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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 06:48
Didier Robert, Edouard Philippe, Rodolphe Alexandre et Ary chalus à Matignon le 17 janvier à la sortie du déjeuner

Didier Robert, Edouard Philippe, Rodolphe Alexandre et Ary chalus à Matignon le 17 janvier à la sortie du déjeuner

Chalus évoque le LKP à Matignon

"Le grand débat national, s'est étonné Ary Chalus dans la cour de Matignon après le déjeuner offert aux présidents de Régions et Départements par Edouard Philippe, moi, j'ai plutôt sur la convention de Cahors (contrat de maîtrise des dépenses des collectivités, ndlr), nos problèmes de sargasses, le blocage de la Désirade et la situation de Capesterre de Marie-Galante, également l'apprentissage et le problème de Guadeloupe formation..." Et sur tous ces sujets, le Premier ministre et les ministres concernés (ils étaient aussi nombreux autour de la table) lui ont confirmé leur accord pour l'accompagner dans le règlement de tous ces problèmes. Ainsi, dans l'ensemble des Outre-mer, les habilitations pour la formation seront validées le 29 mai prochain. Quant au dossier de l'eau, l'Etat qui avait annoncé le déblocage de 7 millions  augmenté son offre de 10 millions dans le premier plan d'urgence (sur un total de 71 millions nécessaires).

Sur le grand débat en lui-même, Ary Chalus s'est longuement exprimé pour expliquer au gouvernement que ce qui se passe aujourd'hui dans l'Hexagone s'est produit il y a dix ans aux Antilles. "C'était le LKP... C'est vrai encore aujourd'hui, il faudrait prendre des mesures, être sur le terrain aux côtés de la population, à son écoute. Ca a été ma manière d'agir quand j'étais maire à Baie-Mahault. Si on avait pris en charge, il y a dix ans, certaines choses, aujourd'hui, nous serions plus avancés..."S'il ne revient pas aujourd'hui aux Région d'organiser le grand débat, leurs présidents ont accepté de nommer un référent régional pour les représenter dans le grand débat même si, a expliqué le président Chalus, c'est le rôle du Conseil économique, social et environnemental régional. Dans la foulée, les présidents de régions d'Outre-mer était attendu rue Oudinot pour une réunion de travail suivie d'un dîner. Quant à Matignon, le prochain rendez-vous est dans trois mois.

FXG, à Paris

Didier Robert évoque "ses" gilets jaunes

C'était la première réunion officielle qu'avait Didier Robert avec le Premier ministre et un certain nombre de membres de son gouvernement depuis les événements du mois de décembre sur l'île de la Réunion. Le président de Région est venu apporter son témoignage sur la crise gilets jaunes de la Réunion. "J'ai pu reporter de vive voix au Premier ministre, raconte Didier Robert, ce qui s'est passé à la Réunion, les difficultés que nous avons pu rencontrer et surtout porter la voix des Réunionnais jusqu'à lui." Il a donc été question sur le fond du pouvoir d'achat et de la fiscalité, comme de la crise de la représentation démocratique. Mais également du fait que la Réunion a été confrontée à la nécessité d'ouvrir une discussion avant même le lancement du grand débat national. "Depuis l'assemblée plénière du 19 décembre dernier, nous avons acté le principe des conseils consultatifs de citoyens. Il y a déjà eu des premières réunions et il y aura un rendu le 26 janvier prochain. Nous voulons aller relativement vite et c'est dans ce contexte qu'il faut replacer ce que les différentes coordinations de gilets jaunes et de citoyens auront à apporter dans le cadre du grand débat national." Ce rendez-vous du Premier ministre avec les présidents des collectivités territoriales est désormais un rendez-vous trimestriel.

Alexandre veut un référendum statutaire

Le président de la CTG, Rodolphe Alexandre, a enchaîné les rendez-vous politiques à Paris jeudi. Le matin seul en face à face avec Annick Girardin au ministère des Outre-mer, puis au déjeuner à Matignon à la table du Premier ministre en présence de ses pairs présidents de collectivités territoriales et d'un certain nombre de ministres, puis à nouveau rue Oudinot en fin de journée pour une réunion collective avec les présidents de collectivités d'Outre-mer suivi d'un dîner. A dire vrai, Rodolphe Alexandre était un peu à contre courant puisque le grand débat, ce n'est pas tellement son affaire. "On n'a fait que ça en mars et avril 2017, a-t-il indiqué de prime abord ! Je suis parfaitement favorable et je soumettrai à la collectivité notre participation au niveau national, mais mon intérêt était d'aborder les questions spécifiques à la Guyane, les ressources potentielles, je parle de l'or, je parle de l'aurifère, et puis surtout des grandes dotations..." Chacun a eu son temps de parole, mais Rodolphe Alexandre ne s'est pas encore étendu sur sa demande de consultation électorale. Pour l'heure, il en a fait la demande écrite à la ministre des Outre-mer avec laquelle il en a parlé le matin même. "Je pense que dans les mois à venir, j'aurai une première réponse." Sa lettre à la ministre reprend ce qu'a décidé le Congrès, d'abord la consultation populaire sur la question statutaire, la proposition du front sur ce que doit être cette réforme statutaire et sa proposition de loi d'Outre-mer qui demande des compétences. Si Annick Girardin a promis une première réponse, Rodolphe Alexandre en attend une du cabinet du Premier ministre.

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