Mercredi 8 avril 2009
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Le chlordécone à l’instruction à Paris
Le juge d’instruction au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, Anne-Marie Bellot, est le magistrat saisi pour instruire la plainte pour administration de substance mortelle et mise
en danger de la vie d’autrui déposée par des associations de Guadeloupe, dite l’affaire d’empoisonnement au chlordécone. D’après Me Durimel, avocat des plaignants, le juge se serait aperçu qu’une
pièce essentielle serait manquante au dossier. « C’est la nomination du premier juge d’instruction dans ce dossier, André Roger, du TGI de Basse-Terre. Un document côté au dossier atteste que la
juge Marine Jan a été adjointe au juge Roger, mais on ne trouve pas trace de sa désignation, la pièce n’est pas là », s’inquiète Harry Durimel qui rappelle que la plainte date de mars 2006 et
qu’il a fallu attendre 2008 pour que la Cour de cassation transfère l’enquête au pôle santé de Paris. Le juge Bellot aurait saisi le parquet qui a pris des réquisitions pour saisir la chambre de
l’instruction de la cour d’appel. C’est elle qui dira si c’est une erreur matérielle réparable ou s’il s’agit d’un vice rédhibitoire. « On le saura quand ils voudront bien audiencer l’affaire,
explique l’avocat qui ajoute toujours inquiet : « Ça dépend du parquet général… »
En revanche, une autre plainte pour empoisonnement au chlordécone, datée de 2007 et émanant du Dr Denivet, de Petit-Canal, en congé de longue maladie, a été confiée au même magistrat. Cette
fois-ci, pas de problème de forme, Anne-Marie Bellot devrait donc pouvoir commencer son instruction sur le fonds. Ce dossier qui concerne un cas particulier a peut être plus de chance d’aboutir
que la première plainte, trop proche sans doute des class action non reconnus par la justice française.
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Mercredi 8 avril 2009
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Interview
Richard Samuel, préfet, délégué général à l’Outre-mer, coordonnateur des états généraux
" La position de l’Etat a été mise en cause quant à l’application du droit du travail en Guadeloupe"
Le LKP a annoncé son refus de participer aux états génraux, quel est votre sentiment ?
Je regrette très sincèrement la position du LKP Ils avaient leur place autour de la table de travail avec des sujets pour lesquels ils ont posé des questions qui pour certaines ont déjà des
réponses immédiates, d’autres à long terme. Il aurait été souhaitable qu’ils viennent participer à cette réflexion.
Que s’est-il passé, votre version ?
Lorsque M. Domota m’a indiqué qu’il souhaitait que je reçoive le LKP, je n’ai eu aucune hésitation à lui répondre que je le ferai très volontiers. Je lui ai indiqué que dès lors que dès lors que
le Collectif du 5 février était reçu en qualité de collectif, je donnais mon accord sans difficulté. Je devais partir en Martinique, mais j’étais à la disposition de M. Domota durant tout mon
séjour en Guadeloupe, y compris pendant le week-end. J’ai d’ailleurs rencontré samedi et dimanche le PS et le PPDG. Il m’a dit qu’il n’avait pas le temps de réunir son collectif pour étudier ma
nouvelle proposition. Il m’a demandé de lui transmettre par écrit avec un ordre du jour. J’ai demandé au préfet de proposer au LKP une nouvelle proposition pour leur présenter les états généraux.
L’objet de cette réunion étant à la fois de leur présenter le projet mais aussi de recueillir des suggestions. Il m’a répindu que, après avoir reçu cette lettre, il réunirait son collectif et
nous ferait savoir leur position.
Comprenez-vous la position du LKP ?
Je comprends en partie cette position de refus pour deux raisons. La première, c’est qu’au sortir d’un conflit aussi long, cette position me paraît exprimer de la méfiance à l’égard de notre
proposition. Je le comprends car pendant la période de négociation, la position de l’Etat a été mise en cause quant à l’application du droit du travail en Guadeloupe. La deuxième, c’est qu’il est
probable que cette proposition du président de la République d’organiser une réflexion sur un certain nombre de politiques publiques, a surpris le LKP parce qu’elle n’est pas habituelle. Mais
aussi, au sortir d’un conflit si long, il y a eu un accord ! Réfléchissons ensemble à ce qui serait les bases d’un mieux-vivre ensemble.
Comment les convaincre de venir ?
Les sujets que nous allons aborder et les gens avec qui nous allons le faire, les présidents d’ateliers, les rapporteurs, ceux qui ont fait savoir qu’ils apporteraient une contribution… Le
souhait qui est le nôtre est d’arriver à ce que cette large part de la population qui soutient le LKP le convainque de se poser à nouveau la question : Est-ce qu’ils ne doivent pas s’associer à
cette réflexion et aux propositions qui en sortiront ? La porte reste donc ouverte, complètement ouverte si le collectif décide de venir nous rejoindre.
Sans la contribution du LKP, peut-on parler de vrais états généraux ?
En tout état de cause, nous prendrons en compte leur contribution quelle que soit la forme qu’elles adopteront. Un article, une réunion publique, toute proposition qui émanera du LKP, notamment
en matière de rénovation du dialogue social, nous en tiendrons compte ! Mais ça ne se limite pas à ce seul sujet.
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Mercredi 8 avril 2009
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Jégo conforté au gouvernement
Yves Jégo a sauvé sa tête. Aujourd’hui alors que la crise antillaise est derrière, le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer peut s’estimer tiré d’affaire même si
le président de la République (qui entend remanier le gouvernement après les élections européennes) ne s’est pas ouvertement prononcé. A l’Elysée comme à Matignon, on sait qu’il n’a pas été
forcément adroit quand, dès le 28 janvier, il a acquiescé à l’ensemble des revendications du LKP, « de manière un peu démagogique », sans rien connaître à la tradition procédurière de l’UGTG qui
veut qu’une chose dite soit et reste acquise… Oui, Yves Jégo a eu très chaud. Oui, il a été rappelé par François Fillon car il avait trop lâché. Il suffit de revoir ou relire dans la presse
l’insistance avec laquelle il assurait ne pas avoir promis ces fameux 200 euros… Le secrétaire d’Etat avait proposé une exonération de charges pour toutes les entreprises et une exonération de
charges pour la prime, mais le RSA n’entrait pas dans le calcul des 200 euros. C’est alors que François Fillon est monté au créneau. Le Premier ministre a supprimé les exonérations de charges et
le RSA est devenu le RSTA pour entrer dans le calcul des 200 euros, ce qui a conduit à une économie substantielle pour l’Etat… Puis le président de la République est sorti de son silence. « Il
fallait que Nicolas Sarkozy monte au créneau au bon moment, indique une source du Château. Derrière lui, il n’y a plus rien. » Voilà pourquoi, le président se serait longtemps tu au sujet de la
crise antillaise quand tout le monde l’attendait. Il ne s’est adressé aux Antillais que le 19 février… « Quand le tournant était possible » et c’est vrai qu’après la réunion avec les élus
d’outre-mer à l’Elysée, il y a eu décroissance de la crise. « La séquence avec les élus était nécessaire pour les remettre en selle institutionnellement » tout comme l’intervention du chef de
l’Etat en direct sur RFO « pour que son message ne soit pas pollué par un traitement médiatique parfois biaisé ». Il suffisait ensuite d’attendre la fin des jours gras… Quant à Yves Jégo, ce qui
l’a sauvé, surtout, c’est que l’on ne voulait pas donner l’impression de changer de secrétaire d’Etat à l’Outre-mer chaque année !
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Mercredi 8 avril 2009
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Layko MusiKAcoustik
Layko sait envouter, faire partager les finesses de ce que les langues
créoles, espagnoles et françaises évoquent, la sensualité, des racines solidement ancrées aux Antilles, et le jeu des mots comme l’unique Serge Gainsbourg savait le faire. Elle interprète «
Couleur Café », sans rébellion mais avec beaucoup d’humour, elle emmène le public dans une harmonie où chacun découvre, reconnaît ou touche aux fils d’une nouvelle créolité qui attire et
sensibilise.
Layko a su enchaîner les expériences artistiques qui lui donnent aujourd’hui de l’aisance scénique. « La scène, c’est chez moi » aime-t-elle répéter et elle le prouve, aujourd’hui. Elle
propose un concert d’une heure trente, alternant ses propres compositions et des reprises, témoignages de ses racines et de ses expériences de la cité parisienne.
Elle chante la femme et ses responsabilités dans « Tand Fam », la jeunesse
et la société dans « OYO », l’amour profond et sensuel dans « Nuit », ou ses légèretés comme ce que la télé et les médias peuvent savoir nous en convaincre dans « L’Illusion du Bonheur »…
Sa musique est teintée de guitares basse et acoustique, rock, blues, folk et le son du tambour, le son du gwo ka s’ancre dans des thèmes qui jusque là ne se rencontraient que trop
peu.
A l’image d’une société bouleversée dans ses cultures, dans ses frontières reculées voire disparues, Layko propose un moment d’euphorie. A découvrir le samedi 18 avril prochain à La
Chapelle des Lombards à 20H30 puis aux soirées caribéennes de mai au Baiser salé.
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Mardi 7 avril 2009
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Les 100 euros de l’Etat ne seront pas versés avant
juin
Ce que LKP a mis 44 jours à obtenir, les fameux 200 euros, l’Etat mettra, semble-t-il, lui, 64 jours pour verser sa quote-part de 100 euros. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais c’est,
indique-t-on au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer comme à l’Elysée, pour des raisons techniques. De la même manière qu’il a fallu six mois au gouvernement pour monter le dispositif du revenu de
solidarité active (RSA) qui s’est substitué au RMI, il faudra du temps pour monter celui du revenu de solidarité temporaire active (RSTA). « Il faut d’abord monter un circuit de collecte
d’information des futurs bénéficiaires », indique-t-on rue Oudinot. Ceux-ci sont estimés à 220 000 dans les DOM, un chiffre supérieur à celui des RMIstes et autres allocataires de prestations
sociales. En deuxième lieu, « il faut établir un circuit de paiement », selon la même source. Pour cela, le gouvernement a confié une mission à l’inspection générale des affaires sociales (IGAS).
Cette mission a pour rôle de trouver un opérateur en charge du paiement du RSTA, un peu comme le CNASEA a pu servir d’opérateur dans certaines régions pour payer les bénéficiaires de formation
professionnelle. Voilà pourquoi, techniquement, il faudra du temps. « C’est un problème de tuyauterie, confie-t-on à l’Elysée, mais l’Etat respectera ses engagements et les 100 euros seront
rétroactifs. Il y aura un possible décalage d’un mois. » Le problème se posera pour le mois de mai, pas pour avril où le versement a d’ores et déjà été fait. L’ensemble des bénéficiaires ont
reçu, à ce sujet, une lettre explicative signée de Brice Hortefeux, ministre du Travail, et de Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, par laquelle ils sont informés du versement
en avril d’une prime de 200 euros versée à tous les bénéficiaires des minima sociaux dans l’ensemble du territoire national.
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Mardi 7 avril 2009
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Les députés ont débattu des premiers amendements
Les députés ont débattu des premiers amendements
La séance de lundi soir s’est achevée un peu précipitamment dans la nit car les députés de droite étaient moins nombreux que ceux de gauche, ce qui aurait conduit à l’adoption de la motion de
Serge Létchimy du renvoi du texte en commission des finances… Il y avait donc plus de monde, ce mardi dans l’hémicycle. Nos élus et le ministre ont abordé les premiers amendements relatifs au
premier article de la LODEOM, celui sur le pouvoir d’achat et les produits de première nécessité. Jeanny Marc a demandé que le principe des prix réglementés pour les produits de première
nécessité soit inscrit dans le code du commerce. Rejeté. M. Fruteau a demandé à ce que la possibilité de réglementer soit transformé par l’action de réglementer. Rejeté ; Il a encore demandé que
les produits ou familles de produits de première nécessité ne soit pas inférieurs à 500. Rejeté Mmes Marc, Bello, Carabin et MM. Lebreton et Fruteau ont demandé à limiter l’autorisation
automatique d’extension des surfaces commerciales de 300 à 1000 m2. Rejeté Mais le lministre a proposé d’attendre l’avis de l’autorité de régulation de la concurrence, avant l’été, pour créer un
groupe de suivi « pour formater des propoitions complètes sur l’organisation du commerce et de la grande distribution ». L’amendement 328 de Jeanny Marc a été adopté : la création d’un
observatoire destiné à informer les parlementaires. Yves Jégo s’en est remis à la sagesse de l’Assemblée. « Ca ne mange pas de pain », a rétorqué Victorin Lurel. « Sagesse positive », a relancé
le ministre. Adopté. Ce sera le seul pour cette séance ! La demande de baisse de la TVA pour les produits de première nécessité a été rejetée, tout comme ceux demandant la mise sous
condition du bénéfice de la défisc ou des exonérations de charges sociales à un bon dialogue social. M. Jégo a proposé une réflexion pour que les NAO soient vraiment obligatoires.... M. Lurel a
retiré son amendement. Le ton des débats est resté très courtois même si un moment Lurel s’est demandé à quoi on jouait et que Serge Létchimy a rappelé que 100 000 personnes dans les rues en
Guadeloupe, c’étaient 12 millions en métropole… Un député métropolitain du groupe socialiste a alors rappelé que lors de l’examen de la loi de modernisation de l’économie, on avait dit à M.
Létchimy que ce n’était pas le moment et que là, encore, on lui disait que ce n’était pas le moment…
Lors de la deuxième séance, comme promis, les îles du Sud de la Guadeloupe ont obtenu « un troisième étage de zone franche bonifié avec des abattements à 100%. Côté UMP, le député Didier Robert
voulait la réintégration du petit commerce de proximité dans le corps général de la loi. Le gouvernement n’a pas donné suite, mais trois mesures ont donné satisfaction au député maire du Tampon :
la mise en place d’un prêt à taux zéro qui sera acté soit dans le cadre de la loi, soit dans celui d’un décret qui arrivera ultérieurement ; une exonérations des charges patronales jusqu’à 1,4
SMIC ; Une enveloppe FISAC fonds de soutien à l’activité commerciale enrichie de 8 millions d’euros pour l’outre-mer. La séance s’est achevée à 2 h15. Reprise le lendemain à 16 heures pour
l’article 4. Il y en a 34 dans la loi.
Ils ont dit
Alfred Marie-Jeanne : « Les gens sont
plus décontractés, sont moins agressifs mais en fait je crois que tous les amendements seront rejetés en fin de compte. Quelques uns sont passés ou passeront mais le secrétaire d’Etat a proposé
que pour toute une série d’amendements, que ce soit renvoyé aux états généraux, que l’on crée une commission spécifique pour d’autres… Bon. Pour l’instant, ça s’assimile à un non très poli.
»
Jeanny Marc :
« Il n’y a pas d’ouverture. Pratiquement tout est bouclé !
J’ai obtenu un amendement, mais qui ne mange pas de pain… C’est peut-être dû au nouveau mode de fonctionnement… »
André Lebreton
Etes-vous satisfait de la teneur des débats ?
Le ministre donne l’impression de vouloir écouter, on n’en a pas l’impression. Ce qu’il faut c’est faire avancer les dossiers et là, on les sent complètement bloqués par des mesures idéologiques
comme celle qui prévaut au niveau de la loi de modernisation de l’économie et notamment les seuils d’autorisation commerciale qui existaient auparavant par la loi Galand, l’amendement Tiannakoun
qui était un seuil de 300 m2 minimum. Aujourd’hui, on voit bien qu’ils sont gênés par des questions comme celle-là
Vous sentez que ça pourrait être comme ça jusqu’à la fin des débats sur les amendements ?
Il y a eu quelques avancées lors du travail en commissions. Yves Jégo a quand même apporté quelques éléments d’appréciation comme pour l’accession des zones des hauts de la Réunion, mais je pense
que sur d’autres points, il faut aller plus loin et notamment sur celui-là parce que j’aurai quelques amendements encore à présenter.
Vous parviendrez à en faire passer ?
Nous espérons si l’on en juge par les hochements de tête du ministre. Je sais que Bercy va serrer. On est dans une situation particulièrement difficile mais est-ce qu’on veut vraiment ? Il ne
faudrait pas qu’au moment de l’examen de cette loi, on nous renvoie systématiquement aux états généraux parce qu’on risque à ce moment-là d’avoir un passage à vide, c’est le cas de le dire, pour
ce texte. J’avais proposé au plus fort de la grève de la Guadeloupe qu’on fasse d’abord les états généraux pour qu’ensuite la LODEOM, repoussée de deux ou trois mois, ramasse les fruits de ces
états généraux. Je me rends compte aujourd’hui que je n’avais pas tout à fait tort.
Gabrielle Louis-Carabin
Pourquoi avez-vous retiré votre amendement ?
Je voulais remettre dans la loi, l’amendement de 2003 pour réduire les surfaces commerciales et qui avait été supprimé par la loi de modernisation de l’économie. Comme M. Jégo s’est engager à
faire un groupe de travail pour revoir cette décision, j’ai accepté d’enlever mon amendement.
Vous avez confiance ?
Il faut toujours avoir confiance ! Même si je ne sais pas ce qu’il va advenir de mon amendement, sagesse du gouvernement, je l’ai enlevé puisqu’au moment des états généraux, nous allons pouvoir
en discuter.
Vous êtes une des rares députées de la majorité à avoir déposé des amendements, pensez-vous pouvoir en faire adopter un ?
C’est un texte qui arrive avec une procédure nouvelle. C’est vrai que j’ai déposé des amendements qui ont déjà été rejetés en commissions et évidemment, j’ai encore des avis défavorables en
séance publique… Peut-être que j’aurai un ou deux amendements… Tout dépend du rapporteur
Ceux qui ne mangent pas de pain, comme celui de Mme Marc ?
J’aime le bon pain, avec du beurre ! »
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Mardi 7 avril 2009
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LODEOM : L’opposition joue la montre
L’examen de la loi de développement pour l’outre-mer qui a débuté hier,
lundi, au palais Bourbon promet d’être long : 450 amendements ! Le groupe socialiste, par la voix de Victorin Lurel, a d’emblée déposé une motion d’irrecevabilité, estimant qu’il intervenait ou
trop tard (« inactuel, décalé, déphasé ») ou trop tôt « car des choses vont émerger des états généraux ». Le groupe PRG s’est d’ailleurs plaint du manque de temps pour préparer l’examen du
texte adopté en commission. Le rapporteur Alfred Almont (UMP Martinique), victime d’un malaise cardiaque samedi soir et hospitalisé depuis, a été remplacé par Jérôme Bignon. Peu de monde dans
l’hémicycle, comme d’habitude dès lors qu’il s’agit d’outre-mer… Dans sa demande d’irrecevabilité, le député Lurel a surpris son monde en évoquant tous les scénarii possibles pour les DOM : «
Assemblée unique ? Deux assemblée ? Etat associé ? Nation souveraine ? Vous voyez il n’y a pas de tabou à la tribune de l’Assemblée, mais c’est au peuple de décider ! » Yves Jégo lui a assuré que
« tous les chemins seraient éclairés ». Jean-Pierre Brard (PCF, Montreuil) s’est moqué en indiquant qu’outre-mer, il y avait des grèves et « plus de carburant » ! Face à « inactualité » présumée
du texte, le secrétaire d’Etat a rappelé qu’après les états généraux, « il y aura d’autres rendez-vous législatifs »… Huguette Bello (PCR) s’en est pris à ce texte qui ne « propose (que) des
recettes devenues classiques à force d’avoir servi : dispositifs de défiscalisation et exemptions de charges sociales sont, une fois de plus, les outils privilégiés d’un projet de loi pour
l’outre-mer. À le lire, c’est comme si rien ne s’était passé (…) Ce texte ne fait pas le poids. » « Acceptez donc de nous faire confiance, lui a répondu Yves Jégo, et d’imaginer que si ces lois,
bien que vous les ayez à l’époque dénoncées, ont porté leurs fruits, il en sera de même pour celle que nous vous proposons aujourd’hui. »
La discussion générale n’a commencé que lundi soir. Les députés de la Réunion, René-Paul Victoria (UMP) et Patrick Lebreton (PS) étaient d’abord préoccupés de la situation diluvienne sur leur
territoire. Ils ont rendu chacun hommage aux secours et aux victimes des inondations avant de revenir brièvement sur le texte. Ce mardi, le député maire de Fort-de-France, dépêché par le groupe
socialiste, doit plaider le renvoi du texte en commission parce qu’il ne répondrait pas à la crise et aussi (encore !) en raison du manque de temps pour travailler... L’occasion comme en a
profité Victorin Lurel, de pouvoir parler 30 minutes, au lieu des 5 ou 10 minutes alloués d’ordinaire aux parlementaires pour parler Le groupe PS semble vouloir faire traîner les choses. Les
débats seront achevés, espérait encore ce mardi le député calédonien Gaël Yanno, jeudi soir...
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Mardi 7 avril 2009
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Trois ans de suspension pour les footballeurs Clémentia et Borval du Club
franciscain
Le 12 mars dernier, la Commission supérieure d’appel de la Fédération Française de Football a suspendu pour trois ans
deux joueurs du Club franciscain.
Le 11 novembre 2008, à l’issue du match opposant le RC Rivière-Pilote au Club franciscain, des violences étaient commises à l’encontre de l’arbitre. Dès le coup de sifflet final, des joueurs du
Club franciscain, dont le capitaine, se ruaient vers l’arbitre pour contester avec véhémence son arbitrage. Le joueur Johan Clémentia en profitait alors pour donner un violent coup de pied à la
jambe de l’arbitre, aussitôt imité par son coéquipier Daniel Borval. Malgré l’intervention des arbitres assistants, des joueurs continuaient de proférer des insultes à son encontre.
L’intervention de personnes chargées de la sécurité permettait de repousser les joueurs en colère et d’escorter les officiels jusqu’au vestiaire. Le 14 Janvier, la Commission régionale
d’éducation et de discipline (CRED) de la Ligue de football de la Martinique avait infligé une peine de 2 ans de suspension ferme aux deux joueurs du Club franciscain. Celui-ci faisait appel de
la décision. La Commission supérieure d’appel de la FFF qui a porté la suspension à trois ans, a estimé « que par leur comportement violent, les joueurs Johan Clémentia et Daniel Borval ont porté
atteinte à l’intégrité physique de l’arbitre (…) Que le comportement desdits joueurs est inacceptable tant dans une enceinte sportive que dans le cadre des rapports normaux et civilisés entre
individus (…) que la remise en cause systématique des décisions de l’arbitre contribue à créer un climat délétère propice à des débordements qui peuvent avoir des conséquences dramatiques (…)
Qu’il apparaît que ces derniers se sont rendus coupables d’un acte de brutalité à l’encontre d’un officiel en dehors de la rencontre, pour lequel est prévu une sanction de référence de trois ans
de suspension ferme ».
La Commission supérieure d’appel de la F.F.F. a appliqué la règle dans une rigueur excédant même la position des instances locales. Dans le climat actuel, les sanctions appliquées par la FFF sont
sans pitié. Pour l’avoir ignoré, ces deux joueurs du Club franciscain, déjà suspendus pour d’autres faits antérieurs, ont été plus durement sanctionnés qu’ils ne l’avaient été par la CRED de
Martinique.
Les précédents
Le 5 février 2008 le Tribunal de Grande Instance d’Ajaccio a condamné à 8 mois de prison ferme un joueur de 19 ans, ayant frappé un jeune arbitre, lors d'un match amateur, outre cinq ans
d'interdiction de stade. Un second joueur, âgé de 19 ans, qui comparaissait à ses côtés pour avoir proféré des insultes à l'encontre de l'arbitre, a été pour sa part condamné à un mois de prison
avec sursis.
C’est à la suite de cet événement que la Fédération française de football avait lancé en mai 2008 une campagne de communication sur la protection physique de l'arbitre, avec des affiches
destinées aux 17.000 clubs affiliés à la F.F.F. et un spot destiné à la télévision et à Internet. Le spot de seize secondes, présente des individus jouant au football dans la cour d'une prison
avec ce message "Choisis ton camp : la frappe, c'est dans le ballon" pour rappeler que les agressions physiques sur des arbitres peuvent conduire à des peines de prison ferme. Les affiches
comportent la mention "l'arbitre, si tu y touches, tu es sur la touche", et présentent l'image d'un pied de footballeur enchaîné à un boulet.
Deux avocats spécialisés dans le
sport
Ce sont deux avocats antillais, David Marty et Bernard Solitude, du cabinet parisien LDBM-sports law, qui ont obtenu cette décision pour la ligue de Martinique. Leur cabinet, qui est déjà le
conseil de Canal +, a cette particularité d’avoir un département spécialisé en droit du sport et dirigé par Me Solitude.
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Mardi 7 avril 2009
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Le conseiller outre-mer du président étend ses
compétences
Olivier Biancarelli, conseiller outre-mer du président
de la République depuis son élection à l’Elysée (et auparavant à l’Intérieur), ne cesse de prendre de l’importance autour de l’équipe présidentielle. Depuis un an, il est aussi le conseiller
parlementaire du président et, depuis le limogeage de Jérôme Peyrat, il a repris ses fonctions de conseiller politique. Olivier Biancarelli qui occupe l’ancien bureau du désormais fameux «
Martinon non non », est désormais à la tête d’un staff de conseillers techniques parmi lesquels Constance Le Grip pour l’Assemblée nationale et le Parlement européen, Eric Shahl, pour le Sénat et
les élections, Olivier Marleix pour les collectivités territoriales et les élus locaux, Benoît Lombrière (un ex du QG de campagne) pour l’argumentaire politique (ces fameux éléments de langage
distribués pour harmoniser les positions) et Marie-Luce Penchard pour l’Outre-mer. Tête de liste UMP outre-mer pour les européennes, celle-ci devrait provisoirement prendre un peu de recul avec
ses fonctions élyséennes à compter du 1er mai, le temps de la campagne.
Olivier Biancarelli qui a vécu aux premières loges élyséennes la crise aux Antilles, en est donc sorti renforcé.
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Mardi 7 avril 2009
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01:10
Patrick Karam : « Je suis prêt à débattre publiquement avec Elie Domota
»
Elie Domota a indiqué que le LKP ne participerait pas aux états généraux et s’en est pris violemment à vous lors de son meeting du 2 avril. Comprenez-vous sa
charge contre vous ?
Elie Domota doit parler d’indépendance mais s’il le fait, il perdra son aura. S’il ne le fait pas, ol oblige l’UGTG à réviser, avec déchirement, ses statuts ouvertement indépendantistes. Il
explique son refus en prétextant le manque de temps pour réfléchir aux thèmes des états généraux. Ca veut dire qu’il ne connaît pas les discriminations à régler en Guadeloupe ? En réalité, il ne
veut pas régler les problèmes des Guadeloupéens dans le cadre de la République. S’il le faisait, ce serait un atout considérable pour faire évoluer l’emploi local y compris dans la fonction
publique. Il le sait puisqu’il l’a dénoncé !
Comment expliquez-vous qu’il vous rentre dedans de cette façon ?
Je suis le premier à avoir percer à jour son dilemme et je lui dis simplement que, en tant que Guadeloupéen, je veux dialoguer avec lui. Il ne s’en pris violemment qu’à moi ! Il respecte
davantage les métropolitains. C’est neg kont neg, comme d’habitude ! Je lui propose un vrai débat public. Je suis prêt à venir en Guadeloupe et à l’affronter publiquement. Chacun mettra ses
arguments sur la table ! Je n’ai jamais manqué de respect à Elie Domota, alors pourquoi m’insulte-t-il ? Pourquoi me menace-t-il ? De quoi a-t-il peur ? que je dise la vérité sur ses choix ?
Quand il a raison, je le dis, quand il a tort, aussi. Pour ne pas aller aux états généraux, il a décidé de lancer une nouvelle série de grèves mais au final, il va pénaliser des entreprises
guadeloupéennes et les gens les plus faibles qu’il va mettre au chômage. Je le rappelle à ses responsabilités et ça ne lui plaît pas. Il faut savoir assumer ses choix politiques. Seule la vérité
blesse.
Vous avez pourtant dit que vous souteniez la plupart de ses revendications…
Je suis très proche de ses positions sur quasiment tous les sujets, mais aujourd’hui, Elie Domota se cantonne à son rôle d’opposant alors qu’il a une opportunité unique, compte tenu de sa
légitimité nouvelle, de régler tous les problèmes des Guadeloupéens. Il invoque un délai de préparation trop court ? C’est un prétexte car M. Domota maîtrise l’ensemble des huit thèmes, y compris
celui de la lutte contre les discriminations et de l’égalité des chances, la préférence guadeloupéenne à l’embauche et à la promotion dans les emplois publics comme privés. Quand il refuse de
participer à une Guadeloupe plus juste, il s’écarte volontairement d’une dynamique. Il ne lui restera que les yeux pour pleurer. Assé pléré ! Fon nou avensé a présan.
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