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Publié par fxg

Alexis Lopez, directeur régional des Douanes et Droits indrects de la Guyane

Alexis Lopez, directeur régional des Douanes et Droits indrects de la Guyane

Les douanes dans le dispositif Harpie

L’audition mercredi 30 juin du directeur régional des douanes de la Guyane, Alexis Lopez, par la commission d’enquête parlementaire a mis en lumière le rôle de cette institution dans la lutte contre l’orpaillage clandestin au sein du dispositif Harpie. De l’aveu même de M. Lopez, ce n’est pas sa priorité et surtout, elle n’est pas véritablement préparée à un tel travail contrairement aux forces armées en Guyane et à la gendarmerie. Néanmoins, forte de ses deux brigades à Saint-Laurent et à Saint-Georges, la douane demeure proche des zones de logistique et peut ainsi contrôler les flux de marchandises. Cette surveillance des flux logistiques qui permettent aux orpailleurs illégaux de vivre et travailler a été fixée parmi les priorités du comité stratégique de lutte contre l’orpaillage illégal que président le préfet et le procureur. La douane contrôle ainsi les voies de circulation (RN1, RD9) et depuis deux ans, elle intervient sur les zones de stockage, soit dans la forêt, soit sur des terrains privés. C’est ainsi que l’an dernier, les douanes ont saisi l’an dernier 100 tonnes de matériel dont dix lors d’une seule intervention. « Dont beaucoup de produits alimentaires, ajoute le patron des douanes, qui ont été redistribués aux associations caritatives de l’Ouest guyanais. » Les douanes ont aussi saisi un peu d’or natif. En 2018, ce sont 7 kilos d’or issus d’une production légale qui ont été saisis parce qu’il manquait les documents administratifs nécessaires… Les douanes ont aussi saisi 7 kilos de mercure. Ce bilan complète et s’ajoute bien sûr à celui des forces armées, des gendarmes, de la PAF, des agents du parc amazonien et de l’ONF. L’action des douanes s’exerce davantage sur le littoral que dans la forêt. Depuis quelque temps, la direction des douanes songe à l’installation d’un poste à Maripasoula. S’il y a 11 000 habitants pour l’instant dans cette commune, on table sur une trentaine de milliers d’ici dix ou quinze ans. Mais ce poste douanier n’est qu’un projet pour l’heure qui soulève pour les personnels un problème d’isolement, d’accès, de bâtiment à construire… Par ailleurs, contrairement aux gendarmes ou aux militaires, les douaniers n’ont pas de mission dite fleuve qui leur permettrait d’organiser des patrouilles en forêt pendant plusieurs jours. Les douanes guyanaises ne disposent pas no plus de moyens nautiques propres. Tout au plus un renforcement en personnel serait prévu.

La commission d’enquête parlementaire est attendue la semaine prochaine en Guyane.

FXG

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