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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 06:46
George Pau-Langevin avait annoncé le 17 février 2015 à Jean-Philippe Jean-Marie, Valérie Andanson et Jean-Charles Pitou la création d'une commission d'historiens chargée d'examiner le dossier des "Réunionnais de la Creuse".

George Pau-Langevin avait annoncé le 17 février 2015 à Jean-Philippe Jean-Marie, Valérie Andanson et Jean-Charles Pitou la création d'une commission d'historiens chargée d'examiner le dossier des "Réunionnais de la Creuse".

La commission pour les Réunionnais de la Creuse promise pour le 18 février

"Nous mettons tout en œuvre, a confirmé l'entourage de George Pau-Langevin au JIR, pour que la commission (pour les Réunionnais de la Creuse, NDLR) soit mise en place avant le 18 février." Est-ce la menace réitérée de grève de la faim brandie par Jean-Charles Pitou, le président de l'association Génération Brisée ? Ce dernier ainsi que Valérie Andanson, vice-présidente de l'association Rasinn Anler, et le sociologue Philippe Vitale ont été reçus lundi au ministère des Outre-mer pour évoquer le dossier de cette commission promise par la ministre depuis le 17 février 2015.

Un an après l'adoption, le 18 février 2014 par l'Assemblée nationale, de la résolution d'Ericka Bareigts visant à reconnaître le drame vécu par les ex-pupilles réunionnais exilé dans les départements ruraux du sud-ouest de la France dans les années 1960 et 1970, George Pau-Langevin avait annoncé à Jean-Philippe Jean-Marie, Valérie Andanson et Jean-Charles Pitou la création d'une commission d'historiens chargée d'examiner le dossier des "Réunionnais de la Creuse". GPL avait alors expliqué cette décision par la nécessité de "mieux concrétiser les injonctions contenues dans la résolution". Le texte des députés reconnaît "la responsabilité morale" de l'Etat dans la migration forcée de quelque 1 600 enfants réunionnais dans l'Hexagone. La commission doit donc favoriser un "travail de mémoire" et avoir accès à toutes les archives, y compris et surtout aux dossiers individuels.

Cette commission sera composée "d'historiens et de personnes compétentes en matière sociale", avait encore précisé la ministre. "Nous contactons les membres potentiels, rédigeons les textes préalables, tout ceci en étroite concertation avec les associations", explique encore le cabinet. Philippe Vitale qui fait partie de la délégation reçue lundi, est l'une des personnes pressenties pour appartenir à cette commission qui devrait ensuite disposer de deux ans pour rendre ses travaux.

Rappelons que le ministère des Outre-mer a déjà nommé une commission d'historiens présidé par Benjamin Stora, relative aux événements sanglants de Fort-de-France en décembre 1959, de Pointe-à-Pitre en mai 1967 et au crash d'un avion d'Air France en Guadeloupe en 1961 à bord duquel se trouvaient des militants indépendantistes martiniquais et Guyanais. Cette commission a elle-même été lancée avec un retard d'un an.

FXG, à Paris

 

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commentaires

Marie Andrée 08/01/2016 16:09

Bonjour, je suis moi même issue de ce trafic d'enfants, déportée en Dordogne en 1971 et adoptée en 1973. Or j'ai,lu sur un rapport de cette affaire, qu'il n'y avait pas eu d'enfants réunionnais dans ce département à l'époque incriminée. Les relevés sont donc peu fiable. Je suis également outrée de voir que lorsque je demande un extrait de naissance, il n'y a plus aucune trace de mon passé réunionnais...c'est donc une falsification....Il y a beaucoup plus d'enfants que l'on veut bien le dire...et nous avons tous été très fragilisés pour la vie!

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