Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 05:00
Au centre, Béatrice Fabignon, à droite Emmanuel Fournis, ambassadeur de la fondation Bocuse et de l'association Ô service d'Alain ducasse, maitre d'hôtel et professeur et à gauche en tablier, Stéphane Guénaud, argentier du palais de l'Élysée.

Au centre, Béatrice Fabignon, à droite Emmanuel Fournis, ambassadeur de la fondation Bocuse et de l'association Ô service d'Alain ducasse, maitre d'hôtel et professeur et à gauche en tablier, Stéphane Guénaud, argentier du palais de l'Élysée.

Un concours des arts de la table dans les Outre-mer

Béatrice Fabignon, cheffe de cuisine lance le premier concours des arts de la table dans les outre-mer. La première édition aura lieu les 22 et 2" juin à l'hôtel de la Pagerie en Martinique. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 11 juin. Vingt candidats seront retenus pour participer à la finale. Dix doivent avoir moins de 2" ans et venir d'école hôtelière, du SMA ou du CFA. Les dix autres doivent être des professionnels (chefs de rang, chefs de salle, maîtres d'hôtel) en activité. "L'idée m'est venue l'an dernier, explique Béatrice Fabignon, lors d'une discussion avec Véronique des Chaumes, présidente de la Pagerie, avec qui nous évoquions la situation de la formation professionnelle. J'étais partie sur l'idée de faire un concours de cuisine, mais très vite, l'idée de faire un concours des arts de la table a pris le dessus parce que les concours de cuisine, il y en a pléthore !"

Parrainé par la fondation Paul-Bocuse, le concours  réunira un jury prestigieux avec Stéphane Guénaud, l'argentier de l'Elysée, Emmanuel Fournis, maître d'hôtel, ambassadeur de la fondation Paul-Bocuse et de l'association O service, d'Alain Ducasse, et Kévin Chambenoît, meilleur ouvrier de France 2015 pour les arts de la table. A ceux-là s'ajouteront les membres d'un jury local dont Renaud Flaun, proviseur du lycée hôtelier de Bellefontaine, la sous-préfète du Marin, un représentant de la CCIM, un autre d'Air France et Karine de Jaham.

La matinée du 22 juin sera consacrée au concours des jeunes ; celle du 23 aux pros. Ils auront tous sept épreuves à passer : le dressage d'une table pour deux personnes, le design foral, la création d'un cocktail, la découpe d'une volaille et d'un fruit, le carafage et le flambage.

Tourisme et formation

"Quand j'ai commencé à parler d'un tel concours, explique sa promotrice, je me suis rendu compte que la plupart des gens ignoraient ce que sont les arts de la table... Alors que les arts de la table, c'est important pour le tourisme et la formation. Nous voulons donc mettre un coup de projecteur et montrer que si les arts de la table sont importants, ils ne sont pas forcément synonymes d'hôtel trois étoiles ! Même si on est en short et en tongs, il y a une façon de présenter, de se présenter, de parler et de servir... Il y a une façon de faire un cocktail sur la plage ! Dans la Caraïbe, on mange très bien, mais les serveurs et maîtres d'hôtel ne sont pas tous à la hauteur. Ca va aider à relever un peu le niveau."

Béatrice Fabignon entend pouvoir renouveler le concours tous les trois mois histoire d'aller dans tous les territoires d'outre-mer.

FXG, à Paris

Une cheffe à domicile

Béatrice Fabignon est née à Paris, mais elle est de Morne-à-l'Eau par son père et du Moule et du Prêcheur par sa mère. Si la cuisine a toujours été une passion pour elle, elle a d'abord une première partie de sa vie dans le commerce. Très jeune, elle devient responsable de boutiques en prêt à porter, responsable régionale quand elle perd sa soeur. Béatrice démissionne et décide de suivre l'exemple de son frère qui a monté sa boîte pour faire ce qui lui lui plaît. Et ce qui lui plaît c'est la cuisine. Elle choisit de ne pas ouvrir de restaurant mais de faire cheffe à domicile. "Il y a quinze ans, c'était inédit et confidentiel", raconte-t-elle. Pourtant, ça marche tout de suite et très vite sa clientèle passe des particuliers aux institutionnels. sa spécialité : la cuisine créole haut de gamme. Aujourd'hui, elle oeuvre de plus en plus dans l'événementiel. Elle se défend d'être un traiteur, mais revendique son statut de cheffe et de consultante pour de grandes marques comme la banane de Guadeloupe et de Martinique ou Caresse antillaise.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Articles Récents