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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 04:59

Une rallonge d'un ou deux millions pour l'université des Antilles

La présidente de l'université des Antilles est sortie visiblement soulagée de la réunion de cadrage budgétaire qui s'est tenue hier matin à Paris avec les services terchniques du ministère de l'Enseignement supérieur. Corinne Mencé-Caster avait le sourire en sortant tout comme le recteur Camille Galap, le secrétaire général du rectorat martiniquais, Antoine Kukorsky, les vice-présidents en charge de la formation et la vie universitaire, Antoine Delcroix, et des finances, Didier Bernard, les deux présidents de pôle, Jean-Emile Symphor et Didier Destouches. Ils sont sortis de ce dialogue budgétaire avec la certitude d'avoir un coup de pouce financier puisque, après la scission de la Guyane, l'université des Antilles ne devait recevoir que 84 % du budget concédé en 2013 qui s'élevait à 91 millions. "Nous leur avons indiqué qu'il serait difficile de fonctionner sans un à deux millions de plus." Ce coup de pouce devrait être inscrit au budget de façon récurrente en principe. Le vice-président aux finances a obtenu, par rapport au passif, aux dettes qui pèsent sur sa comptabilité, un accompagnement et des séances de travail pour les équipes administratives sur des questions aussi précises que les charges d'amortissement ou le fonds de roulement.

"L'enveloppe nous sera annoncé d'ici une quinzaine de jours. mais nous savons qu'il va tenir compte de l'augmentation importante des surcoûts des maintenance et des coûts qui ne sont pas supprimés par la sortie de la Guyane de l'UAG."

Un établissement unique, deux pôles autonomes

L'université sera bien un établissement unique avec un bien commun qui sont les services centraux et les compétences transversales comme la faculté, qui devra mettre en oeuvre l'autonomie de ses pôles.

Le gros morceau s'est porté sur la manière dont le budget devait être réparti, ce qui n'est pas sans lien avec les statuts de la future université des Antilles que le ministère et les rectorats (Camille Galap, le recteur de Guadeloupe ci-contre) veulent bien accompagner dans leur rédaction. Le ministère a encore proposé un calendrier conforme à celui du vote de la ratification de l'ordonnance au Parlement.

La délégation universitaire attend du ministère, d'ici une quinzaine de jours, de connaître le montant exact du coup de pouce et sa feuille de route et son calendrier de gestion sur les plans juridiques, administratifs et budgétaires.

FXG, à Paris

Une scission mal préparée

L'impression laissée est que le gouvernement essaie de se rattrapper sur la façon un peu légère dont le gouvernement (Christiane Taubira, Geneviève Fioraso  - qui a abandonné son poste à Najat Vallaud-Belkacem la semaine dernière pour raison de santé -, et l'ancien ministre des Outre-mer, Victorin Lurel quoique celui-ci préférât alors une partition en 2017 - aux premières lignes) ont considéré les deux pôles martiniquais et guadeloupéens après qu'il a accordé dans la précipitation l'autonomie du pôle Guyane en 2013. "Ca compense la scission qui n'a pas été suffisamment préparée, admet la présidente Mencé-Caster, mais surtout les retards incessants pris dans le vote de la loi." Le plus important, c'est que le ministère et la délégation se sont mis d'accord sur une lecture commune des applications de l'ordonnance encore en débat. "Nous avons éviter les crispations et les malentendus, s'est réjouie la présidente. Tout le monde s'est engagé à faire en sorte que cette université puisse vivre et fonctionner."

ITW Didier Destouches, président du pôle Guadeloupe

Qu'est-ce qui vous rend si confiant ?

Nous avons eu la certitude que l'ordonnance serait votée telle qu'elle a été négociée par l'Assemblée nationale. Il reste des questions sur le dialogue de gestion en interne. Comment allons-nous travailler avec la présidente de l'université. Il y a là à montrer que nous sommes capables, pour les étudiants, de nous comprendre et d'être unis. Il est normal d'avoir des désaccords et au final. Il y a une équité et l'équilibre se fait dans le dialogue de gestion.

Est-ce que la Guadeloupe obtiendra plus de dotation par rapport aux surfaces ?

C'est l'université qui va obtenir une rallonge sur la question des mètres carrés. Bien sûr, on demande que les surfaces soient toujours prises en compte et vraisemblablement, ça va abonder un peu plus le budget du pôle Guadeloupe qui est plus grand. Globalement, quels que soient les critères que l'on prend, on arrive à 60 pour la Guadeloupe, 40 pour la Martinique. Masi un jour la Martinique sera peut-être à 70. Il faudra alors respecter ce ratio pour la Martinique.

Comment se fera l'élection de l'exécutif ?

Nous aurons toujours une élection du président dissociée de celle des vice-présidents de pôle. Ceux-ci seront élus par les administrateurs de leur pôle, puis le ou la présidente sera élu par l'ensemble des administrateurs de l'université. C'est la clé, le pilier de l'autonomie politique. Le texte ne parlera plus vraisemblablement de ticket à trois puisque c'est un projet sénatorial, de droite. la future présidence formée de'un président et des deux vice-présidents devront s'entendre même s'ils ont des désaccord. Mais il ne faut pas maquiller les choses, sinon on aurait déjà un ticket PPM - MIM ou GUSR - PS !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Jean-Marc Clavier, directeur général adjoint du pôle Martinique

"Il y a des pistes d'amélioration et je pense qu'à terme, on devrait déboucher sur des solutions pour les deux pôles et l'université dans son ensemble. Toutes parties confondues, nous travaillons au maintien d'un équilibre et d'une unité qui est très importante pour cet établissement qui a vocation à former les jeunes des deux territoires. Il n'y a pas deux universités, il y a deux pôles d'une même université que la très grande majorité de ses membres souhaite conserver ensemble. Cette réunion a permis de jeter les bases d'un nouveau dialogue. L'ensemble des éléments, y compris les surfaces, ont été discutés et pris en compte."

Le texte de loi sur l'université réexaminé au Parlement d'ici fin 2015

La commission mixte paritaire comportant sept sénateurs et sept députés a échoué comme prévu mercredi 11 mars à se mettre d'accord sur le projet de loi ratifiant l'ordonnance de transformation de l'université Antilles-Guyane en université des Antilles. Concrètement, le Sénat et l'Assemblée seront amenés à réexaminer le texte. Le dernier mot sera pour l'Assemblée. Najat Vallaud-Belkacem a indiqué que c'est le dernier texte voté par les députés qui serait défitivement adopté.

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