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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 07:00
Cécile Duflot et Louis-Georges Tin à l'Assemblée nationale le 9 mai 2017

Cécile Duflot et Louis-Georges Tin à l'Assemblée nationale le 9 mai 2017

Cécile Duflot et le CRAN relancent le débat des réparations de l'esclavage colonial

C'est ce 10 mai que les services de l'Assemblée nationale doivent enregistrer les deux propositions de loi (PPL) déposées par la députée verte Cécile Duflot. A quelques jours de la fin de son mandat, elle s'est associée au Conseil représentatif des associations noires (CRAN) pour soumettre à la prochaine législature la réparation du préjudice lié à l'esclavage et l'extension de la notion de crime contre l'humanité au travail forcé dans l'empire colonial français, que le président du CRAN, Louis-Georges Tin nomme "l'esclavage républicain".

La première PPL a un double objet puisque son premier article vise à créer un comité de personnes qualifiées. A charge pour elles de "déterminer le préjudice et d'examiner les conditions de réparation due au titre des crimes contre l'humanité de la traite négrière et de l'esclavage". L'article 2 crée un autre comité chargé d'évaluer la dette de l'Etat français à la République d'Haïti, "au titre de la ranson de 90 millions de francs or payée par Haïti à la France à partir de 1825, et d'étudier "les modalités possibles de restitution".

Cécile Duflot explique que "ce sujet ne concerne pas les seuls héritiers de la traite négrière" et que "toute la société a profité de ce système, y compris certaines institutions comme la Banque de France"... Elle estime que "les réparations participent à l'apaisement des consciences". Elle n'exclue pas les réparations financières puisque la question se pose avec Haïti, mais avant, proclame-t-elle : "C'est la reconnaissance que ce crime doit être réparé."

Pour défendre la seconde PPL, Louis-Georges Tin l'histoire de la société de construction des Batignolles qui a lancé en juillet 1922 le chantier du chemin de fer Congo-Océan. Elle employait "une main d'oeuvre indigène réquisitionnée" que l'on regroupait dans des "camps ferroviaires". Le taux de mortalité de ces travailleurs forcés atteignait 57 %. L'Organisation a déjà condamné la France sur ce point dès les années 20... Il s'agit cette fois de reconnaître cette violence coloniale à l'égal de celui de l'esclavage, un crime contre l'humanité.

Si tout cela reste symbolique pour certains, voire limité comme l'est la loi Taubira sans pouvoir normatif, Cécile Duflot et le CRAN, savent qu'il faut d'ores et déjà imposer son agenda à la future fondation de l'esclavage que doit lancer le président Hollande aujourd'hui au jardin du Luxembourg, en compagnie du président Emmanuel Macron.

FXG, à Paris

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