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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 06:22

Marine Le Pen à la Réunion et Mayotte du 27 novembre au 1er décembre avant la Guyane en décembre

Entourée de son secrétaire général, Nicolas Bey, et de la marraine martiniquaise de sa fille Mathilde, et conseillère régionale FN d'Ile de France, Huguette Fatna, Marine Le Pen, à quelques jours de son départ pour la Réunion et Mayotte (puis pour la Guyane, "avant le 20 décembre"), a reçu trois journalistes de la presse d'outre-mer à déjeuner. Place des ternes, la brasserie lorraine qui les accueille est à deux pas du QG de campagne de la présidente du FN. Au menu, un numéro de charme et sole meunière à 49 euros.

Marine Le Pen, candidate  à l'élection présidentielle, vient passer trois jours à la Réunion, les 27, 28 et 29 novembre, là où elle a obtenu ses meilleurs résultats électoraux ("13 à 14 % aux présidentielles 2012 et aux européennes 2014", indique-t-elle de mémoire) et où la fédération FN est la mieux structurée. Ils ne sont pas mécontents non plus de leurs scores en Guyane et à Saint-Pierre et Miquelon. Nicolas Bey annonce 6 à 700 adhérents à la Réunion et 500 en Guyane). Mme Le Pen sera à Mayotte les 30 novembre et 1er décembre. Elle tiendra un banquet républicain à Tsamboro. Elle assure vouloir rencontrer beaucoup de personnes y compris des gens qui ne partagent pas ses idées.

Elle a dû renoncer en mai 2015 à se rendre à la Guadeloupe et à la Martinique... Déjà son père, en 1987, n'avait pu se poser en Martinique et, en 2000, son transit à la Guadeloupe avant Saint-Barth, avait provoqué une émeute à l'aéroport. "Je suis souvent saisi, raconte Marine Le Pen, par des compatriotes qui aimeraient m'entendre. Il y a un noyau d'activistes un peu violent qui cherchent à empêcher ma venue, c'est dommage." A la Réunion, elle a été enfermée dans le local de la télé. "Un truc de gamin", balaye-t-elle.

Elle sait pourtant gré aux "activistes" martiniquais qui ont bloqué son père. "Ca a été une chance, mon premier déplacement politique à la place de mon père." Elle avait 19 ans. En 1992, elle revient en Martinique faire la campagne contre le traité de Maastricht avec Bruno Gollnisch. "Depuis, assure-t-elle, j'ai visité tous les territoires sauf Wallis et Futuna."

Elle se moque de ceux qui disent que "l'outre-mer est une chance pour la France quand on ne lui donne aucune chance, particulièrement depuis la fin du mandat de Jacques Chirac, le dernier président à avoir eu de l'affection et un intérêts réels pour l'outre-mer." Avec elle, il y aura un ministère de plein exercice de la Mer et l'Outre-mer. "L'outre-mer doit être au coeur de cette politique stratégique de développement de la mer", avance-t-elle.

Cinéma familial et judiciaire

Elle a bien conscience que les blocages aux Antilles sont dus aux accusations de racisme de son parti : "Il y a des racistes au FN comme dans tous les autres partis,  admet-elle, mais nous, quand on les attrape, on les vire !"  Elle assure que son "père n'a jamais été raciste, mais il avait un goût immodéré de la provocation. Cette accusation vient de nos positions contre l'immigration."

La nouvelle de la décision du tribunal de laisser à Jean-Marie-Le Pen sa présidence d'honneur tombe au milieu du repas. Elle et son secrétaire général sont estomaqués : "Il va avoir accès à toutes nos instances !" Ce litige qui semble tout préparé pour aider Marine Le Pen à "dédiaboliser" son parti, elle jure la main sur le coeur que ce n'est pas du cinéma : "Aucune autre chose que celle-là ne m'a autant éprouvée... On avait tous de la révérence pour lui, mais il n'était plus possible de faire de la politique avec lui." Elle assure que son père l'avait menacé de lui "faire un détail par semaine" !

Il y a quelques années, répondant à un questionnaire de Proust dans un magazine, elle avait répondu Mayotte pour une île. "J'ai dit Mayotte parce que c'est une Île sublime, très sauvage avec un lagon magnifique, mais complètement abandonnée." Et la Martinique ? "Faut vraiment y aller", promet-elle.

FXG, à Paris

Un ministère de la mer et l'outre-mer

Marine Le Pen propose de concevoir avec les collectivités territoriales et l'Etat une "politique stratégique, de créer une université des métiers de la mer, des "zones de développement prioritaire." "On va faire des bateaux et les faire naviguer. L'Etat régalien va mettre en place la protection et l'exploitation de notre domaine maritime." Elle propose la prise en charge des transports des biens de première nécessité outre-mer et soutient la préférence régionale au même titre que la préférence nationale . Elle propose même de faires des étudiants ultramarins dans l'Hexagone des prioritaires pour le logement. Son équipe est en train de chiffrer le coût de sa politique de continuité territoriale.

Elle ne reviendra pas sur la départementalisation de Mayotte, "mais c'était de la folie de la faire dans l'urgence", dit-elle. En matière d'immigration, elle parle de "nécessaires décisions de fermeté" et propose d'adjoindre aux services de l'Etat des organisations humanitaires. Comme en Guyane, elle veut "couper les pompes aspirantes". Suppression totale du droit du sol et pas seulement à Mayotte, restriction du droit d'asile.

Outre-mer comme dans l'Hexagone, elle défend l'idée d'un patriotisme économique, du redressement de l'école et un Etat régalien et, de toute façon, une sortie de l'Europe et de l'euro (mais pas forcément de l'OTAN depuis l'élection de Trump). "Les autres candidats à la présidentielle promettent ce que l'Europe les empêchera de mettre en oeuvre."

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