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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 06:13

Sébastien Célestine, entrepreneur guadeloupéo-martiniquais est le fondateur de All Mol. Il était invité à Paris par BpiFrance aux journées de l'innovation fin juin. Il cherche à lever 150 000 euros. Interview.

http://www.allmol.com/fr/accueil/

"Notre chiffre d'affaires a progressé de 70 %"

Comment avez-vous eu l'idée de cette société ?

Nous sommes partis d'une expérience dans le monde musical. Mon associé est compositeur et moi j'écrivais et nous avons sorti une compilation musicale. Arrivés au moment de la promotion, nous nous sommes rendu compte qu'il n'y avait pas vraiment d'espace pour toucher facilement les millions d'amateurs de musiques caribéennes. Nous avons donc décidé de créer cet espace.

Comment se présente-t-il ?

C'est un lieu d'échanges sur Internet où des artistes, des producteurs, des organisateurs d'événement, mais aussi les institutionnels qui apportent des contenus se retrouvent pour vendre leurs produits. Et les fans, les consommateurs de ces musiques, vont trouver sur ce même lieu toutes les informations qu'ils souhaitent.

Comment vous-êtes vous professionnalisés ?

On a démarré en 2007 et, depuis le site a beaucoup changé ! J'ai fait des études à l'école de commerce de la CCI de Paris, Novantia, mastère en gestion financière. Fin 2011, on s'est mis sur le site à temps plein, à démarcher commercialement, à mettre au point techniquement...

Avez-vous trouvé votre modèle économique ?

L'accès à la plateforme est gratuit pour les utilisateurs, professionnels et particuliers. Nous nous rémunérons avec ce qui est vendu par notre plateforme, les billets de concert, la musique. Nous touchons une commission sur la FNAC ou Billetreduc. Au delà de ça, nous avons fédérer une communauté de 17 000 membres et notre page facebook touche quasiment 100 000 personnes. Nous proposons nos espaces aux annonceurs. Nous avons déjà fait des opérations avec Air Caraïbes ou TRACE.

Comment ça se passe pour un artiste utilisateur ?

Il gère lui-même sa page en général avec ses morceaux, ses vidéos... Et leur rémunération provient aussi de ce qu'ils vendent. All Mol n'est pas Spotify ou Deezer, ni une radio en ligne. Nous ne sommes pas un diffuseur de musique, nous sommes un outil promotionnel que les artistes, labels, organisateurs utilisent pour toucher un public ciblé et habitué de cette plateforme.

Que pèse All Mol ?

Il y a mon associé sur la partie technique et moi sur la partie commerciale et financière. On vient de recruter un collaborateur pour la partie commerciale, administration et communication et nous sommes maintenant quatre. Sur les douze derniers mois, notre chiffre d'affaires a progressé de 70 %. Nous sommes dans une phase de croissance qui va s'accélérer et nous sommes accompagnés par BpiFrance, le Réseau entreprendre de la Région Guadeloupe.

Vous avez été le premier lauréat antillais sur le dispositif French Tech de BpiFrance et étiez invités récemment à Paris pour présenter votre entreprise à des investisseurs. Comment ça s'est passé ?

Il y a avait des entreprises qui ont réussi dans l'innovation, comme Blablacar, et des start up comme la nôtre. Nous étions avec Shopîles les deux seules entreprises d'outre-mer à intervenir et c'est bien pour nous car nous voulons trouver d'autres marchés, mettre notre outil à disposition d'autres niches culturelles.

Combien espérez-vous lever de fonds ?

Nous cherchons 150 000 euros. Ce n'est pas le bout du monde et nous espérons réussir à finaliser avant la fin de l'année. Nous avons changé de plateforme et nous voulons développer la partie commerciale et communication.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Parcours rapide

Sébastien Célestine est né en 1988 Guadeloupe d'une mère martiniquaise. Il a pasé son bac S à Baimbridge avec une petite mention. Il a monté sa première boîte quand il passait son bac. Il vendait des mobiles sans abonnements sur Internet. "On vendait des téléphones moins chers que Orange ou OOL, sans abonnement !", se souvient-il en rigolant. Ses parents ont eu la bionne idée de l'envoyer à la fac. Le business marchait et il était près à en rester là... Il commence une école d'ingénieur à Compiègne, ça l'ennuie, il cherche à renouer avec l'entrepreneuriat et rentre à Novantia. Sa société a son siège à Saint-Mandé (94) et une antenne en Guadeloupe à la pépinière d'entreprises Audacia de Baie-Mahault où on été recrutés les deux derniers collaborateurs, et une personne en Martinique pour le commercial.

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