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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:57
Face à Edouard Philippe, on aperçoit Serge Létchimy, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts du groupe Nouvelle gauche

Face à Edouard Philippe, on aperçoit Serge Létchimy, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts du groupe Nouvelle gauche

Les députés martiniquais s'abstiennent

Les députés martiniquais ont écouté le discours de politique générale du Premier ministre hier à l'Assemblée nationale et ont choisi de s'abstenir.

Quatre votes identiques et à chaque fois des raisons différentes. Serge Létchimy et Josette Manin du groupe "La nouvelle gauche" se sont abstenus lors du vote de la confiance au gouvernement, hier après-midi à l'Assemblée nationale, suivant ainsi le choix de leur groupe politique. A l'instar des deux anciennes ministres PS des Outre-mer, Ercicka Bareigts et George Pau-Langevin, les deux martiniquais estiment que ce vote est synonyme de liberté, "une liberté de se positionner sur chaque texte". Bien sûr il y a des mesures annoncées par Edouard Philippe qui ont trouvé un bon écho chez eux, comme faire du handicap une cause nationale, le soutien aux familles avec de jeunes enfants ou encore la référence explicite à l'égalité réelle et aux plans de convergence, mais il y avait encore trop de flous, comme la suppression de la taxe d'habitation renvoyée en fin de quinquennat tandis que la hausse de la CSG reste maintenue... Mais il y a eu aussi des menaces : "Aucune niche ne sera épargnée pendant ce quinquennat", a ainsi martelé le Premier ministre. A quoi, le chef du gouvernement a ajouté que le budget 2018 serait  égal à celui de l'année 2017...

Bruno-Nestor Azérot, quoiqu'il se dise volontiers en marche, a choisi aussi l'abstention. "La première partie de son intervention m'a séduit, comme la construction de 15 000 places supplémentaires de prison, la lutte contre ma désertification médicale..." Mais l'attaque contre les niches fiscales l'a beaucoup inquiété. "Je voulais voter la confiance... mais lorsqu'il parle de cela, des fonctionnaires, de la dette de l'Etat, je me dois de m'interroger. Son discours est séduisant, mais quelles sont les mesures ? Je ne les ai pas tellement entendues... Je ne ferme pas la porte, mais je m'abstiens pour laisser une chance au gouvernement."

"La France est-elle une chance pour la Martinique ?"

Jean-Philippe Nilor ne pouvait pas, dit-il, voter la confiance : "A partir d'un  tel discours, il n'y a pas de quoi  s'engager. Je ne veux pas non plus d'emblée tout rejeter..." Il ne doute pas que le plan d'économie budgétaire du gouvernement visera "particulièrement" l'Outre-mer qui fait toujours l'objet "d'une suspicion" : "Je m'attendais à de que dans cette révolution prônée par le président Macron, on sorte de ces clichés et qu'on change de paradigme... Non, l'Etat reste l'Etat !" Jean-Philippe Nilor en a marre d'entendre dire que l'outre-mer est une chance pour la France... "Nous voulons entendre dire que l'outre-mer est une chance pour nous-mêmes. Est-ce que la France est une chance pour la Martinique ?" Ce qui l'intéresse c'est d'avoir les moyens de  s'épanouir et de proposer "des solutions originales aux problèmes qui nous affectent". A l'encontre de ce qui se murmure sur la suppression de la sur-rémunération des fonctionnaires... Trop de flou pour Jean-Philippe Nilor qui d'aileurs ne s'est pas rendu à Versailles lundi écouter le discours du président Macron. "Et je l'assume", conclut-il.

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

 

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