Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 02:51

thuram10.jpgITW Lilian Thuram

« Etre ministre de la diversité n’est pas quelque chose qui m’intéresse »

 

L’ancien champion du monde sera en Guadeloupe à compter du 21 mars. Au programme de la star, des rencontres avec les scolaires pour évoquer le travail qu’il fait avec sa fondation, Education contre le racisme. Interview.

La publication de votre livre, Mes étoiles noires, est-elle un prolongement de votre engagement et du travail de votre fondation ?

thuram9.jpgC’est la première manifestation de la fondation Education contre le racisme. Pendant très longtemps, on a eu un discours moralisateur autour du racisme et aujourd’hui il faut accompagner la morale par de la connaissance pour remplacer les croyances et pour déconstruire le mécanisme du racisme. J’ai eu énormément d’étoiles lorsque j’étais à l’école, beaucoup d’étoiles blanches, Socrate, Baudelaire, Einstein, Marie Curie, Mère Teresa… et je me suis dit que je n’avais pas eu d’étoiles noires. Quand je demande aux personnes de me citer leurs cinq étoiles noires, ils prennent soudain conscience qu’il n’en ont pas…

thuram4.jpgAujourd’hui, dans mon travail d’explication du racisme avec les enfants, je me rends compte qu’ils pensent qu’il y a plusieurs races, et d’ailleurs 55 % de la population française le pense aussi (sondage réalisé à l’occasion de la sortie du livre par LH2 sport), pourtant nous devrions savoir qu’il n’y a qu’une espèce, l’Homo sapiens. Et ces prétendues races sont déterminées par la couleur de peau. Il s’agit du même dénominateur que les scientifiques et théoriciens du XIXe siècle tel que Gobineau qui a écrit De l’inégalité des races, prônaient. Les enfants disent encore que les Noirs chantent bien, dansent bien et courent vite. Mais comment en vouloir aux enfants  quand on observe notre société ? Dans l’inconscient général, ces représentations sont toujours inscrites.  Le jour où ces enfants auront aussi des étoiles noires dans tous les domaines, les préjugés tomberont.

Et vous, depuis quand vos étoiles noires vous parlent ?

Quand je suis arrivé des Antilles à Bois-Colombes, à l’âge de 9 ans, je me souviens qu’il y avait un dessin animé qui passait à la télé, qui s’appelait La noiraude. C’était une vache noire un peu stupide et dépressive qui appelait sans cesse son appelait son docteur… Et certain de mes camarades me surnommait La noiraude. C’est là que j’ai commencé à me poser des questions. Pourquoi la couleur de ma peau était chargée de connotation négative. Ma mère n’avait pas de réponse, les gens autour de moi non plus…

Thuram7.jpgMais vos étoiles noires ?

La première fois que j’ai entendu parler des peuples Noirs à l’école, c’est par le biais de l’esclavage. Mais que faisaient-ils avant ? Je n’ai pas osé poser la question… Et je ne me posais pas la question des étoiles noires puisqu’il n’y en avait pas. Je ne sais pas à quel âge, j’ai eu conscience de ces étoiles, mais c’est en dehors de l’école, en rencontrant des personnes comme l’égyptologue Alain Anselin qui enseigne à l’université des Antilles…

Il a été un des éveilleurs de votre conscience ?

C’est vrai que Monsieur Alain Anselin m’a mis sur la route. J’ai eu la chance aussi de rencontrer très jeune Aimé Césaire. Lorsque j’étais joueur de foot, des inconnus m’envoyaient des livres… J’ai rencontré des historiens, des sociologues et peu à peu je me suis créé un panel de personnages qui m’ont permis de changer ma vision de l’histoire du monde, et surtout d’avoir confiance en moi et de ne pas tomber dans une victimisation. En effet dans une société où il y a peu d’étoiles noires, en dehors des sportifs et des chanteurs, il y a le risque de se sentir victime, par exemple autour de l’esclavage. Thuram5.jpgC’est vrai que la façon dont on m’a appris l’esclavage laisse penser que c’était une confrontation entre Noirs et Blancs. Or l’esclavage était avant tout un système économique. Au moment où il y a  l’esclavage aux Antilles, en France, il y a le servage qui est aussi une exploitation de l’homme par l’homme sans être une question de couleur de peau. on ne l’explique pas assez Il faut avoir l’intelligence de comprendre que l’âme blanche le peuple blanc ou la pensée blanche n’existe pas plus que l’âme noire, le peuple noir ou la pensée noire.  Il n’y a pas de fardeau blanc et il n’y a pas d’intelligence blanche.

C’est-à-dire ?

Une fois, j’ai dit à mon fils Khephren : « Tu es le seul Noir de ta classe… » « Mais papa, je suis pas noir, je suis marron. » « Et les autres ? » « Ils sont roses. » On voit bien que le Blanc, le Noir n’est une construction.

Jeune footballeur encore anonyme, avez-vous eu à souffrir de racisme ?

thuram11On est plus suspect car il y a des préjugés collés à votre couleur peau. Mais je ne culpabilise pas les gens. Voilà pourquoi il faut revenir à l’histoire pour déconstruire les préjugés. Par exemple, sur le site de l’UMP, pour parler de la délinquance, il y avait récemment des photos de garçons noirs… Ca veut dire que dans l’inconscient collectif, des garçons de couleur noire seront plus suspects pour certaines personnes que d’autres. Le racisme le plus dangereux est le racisme inconscient. Toutes ces problématiques de racisme sont dues à notre éducation et à l’histoire qu’on nous raconte notre car personne ne naît raciste, on le devient. Le même sondage montre que 80 % des français entendent parler pour la première fois des Noirs avec l’esclavage, la colonisation et l’apartheid… les personnes de couleur noire sont en position d’infériorité. Obligatoirement cela joue dans l’inconscient collectif. Si ces mêmes 80% rencontraient l’histoire des peuples noirs par le pharaon Taharqa, par Eosope etc, l’inconscient collectif serait autre.

On vous a reproché d’avoir demandé un cachet exorbitant pour parler de ces questions aux jeunes Alsaciens. Qu’en est-il réellement ?

Je me refuse à croire que quelqu’un puisse penser que cela peut être vrai que j’aie demandé 20 000 euros pour aller parler à des enfants… Mais, j’ai eu Monsieur Zeller (Adrien Zeller, ex président (DVD) de la Région Alsace, décédé en 2009, ndlr) qui m’a dit que quelqu’un lui avait demandé 20 000 euros. Je lui ai répondu que la moindre des choses aurait été de m’appeler pour savoir si c’était vrai. M. Zeller m’a dit qu’il ferait un démenti. Il l’a fait du bout des lèvres, tièdement. Ce qui ne m’étonne pas car très peu de personnes ont le courage de dire « je me suis trompé.»

Ce genre d’attaques vient montrer que vous dérangez. Depuis 2005, vous êtes une voix qui va à contre courant…

thuram1.jpgJe n’ai pas l’impression de déranger. Avec mon livre par exemple, j’essaie de  questionner la société. Le jour où il aura sur les affiches aux murs des écoles et dans les livres des scientifiques, des inventeurs, des explorateurs, des philosophes de toutes les couleurs et de tous sexes, ne pensez-vous pas qu’il y aura moins de préjugés.

On vous a fait pourtant porter à vous seul le symbole de l’anti-Sarkozy. Etait-ce lourd, exagéré ou simplement conforme à vos ressentis ?

Je ne me suis jamais senti prisonnier, j’ai donné mon point de vue et cela s’arrêtait là.

Ca a pourtant souvent été ressenti comme une attaque et des gens ont répondu pour lui. Je pense à Patrick Karam qui était monté au créneau face à vous pour défendre le futur président…

Je disais simplement un ressenti par rapport à un vécu précis et je pense qu’il faut à un moment donné arrêter d’avoir des préjugés sur les personnes par rapport à la couleur de leur peau, à leur religion, à leur sexualité, au lieu d’habitation… Comme j’ai vécu cela quand j’étais jeune, j’interpelle en demandant si une personne qui est ministre de l’Intérieur ne doit pas avoir un rôle d’éducateur positif pour fédérer et non diviser.

Question de cohésion sociale ?

Exactement. Les réflexions sur le racisme et les discriminations ne peuvent pas être séparées de l’égalité et de la justice sociale.

Quel est le quotidien du militant Lilian Thuram ?

Thuram3.jpgJe ne suis pas militant ! Je suis un homme concerné. Je travaille au sein de la fondation, je rencontre des personnes qui ont envie de porter la réflexion dans la société. Nous travaillons avec la banque CASDEN et la Mutuelle Générale de l’Education nationale pour proposer aux Professeurs des écoles un outil pédagogique pour la rentrée 2010 dans les classes de CM1 et CM2. Nous préparons avec le musée du quai Branly une exposition autour des zoos humains, comme lors de l’exposition universelle de 1931. Tout ça pour déconstruire nos imaginaires… La problématique que j’aborde ici est la même que pour les femmes. Dans les imaginaires, la femme a une place déterminée parce que notre éducation nous a amené à le croire.

Peut-on imaginer vous voir vous impliquer dans la vie politique ?

Non, je ne pense pas. C’est vrai qu’il y a eu une demande pour que je sois ministre de la diversité mais ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse. On peut faire changer les mentalités en questionnant la société sans passer par la politique.

Ni par un parti ?

Ni par un parti parce que cette réflexion sur le vivre ensemble ne relève pas d’un parti. On peut être de droite ou de gauche et avoir des préjugés très forts. On n’échappe pas à son éducation. Si vous avez été éduqué pour penser que l’autre est inférieur, vous allez le voir inférieur et peu importe votre parti politique.

Thuram8.jpgRevenons à ce qui s’est passé l’année dernière en Guadeloupe. Quel est votre regard sur ce mouvement social ?

Les mouvements aux Antilles sont comme ceux que l’Europe ou la France connaissent. Il y a la crise alimentaire dans les pays africains,  la crise économique mondiale. Ce n’est pas une nouveauté. Il me paraît assez incroyable qu’on puisse dissocier les choses, regarder la crise aux Antilles comme différente de celle qu’il y a dans l’hexagone. Les peuples demandent de la justice sociale et l’amélioration de leur vie quotidienne.

La gaffe de la ministre de l’Outre-mer aux Abymes, ça vous a inspiré quelles réflexions ?

Etant donné qu’elle est ministre, je crois qu’elle doit avoir une réflexion sur tous les territoires français…

Mais elle était en campagne pour les régionales en Guadeloupe à ce moment-là…

Oui, mais peut-être qu’elle a oublié qu’il y avait Internet (rires)…

thuram2La Martinique et la Guyane ont voté non à plus d’autonomie, la Guadeloupe s’est donné du temps. Que pensez-vous de ces questions statutaires ?

La Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sont françaises depuis tellement longtemps. Si vous faîtes la même chose demain dans une autre région de France, la réponse sera la même.

Sur votre carrière de footballeur… Réalisez-vous que votre doublé historique ayant permis la qualification de la France en 1998 a déjà 12 ans. Vous repassez-vous ces séquences dans votre tête ?

Le temps passe vite ! Je me revois, petit garçon partant pour l’AS Monaco et ma mère, à la fenêtre, en train de pleurer… Et je vois que j’ai déjà fini ma carrière. Ca fait bizarre… On se dit que le temps passe vite et qu’il faut profiter de chaque moment.

Avec le recul, quel est le plus beau moment de votre carrière sportive ?

Le summum ! C’est-à-dire le fait d’avoir gagné la coupe du monde en 1998. Je crois que chaque enfant qui joue au foot rêve de gagner la coupe du monde et joue énormément de coups du monde avec ses copains. Et moi, j’ai eu la chance d’atteindre mon rêve. C’est extraordinaire.

Quel est le match que vous rejoueriez aujourd’hui, celui qui vous procuré le plus de joie ?

(Silence…) C’est la première fois qu’on me pose cette question. La question d’un journaliste sportif aurait été : « Quel est le match que tu rejouerais parce qu’il n’a pas été bon ? » Mais pour répondre à la question posée… c’est quand j’ai participé aux championnats d’Europe en 1996 avec l’équipe de France, cela avait été a été une surprise pour moi d’être retenu. Je ne devais être remplaçant et je joue. Toute la compétition a été un rêve. Mon premier championnat d’Europe…

Quel est votre plus grand regret dans votre vie de footballeur ?

Ne pas avoir assez technique pour marquer plein de buts.

Sur l’après football… Quelle est la vie d’après pour un ex-sportif de haut niveau ?

Mon travail au sein de la fondation… Les programmes qu’on va essayer de mettre en place avec les personnes qui sont dans la même énergie.

Qu’est-ce qui vous manque de votre ancienne vie ?

Rien, mais je me remémore avec plaisir les entraînements et les matchs… J’ai l’impression que tout n’a été que du plaisir.

Qu’est-ce que vous savourez aujourd’hui que vous ne pouviez pas faire avant ?

Disposer de mon temps… Voilà ! Parce qu’avant c’était structuré et là j’ai plus de temps. Mais je dois avouer que cela ne m’a jamais pesé…

Vos problèmes cardiaques détectés lors de votre recrutement au PSG ont-ils entraîné des changements dans votre mode de vie ?

Pas spécialement…

Vous jouez encore au foot pour vous amuser ?

Je joue avec mes enfants dans le jardin.

Et vos loisirs ?

Avec mes enfants… J’ai deux garçons, Khephren et Marcus.

Thuram-6.jpgSur le foot aujourd’hui… Le prochain Mondial en Afrique du Sud, cela doit particulièrement vous parler…

J’espère que cette coupe du monde pourra contribuer au changement d’imaginaire. C’est un vrai symbole qu’elle se joue en Afrique du sud, pour l’histoire, l’apartheid, Mandela… C’est une très bonne chose qu’enfin une coupe du monde soit organisée sur ce continent.

Quel jugement professionnel portez-vous sur l’équipe de France et sur ses chances ?

C’est très difficile parce qu’il y a des choses qui se mettent en place au sein du groupe pendant une compétition… J’espère que l’alchimie se fera bien pour l’équipe de France. J’ai trop longtemps joué au foot pour faire des pronostics.

Comment expliquer le bon niveau individuel des joueurs français et les doutes qui résident sur les performances collectives ? On parlait de l’alchimie…

Exactement. Vous pouvez avoir des joueurs de très haut niveau mais qui ne fonctionnent pas bien en équipe. Après, c’est la capacité de chacun a à se mettre à disposition de l’autre.

Que pensez-vous de la polémique faite autour de Raymond Domenech, la question de son remplacement avant même le début de la coupe ? Ce sont les journalistes qui s’ennuient ?

(Rires…) Je pense que c’est une polémique qui n’aide pas l’équipe de France. Et moi, comme je dois avouer que j’adore l’équipe de France, ce sont des polémiques que je ne comprends pas.

Qu’est-ce qui a le plus changé dans le foot depuis le Mondial 1998 ?

On ne peut pas parler du foot sans parler de la société. Les changements qui s’effectuent dans le foot sont dus aux changements qui s’effectuent dans la société.

Que pensez-vous des gens qui se moquent en parlant d’une équipe de foot comme 11 milliardaires en short ?

Ca fait aussi partie des préjugés de la société… L’argent des joueurs de foot fait partie des choses qui reviennent souvent, surtout quand il y a des mauvais résultats…

Vous êtes ambassadeur au sein de la FFF. Concrètement que faites-vous ?

Nous attendons le verdict pour le championnat d’Europe 2016. Il va falloir inciter la population française à se pencher sur cette question et là, j’interviendrai justement pour essayer de faire passer des messages.

Aimeriez-vous devenir entraîneur ou sélectionneur ?

Pas du tout.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

Photos : Régis durand de Girard

 

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 15:04

Qualistat, SOFRES et IFOP

La présence de la ministre de l'Outre-mer dans la compétition des régionales en Guadeloupe donne du pimentau scrutin et excite les observateurs... Les chiffres du sondage de Qualistat annoncent la liste de Victorin Lurel (PS) avec plus de 44 % des voix, les listes d’Eric Jalton (DVG) et de Blaise Aldo (UMP) au coude à coude avec 19 % chacune, Jany Marc (DVG) à 5 % et 13 % pour les cinq autres listes. Selon l’IFOP qui s’apprêterait à sortir son propre sondage, on consent seulement à dire que 44 % serait un ratio surévalué pour la liste Lurel. Le PS aurait commandé une autre enquête d’opinion à la SOFRES, ce que n’a pas confirmé le secrétaire national à l’Outre-mer, Axel Urgin, ni les autres instances nationales du Parti, et pourtant… Le doute est permis. Chez Marie-Luce Penchard aussi, on indique ne pas avoir commandé de sondage. Il n’en reste pas moins qu’en sus des chiffres de Qualistat, un pronostic circule, qui donne Lurel à 38 – 40 %, Aldo-Penchard à 25 – 30 % et Jalton à 12 – 18 %. Mais de telles estimations en fourchettes ne sortent généralement pas des instituts de sondage.

FXG (agence de presse GHM)


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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 04:03

Vers une triangulaire au second tour ?

Un sondage, réalisé en Guadeloupe par Qualistat, à sortir ce mardi soir sur RFO Guadeloupe, en préambule de l’émission politique rassemblant les têtes de listes de ces élections régionales, mettrait la liste de Victorin Lurel (PS) en tête, loin devant les listes de Blaise Aldo et Marie-Luce Penchard (UMP) et d’Eric Jalton et Marlène mélisse (ex-PS). Ces deux dernières, chalenger du sortant Lurel, feraient sensiblement un score égal. Des chiffres non confirmés font état de quelque 40 % pour le président sortant et 20 % chacun pour MM. Aldo et Jalton. Si ces résultats se confirmaient dans les urnes, on pourrait s’acheminer vers une triangulaire en Guadeloupe.

FXG (Agence de presse GHM)

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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 04:50

L’ « expressionnisme antillais » de Denis Hérelle à ParisHerelle-poesie-dans-la-tete.jpg

Denis Hérelle, 73 ans, natif du Marigot en Martinique, expose à Paris jusqu’au 5 avril. Son métier de décorateur l’amène à Paris en 1964 où il fréquente assidument Montmartre et ses artistes. Installé depuis près d’un demi-siècle en région parisienne, il y rencontre d’autres plasticiens créoles comme Henri Guédon, Romain ganer, Capro-Placide ou Corbin… Mais pour autant Denis Hérelle n’appartient à aucun courant. « Son imaginaire, écrit Marie-Line Tassius, la programmatrice de l’espace Canopy qui expose l’artiste,  s’inscrit dans un expressionnisme noir contemporain… » Avec des matières brutes et des objets du quotidien, il compose des structures qui font de lui un « conteur de la matière ». La première exposition de Denis Hérelle remonte à 1970 avec l’amicale des travailleurs antillais et Guyanais. Signature-Herelle.jpgEn mai 2008, il a obtenu le prix de la municipalité au salon des arts afro-caribéens de Grigny (91). En mai 2009, il participait à l’exposition « Diversité culturelle, regard sur la peinture contemporaine », à Epinay-sur-Seine. En juin 2009, il participait à un hommage à Aimé Césaire aux Ulis. Journaux femme panthereEt en novembre dernier, il était invité du festival le Pari outre-mer au 104, à Paris. Reste que Denis Hérelle n’est pas encore au catalogue du musée d’art contemporain de Beaubourg et, plus qu’une faute de goût, c’est un manque d’appréciation et de discernement. Comptons sur le travail du commissaire de l’année de l’outre-mer en France, Daniel Maximin, pour rendre à cet artiste modeste le rang dû à son œuvre.

FXG (Agence de presse GHM)3-burqa-face.jpg

A l’espace Canopy, 19 rue Pajol, Paris 18. Jusqu’au 5 avril.


Herelle-1.jpgITW Denis Hérelle

« Même votre appareil photo, je pourrais le transformer en œuvre, mais assez bizarrement »

Vous présentez trois pièces représentant des burqas… Qu’avez-vous voulu exprimer avec ces œuvres ?

Burqa-3.jpgLa galeriste les a choisies elle-même. Elle m’a dit : « Oui, il faut les présenter car c’est l’actualité. On en voit dans la rue et ça va rentrer dans le système… »

A quoi pensiez-vous quand vous avez créé ces burqas ?

J’ai travaillé là-dessus il y a au moins dix ans… J’aime bien dans la burqa le côté toile, le côté des petits trous qui regardent… Ce sont des sujets que j’aime traiter.

Vous mettez à l’honneur un poète guadeloupéen, Claude Danican, avec la sculpture titrée « La poésie dans la tête », qui met en scène le recueil de poème Pawol fonn’kè. Comment ce livre s’est-il retrouvé dans une de vos œuvres ?

Je vais assez souvent dans des manifestations et j’achète toujours des livres de mes compatriotes. Et puis, je travaille et il y a ce livre qui traîne. Et tout de suite, il y a l’idée qui vient. Je le prends, je le mets et puis, ça devient la poésie dans la tête. J’aime beaucoup ça !

Herelle-2.jpgQu’est-ce qui vous guide artistiquement ? Que recherchez-vous ?

C’est difficile à dire mais je sais que ce sont les idées qui arrivent comme ça. Je fais une dizaine de pièces et puis ensuite, je passe à côté. C’est l’énergie, l’envie de travailler… Et puis, il y a une chose aussi : tout ce que je vois, j’ai envie de travailler avec ! C’est vrai… Même votre appareil photo, je pourrais le transformer en œuvre, mais assez bizarrement.

Avez-vous des maîtres qui vous ont inspiré ?

Non. Je n’ai pas de maîtres. J’ai visité énormément d’expositions et j’ai pu remarquer qu’il y a de tout ! Alors moi, j’ai décidé de peindre ou sculpter à ma façon. Je ne mets pas les choses comme tout le monde et puis à un moment donné on a envie de faire ce qu’on a envie de faire. Pas question de penser aux autres.

Herelle-pollution.jpgVous avez utilisé pour une toile de vrais poissons, de la petite friture…

De temps en temps, ma sœur m’envoie des colis et puis, une fois, il y avait ces poissons… Cette toile appartenait à un triptyque sur le thème de la pollution et cette friture représente les poissons ventre à l’air. Certaines personnes trouvent que ca ressemble à une friture… Moi, je veux bien, mais il s’agit de pollution !

Il y a aussi ces deux sculptures avec des livres ouverts que vous avez appelées « Mon histoire »…

mon-histoire.jpg« Mon histoire », parce que les Martiniquais connaissent mal leur histoire. Moi, je connais très bien l’histoire de France. J’ai appris 1515, Louis XIV, Napoléon et je sais faire la carte de France avec les cinq grands fleuves, mais sur la Martinique, on ne nous a rien appris. Alors, cette œuvre représente ça. J’ai envoyé une flèche… Le gars, quand il va voir ça, qu’il va se dire que c’est un Antillais qui a fait ça, il va se poser la question de mon histoire. Vous voyez, sur l’une des deux sculptures, il y a un petit chaînon d’acier. Ca fait comme un bijou, mais cela veut dire ce que cela veut dire… Subtilité.

Qu’est-ce qui vous donne envie de peindre ou sculpter ?

C’est moi-même. J’ai envie de faire les choses et c’est tout.

Vous estimez-vous reconnu en Martinique ?

Oui, ils me connaissent un petit peu. J’ai fait un travail sur Aimé Césaire, les porte-plume qui sont exposés ici… Et j’ai fait pas mal de portraits d’Aimé Césaire.

Pourra-t-on voir ces œuvres aux Antilles ?

Oui si par exemple on m’invite… Moi, je veux bien aller aux Antilles, à Fort-de-France ou à Marigot, chez moi. Ca me ferait plaisir…

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

Photos : FXG


Quelques oeuvresmon-histoire-large.jpg

 Mon histoireJounaux-Ganer.jpgRomain ganer, le plasticien marie-galantais devant "Les journaux"Burqa-1.jpgBurqa n°1Burqa-2.jpgBurqa n°2porte-plume.jpgHommage à Aimé Césairescukpture.jpgDivinitésculpture-2.jpgDivinitésculpture-3.jpgDivinitéPoesie-dans-la-tete.jpgPoésie dans la têteherelle Ganer MetsukoDenis Hérelle et ses amis artistes, Romain Ganer et Yao Metsokoherelle-karam-en-campagne-090.jpgEt avec Richard Regal de universalkreol.com

 

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 02:34

fx-20-0008_18550.jpg« Menm si pa ni kann’, i ké fann’ kann’ menm ! »

C’était sa première scène parisienne, pour un concert à elle toute seule ! Depuis le temps que Florence Naprix chante pour les autres, elle a fini par se lancer… La scène de la célèbre salle parisienne, la Chapelle aux Lombards l’a accueilli fin février pour « une présentation » de son répertoire. « C’était à guichet fermé », raconte la jeune moulienne qui s’était entourée de musiciens chevronnés pour cette première : Thierry Vaton, Jérôme Castry et, à la réalisation, Stéphane Castry. « C’était une opération séduction ! Sur scène, j’ai bien transpiré, j’ai donné et j’étais à l’aise. » Vêtue d’un grand pantalon large et d’un haut court, en vert et noir, et les cheveux libres, elle s’était entourée de ses musiciens portant une cravate verte assortie à son costume… « J’ai mis un soin attentif à faire un retour à l’antique band, la grande période de la biguine » qu’elle voit comme « un retour à une unité perdue » Jamais elle n’aurait zouké toute seule ! Son concept, c’est Fann’ kann’, « la révélation, la course vers l’avenir, vers soi et vers ses objectifs… » fx-20-0101_18643.jpgElle chante la Guadeloupe, les femmes, la souffrance et l’amour, ce qui fait partie de sa vie. « Les maquettes sont toutes prêtes et on prépare les scènes… » Pour réaliser cet album, elle a écrit, composé, enregistré les mélodies sur son téléphone portable pour les soumettre à Stéphane Castry qui propose l’orchestration et les arrangements. Ainsi sont nés Nenm a neg mawon, lespwi fey kann. Ce morceau, elle l’a écrit après la grève du LKP… Ce qu’elle refuse, c’est « la musique formatée, prévendue avec beaucoup d’accents rock ».

Jazz et zouk retrofx-20-0194_18736.jpg

Elle est jazzy, Florence Naprix. Elle est tombée enfant dans la musique de Sarah Vaughan, d’Ella Fitzgerald. Et puis la biguine… Son album doit accueillir Jocelyne Bérouard avec laquelle elle veut chanter un medley des bonnes biguines. Et puis bien sûr, elle est zouk, Florence Naprix, mais d’abord le « zouk retro » : Jean-Michel Rotin, Tanya Saint-Val… « Un zouk riche qui raconte quelque chose… » Maintenant qu’elle a étrenné sa première scène, Florence dévoile son rêve : « Je veux pouvoir chanter ce que j’ai envie de chanter aussi longtemps que possible. » Florence chante depuis qu’elle est petite. Son premier grand souvenir de chant remonte à 1997, avec son école de musique à la médiathèque du Moule. Depuis cette époque, elle a fait pas mal de scène car elle chante des reprises avec la formation de Willy Salzedo. On l’a entendue au BB Antilles, à la péniche Alizé, tous ces lieux parisiens qui font vivre l’esprit musical caribéen. Florence a fini par lâcher son métier à la librairie anglaise de la Concorde, WH Smith. C’était en juillet dernier. « C’est de la philosophie du fann' kann' que de lâcher son boulot pour aller vers ce qu’on veut ! » Depuis elle enchaîne les scènes : choriste pour la chanteuse intimiste Hermann, pour la slameuse Stéphanie Melyon-Reinette, et désormais chanteuse à part entière. « Menm si pa ni kann’, i ké fann’ kann’ menm ! »

FXG (Agence de presse GHM)


Dates et album

Florence Naprix sera le 1er mai à la Foire de Paris avant de venir aux Antilles pour les grandes vacances. Pour financer son album, elle veut recourir à Internet et au site Mymajorcompany.com, un système de production par les fans. A la sortie du concert de la Chapelle aux Lombards, une soixantaine de spectateurs lui ont signifié leur souhait d’investir pour elle.

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 18:22

Après les TAAC, la FAAC

Une nouvelle association créée à Paris : la fédération des associations afro-créoles Yvan-20-22Voice-22-20Birda-2C-20Pedro-20-22Krys-22-20Pirkab.jpg

L’acronyme FAAC fait écho à un autre, TAAC comme trophée des arts afro-caribéens (les fameux ex Césaire de la musique !). Ce n’est pas sans raison, puisqu’il s’agit des mêmes personnes à l’origine des deux. Déclarée en préfecture le 15 janvier 2009,  la FAAC vise à rassembler  « les associations et personnes originaires d’Afrique et d’outre-mer autour de projets communs pour valoriser leurs atouts, leurs permettre de parler d’une seule voix et garantir leurs intérêts ». Ses responsables indiquent vouloir mettre en place « un réseau professionnel et économique afin de participer  à la réalisation et au développement  des initiatives prises par des jeunes entrepreneurs  issus de la diversité ultramarine et africaine, et consolider les réseaux professionnels  existants ». Le premier chantier annoncé est une consultation : « Que devons nous faire pour dynamiser l’entreprenariat au sein de la population française d’origine africaine et créole? » Car l’enjeu de la FAAC, outre un rapprochement entre Créoles et Africains, est de rendre visible par des actions et des réalisations leur apport à l’économie nationale. A travers ses pôles (formation,  jeunesse, économie, culture, solidarité, éducation, sport, santé, communication), la FAAC met en place des groupes de travail pluridisciplinaires constitués d’experts pour proposer « une grille de lecture à la société et apporter des solutions à travers des actions ».


L’équipeFAAC-2.jpg

Le président est Frank Anretar. Elie Nkamgueu est président du pôle santé. Yasmina Hamra Kroua   est la porte parole. Jean-Christophe Duton est le président du pôle formation. François Durpaire est un « sage conseiller formation ». Vincent Travailleur est président du pôle sport. Yvan Birda est le président du pôle éducation.

 

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 02:17

« Pas d’amertume » pour MLP

Après le buzz médiatique fait autour de Marie-Luce Penchard, de sa phrase « sortie de son contexte » et des rumeurs de remaniement ministériel, la ministre de l’Outre-mer recevait la presse d’outre-mer à déjeuner, mercredi. Elle a d’abord fermement démenti l’écho du Canard enchaîné (du 3 mars)) qui disait que le président de la République l’avait vertement tancée lors du conseil des ministres de la semaine précédente. Un de ses conseillers a même eu cette réflexion : « Avec Boutin et Jégo, je sais ce que c’est qu’un ministre qui n’est pas soutenu… » Marie-Luce Penchard a ajouté : « J’ai intégré ma sortie le jour où je suis arrivée rue Oudinot. Je n’aurai pas d’amertume comme mon prédécesseur. » La ministre a rappelé qu’on lui avait proposé de prendre la tête de liste aux régionales dans le département de l’Essonne avant qu’elle n’impose son choix pour figurer dans la liste UMP en Guadeloupe. Et si on la donne à la traîne face à Victorin Lurel, elle précise : « Je n’ai rien à perdre et tout à gagner… On va capitaliser pendant ces élections. »

FXG (agence de presse GHM)

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 02:12

La dernière c… de Jégo à la rue Oudinot

Il faut du temps pour que les langues se délient, mais tout vient à point à qui sait attendre ! Ainsi, on a pu apprendre tout récemment la dernière c... de Yves Jégo alors qu’il était encore titulaire du portefeuille de l’Outre-mer. Nous avions déjà parlé de baleines qu’Yves Jégo avait faites acquérir par le ministère comme éléments de décoration pour la garden party du 13 juillet dernier. L’affaire est bien plus importante que ce que nous avions pu imaginer puisque l’encore « sous-ministre au cocotier » comme dit le Canard enchaîné, avait fait acheter en Chine quelque 135 baleines bleues pour un montant de 35 000 euros (il n’atteint tout de même pas la coupe de champagne à 140 000 euros de Christian Estrosi !). L’équipe de Marie-Luce Penchard a donc dû gérer le sort de ces 135 cétacés en plastoc. Ils ont été confiés au WWF pour une vente aux enchères. Mais c’était si extraordinaire qu’ils en ont gardé deux ou trois exemplaires au ministère de l’Outre-mer. Sans doute pour l’Histoire, la grande !

FXG (Agence de presse GHM)

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 14:03

La terre, le feu, l’eau et les vents, une anthologie de la poésie d’Édouard Glissant

De François Villon au « silence le plus uni, où chacun se retrouve et s’estime », en passant par les complaintes de Rutebeuf, Gratiant ou Brassens, Édouard Glissant nous ouvre sa bibliothèque, écrivant ainsi un magnifique livre qui « accommode jusqu’au vertige ces mesures à ces démesures ».

Cette anthologie se lit d’un seul tenant, ne s’accordant à aucun ordre ni logique ni chronologique ni alphabétique. Elle offre au lecteur autant de visions du monde possibles qui esquissent un portrait du poète extraordinaire qu’est Édouard Glissant.

Auteur de Quand les murs tombent. L’identité nationale hors la loi ? et de L’Intraitable Beauté du monde. Adresse à Barack Obama, Édouard Glissant est écrivain, poète et essayiste. Il est l’un des principaux représentants de la pensée postcoloniale. Prix Renaudot en 1958 pour son roman La Lézarde, il a été finaliste du prix Nobel 1992.

En librairie le 1er avril

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 12:39
Brune-cover-mars10.jpgBrune en mars
Le Sénégal est à l’honneur dans Brune de mars.
Main-basse sur les terres d’Afrique
Afrique : terres agricoles à vendre ou à louer. La presse financière internationale publie désormais des petites annonces pour aider les clients à dénicher sur le continent africain les centaines de milliers d’hectares de leur rêve. Les clients, c’est-à-dire des investisseurs, des opérateurs privés ou publics, des multinationales, mais également des États. Qu’en est-il du monde paysan et du respect de l’environnement ? Les Africains devront-ils choisir entre se nourrir ou donner aux pays étrangers de quoi emplir leurs réservoirs et alimenter leur bétail ?
Saint-Louis du Sénégal, entre mer et fleuve
Première ville française d’Afrique, Saint-Louis est une destination à découvrir, pour son passé et son potentiel extraordinaire. Amoureuse de Saint-Louis et de sa région, la styliste Claire Kane a voulu mettre cette ville en lumière à l’occasion d’un remarquable voyage sur le fleuve organisé aux premiers jours de décembre. Une manière pour elle de distribuer ce bonheur qu’elle reçoit à chaque pèlerinage dans cette région un peu laissée de côté mais tellement belle et surprenante.
A chaque âge ses examens
Se soigner lorsque la maladie frappe n’est jamais la meilleure solution. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir ? Mais se maintenir en bonne santé représente tout un programme assez simple en fait, à condition de respecter certaines règles de base. Dans Brune et nulle part ailleurs.
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