Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 06:02

Dagnet, Collard, Ribbe et le Front national
Dagnet--Karam--Sarko.jpgL’annonce par le Front national de la présentation de son programme pour l’Outre-mer par Marine Le Pen, le 1er février prochain, en présence de Charles Dagnet, ancien co-président du Collectifdom, a provoqué une réaction vive dans le milieu ultramarin parisien. Daniel Dalin, actuel président de cette association de lobbying et qui fut aussi co-président avec Charles Dagnet, a fait publier dans l’édition de Libération du 26 janvier, un texte pour dénoncer une manipulation. « Le Collectifdom a toujours été aux antipodes des thèses et propos soutenus par le Front National et dénonce fermement la récupération et l’usage qui est fait par un certain Charles Dagnet, du nom Collectifdom. »
Daniel Dalin reconnaît que Charles Dagnet a été « un éphémère co-président (8 mois en 2007), (et que) « il en a été radié à l’unanimité des membres de son conseil d’administration pour fautes graves. » En 2007, poursuit le Collectifdom, « Charles Dagnet avait soutenu la candidate Ségolène Royal, puis chanté la Marseillaise avec le candidat Nicolas Sarkozy »… Il semble que cette jonction se soit faite par le biais de l’avocat Cyril Collard qui conseille Marine Le Pen, et d’un autre ancien président du Collectfidom, Claude Ribbe. Les deux hommes s’étaient rapprochés au moment de la sortie du livre de Claude Ribbe, Le crime de Napoléon, en 2006.
Le jour même de l’envoi du communiqué du Front national indiquant la présence à venir de Charles Dagnet à sa conférence de presse, ce dernier était vu en train  de déjeuner avec Claude Ribbe, à la brasserie parisienne, le Zimmer, au Châtelet.
FXG (agence de presse GHM)

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 15:40

Moun France joue les prolongations à Paris
Moun-France-avec--JP-Sturm-et-avec-Pacal-Moesta-Evelyne-Eti.jpgJean-Pierre Sturm écrit des histoires pour faire rire les adultes et les enfants. Après son dernier spectacle à succès, Ma Commère Alfred, cinq semaines à l’affiche à Paris, il nous revient avec Moun France, sa nouvelle comédie actuellement à l’affiche au théâtre Comédia au 4 boulevard de Strasbourg à Paris et joue les prolongations jusqu’au 12 février. Une comédie créée rien que pour faire rire, beaucoup rire et énormément rigoler, voir pleurer du début à la fin. Ce spectacle rythmé, décalé permet de rire aux éclats même dans les temps morts.
Quand les Guadeloupéens viennent vivre dans le 93… C’est la petite histoire d’un couple guadeloupéen, Rigobè et Dedète, qui pour visiter Paris quitte sa grande villa et piscine en séjournant quelques jours  chez Maurice et Jocelyne, la sœur habitant dans un petit deux pièces de l’autre coté du périphérique, dans le 93. Ces derniers ont une relation pas très catholique avec leur jeune ami, Cédric. Ici, dans cette cité de la banlieue nord, et  avec la nouvelle génération, l’hospitalité antillaise n’est plus que souvenir gommé par le temps et les nouveaux modes de vie aujourd’hui. L’histoire est délirante pour les spectateurs, cauchemardesque pour les comédiens. Une fiction qui révèle la réalité du quotidien. Bienvenu dans un monde inconnu à Rigobè et Dedète. Un conte formidable.
AJ


L’enfant de la télé a toujours envie de faire rire
Jean-Pierre Sturm 52 Alfred JocksanAprès Ma Commère Alfred c’est autour de Moun France de tenir le haut du pavé au théâtre Comédia à Paris. La formule ne change pas, le fou rire est toujours présent dans cette aventure  consacrée à l’arrivée d’un couple de Guadeloupéens, Rigobè et Dedète, dans la banlieue nord de Paris. Un voyage en France qui tourne au cauchemar, car ils vont être mêler, malgré eux, à une étrange affaire, tout en constatant que l’hospitalité antillaise a changé. Depuis 1996, Jean-Pierre a mis un point final à sa carrière d’homme de télé et de radio pour se consacrer entièrement au développement de sa boite de production, JP Show. ITW

Avez-vous pris un risque de programmer « Moun France » au théâtre le Comédia  pendant un mois ?
Oui, nous avons pris un risque de jouer à Paris pendant un mois, donc forcement le public s’étale sur plusieurs représentations. Ils choisissent, ils peuvent venir le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche. Nous attendons le public en restant ici jusqu’au 12 février. Donc, on les attend en grand nombre.
Après Ma Commère Alfred. Vous êtes aujourd’hui un metteur en scène à succès dans la communauté. D’où puisez-vous votre inspiration, toujours en partant d’une simple histoire ?
J’ai l’envie de faire rire mon public. Moi, quand j’étais petit, j’ai été bercé par l’émission « au théâtre ce soir » à la télévision. J’ai toujours eu l’amour du théâtre et ça c’est très important. Je me souviens que quand j’étais à l’école, il y avait la troupe de Jean Goncelin qui passait et je n’ai jamais raté aucune des ses représentations. Et, beaucoup plus tard, je me suis intéressé au théâtre, parce que je savais qu’au fond de moi il y avait cette envie d’écrire. Et, tout naturellement quand j’ai quitté RFO. C’est la chose qui s’est imposée à moi. J’ai écris ma première pièce qui n’est jamais sortie. Je l’ai fait lire à quelqu’un qui n’a pas trouvé ça superbe. Elle est restée dans un tiroir. Et un jour, le directeur du théâtre de Charenton a lu le scénario et il m’a dit « c’est pas mal. Mais il faudra la travailler différemment ». J’ai laissé tomber. Jean-Pierre-Sturm-2---Alfred-Jocksan.jpgEnsuite, Ma Commère Alfred s’est imposé à moi et je l’ai écrit. Et ça a été un succès. Puis j’ai lancé cette série en 2007 « Rigobè et Dedète » pour la télévision et les personnages ont plu, devenant au passage le couple guadeloupéen le plus célèbre du petit écran. Je savais que je tenais de l’or dans les mains. La série a eu un succès phénoménal et je me suis dit pourquoi ne pas écrire une pièce autour d’eux. J’ai écrit « Rigobè et Dedète  sur scène » puis « Rigobè et Dedète comme à la télé ». Mais il y a quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un moment et j’ai toujours voulu qu’il y ait cette rencontre entre les Antillais de  métropole et les Antillais qui vivent au pays. Pour moi, c’était important de faire ça. Cette pièce s’est imposée à moi et j’ai pris une année pour l’écrire, avec l’angoisse, le malaise intérieur.  Je me suis mis à l'écrire lors d’une croisière à bord d’un bateau, pour la majeure partie, pendant neuf jours. Ça m’avait fait du bien. Je suis revenu à Paris, comme l’inspiration venait, neuf jours après j’ai repris le même bateau pour finir l’écriture. Je me revois entrain d’écrire cette scène poignante ou l’on voit Cédric, le petit dealer, avec Dedète. Je me revois encore entrain d’écrire cette scène. Je pleurais en regardant la mer. Je ne peux pas vous dire si je pleurais parce que je regardais la mer, ou si ce que j’écrivais, était poignant. Je crois que c’était poignant quand on voit la réaction du public. Il se passe quelque chose à ce moment là sur la scène et dans la salle.  
Pourquoi cette rencontre entre les Antillais de là bas et les Antillais de la banlieue, très caricaturale, vous tenait tant à coeur ?
Jean-Pierre-Sturm-Alfred-Jocksan.jpgNon, ce n’est pas une caricature. C’est ce que beaucoup d’Antillais ont vécu. Je crois que beaucoup d’Antillais se reconnaissent, beaucoup de Guyanais se retrouvent. On dit les choses qui sont importantes. On met Rigobè et Dedète dans une situation qu’ils ne connaissent pas. Jusqu’à maintenant, tous les pièces qu’on a produites sont des pièces qui viennent des Antilles et qui arrivent avec une histoire antillaise, une histoire de là-bas. Et, on les joue ici. Moi, avec Moun France, je fais le contraire. Il fallait absolument créer une histoire pour les 400 000 antillais vivant en Ile de France. Seul Maurice Jallier l’avait déjà fait, mais c’était des Antillais qui partaient là-bas avec une blanche. Moi, ce n’est pas ce que j’ai voulu montrer. Je fais venir ceux de là-bas dans le milieu de la banlieue, avec un parler banlieue qu'ils ne connaissent pas du tout. Et, Rigobè et Dedète s’accaparent de ce parler de banlieue. C’est les gens de chez nous qui viennent en banlieue parisienne. É babe kay lévé. Ici, ressort le choc des cultures, le rôle de la mère... Il y a une scène de la pièce qui est capitale, quand Dedète invite le petit Cédric à venir la rejoindre et que fait l’homme à ce moment là ? rien. Car l’homme antillais est toujours inexistant à ce moment là. C’est la mère qui est là. C’est ça aussi cette pièce. Voyez-vous, ce n’est pas à moi de le dire, c’est au public de venir découvrir la pièce et de faire le commentaire en voyant toutes les petites choses que j’ai voulu mettre.
Jean-Pierre, vous étiez un enfant de la télévision que vous avez quittée en 1996. Où en êtes-vous aujourd’hui ? Pensez vous que c’est une histoire oubliée dans votre vie ?
Non, ce n’est pas oublié. Disons que j’ai d’autres préoccupations, j’ai d’autres envies. J’ai donné ce que j’avais à donner à la télévision. J’ai fait de la télé pendant près de vingt ans. J’ai tourné la page. A la fin du spectacle je viens me présenter. Certaines personnes me laissent entendre : « Tiens on revoit l’animateur ! » C’est ce que je fais. Je ne monte pas sur la scène à la fin en tant que metteur en scène ou entant qu’auteur, je monte en tant que producteur du spectacle et il faut que je parle du spectacle et que je demande aux gens de « bay la vwa » comme on dit. En ce moment je suis plus animateur et ça me fait plaisir et me remémore certains bons souvenirs.
Avez-vous envie de retrouver un plateau de télévision pour une nouvelle aventure ?
Il y a déjà eu deux ou trois tentatives avec RFO. La première fois, j’étais un petit peu partant, sans plus. Je suis devenu trop fainéant et j’adore ma liberté. Pour moi, être dans un bureau, c’est fini. Et faire de l’antenne tous les jours comme je faisais avant du lundi au vendredi, je pense aussi que c’est fini. Exceptionnellement, si on vient me demander de présenter une émission spéciale, je pourrai dire oui. S’il y a une chose qui me manque c’est la radio. La télé ne me manque pas. Je suis un enfant de la radio. J’ai commencé la radio à l’âge de douze ans. C’est vraiment un truc que j’aime beaucoup, la radio. C’est un truc que je kiffe à mort. Pourquoi pas la radio, mais pas la télé.

Vous et la Guadeloupe ?
Je n’ai pas vraiment quitté la Guadeloupe. Je ne peux pas rester loin de la Guadeloupe plus que deux ou trois mois. Mon métier me le permet parce qu’on a des tournées et on part très souvent. J’ai gardé ma maison. Je dis souvent vivre à Paris, je n’ai pas eu le choix. C’est ce choix qui s’est imposé à moi. Je reste un Guadeloupéen qui va chez lui très souvent.
Quel est votre  regard sur la télévision ?
Aux Antilles je n’ai pas de télé chez moi. Quand je vais là-bas, je ne regarde presque jamais la télé. Sauf de temps en temps quand je passe chez ma grand-mère. Je ne porte pas attention, ni de jugement sur la télé aux Antilles. Concernant la télévision en métropole, je regarde peu. Je sors beaucoup au théâtre. Je regarde de temps en temps des documentaires sur France Ô, j’adore Arte. Mais tout ce qui est jeu ou télé réalité, je n’ai plus l’occasion de regarder. Ma petite société, JP Show, me demande tellement d’investissement personnel qu’elle me laisse peu de temps pour m’occuper de moi.
Le théâtre est-ce votre part d’engagement dans la culture guadeloupéenne que vous défendez ?
Il n’y a pas que le zouk. Il y a aussi le théâtre. Mon engagement est de prendre le risque de rester un mois à Paris avec tout ce que ça comporte comme risque. J’ai d’autres engagements qui sont ailleurs, aussi en Afrique ou je fais des choses, notamment au  Sénégal et en Cote d’Ivoire également.
Propos recueilli par Alfred Jocksan


La tournée  aux Antilles :
-Martinique à l’atrium du 01 au 04 mars
-Guadeloupe :
-Basse-Terre- Artchipel du 07 au 12 mars
-Le Moule – Salle Robert Loyson du 13au 17 mars
-Le Lamentin – ciné théâtre : du 24 mars au 02 avril.

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 07:25

Trace innove en 2012
Laouchez-Joelle-Kayambe-Jaky-Brown.jpg« Les nouvelles générations prennent le pouvoir », ainsi a déclaré Olivier Laouchez PDG et cofondateur de Trace lors de la présentation, lundi dernier à Paris, des innovations et des performances de son groupe de média en 2012. « Une histoire d’entreprise, une histoire de passion, mais avant tout une histoire d’amour », dit-il avant un bref historique de sa propre passion pour la musique créole et le hip hop découvert d’abord aux Antilles et ensuite a Sarcelle. En 2003, « bien que tout ait été fait dans les années 90 pour tuer le rap français, à cause du désintérêt des grandes marques, des grand medias et des décideurs  pour ces rappeurs dont le look, les mots et la couleur de peau n’étaient pas politiquement correct », il fonde, grâce au soutien d’amis, de parents, et de la banque Goldman Sachs, la première télévision consacrée exclusivement aux musiques et cultures urbaines. 9 ans plus tard, cette chaîne, Trace Urban est présente dans 160 pays. En France elle est n°1 des chaînes musicales en audience hors TNT, sur les 15-34 ans. Ce succès, laouchez.jpgTrace le doit à la détermination de ces générations urbaines et de ces artistes qui on rendu « grand public » une culture et une musique née dans la rue. Désormais leader des chaînes musicales de l’univers payant Trace Urban prévoit de dupliquer ce succès dans l’univers du sport entertainment avec sa nouvelle chaîne, Trace Sports, consacrée aux célébrités sportives. La nouvelle grille de cette chaîne offrira un focus sur les champions qui vont briller aux prochains Jeux Olympiques de Londres et au Championnat d’Europe des Nations en Pologne et en Ukraine (football). Autre innovation, le lancement de deux applications mobiles « Trace Music » et Trace Sports » pour les plateformes Ipad, Iphone et Androïd ; lancement d’un nouveau portail web regroupant les 4 univers de la marque Trace. Lancement des chaînes Trace  sur des services OTT et en TV connectée. ; lancement d’un service de téléphonie Trace Mobile en France et dans plusieurs pays d’Afrique. ; lancement d’une carte de paiement prépayée avec PCS Mastercard ; lancement de radios Trace FM dans l’Océan Indien et en Afrique ; mise en place d’un service intégré « Trace Marketing Solutions » pour que les marques et les agences puissent bénéficier de l’écosystème et de l’expertise de Trace sur les cibles jeune. trace-une-TV-de-jeune.jpgEnfin, puisque Trace s’engage pour les jeunes, et souhaite que les jeunes s’engagent, lancement d’une série d’émissions « Guest Star : Spécial Présidentielles 2012 » consacrées aux candidats à la Présidentielle 2012 et à leur programme pour les jeunes. Dernière nouveauté, le choix de Joëlle Kayembé, top model, nouvelle ambassadrice de la marque et de la Fondation Trace. « Trace a été recalé deux fois par le CSA pour être diffusé sur la TNT » , a indiqué Olivier Laouchez, nous en avons conclu que le pouvoir en place privilégie les grand groupes qui lui sont proches, mais les pouvoirs changent, nous sommes pour le changement d’ailleurs, alors nous verrons bien… » Olivier Laouchez ne cache pas sa préférence ; il a annoncé que François Hollande est le premier candidat a avoir répondu oui pour participer à la nouvelle émission,« Guest Star : Spécial Présidentielles 2012 », alors que Nicolas Sarkozy, qui n’est pas encore candidat, n’a pas encore été sollicité.
RDG


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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 06:35

Alain Jean-Marie, chevalier du Mérite
Alain-JeanMarie-et-sa-femme-Morena-et-la-ministre-de-l-outr.jpgMercredi soir, dans le salon Delgrès du ministère de l’Outre-mer,  le pianiste de Pointe-à-Pitre, de renommée mondiale, Alain Jean-Marie, a reçu l’insigne d’officier dans l’ordre national du Mérite des mains de Marie-Luce Penchard, heureuse d’être la marraine du grand jazzman. A 8 ans, il fait ses premiers pas dans les bals en apprenant le piano en autodidacte. En 1967, il s’envole pour le Canada avec Marius Cultier pour revenir vers ses terres en 1970. Nouveau départ en  1973 pour s’installer à Paris. Que de chemin parcouru avant de recevoir cette  distinction qui lui a donné les larmes aux yeux.
Pour l’occasion, Alain était accompagné de sa femme, Morena Fattorini, José, son frère et parrain, , Giordano Fleurette, sa marraine et tante, Jocelyne, sa sœur, et François Lacharme de Jazz mag, Jimmy Blanche, son producteur, Mario Canonge, Jean-Pierre Meunier le spécialiste de la biguine, Pierre Bouteiller, Steeve Potts, Karlos Rosten et encore Bernard Rabaud.
« Je vais vous faire une confidence, lui a déclaré la ministre de l’Outre-mer : « Moi qui aie joué du piano. Vous avez réveillé en moi, le 21 juin dernier, dans la cour der Matignon, les vibrations de ce formidable instrument… Et, je revois encore Daniel Maximin battre les pieds en rythme sur ces airs an tan lontan. »
D’autre distinctions sont venues récompenser le talent de ce pianiste hors pair. En 1999, il a reçu le prix Boris Vian de l’académie du jazz pour l’album Afterblue, meilleur album de jazz français. En 2000 et 2004 il est  récompensé à deux reprises par le Django d’or du meilleur musicien de jazz français. Mais il faut remonter à  1992 et son premier album de biguine réflexion  pour qu’il acquiert ses lettres de noblesse. En solo, en duo, en  trio, en quartet ou en big bang, Alain est partout. Un travailleur acharné, un chercheur infatigable, un homme d’expérience et de partage. Il est aujourd’hui le pianiste de jazz le plus demandé.
Appuyé sur le piano, devant l’assistance, il a laissé  couler quelques larmes d’émotion au moment où la ministre a épinglé au revers de sa veste grise l’étoile à six branches doubles, émaillée de bleu, surmontée d’une couronne de laurier portant les inscriptions de la République, l’ensemble suspendu à un ruban bleu de France en moire. « Cette médaille récompense mon obstination à vouloir faire vivre ma passion qui est la musique et surtout la musique de jazz. » Sa conception de la musique, il l’a expliqué ainsi : « Il faut être comme le bambou qui ne résonne que là où c’est creux. C'est-à-dire qu’il faut rester vide, disponible à l’intérieur et non chargé des choses inutiles qui nous empêchent de résonner. » Puis, avec sa femme Morena, Valérie Ventadour, Mariann Mathéus et Tony chasseur, au chant, il a remercié le public en musique… La soirée s’est terminée  dans un resto au pied de la tour Montparnasse.
Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 07:33

La loi réprime désormais la négation des génocides reconnus

Il y a eu beaucoup de tension, lundi au Sénat, et plus de quatre heures de débat avant qu’une majorité de sénateurs rejette l’exception d’irrecevabilité de la proposition de loi réprimant la négation des génocides reconnus par la loi. En l’occurrence, le génocide arménien commis par les Turcs en 1915 puisque, en dehors de la Shoah, il est le seul reconnu légalement par la loi du 29 janvier 2001. La tension était dans la rue d’abord, puisque les abords du palais du Luxembourg étaient bouclés par les forces de l’ordre. Devant les grilles du jardin du Luxembourg, une dizaine de cars de CRS contenaient la manifestation des Turcs.  Une petite centaine d’hommes brandissaient des drapeaux turcs et français et des pancartes : « C’est pas aux politiques d’inventer l’histoire » ; « L’histoire ne doit pas servir la politique »… A cent mètres à peine, face à l’entrée du palais du Luxembourg, dix autres cars de CRS contenaient les manifestants arméniens. Plus nombreux, peut-être 3 ou 400, ils brandissaient des drapeaux français et des pancartes : « Sénat, ne cède pas aux pressions » ; « le négationnisme n’est pas la liberté d’expression » ; « le négationnisme est un crime, pour le punir, je veux une loi »… Au Sénat, nombreux étaient les représentants de la presse turque. Bien plus que lors de l’examen, le 4 mai dernier, d’une autre proposition de loi visant à réprimer exclusivement la négation du génocide arménien et qui avait été retoquée. « Il n’y avait que deux représentants de la presse écrite turque, l’un pour la loi, l’autre contre, relate Bernard Piras, député PS de la Drôme. Si le PS et l’UMP ont indiqué soutenir la loi, au sein des troupes, ce n’était pas aussi clair individuellement. Car en plus de ceux qui refusent les lois mémorielles à l’instar de l’écologiste Esther Benbassa, ceux qui ont taxé cette loi d’électoraliste, voire communautariste, comme Jacques Mézard, président du groupe RDSE, ceux encore qui craignent ses effets sur la diplomatie française comme Ambroise Dupont (UMP), il y avait l‘écueil de la commission des lois dont le rapporteur, Jean-Pierre sueur (PS) a annoncé qu’avec 23 voix contre 9, elle avait déposé une exception d’irrecevabilité au motif d’inconstitutionnalité. « Il n’appartient pas à la loi pénale d’intervenir dans le champ de l’histoire », a t-il déclaré avant de citer Robert Badinter : « Le Parlement n’est pas un tribunal. » Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement est venu contre-attaquer : « Il ne s’agit pas de légiférer sur l’histoire mais de compléter notre droit. » La proposition déjà adoptée en décembre dernier à l’Assemblée nationale punit  de 1 an de prison et de 45 000 € d’amende la contestation ou la minimisation outrancière de l’existence d’un ou plusieurs crimes reconnus comme génocide par la loi française, donc le génocide arménien. Les défenseurs de la motion d’irrecevabilité ont fait planer le risque d’un effet domino si le texte était soumis au Conseil constitutionnel, menaçant aussi la loi de 2001… Tandis que les orateurs se succèdent à la tribune, les manifestations se poursuivent à l’extérieur. Les troupes ont un peu fondu côté Turcs, mais leur service d’ordre doit contenir les plus jeunes. Côté Arméniens, on scande slogans sur slogans : « Non, non, à la négation », « Sénat, vote la loi »… Bruno Gilles soutient à la tribune qu’il faut incriminer pénalement la négation « à l’instar de la loi Gayssot » qui punit la négation de la Shoah. Pierre Charron, le sénateur UMP de Paris, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy  assure que certains députés UMP se sont fait excuser pour ne pas à voter. Son collègue socialiste, Bernard Piras, évoque le même trouble chez certains de ses amis : « 60 voteront pour, 30 contre et les 30 autres iront aux toilettes… » Finalement, sur 263 votants, 167 sont contre l’exception d’irrecevabilité, 86 pour et dix abstentions. Le débat s’est poursuivi encore quelque trois heures puisque les sénateurs devaient se prononcer sur une question préalable (du même ordre que l’exception d’irrecevabilité) et sur un possible renvoi en commission. A 22 h 26, par 127 voix contre 86 et 27 abstentions, les sénateurs ont adoptée la loi, ce qui devrait permettre au président de la République de promulguer cette loi rapidement. Les opposants à la loi devraient tenter une saisine du conseil constitutionnel. Notons que cette loi ne concerne pas la négation du crime contre l'humanité qu'est l'esclavage car l'Assemblée nationale avait resteint aux seuls génocides reconnus le texte.

FXG (agence de presse GHM)

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 07:25

Les 70 ans de la maison Damoiseau

5-damoiseau.jpgLa marque Damoiseau célébrera en 2012 ses 70 ans d’existence. Un événement célébré le 1er Mars dans le cadre du Salon international de l’agriculture à paris et qui donnera naissance au deuxième semestre 2012 à un Rhum vieux de 10 ans d’âge. Ce rhum agricole de 42° millésimé 2001 a vieilli au moins 10 ans dans des petits fûts de chêne ayant contenu du Bourbon pendant 2 ans. Fondé a la fin du XIX siècle dans la commune du Moule, le domaine agricole de Bellevue a été repris en 1942 par Roger Damoiseau, grand-père de l’actuel dirigeant Hervé Damoiseau. La marque leader en Guadeloupe produit 2 000 000 de litres de rhum agricole par an et a dépassé cette année 50% de part de marché sur l’île. Un programme d’investissement de 6,5 millions d’euros doit permettre à la marque  de concrétiser son plan de développement sur les dix prochaines années, notamment un bâtiment de 3000 mètres carrés aux Abymes mis en service en 2011 et destinés au stockage et à l’embouteillage. 3-damoiseau.jpgCette installation devrait permettre de produire jusqu’à 5 millions de bouteilles par an. L’objectif est de doubler la production de 3 à 6 millions de bouteilles et d’équilibrer les ventes pour réaliser 50% de son chiffre d’affaire à l’échelle locale et 50 % à l’international, France métropolitaine comprise (contre un rapport de 75% à 25% actuellement). L’essentiel du doublement se ferait sur les rhums vieux. Les sociétés Damoiseau Export et Spiridom se chargent de la promotion de ces rhums d’exellence dans plus de 40 pays. Hervé Damoiseau résume ainsi son état d’esprit : «  Nos produits sont issus du terroir : ils ont une âme, une histoire. Mon objectif est de tout faire pour permettre aux consommateurs, qu’ils soient connaisseurs ou non, de partager ces valeurs et de déguster des produits élaborés dans les règles de l’art. »

RDG (agence de presse GHM)

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 06:44

Younous Omarjee remplace Elie Hoareau à l’Europarlement
Younous-Omarjee.jpg La circonscription outre-mer au Parlement européen a un nouveau député. Le Réunionnais Younous Omarjee a remplacé, lundi 16 janvier, le patron du parti communiste réunionnais, Elie Hoareau. Ce dernier a démissionné de son mandat le 4 janvier dernier pour se consacrer à son rôle de secrétaire général du PCR et à sa fonction de conseiller régional. Selon Olivier Plumandon, son assistant parlementaire, « c’est pour se conformer au principe d’un homme, un mandat ». Younous Omarjee devrait par ailleurs intégrer le Conseil National de campagne du Front de Gauche en tant que partenaire rattaché. Les trois europarlementaires d’outre-mer sont Maurice Ponga (Nouvelle-Calédonie, UMP), Patrice Tirolien (Guadeloupe, PS) et Younous Omarjee (Réunion, PCR).
FXG (agence de presse GHM)

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 05:58

Interview Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer
Après quasiment un mois de silence et un malaise survenu en direct lors d’une émission de radio en Guadeloupe, Marie-Luce Penchard, profite de la visite du candidat du parti socialiste aux Antilles et en Guyane, pour monter au créneau et porter la parole du gouvernement et de l’UMP dans la campagne présidentielle qui se profile. Son mot d’ordre est :

MLP sortie CM« Touche pas à mon président ! »
Vous passez à la contre-attaque après les trois meetings de François Hollande en Guadeloupe, Martinique et Guyane… Est-ce une entrée en campagne ?
Je veux défendre le bilan du président de la République. Et, c’est vrai, lorsque j’entends M. Hollande vouloir nous faire croire que la politique de ce gouvernement pour l’Outre-mer se serait traduite par une baisse des crédits, je dis : c’est faux ! Entre 2007 et 2012, nos crédits budgétaires pour l’Outre-mer ont progressé de 12,3 à 13,4 milliards d’euros !
J’entends aussi porter dans le débat qui s’ouvre la véritable vision d’avenir qui anime le chef de l’Etat et l’ambition du programme qui est le nôtre pour nos territoires ultramarins. Or, qu’avons-nous entendu tout au long de ce déplacement de M. Hollande aux Antilles-Guyane ? Le discours creux du candidat d’un Parti socialiste sans projet, sans propositions concrètes sans vision pour l’Outre-mer !
Vous parlez d’un programme, mais vous n’avez pas encore de candidat…
Le président sera amené à s’exprimer devant les Français ; ce calendrier lui appartient. Pour ma part, je souhaite et je suis certaine qu’il sera notre candidat, parce que dans la situation qui est la nôtre, nous avons besoin d’un président expérimenté qui prend des décisions et Nicolas Sarkozy est le président dont nous avons besoin pour la France et notamment pour nos territoires d’Outre-mer.
Mais n’êtes-vous pas déjà prête pour cette campagne électorale ?
Notre famille politique est en ordre de marche, le secrétaire général Jean-François Copé l’a clairement indiqué. Les socialistes, c’est vrai, sont en campagne ; le gouvernement, lui, est au travail. Ce qui ne l’empêche pas d’alimenter le débat. Nous avons tenu des conventions sur l’emploi, la santé, la dépendance, l’outre-mer… On a fait un certain nombre de propositions. Une chose est sûre, et c’est une vraie différence avec M. Hollande : le projet de notre famille politique est à coût constant, c’est-à-dire zéro euro supplémentaire, car la situation budgétaire de la France l’exige. Notre devoir est de garantir le redressement financier de la France, seule condition pour sauver notre système de protection et de prestations sociales. Et quand quelque chose fonctionne dans notre pays, comme la politique familiale, on ne revient pas sur cet acquis comme voudrait  le faire François Hollande en remettant en cause le quotient familial.
Si l’UMP est prête, allez-vous, vous-même, jouer un rôle dans cette campagne ?
J’entends bien jouer mon rôle, c’est ce qu’attendent de moi les ultramarins. Pour le reste, il appartient au président, lorsqu’il sera candidat comme je le souhaite, d’organiser sa campagne. J’ai porté un certain nombre de textes devant les assemblées, j’ai conduit la politique Outre-mer au sein du gouvernement  ces dernières années, j’ai contribué, avec Jean-François Copé et Bruno Le Maire, avec l’ensemble de nos parlementaires ultramarins, aux travaux d’élaboration du projet de notre famille politique pour l’Outre-mer, et j’entends continuer à être utile. Il faut, dans cette période difficile, tenir un discours de vérité. Je crois que les Français qu’ils soient de l’outre-mer ou de l’Hexagone, aspirent à ce que les responsables politiques disent la vérité.
Vous seriez aussi candidate à l’investiture de votre parti dans la 4e circonscription législative de Guadeloupe, celle de Victorin Lurel. Le confirmez-vous ?
Je vais vous faire une confidence : aujourd’hui, ma décision est prise ! Mais que ce soit oui, que ce soit non, je le dirai, chez moi, en Guadeloupe, devant les Guadeloupéens. J’ai toujours dit que solliciter un mandat n’aurait de sens pour moi que sur ce territoire auquel je suis tant attachée, parce que j’y suis née, parce que ma famille et mes enfants y vivent. Parce que j’ai toujours pensé que j’avais une certaine responsabilité vis-à-vis de mon île et de mes compatriotes de Guadeloupe, c’est là-bas et à eux que je m’adresserai.
Ferez-vous campagne en direction des ultramarins de la métropole ?
En tant que ministre de l’Outre-mer, j’ai la responsabilité des politiques qui sont mises en œuvre pour l’ensemble de nos concitoyens et je suis très sensible aux difficultés qui peuvent être celles de nos compatriotes ultramarins de l’Hexagone. A ce titre, avec le délégué interministériel Claudy Siar, nous porterons les propositions fortes défendues lors de la convention UMP pour l’Outre-mer.
Le candidat Sarkozy, en 2007, avait convaincu le monde socio-économique antillo-guyanais avec la LODEOM, les zones franches globales, néanmoins, la fédération des entreprises d’outre-mer a émis quelques réserves en décembre, eu égard aux divers coups de rabot portés à la défiscalisation…
Notre devoir était de réorienter la défiscalisation, notamment vers le logement social et de corriger les effets d’aubaine qui ne bénéficiaient pas aux ultramarins. Sur ce sujet, le flou entretenu par M. Hollande est inquiétant. Imaginez que le 15 octobre dernier, dans le Journal de l’île de la Réunion, il affirme qu’il faut soutenir la défiscalisation fondées sur le principe des niches fiscales. Le lendemain, 16 octobre, sur France Info, il appelle avec force à la suppression pure et simple…des niches fiscales ! Cherchez l’erreur ! Qui croire ? Le candidat Hollande qui parle aux ultramarins ? Ou le candidat Hollande de Paris ?  Vous le voyez, en réalité, les choses sont très simples : d’un côté, M. Hollande, le candidat du double discours ; de l’autre, Nicolas Sarkozy, le Président qui a le courage de dire la vérité aux Français ! Il y a un gouvernement qui sait où il va, en maintenant la défiscalisation dans des conditions très précises, alors que le PS, à force d’hésitations, reste dans une très grande ambigüité. Le monde économique devrait se méfier des doubles discours et des hésitations permanentes, car je ne suis pas sûre que François Hollande maintienne la défiscalisation outre-mer s’il est élu : remplacer les dépenses fiscales par des crédits budgétaires revient à augmenter purement et simplement le budget de l’Outre-mer de 1 milliard. Je demande donc à M. Hollande de nous dire comment et où il compte trouver ces crédits supplémentaires.
François Hollande s’est prononcé pour une maison des outre-mer en métropole. C’est aussi une des mesures du CIOM qui reste à réaliser…
Il n’a pas parlé d’une maison… Une maison, ça symbolise l’ouverture. Il a parlé de cité. M. Hollande a aussi proposé le rattachement du Ministère de l’Outre-mer à Matignon. Je ne suis pas sûre que mes compatriotes ultramarins, lorsqu’ils se lèvent le matin, sont obnubilés face aux défis qui se posent pour leurs territoires, face aux difficultés qui peuvent être les leurs également, par la question du positionnement du ministère ou par la création d’une cité à Paris. En tout cas, cette proposition est à l’image de la politique que nous promettent les socialistes et qui montre vraiment le clivage avec nos valeurs. On a le sentiment que les socialistes veulent enfermer l’outre-mer dans une relation exclusive avec la métropole sous couvert de développement solidaire. Alors que pour nous il est possible de construire un autre modèle avec le développement endogène. Il faut ouvrir les économies ultra-marines, gagner des parts de marché pour ne pas être dépendant des importations à 100 %. Il faut  construire des partenariats et des échanges économiques avec les pays voisins. Nous avons une stratégie pour l’outre-mer et que propose quant à lui le parti socialiste ? Une vision passéiste  et qui enferme plutôt qu’elle n’ouvre. Les Antillais et les Guyanais n’ont vraiment pas été dupes parce qu’on ne peut pas dire que M. Hollande ait déplacé les foules durant son séjour.
Vous avez largement réagi aux discours que François Hollande a prononcés aux Antilles et vous dîtes avoir été choquée par sa formule sur le « développement indigène »…
J’ai été choquée, blessée et même meurtrie par cette formule plus que douteuse. Dans la bouche d’un responsable politique, c’est déjà particulièrement déplaisant quand on a en mémoire l’histoire de nos territoires, mais quand il s’agit d’un homme politique qui aspire aux plus hautes fonctions de l’Etat, c’est indigne !

A la convention UMP sur l’Outre-mer, Jean-François Copé a été dur avec les Martiniquais et les Guadeloupéens quant aux capacités de mobilisation des fédérations locales…
Jean-François Copé ne parlait pas du projet en tant que tel, il parlait d’une situation politique et de l’enjeu pour les fédérations de reconstruire une alternative aux forces politiques actuellement en présence. Plus que jamais, il croit avec moi à cette capacité des Martiniquais à proposer un projet de territoire et une nouvelle ambition. Aujourd’hui, la fédération de Martinique s’est structurée et elle commence à faire entendre sa voix ce qui participe à enrichir le débat démocratique.
Le président et le gouvernement sont extrêmement actifs en outre-mer depuis 2007, néanmoins, ça ne se traduit pas dans les urnes. Comment expliquez-vous ce décrochage ?
Il ne faut pas mélanger l’action du gouvernement, la nécessité de faire connaître les mesures mises en place et l’action des militants qui sont là pour relayer le discours politique. Jamais on n’a autant fait avec les états généraux de l’Outre-mer et avec les décisions qui s’en sont suivies et qui sont devenues la feuille de route du ministère de l’Outre-mer. Nous n’avons pas eu de contre-proposition en face, mais seulement de l’antisarkozysme primaire. Et quand on sait que le candidat Hollande s’est allié avec le Tavini en Polynésie pour le représenter dans le cadre des primaires socialistes, et que le Tavini, par la voix d’Oscar Témaru, cherche à inscrire la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser… Il souhaite, je le rappelle à vos lecteurs, l’indépendance de la Polynésie. Ca fait quand même beaucoup de choses qui me laissent à penser que sur la question du statut, François Hollande n’est pas clair ! Et c’est particulièrement inquiétant pour les Guadeloupéens, pour les Martiniquais, pour les Réunionnais, pour les Mahorais et pour les Guyanais qui aspirent à rester dans le droit commun et pour tous nos concitoyens si fortement attachés à la République.
Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 06:50

Kréyol jazz au théâtre de Neuilly-sur-Seinele-trio-biguine-reflexion-et-son-invite-Andre-Condouant-p.jpg
Samedi soir, au théâtre de Neuilly-sur-Seine, on pouvait titrer « live des titans », tant la qualité de la sélection artistique et musicale était de haut niveau. Un bel hommage à la musique nègre.
Alain-Jean-Marie--65-photo-Alfred-Jocksan.jpgCinq concerts en 5 heures ! Véritable star de la soirée, Alain Jean-Marie est venu avec un programme de choc. Sa touche est délicate, puissante et douce sur le clavier de son piano. L’homme est salué par un tonnerre d’applaudissement. Mais le premier à faire apprécier son sens du swing  est Dominique Leblanc, en trio, avec à la basse, Nicolas Noyon, et à la batterie, le Jeune Thomas Bellon. Il planche en laissant d’importantes séquences de blanc dans son set musical. Il se cherche, regarde le public et pianote, de « Belino » à « Obsession », Dominique part dans « Je me souviens », un clin d’œil a sa terre natale. Son voyage dure 55 minutes d’une fièvre musicale contagieuse.
Pedro--photo-Alfred-Jocksan.jpgJamy Pedro enchaîne et fait sensation. Le bassiste réunionnais a un fantastique doigté et de l’énergie à revendre. Son batteur, Emmanuel, son pianiste, Cédric,  et les cuivres de Rico le propulsent dans son envolée rythmique. Ici tout est métissé, rien n’est figé. Pedro sait donner de la vibration aux six cordes tendues de sa guitare basse. Pour lui, la musique était le seul moyen de communiquer entre les esclaves pour porter la joie et la chaleur dans la dure réalité. Explosif ce Pedro !
Tangora-la-voix-du-sud-dan-s-le-Kreyol-Jazz-photo-Alfred-J.jpgLe jazz-kréyol se décline aussi par la voix italienne de Tangora, accompagnée au piano par le virtuose du clavier martiniquais, Mario Canonge. Sa musique qui fait le tour du monde. Le temps des  souvenirs, avec « Léo valse », est l’hommage à Claude Sommier de la belle italienne. Un duo d’émotion qui fait sensation dans la salle.
Alain Jean-Marie, Eric Vincenot à la basse et Jean-Claude Montredon à la batterie pénètrent en scène à l’invitation de Tony Chasseur : « Le maitre, monsieur Alain Jean-Marie S’il vous plaît ! » Standing ovation. Ceux qui sont  là sont de véritables amateurs de ce genre musical. Certains le considèrent comme le dépositaire du kréyol-jazz… Lui, il pense n’être qu’un interprète parmi tant d’autres. Mais ce festival de kréyol-jazz n’aurait pas ses lettres de noblesse sans lui. Alain Jean-Marie à la tête du trio « Biguine réflexion » offre une explosion de rythmes, de toutes ces musiques qui ont bercé la vie de nos parents, remixées et rejouées pour le seul plaisir de l’auditoire présent. Même Mario Canonge s’est installé au premier rang pour ne rien rater de son doigté. Il est ravi du jeu de cette formation qui a invité le guitariste de jazz guadeloupéen, André Condouant. Une rencontre qui donnera un prochain album pour un swing formidable.
Jowee-Omicil-et-Herve-a-la-guitare-photo-Alfred-Jocksan.jpgJowée Omicil vient ensuite faire admirer ses talents de showman avec ses saxophones. Sa musique jazzy teintée de hip hop bouge, secoue les  spectateurs. Improvisation, sens de rythme, il met les mélodies à son goût et joue avec son public. Ce jeune prodige haïtien vivant à New York  a le swing dans le sang et son passage avec Paco Céli à la batterie, c’est de l’art.La-salle-en-lieste-en-fin-de-prestation-de-Jowee-Omicil-ph.jpg
La musique kréyol a encore démontré dans à Neuilly sa capacité à se faire entendre et à se projeter au-delà des sentiers battus, au-delà des océans. Ce foisonnement de son fait danser la mémoire et battre le cœur, longtemps après l’extinction du dernier groupe. Les artistes ont partagé avec plaisir des instants de pur bonheur. Des histoires difficiles, longues  et douloureuses ont créé  ce mouvement mais la musique c’est la vie.
Textes et photos Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


ITW Dominique Leblanc et ses deux amours, la musique et la Guyane
Le-pianiste-Dominique-Leblanc-dans-sa-loge-photo-Alfred-Joc.jpg« Je transpire la Guyane »
Dominique Leblanc, originaire de la Guadeloupe,  a passé 14 ans de sa vie en Guyane où le don de la musique lui a été légué par sa mère et le plaisir de jouer par Rosange Blérald. Aujourd’hui, il parcourt les salles sombres de l’Hexagone pour faire entendre son swing. Toujours prêt à sauter dans un avion pour rejoindre la Guyane, il ne rate pas jamais l’occasion de se faire entendre sur cette terre d’Amérique. Sa musique est caractérisée par un mélange de fragilité et d’intensité.
Votre première impression après la scène ?
J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer. Un grand plaisir d’être là.
Comment avez-vous vécu ces moments ?
Au début ça a été difficile parce que nous avons eu une courte balance. En cause, les problèmes de temps et d’organisation. Nous étions les derniers à faire la balance. Après le top départ et l’arrivée sur la scène devant le public, les choses ont changé.
Comment qualifiez-vous votre musique ?
Pour moi, c’est du jazz kréyol. C’est un combat que je mène depuis des années et je suis déterminé. Je ne lâche pas. Car je mène ce combat là par amour, par émotion. C’est pour  cela que je ne lâche rien. Ce n’est pas tout le temps gai, ni tout le temps joyeux, mais c’est l’amour de cette musique, la passion, qui me permet de continuer.
L’hommage que vous rendez à Mme Blérald vous vient du cœur, pourquoi ?
Quand je suis arrivé en Guyane je me suis familiarisé avec le folklore du pays avec le groupe Wapa. Ce groupe avait été fondé par cette grande dame, Rosange Blérald. C’est pour cela je tenais, du fond du cœur, à lui rendre hommage pour son travail et son engagement dans la culture. Elle est une femme qui a toujours su fédérer autour d’elle et transmettre.
Vous êtes installé à Paris aujourd’hui. Quel lien gardez-vous avec la Guyane ?
J’ai passé 14 ans de ma vie en Guyane. Mais depuis que je suis à Paris je vais tout le temps en Guyane. Mes parents sont installés en Guyane et tous  mes amis sont plus ou moins guyanais. Pour les Guyanais je suis l’un d’entre eux. Il n’y a que mon origine et mon CV qui disent que je ne suis pas né en terre guyanaise. Moi, je transpire la Guyane. Je suis très présent dans le département pour toutes les manifestations tels le festival de jazz de Cayenne et le carnaval.
Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Ils ont dit
Tony-Chasseur-et-Alain-Jena-Marie-photo-Alfred-Jocksan.jpgTony Chasseur, présentateur de la soirée : « Je suis toujours stupéfait par les talents affichés par tous ces musiciens et par la créativité que le jazz-créole expose dans ce type de manifestation. Je ne parlerai pas de surprise, je dirai la confirmation de ce que je sais. Il y a énormément de talents dans nos contrés et une fantastique originalité. »
Erick-Vincenot-le-bassiste-photo-Alfred-Jocksan.jpgEric Vincenot, le bassiste de Biguine réflexion : « C’est une occasion de rencontrer des amis, des musiciens qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Jouer avec André Condouant est un superbe cadeau. C’est quelqu’un que je connais depuis que je suis petit et j’ai vraiment beaucoup d’admiration pour lui. »
Erick Siar, concepteur de la manifestation et patron de Couleur music publishing : La-joie-avec-Eric-Siar-concepteur-de-la-soiree-photo-Alfre.jpg« Le deuxième festival appelle le troisième. Toute l’équipe était fière et contente du résultat et surtout de pouvoir réunir des légendes vivantes comme Alain Jean-Marie et André Condouant, de faire découvrir Jamy Pédro qui vient de la Réunion et qui est un artiste extraordinaire. Ils ont revu, Jowée Omicil qui est juste un artiste d’une dimension internationale. Dominique Leblanc de la Guyane qui mérite d’être connu et que le public découvrait ce soir. C’est un vrai combat de montrer les différents facettes de notre musique. Il faut penser que la prochaine édition sera ailleurs avec plus de gens représentés. Mais on va rester sur ce principe de cinq heures de musique en un seul lieu et en une seule fois. En tout cas, il y avait beaucoup de magnificence avec tous ces musiciens venus de partout. »
André Condouant, le doyen de la soirée : « Moi, j’ai bien aimé. C’est un répertoire de choc qu’Alain a mis sur pied, mais j’ai tenu le coup quand même. C’était le pied vraiment. »

 


 

En images (photos Alfred Jocksan)AlainJean-Marie-Nathalie--et-Jennifer-Pelage-photo-Alfred-J.jpg

Alain Jean-Marie, nathalie Montredon et Jennifer PelageCedric-Pedro--Emmanuel--et-Rico-33-Alfred-Jocksan.jpg

Cedric, Pedro, Emmanuel et RicoDaina-et-James-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Daina et JamesDominique-Leblanc-Nicolas-Noyon--Rico-et-Thomas-Bellon-phot.jpg

Dominique Leblanc, Nicolas Noyon, Rico et Thomas BellonJames-et-Jowee-Omicil-photo-Alfred-Jocksan.jpg

James et Jowée OmicilJean-Claude-Montredon-batterie-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Jean-Claude MontredonAndre-Condouant-dans-sa-loge-photo-Alfred-Jocksan.jpg

André Condouant dans sa logeJean-Pierre-UrsullDanghi-Allouhen-Herve-Audrey-et-Claude-U.jpg

Jean-Pierre Ursull, Danghi, Allouhen, Hervé, Audrey et Claude Ursull Jennifer-pelage-et-Tony-Chasseur-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Jennifer Pelage et Tony ChasseurJowee-Omicil-et-ses-musiciens-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Jowée Omicil et ses musiciensAndre-Condouant-et-Jean-Claude-Montredon-photo-Alfred-Jock.jpg

André Condouant et Jean-Claude MontredonMario-Canonge-et-Tangora-chanteuse-italienne-photo-Alfred-J.jpg

Mario Canonge et la chanteuse TangoraJean-Claude-Montredon-Dominique-Leblanc-et-Sarah-Verniac-ph.jpg

Jean-Claude Montredo, Dominique Leblanc et Sarah VerniacLe-chanteur-Alex-Fernand-le-guitariste-Andre-Condouant-et-.jpg

Le chanteur Alex Fernand, le guitariste André Condouant et le pianiste Alain Jean-MarieSerge-Marne-et-Eric-Vincenot-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Eric Vincenot et Serge MarneThomas-Bellon-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Thomas BellonPaco-Celli-le-prince-du-rythme-photo-Alfred-Jocksan.jpg

Paco Celile-trio-biguine-reflexion-et-son-invite-Andre-Co-copie-1.jpg

Biguine réflexion, le trio, et André CondouantTony-Chasseur-presentateur-de-la-soiree-Viviane-Vernabelle-.jpg

Tony Chasseur, Erick Siar et...


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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 05:52

Les vœux guyanais du président Sarkozy
Sarko-Guyane-138.jpgLe président de la République arrive samedi matin en Guyane. Dans sa suite, il y aura Claudy Siar, le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer (il sera fidèle au président jusqu’au 18 avril), Daniel Maximin, le commissaire de l'année des Outre-mer français, les ministres Claude Guéant, Marie-Luce Penchard, Nathalie Kosciusko-Morizet et l'ancien ministre de l'Outre-mer, Dominique Perben. Il y aura aussi des délégations martiniquaises et guadeloupéennes, ainsi que le sénateur caldoche, Pierre Frogier, et le président de la Région Réunion, Didier Robert.
Pour ce douzième voyage présidentiel en outre-mer (et le troisième en Guyane) à l'occasion de ses voeux aux Ultramarins (les 3e), le président procédera dès son arrivée, après un accueil républicain, au baptême de l'aéroport de Cayenne qui deviendra l'aéroport Félix-Eboué. Ce sera l'occasion pour Nicolas Sarkozy de prononcer un discours dans lequel il rendra hommage aux grands hommes de la Nation dans une volonté d'ancrer une histoire commune.
Sitôt après, la délégation présidentielle partira à bord d'hélicoptères pour Maripa-Soula, d'où elle gagnera les villages de Twenké et Taluen. Une façon d'aller à la rencontre des chefs coutumiers comme il l'avait fait en 2008 à Camopi. Cette rencontre se fera en territoire Wayana où, pour la première fois de mémoire d'hommes, selon le Château, les Bonis ont accepté de se rendre afin de rencontrer le président de la République. La rencontre devrait durer une heure et le président en profitera pour visiter le dispensaire de Taluen. Un centre de soins dont la construction traînait et qui s'est brutalement accélérée depuis deux mois, à la demande l’Elysée. Pour autant, ce ne sera pas une inauguration.
De retour à Cayenne, samedi après-midi, le chef de l'État se rendra au groupement de gendarmerie, à l'état-major interministériel dédié à Harpie. Une opération qu'il avait décidée en 2008 et pour laquelle un pilotage se fait depuis l'Élysée tous les six mois. Nicolas Sarkozy devrait s'adresser aux forces interministérielles et faire un point sur les questions de sécurité, qu'elles soient liées à l'orpaillage comme à celle des biens ou des personnes. Il devrait faire des propositions concrètes et précises, promet-on. Le président, qui sera logé à la résidence préfectorale, n'a pas d'agenda public pour la soirée du samedi, mais il est probable qu'il profite de ce temps pour rencontrer quelques personnalités, d'autant que son épouse ne l'accompagne pas. Dimanche matin, le président sera sur le pas de tir de Vega, au centre spatial, avant de se rendre à la salle du Zéphyr en fin de matinée, d'où il doit présenter ses voeux aux Français d'outre-mer, qu'ils se trouvent dans les territoires comme dans l'Hexagone. Il aura à coeur de faire le bilan de son action.
Il n'y aura pas de passage par le pont de l'Oyapock car l'édifice n'est pas encore opérationnel côté brésilien. Il n'y aurait non plus aucune chance d'entendre Nicolas Sarkozy annoncer sa candidature à la présidentielle. Par contre, ce devrait être le dernier voyage du président de la République en outre-mer. Peut-être pas du futur candidat...
FXG (agence de presse GHM)

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