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Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du JIR. Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux originaires des DOM a Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DOM. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. et le JIR a son site www.clicanoo.re

fxguillerm@yahoo.fr

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 10:11
Christian Estrosi réaffirme sa volonté de rompre avec les baronnies ultra-marines
A la suite de notre article sur les réseaux chiraquiens en outre-mer, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a trouvé « choquant » notre relation des faits ayant conduit à la démission du haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie. Le secrétariat d’Etat tient donc à préciser les faits suivants : « Nous démentons formellement le déroulement des faits tels qu’ils y sont rapportés. Seules six personnes étaient présentes lors de cette fameuse scène relatée dans notre article : le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, le haut-commissaire Mathieu, le conseiller du président de la République Olivier Biancarelli, le conseiller spécial du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, François-David Cravenne, la chef de cabinet Anne-Charlotte Varin et le conseiller technique François-Xavier Bieuville. Personne d’autres. La démission du haut-commissaire n’est absolument pas liée aux caprices d’un chef de cabinet. Ce serait d’ailleurs faire injure à M. Mathieu de penser qu’il prendrait une telle décision sous un prétexte aussi fallacieux. La démarche du haut-commissaire était lié, comme il l’a dit lui-même, à des raisons personnelles qui n’ont aucun lien avec les prétendus états d’âme du cabinet du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. » Et pour aller plus au fond des choses, le conseiller spécial du secrétaire d’Etat nous a indiqué que l’objet de l’article publié par notre confrère du Monde était de démontrer la volonté de Christian Estrosi de rompre avec les baronnies installées outre-mer. La rupture semble donc bien toujours à l’ordre du jour.
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 04:26
Le Monde évoque une rupture avec la chiraquie…
Dans le Monde du 4 décembre, notre confrère, dédié à l’outre-mer, Xavier Ternisien, publie un article où il est question de la rupture qu’opère notre secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi, avec « le système chiraquien ». Or, qu’en est-il réellement entre le ministère de l’Outre-mer et les réseaux chiraquiens ? Certes, le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, reste l’éternelle menacée des rumeurs de bouleversements gouvernementaux. Elle ne s’est jamais cachée du peu d’estime qu’elle portait à l’actuel président de la République. En août 2006, elle expliquait aux journalistes qui l’accompagnaient en Guyane que Nicolas Sarkozy, à l’inverse de Jacques Chirac, n’aimait pas fréquenter la foule de ses meetings. Il n’en reste pas mois que le 21 août dernier, le président laissait dire à sa cohorte de journalistes embarqués (pour ne pas dire embeded) qu’elle n’avait pas cherché à l’avertir quand il avait été cité dans les listings de l’affaire Clearstream. Donc, son sort serait joué… Mais si la rupture avec le chiraquisme est bien officiellement dans l’air du temps, ce n’est pas la même chose côté outre-mer. Notre confrère du Monde parle d’une brouille avec Gaston Flosse. Il lui est surtout reproché d’avoir soutenu son rival indépendantiste Oscar Témaru. Quant à l’éviction des chiraquiens… On peut en rire. Mais quand notre confrère du prestigieux quotidien du soir évoque le limogeage de Michel Mathieu, il oublie de mentionner les conditions exactes de cette situation.  La sono des indépendantistes gênait la chef de cabinet du secrétaire d’Etat qui a poussé son patron à agir. C’est ainsi que Michel Mathieu, refusant d’obtempérer à un caprice a préféré démissionner plutôt que d’allumer le feu avec l’USTKE. Quant à une rupture présidentielle avec Lucette Michaux-Chevry… Même si on sait qu’en mars 2006, en Guadeloupe, le futur président a dû calmer la fureur existant entre la sénatrice de Basse-Terre et son ex-protégée (qui lui a donné un boulevard à son nom de son vivant !), Gabrielle Louis-Carabin, il n’en reste pas moins que l’adjointe du conseiller à l’outre-mer de l’Elysée n’est autre que la fille de Lucette Michaux-Chevry. Ne sont-ce pas là la survivance de vieux réseaux chiraquiens ? Mais ce n’est pas tout, l’attachée de presse du secrétaire d’Etat n’est autre que l’ancienne attachée parlementaire de l’intergroupe parlementaire, un réseau Ô combien chiraquien… La conseillère en charge des discours de Christian Estrosi, Corinne de Bernardi, n’est autre que l’ancienne conseillère de Gaston Flosse… La communication du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer est efficace puisque le Monde s’y laisse prendre… Mais de l’aveu de familiers de la rue Oudinot, « Tout ça est piloté par Estrosi qui sait qu’il a un peu beaucoup agacé Sarkozy avec l’affaire Michel Mathieu, mais tout est pipeau ! » Et pour en finir avec ce départ subit du haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie, la question de son remplacement a fini par ce constat énoncé dans le propre entourage d’Estrosi : « Dans le Pacifique, on a besoin des réseaux chiraquiens… »
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 21:10
Inquiétudes telluriques au LGT de Baimbridge en Guadeloupe
Le lycée général et technique de Baimbridge, aux Abymes (Guadeloupe) a réouvert hier matin après grand-messe du proviseur et remise de diplômes aux élèves ayant eu un comportement exemplaire suite à l'évacuation post séisme. Mais à la question posée « pourquoi le rapport d'expertise, commandité par la Region, n'est-il pas rendu publique afin de rassurer tout le monde ? », le proviseur a répondu que le préfet avait autorisé la réouverture même si la Région n’avait pas jugé utile de communiquer ce rapport au proviseur...
Donc... Les profs ont eu peur ! Et pourquoi ? Le lycée a 40 ans et est construit suivant les normes de cette époque. Il accueille plus de 2000 élèves sur quatre, voire cinq niveaux en comptant les sous-sols.
Selon certains enseignants, seuls deux exercices ont été effectués depuis la secousse de novembre 2004, et les consignes données par le rectorat semblent en contradiction avec celles de la préfecture (faut-il évacuer pendant ou après les secousses le rez-de-chaussée ?). Ils regrettent encore qu’aucune porte panique n’équipe les salles de classe, ce qui implique un seul des 4 battants présents pour faire sortir sans bousculade jusqu'à 35 élèves et un enseignant. Les enseignants s’inquiétaient en outre que les deux derniers contrôles d'experts ayant permis la reprise n'aient été que des contrôles visuels, aucun moyen de mesure n'ayant été constaté.
Les enseignants se préparaient à lancer une pétition demandant la communication du rapport au proviseur (Ils avaient renoncé à l’idée d’une grève, se disant que cela risquait d’effrayer des élèves déjà choqués), quand à la mi-journée, M. Abélie, responsable des bâtiments et lycées pour la Région accepte de fournir le rapport. Lors d’une entretien dans le bureau du proviseur, M. Abélie a expliqué que la vérification visuelle des leux était normale et que l’on ne faisait usage d’instruments de mesure (ultrason) que quand il y a des dégâts externes. Les bâtiments du LGT ne seraient donc pas dangereux et si les professeurs semblent avoir renoncé à la pétition, ils n’en demandent pas moins la publication du rapport, au moins en interne.
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 19:10
Chers lecteurs, le blogger et son photographe ne couvriront pas l'actualité des ultramarins de métropole du 5 au 12 décembre, puisqu'ils  accompagnent les producteurs de rhum martiniquais (Clément/JM) et guadeloupéens (Damoiseau) à shangaï. Nos producteurs ont décidé de prendre d'assaut le marché chinois. Reportage  en Chine à venir !
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 18:12
Les chanté Nwel s’inaugurent au ministère de la Culture Malgré l’absence de Christine Albanel, en déplacement en Algérie avec le chef de l’Etat, les salons du ministère de la Culture ont résonné sous les chants de Jérôme Castries (Moun Karaïb) et du héraut de Ravine plate, Saimbert Roudard. Mais que faisaient tous ces Antillais au Palais Royal ? « Au ministère de la Culture, nous sortons de notre ghetto, assurait Patrick Karam, délégué interministériel à l’égalité des chances de Français d’outre-mer. Ce n’est pas une manifestation ethnique, mais une manifestation nationale car la culture ultramarine a largement contribué à façonner la culture nationale. » C’est donc encore un coup de Karam ! Il a eu l’idée de rassembler l’ensemble des associations de métropole organisatrices de chanté Nwel pour mettre en place durant tout le mois de décembre, à Paris, en banlieue et en province, des soirées où tout le monde est invité à venir chanter Michaud veillait, l’Etoile du berger ou encore Allez mon voisin…               
Quarante manifestations sont prévues entre le 4 et le 24 décembre. « Cette première opération ne sera pas la seule, affirme Patrick Karam. Il y en aura d’autres. Ma mission, entre autres, est de permettre la visibilité de nos cultures. » Selon le délégué, il y a une véritable politique culturelle à mener. Il s’est engagé, hier, sous les lambris de la rue de Valois, à la mener en trois ans. A ses côtés, Jean-François Hébert, directeur de cabinet de la ministre, l’a assuré de son soutien et de son estime pour la culture ultramarine, partie constituante de la culture française. Après les discours, le groupe Moun Karaïb, a lancé le premier chanté Nwel parisien, vite rejoint par Saimbert Troudard, de Ravine plate, le groupe qui a su relancer cette tradition. Rarement l’on a vu une telle ambiance au ministère de la Culture.

Karam-France-Soir.jpg Les bons coups de Patrick Karam
En dépit de l’indifférence qu’il semble susciter du côté du secrétariat à l’Outre-mer, en dépit d’un poste que certains qualifient de « pot de pus », l’ancien président du Collectifdom occupe le terrain. La semaine dernière, il réussissait à calmer les adhérents de la CGT sur le dossier des congés bonifiés alors que la direction de la CGT avait appelé à une grève. Non suivie. Le Parisien lui fait une place dans ses colonnes. Lundi, au Sénat, Michèle Alliot-Marie prenait encore soin de le citer, comme elle l’avait fait lors de l’examen du budget à l’Assemblée. Le même jour, France-Soir lui consacrait une page dans laquelle il s’explique sur le groupe de lobbying qu’il entend constituer avec nos élus d’outre-mer, sur l’Institut d’études politiques qu’il voudrait voir naître aux Antilles. « Il devrait avancer masqué, suggère un familier de la rue Oudinot, il en agace plus d’un du côté de l’hôtel du ministre… » Mais fort du soutien qu’il peut trouver auprès de l’Elysée et de MAM, Patrick Karam insiste. Il a un programme à appliquer et il affirme que personne ne l’empêchera de le mener à son terme.


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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 14:59
Jean-Fran--ois-Hebert.jpg LA PHRASE
Jean-François Hebert
, directeur de cabinet de Christine Albanel, ministre de la Culture, à propos de la demande exprimée par Aimé Césaire de protéger le lycée Schoelcher d’une démollition :
« On ne sait pas encore comment on va lui répondre. Classer le bâtiment, c’est lourd… »
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 14:49
Catherine Neris soutient le combat contre l’homophobie Catherine-Neris-avec-HES.jpg La députée européenne, Catherine Neris, a rencontré cette semaine à Paris, deux membres d’HES, un thin tank proche du PS, Homosexualité et Socialisme. Gilles Bon-Maury et Joël Le-Deroff souhaitait rencontrer la nouvelle députée socialiste martiniquaise pour évoquer les propos jugés homophobes, tenus par Marlène Lanoix et Raymond Occolier. Leur objectif est d’établir des relations avec les responsables socialistes martiniquais et créer un groupe local en Martinique et en Guadeloupe qui relaierait leur travail contre ces discriminations. An nou allé existe déjà en Martinique et Rainbow Gwada en Guadeloupe. « Les socialistes doivent prendre conscience qu’il faut un cadre pour protéger les plus vulnérables », souligne Mme Neris qui souhaite que M. Occolier et Mme Lanoix reçoivent les émissaires de HES.  Ils seront aux Antilles du 16 au 23 décembre. Quant à la commission des conflits du PS qui doit « juger » les deux responsables socialistes martiniquais, elle doit se réunir aux environs du 15 décembre, juste avant le conseil national.
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 14:25
Le budget de l’Outre-mer devant les sénateurs La bataille des chiffres a repris lundi, au Sénat, après un premier examen du budget de l’Outre-mer, le 6 novembre dernier devant les députés. Michèle Alliot-Marie, d’abord, puis Christian Estrosi ont présenté leur budget, en hausse, à périmètre constant, de 2 à 3 % avec 1,75 milliards de crédit de paiement et un total de 15,3 milliards d’euros pour l’ensemble des dépenses gouvernementales touchant l’outre-mer. D’un côté le sénateur de l’Ardéche, Henri Torre, rapporteur de la commission des finances a souligné « une sous-budgétisation récurrente de certains dispositifs outre-mer » et « le manque total d’évaluation ». Mais surtout, il a mis en cause l’efficacité des dispositifs spécifiques à l’outre-mer : « Les exonérations de charges patronales coûtent 875 millions d’euros », ce qu’il traduit par un coût de 800 000 euros par emploi aidé… Au nom de la commission des affaires économiques, Claude Lise a dénoncé la baisse du budget de 220 000 euros la réduction des contrats aidés et la dette de l’Etat. Mme Alliot-Marie  est convenue que l’enveloppe des différentes lissions n’était pas toujours à la hauteur, mais elle assure que « ce budget 2008 est un premier pas pour une responsabilité réelle ».Christian Estrosi en a profité pour rappeler sa feuille de route et, surtout, la loi de programme pour l’outre-mer avec ses zones franches globales d’activité. Enfin, reprenant le sénateur Torre qui comparaît la part du budget de l’Outre-mer (5 %) à la part de la population ultramarine (4,2 %), il a estimé « ce comparatif injuste et inéquitable », ajoutant  « L’outre-mer mérite que la métropole soit plus solidaire. » Pas l’avis du sénateur Athuis qui a lancé : « Plus on met d’argent, plus les prix montent ! » « On privilégie une vision comptable ! », rétorque Claude Lise, ajoutant plus tard : « Une vision incertaine. » Rejeté par les sénateurs Larcher, Lise, Gillot, adopté par MM. Marsin, Othily et Mme Michaud-Chevry, le budget de l’Outre-mer a été adopté.
Ils ont dit IMG-5649.JPG
Claude Lise : « Un budget réellement sous-doté, même dans les domaines où il affiche des priorités. Mais au-delà se pose la question du positionnement du ministère de l’Outre-mer et de ses champs de compétence. Répondre à cette question, c’est donner la vision de l’Outre-mer de la France. »
Lucette Michaud-Chevry : « Un budget élaboré dans un contexte difficile, mais qui porte la volonté du gouvernement de faire avancer l’outre-mer. C’est un budget de transition dans le cadre de la prochaine loi de programme. Mais les Français ont raison de penser que l’outre-mer coûte cher comme le dit M. Torre. On ne fait pas l’évolution d’un peuple à travers des subventions. »
Serge Larcher : « 60 % des efforts budgétaires sont pour l’emploi mais le décalage avec l’hexagone reste inacceptable. Surprenez-moi par la rupture si vous voulez que je vote votre budget ! »
Daniel Marsin : « Je salue l’activisme de M. Estrosi. Les crédits pour l’outre-mer ne sont qu’une partie. Ce budget est un budget de transition. Je ne suis pas entièrement satisfait, maisje vais le voter. La prochaine étape, c’est la loi de programme. »
Georges Othily : « Les crédits sont en hausse de 3 % et la Guyane, une des régions les mieux loties, bénéficiera de 5629 euros par habitant. Je m’interroge tout de même sur une baisse maquillée de ce budget. Si vous voulez doper l’outre-mer, il faut créer un commissariat à l’industrialisation. Les crédits ne répondent pas à toutes les attentes, mais je voterai votre budget. »
Jacques Gillot : « La baisse est significative. Ce budget est insuffisant pour tourner l’outre-mer vers l’avenir. Nous avons besoin de 4 à 5000 logements par an pendant cinq ans, on n’en construit que 1300 dans les faits. Mon vote ne peut être que défavorable. »
Les surcoûts coloniaux
Le sénateur UMP, Paul Virapoullé, de la Réunion a dénoncé dans son intervention, « les surcoûts coloniaux ». Plaidant pour « la décolonisation économique et la justice sociale », il en a appelé au travail des services de la concurrence et des fraudes pour éviter ces niveaux intolérables des coûts. Il a cité l’exemple de l’air liquide à la Réunion et en Martinique : « Avec des usines construites grâce à la défiscalisation, avec une TVA remboursée mais pas acquittée, l’air liquide coûte 800 % plus cher à la Réunion et 1200 % à la Martinique, par rapport au prix métropolitain. »

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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 17:48
Cellule de crise au ministère de l’Intérieur
Jeudi soir, moins de vingt-cinq minutes après le tremblement de terre qui a secoué les Antilles (puissance 7,3 sur l'échelle de Richter, durée 1 minute), le ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales annonçait la réunion sous la direction de Michèle Alliot-Marie d’une cellule de crise, place Beauvau. Les préfets de Martinique et de Guadeloupe, alors à Paris, ont pu travailler avec le directeur central de la sécurité civile et le directeur de la gendarmerie nationale. Christian Estrosi, de son côté, se trouvait à Nice où se rendait hier le président de la République pour le sommet franco-italien.
Vers 23 heures jeudi, Nicolas Desforges, le directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer ramenait avec lui, rue Oudinot, les deux préfets, le colonel Kandel, conseiller gendarmerie, et Charles Apanon, le conseiller martiniquais en charge de l’économie, du tourisme et de l’agriculture. Leur travail, en liaison constante avec les préfectures sur place, a consisté à faire le point sur la situation et les besoins exprimés. Hier après-midi, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer annonçait le maintien de la fermeture des écoles et des collèges malgré « un retour progressif à la normale » tant que les conditions de sécurité n’auront pas été vérifiées. Il indiquait avoir demandé aux deux préfectures de mettre en place une cellule d’expertise bâtimentaire, et confirmait aussi le bilan d’un mort par crise cardiaque et de six blessés en Martinique.
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 16:05
Catastrophe du mont Cabassou : la cour d’appel de Paris estime la chose déjà jugée
« La cour prend acte du désistement en appel du MDES, reçoit les appels des parties civiles et confirme le jugement du 26 février 2006. » En lisant ces mots, le président de la 11e chambre correctionnelle d’appel de Paris confirme que l’enquête pénale concernant le glissement de terrain de Cabassou du 15 avril 2000, s’est bien refermée avec le non-lieu rendu par le juge d’instruction de Cayenne, le 21 mai 2002. Les avocats guyanais, Me Sirder, Sagne, Lama et Louze-Doncezac, qui étaient venus plaider pour leurs clients, familles ou proches des victimes de la catastrophe, n’ont pu assister au rendu de cet arrêt, hier, et se sont fait représenter par Me Varaz, du barreau de Paris : « C’est une déception car la cour confirme la décision d’irrecevabilité au motif que les personnes visées ont été déjà entendues par le juge d’instruction et qu’un non-lieu a été rendu. On peut se poser la question de la désignation des personnes concernées ! La grande curiosité, c’est la volonté véritable de ne pas aller au bout des investigations. L’arrêt fait état de nombreuses fautes, mais il considère que ces fautes ne sont pas de nature à être qualifiées pénalement. On a du mal à engager de véritables responsabilités sur le plan pénal… » Me Domenach, l’un des défenseurs des trois préfets poursuivis s’estime « satisfait pour l’avancée juridique que cela représente » : « Cet arrêt confirme le jugement de Paris qui considère que le juge d’instruction a fait son travail. Le tribunal comme la cour disent que le non-lieu qu’il a prononcé vise toutes les personnes poursuivies par les parties civiles. C’est un arrêt qui ouvre une jurisprudence importante. »
Près de sept ans après les faits, la justice a donc innocenté le BRGM, le directeur du BRGM, Jean-Pierre Comte, l’agent du Trésor public, les préfets Dartout, Vian et Mas, le directeur de la DDE et son responsable technique, MM. Justiniani et Algan. Il y aura des indemnisations pour les victimes, mais au civil, pas au pénal. Me Varaz doit maintenant transmettre les motivations de cet arrêt aux défenseurs des parties civiles, à Cayenne. « Ils sont impliqués dans ce combat local depuis l’origine, c’est à eux qu’il appartient de décider s’ils doivent ou non former un pourvoi en cassation. » La Cour de cassation reste le dernier recours pour les familles des victimes de la catastrophe du mont Cabassou.
FXG
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