Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 18:51

Nouveautés sur RFO

Nouvelles vies, Anabase et Ô rendez-vous sont les nouvelles émissions que propose RFO/France Ô. Rencontre avec le directeur des antennes, Luc Laventure, pour une explication de grille.

Thierry Bruant, Eddy Murte, Luc Laventure, Caroline Candille et Charly Nestor (photo FXG)

« Chaîne agora », c’est le concept qui mobilise les têtes pensantes de RFO/France Ô qui présentait la semaine dernière les dernières nées des émissions de la grille de programme. « La télé n’est pas un lieu clos où l’on débat, avance Luc Laventure. L’idée de chaîne agora est de faire circuler la parole. » Son concept c’est le « voumlélé », le brassage. « RFO doit doit se faire l’écho de nos populations et de nos pays où règne d’abord l’oralité. Nous devons être au diapason des pays et la vie, ce sont les neurones, le flux, les réseaux… » Il y a donc trois émissions nouvelles pour illustrer ce voumlélé : Nouvelles vies, une sorte d’émission de télé réalité qui revendique l’intelligence, Ô Rendez-vous qui a succédé à Ô quotidien et qui quitte le studio pour les lieux de brassage (bar, galerie, rues…), et Anabase (en référence à Saint-John Perse), une émission musicale mensuelle avec Charly Nestor (ancien de M6 et actuel patron d’une télévision musicale aux Etats-Unis), Doc Gyneco (depuis le temps qu’on en parlait…) et Serge Arias qui dressera un portrait karmique de l’invité à partir d’arts divinatoires. « Il faut qu’on ressente que l’autre a des cosmogonies aussi existentielles que celles de la religion du Livre », justifie Luc Laventure. Pape Diouf inaugure cette mensuelle qui débute en décembre, et part en balade dans des lieux de brassage, de paroles : le métro, les Halles, des salles de spectacle… Pour nous entraîner à la découverte des musiques du Sud que prise l’invité. Avec Ô Rendez-vous, quotidienne de 52 minutes, Samira et Claude Wislon Balda déclinent trois thématiques. Une première politico-sociétale avec un invité (on a vu Clémentine Autain, Pierre Assouline…), une deuxième culturelle (« avec un K comme Kanak » précise Luc Laventure). Tournée dans un théâtre, une galerie, la séquence donne la parole à des « artistes liés à la notion du foisonnement ». Enfin, une troisième thématique aborde la question du métissage dans les tendances. L’émission est ponctuée d’intervfention de nouveaux talents, qu’ils soirent performers, humoristes, slamers ou graphistes, avec en commun qu’ils viennent du Net.

Dans tous ces programmes, il s’agit d’évoquer pour le patron des programmes de RFO « les vies telles qu’elles sont vécues, avec l’ADN créole du métissage, du tout monde, ce monde dont on ne sait jamais sur quel monde il va basculer . C’est l’évolution culturelle de la chaîne… » Nouvelles vies est arrivée à l’antenne le 14 novembre, Ô Rendez-vous y est depuis le 12 octobre et il faudra attendre Noël pour la première d’anabase avec en invité vedette, Pape Diouf.

FXG, agence de presse GHM


Nouvelles vies

Ca ressemble à de la télé réalité, mais c’et de l’anti Secret Story. Ici, pas de populisme ni de vulgarité, mais des parcours humains au vrai sens du terme. Sans présentateur, l’émission suit pendant dix semaines huit jeunes adultes, à la veille d’une étape importante de leur vie. Ils s’apprêtent à faire des choix déterminants. L’émission est en lien avec la réalité, restant fidèle à des personnages bien réels et donnant une véritable image de la diversité dont ils sont issus.

Avec ce feuilleton documentaire, les téléspectateurs de RFO en Outre-mer et de France Ô en métropole, pourront via le site de Nouvelles Vies (www.nouvelles-vies.rfo.fr), à l’instar des réseaux sociaux comme facebook, contacter les héros de cette série documentaire, leur laisser des messages, leur proposer de l’aide et des conseils dans leur aventure personnelle.

Dans un deuxième temps, l’aventure se poursuit à la télé. Dès qu’ils auront été choisis par les héros de cette aventure, les téléspectateurs vont rentrer dans la série pour devenir eux-mêmes acteurs de ce feuilleton du réel. Les téléspectateurs auront la possibilité d’apporter un savoir, une expérience et de partager un moment de vie sans contrepartie, par simple esprit de citoyenneté… « Ce programme est sur Internet, explique Luc Laventure, pour développer la notion de solidarité et d’entraide. »

Chaque jour, il y aura 15 à 20 minutes de ces tranches de vie et vles radio pays participeront en ouvrant leur antenne à des interventions des auditeurs. « On joue le global média », se satisfait Luc Laventure.


Les huit vies

Audrey, 31 ans, d’origine martiniquaise, a lâché son poste de juriste il y a quelques semaines pour se lancer dans une nouvelle carrière : productrice de long-métrages. Un rêve qu’elle caresse depuis plusieurs années, encouragée par son petit-ami comédien. Si le dossier est monté et la boîte de prod baptisée, reste à rencontrer les réalisateurs, trouver des scénarii et se faire conseiller par d’autres producteurs avisés… Le chemin vers le cinéma est parsemé d’embuches.

 

Tiya gagne sa vie comme costumière de théâtre mais compte bien enregistrer un album et faire carrière dans la chanson. Si pour le moment, la jeune Guadeloupéenne de 30 ans jongle entre deux activités, elle consacre son temps libre à enregistrer des maquettes soul/jazz et à rencontrer des producteurs. Elle a déjà tourné un premier clip et cherche à se faire un nom.

 



Dominique est une trentenaire qui a vécu toute sa jeunesse en région parisienne. Cette Guadeloupéenne a décidé de tout plaquer : ses amis, son travail de conseillère financière et son appartement pour partir vivre en Guadeloupe dont elle est originaire. Si elle a passé quelques années là bas à l’adolescence, et si sa mère y vit toujours, elle repart de zéro dans cette île où il va lui falloir trouver logement, job, amis et même l’homme de sa vie… Ne va-t-elle pas regretter la métropole ?

 

Nathalie est une future maman de jumeaux et pour elle la vie n’est pas simple. Cette Martiniquaise de 33 ans va devenir mère célibataire ; seule, il lui faut trouver un nouveau logement, faire réparer sa voiture et organiser sa vie pour ne pas être dépassée. Pour cela, elle compte beaucoup sur les réseaux d’entraide. De la préparation à l’accouchement, à sa nouvelle vie de mère, nous suivons ce changement de vie.

 


Fabrice est chef d’atelier dans un garage la semaine et skipper le week-end : son rêve cette année, participer au Round Créolia, le tour de la Réunion à la voile. Il lui faut s’entraîner et trouver un coéquipier, mais parallèlement à sa préparation, il se voit hériter d’un terrain sur lequel il projette de monter des gîtes. Arrivera-t-il à tout mener de front ? Pourra-t-il participer à la course ?

 



Samuel habite la Réunion. A 31 ans il pratique l’agriculture biologique et voudrait faire partager ses convictions aux autres agriculteurs de la région. S’il vient de monter une structure de conseil, aujourd’hui il tente un gros coup : organiser le premier éco festival de la Réunion. Sa femme en profitera pour lancer des cours de cuisine bio. Nous verrons si ce couple réussit à transmettre ce nouveau mode de vie.

Gwénaelle, 18 ans, débarque de Fort-de-France et entre à la prestigieuse école de Sciences-Po Paris ! Un vrai changement de vie pour cette jeune fille qui a quitté sa famille, ses amis, et s’apprête à entamer un cursus des plus difficiles. L’émission suit son parcours et ses premières semaines d’adaptation dans la capitale.

 

Corinne, d’origine martiniquaise, est danseuse professionnelle ; sa spécialité, le limbo. Mère de 3 garçons, elle partage son temps entre des spectacles qu’elle donne aux quatre coins de la France et des cours qu’elle dispense dans une association ; mais à 40 ans elle rêve de se poser et de monter une école de danse. Nouvelles Vies propose de l’accompagner dans les démarches qu’elle entreprend, soutenue par ses proches.

 

 

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 14:55

Germain, président du festival off d’Avignon

Son élection à la tête du festival off d’Avignon (dont il était jusqu’alors vice-président) a été saluée par Marie-Luce Penchard et Patrick Karam. Depuis lundi Greg Germain est le nouveau patron du Off. A 61 ans, le directeur du théâtre de la chapelle du verbe incarné (théâtre des outre-mer en Avignon), succède à d'André Benedetto, mort à 75 ans en juillet dernier en plein festival. « Pour beaucoup de monde, il est désormais clair que le off existe comme un festival à part entière, de manière autonome et indépendante, aux côtés du In », indiquait Greg Germain dans son rapport moral pour l'année 2009. « Jamais la fréquentation du festival n'a été aussi forte », a-t-il ajouté, précisant qu'une étude statistique était en cours. En 2009, le off a proposé 985 spectacles.

Greg Germain part en Guyane (où il rejoindra Firmine Richard et Stomy Bugsy) pour tourner dans le prochain moyen-métrage de Serge Poyotte, du 23 au 29 novembre. Le mardi 24 au festival Cinamazonia et en sa présence sera projeté le film de Christian Lara, Mamito, tourné en 1979.

FXG, agence de presse GHM

(Photo : Greg Germain dans les années 1970)

 

 

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 14:31

L’Europe prépare de nouveaux euros

La Banque centrale européenne prépare de nouveaux euros pour 2012-2013. Mais les banques centrales des seize pays qui utilisent l’euro ont toutefois du mal à se mettre d’accord sur les signes de sécurité. « Les signes de sécurité seront plus complexes afin de maintenir l’avance technologique sur les techniques d’impression et de reproduction, indique la BCE. La nouvelle gamme de billets comportera elle aussi des éléments graphiques inspirés du thème « Époques et styles architecturaux européens »

DM, agence de presse GHM

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 18:36

Le Casodom récompense des parcours d’excellence

Loin des paillettes et des strass des trophées des arts afro-caribéens, le Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental, ironiquement baptisé par certaines mauvaises langues, chambre des recalés, était, lundi dernier, la chambre des super calés ! Le Casodom (Comité d’action sociale en faveur des originaires des départements d’outre-mer en métropole) remettait pour la troisième fois ses prix Talents d’outre-mer. 12 jeunes talents et 13 talents confirmés ont ainsi été récompensés. Ils sont élève officier, ingénieurs, chercheurs, experts, super diplômés. Ils ont été sélectionnés ur une centaine de candidats ayant accompli dans un environnement métropolitain souvent difficile des parcours d’exception dans des filières sélectives ou des secteurs compétitifs. L’ambition de ces prix est, outre la reconnaissance que cela confère aux lauréats, d’inciter à travers ces modèles les jeunes ultramarins à visés des secteurs élevés de la vie économique sans se laisser décourager par des barrières raciales ou sociales. Les lauréats ont reçu un chèque de 2000 euros (pour les jeunes talents), un ordinateur offert par le CNES pour trois d’entre eux, et une médaille frappée, réalisée par Art de fondre, la société du président du groupement des entrepreneurs français originaires d’outre-mer (GEFDOM), Ruddy Jean-Jacques, par ailleurs le créateur de la statuette du trophée des arts afro-caribéen.

FXG, agence de presse GHM

 


Les jeunes talents

Antoine Raphaël, 28 ans, originaire de la Réunion, est chercheur en volcanologie et titulaire d’un doctorat de géophysique (Toulouse III). Ses travaux l’ont déjà fait remarquer de la communauté scientifique internationale car il est le premier à avoir démontré, par ses explorations sur le Piton de la Fournaise à la Réunion, qu’un volcan pouvait être ventilé par circulation d’air alors qu’ils sont généralement refroidis par eau. Ce qui lui a valu d’obtenir un post-doctorat de deux ans au Japon au sein d’une équipe de l’Earthquake Research Institute de l’université de Tokyo, qu’il rejoindra en fin d’année. A côté de ça, il est aussi guitariste et pilote amateur. « Je remercie la génération de mes parents qui se sont saignés pour que je sois là », a-t-il déclaré en recevant son prix.

 

Melina Baala, 23 ans, originaire Guadeloupe, est ingénieur en Génie urbain del’Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris, où elle a été admise après un concours auxgrandes écoles (tronc commun Mines/Ponts et Chaussées). Elle effectue actuellement une spécialisation en Management et Ingénierie des transports à l’université de Berkeley en Californie où elle a été acceptée sur dossier, d’où son absence.

 

Célia Bichara, 26 ans, Guyanaise, est diplômée de HEC Paris, 2007. Elle est actuellement chef de projet chez SFR où elle s’occupe de l’accompagnement et du recadrage de la chaîne de recouvrement de l’entreprise. Emue, elle a déclaré au perchoir du palais d’Iéna : « La reconnaissance professionnelle est importante, celle de ses pairs l’est encore plus. »

 

Ludovic Bissol, 21 ans, a eu son bac S à 15 ans avec 20/20 en mathématiques. Ce Martiniquais a fait un double cursus : ingénieur en génie mécanique et conception, diplômé en 2008 de l’Ecole Nationale des Sciences appliquées (INSA) de Lyon, et prépare pour 2010 un mastère spécialisé en management de la technologie et de l’innovation à l’Ecole de Management de Lyon, business school européenne à vocation internationale. Il est actuellement en stage à l’Institut français du Pétrole. Il a, outre ce parcours brillant, initié toute sa promotion à la salsa en étant à la fois professeur et chorégraphe !

 

Ary Deleray, 22 ans, Martiniquais, est élève ingénieur en 3e année à l’Ecole nationale supérieure d’Agronomie et des industries alimentaires de Nancy en spécialisation biotechnologies. Il prépare également en cours du soir à l’Institut d’Administration des Affaires (IAE) de Nancy un mastère d’administration des affaires. Il est actuellement en stage dans une société de biotechnologies à Paris. Son mot de remerciement : « Tchinbé red pa moli ! »

 

Alexandre Jude, 23 ans, élève ingénieur économiste statisticien à l’ENSAE (Ecole nationale de la Statistique et de l’Administration). Il prépare en parallèle une licence en Droit à la Sorbonne. Diplômes attendus pour 2010. Il étonne quand il raconte sa fréquentation des salles des marchés financiers. C’est à son père guadeloupéen qu’il dédie son prix.

 

Euzhan Mancée, 25 ans, , Guyanaise, est ingénieur, diplômée de l’école centrale d’Electronique de Paris (2006) et cumule un mastère en management et gestion internationale de projets obtenu à l’université de Paris Dauphine. Depuis 2008, elle est embauchée chez Microsoft France où elle gère un portefeuille de support technique grands comptes et coordonne les équipes techniques dédiées aux grandes entreprises. « Mes parents m’ont toujours fait comprendre qu’il n’y a pas de limites, quelles qu’elles soient ! »

 

Céline Montfort, 23 ans, Martiniquaise, est ingénieur agronome, diplômée de l’Ecole nationale d’Agronomie de Paris, (INA PG/Agroparistech), en spécialisation marketing. Elle est en stage à la direction marketing international de L’Oréal à Paris. Elle prévoit une spécialisation complémentaire à HEC ou à l’ESSEC. Heureuse de sa distinction, elle s’est écriée : »La représentation de la fgemme antillaise comme une femme forte, une femme poto mitan est une vérité ! »

 

Madaï Moutoussamy, 21 ans, a été bachelière à 15 ans. Cette native de Deshaies en Guadeloupe est élève officier ingénieur en 2e année à l’Ecole navale de la marine nationale française. Elle est la seule domienne dans cette filière. Elle a participé à une mission humanitaire organisée par l’ONU au large de Beyrouth en octobre 2008 avant de passer 3 semaines sur un voilier de la Coast Guard américaine, à patrouiller le long de la côte est des Etats-Unis. « Je suis fière de ma famille, a-t-elle déclaré, elle avait peu de moyens mais beaucoup d’amour ! » Elle raconte comment sa mère tout juste divorcée a pris en main le destin de ses enfants : « On avait une toute petite voiture qu’on appelait Torpedo, elle montait les côtes ! Ma mère avait un champ de patates douces qu’elle vendait 2 euros le kiolo et ça a fait plein de billets ! ». La jeune fille raconte encore qu’en terminale, à Lyon, elle ignorait tout des classes préparatoires : « J’ai manqué le coche… » Heureusement, un professeur, originaire comme elle de Deshaies, lui a parlé de la possibilité de faire une seconde terminale pour prendre le temps de la réflexion. Elle décroche un second baccalauréat avec mention et entre en prépa. Par la suite, elle passe plein de concours avec succès mais elle ne donne pas suite, elle ne visait qu’une école militaire. C’est chose faite.

 

Sylvia Payet, 26 ans, est ingénieur en génie mécanique, diplômée de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan qui forme à la recherche aérospatiale. Première Réunionnaise admise à cette école scientifique de haut niveau, elle prépare pour 2010 à l’Ecole des Mines de Paris un doctoraten sciences et génie des matériaux, spécialisé dans la recherche aérospatiale. Elle a  effectué un stage de mécanique numérique à l’universitéd’Austin au Texas et prépare actuellement sa thèse de doctorat à l’Office national d’Etudes et de Recherches aérospatiales (ONERA), premier acteur de la recherche aérospatiale en France. « En rendant visible nos trajectoire, on élargit la vision des domiens. »

 

Benjamin Resid, 23 ans,Guadeloupéen, est ingénieur diplômé de l’Ecole spéciale des Travaux Publics, ESTP (2009). A l’issue de son stage, il vient d’être recruté  par la filiale suisse de Bouygues Construction à Lausanne. Ancien champion junior de Guadeloupe d’athlétisme (100 et 200m) et médaillé du relais 4x 100m aux championnats de France d’athlétisme junior, il a passé son bac à Baimbridge. « Ce prix récompense le talent, mais aussi beaucoup de travail ! »

 



Elodie Trouillefou, 24 ans, Guadeloupéenne a un mastère 2 en nouvelles technologies de l’énergie (3e cycle à l’Ecole des Mines de Paris) et un mastère spécialisé en ingénierie et gestion de l’énergie (sept 2009). Elle vient d’être recrutée à la Réunion comme chef de projet dans un bureau d’ingénierie spécialisé dans le  photovoltaïque, et l’énergie solaire et thermique. Sa mission : ouvrir une agence en Guadeloupe afin d’y développer des projets d’énergies nouvelles. En recevant son prix, elle s’émerveille : « Ca fait plaisir de voir tant de domiens qui ont réussi ! »

 



Talents confirmés

Pascal Vairac, 41 ans, Guadeloupéen, a eu un DUT de génie électrique et informatique industrielle en 1989 à l’IUT de Belfort, il n’a cessé de valoriser son potentiel jusqu’à l’obtention d’un doctorat en sciences de l’ingénieur à l’université de Franche-Comté (1996). Devenu maître de conférence en 1998, il passe le diplôme d’habilitation à diriger des recherches (2002) et accède, deux ans plus tard, à la qualification de professeur des universités ; poste qu’il occupe en 2007 à l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon (ENSM, 2e école nationale supérieure d’ingénieurs en France). Il y dirige une équipe de recherche de 100 personnes en tant que directeur adjoint d’un département de recherche dépendant du CNRS. Depuis juin 2009, il est directeur adjoint de l’ESNMM.


Marie-Laure Clain, 25 ans, est une Réunionnaise ingénieur agronome, diplômée de Supagro à Montpellier, spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information adaptées au monde agricole. Elle a fait son stage en Australie dans un centre de recherche international sur l’agriculture de précision et vient d’être recrutée à Montpellier, comme chef de projet dans une société éditrice de logiciels de traçabilité pour le monde agricole ; une entreprise à la pointe de ce secteur. « Je remercie mes enseignants qui m’ont orientée et j’engage les Domiens à poursuivre des études en France métropolitaine. »

 

Régis Cornélie, 34 ans, Guadeloupéen, est diplômé de HEC, ancien banquier d’affaires au sein de la Compagnie Financière de Rothschild, chargé de conseils en fusions et acquisitions. Il a ensuite exercé à New York dans une filiale de Crédit Lyonnais, avant de rejoindre en 2001 à Paris le leader mondial du conseil en stratégie pour les grands groupes (Boston Consulting Group). Actuellement chef d’entreprise, il a créé en 2006 en Guadeloupe la Fabrique des Douceurs, une entreprise produisant des fruits confits tropicaux pour une clientèle à l’exportation. « Mon père m’a montré qu’on peut prendre l’ascenseur social en travaillant. »

 

Ryaz Daoud Aladine, Réunionnais, 26 ans, est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris (2006), ingénieur nucléaire chez AREVA. Actuellement il est détaché en Allemagne pour une durée d’un an, où il représente la partie française au sein d’une équipe en charge des analyses de sûreté et de dimensionnement du projet de future centrale nucléaire EPR de Flamanville 3 actuellement en construction. Il est le seul Français de l’équipe. « Il y a un manque d’informations criantes pour m’accès à certaines filières. »

 

Jean-Christophe Duton, 28 ans, Martiniquais, est avocat au barreau de Paris depuis 2007, spécialisé en Télécommunications, Média et Technologies. Il a effectué un sextuple cursus : diplôme de l’Institut national des Télécommunications en 2000 (Télécom Sud Paris), avec un échange académique pour un MBA de l’université de Singapour ; maîtrise de sciences de gestion, option Finances ; DESS de droit des systèmes et du multimédia (2e de sa promotion à l’université Robert-Schumann), diplômé de sciences-po Paris, 2004, (mention affaires publiques). Il obtient son certificat d’avocat en 2007 à Paris, de même qu’un mastère en droit des affaires à l’université de Sceaux. Il exerce actuellement dans un cabinet d’avocat d’affaires international consulté par des gouvernements et des autorités de régulation pour la mise en place de réformes en matière de télécommunications et de technologies de l’information. Il se forme également en droit anglais et est en passe d’obtenir un mastère de droit de l’University College de Londres. Il fait partie des trois avocats du barreau de Paris sélectionnés en 2008 pour un échange avec le barreau de Londres. « Ma réussite relative est le résultat d’efforts individuels intenses et de sacrifices de mes parents. »

 

Christophe Elie-dit-Cosaque, 28 ans, est maître de conférence en sciences de gestion à l’université Paris Dauphine. Il a fait un double cursus : doctorat en sciences de gestion (Dauphine, 2008) et PHD en systèmes d’information de l’université d’Etat d’Atlanta (USA). Il a salué « la valeur du travail et de la persévérance ».

 







Laurent Fontanaud-Fontaine, 34 ans, Réunionnais, est un ancien éducateur spécialisé, devenu agriculteur pour reprendre l’exploitation de ses parents décédés. Il a suivi un cursus complet dans le domaine agricole et s’est spécialisé dans les cultures hors sol. Il se forme ensuite en agriculture raisonnée et, par le circuit de la validation des acquis, obtient sa licence à Supagro à Montpellier en 2009. Sa reconversion en a fait un des pionniers de l’agriculture raisonnée à la Réunion. Il a transformé l’exploitation de canne à sucre de ses parents en plantation de letchis et s’est spécialisé en arboriculture fruitière afin de se lancer dans la production de confitures fermières. Avec la certification Agriculture raisonnée en 2005 pour l’ensemble de son exploitation, il est labellisé en 2008 de « la Clef Verte » pour le management du camping à la ferme, une activité d’appoint qu’il ajoute à son exploitation. Brillant étudiant à Supagro, son jury de licence lui a proposé de devenir formateur pour la licence d’agriculture raisonnée afin de faire bénéficier d’autres agriculteurs de son expérience.

 

Yannick Gélie, 27 ans, Martiniquais a eu un DUT de génie chimique obtenu à l’IUT Paul-Sabatier de Toulouse, il a réussi le concours de l’École Nationale Supérieure des Industries Chimiques de Nancy (2007). Devenu ingénieur procédés, il effectue son stage dans une entreprise de haute technologie de la Silicon Valley aux Etats-Unis. A son retour en France, il est recruté en 2009 par une filiale de l’Institut Français du Pétrole dédiée aux nanotechnologies et spécialisée dans la production de catalyseurs pour le pétrole. Il fait actuellement une formation dans un laboratoire de recherche de l’IFP à Lyon travaillant sur les carburants du futur, les carburants propres, les biocarburants et les nouveaux moteurs de voitures propres. Il travaille au développement d’un nouveau catalyseur destiné à supprimer le mercure du gaz. « Ce n’est pas parce que je suis martiniquais que je n’ai pas le droit d’être ingénieur comme tout le monde. »

 

Loriane Loe-Mie, 25 ans, docteur en chirurgie dentaire. Thèse - mention très honorable et félicitations du jury-  soutenue en septembre 2009 à Toulouse. A également entrepris une formation en implantologie. Compte revenir s’installer en Guyane dès novembre prochain, ayant trouvé un poste en collaboration dans un cabinet à Cayenne.

 

Muriel Nasso, 30 ans, est une Martiniquais titulaire d’un DUT en mesures physiques à Toulouse. Elle s’oriente ensuite sur une filière longue et décroche une licence professionnelle en sciences des polymères en 2001 à Montpellier II, un mastère en science chimie et sciences des polymères à Birmingham, Royaume-Uni (2002), puis doctorat de sciences en recherche des biomatériaux (université de Birmingham, 2007). Il s’y ajoute une formation d’ingénieur qualité à Londres. Depuis 2007, elle est manager scientifique commercial dans une société de haute technologie à Londres qui fabrique des membranes de filtrage pour l’industrie pharmaceutique et chimique. Ses travaux de recherches en thèse, sur une technologie d’amélioration de la surface des lentilles de contact, menés dans laboratoire international, lui ont valu d’obtenir un brevet international en son nom propre, en partenariat avec son directeur de recherche, pour la découverte de cette nouvelle technologie. Elle s’est retrouvée la seule Antillaise tout au long de son cursus. Elle occupe aujourd’hui d’importantes responsabilités dans son entreprise où elle gère des contrats scientifiques européens, et voyage à travers le monde pour intervenir dans des conférences internationales ou s’occuper des contacts avec les clients internationaux de l’entreprise. Elle était en mission à New York au moment de la remise des prix.

 

Alan Rodolph, 31 ans, Guyanais a eu un DUT puis une maîtrise de sciences et techniques de comptabilité et finances à Paris XII Créteil. Diplômé d’expertise comptable en 2008, après avoir eu  un diplôme d’Etudes Supérieures Comptables et Financières, il est devenu expert-comptable et commissaire aux comptes associé dans un cabinet d’une cinquantaine de collaborateurs ayant des antennes sur toute la France, et dont il co-dirige le cabinet de Paris. Il vient de créer un bureau en Guyane où deux personnes ont été embauchées. « Quels que soient les obstacles, le travail paye toujours. »

 

Livio Gautier Rufine, 31 ans, Guadeloupéen a obtenu un doctorat de chimie soutenu à l’Institut Français du Pétrole. Il a fait son post-doctorat à la prestigieuse université Imperial College of London où il a participé à un projet piloté par le ministère de l’Industrie britannique. Actuellement chercheur au département des géosciences marines de l’IFREMER, Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer, il est spécialiste des hydrates de méthane et représente un profil unique en France dans une spécialité encore très rare dans le monde. Il a apporté un plus à l’Ifremer en lui permettant de se positionner dans la recherche des réservoirs pétroliers et gaziers dans les fonds marins. Des recherches qui suscitent un grand intérêt dans le monde puisqu’elles permettront de savoir si ces hydrocarbures marins seront exploitables ou pas. Il a participé à différentes missions d’explorations en mer, notamment dans une zone pétrolifère au large du Nigeria, en mer de Marmara en Turquie pour y évaluer les risques sismiques et géologiques, et enfin dans la zone arctique sur un programme mené par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

 

Nadège Veldwachter, 35 ans, Guadeloupéenne, est maître de conférence en études francophones à l’université de Purdue en Californie. Après avoir commencé ses études universitaires en France, elle fait un mastère de lettres à l’université du Nouveau Mexique. Seule enseignante antillaise de son université en Californie, ses diverses activités académiques ont été récompensées par plusieurs bourses d’universités américaines. Elle prépare une monographie sur la « Littérature monde ».

 

 

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 09:46

La gouvernance au menu du congrès des maires

Teriitepaiatua Maihi, réprésentant des communes de Polynésie française (SPCPF) a mis en exergue la dépendance des communes en matière financière vis-à-vis du Pays, la collectivité régie par l’article 74 dans ce coin français de la planète, avant de mettre en garde la Martinique et la Guyane, qui devront se prononcer par referendum en janvier sur une modification de leur statut. Teriitepaiatua Maihi a rappelé que « les communes polynésiennes ploient sous le poids des compétences qui leur ont été attribuées, et demandent aussi bien au Pays qu’à l’Etat de les aider car comme le prévoit la loi ». Pour le président du SPCPF « tout transfert de compétence doit s’accompagner de moyens : il ne s’agit pas d’une faveur mais d’un droit ». La journée des maires d’outre-mer du 92e congrès des maires qui se tenait à Paris, hier, sans prendre pour autant le ton combattif de la campagne électorale en Martinique s’inscrivait bien dans le sujet qui préoccupe les deux départements concernés par les consultations des 10 et 24 janvier prochains.

A côté de ça, Bertrand Delanoë, maire de Paris s’est contenté d’espérer que les évolutions statutaires en cours n’abaisseraient pas le pouvoir des collectivités, avant d’affirmer que la partie ultramarine de Paris appartenait à l’identité nationale. Il a précisé qu’il allait concrétiser des partenariats avec des collectivités en outre-mer : « Ca fait longtemps que je ne suis pas venu, ça me démange… Je trouve que c’est aussi mon devoir car Paris est bien la capitale de tous les Français. » la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, est intervenue en clôture de la journée outre-mer. Elle est revenue sur certaines mesures décidées lors du premier conseil interministériel de l’outre-mer, dont l’attribution gratuite du foncier de l’Etat pour des projets d’équipements d’intérêts général ou de logements sociaux.

FXG agence de presse GHM

 


Tendance en Guyane

Un élu d’Apatou, soucieux de son anonymat, expliquait : « Sur le Maroni, les gens sont frileux sur le 74. Ils ont peur et ils n’ont pas compris la démarche. Jean-Pierre Théodore Roumillac, président de l’association des maires de Guyane était plus ferme dans c’est choix : « C’est non au 74 ! Les gens ne comprennent pas pourquoi on va changer de cadre alors qu’il n’y a aucun projet… » Du côté de l’Oyapock, le maire de Saint-Georges, Fabienne Mathurin restait plus énigmatique : « 73 ou 74 ? Mais avec quel leader ? » Elle a son avis mais se réserve encore pour l’exprimer publiquement.

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 19:06

Le mouvement Equité, au PS, revendiquent une meilleure représentation aux régionales

Saliou Diallo, président d’Equité, Georges Pau-Langevin, députée de Paris et Louis Mohamed Seye appartiennent au mouvement Equité, créé au sein du PS en 2006, et qui regroupe des socialistes originaires d’Afrique et des outre-mers. Il a pour l’objectif une meilleure représentation politique de la diversité. A cet effet, Équité participera activement aux prochaines élections régionales et ce dès la constitution des listes. Tête de liste PS en 2004, Jean-Paul Huchon avait décliné la demande du Collectif de voir au moins deux candidats parmi ses membres en position éligible, arguant du poids des fédérations dans la constitution finale des listes. Pour les prochaines régionales qui s’annoncent serrées en Île-de-France, « la mobilisation des électeurs originaires d’Afrique et d’outre-mer constitue une donnée non négligeable pour le succès de la Gauche », indique le président d’Equité Saliou Diallo. « Equité souhaite contribuer à faire pencher la balance en faveur de notre candidat Jean-Paul Huchon, mais comment expliquer aux gens et singulièrement aux plus jeunes des minorités visibles qu’ils sont français à part entière et que leur pays les respecte s’ils ne figurent pas dans les institutions démocratiquement élues de la République ? » C’est dans cette perspective que le collectif Equité entend peser auprès des têtes de liste et des fédérations pour « porter la voix, au niveau national, de ces milliers de militants et de ces millions d’électeurs dont la République feint encore d’ignorer l’existence ». A cette fin il se structurera prochainement en association.

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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 15:20

ECHOS

Le député Jean-Christophe Lagarde se souvient des lustres de Flosse

Le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde a été marqué par les lustres de la maison de Gaston Flosse à Tahiti. « Il y en avait deux ou trois, exactement les mêmes que ceux de la présidence ». De là à penser qu’ils ont été comptabilisés dans le marché public…

Le député avoue également avoir été surpris que la délégation parlementaire dont il faisait partie il y a quelques années ait été invité au domicile du sénateur. « D’habitude nous sommes reçus dans les locaux des institutions, même quand il s’agit d’un repas », souligne-t-il.

 


L’outre-mer à Copenhague

Le député calédonien Gaël Yanno pourrait faire partie de la délégation française qui se rendra à Copenhague entre le 7 et le 18 décembre. 47 personnes composeront la délégation, dont sept députés et sept sénateurs. Gaël Yanno pourrait représenter les Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM). Ceux-ci avaient été exclus du protocole de Kyoto. La Nouvelle-Calédonie, qui sera d’ici 2013-2014 parmi les cinq plus gros émetteurs de CO2 par habitant de la planète, en raison de ses usines de nickel, voudrait que les PTOM puissent prendre des engagements et bénéficier de l’aide de la France pour réduire leurs émissions.

Comme tous les départements, les Dom sont en revanches inclus dans les quotas et objectifs français.

 


Rama Yade n’ira pas à La Réunion

La secrétaire d’Etat aux Sports Rama Yade a annulé son déplacement à La Réunion les 28 et 29 novembre. Elle devait s’y rendre pour le 30e anniversaire des jeux des îles de l’océan Indien. Mais le 28 se tiendra le conseil national de l’UMP à la Plaine Saint-Denis. La plupart des têtes de listes pour les régionales seront dévoilées par la commission nationale d'investiture.

Rama Yade s’est montrée réticente à figurer sur la deuxième place de la liste dans le Val-d'Oise. Elle préférerait continuer son implantation dans les Hauts-de-Seine. La décision de l’UMP pourrait être connue lors de ce conseil.

L’outre-mer devra attendra pour connaître ses têtes de liste UMP

Les têtes de listes UMP pour les régionales ne seront pas dévoilées le 28 novembre lors du conseil national de l’UMP. Il faudra attendre un peu. Une tête de liste est néanmoins déjà connue. A La Réunion ce sera Didier Robert.

 


Quand Flosse voulait statufier Chirac

En 2002-2003, l’encore président du gouvernement polynésien, Gaston Flosse, est tombé en admiration devant la statue du général de Gaulle inaugurée en 2000 sur les Champs-Elysées. Il imagine alors de demander au sculpteur, Jean Cardot, d’en faire une copie pour l’installer à Papeete sur la future place Jacques-Chirac. Finalement, Gaston Flosse qui avait offert un somptueux voyage à Tahiti, fakarava et Bora Bora au sculpteur Jean Cardot et son assistante américaine, oublia l’idée du général au profit d’une statue représentant Jacques Chirac avec un collier de fleurs. Il voulait remercier ainsi celui qui avait octroyé à la Polynésie une dotation globale de 18 milliards Fcfp par an. Sa chute en mars 2005 mettra un terme à ce projet idolâtre.

 


Une ex-Miss Guadeloupe chaperonne des candidates au titre de Miss France

Sandra Bisson, Première dauphine de Miss France 2002 et Miss Guadeloupe 2001, est de nouveau l’une des chaperonnes des Miss  candidates comme l’an dernier. Elle est chargée de surveiller de près, d’orienter et de conseiller les Miss.

Agence presse GHM

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 13:47

"Qui ne connaît pas Monsieur Domota ?"

Ouvrage collectif de Monchoachi, Rosa Moussaoui et Frantz Succab, avec une préface de Malik Duranty et une postface de Jérôme Maucourant. Collection "Anamnésis" dirigée par Suzanne Dracius aux éditions Desnel, 269 pages, 22,80 euros

Dans le mouvement social récent en Guadeloupe, un leader incontestable s’est détaché… Le porte-parole du LKP, Elie Domota, a fait la une de tous les médias parisiens durant deux mois (février et mars 2009). Le personnage a suscité controverses et polémiques du côté des patrons du MEDEF, et bien le contraire auprès du leader de la Gauche anti-capitaliste française, Olivier Besancenot.

Qui ne connaît pas Monsieur Domota, aujourd’hui ? Mais qui le connaît vraiment, qui y voit clair dans son action, et qui connaît à fond les tenants et aboutissants de la crise qui secoue les DOM ?

La réponse à la problématique sociale aux Antilles par le chef de l’État a été la mise en place des "États généraux de l’Outre-mer ", vaste consultation, afin de connaître les aspirations profondes de la population, et d’aboutir peut-être à la mise en œuvre d’un plan Marshall pour le rattrapage des handicaps structuraux de cette France d’Outre-mer.

Dans cet essai, deux journalistes, Rosa Moussaoui et Frantz Succab, et le poète martiniquais Monchoachi portent des regards croisés sur les origines et les causes du problème antillais, et les solutions réelles avancées pour éviter un nouvel embrasement, retisser un lien social plus solide, par l’aplanissement des inégalités de toutes sortes.

Sortie Antilles : 2 novembre, Hexagone : 18 novembre

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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:19
Théâtre Antillais
Conte à mourir debout
, la pièce du Guadeloupéen Frantz Succab, créée à la scène nationale de Guadeloupe, vient en région parisienne dans une mise en scène d’Antoine Léonard-Maestrati, le réalisateur de "La vie est ailleurs". Sur les planches, on retrouve Gladys Arnaud, Harry Baltus, Jean-Michel Martial, Joel K Jernidier et  Karine Pedurand.



Samedi 14 au Centre culturel de Taverny ou le 17 au théâtre Barat à Herblay
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A 20H.30
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 18:42

Quinze mois, cinq jours entre faux gentils et vrais méchants d'Yves Jégo, Grasset, sortie 18 novembre 2009 

« Sarkozy a pu me surprendre, il ne m’a pas déçu »

Il a quitté le ministère, amer, le 23 juin 2009. Yves Jégo, nommé secrétaire d’Etat à l’Outre-mer quinze mois et cinq jours plus tôt, le 19 mars 2008, ne savait pas encore que sont principal dossier serait la gestion d’une grave crise aux Antilles. Le livred’YvesJégo  Quinze mois, cinq jours entre faux gentils et vrais méchants que Grasset sort le 18 novembre, débute par le coup de fil de Guéant lui annonçant qu’il ne fait plus partie du gouvernement. Alors Jégo se souvient. Son entrée à Oudinot lui, le sarkoziste historique, ses nombreux déplacements dans les territoires, Bora Bora où il regrette n’avoir eu le temps de dormir dans l’hôtel sublime qu’il était venu inaugurer, des heurts avec Bercy, les retraites dorées… Le début des réalisations des promesses électorales du président… Et puis, ce 20 janvier 2009, le LKP enclenche une crise qui va paralyser la Guadeloupe 44 jours. Jégo déploie son journal pour justifier de sa conduite, expliquer ce qui avait marché et pourquoi, ca n’avait pas marché. Domota dont il dresse un portrait plutôt avenant, Fillon, sa cible, à qui il reproche une surdité, voire une mauvaise oreille. Marie-LucePenchard qui lui a succédé rue Oudinot n’est citée qu’à la page 23 : « Une des adjointes du collaborateur du président de la République en charge de l’Outre-mer. Elle était informée de tous les dossiers de toute la stratégie qu’elle a partagée et validée… » Il souligne les bonnes relations qu’il avait avec MAM et ne cite Patrick Karam que lorsqu’il évoque les congés bonifiés… Après la signature du protocole du 4 mars, Jégo gère son ministère avec assurance, lancement du RSTA… La Lodeom est adoptée. Jusqu’à ce 23 juin 2009. « Les cartons, la dernière nuit à Oudinot sous le regard d’un maître d’hôtel si obséquieux hier, si  méprisant aujourd’hui. ». Mais Jego, qui affirme ses valeurs de la droite sociale du parti radical, veut assurer de sa loyauté au président et achève par ces mots : « Sarkozy ne m’a jamais déçu. Il a pu me surprendre, mais il ne m’a jamais déçu. »

Agence de presse GHM

 


Les bonnes feuilles
Jégo et le préfet Desforges ont accepté d’aller voir Domota et Clavier, seuls à seuls…

« La nuit tombe, nous roulons assez longtemps sur de petites routes sinueuses dans la montagne jusqu’à arriver au début d’une sorte de lotissements. Devant,une maison, plusieurs costauds avec des tee-shirts du LKP se tiennent dans la pénombre, attendant visiblement notre arrivée. Notre voiture se gare, celle des policiers aussi. Les agents du GIPN sortent en premier, pour sécuriser notre arrivée. Nous descendons à notre tour de la voiture. Gaby Clavier, l’homme lige de Domota, fait quelques pas devant la maison pour nous accompagner vers le perron où nous attend Domota. Vêtu de son éternel tee-shirt aux couleurs du LKP, il nous serre la main, avec son visage poupin et nous souhaite la bienvenue. Il nous fait entrer dans la maison, il nous présente les propriétaires qui s’éclipsent aussitôt. C’est une jolie maisonnette, avec sa petite salle à manger derrière laquelle j’entrevois un petit salon où est dressé un buffet de produits locaux. Il fait chaud, nous nous installons sur la terrasse. Et nous voilà assis tous les quatre autour d’une table en plastique de jardin, éclairée par une lampe se balançant au-dessus de nos têtes. Très vite, quelques banalités, la discussion commence sur l’ensemble des revendications. Je feuillète point à point les exigences du LKP. Là, je découvre un interlocuteur très calme, intelligent, connaissant parfaitement ses dossiers, me disant des choses que personne ne m’avait dites auparavant sur un certain nombre de sujets, comme celui du prix des carburants, par exemple. Des problèmes dont personne ne m’avait jamais parlés sont évoqués au fur et à mesure que l’on balaye les points de revendications directement adressées à l’Etat. D’une voix toujours aussi posée, il me tient des discours très méprisant sur les élus, encore plus durs contre le patronat. Il ne cesse de citer des noms, télé personnalité, telle famille, des gens importants dans l’économie de l’île. Parfois, j’ai le sentiment qu’il a dressé une liste. C’est le seul aspect qui me dérange ce soir là, cette façon de parler de ceux qui sont, je le sens, des ennemis de classe, cette violence dirigée contre des personnes, cette haine constituée contre les békés. Mais je ne me braque pas et la discussion poursuit son cours. La question des salaires reste la plus difficile à traiter. J’avais dit dès le début à Elie Domota que je n’avais pas l’intention de discuter de ce sujet là dans le détail, que l’Etat n’a aucun pouvoir en la matière. Etrangement, nous étions presque tombés d’accord pour ne pas en parler. Il n’a alors qu’une seule obsession : que l’Etat n’accorde pas davantage d’argent aux entreprises. « Elles en ont assez. Elles ont assez d’aides, elles ont assez de défiscalisation, elles ne l’utilisent jamais pour le remettre dans le circuit et donc, il faut que vous utilisiez les fonds de l’Etat à autre chose. Arrêtez de leur donner de l’argent. » Pour le reste, je sens qu’on peut trouver des accords, que chacun a travaillé, que les difficultés sont moins grandes que prévu. Sur cette terrasse, dans la nuit guadeloupéenne, je ne vois pas un idéologue en tee-shirt qui me tient un discours révolutionnaire, la machette entre les dents. Domota n’est pas le Che ou encore moins Fidel. Il ne parle à aucun moment d’indépendance, ne semble pas campé sur aucun a priori idéologique. La discussion est presque sympathique. On pourra m’opposer, et certains ne se sont pas privés de le faire par la suite, que je suis une nouvelle victime du syndrome de Stockholm. Que, tout bêtement, je suis tombé sous le charme de mes ravisseurs. Sauf erreur de ma part, je n’ai pas été enlevé, je suis venu volontairement, j’ai même provoqué la rencontre. C’est terrible à dire, mais je crois qu’à ce moment là, Elie Domota a compris qu’il tenait la rue pour un moment et il pressent que, si nous allons au pourrissement, donc au final à l’affrontement, et que la crise se solde par des morts, comme à Ouvéa et en mai 67, il aura aussi gagné la partie. Il aurait démontré que l’Etat blanc et colonial est brutal et raciste. Moi, je ne veux pas de çà. C’est obsessionnel. Je veux que la République triomphe. Au-delà de toute considération politique, je ne veux pas me réveiller une nuit, dans dix ans, dans quinze ans, au milieu d’un cauchemar en pensant à ces morts dont je me sentirais responsable. Je n’ai qu’un objectif à l’issue de cette rencontre : faire accepter à Domota et au patronat le plan B, celui de la négociation, la porte de sortie par le haut pour toutes les parties. Comme la conversation allait bon train et que mon hôte se révélait très fréquentable, je n’étais pas à cran. Tout allait bien. En revanche, dehors les policiers, eux étaient sur les dents. A un moment, alors que nous étions sur la terrasse en pleine discussion, il y a eu une courte panne d’électricité. Le courant s’interrompt brutalement et tout le quartier est soudain plongé dans le noir complet. Dans les dix secondes qui suivent, je vois arriver une cohorte de gros bras au triple galop. J’imagine qu’ils ont cru : « Ca y est, le préfet et le ministre ont été enlevés » ou pire encore : « ils sont en train de les assassiner ». C’était assez drôle de voir leur tête, d’autant que l’électricité est revenue assez vite. C’est cette conversation nocturne qui m’a permis de faire accepter à Elie Domota de renoncer au préalable de la discussion sur les salaires et surtout l’idée d’entamer de vraies discussions, sans camera de télévision. Y compris avec le patronat. Nous convenons même d’un principe de calendrier. En bon politique, il me demande cependant de donner des gages. Sous entendu, « c’est bien beau ce que vous dîtes, M. le ministre, mais il faut des paroles publiques ». Voilà pourquoi j’ai fait dans les jours suivants un certain nombre de déclarations, disons, assez virulentes, sur par exemple la question du prix du carburant. Je voulais montrer au LKP que par ma voix, l’Etat serait neutre et qu’il n’y aurait pas de ma part aucune connivence avec le pouvoir économique. Cette mémorable soirée s’est achevée en partageant quelques acras et un verre de ti punch, et en discutant des choses de la vie. Je ne dis pas que tout s’est terminé brase dessus, bras dessous, mais pour une rencontre dont on pouvait craindre le pire, tout s’est achevé de manière plutôt rassurante. »

 


Après la dernière nuit de négociation en Guadeloupe...

"Dans la matinée, j’ai des contacts avec Matignon et il n’y a toujours pas vraiment de réponse. Je ne m’aperçois pas, sur le coup, combien la déclaration de Victorin Lurel disant : « On est tombé d’accord, on va signer l’accord et l’Etat paiera » fait des dégâts à Paris. Et donc je ne le contre pas. Erreur ! Le patronat a joué une tactique très fine. Auprès de l’Elysée, je me suis fait littéralement scalpé, sur le thème : Jego n’assure pas la sécurité des patrons. Du côté de Matignon, le jeu a été plus trouble. Je n’ai pas de preuve, mais je pense que les grands patrons ont usé de leur relais en expliquant que j’étais devenu fou, que je lâchais tout au syndicat alors que c’était en fait le patronat qui, avec 100 euros par pour 80 000 salariés avaient manifestement créé un leurre, comme pour mieux exiger qu’on me retire du jeu, sur le thème « il est en train de péter les plombs et soutient le LKP sur les 200 euros. » Ce que je n’ai jamais dit, à aucun moment, ni de près, ni de loin. Ni au début, ni à la fin des négociations. Dans la matinée, on me fait savoir que le Premier ministre veut me parler. Il était temps. C’est la première fois depuis le début de la crise. En fin de matinée, je l’ai au bout du fil et là, il me dit sans prendre vraiment la peine d’entendre mes explications : « Ecoute, tout ça prend une mauvaise tournure. » Evidemment, j’ai des arguments pour lui expliquer qu’au contraire, les choses avancent et plutôt bien. Durant les négociations, 164 points ont été réglés et le dernier, celui des salaires, est en phase d’être résolu. (…) Fillon m’explique alors : « Tu dois comprendre, dans le contexte national, avec le future rendez-vous social du président qui s’annonce, on ne peut laisser prospérer l’idée que l’Etat va augmenter les salaires de 200 euros. » Je tombe des nues, je n’ai jamais dit cela. D’un coup je mesure les dégâts de la déclaration de Victorin Lurel. A Paris, l’idée que l’Etat va payer les augmentations de salaires fait son chemin. Une idée qui est politiquement insupportable, je le comprends bien. Il y a surtout un énorme bug  de communication et d’explication avec Matignon. La preuve, c’est que Fillon ajoute : « Ecoute, maintenant ça suffit, il faut que tu te donnes du champs. Tu as réglé 164 problèmes sur 165, reviens à Paris et rentre maintenant, tout de suite. Ne fais plus de déclaration. On fait le point ensemble demain. Tu es resté trop longtemps sur place. » Ni engueulade, ni explication, rien. Du Fillon chimiquement pur. (…) Je comprends alors que tout ceux que j’avais bousculés, patrons, békés, petits chefs de l’administration, ont eu raison de moi. J’ai 25 secondes pour mesurer l’ampleur des dégâts et la détestation de Fillon à mon égard. Je suis celui par qui les problèmes arrivent, je serai donc coupable. Je décide de ne pas me laisser démonter, va pour les médiateur, ai-je le choix ?... »

 


Sur Willy Angèle...

(Le Medef Guadeloupe) est représenté par un homme fort sympathique, Willy Angèle, consultant de son état, mais vraie légitimité et surtout sans aucun pouvoir de décision. Durant nos réunions, il devait sans cesse rendre compte et s’absentait pour téléphoner. Rendre compte à ceux qui tiennent l’économie de la Guadeloupe entre leurs mains. Mais ceux-là restaient invisibles, ils n’ont jamais daigné paraître à la table des négociations…

 


Sur Elie Domota...

Le leader, la clé, c’est Elie Domota. Sans vouloir être désagréable, il faut bien reconnaître qu’il n’a pas un physique exceptionnel, mais il dégage un charisme étonnant. Dans la rue, les femmes voulaient le toucher. Et ce prénom, Elie, l’élu. Un rêve de conseiller en communication. LE LKP a d’ailleurs un marketing remarquable et des financements dont on peut s’interroger sur l’origine…

 


Sur la Polynésie de Gaston Flosse

 

« J’ai eu de débats quelque fois houleux, avec un certain sénateur de Polynésie. Il exigeait sans cesse des financements de l’Etat sur des dispositifs qu’il avait lui-même confiés au gouvernement de la Polynésie dans la réforme élaborée par ses soins en 2004 ! C’est vrai, je lui ai répondu sèchement : « Vous avez voulu l’autonomie, assumez-là ! », mais devait-on prendre plus de gants avec un élu prêt à tous les reniements pour assurer sa survie politique, y compris au détriment de la survie de son territoire ? Je suis maire, j’ai été conseiller général et je suis président d’un office HLM, aussi je sais, comme c’est le cas par exemple en Martinique, où la politique du logement social est en panne alors que les crédits de l’Etat ne sont pas dépensés, que la faute n’en revient pas au ministre mais bien aux responsables locaux. Fort de cette expérience, je l’ai dit ! Et cela a du déplaire à tout ceux qui trouvent tellement confortable de mettre en cause le pouvoir central si lointain. Je crois d’ailleurs que si aujourd’hui, j’ai une vraie crédibilité et si tellement d’ultramarins me sont reconnaissants. »

 


Sur Bora Bora

« Comment oublier le supplice de Tantale que l’inauguration du prestigieux hôtel Four Seasons de Bora Bora, l’un des plus beaux endroits au monde. Moi en costume, au milieu des touristes, sur une plage inoubliable, déroulant mon discours sur la stratégie du développement touristique de la Polynésie française, alors que je ne rêvais que d’aller piquer une tête. Ce magnifique hôtel où je n’ai même pas pu, emploi du temps oblige, passer une seule nuit ! En réalité, j’ai souhaité cette proximité et ce rythme. Pour comprendre, j’ai besoin de voir de toucher de sentir la réalité pour mieux appréhender les situations et les enjeux. Je suis avant fait de la glaise des élus locaux. »

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
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