Carnaval oblige… le défilé a commencé avec une bonne heure de retard. RFO avait sorti le grand jeu avec des caméras partout pour un direct de deux heures. Pendant que le public et les jurés installés place Léon Blum, devant la mairie du 11e, attendaient les premier groupes Franky Vincent, juré, faisait l'animation sur le gradin avec des mots sympathiques pour tout le monde. Enfin le premier groupe est arrivé et s’est fait conduire devant le jury par les régisseur de RFO et le service de sécurité (chronomètre en main). Les premiers groupes on vu leur prestation écourtée (sans doute pour les besoins du direct).
Au bout d'un moment Franky Vincent
est venu dire au chef de la sécurité, visiblement a bout de nerf (on l'a vu savater un photographe sous l’empire d’un état alcoolique) de ne plus interrompre les groupes avant la fin de leur
chorégraphie. Des énorme trous temporels ont alors commencé à se creuser entre chaque passage de groupe… Le déroulé général de ce carnaval devenait, hélas ainsi, tout sauf tropical et
rythmique. Puis il y a eu des pompiers, des policiers, des ambulances… Les nouvelles de l’arrière du front n’étaient pas bonnes : des tirs de grenades lacrymogènes avait occasionné un malaise à
quelqu'un. Tout ça réuni ne contribuait pas à rendre sa dynamique au carnaval… Tant et si bien qu'avant la moitié du défilé, RFO commençait à démonter son matériel... Le temps imparti pour le
direct étant écoulé. Claudy Siar, le président du jury, est alors intervenu pour demander d'accélérer le rythme. Il avait une réunion des états généraux de l’outre-mer après…
Rendre le Carnaval à la rueDes groupes se sont succédés, très inégaux, certains à peine costumés, avec des chorégraphies inexistantes ou avec des sonos poussives et de très mauvaises qualité. Tout ça donnait l’impression que les présélections n’avaient pas été faites très sérieusement. La bonne surprise, ce fut l'Indonésie et la Colombie avec des musiques et des chorégraphies très surprenantes et les Guadeloupéens de Mas Moule Massif qui raflent trois prix !
Tous ces ratages semblent provenir de la distorsion existante entre les producteurs, la mairie de Paris et RFO, des acteurs institutionnels de poids, et le monde associatif qui constitue les groupes qui défilent. Peut-être que ce carnaval gagnerait à devenir plus festif, moins structuré et moins institutionnalisé, et donc rendu au public et aux associations. A l’instar de ce qui se fait à Londres, avec le succès qu’on lui connaît.
Le palmarès
Coup de coeur : RACIN GINEN D'HAÏTI
Meilleur Char Invité : INDONESIE
Meilleur Char Francilien : DI FE KAKO
Meilleur Groupe à Peau : MIYO
Meilleur groupe à caisse claire : MAS MOUL MASSIF
Meilleure Ambiance groupe à pieds : MAS MOUL MASSIF
Meilleure Ambiance char : BATUC DU MANACA
Meilleur costume Dom Tom : EXPLOSION
Meilleur costume France : ETHIK 97
Meilleur groupe Dom Tom : MAS MOUL MASSIF
Meilleur groupe France : ETHNIK 97
En images (par RDG)
Aïdé Gisler (originaire du Lamentin en Guadeloupe), Cristelle Baltyde (Haitio-Guadeloupéenne de Basse terre), Ulutuipalei Pio (originaire de
Polynésie et Wallis et Futuna) et Adami Edilsiane (originaire de Rémire Montjoly en Guyane)
Le groupe Woulib et ses caisses claires, tombasses, ti-bwa, cha-cha, cymbales,toms, cloches et trompettes garantissent le meilleur des rythmes antillais.
On
connaissait le CIFORDOM pour son prix littéraire Fetkann et ses actions politiques engagées, cette fois ils ont arpenté le pavé parisien. Woulo !
Les Colombiens étaient à l'honneur cette année. Pas de prix mais une reine du Carnaval
!
Les gesticulations spect-cul-aires de RFO
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ti ka dan's, le groupe est venu tout
expressément de Martinique.
L'association Bagay Ka Brennen « B.K.B » originaire
de l'Essonne a pour ambition, depuis 1997, de promouvoir la culture antillaise et favoriser les rencontres interculturelles.
Racin Guinen, spécialistes des danses et musiques inspirées d'Haïti, a décroché le coup
de coeur du jury.
Mass Moule Massif, groupe venu du Moule en
Guadeloupe, s'est vu décerné trois prix : meilleur groupe à pied, meilleur groupe à caisse claire et meilleur groupe DOM TOM.
Siguines, créée en mars 1983 par un groupe d'amis Guadeloupéens et Martiniquais,
promeut le folklore antillais à travers l'Europe et le monde. Les rythmes joués sont les 7 de la Guadeloupe et les 3 de la Martinique, avec la logistique de musiciens instrumentistes. Siguines
peut faire entendre de la biguine ou de la mazurka créole. Pour présenter les chorégraphies, le madras est très présent, la cotonnade fleurie, mais aussi le satin, le broché, le lamé tandis que
l'incontournable broderie anglaise garde la vedette. Les chorégraphies sont présentées selon un ordre chronologique des événements de l'Histoire.
Encore Woulib...
Karib K, cette association antillaise basée à Grigny partage avec ses consoeurs le
plaisir de la fête, les costumes chamarrés et les sons entraînants et fait depuis longtemps vibrer la capitale.
Ambiance chaude avec le groupe invité, Ethnick'97. Issu de la région parisienne à Maisons- Alfort., il compte neuf musiciens et quatre danseuses, qui vont
faire bouger tout le monde au son des rythmes antillais.
Tropic Groove de Strasbourg. Cette jeune association strasbourgeoise mêle danse et musique traditionnelle.
Les Indonésiens, invités spéciaux de cette édition 2009. Ce groupe rassemble des étudiants d'origine indonésienne. Prix du meilleur char
invité.
L'association « Trinis in France » rassemble les ressortissants de la
République de Trinité et Tobago. Ils cherchent à créer des liens avec les autres communautés Trinbagonéennes en Europe, notamment en partageant le plaisir populaire et culturel du
carnaval.
Le char de Tropic FM... et un policier !
Groupe n° 5
Groupe N° 3
Groupe N° 14
Groupe N° 15
Groupe N° 18
Groupe N° 20 (de
Guyane)
Groupe N° 23
Groupe N° 31 (de Guyane)
Groupe N° 32
Groupe N° 33
Claudy Siar,
patron de Tropic FM et président du jury, et Franky Vincent, armé de son sourire de star !
Joseph dunoyer, organisateur du défilé, Firmine Richard et Janine Maurice-Bellay, jurées.

“ On se demande si l’Europe ne souhaite pas simplement delocaliser
toutes nos productions ”, soupire M. de Lucy. Le 8 juillet prochain, M. Bally viendra exposer a la commission europeenne tout ce que les bananiers ont fait depuis le lancement du POSEI en 2007
qui leur accorde 280 millions d’euros par an. L’objectif est de convaincre les technocrates de Bruxelles de la necessite de renforcer cette enveloppe d’au moins 30 millions des lors que les
droits de douane de la banane sud americaine seront abaisses, des le 1er janvier prochain. Apres tout, les producteurs ACP ont obtenu une compensation de 110 millions.
Les Canariens sont dans la meme demarches que les
Antillais. Pour leur president, l’union des planteurs europeens est necessaire, mais il soutient qu’il faut “savoir utiliser la dimension sociale du dossier de la banane avec les emplois. La
crise donne encore plus de portee a nos bananes qui doivent plus que jamais etre une locomotive economique.” Le president Rivero estime qu’avec la baisse du droit de douane, la crise economique
mondiale est un argument pour soutenir cette production. Il entend d'ailleurs profiter de sa fonction de president de la conference des regions ultrperipheriques pour soutenir l’APEB. La
presidence espagnole de l’Union europeenne au 1er janvier 2010 est une source d’espoir mais elle comporte aussi un risqué, celui de sacrifier les interets de la banane communitaire au profit des
interets economiques de l’Espagne en Amerique du sud… L’arrivee de Bruno Lemaire au ministere de l’agriculture est plutot bien vecue, mais nos planteurs espere surtout que son predecesseeur,
Michel Barnier, obtienne le poste de commissaire au developpement pour defendre au sein de la Commission les interets des bananiers. La partie est plus rude que d’aucuns se l’imaginent et nos
planteurs reflechissent a completer leur argumentaire deja riche du plan banane durable. “On pourrait envisager de faire participer notre filiere a la reinsertion sociale des jeunes en errance”,
suggerait Gerard Bally alors que la mission aux Canaries tirait a sa fin.
C'était très festif
Il y avait les policiers gay, la CFDT gay, l'UMP gay, le Modem gay, les
arabes gay, les sportifs gay, les cyclistes gay, les étudiants gay, les enseignants gay, les barbus gay, etc etc.... on a cherché le char des présidents Gay ???? (ici je me rend
compte que je devrai écrire partout Gay et Lesbien...)
Sur le char de Tjembé red
Peut-on devenir une icone aujourd'hui ?...
Obama même à la Gay pride... "L'investissement projeté sur sa personne ne peut
produire que de la déception", pour reprendre Cioran.
Référence à ces pays qui pendent facilement les hommes et lapident les femmes...
Jeune multicolore et plurisexuel of... Dim
Littérature (Photo : François Durpaire, président du jury)
Cinéma (Photo : Catherine Ruelle, présidente du jury)
Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter une belle place comme celle de présentatrice du JT de France 3 ?
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