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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 07:19
Luc Laventure d'Outremer 360, David Auerbach-Chifrin de la fédéartion Total respect, Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville, Jenny Hippocrate et René Silo, marraine et parrain d'honneur.

Luc Laventure d'Outremer 360, David Auerbach-Chifrin de la fédéartion Total respect, Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville, Jenny Hippocrate et René Silo, marraine et parrain d'honneur.

Total respect organise les états généraux LGBT d'outre-mer

"Pas de photos." Cette injonction lancée mardi par David Auerbach-Chifrin, l'un des organisateur pour la fédération Total respect, des états généraux de Lutte contre les LGBT-phobies dans les Outre-mer, a cruellement rappelé les difficultés que rencontrent les homosexuel(le)s dans les territoires. Et pourtant, la ligne d'écoute anonyme de SOS homophobie ne reçoit que marginalement des appels d'outre-mer. Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville qui a ouvert les états généraux a ainsi déclaré : "Je veux inscrire les Outre-mer dans le plan de mobilisation contre la haine et les discriminations envers les personnes LGBT." Ce plan lancé avec la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH). Ce plan de mobilisation conçu pour une durée de trois ans affiche 5 priorités : une République exemplaire contre la haine et les discriminations anti-LGBT ; sanctionner chaque acte de haine anti-LGBT et protéger au mieux les victimes ; éduquer contre la haine et les discriminations anti-LGBT ; agir au quotidien contre les discriminations anti-LGBT ; poursuivre le combat international pour les droits des personnes LGBT.

Avec un budget de 1,5 millions d'euros par an, la ministre a lancé un appel pour que des projets émergent des territoires ultramarins. "Lorsque les jeunes, a-t-elle encore déclaré, ne sont pas prêts à dire qui ils sont, c'est la République qui s'appauvrit."

Trois tables rondes se sont enchaînées : "Ouvrir le dialogue et briser les tabous", "discriminations et santé" et "comment prévenir les LGBT-phobies". A chaque fois, l'occasion d'entendre des témoignages pénibles. Ainsi Juëlle Boyer, présidente de Total respect à la Réunion : "L'homophobie publique n'existe pas (...) elle est sournoise, insidieuse et d'autant plus cruelle." Elle raconte que quand elle a été muté à la Réunion, son épouse a fini, après quatre ans, par trouver un emploi, "quand la DRH a changé". L'écrivain martiniquais Alexandre Tellim a rappelé comment la littérature antillaise traitait ce sujet. Pour Fanon, l'homosexualité n'existe pas aux Antilles ; pour Glissant, il y a plus d'homosexualité féminine comme une réponse au machisme ; Seule Maryse Condé en parle explicitement dans sa pièce "Deux frères".

Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, a conclu les tables rondes : "C’est le propre des sociétés enfermées dans la haine et le ressentiment que d’empêcher certains de leurs citoyens de s’aimer librement.."

FXG, à Paris

La déclaration finale

Les participants ont adopté une déclaration finale pour prolonger ces états généraux par une phase de suivi, pour soutenir la Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd) dans sa mission de coordination et de développement d’un tissu associatif solidaire, pour lutter contre les LGBT-phobies auprès des jeunes publics et des publics isolés, notamment dans les institutions qui accueillent un public âgé ou en situation de handicap, pour développer le tourisme «LGBT friendly» dans les départements et territoires d’outre-mer et la coopération sur les LGBT-phobies avec les pays et territoires voisins, lutter contre les stéréotypes qui stigmatisent les minorités ultramarines en lien étroit avec SOS homophobie, développer la médiation familiale sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre auprès du public ultramarin, l’accueil et l’écoute des personnes transsexuelles et nommer des correspondants ou coordinateurs régionaux des politiques de lutte contre les LGBT-phobies dans chaque département et territoire d’outre-mer. Enfin, il s'agira de tenir des états généraux du sida, de  lancer une campagne de prévention du sida à destination du public bisexuel ou gender fluid, et développer la coopération contre le sida avec les pays et territoires voisins des départements et territoires d’outre-mer.

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