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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 20:49
Agence française de la biodiversité

L'agence pour la biodiversité et les Outre-mer

La loi sur la biodiversité doit être examinée à l'Assemblée nationale à partir du mois de mars, a indiqué hier matin la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Dans la mesure où 80 % de la biodiversité française se trouve dans les outre-mer français, l'affaire n'était pas des mieux engagées car l'Agence française pour la biodiversité (AFB) qui doit "servir les objectifs politiques de conservation, de gestion et de valorisation de la biodiversité' avait un peu mis de côté les outre-mer. Au mieux, ses représentants, par bassin (Atlantique, Pacifique et océan Indien), n'étaient-ils admis à siéger au conseil d'administration qu'en qualité d'observateurs ! Au dernier moment, Ségolène Royal a rattrappé la chose en organisant hier un atelier de travail auquel étaient conviés la plupart des parlementaires d'outre-mer, mais également des maires, des présidents de parcs nationaux ou naturels d'outre-mer... Il s'agissait d'un colloque pour répondre à la grande question : "Quelles déclinaisons de l’Agence française de la biodiversité dans les outre-mer ?"

A l'issue des débats co-animés par les députés Serge Létchimy, Victorin Lurel, mais également Chantal Berthelot, quelques pistes ont été dressées à l'atention de Ségolène Royal venue écouter leurs conclusions : l'AFB ne peut se contenter d'offrir une place d'observateur aux Outre-mer qui doivent avoir au moins un titulaire au conseil d'administration par bassin. L'AFB doit avoir aussi une implantation territoriale en proximité et pas seulement par bassin. Si l'on peut imaginer que la Guadeloupe et la Martinique partagent une antenne locale de l'Agence, il serait difficilement imaginable pour la Guyane de ne pas avoir sa propre représentation. Même chose pour l'agence polynésienne à vocation océanique...

Se montrant à l'écoute, la ministre a assuré que les ultramarins ne seraient pas observateurs mais acteurs de cette agence et que les délégations dans chaque bassin océanique tiendraient compte d'une échelle plus locale, "mais sans saupoudrage".

Le cadre a été ouvert et assoupli, mais il appartiendra aux parlementaires des outre-mer de défendre au mieux leurs intérêts lors des débats parlementaires le mois prochain. Car pour citer le député guyanais Gabriel Serville, l'Agence devrait se trouver outre-mer et avoir une antenne à Paris !

FXG, à Paris

 

 

Agence française de la biodiversité

Le coup de gueule du maire amérindien d'Awala-Yalimapo

Jean-Paul Ferreira, maire d'Awala-Yalimapo en Guyane, a fait forte impression lorsqu'il a pris la parole avant l'arrivée de Ségolène Royal : "La biodiversité des Outre-mer doit apporter à la future richesse de l'Europe ? je ne peux accepter que la France nous ressasse que la biodiversité représente la richesse du monde et que la France ne se donne pas les moyens dans ses prérogatives régaliennes de protéger cette biodiversité et nos populations." Il a stigmatisé ces concepts de "biodiversité, géodiversité, diversité culturelle" comme des "pensées de Blancs" qui justifient les politiques publiques de la France. "Parlons plutôt de bassins de vie autour de la nature et implantons en Guyane une vraie représentation de cette agence car la Guyane n'a aucun égal !" Indirectement, la ministre Royal lui a répondu par ces mots : "Vous êtes dépositaires d'un trésor national mondial et vous n'avez pas à en subir le poids !"

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