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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 17:17
Airbus mis en cause dans le crash d'Air Asia

Crash de l'Airbus A 320 d'Air Asia : la famille du pilote se retourne contre Airbus

Le Martiniquais Rémi Plésel a trouvé la mort le 28 décembre 2014 lors d'un accident d'avion survenu au dessus de la mer de Java. Trois ans après les faits, Rolande et Renée Plesel, mère et soeur de la victime, viennent de demander au juge d'instruction Fabienne Bernard de mettre en examen la société Airbus et son sous-traitant Artus des chefs d'homicide involontaire.

Au lendemain du crash qui a fait 162 victimes, Me Arneton, avocat de la famille de Rémi Plesel, copilote, déposait au parquet de Paris une plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Si la plainte devait être rapidement classée, une information judiciaire était néanmoins ouverte confiée à une juge d'instruction. Dès lors, la famille du copilote a changé de défense et de stratégie pour se constituer partie civile. A la suite de la communication du rapport officiel et du rapport d'expertise, leur nouvel avocat Me Ursulet a écrit le 18 décembre dernier à la juge Fabienne Bernard pour lui demander d'examiner la question de la "responsabilité pénale d'Airbus (...) et d'Artus, son sous-traitant". Pour cela, la partie civile s'appuie sur la mise en évidence d'une pièce défectueuse de l'Airbus, un module fabriqué par Artus. Sur cette carte électronique associée à la gouverne de direction il y a une micro-fissure sur une soudure. Cette rupture provoque la perte de commande de la gouverne. Après trois premières alertes en vol (23 depuis le début de l'année), une quatrième aboutit au déséquilibrage de l'avion et sa chute en mer 10 000 mètres plus bas et 4 minutes plus tard... "La responsabilité pénale des constructeurs Airbus et Artus peut être engagée", signalent les trois experts en sécurité aérienne de la société ASIC dans leur rapport de mai 2017. Parmi les nombreuses fautes des constructeurs, sont notamment stigmatisées "la connaissance par le constructeur du caractère défectueux de certaines pièces", ainsi que "l'absence d'informations (pour les pilotes) sur des questions de sécurité indispensables à la sécurité du vol". Ainsi, les experts ont révélé qu'Artus recommandait le remplacement systématique du module en cas de panne. Au lieu de quoi les instructions  préconisées par Airbus et dont disposaient les pilotes consistaient à déconnecter puis reconnecter l'ordinateur par des impulsions électriques qui ont en fait contribué à la "fatigue des canaux du module et accéléré sa dégradation".

"Oh ! Mon Dieu..."

Les pilotes ignoraient donc que la panne ne venait pas d'une défaillance de l'ordinateur, mais d'une défaillance du module. Si le rapport officiel a pointé des réactions "inappropriées" du commandant de bord et du copilote français, les experts estiment qu'ils ne pouvaient "connaître les procédures de reprise de contrôle de l'avion". Airbus n'aurait donc pas assuré l'information de ses pilotes dans des conditions extrêmes, pire, ses recommandations rendaient "l'accident inévitable en dégradant davantage les composants du système de contrôle de la gouverne de direction"...

Pour rappel, alors que l'alarme de décrochage continuait de retentir, que l'avion basculait sur sa tranche, à la limite d'un passage sur le dos, le copilote Rémi Plésel trahissant le protocole qui oblige à tout dire en anglais, lâchait ces mots : "Oh ! Mon Dieu... "

En vertu de ces éléments, la famille de Rémi Plésel demande au juge d'ordonner une expertise sur le module défectueux de l'avion accidenté et de mettre en examen les sociétés Airbus et Artus.

FXG, à Paris

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