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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 05:18
Le 23 septembre prochain, Jean-Marc Mormeck sera au Campus outre-mer, au ministère des Outre-mer, avec Orange, Accenture, Sncf, Bred, Auchan et France Télévision, six entreprises partenaires de la plateforme égalité-emploi, pour muscler la partie emploi, stage, contrat d'apprentissage du campus.

Le 23 septembre prochain, Jean-Marc Mormeck sera au Campus outre-mer, au ministère des Outre-mer, avec Orange, Accenture, Sncf, Bred, Auchan et France Télévision, six entreprises partenaires de la plateforme égalité-emploi, pour muscler la partie emploi, stage, contrat d'apprentissage du campus.

Mormeck préfère le "faire ensemble" au "vivre ensemble"

Le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français des Outre-mer a choisi de cibler la jeunesse d'outre-mer et souhaite s'occuper de celle des banlieues.

"Les banlieues et les outre-mer ont plus ou moins les mêmes problématiques, explique Jean-Marc Mormeck, le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer. Tous ces jeunes manquent de réseau, de contacts et on peut les aider..." Pendant le mois d'août, l'ancien champion de boxe a créé le buzz en demandant dans une interview au Parisien que son périmètre d'action soit élargi des ultramarins de l'Hexagone aux jeunes des banlieues. Le 8 septembre dernier, il était reçu à Matignon par la conseillère technique en charge des collectivités territoriales et l'aménagement du territoire, Mélanie Villiers. Celle-ci n'a pas le pouvoir de décision, mais elle est tombée d'accord avec Jean-Marc Mormeck. "Il y a un trou dans la raquette, confie un collaborateur du délégué, le sujet n'est aujourd'hui pas occupé." Depuis bientôt dix-sept mois qu'il est délégué, Jean-Marc Mormeck a su donner son empreinte à ce poste dont il est le quatrième titulaire : "On a réussi à faire beaucoup de choses avec rien" (100 000 euros de budget annuel, ndlr.) Jean-Marc Mormeck est arrivé avec son identité de boxeur et il est allé taper dans son carnet d'adresses les patrons de société du CAC 40 (entre autres). "J'ai déjà convaincu plus d'une vingtaine d'entrepreneurs de participer à la plateforme égalité emploi, d'aider ces jeunes d'outre-mer, les orienter, leur offrir des perspectives... On a toujours besoin d'un stage pour valider un diplôme, d'une expérience, d'un contrat d'apprentissage. Quand je me déplace près de ces décideurs, c'est pour leur expliquer quel est le type de public que je vais leur envoyer." Des jeunes qui arrivent d'outre-mer pour leurs études... "Non seulement, ils ont déjà  des difficultés en outre-mer, mais ils en rencontrent de nouvelles pour se loger, pour les cautions bancaires, pour des choses qui n'ont pas lieu d'être mais qui leur arrivent, comme s'ils étaient des étrangers. Ce sont des jeunes  qui sont sensés être Français !..."

Ouvert aux quotas

Le délégué finance l'association Jeunesse outre-mer (AJOM) qui suit personnellement les nouveaux arrivants, les prépare aux entretiens, leur donne des éléments de langage. De l'autre côté, l'AJOM analyse avec les entreprises pourquoi elles ont retenu tel ou tel jeune, qu'est-ce qui a marché ou pas. "Et puis, ajoute le délégué, il y a quelque fois trop de codes. Eh bien, je suis aussi le décodeur pour ces jeunes qui comme moi sont sortis de l'Outre-mer et souvent ont grandi en banlieue."

Il est allé les voir aussi dans leurs banlieues, au Bosquets, à Clichy-Montfermeil par exemple... "Ils veulent s'ouvrir, sortir de leur cité." C'est alors qu'il a eu l'idée d'élargir son périmètre d'action. Invité à l'université d'été du Medef, M. Mormeck n'a pas hésité à parler des quotas : "Pourquoi pas ? Il y a des racistes et avec les problèmes de radicalisation, les gens font un amalgame de tout ! S'il y a des quotas, on sera bien obligé de travailler avec un Blanc et un Noir et on pourra se faire une vraie opinion. Le vivre ensemble ne peut pas être qu'un slogan ! Moi je crois que le vivre ensemble, c'est facile parce qu'on est bien obligé de le faire. Le faire ensemble, c'est moins facile mais maintenant, il faut qu'on commence à le faire."

Nommé par Hollande, confirmé par Macron, le délégué assure qu'il n'est pas un politique et espère ne jamais le devenir... "Tout au mieux, assure-t-il, je suis un citoyen engagé."

FXG, à Paris

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