Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 22:57
Soupçons de "ripp off" devant le tribunal de Lille

Deux Martiniquais jugés à Lille pour trafic de haschisch

Vendredi 31 jnvier, le tribunal correctionnel de Lille a examiné l'affaire d'Olivia Bolo et Rod Sabin, deux commerçants martiniquais ayant un magasin à Sainte-Marie, poursuivis pour importation et transport par conteneur de 582 kilos de résine de cannabis.

Leurs avocats pensent qu'ils ont été victime d'un rip off, le prquet a demandé quatre ans.

Le 26 juillet 2016, un contrôle douanier est effectué à Rouen-Port sur un container en provenance d'Aubervilliers et à destination de Fort-de-France. Si les douaniers constatent la présence de cartons sans aucune mention de destinataire ou d'expéditeur et des tee-shirts Armani dont ils doutent de l'authenticité, ils indiquent que ce contrôle s'est avéré conforme. Le 29 juillet, les douaniers reviennent, dépotent entièrement le conteneur et découvrent alors 16 colis renfermant 582 kilos de résine dont ils estiment la valeur à 1,164 million d'euros. Rapidement, l'enquête est confiée à la JIRS de Lille mais ce n'est que six mois plus tard qu'Olivia Bolo et Rod Sabin sont interpellés. La première est arrêtée à Orly alors qu'elle s'apprête à rentrer en Martinique ; le second trois jours plus tard, à l'aéroport international Martinique Aimé Césaire, alors qu'il rentre de Miami et peu après avoir fait savoir aux enquêteurs qu'il était prêt à répondre à leurs questions dès son retour.

Quoique durant leurs auditions, les deux commerçants assurent n'avoir chargé dans leur conteneur que de la marchandise vestimentaire destinée à leur magasin de Sainte-Marie et n'avoir jamais vu les cartons de cannabis, le parquet de Lille les met en examen pour trafic de stupéfiants. Ils sont libérés sous contrôle judiciaire six mois plus tard non sans être renvoyés devant le tribunal correctionnel pour y être jugés.

Pourtant, selon leur défenseur Me Ursulet, "rien ne permet d'affirmer que les marchandises prohibées ont été déposées dans le conteneur au moment de son chargement initial". Selon ses conclusions, "le procédé utilisé dans le cadre de ce trafic s'apparente au ripp off, technique consistant à dissimuler des marchandises de fraude dans un flux commercial à l'insu de l'expéditeur et du destinataire lors d'une des phases de transport". Pour appuyer sa thèse, la défense relève plusieurs points litigieux, entre autres : ce n'est pas le chauffeur qui a pris en charge la marchandise à Aubervilliers qui a signé la lettre de voiture à l'arrivée au dépôt de Rouen ; le trajet entre Aubervilliers et ce dépôt dure une heure vingt normalement quand ce transport en  a duré au moins deux ; les douaniers indiquent avoir vu un cadenas en sus des scellés sur le conteneur lors du contrôle quand aucun cadenas n'a été posé à Aubervilliers... Le parquet n'a pas jugé utile d'approfondir ces points. La chambre de l'instruction saisie par a défense les a aussi écartés.

Olivia Bolo et Rod Sabin ont compararu libres et c'est Me Revel et le collaborateur d'Alex Ursulet, Frédéric Petitpermon qui se sont chargés de sa défense. Le parquet  requis contre eux quatre ans de prison. Le tribunal fera connaître sa décision dans quinze jours.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

commentaires

Articles Récents