Édouard Montoute est… Jean-Bernard
Hollier
Dans Le pot de colle, nouvelle fiction diffusée sur M6 le 7 avril à 20 h 40 (en métropole), François Berléand donne la réplique à Edouard Montoute. Interview de ce dernier
Pouvez-vous nous présenter votre personnage ? Qu’est-ce qui vous a plu chez lui ?
Jean-Bernard, c’est le principe même du mec qui veut t’aider mais qui finalement te met dans la galère. Pour résumer, il est à la fois gentil et gentillet. Il est “bas de plafond”… Au-delà du personnage, ce qui m’a plus dans ce projet, ce sont les situations et le binôme qu’il forme avec Richard Maurand.
N’est-ce pas trop difficile d’interpréter un boulet maladroit ?
Rien n’est dur tant qu’on nous donne les moyens et la liberté de le faire. Ainsi, je voudrais remercier Julien Séri de sa confiance car il m’a laissé faire une vraie composition pour incarner Jean-Bernard et François Berléand à qui c’est un bonheur de donner la réplique.
Quelle a été la scène la plus drôle à interpréter ?
Il y en a eu beaucoup : la visite de l’appartement, la maison de retraite… J’ai notamment le souvenir du tournage de la scène des toilettes où Richard fait croire à Jean-Bernard qu’il va lui confier une missions super sérieuse afin de mieux se débarrasser de lui. Nous sommes partis dans de nombreux fous-rires… D’ailleurs, je tiens à féliciter les auteurs pour le délire de certaines scènes, typiques du cinéma français.
Vous interprétez très régulièrement des personnages comiques, qu’est-ce qui vous plaît dans ce genre de rôles ?
Il y a pour moi plusieurs façons d’être comique : soit tu interprètes des personnages truculents, c’est à dire haut en couleurs, soit tu joues des personnages “bas de plafond” comme Jean-Bernard. Dans les deux cas, c’est le même plaisir de création.
Votre parcours est très complet : cinéma, théâtre, télévision. Où vous sentez-vous le plus à l’aise ?
Je crois que les trois sont complémentaires car chaque expérience est différente. Le travail du théâtre est plus approfondi car, outre les représentations, on a au minimum un mois de répétitions. Au cinéma, on a plus le temps pour travailler les prises. Mais le gros avantage de la télévision, c’est que les projets se montent très vite et que c’est un très bon exercice de travail car tu dois être efficace dans ton jeu très rapidement.
Pouvez-vous nous parler de Julien Séri avec lequel vous avez déjà travaillé plusieurs fois ?
Ça se passe formidablement bien car on se connaît bien et chacun sait ce dont l’autre est capable. Il y a une vraie complicité entre nous. Il fait partie de l’écurie des réalisateurs techniciens, de ces gens qui savent se poser derrière la caméra. J’ai l’habitude de dire qu’il fait du cinéma à la télévision : une surenchère de qualité, de drôlerie et d’action.
L’histoire
Un paisible notable de province sauve la vie d’un homme qui vient d’avoir un accident de voiture. Il ne se doute pas que sa vie va être totalement chamboulée…
Car Jean-Bernard Hollier est ce qu’on peut appeler un boulet. Un boulet au grand coeur mais surtout un boulet… Et en voulant à tout prix remercier son sauveur, il va juste faire de sa vie un enfer ! Des mafieux pas contents, des cambriolages et des ennuis en tous genres vont pleuvoir sur les deux hommes et leur famille…
Il ne leur reste plus qu’à collaborer ensemble pour se sortir de ce pétrin… mais cela n’est pas gagné d’avance…
Edouard Montoute, sa vie, son oeuvre
Élève de la classe libre du Cours Florent entre 1986 et 1990 avec
pour professeurs Francis Huster, Jean-Pierre Garnier et Raymond Acquaviva, Édouard Montoute débute sa carrière en 1989 au cinéma dans “Jean Galmot, aventurier” d’Alain Maline et en parallèle sur
les planches dans “Le Procès” mis en scène par Jean-Pierre Garnier au Théâtre du Marais. Sa carrière est un savant mélange de films à succès : “Taxi 1, 2, 3 et 4», “Astérix et Obélix, mission
Cléopatre”, “La Première étoile”, de théâtre : “Otello” de William Shakepeare mis en scène par Gaëtan Kondzot au Théâtre de la Bastille et de fictions populaires : “Les Toqués”, “Facteur chance”,
“Navarro”, “David Nolande”… Il sera prochainement à l’affiche du film “Les Petits mouchoirs” de Guillaume Canet (sortie en salles le 20 octobre 2010).

Patrice Férus crève l’écran sur TV5
monde
Mediatropical son premier employeur était un peu le passage obligé : « Ca m’a permis de commencer car il n’y avait pas beaucoup de solutions pour
moi qui étais sans réseau, sans contact et sans expérience… » Puis il y a eu le Manifeste égalité de Luc Saint-Eloy et Calixte Belaya aux César. Il sent venir le temps des opportunités,
envoie des CV. LCI l’entend. « TF1, dans une logique d’entreprise a bougé plus rapidement que d’autres. Ils ont utilisé LCI comme un laboratoire. » Il fait des sujets puis de la
présentation des journaux de la nuit. Un peu de training… « Rapidement ça marche grâce à mon expérience de la radio. » Mais Patrice ne veut pas se limiter à cette première marche. Il
s’intéresse à l’international. Il postule à TV 5 monde. « Chez eux, le principe de la diversité était une évidence. » Il mentionne le rapport Averoès qui citait en exemple la chaîne
francophone. « Le souci, c’est qu’il y a trop de symbole et pas assez de signaux. Les exemples restent des symboles alors que ça devrait être des signaux, des feux
verts ! »
« TV5 peut être un tremplin, mais elle n’a pas la même popularité qu’elle peut avoir en Belgique ou ailleurs. Pour les Français, c’est une
chaîne de rediffusion… » Qu’importe, à TV5, il se régale. Avec ses 210 pays de diffusion, ses 18 éditions quotidiennes, Patrice a de quoi faire. Il se souvient bien d’un des cadres de la
chaîne, alors. « J’ai eu pas mal de contacts avec Frédéric Mitterrand. « Il regardait la chaîne, connaissait nos existences ». Patrice fait la tranche de nuit, 2 h 30, 4 heures et
six heures, et quelques incursions dans les éditions de l’après-midi. Aujourd’hui, Patrice Férus aimerait aller plus loin, prendre des responsabilités dans la rédaction en chef.
Dans l’éditions de 6 heures où il y a un
invité, il a le sentiment d’en n’être pas loin… Il a reçu Fred Deshayes avant le concert de Soft au New Morning. « C’est un peu un travail de rédacteur en chef. » Cette incursion de
Fred Deshayes… Est-ce un hasard ? « A TV 5 où nous sommes nombreux à venir de la diversité, nous pouvons servir d’alerte sur des questions qui nous semblent importantes. Nous pouvons
aussi apporter des correctifs à des news pas toujours justes. » Il se souvient de la crise aux Antilles : « C’était important de le signaler mais aussi il était aussi important que
nous ayons eu des gens réceptifs ! » A l’époque, ils avaient fait une spéciale avec Christiane Taubira, Guy Numa et, au téléphone, Elie Domota. Quand il ne travaille pas, Patrice Férus
écrit, voit ses amis, s’occupe de ses deux enfants. Il s’intéresse à la vie antillaise en région parisienne, via sa famille d’abord, mais il n’y passe pas non plus sa vie. « Je n’ai jamais
été invité à la garden party de l’Outre-mer », fait-il remarquer en s’amusant !
CV Vite fait
Sur les présentateurs TV Antillais sur les chaîne nationales
Alex Ursulet, l’avocat martiniquais du barreau de Paris, a pris en main le dossier de trois Guadeloupéens, fonctionnaires de police en région
parisienne, victimes d’injures à caractère raciste de la part d’un de leurs supérieurs hiérarchiques et dont la plainte a été classée sans suite, après un dysfonctionnement du parquet de Meaux.
Me Ursulet a décidé d’attaquer l’Etat pour déni de justice. Retour sur les faits. En juin 2009, les CRS Jean-Marc, Cédric et Fabrice sont en mission en Corse. Le 20 juin, les trois fonctionnaires
prennent leur petit-déjeuner au foyer du cantonnement de passage à Ajaccio. Il est 8 h 30 quand entre dans la salle leur capitaine et chef de section. Il les regarde et leur lance :
« Ca va les Bananias ? » Les trois hommes interloqués se regardent. « Ca nous a secoué comme une percute de Tyson ! », se souvient l’un d’eux. Les trois hommes ne
relèvent pas immédiatement. « Il était le chef de la compagnie déplacée… » Ils demandent toutefois des excuses à l’officier. Le capitaine avoue et se justifie par une dérobade sur la
poudre chocolatée et le tirailleur. Ils rédigent un rapport et le remettent à leur commandant qui s’excuse pour son officier. Debut juillet, tous les acteurs sont entendus par un commissaire de
police corse. « Il a tenté d’étouffer l’affaire en nous la faisant un à l’envers… » Le 17 juillet, la compagnie quitte la Corse et rentre en région parisienne. Début août, les trois
policiers portent plainte devant la gendarmerie. Après une heure d’attente et un appel au parquet, les gendarmes prennent la plainte pour injure non publique en raison de l’origine, de l’ethnie,
de la nation, de la race ou de la religion. La plainte atterrit au parquet de Meaux. Le 15 décembre 2009, Christian Girard, procureur de la République de Meaux les informe qu’il est
« conduit à classer sans suite » leur plainte. « Cette procédure, écrit-il aux trois hommes, n’a pas été convenablement traitée puisqu’elle n’a pas été transmise pour continuation
de l’enquête et audition du mis en cause. » traduction, les faits sont prescrits, l’action publique aussi. Seule l’enqyête interne à la police a abouti, mais là encore, la montagne a
accouché d’une souris puisque le capitaine a reçu un simple avertissement et ne s’est toujours pas excusé. « On travaille toujours avec lui, mais il fait le coq, le fanfaron… » Le
nouveau commandant de la compagnie veille toutefois à ce que le capitaine reste à distance des trois CRS. En attendant que sa plainte pour déni de justice, une procédure bien particulière,
aboutisse, Me Ursulet a saisit le ministre de l’Intérieur, le parquet général de Paris, le Conseil supérieur de la magistrature et le président de la République. Après, il restera la cour
européenne des droits de l’homme.
Ultra Mode, présenté par Stany Coppet, arrive sur l’antenne de France 3 Ile de France pour livrer une nouvelle approche
de la mode parisienne ou internationale. Nouvelles tendances, défilés, couturiers, jeunes créateurs, bons plan, astuces… autant de sujets qui seront abordés avec fantaisie, humour et
élégance par le comédien guyanais, esthète et fin connaisseur de la mode. La première de cet hebdomadaire est ce samedi 3 avril à 11 heures. Par ailleurs, Stany sera le 27 avril à l’hôtel de
Ville de Paris pour le spectacle Discours et poèmes sur le colonialisme et l’esclavage avec Stomy Bugsy et Thierry Desroses. C’est à l’occasion de la commémoration de la signature par Victor
Schoelsher du décret d’abolition de l’esclavage en 1848.
Alain Vautier, directeur des programmes de France 2, a annoncé le lancement sur les antennes de France TV d’une campagne diversité. Elle tente de
répondre à deux questions : quelle offre existe en matière de diversité ? Quels sont les visages représentatifs de la société ? « Même s’il y a toujours mieux à faire, on a
décidé de faire cette campagne pour affirmer qu’on représente mieux qu’on ne le dit la diversité française », explique Alain Vautier. Le slogan : « France Télévisons vous
ressemble, France Télévisions vous rassemble. » « Ce n’est pas une campagne en réaction, a indiqué Philippe Vilamitjama, c’est comme le clip que nous avons diffusé au FIPA à Biarritz en
janvier sur la diversité dans la fiction… » Le spot sera tourné du 12 au 16 avril par la société de production Gédéon pour être mis à l’antenne fin avril, début mai. Une
vingtaine de journalistes et animateurs ont été convoqués. Parmi eux l’Antillais Eddy Murté ou encore le Réunionnais Sébastien Folin.
« 5 ans après la naissance de la TNT, France Télévisions a perdu moins que ses concurrents », s’est félicité le n°2 de France TV. 15 % de perte pour les chaînes
privées contre 20 % pour TF1. « Au début de l’année 2010 , l’érosion de l’audience s’est limitée à 1,5 % sur l’ensemble du bouquet. » 37 à 38 millions de téléspectateurs passent
chaque jour sur les chaînes publiques. Les baisses d’audience de France 2 et France 3 ont été compensée par les hausses qu’ont connues France 4 et France 5. « Nous avons réussi notre
stratégie de conquête de l’audience entre 19 et 20 heures », assure Philippe Vilamitjama, directeur des programmes, qui considère que la naissance de la TNT a fait de France 5 une chaîne de
plein exercice. A compter de septembre et, peut-être dès la grille d’été, on nous annonce une offensive sur la case 20 heures avec un programme de découverte culturelle et historique, peut-être
un jeu. De même, Patrice Duhamel a indiqué que France TV avait donné son feu vert pour un programme documentaire et débat sur l’affaire Clearstream…
Romain Mouton, « ex-collaborateur de cabinet » d’Yves Jégo, pour reprendre l’expression de ce dernier au sujet de Marie-Luce Penchard, a décidé
de briguer le siège de député du XXe arrondissement de Paris, actuellement détenu par la socialiste guadeloupéenne George Pau-Langevin. L’autre jour, salle des Quatre Colonnes à l’Assemblée
nationale, Romain Mouton a interpellé George Pau-Langevin : « Je l’aurai votre siège de député ! » Avec 24 % des voix pour la liste UMP lors des dernières régionales dans
cet arrondissement très marqué à gauche, il aura « manifestement bien des difficultés à endosser l'habit » de député, pour paraphraser encore le talentueux Yves
Jégo…
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