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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 06:20
Expulsions et destructions d'habitat informel en Guyane

Mal-logement : les ONG interpellent Annick Girardin

Une lettre ouverte vient d'être adressée à la ministre des Outre-mer en déplacement en Guyane. Signée par Collectif Migrants Outre-Mer, Médecins du Monde, Ligue des droits de l’Homme-section de Cayenne, la Cimade, Collectif Haïti de France, Gisti, Entraides, VIVA, RESF, Sud Education, Fédération Droit Au Logement- Guyane, Association des parents d’élèves de St Georges, cette adresse déplore la destruction de quartiers prévue dans les mois qui viennent, à commencer par celle, le 2 décembre, où quelque 200 familles seront expulsées de leur logement et verront leurs habitations détruites au quartier Mahury-Manguiers à Rémire-Montjoly. ou les dernières en date, comme à la fin septembre, quand environ 700 personnes ont été évacuées du quartier Leblond-La Mâtine à Cayenne, sur arrêté préfectoral. "Alors qu’aucune enquête sociale n’a été mise en œuvre pour les accompagner vers une solution de relogement, écrivent les signataires, le Préfet de Guyane a accordé le concours de la force publique (...). Ces femmes, hommes et enfants attendent dans l’angoisse une proposition de relogement." Seule, une dizaine de familles ("et encore, seulement de manière provisoire") auraient été relogées.

Face à une crise majeure du logement et l’accroissement de la population, 40% des nouvelles habitations construites en Guyane sont réalisés sans autorisation d’urbanisme. "La saturation du parc social, indiquent les signataires, ne peut pas permettre le relogement des personnes qui pourraient y prétendre." Cette politique d’expulsions ou d’évacuations sans "solutions dignes et pérennes de relogement pour les personnes concernées (...) mène à (leur) sur-précarisation en multipliant les lieux de vie indignes" favorables à la déscolarisation des enfants, ou à l'interruption de suivi pour des personnes atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap...

Ils en appellent donc à la ministre pour rétablir leur garantie et lui demande de s'enquérir de l’agenda préfectoral sur cette question et d'organiser une concertation interministérielle (logement, santé, justice et éducation) afin de "mieux déterminer les conditions d’application de la loi ELAN dans les Outre-mer".

La lettre a été adressée également à Marc Del Grande, préfet de Guyane, Rodolphe Alexandre, président de la CTG, Clara De Bort, directrice de l’ARS Guyane, et au Défenseur des droits

FXG, à Paris

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