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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 07:54

Un ex-agent de la DGSE fait des révélations sur la libération de Thierry Dol

Tandis que les anciens otages au Niger, dont Thierry Dol, attendent toujours une offre d'indemnisation du fonds de garantie des actes de terrorisme, un ancien agent de la DGSE laisse entendre que les otages auraient pu être libérés plus tôt. Leurs avocats en appellent à l'Elysée.

Me Olvier Morice, François Honorat et Alex Ursulet, les avocats des quatre anciens otages détenus par AQMI au Niger de septembre 2010 à octobre 2013, parmi lesquels le Martiniquais Thierry Dol, viennent d'écrire au président de la République pour "déplorer la carence et les dysfonctionnement du fonds de garantie, cet instrument de solidarité nationale incapable de fifférencier la situation des otages d'AQMI durant 1140 jours de situations accidentelles courantes..." Les révélations par un ancien colonel de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) sur la façon dont l'Etat aurait mal géré les négociations pour leur libération, les a bouleversés.

"Durant la prise d'otages, écrivent les avocats au président, vous avez été conduit à prendre une décision forte et engager nos forces militaires sur le territoire malien. La solidarité nationale sera-t-elle à la hauteur de votre décision comme de l'entreprise de déshumanisation qui caractérisent les prises d'otages et dont nos clients ont des séquelles ?"

Rançon et salaires de barbouzes

Reconverti dans la sécurité privée, l'ex officier de la DGSE, Jean-Marc Gadoullet explique dans Le Monde du 27 juin, avoir rencontré au début 2011 grâce à l’aide des Touaregs le chef d’AQMI, Abou Zeid au Mali et obtenu la libération des trois premiers otages, dont Françoise Larribe et deux agents africains de la Satom, sous-traitant d'AREVA, un Togolais et un Malgache. En 2013, François Hollande sort Jean-Marc Gadoullet de la négociation pour la libération des quatre derniers otages français qui sera effective le 29 octobre 2013 par l'équipe de Pierre-Antoine Lorenzi, président de la société de sécurité privée Amarante, Gadoulet réclame sa part d'honoraires.

"En réalité, déclare Me Ursulet, avocat de Thierry Dol, il semble que cet agent pouvait les faire libérer très vite, mais c'était sans compter sur les appettits des uns ou des autres... Mon client est de nouveau pris en otage par des tractations qui se jouent au niveau de l'Etat et d'Areva !"

Le 8 mai drnier à Fort-de-France, à la faveur du déplacement du président de la Réublique, Thierry Dol est parvenu à obtenir un rendez-vous à l'Elysée. Il a été reçu par le directeur de cabinet du président et son conseiller justice.

Car tandis que M. Gadoullet réclame le paiement de ses honoraires, le Fonds de garantie a fait une proposition aux quatre anciens otages. "Nous l'avons contestée, dans son principe", indique l'avocat de Thierry Dol qui dénonce "une machine cynique". Le député Alfred Marie-Jeanne, dans un courrier au président de la République, lui demande si "la somme à verser est si importante qu'on préfère pousser Thierry Dol au désespoir ?" De la même manière, le député et président de Région Serge Létchimy a décroché son téléphone et obtenu un rendez-vous avec la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Thierry Dol a pu lui exposer ses griefs. Celle-ci lui aurait promis de revenir vers lui. Faute de n'être pas encore revenue, ce sont les quatre anciens otages qui, à travers cette lettre du 10 juillet de leurs conseils, en appellent directement au président pour un rendez-vous "personnel et rapide".

FXG, à Paris

 

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