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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 06:52

George Pau-Langevin défend sa position vis-à-vis de Bruxelles

« Les montants des aides sont couverts sans risque de remboursement, contrairement à ce qu’a fait celui qui nous donne des leçons ! » George Pau-Langevin n’a apprécié que modérément les attaques dont elle a fait l’objet de la part des lobbyistes d’Eurodom au sujet de l’octroi de mer et du règlement général d’exemption par catégorie (RGEC). Ce nouveau système qui remplace celui des aides notifiées à Bruxelles est considéré par les entrepreneurs ultramarins comme une acceptation du plafonnement des aides nationales au détriment de l’ancien qui visait à compenser les handicaps structurels. La ministre s’en défend : « Nous sommes parvenus à faire avaliser l’octroi de mer et sécuriser les aides d’Etat. La commission européenne a une nouvelle manière de fonctionner avec le RGEC dont l’intérêt est de donner plus de latitude aux Etats. » Et si certaines aides se trouvaient exclues du RGEC, Bruxelles a fait distribuer des lettres de confort. « Les montants maximum ne nous arrangent pas forcément et là aussi nous avons reçu une lettre expresse. » Le plafond des aides françaises a été ainsi relevé de 15 points pour les Outre-mer, couvrant ainsi l’enveloppe des aides d’Etat. Pour le moment.

Le ministère des Outre-mer assure toutefois qu’il va demander la révision du RGEC. « Il faut sécuriser l’existant maintenant et améliorer le fond du droit », indique la ministre qui estime avoir tenu les engagements du président de la République. Pour autant, GPL balaye d’un revers de main ceux qui en viennent à invoquer De Gaulle ou Pompidou dictant eux-mêmes leur point de vue à Bruxelles. « Ca ne marche pas comme ça. Nous sommes 28 Etats en Europe et la plupart des commissaires européens ignorent jusqu’à l’existence des outre-mer français ! »

FXG, à Paris

Les sargasses agacent

« J’ai peut-être répondu un peu vivement aux élus. je comprends leur déception et celle des populations devant le refus du ministère de l’Intérieur d’accorder la situation de catastrophe naturelle. » George Pau-Langevin a indiqué que le dossier des sargasses ne répondait pas à la procédure et aux conditions précisées par le ministère de l’intérieur pour bénéficier de ce régime d’indemnisation. « Je suis consciente que pour M. Tout le monde, c’est une catastrophe naturelle, mais pour le ministère de l’Intérieur. Je suis d’accord pour revenir à la charge. » GPL a écrit à Marisol Touraine (Santé), Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Ségolène Royal (Ecologie) pour reprendre le dossier. GPL a rappelé qu’elle avait engagé 3 millions d’euros en Martinique, autant pour la Guadeloupe et Saint-Martin et donner les moyens aux collectivités d’embaucher des jeunes pour constituer des brigades vertes. « La première chose à faire aujourd’hui, c’est de les ramasser. » La ministre estime qu’il faut comprendre le phénomène et ses causes et lancer des études pour la valorisation des sargasses. Avec ses collègues ministres, GPL veut lancer un plan équivalent à celui des algues vertes en Bretagne.

Un plan jeunesse en septembre

GPL a insisté hier matin sur l’ordonnance marché publique présentée par Emmanuel Macron mercredi en conseil des ministres. Celle-ci prévoit une clause favorable aux entreprises postulantes si elles embauchent un certain pourcentage de jeunes de moins de 25 ans. au-delà de cette annonce, la ministre a évoqué à l’endroit de la jeunesse un droit à la formation, la protection, la sécurité… Un travail interministériel est en cours qui devrait aboutir en septembre, à l’issue d’une manifestation avec des associations de jeunes voués à l’accueil des étudiants dans l’Hexagone (sans doute l’AJEG, toujours dans les petits papiers du ministère), à un plan jeunesse. « Il s’agira de mettre en connexion les jeunes formés, les collectivités et les entreprises. » Une forme de Journée outre-mer développement nationalisée !

Fin du roaming en janvier 2016

La discussion du projet de loi de modernisation du droit outre-mer qui s’est achevée la semaine dernière à l’assemblée nationale a permis de faire voter la fin des frais d’itinérance en téléphonie mobile. Les députés ont voté la fin roaming à compter du 1er janvier 2016. Ils ont accéléré une démarche initiée par l’Union européenne qui a déclaré la fin progressive du roaming jusqu’en 2017.

Lurel ressort le dossier carburant

L’examen du projet de loi de modernisation du droit outre-mer a permis aussi au député Victorin Lurel de faire adopter un amendement visant à obliger l’Etat à vérifier la légalité des suppléments non cotés utilisés pour la facturation des produits pétroliers bruts, raffinés ou semi-raffinés importés dans dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique, ainsi que le fonctionnement des marchés de gros pour la distribution de ces produits dans le département de La Réunion et de Mayotte. « Victorin Lurel a raison de vouloir que sa loi soit appliquée, a déclaré Mme Pau-Langevin. » Celle-ci a rappelé que mois après mois, les préfets font en sorte que les consommateurs voient leurs intérêts préservés, « mais nous avons eu le sentiment que la SARA ne disait pas tout. Nous allons voir et nous avançons positivement avec la SARA dans la recherche de la transparence. »

Un rapport sur le prix des billets d’avion

Parce que le prix du baril de pétrole chute à moins de 50 dollars, le poids des surcharges carburant appliquées par les compagnies aériennes sur le prix des billets d’avion apparait de moins en moins justifié. or, elles appliquent systématiquement des surcharges carburant, qui apparaissent sous les codes YQ ou YR sur les billets, à tout moment de l’année en complément du prix des billets d’avion pour compenser les variations à la hausse du prix du baril de pétrole. Singulièrement dans les outre-mer, cette taxe grève ainsi tant le pouvoir d’achat des passagers que l’attractivité et le dynamisme économique de ces territoires à fort potentiel touristique. L’effet conjugué de la chute de 53 % depuis janvier 2014 du prix du baril et de la croissance soutenue du trafic passagers (estimée à 7 % en 2015), pourrait laisser envisager la fin des surcharges carburant selon l’Association internationale du transport aérien (IATA) représentant près de 84 % des compagnies aériennes mondiales. Ainsi, en 2015, le prix moyen d’un billet aller-retour par avion (458 dollars) pourrait diminuer de 5,1 % par rapport à son niveau de 2014, notamment par la suppression de la surcharge sur le carburant, sans compromettre les bénéfices du secteur aérien qui pourraient, selon IATA, bondir de 26 % pour atteindre un niveau record de 25 milliards de dollars avant impôts en 2015. Les députés ont obtenu la remise d’un rapport au Parlement sur la possibilité d’envisager une suppression de cette taxe surcharge carburant.

 

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commentaires

Julie 03/09/2015 21:53

J'avoue ne pas comprendre la formation de prix pour l'essence en Guadeloupe, le baril de pétrole chute et lorsque je passe à le pompe avec ma voiture il y a trop peu de différence. En Martinique le prix est plus bas en France aussi

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