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Publié par fxg

Me Muriel Renar-Legrand et le bâtonnier Laurence Hunel-Ozier-Lafontaine assurent la défense du prévenu

Me Muriel Renar-Legrand et le bâtonnier Laurence Hunel-Ozier-Lafontaine assurent la défense du prévenu

Affaire des cinq ananas : le CRAN se constitue partie civile

Le procès pour injure publique intenté au préfet de la Martinique ne sera pas appelé à la barre du tribunal judiciaire de Paris avant le 23 février 2023.

Le bâtonnier Charrière-Bournazel et Me Alex Ursulet, conseils des parties civiles

La 17e chambre correctionnelle de Paris appelait mardi une affaire « d’injure publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée… » Il s’agit en l’occurrence de l’affiche publiée sur le site de la préfecture le 22 mai 2020 enjoignant les Martiniquais à respecter 1 mètre de distanciation sociale, le dit mètre étant représenté par une flèche séparant deux personnes ainsi que par l’alignement de cinq ananas.

La plainte a été déposée devant le tribunal judiciaire de Fort-de-France par Kévin Zobal, Wilhem Antonin, Charles Moussard, Bruno Pelage, Axel Dédé, Lubert et Teddy Labonne. Ils étaient représentés hier à Paris par Me Alex Ursulet et le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel. Face à eux, le préfet Cazelles était représenté par Me Muriel Renar-Legrand et le bâtonnier Laurence Hunel-Ozier-Lafontaine. Pour autant, il ne s’agissait que d’une audience de fixation. Aussitôt Me Alex Ursulet est intervenu pour poser la question de la présence physique des sept parties civiles et des quatre témoins cités par les plaignants : « Qui va payer leur déplacement et leur hébergement maintenant que l’affaire est dépaysée à Paris ? » Il s’est indigné que la défense du prévenu ait pu venir à Paris aux frais de l’Etat, alors que leurs clients ont demandé l’aide juridictionnelle et qu’ils sont défendus bénévolement… « La Cour de cassation, a rétorqué la présidente, s’impose à nous, l’affaire sera jugée à Paris. » Les deux avocates du préfet ont confirmé qu’elles seraient bien là pour le représenter, ajoutant : « Il n’est pas question qu’il se déplace. » Me Alex Ursulet a alors indiqué que le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) l’avait saisi pour qu’il se constitue partie civile en son nom.

Le tribunal a bloqué deux heures trente pour l’audience de jugement et fixé la date du procès au 23 février 2023, soit trois ans après les faits poursuivis… au grand dam des avocats. Une audience relais aura lieu le 10 mai 2022. D’ici là et avant le 1er octobre prochain, les sept parties civiles devront consigner 50 euros chacune, soit une somme globale de 350 euros.

Les avocats des parties civiles ont indiqué qu’ils allaient saisir le garde de Sceaux pour la prise en charge de la venue les plaignants et de leurs témoins à Paris. Alex Ursulet a qualifié de dysfonctionnement un tel dépaysement : « Cela montre la défiance marquée à l’égard de la justice martiniquaise, d’autant plus que la 17e chambre connaît un encombrement tel qu’il faille attendre 2023 quand la procédure voudrait un procès un mois après la première audience… »

FXG

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ARL 07/06/2021 01:37

La justice française est vraiment une aberration dans ses méthodes.
Sans autre commentaire