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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 05:00
GMZ 2017 à Paris

Le grand méchant zouk, sonjé PSE

Le zénith de Paris a fait le plein de spectateurs vendredi 20 octobre pour un Grand méchant zouk dédié à Patrick Saint-Éloi qui nous a quitté  en septembre 2010.

« PSE est dans notre cœur et on est avec lui ce soir ! » Un grand portrait de Patrick Saint-Eloi en fond de scène accueillait le public en même temps que les premières notes de musique vendredi au Zenith pour la 7e édition du Grand méchant zouk. Sur scène, les cinq membres du groupe Kassav‘, le guitariste Jacob Desvarieux, le clavier Jean Claude Naimro, le bassiste Georges Décimus et les deux chanteurs, Jocelyne Béroard et Jean-Philippe Marthély.... Avec eux, les plus belles voix de la musique antillaise ont poussé et repris les chansons de PSE. Tous ont tenu à être présents pour passer en revue tous ses succès devant un public enthousiaste, conquis et chaleureux... Frédéric Caracas, Pascal Valot, Anthony Drew, Patrice Hulmann, E.Sy Kennenga, Tony Chasseur, Méti’s, Daly, Thierry Cham, Perle Lama, Tanya Saint-Val, yo baye la vwa, dans un show musical et vocal inédit autour des plus belles chansons de l’artiste Patrick Saint-Éloi.

Trois générations de musiciens et chanteurs étaient réunies pour un public de tout âge. La salle du Zénith a été  transformée en discothèque géante pendant plus de deux heures trente de musiques non-stop pour une foule emportée dans la joie, l’émotion et l’amour ! Limyè pou  tchè PSE et zoukamine pour un public bien dékompressé !

Le grand méchant zouk, GMZ, né en 1986,  est un concept mis en place par Jacob Desvarieux pour populariser la musique zouk à travers les cinq continents. Aujourd’hui, c'est devenu un rendez-vous culte pour les mélomanes amateurs de zouk, de zouk love, de zouk kompa, de zouk chiré, de cabo zouk, de zouk lambada voire de zouk kizomba ! Après Paris, le  grand méchant zouk sera le 18 novembre au Palais des sports du Gosier en Guadeloupe pour faire sonjé PSE.

Reportage Alfred Jocksan et Fofo Fumey

L'adoubement d'Anthony Drew

La voix s'Anthony Drew s'étale sur cinq octaves et donne la chair de poule et force l’admiration ! C'est par sa mère, grande fan de l’artiste qu'il a connu PSE. Il l'a néanmoins rencontré une fois en 2008, lors d'un concours de chant (défi lycéen) où il avait fini deuxième. Il a débuté par le piano classique à l’âge de 3 ans, puis le chant et l'opéra vers 16 ans. Depuis la sortie de son album "Story", il se produit sur les scènes internationales, New York, le Canada, le Panama, Haïti...

Après sa prestation sur scène, fort applaudie, Anthony cherchait encore ses mots : "J’ai eu beaucoup de pression, beaucoup de stress en arrivant sur la scène. Je me suis mis au service de la chanson, de l’œuvre et du peuple. C’est ce que j’ai essayé de faire en toute humilité." Le jeune homme a du marquer un temps d'arrêt pour absorber l'énergie transmise par le public... "Je peux vous dire qu’on ressentait la présence de Patrick dans la salle. J’ai pris conscience de toute la magie de l’artiste et sa dimension internationale." Sa chanson préférée, c'est « Anvi Viv ». Anthony a vécu cette invitation comme un honneur. "Ce soir c’était le moment à vivre, c’était la délivrance, l’aboutissement, l’adoubement comme j’aime le dire."

Ils ont dit

Max Mathiasin, député de Guadeloupe : « Patrick Saint-Éloi, c’est un souvenir, c’est ma jeunesse. C’est l’esprit du groupe Kassav‘. Quand j’étais étudiant à la Sorbonne, j’étais vraiment très fier de faire écouter la musique de mon pays à mes amis étudiants qui étaient de l’Hexagone et d’autre pays. Cette musique, je la considère comme créative, comme profonde, comme quelque chose qui devrait passer le temps. Quand je vois les milliers  de personnes qui sont là, pour moi c’est une grande soirée. Il faut cet attachement et ce relais avec les collectivités pour pouvoir faire vivre notre culture. Cette culture qui nous attache à un terroir, à un pays, à un espace, l’espace antillo-guyanais. Il faut garder ce lien, ce lien avec la culture.

E.Sy Kennenga, musicien : "Pour moi, c’était une grande fête, un grand lyanaj pour un hommage à Patrick en s’appropriant ses musiques avec ses compagnons de route. Il y a eu de l’excitation, de la fierté et beaucoup de pression. Je pense que les spectateurs présents se sont bien amusés et ont eu de bonnes vibrations dans ce grand semblé pour Patrick, en diffusant de l’amour pour Patrick, pour sa famille et pour perpétuer son héritage musical. J’ai eu beaucoup de plaisir sur scène malgré la fatigue. L’esprit de Patrick était là. C’est un grand enrichissement, une bonne expérience et une grande  inspiration de participer  à cet hommage. C’est une vibration d’amour et de chaleur. J’espère qu’il est content au filao et que le concert de ce soir permettra à sa musique de traverser le temps"

Jacob Desvarieux, guitariste du groupe Kassav’ : « Il était avec nous ce soir et à côté de moi pendant vingt ans... je vous laisse imaginer mon état d’esprit. Ces chansons sont reprises par d’autre gens de plusieurs générations qui font leur version. Ça rappelle sa personne. Pour préparer cette manifestation, il a fallu beaucoup de moyens. Les personnes  sont venues de différents  horizons, des USA, de Guadeloupe, de Martinique... Ça a été compliqué. Rien que pour les répétitions et le rassemblement, il a fallu du temps... PSE était l’un de nos musiciens, l’un de nos frères !"

Victoire Jasmin, sénatrice de la Guadeloupe : «  c’est un moment très important pour la musique et de mon côté, j’aimais beaucoup Patrick Saint-Éloi, je l’appréciai beaucoup. Un homme qui avait beaucoup de valeurs et beaucoup de messages importants. Je me reconnais à travers les différents textes qu’il a écrits et tout ce qu’il a chanté et aussi ses poésies. Puis, c’est symbolique, en tant que sénatrice, c’est ma première sortie de ce type à Paris, donc je suis vraiment très heureuse et c’est avec un grand plaisir que j’ai pris part à ce concert."

Géraldine Mbanga Mboa, représentante de la banane de Guadeloupe et de Martinique, sponsor : « Il y a eu Irma et puis Maria. Maria a dévasté toute la production en Guadeloupe et 70% pour la Martinique. C’est un coup dur pour la filière, un coup dur pour nous tous. Il va y avoir du chômage technique, mais un grand plan de formation va être mis en place pour éviter que ce soit catastrophique.  Nous sommes blessés, mais pas morts et la banane pourra survivre à tout ça. Il est vrai qu’on ne va pas pouvoir vous  accompagner pendant un certain temps. Notre soutien vous fera défaut pendant quelques temps. Aujourd’hui, ce sont les producteurs qui ont besoin de soutien. Et cet hommage à PSE en est un beau !"

 

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