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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 06:57
Samuel Gelas « Maman poule et enfant roi », 2018.

Samuel Gelas « Maman poule et enfant roi », 2018.

Eclats d'îles 3ème !

Du 28 février au 15 mars, la galerie 24Beaubourg à Paris accueille le troisième édition de l'exposition "Ecats d'îles" autour des artistes Charles Chulem-Rousseau, Guy Gabon, Samuel Gelas, Bruno Pédurand, Richard-Viktor Sainsily Cayol et Antoine Nabajoth.

Pour valoriser la richesse créative des artistes (plasticiens, sculpteurs, installateurs, photographes ou vidéastes) guadeloupéens, richesse marquée par un trop grand déficit de visibilité, la Région a mis en place le concept “Éclats d’Îles”, un cycle d’expositions pluridisciplinaires lancé à Paris en avril 2018, dont le commissariat a été confié à Florence Alexis, et l’organisation à l’agence Krystel Ann Art. Ce projet présente une sélection d’oeuvres de quelques un(e)s des meilleurs artistes des îles de Guadeloupe et vise à éveiller l’intérêt des cercles d’art contemporain pour de nouveaux gisements de création qui captent déjà le regard dans de nombreuses villes du monde.

Après les 700 visiteurs de l'acte I au printemps 2018 à la Galerie A2Z de Saint-Germain des Près autour des oeuvres de Joël Nankin, Alain Joséphine, Anaïs Verspan, Nicolas Nabajoth, Ronald Cyrille et So Aguessy Raboteur, après les 1000 visiteurs de l’acte II, en octobre dernier à la galerie 24Beaubourg autour des oeuvres de François Piquet, Philippe Thomarel, Marielle Plaisir, Jean-Marc Hunt et Shuck One, voici venu le temps du dernier acte. Il se tiendra du 28 février au 15 mars, également à la galerie 24Beaubourg et exposera le travail des artistes Charles Chulem-Rousseau, Guy Gabon, Samuel Gelas, Bruno Pédurand, Richard-Viktor Sainsily Cayol et Antoine Nabajoth.

FXG, à Paris

Un "pavillon Guadeloupe" à la biennale de Venise

Joël Nankin, Jean-Marc Hunt et François Piquet, trois artistes exposés dans Éclats d’îles Vol.1 et 2) ont récemment été sélectionnés pour participer à la Biennale de Venise (mai-octobre 2019). Ils participeront au projet « Personal Structures », organisé par la Fondation GAA et accueilli par le European Cultural Center. Les oeuvres seront présentées dans un ensemble d’espaces officiellement appelé le « Pavillon Guadeloupe ». C’est la première fois que les Îles de Guadeloupe se voient attribuer un pavillon au sein d’un évènement artistique international de cette envergure.

Guy Gabon, l'artiviste

Guy Gabon est une « artiviste » qui produit un travail pluri et trans-disciplinaire qui la conduit à imaginer et à mettre en oeuvre des expérimentations artistiques protéiformes prenant appui sur le land art, l’éco design, le cinéma, le graff végétal, le graffiti inversé. Par ce travail, elle réfléchit, recherche, expérimente et questionne sur les déséquilibres que génèrent notre société de consommation, les enjeux - politiques, sociaux et écologiques - de la société et sur l’urgence de [re] penser et d’agir autrement, de façon peut être plus solidaire, plus responsable en faisant appel à l’émotion pour interpeller les publics.

Samuel Gelas, animosité et animalité

La démarche picturale de Samuel Gélas s’apparente à la figuration narrative et au pop art dans une forme à la fois ludique, poétique et critique du monde. La plupart de ses oeuvres questionnent la nature humaine à travers ses diverses formes d’animosité et d’animalité dans un corpus travaillant avec force la question des violences urbaines, sociales et culturelles.

Ce diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy, résident de la Cité Internationale des Arts, s'est fait connaître du grand public au salon de Montrouge en 2012 et à ArtBemao 2013. Ses peintures ont ensuite été présentées à Paris dans des expositions collectives à la Galerie Nathalie Obadia et la Galerie LJ.

Bruno Pédurand, l'art du recouvrement

Né en 1967 à Pointe-à-Pitre , Bruno Pédurand vit et travaille à Fort-de-France. Son oeuvre est ancrée dans l’histoire d’un peuple et dans la réalité sociale antillaise dont il dénonce certains aspects. Il utilise pour cela différents médiums : la peinture, la vidéo, la lumière, le son. Il réalise aussi des installations. Ses oeuvres produisent un trouble qui a sans doute pour origine la technique utilisée : une pratique qui joue sur tous les registres du recouvrement. Bruno Pédurand voile pour mieux rendre présent, recouvre pour mieux révéler, oblitère pour mieux réactiver.

Richard-Viktor Sainsily Cayol déconstruit la mémoire collective

Né le 21 juillet 1959 à Dugazon Abymes, il est diplômé de l’ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris), ancien élève de l’ENSAD (École National Supérieure des Arts décoratifs de Paris) et de l’Américan Parson’s School of photography de Paris. Il a également étudié l’histoire de l’art à l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Cet artiste au parcours international qualifié, thématise son art depuis plus de 30 ans, dans une démarche subversive de déconstruction de la mémoire collective. Celle, façonnée par l’histoire chaotique de la Guadeloupe (la colonisation, le génocide amérindien, la traite négrière), suscitant une réflexion sur les problématiques contemporaines qu’elle génère.

Charles Chulem-Rousseau, la photographie intimiste

Né en 1970, Charles Chulem-Rousseau commence une carrière de photographe et fait une rencontre déterminante avec Antoine d’Agata. Il travaille pendant neuf ans en laboratoire photo argentique puis numérique. Il est primé lors du concours des assistants Profoto en 2002, puis publié dans Libération, JazzMan et aux Éditions Hervas. En 2005 il s’installe en Guadeloupe et expose la série « Singularité ». En 2009, il réalise une série de portraits noir et blanc sur les sourds et malentendants de Guadeloupe, « Paroles de Sourds » qui fera date dans la vie culturelle de l’archipel. Puis suivront les expositions « L’autre et moi, l’autre moi », « 44 jou », « Ali Tur » et « Mi-Mas Gwadloup ». Depuis il porte son regard sur notre archipel par sa pratique très intimiste, authentique, qui dévoile une part mystérieuse de sa sensibilité parfois exacerbée.

Antoine Nabajoth, l'art et la transmission

Né en 1964, Antoine Nabajoth vit et travaille en Guadeloupe. En 2000 il obtient le CAPES d’arts plastiques. Puis, animé par son désir d’initier les plus jeunes comme les adultes à sa passion pour le dessin et la peinture, il crée son propre atelier d’art. Depuis, il prépare des élèves aux concours des Beaux Arts et anime de nombreuses activités pédagogiques en Guadeloupe. Parallèlement, il mène une carrière artistique qui l’amène à exposer régulièrement dans la Caraïbe (Cuba, Haïti, Martinique, Guadeloupe), dans l'Hexagone et à Londres.

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