Mardi 5 mai 2009
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Le Guadeloupéen Johanne Lincertin accusé du meurtre du
Guyanais Jimmy Gabet
Accusé d’avoir provoqué la mort du Guyanais Jimmy Gabet, le Guadeloupéen Johanne Lincertin est jugé jusqu’à ce soir par la cour d’assise de Bobigny.
La cour d’assise de Bobigny (Seine-Saint-Denis) juge depuis jeudi dernier Johanne Lincertin (29 ans) pour la mort, à la sortie d’une boite de nuit de la Plaine-Saint-Denis, le 16 décembre 2006,
d’un jeune Guyanais père de deux petites filles, Jimmy Gabet. Hier, le président Chaux a procédé à l’audition des derniers témoins et des deux experts (psychiatre et biologiste). L’accusé n’a
aucune pathologie mentale et la victime n’avait ni bu, ni pris de produits stupéfiants… Deux proches de la victime (un frère et une soeur) sont par ailleurs venus s’exprimer devant les jurés, au
nom de leurs parents trop âgés pour faire le déplacement depuis Cayenne où ils vivent. Les récits des auditions et les questions à l’accusé ont permis de comprendre un peu mieux ce qui s’était
passé cette nuit-là, à la sortie du Clap, un night-club spécialisé dans le dance hall et le zouk. Johanne Lincertin serait d’abord aller au ghetto, un squatt de Saint-Denis où il aurait retrouvé
des amis guadeloupéens. Il y a Boubs, Olivier Printemps et Jimmy Colombo dont c’était l’anniversaire. Ils sont rejoints par la maîtresse de Johanne, Priscilla, et une copine à elle, Elodie. Les
amis consomment de l’alcool, du cannabis et de la cocaïne. Vers 2 heures, les cinq amis rejoignent le Clap. Dans la boîte de nuit, une première altercation a lieu aux toilettes entre David
Gourdet, un copain guyanais de Jimmy Gabet, et Jenal Siméon, un ami de l’accusé.
Alcool, cocaïne et arme blanche
Johanne Lincertin entre à son tour. Jénal veut acheter la chaîne et la pépite d’or du Guyanais. Elle n’est pas à vendre. Le ton monte. Les témoins parlent déjà de couteaux sortis, (l’un
appartenant à David. L’autre n’aurait été que la paille en plastique d’un kit sniff pour la cocaïne…) Reste que David Gourdet assure avoir été piqué. Mais l’intervention des vigiles met fin à la
querelle. Vers 5 heures, c’est la fermeture. Jimmy Gabet, au milieu de la rue, rit avec un ami, Jean-Marc Angenor, qu’il tient par le col de son blouson pour l’attirer à sa voiture. Johanne
Lincertin croit que Jimmy s’en prend à Angenor qu’il connaît mais dont il ignore que c’est l’ami du Guyanais. A l’insulte du premier, le second répond par une gorgette. Johanne tient dans ses
mains un couteau et plante alors Jimmy au niveau du cœur, transperçant l’organe et sectionnant une côte. « David Gourdet m’a demandé en sortant, raconte l’accusé, quel était mon problème quand
nous étions aux toilettes. J’ai pensé à son couteau. J’ai sorti le mien pour le tenir à l’écart. J’ai senti une présence à ma droite, me suis retourné et j’ai reçu un coup sur la gorge. J’ai
reculé de deux pas et j’ai vu Jimmy gabet qui s’avançait vers moi, menaçant. Je l’ai repoussé des deux mains. Il a marqué un temps d’arrêt. J’en ai profité pour partir… » L’avocat général et les
deux avocats de la partie civile, Me Ombaku et Barrat sont sceptiques mais c’est la thèse de la défense soutenu par Me Lahmer qui veut plaider l’accident : « Jimmy venait vers Johanne ; Johanne
l’a repoussé… » Le procès s’achève aujourd’hui avec le réquisitoire et les plaidoiries.
FXG, à Bobigny
Me Tshefou Ombaku devant la salle d’audience, hier (Photo : FXG)
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Dimanche 3 mai 2009
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LMC dans Brune
Lucette Michaux Chevry, 80 ans, sénatrice de Guadeloupe, a donné en exclusivité dans le magazine Brune de mai 2009 son analyse de la situation en
Guadeloupe et ses rapports avec le LKP. A lire dans Brune 27, en kiosques actuellement.
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Samedi 2 mai 2009
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14:37
Nouvelles missions et nouveau pilote pour
l’ANT
« L’ANT, ça ne fait vraiment pas vibrer ! » Yves Jégo l’a annoncé
à Nantes, lors de son déplacement à la rencontre de la délégation régionale Loire-Atlantique qui accueille 450 stagiaires, l’ANT changera de nom. L’agence nationale pour l’insertion et la
promotion des travailleurs d’outre-mer pourrait bientôt s’appeler l’agence de formation en mobilité si l’on se réfère aux nouvelles missions que lui confie l’Etat. Une convention signée jeudi
dernier établit un contrat de confiance entre l’agence et sa tutelle et la LODEOM, définitivement adoptée mercredi prochain en commission mixte paritaire parlementaire, lui confie la gestion de
l’insertion professionnelle en mobilité et la continuité territoriale.
L’ANT doit être, selon le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer « l’outil de gestion de ces deux politiques publiques ». Yves Jégo a par ailleurs intronisé le nouveau directeur de l’agence,
François-Xavier Bieuville, un ancien du cabinet d’Estrosi qui patientait dans l’administration du SEOM. Il remplace M. Tanti qui n’avait plus l’oreille du ministre. « Je souhaite que l’ANT sorte
de la période qui sera pour moi dans le rétroviseur ! » Dès 2009, 25 000 jeunes doivent bénéficier des services de l’ANT. Le ministre a parlé de la mobilisation de 130 à 140 000 billets d’avion à
bas tarif pour faciliter la mobilité professionnelle et personnelle. L’ANT sera aussi au service des 4000 nouveaux contrats aidés décidés par le président de la République dans le cadre de son
plan de relance de l’emploi des jeunes. Le SMA et le fonds d’expérimentation pour la jeunesse devraient aussi passer sous la coupe de l’agence comme les questions d’insertion des jeunes diplômés
pour laquelle l’ANT a créé un service. « 60 000 personnes , sur une année, doivent être à même d’être aidées par l’ANT », a souligné M. Jégo. Actuellement le taux d’insertion des jeunes en
outre-mer est de 30 à 35 %, l’objectif, à l’issue de la convention, en 2011, est d’atteindre un ration supérieur à 50 %.
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Jeudi 30 avril 2009
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12:26
Paolo Coelho et le prix du roman de l’été
Paolo
Coelho, David Hepburn, lauréat 2008, Jean-François Bouygues (lauréat 2009), Alexandra Rossi et Yves-Daniel Crouzet, les coups de cœur. (Photos : RDG)
Femme actuelle, publication du groupe Prisma, a décidé depuis deux ans d’honorer des auteurs inconnus avec le prix du
Roman Femme actuelle. Qualifié de prix du roman de l’été par les organisateurs, le prix a été attribué mercredi 29 avril au café des Editeurs, non loin du Flore et Deux-Magots. L’ouvrage
récompensé doit être inédit et bénéficie d’une publication chez Les Nouveaux Auteurs, maison d’éditions dirigée par Jean-Laurent Poitevin. Un comité de lecture populaire (plus de 30 personnes) a
noté 50 ouvrages sur un total de 550 envoyés. Deux notes ont été décernées : satisfaction et littérature. Paolo Coelho, président du jury est enchanté de « l’aspect révolutionnaire de ce jury
populaire, parce que les autres prix récompensent des ouvrages publiés ».
Jean-François
Bouygues est le lauréat avec un livre autoédité à 500 exemplaires, il y a cinq ans. Au bord des larmes laisse le lecteur au bord des larmes avec une histoire qui nous renvoie
entre 1936 et 1944. Un jeune homme qui découvre que sa grand-mère qu’il croyait morte est vivante quelque part en France… Le style ? « J’écris au présent avec des personnages vrais qui vont
susciter des émotions le plus fortes possibles… » Jean-François Bouygues indique qu’il a mis 22 ans et demi pour l’écrire. « Réellement, de la première à la dernière ligne, 9 ans. » Paolo
Coelho lui répond : « J’ai mis deux semaines pour écrire l’Alchimiste. » L’ouvrage de Yves-Daniel Crouzet, Les fantômes de Panassa est salué du coup de
cœur du jury et Les Lames de Dieu d’Alexandra Rossi du coup de cœur de Paolo Coelho.
Pour la première
édition, le lauréat a vendu 8000 exemplaire et le coup de cœur, David Hepburn, a dépassé les 40000 avec une reprise chez Presse Pocket... Difficile d’approcher le maître Coelho retenu par les
photographes avec les auteurs. « L’image est plus importante que le contenu des livres, confie l’un d’eux, c’est ça qui fait vendre ! » Ce concours du roman de l’été est à la littérature ce que
la star ac est au Carnegie hall. Même si l’auteur est bon, le marketing gâche le talent. « Pensez-vous que ces ouvrages peuvent intéresser nos lecteurs de Guyane ou des Antilles ? » L’écrivain
brésilien hésite : « Peut-être… Non oui, je suis sûr car ce sont des histoires universelles. » Mais Paolo Coelho s’en va déjà. Une autre photo !
Les lames de Dieux, prix coup de cœur de Paolo Coelho, Alexandra
Rossi.
A 23 ans, elle prépare deux diplômes en aéronautique à Cranfiel (Angleterre) et à l’ENSMA de Poitiers et signe un roman historique. L’action se situe au début du XIIIe siècle après la reprise de
Jérusalem par Saladin et avant l’échec de Richard Cœur de Lion et Philippe-Auguste pour la reprendre. Une nouvelle croisade est lancée qui va venir par la mer avec l’aide du doge de Venise.
Celui-ci envoie un de ses hommes, Ryan, et Allen, chevalier et diplomate anglais, pour percer le secret des lames de Damas, l’épée des Sarrasins. Cette quête va mener les deux héros jusqu’à
Constantinople. « Je n’ai pas d’expérience littéraire. J’ai un style assez simple et agréable à lire. J’ai mis beaucoup de dialogues et d’action. C’est peu descriptif et pas ennuyeux pour
un roman historique ! »
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Jeudi 30 avril 2009
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Louis Schweitzer chez Jégo
Le président de la HALDE, Louis Schweitzer, a été reçu par Yves Jégo mardi dernier en compagnie de son vice-président , le Martiniquais Christian Valentin-Marie. A la sortie, l'ancien patron
automobile a indiqué avoir abordé les "problèmes de la fonction publique pour ceux qui sont originaires d'outre-mer en métropole, mais aussi la lutte contre les discriminations au logement". Il a
encore été question "des perspectives possibles pour améliorer l'action de la HALDE dans les DOM". Plusieurs pistes ont été explorées que M. Schweitzer s'est refusé à dévoiler. Quant aux
statistiques ethniques au sujet desquelles le CRAN indiquait que 65 % des Français y seraient favorable, le président de la HALDE est resté prudent, rappelant qu'une commission s'en charge et que
la position de la HALDE était contre les catégorisations ethno-raciales, contre les fichiers de gestion et pour que les données récoltées soient déclaratives, volontaires et avec des protéctions
procédurales (HALDE et CNIL) "pour éviter les dérives".
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Mardi 28 avril 2009
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23:41
Le pont sur l’Oyapock construit par un consortium
brésilien pour 22 millions d’euros
« J’aurais souhaité un consortium franco-brésilien pour que le chantier soit gagnant gagnant, comme prévu les présidents Lula et Sarkozy à Brasilia », a regretté Fabien Mathurin, maire de
Saint-Georges de l’Oyapock à l’issue de la deuxième commission technique intergouvernementale qui s’est tenue, hier au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Le groupement d’entreprises brésiliennes
EGESA/CMT a remporté l’appel d’offre pour l’édification du pont sur l’Oyapock. Avec un devis de 54 millions de reals (22 millions d’euros), il est mieux disant de 15 millions d’euros que
Delta/Nofrayane/Vinci, le consortium franco-brésilien. Les trois autres candidats malheureux sont tous brésiliens. Selon le maire de Saint-Georges qui participait à ces réunions aux côté de
l’Ambassadeur pour la coopération dans la zone Antilles-Guyane, Jean-Paul Dumont, et la directrice Europe du ministère brésilien des Relations extérieures, Marie Eudileuza Fontenele Reis, un
chantier franco-brésilien aurait offert des meilleurs perspectives de salaires aux Brésiliens, contre un chantier 100% qui ne saurait attirer une main d’œuvre guyanaise avec des salaires
brésiliens ! Mais elle admet que c’est la crise…
Inauguration octobre 2010
L’avis d’attribution du marché sera publié au Journal officiel brésilien en mai. La première pierre devrait être posée en septembre, selon le calendrier qui prévoit une inauguration en octobre
2010 et seize mois de travaux. Par ailleurs, il a été question de la transamazonienne Macapa-Oyapocke, la BR 156. Quarante kilomètres ont été réalisés en 2008. Il en reste 190 avec de nombreux
ponts à consolider. Les financements seraient assurés, tout comme ceux de l’accès français au pont et du poste frontière. Selon la DDE, l’appel d’offres a été lancé. Les terrassements devront
durer six mois ; la construction du poste frontière et la pose de la signalisation devront impérativement être achevées pour l’inauguration. La commission mixte transfontalière devra encore
rédiger un protocole de circulation des biens et des personnes. Il serait prêt pour juin. La commission économique pour le pont, portée par le préfet avec les chambres consulaires, devra aussi se
prononcer sur un éventuel péage et sur la réglementation. Il faudra aussi résoudre des petits problèmes comme sur la RN 2 qui ne supporte pas de poids-lourds de plus de 15 tonnes et, au pont,
avec des parkings prévus pour des 35 tonnes !
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Lundi 27 avril 2009
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22:15
Yazid Sabeg : « Patrick Karam est une tête de lard
»
Yazid sabeg, commissaire à l’Egalité des chances, rencontrait la presse la semaine dernière pour présenter les grandes lignes du rapport qu’il doit rendre au président de la République le 7 mai
prochain. M. Sabeg indiquait qu’il ne s’agissait pas d’être pour ou contre les statistiques ethniques puisque les statistiques en question se contenteraient de mesurer la diversité en demandant
aux personnes leur ressenti (reprenant ainsi le point de vue du CRAN). Interrogé sur les raisons pour lesquelles il ne s’affichait pas avec le délégué interministériel à l’Egalité des chances des
Français d’outre-mer, il a répliqué qu’il l’avait rencontré trois fois, qu’il avait aussi rencontré des associations antillaises. Puis, hors micro, mais devant des journalistes de Radio France,
il a déclaré : « Patrick Karam est une personnalité difficile à gérer, une tête de lard ». M. Karam a commenté cette réflexion en indiquant qu’ils avaient une vraie opposition sur les
statistiques de la diversité.
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Lundi 27 avril 2009
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/2009
22:11
Marie-Luce Penchard à la
question
« Qui connait Marie Luce Penchard ? » Sous un titre qui rappelle la trahison politique d’Eric Besson en pleine campagne présidentielle, le Collectifdom vient à la rescousse de Patrick Karam qui
s’est vu reprocher par Marie-Luce Penchard son défi lancé à Elie Domota pour l’affronter en débat. La tête de liste UMP d’outre-mer estimait que le délégué interministériel pourrait lui faire de
l’ombre alors que débute la campagne électorale des européennes… Daniel Dalin, président de l’association fondée par Patrick Karam, en profite pour demander des comptes à Mme Penchard,
conseillère technique à l Elysée et conseillère politique en charge de l’outre-mer à l’UMP : « Où étiez-vous madame pendant que l’outre-mer luttait contre le sort insupportable qui lui
était fait ? Vous avez brillé par votre silence ! Contrairement à celle dont vous devez vos nominations : votre mère Mme Michaux Chevry… Vous, une parfaite inconnue en outre-mer y compris en
Guadeloupe. » Consultée sur cette attaque, Marie-Luce Penchard qui sera en Guyane du 28 avril au 3 mai, puis en Guadeloupe du 6 au 10 mai (où elle lancera officiellement sa campagne) que «
l’incident était clos » et que rien de devait détourner cette campagne de son objet : « Le développement interrégional, les transports, les énergies renouvelables, les carburants, c’est l’Europe
! L’Europe, c’est trop sérieux, qu’on ne mobilise pas la question sur les états généraux. J’ai dit ce que j’avais à dire, l’incident est clos. » Le cabinet de Patrick Karam a déclaré que le
délégué n’avait pas eu connaissance du communiqué du Collectifdom, ne l’ayant pas reçu…
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Lundi 27 avril 2009
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/2009
20:45
Delanoë commémore le décret d’abolition de
l’esclavage
« Cette année, c’est différent car deux expositions sont accueillies à l’hôtel de ville, l’une sur les Antillais de Paris, l’autre sur les noms donnés
aux esclaves affranchis, ça donne du sens », indiquait Maguy Nestoret, nouvelle conseillère outre-mer (et sport) du maire de Paris. Comme tous les 27 avril, Bertrand Delanoë s’est recueilli
devant la plaque commémorant la signature du décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848, dans la salle des Prévôts de l’hôtel de ville de Paris, paré des panneaux du CM98 portant les noms
donnés aux esclaves affranchi par les officiers d'état-civil entre 1848 et 1869. Dépôt de gerbe et minute de silence devant un parterre restreint d’invités avant un discours dans la salle des
fêtes, celle-ci bondée.
La chorale des écoles des Paris assurait la partie musicale avec La
complainte noire, La prière de l'esclave, et On ti bo. Quand il a traversé la salle qui accueille "Antillais d'ici" Bertrand est tombé en arrêt devant une peinture
sur le theme de l'esclavage (ou de la Shoah ?) de Patrice Flora-Praxo (voir son interview dans nos archives), qu'il a souhaite voir installé dans son bureau. Le maire a rappelé son action pour la
reconnaissance des « Antillais d’ici, venus enrichir de leur présence la société parisienne ». Evoquant l’esplanade Gaston-Monnerville baptisée en 2006, la réhabilitation du général Dumas, place
du général Catroux, le 4 avril dernier, il a annoncé que la bibliothèque Plaisance dans le 14e arrondissement (une des 57 bibliothèques de la capitale) prendrait le nom d’Aimé Césaire. Riche de
25230 livres, la future bibliothèque Aimé-Césaire devra compléter son fonds puisqu’elle ne dispose, selon son site internet, que de trois ouvrages du poète martiniquais : Nègre je suis, nègre
je resterai (Albin Michel 2005), Cahier d’un retour au pays natal (Présence africaine 1983) et La poésie d'Aimé Césaire (Seuil 1994).
L'exposition Antillais d'ici est composée de photographies de Samia Massaoudi et de Mehdi Lallaoui, de documents d'époque, d'objets personnels rassemblés par
l'association "Au nom de la Mémoire", l'exposition retrace l'itinéraire des Antillais, venus en Métropole entre 1963 et 1981 par l'intermédiaire
du Bureau pour le Développement des Migrations intéressant les Départements d'Outre-Mer (BUMIDOM), pour répondre aux besoins spécifiques de main d'oeuvre. Cette migration a concerné en 18 ans,
pour 3 départements d'Outre-Mer, près de 70 000 personnes. (Sources Cityvox.fr).
L'exposition de la recherche patronymique des affranchis de 1848, organisée par le
CM98 devrait poursuivre sa carrière dans les mairies d'arrondissement (voir le site de la ville de Paris).
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Samedi 25 avril 2009
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13:50
Greg Germain prend du galon
Michel
Boyon, le président du CSA, a nommé le comédien, réalisateur et producteur Greg Germain membre du Conseil d’administration de la société de
l’Audiovisuel extérieur de la France.
L’Audiovisuel extérieur de la France fédère les trois médias diffusés partout à travers le
monde que sont la radio RFI ainsi que les chaînes de télévision France 24 et TV5 Monde.
Greg Germain est dirigeant de la societe de production Axe Sud, président de
Cinédom+, du TOMA (Théâtres d’Outre- Mer en Avignon), de l’ALFA (Association des Théâtres du OFF), et
encore directeur artistique de l’ADOC (Association pour le
Développement des Œuvres et des Cultures Créoles).
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