Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM.

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images :
regisdurand@vospiresamis.net

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 03:38

La difficile double casquette de MLP

Le site linfo.re n’a pas apprécié la prise de parole de Marie-Luce Penchard, n°2 de la liste UMP en Guadeloupe, face aux militants guadeloupéens, dimanche 14 février, quand elle a déclaré : « je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population Guadeloupéenne. » Le site d’information réunionnais a vu de la malice dans « son discours (qui) se voulait clair et direct » : « Il y a des enjeux considérables, financiers, nous en sommes à une enveloppe de près de 500 millions d’euros pour l’Outre Mer et cela me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, de la Réunion, de la Martinique et demain dire : enfants de la Guadeloupe, je ne suis pas capable d’apporter quelque chose à mon pays ! » Difficile d’avoir un discours local et un autre, global !

FXG (Agence de presse GHM)

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 03:36

Une pétition pour inviter Sarko à parler du sida outre-mer

Louis-Joseph Manscour, député de la Martinique et maire de la Trinité, et Patrice Tirolien, député européen et maire de Grand-Bourg en Guadeloupe ont rejoint la liste des signataires de « l’appel interassociatif lancé le 30 novembre pour une conférence sur le sida parmi les populations ultramarines ». Les pétitionnaires conduits par l’association Tjenbé red demandent à Nicolas SARKOZY d’exprimer son soutien. « Il s’inscrirait ainsi dans la mise en oeuvre des engagements qu’il a pris le 6 novembre au terme du conseil interministériel de l’outre-mer », avance David Auerbach-Chifrin qui rappelle que les départements d’outre-mer de Martinique, Guyane, Guadeloupe et Réunion sont parmi les plus touchés par le VIH et le sida.

« Singulièrement la Guyane qui est 8 à 18 fois plus touchée que l’Hexagone. » Entre 2005 et 2008, le taux annuel de découvertes de séropositivité au VIH a augmenté de 40% dans les DOM contre 16% dans l’Hexagone, atteignant 28 découvertes pour 100 000 habitants (contre 7/100 000 dans l’Hexagone, où les départements les plus touchés sont ceux où les populations ultramarines sont les plus présentes).

Les signataires de l’appel voudraient entendre le président de la République s’exprimer sur ce sujet à l’occasion de sa visite en Martinique ou en Guyane.

FXG (Agence de presse GHM)

 

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 11:14

Regionales dans les 4 DOM

9 listes en Guadeloupe, 10 en Guyane, 12 à la Réunion et 9 en Martinique seront en lice pour les scrutins régionaux du mois de mars. Le mandat des élus durera jusqu’en 2014, date de la mise en place de la réforme des conseillers territoriaux.

Guadeloupe

Voici les 9 listes déposées en Préfecture entre le 8 et le 15 février, pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010

Osons pour la Guadeloupe. Tête de liste : Alain Plaisir

Guadeloupe demain. Tête de liste : Alain Lesueur

Combat ouvrier. Tête de liste : Jean-Marie Nomertin

Nofwap la Guadeloupe en action. Tête de liste : Octavie Losio

Pou Gwadloup An Nou Ay. Tête de liste : Cédric Cornet

Tous pour la Guadeloupe. Tête de liste : Victorin Lurel

Pour une nouvelle Guadeloupe. Tête de liste : Jeanny Mathiasin-Marc

La Région autrement. Tête de liste : Eric Jalton

Ensemble pour la Guadeloupe. Tête de liste : Aldo Blaise


Guyane

Voici les 10 listes déposées en préfecture de Cayenne

MDES-Walwari. Têtes de liste : Christiane Taubira et Fabien Canavy
A Gauche en Guyane. Tête de liste : Chantal Berthelot (Jean-Paul Ferreira, le maire d'Awala-Yalimapo sera son directeur de campagne)
Parti socialiste guyanais. Tête de liste : Gabriel Serville
Guyane 73. Têtes de liste : Rodolphe Alexandre, maire de Cayenne, et la mairesse de Saint-Georges, Fabienne Mathurin-Brouard

Liste divers droite. Tête de liste : Roger Arel, ancien candidat malheureux à la présidence de l'UMP Guyane. Léon Bertrand, maire de Saint-Laurent, incarcéré en Martinique, est en troisième position
Liste divers droite Guyane Espérance. Tête de liste : le maire de Papaïchton, Gilbert Fossé
Guyane Ecologie. Tête de liste : José Gaillou
Parti socialiste. Tête de liste : Jean-Baptiste Edouard
Forces démocratiques de Guyane. Tête de liste : Gil Horth
Liste DVD/G. Tête de liste : Joëlle Prévot-Madère


Réunion

Voici les 12 listes déposées en Préfecture de la Réunion.

Le changement. Tête de liste : Eric Magamootoo

Pour une Réunion plus juste avec l’union des socialistes. Tête de liste : Michel Vergoz

Union démocratique réunionnaise. Tête de liste : Daniel Pouny

Liste de l’Alliance. Tête de liste : Paul Vergès

Europe écologie La Réunion. Tête de liste : Vincent Defaud

Avenir meilleur pour la population de La Réunion. Tête de liste : Nadia Ramassamy

La Réunion en confiance. Tête de liste : Didier Robert

Mouvement divers droite Combat pour une vraie égalité. Tête de liste : André Thien Ah Koon

Nasion Renione. Tête de liste : Aniel Boyer

Égalité totale. Tête de liste : Johnny Arnachelum

La réunion nout fierté. Tête de liste : Jean-Paul Virapoullé

Lutte Ouvrière. Tête de liste : Jean-Yves Payet


Martinique

9 listes ont été déposées à la Préfecture de la Martinique

Ghislaine Joachim-Arnaud : Combat Ouvrier

Alfred Marie-Jeanne : Patriotes Martiniquais et Sympathisants

Pierre Samot : Croire en nous-mêmes

Madeleine de Grandmaison : RDM – Alliance pour le développement de la Martinique

Max Orville : MODEM Martinique

André Lesueur : Rassembler la Martinique

Jean-Claude Granier : Rassemblement Martiniquais pour le progrès dans la France

Serge Letchimy : Ensemble pour une Martinique Nouvelle

Guy Lordinot : La Martinique pour Tous

On notera l’absence d’une liste FSM (PS) que Louis-Joseph Manscour s’était engagé à conduire suite à la démission de Raymond Occolier et au retrait de Marlène Lanoix qui figure désormais sur la liste emmenée par Serge Letchimy.

 

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 03:50

Karam et Ribbe s’affrontent au tribunal

Le 25 mars prochain, la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris dira si Claude Ribbe s’est rendu coupable d’injures et de diffamations publiques à l’encontre de Patrick Karam, délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer. L’affaire, jugée jeudi 11 février, a duré toute l’après-midi. Claude Ribbe, prévenu, était là, en compagnie de son défenseur, Me Mudry du cabinet Collard. Patrick Karam, poursuivant et absent, était représenté par Me Chabert. Hormis le « théâtre » du tribunal qui a donné de longues occasions à Claude Ribbe et à son témoin, Jos Rovelas de l’association Armada, de dire tout le mal qu’ils pensaient de Patrick Karam (surnommé par le second Zebulon) et de son rôle auprès de la communauté ultramarine, on attendait avant tout l’avis du ministère public quant aux chefs de prévention que le tribunal pourrait retenir… Pour mémoire Patrick Karam avait lancé ses poursuites contre Claude Ribbe à la suite de la publication sur son blog de plusieurs articles en mai et juin 2008. Ces libelles ayant paru après la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai 2008, Me Chabert a indiqué que « le point de départ de la querelle qui a entraîné de la part du normalien une vrille, obsession », c’est le discours sur le chevalier de Saint-George prononcé ce 10 mai par Alain Guédé, auteur d’un livre sur le chevalier. « Qui d’autre a écrit un livre sur Saint-George, interroge le défenseur de Karam ? Claude Ribbe. Qui est Antillais ? Claude Ribbe. Qui aurait du lire ce discours ? Claude Ribbe. » L’intéressé part en fou-rire. La présidente du tribunal le coupe : « Vous pouvez rire mais sans bruit. »

« On reste dans la critique »

Querelle personnelle ou querelle politique ? Ribbe défend le combat d’idées, Me Chabert évoque « le fiel, la haine et la critique facile ». Comme la teneur de ces articles avait déjà été jugée en référé le 23 juillet 2008, le parquet s’est appuyé sur cette ordonnance favorable à Claude Ribbe : « On reste dans la critique et non dans l’injure ou l’outrage même si « fumiste » est tout à fait péjoratif… » Mais la représentante du ministère public  retient un fait précis, l’accusation selon laquelle Patrick Karam aurait tenu un fichier ethnique : « Cette imputation claire porte atteinte à l’honneur et à la considération, c’est de la diffamation. Le témoin Rovelas n’a pas présenté de preuve de l’existence d’un tel fichier et l’enquête de M. Ribbe n’est pas suffisamment sérieuse. » Claude Ribbe se défend : « J’ai parlé d’un fichier des Français d’outre-mer et non d’un fichier ethnique. » Le parquet n’a pas requis de peine, Me Mudry a plaidé la relaxe, Me Chabert a demandé 15 000 euros de dommages intérêts en vertu du « préjudice considérable » de son client. « Patrick Karam est n°2 de la liste UMP aux régionales à Paris… Où est son préjudice considérable ? », a rétorqué Claude Ribbe… Le tribunal a mis sa décision en délibéré.

FXG, agence de presse GHM


Le jugement du 28 janvier

Me Chabert a rappelé au cours de cette audience que le 28 janvier dernier, Claude Ribbe s’est désisté d’une plainte dans laquelle il accusait Patrick Karam d’utiliser les fonds de l’Etat pour ses affaires de justice. « Claude Ribbe a été condamné pour procédure abusive à 5000 euros d’amende. » Ribbe a fait savoir qu’il avait appel…

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 03:06
La France restaurera le « Serment des ancêtres » de Guillaume Guillon lethière
La restauration du tableau le « Serment des ancêtres », peint en 1822 par le Guadeloupéen Guillaume Guillon Lethière, qui a été retrouvé par les pompiers français dans les ruines du palais présidentiel de la capitale haïtienne, sera restauré selon Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, par le Centre de recherche et de restauration des musées de France, à Port-au-Prince. Le « Serment des ancêtres », est un tableau hautement symbolique pour les Haïtiens et pour la démocratie. Offert à la jeune République d’Haïti par le peintre né en Guadeloupe d’un père colon et d’une mère esclave, et abrité depuis par le palais présidentiel, la toile représente la rencontre entre le général noir Jean-Jacques Dessalines, lieutenant de Toussaint Louverture, et le chef des mulâtres de Saint-Domingue, Alexandre Pétion. Cette rencontre marqua le début du processus qui mena à l’indépendance d’Haïti, en 1804.
Bien que le châssis ait été tordu et que la toile ait subi de grandes déchirures, sa restauration reste possible. Frédéric Mitterrand a donc décidé de confier ce travail au Centre de recherche et de restauration des musées de France, service spécialisé du ministère, qui connaît parfaitement cette oeuvre pour l’avoir restaurée une première fois dans ses ateliers au Louvre en 1998.
FXG, agence de presse GHM
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 02:36

Nicolas Sarkozy en Haïti pour présenter « la contribution française »

Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de l’Elysée a présenté lundi le déroulement du déplacement du président de la République en Haïti le 17 février. L’A 319 présidentiel décolle mardi soir de Villacoublay pour se poser à 7 heures locales à Port-au-Prince. Accompagné des ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, du ministre de la coopération Alain Joyandet et de la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, le président de la République sera accueilli par son homologue haïtien René Préval avec lequel il survolera en hélicoptère les zones sinistrées. Vers 8 heures, la délégation française sera sur le site du lycée français où s’est installé l’hôpital de campagne de la sécurité civile française. Le président rencontrera à l’ambassade de France les équipes françaises ayant participé aux secours, la communauté française, des représentants d’ONG et des chefs civils et militaires de la MINUSTAH. Puis, le président donnera une première allocution. Il s’entretiendra juste après avec le président René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et les membres du gouvernement impliqués dans la vaste entreprise de reconstruction. Les deux chefs d’Etat feront ensuite une déclaration commune avant de répondre à la presse. A 11 h 20, Nicolas Sarkozy s’envolera pour la Martinique. Eu égard à cette première visite d’un chef d’Etat français sur le territoire haïtien, le sherpa de l’Elysée a souligné l’importance du moment du fait de la tragédie du 12 janvier mais aussi de « l’histoire compliquée, entre amour déçu et récriminations qui marque nos relations depuis plus deux siècles ». Jean-David Levitte a rappelé « l’histoire d’une colonie surexploitée par la France mais qui dès 1782 avait détruit 50 % de sa forêt », et la révolte de ces 450 000 esclaves révoltés contre les 25 000 blancs menant à l’indépendance de la première république noire en 1804. Il az rappelé aussi comment Charles X avait accepté de reconnaître Haïti moyennant 150 millions de francs or. « La somme a été scrupuleusement versée jusqu’en 1885… Voilà ce qui est gravé dans la mémoire des Haïtiens. » Ce déplacement doit donc avoir une « portée symbolique forte pour rendre aux Haïtiens le contrôle de leur destin et solder les comptes du passé. » Mais la repentance n’est pas au programme de Nicolas Sarkozy qui vient pour proposer aux autorités haïtiennes, avant la conférence internationale de New York du 31 mars, dans le cadre d’une stratégie de reconstruction, « la contribution française dans le plan d’ensemble » conduit par les Haïtiens et l’ONU, avec les Américains, les Canadiens, le Brésil, l’Union européenne et le Japon. La stratégie est d’aider au redressement de l’Etat et à sa capacité administrative et de faire un effort de reconstruction pour un développement durable et endogène pour sevrer le pays de la dépendance à l’aide internationale. La France promet de gros efforts de formation pour les cadres de la fonction publique et l’annulation de la dette. « Le président confirmera solennellement l’annulation des 56 millions d’euros qu’Haïti doit à la France », confirme Jean-David Lévitte. Combien mettra-t-elle sur la table ? « Les chiffres seront révélés sur place. » Quant à l’extrême brièveté de la visite présidentielle, l’Elysée indique que « c’est toute la difficulté d’un tel déplacement dans un pays en crise. Il s’agit de ne pas ajouter de la difficulté dans un pays par terre ».

FXG (Agence de presse GHM)


Séquence en Martinique

« Le déplacement était prévu dans la foulée des consultations populaires en Martinique et en Guyane », prévient le conseiller outre-mer du président de la République qui a rappelé que depuis le 19 février 2009, l’agenda présidentiel était résolument tourné vers les outre-mers. « Cette fois, il s’agit de visites ramassées pour tirer les conclusions politiques des consultations populaires du mois de janvier, mais aussi de rendre hommage à ces bases arrières logistiques françaises qui ont eu un rôle actif dans l’aide à Haïti. » Ainsi, à peine débarqué à l’aéroport international Aimé-Césaire, le président (qui aura été rejoint par Rama Yade, Brice Hortefeux et Chantal Jouanno) rencontrera sur le tarmac les acteurs civils et militaires ayant participé aux opérations de soutien au profit des victimes du séisme, puis il se rendra au CHU pour visiter les enfants et adolescents hospitalisés au service de pédiatrie suite au séisme. Agenda libre jusqu’au lendemain 11 heures (et l’on nous affirme qu’aucune réunion politique avec l’UMP n’est prévue). A la préfecture, Nicolas Sarkozy rencontrera les parlementaires, les présidents de collectivités et les maires de chef-lieu. Il sera question de tracer la feuille de route pour la mise en place de la nouvelle collectivité territoriale unique. « On abordera le nom de la nouvelle collectivité, le mode de scrutin, le calendrier de mise en place (soit 2012, soit 2014 quand la réforme des conseillers territoriaux sera en vigueur dans l’Hexagone)… Ce sera à huis clos. » Nicolas Sarkozy fera ensuite, à 11 h 40, un discours public à l’Atrium où il aura aussi quelques annonces sur « l’assouplissement du régime des habilitations législatives ». A 12 h 30, l’Airbus s’envolera pour Cayenne.


Séquence en Guyane

A peine débarqué à Cayenne, Nicolas Sarkozy se rendra à 16 heures au quartier Eau-Lisette avec le maire de Cayenne, Rodolphe Alexandre, pour visiter le projet de l’Agence nationale de rénovation urbaine. Puisà 16 h 45, c’est la réunion en préfecture avec les « grands élus ». « On abordera le nom de la nouvelle collectivité, le mode de scrutin, le calendrier de mise en place (soit 2012, soit 2014 quand la réforme des conseillers territoriaux sera en vigueur dans l’Hexagone)… Ce sera à huis clos. » A 17 h 30 au Zephyr, le président fera un grand discours. Il y sera aussi question des suites des 137 mesures pour l’outre-mer et de la LODEOM. « N’est-ce pas gênant ce déplacement juste avant les régionales ? », questionne la presse. « Il n’est pas interdit d’aller voir ses amis politiques, a répondu le conseiller. Ca a du sens aussi parce que c’est à Cayenne l’illustration que le président a respecté des engagements de 2008. Et puis, il y aura un volet sécurité avec l’annonce de nouvelles opérations harpies. » C’est sûr que la lutte contre l’orpaillage clandestin relève davantage de la compétence du maire de Cayenne que de celle du président de Région !

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 02:33
Air Caraibe annonce la reprise de ses vols vers Haïti le 24 février
Air Caraïbes annonce la réouverture de ses vols commerciaux vers Port-au-Prince dès le mercredi 24 février 2010. A partir de son réseau régional, deux vols hebdomadaires Pointe-à-Pitre < - > Port-au-Prince seront opérés les mercredis et jeudis en Embraer 190, biréacteurs d’une capacité de 100 places. Grâce à ses plateformes antillaises, la compagnie offrira également la possibilité à ses passagers de se connecter au réseau transatlantique d’Air Caraïbes en direction et vers Paris Orly Sud.
Air Caraïbe met également à disposition de la communauté haïtienne un tarif aller-retour promotionnel pour un billet Paris <–> Pointe-à-Pitre <–> Port-au-Prince, pour tout vol effectué avant le 31 mars 2010.
Dans l’attente de la réouverture prochaine de sa desserte directe long-courrier, en Airbus A330 depuis Paris Orly Sud, Air Caraïbes proposera ainsi, dès le 24 février 2010, une alternative de voyage aux passagers désirant se rendre ou revenir d’Haïti.
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 10:44

Robert-Moy-2.jpgRobert Moy, le premier internaute guyanais

Robert Moy, ancien cadre de RFO Guyane, ancien directeur de RFO Guadeloupe, vient d’être nommé directeur de la radio à France Télévisions.

Ceux qui, vers 1980, ont été élèves à l’école primaire de Saint-Laurent du Maroni, non loin de l’ancien camp de la transportation, ou à Montjoly, se souviennent peut-être de Robert Moy, cet éphémère instituteur sorti de l’IUFM de Guyane en 1981. « L’IUFM était alors un des rares cycles d’études qu’on pouvait faire en Guyane sauf à aller s’exporter aux Antilles pour faire du droit… » Après son bac scientifique décroché en 1979 à Cayenne, Robert Moy fait donc le choix d’étudier au pays même s’il sait qu’il n’est pas un « hussard de la République ». Il participe à une sélection lancée par RFO qui veut recruter des techniciens supérieurs. Il se lance, est reçu et aussitôt envoyé en formation complémentaire à l’Institut national de l’audiovisuel et à l’IUT de Créteil. Le voilà de retour, en Guyane, désormais technicien d’exploitation et de maintenance à la radio, d’abord, puis à la télé. A partir de 1988, il devient responsable de production, puis responsable de la fabrication télévision. « Je me suis préoccupé du développement des productions locales, de la coopération régionale et de la couverture du territoire. » Il s’intéresse très tôt au développement des outils de communication de la radio et de la télé…

Directeur de la radio

Robert-Moy-1.jpg« J’ai été le premier à avoir accès à Internet en Guyane à partir d’un abonnement que j’avais pris à Paris chez Calva.com… » De Cayenne, il se connectait par appel international… Ca coûtait une fortune ! « Je faisais du web de manière préhistorique mais je montrais à mes collègues ce que l’on pouvait faire avec Internet. Dès lors, Robert Moy va être un des spécialistes de nouveaux médias. Malakoff, le siège parisien de RFO, le recrute et le nomme en 1998, directeur de l’informatique. Il installe la première messagerie entre les différentes stations RFO d’outre-mer et adapte à sa chaîne les outils de gestion des conducteurs de France 2… Puis, c’est la promotion : la direction régionale de RFO Guadeloupe, de 2002 à 2004. Une période qui sera marquée par le lancement de Stardom, première émission de télé réalité, les émissions de bassin (Matin péyi, Colibri Otantik’Jam…) et 17 jours de grève ! Retour à Paris où cette fois, on lui confie le projet de la TNT. Le projet étant verrouillé lors du conseil interministériel de l’Outre-mer du 6 novembre 2010, Robert Moy est alors libre pour intégrer le nouvel organigramme de France Télévisions, comme directeur de la Radio avec une trentaine de personnes (journalistes et techniciens) sous responsabilité à Paris et la coordination des neuf radios pays et de radio Ô, qui n’émet que sur le Net, « pour l’instant ».

FXG, agence de presse GHM


Un projet encore soumis à l’arbitrage de Geneviève Giard

Robert Moy est discret sur le projet qu’il veut développer pour les radios de RFO car les discussions sont en cours et qu’il revient à la responsable des réseaux régionaux de France Télévisions, Geneviève Giard, d’arbitrer la chose. « Je considère que la radio est le média par excellence de proximité et de service public. » Il refuse le mimétisme avec les radios commerciales et préconise donc une politique de différenciation et de modernisation. Nos radios pays ont trop la tête dans le guidon du quotidien pour prendre du recul et s’intéresser aux grands reportages ou aux magazines. C’est une valeur ajoutée que nous devrons essayer de porter depuis Paris, en synergie avec les stations et en interaction avec le public. » Robert Moy voudrait démontrer que la radio peut apporter sa contribution dans la résolution des problèmes rencontrés dans les territoires avec la ressource des experts présents dans l’Hexagone. Et puis, il pense global média, c’est-à-dire qu’il veut adapter l’évolution de la consommation aux médias en faisant une place à Internet et au smart phone dans une synergie télé et radio.

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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 09:44

La rue Oudinot sous surveillance

La réforme de l’organisation de l’administration du ministère de l’Outre-mer devait être passée au crible par la Cour des comptes dans son rapport 2010. Mais les juges ont finalement reporté leur rapport « pour laisser la réforme se faire », souligne un sage de la rue Cambon.

Le fisc ne va pas à la niche

La Cour des comptes déplore que certaines niches fiscales, « comme les investissements outre-mer, ne fassent pas l’objet d’une attention plus importante », des agents du fisc.

Les agents du fisc se protègent

La pate de Philippe Séguin est encore présente. Dans son rapport 2010, la Cour des comptes a révélé cette semaine quelques petites perles truculentes. Elle relève par exemple que le fisc fait preuve d’une grande mansuétude envers… ses propres agents. Sur quarante-et-un dossiers examinés lors de son enquête, la Cour a noté que sept comportaient des anomalies, « notamment des vérifications moins approfondies que pour d’autres contribuables ».

MLP et les ministres

Quand elle ne fait pas campagne en Guadeloupe, Marie-Luce Penchard s'efforce de mettre en oeuvre les 137 décisions du conseil interministériel de l'outre-mer. La ministre rencontre dans les quinze prochains jours ses collègues du gouvernement pour faire le point de l'avancement de ces mesures. Elle a vu Luc Chatel récemment et rencontrera avant la fin du mois de février Michèle Alliot-MarieRoselyne Bachelot, Martin Hirsh, Valérie Létard et Eric Woerth.

DM et FXG, agence de presse GHM

 

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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 09:35

E-deom.com, un portail de l'emploi pour les Ultramarins

Mathot-Karam-Bieuville-1-.jpgLe 17 février 2010, le site e-deom.com sera mis en service par le GEFDOM, une association d'entrepreneurs ultramarins présidée par le fondeur d'art Ruddy Jean-Jacques.

« Le site répond à une attente très forte d'une élite ultramarine qualifiée qui avait été relayée lors des mouvements sociaux aux Antilles en 2009 », déclarait le délégué interministériel Patrick Karam jeudi dernier lors de la signature d'une convention de partenariat tripartite entre le GEFDOM, le Pôle emploi, l'agence de l'outre-mer pour la mobilité (LADOM, ex ANT), l'agence  pour la création d'entreprises (APCE) et la FEDOM (fédération des entreprises des départements d'outre-mer).

DIMECFOM.jpgA « l'opacité du marché de l'emploi pointée du doigt », Karam oppose « la nécessité d'améliorer la coordination des forces vives du tissu économique ultramarin ». Il a donc donné pour mission au GEFOM d'élaborer et d'animer ce site Internet qui « facilitera l'accès à l'information en la centralisant. Il s'agit, dans un souci d'égalité des chances, d'élargir l'espace économique et de fluidifier le marché du travail pour les intéressés en diffusant une information maximale. » Le portail Internet doit mettre en relation les demandeurs et les offreurs d'emploi aussi bien en outre-mer que dans l'Hexagone. En plus des offres d'emploi à pourvoir, des rubriques dédiées à la création d'entreprise et d'information sur l'activité économique des départements d'outre-mer seraient régulièrement mises à jour pour exposer les opportunités d'investissement dans les DOM.

Et puis, cerise sur le gâteau : « Les candidats ultramarins bénéficieront en outre d'une priorité au recrutement lorsqu'ils présentent les compétences requises au titre de l'avantage que leur confère la connaissance de l'environnement géographique du lieu de travail ainsi que la culture locale. » Vivement le 17 février !

FXG, agence de presse GHM


Patrick Karam a signé la convention avec Ruddy Jean-Jacques (GEFDOM), Christian Charpy, (directeur général Pôle emploi),François-Xavier Bieuville (directeur général LADOM), Philippe Mathot (directeur général APCE) et Alain Vienney (délégué général FEDOM).

 

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