturellement au festival Le pari outre-mer…

Edouard Montout : En France, Le film La première étoile a cartonné. Si ça n’avait pas été une comédie, il ne serait même pas sorti. Si Aliker avait été une comédie, il aurait eu sa place. On est crédible si on n’est pas penseur. On est écouté quand on gagne une coupe du monde, un match de tennis ou alors on doit faire rire ! Spike Lee en France, ce n’est pas pour demain.

Qu’est-ce que c’est pour vous d’être Français ?

Edouard Montout (citant Huey P. Newton): Si je me définis par mon doigt, je nie ma main…

Stany Coppet : Si je me définis par ma main, je nie mon corps…

Stomy Bugsy : Si je me définis par mon corps, je nie l’univers.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 


PS

Le théâtre de l'Air Nouveau donnera lui aussi une représentation exceptionnelle de Trottoir chagrin, pièce de Luc Saint-Eloy, mise en scène par l'auteur avec Agnès Noël et Stephane Demangeat - Prologue de Patrick Saint-Eloi. Le 27 novembre à 20h 30 Salle 200 au 104 rue d'Aubervilliers 75019 Paris, M° Riquet.

 

 

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 15:22

Trois candidats ultramarins à la candidature sur les listes PS aux régionales d’Ile de France

Le groupe Equité, au sein du PS, s’est réuni à l’Assemblée nationale, samedi, sous la présidence George Pa-Langevin, députée PS de Paris. Il ressort que sur les treize candidats à la candidature sur les listes du PS en Ile de France, trois ultramarins font partie des postulants. Il s’agit de Rosalie Lamin, maire adjointe du 11e arrondissement de Paris, Angèle Louviers, avocate et candidate malheureuse aux municipales du XVIe arrondissement en 2008, et Abel Pastel, comptable en Seine-Saint-Denis.

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 17:15

La réunion plan séisme outre-mer évacuée pour cause de campagne électorale

Ce devait être un moment important pour les parlementaires, représentants d’associations de maires d’outre-mer et de responsables outre-mer des DDE : une réunion plan séisme organisée vendredi pour 14 heures avec Marie-Luce Penchard par la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno. A 13 h15, l’ensemble des participants était informé du report de la réunion à une date ultérieure. La raison ? Chantal Jouanno  a préféré honorer de sa présence une conférence de presse dans un café du 5e arrondissement avec Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les régionales en Ile de France, pour annoncer le ralliement d’André Santini député maire d’Issy-les-Moulineaux, Nouveau centre, qui menaçait jusqu’alors de faire une liste de droite autonome de celle de l’UMP… Alors nos problèmes de sismicité, de tsunami, nos besoins en marégraphes, en système d’alerte, de mise aux normes antisismiques, dans un contexte où le risque du grand tremblement de terre est bien réel, tout cela compte peu aux côtés des préoccupations électoralistes de notre ministre de l’Ecologie !

FXG, agence de presse GHM

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