Vendredi 24 novembre 2006

« Les Français d’Outre-mer et de métropole veulent le changement » (Photo : Régis Durand de Girard)

Ségolène Royal a réuni, jeudi 23 novembre au matin, les présidents de Régions socialistes dans un salon de l’Assemblée nationale. Elle a souligné l’attachement des Français d’outre-mer comme de métropole au changement et évoqué une campagne socialiste qui sera « participative et territorialisée ». C’est elle qui a tenu à ce que Victorin Lurel soit proche d’elle sur la photo de famille.

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Jeudi 23 novembre 2006

Hamlapui Mékachéra, ministre délégué aux Anciens Combattants se rend en Guyane du 25 au 27 novembre. Une première pour un ministre du genre.

Un ministre des anciens combattants en Guyane, c'est une première? Pourquoi avoir choisi de vous rendre dans notre lointain département.

 

 

Ma mission est de manifester la reconnaissance de la République à ceux qui l’ont servi dans les heures difficiles de son histoire. Je le fais, notamment, en allant rencontrer les anciens combattants, aussi bien en France qu’à l’étranger, aussi bien en métropole que dans nos collectivités d’outre-mer. C’est donc très volontiers que j’ai répondu à l’invitation de mon collègue et ami Léon Bertrand de venir en Guyane m’incliner devant les sacrifices consentis par les Guyanais et rencontrer les anciens combattants.

J’ajoute que je connais la Guyane et que je suis très heureux de revenir dans votre région si belle et si accueillante.

 

 

Qu'avez-vous prévu de faire pendant ces trois jours?

 

 

 

Je veux d’abord rendre hommage aux Guyanais qui sont tombés au champ d’honneur pour la Patrie. Ils méritent notre respect et notre gratitude. Mon séjour me permettra donc de m’incliner avec émotion devant les monuments aux morts de Cayenne et de Saint Laurent.

Je veux ensuite rencontrer les anciens combattants. J’attache, en effet, une grande importance au dialogue, à l’écoute, au contact direct. C’est encore plus important, quand la distance empêche la rencontre fréquente. Plusieurs réunions avec le monde combattant sont donc prévues : aujourd'hui à la maison du combattant de Cayenne, samedi par deux fois, tout d'abord à la préfecture lors de l'installation du "Conseil départemental pour les anciens combattants et victime de guerre et la mémoire de la nation" puis à la mairie de Saint Laurent du Maroni et enfin, dimanche, à Loubère.

 

 

Je souhaite, enfin, rencontrer également nos forces stationnées dans votre région et dont l’action est unanimement saluée pour son efficacité et sa qualité.

 

 

Naturellement, je me réjouis, par avance, des contacts que j’aurai avec les élus et la population, au-delà du seul cercle des anciens combattants.

 

 

De mars 1943 à décembre 1944, quelques 200 guyanais se sont engagés dans la France libre . Cinquante d'entre eux sont morts au front. Vous allez leur rendre hommage? Comment?

 

 

J’ai une très profonde admiration pour l’action héroïque des jeunes guyanais qui, dès 1943, ont rejoint la France Libre. Ils ont acquis notre reconnaissance éternelle. Il faut que les anciens, et l’ensemble des Guyanais, sachent que nous n’oublions pas l’épopée des bataillons de marche des Antilles n°1 et n°5, puis le 21e groupe Antillais de DCA. Cette dernière unité a brillamment combattu pour libérer l'Europe de l'emprise nazie. Campagne d'Italie, débarquement de Provence, elle s'est distinguée à Toulon, à Giromagny, à Herbsheim, à Benfeld. Le 21e groupe Antillais de DCA a été cité à l'ordre de la division et a été reconnu unité combattante.

 

 

La République se souvient de ses enfants tombés pour elle. Ma présence ici sur leur terre natale en témoigne.

 

 

Ces combattants étaient intégrés dans les bataillons de tirailleurs sénégalais. Savez-vous qu'ils ont été des rares à dénoncer le sort infâme réservé à leurs frères d'arme africain?

 

 

Il faut regarder l’histoire sans excès de complaisance, mais aussi sans excès d’indignité. Mais, votre question me permet de souligner l’importance symbolique de notre décision de « décristalliser » les droits des anciens combattants de l’armée française ressortissants de pays devenus indépendants. Ils étaient gelés depuis près de 45 ans. Sous l'impulsion du président de la République, un premier pas a été accompli en 2002 avec la décristallisation partielle des prestations du feu. Le 14 juillet 2006, le Président Jacques Chirac a souhaité aller plus loin encore et passer de l'équité à l'égalité. C'est chose faite aujourd'hui avec la décristallisation totale de la retraite du combattant et des pensions militaires d'invalidité. Cet effort budgétaire de 110 millions d'euros par an, nous le devions à ceux qui ont combattu pour notre liberté. La France peut être fière de cette reconnaissance.

 

 

Vous semblez avoir une relation privilégiée avec Léon Bertrand. Est-elle due au fait que vous apparteniez tous deux à une minorité visible ?

 

 

Non ! L'amitié n'a que faire des questions de race, de religion ou de minorité. Comme la République d'ailleurs qui considère tous les Français égaux. Léon Bertrand est un ami car nous partageons les mêmes valeurs sur le plan humain, professionnel et politique.

 

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Jeudi 23 novembre 2006

Roland Pierre-Charles et Gérard Tarquin avec les Haricots rouges

Roland Pierre-Charles et son accordéon étaient sur la scène du Petit Journal Montparnasse, à Paris, mardi et mercredi dernier. Invité avec son compère de l’album Couleur caché, le percussionniste Jean-Philippe Naeder, il a tapé le bœuf avec son complice Gérard Tarquin (le plus Barel-Coppetiste des clarinettistes de métropole) et la joyeuse bande de jazzeux New Orleans des Haricots rouges, experts en biguine. Roland Pierre-Charles en a profité pour annoncer qu’il était le nouveau lauréat du prix Dynamitch d’Or pour l’ensemble de son œuvre (le même qu’a reçu Ophélia l’an dernier). Musicalement, tout y est passé, de Pineze à Fanm Matinik dou jusqu’à l’incunable reprise des Saian Supa Crew, Angela, qu’aucune radio antillaise n’ose passer à l’antenne, même quand papa pa la... Eux ils ont osé et ils ont triomphé.

(Photo : Régis Durand de Girard)

 

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Mercredi 22 novembre 2006

INSECURITE A KOUROU

Jean-Etienne Antoinette conduit une délégation chez Sarko

« Ils ont une bonne connaissance du problème, mais ils proposent d’appuyer davantage sur la qualité des interventions des forces de l’ordre que sur la quantité. » En franchissant, hier soir, les grilles de la place Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur où ils ont été reçus un peu plus d’une heure par Jacques Géraut, directeur de cabinet adjoint de Nicolas Sarkozy et le général Mignot, le maire de Kourou, Jean-Etienne Antoinette, son adjoint, Francis Grile, la présidente de l’Union des commerçants et libéraux de Kourou, Françoise Burglin-Agoun, Frederic Trotin du conseil des quartiers de Kourou et M. Maubuissin, représentant des associations des commerçants et habitants de la ville spatiale, affichaient un peu de scepticisme. Juliana Rimane qui avait organisé cette entrevue, pondérait pour évoquer la nécessité de prendre le problème de l’insécurité à Kourou dans sa globalité guyanaise et européenne : « L’Europe envoie ses fusée à Kourou et la population vit dans l’insécurité. L’Europe doit s’impliquer. » La délégation demandait l’installation d’un commissariat à Kourou. « Ce sera un commissariat ou une gendarmerie, mais pas les deux », se sont-ils vu répondre. Vraisemblablement, la gendarmerie gardera ses prérogatives à Kourou puisque le ministère leur a annoncé le renfort de trois gendarmes à la brigade de recherche.

Trois mois pour une évaluation

Jacques Géraut a présenté un plan sur trois mois : « L’ordre a été donné de renforcer les actions de sécurité avec une obligation de résultats. » A l’issue de cette période, le cabinet du ministre a proposé un nouveau rendez-vous, le 21 janvier prochain, afin de procéder à une nouvelle évaluation des forces en présence et de leur travail. Satisfait, M. le maire ? « Non. Même si je reconnais qu’ils ont une bonne connaissance de la question, ils n’ont pas répondu sur le problème structurel de l’insécurité. On va faire un coup sur trois mois, les statistiques vont chuter, mais nous n’aurons de réponse finale. » « Le quotidien doit évoluer vers plus de tranquillité », selon M. Grile. MM. Géraut et Mignot leur ont réaffirmé que la sécurité était une obligation de l’Etat, donc de leur ressort. Le maire et sa délégation se sont ensuite rendus au ministère de l’Outre-mer plaider leur cause.

 

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Mercredi 1 novembre 2006

Le nouveau statut des îles du Nord adopté au Sénat

Après deux jours de débat, lundi et mardi, les sénateurs ont adopté à l?unanimité moins une voix la loi organique pour Saint-Martin et Saint-Barth.


« Le statu quo devenait intenable ! » Les sénateurs ont suivi François Baroin et adopté par 322 voix contre une, le projet de loi organique pour les îles du Nord. Devant une quinzaine de sénateurs dispersés dans l?hémicycle, le ministre a expliqué le projet de loi pour l?évolution statutaire et institutionnelle des Iles du Nord.

Dans la tribune, les élus de Saint-Barth et Saint-Martin, les deux Fleming, Bruno Magras et Victorin Lurel, le député de la circonscription. (photos FXG)


Et les députés ?!

Lucette Michaux-Chevry, Daniel Marsin, Jacques Gillot, mais aussi Georges Othily (Guyane), MM. Lise et Larcher (Martinique) ont largement contribuer au débat et aux amendements. Les sénateurs antillais, unanimes à saluer l?érection des collectivités des îles du Nord, ont toutefois demandé à ce que l?Etat prenne des mesures d?accompagnement envers Saint-Martin et, surtout, que le projet prévoit une représentation des deux îles à l?Assemblée nationale. Un amendement sénatorial a créé les deux nouveaux sièges de sénateurs. Le ministre a estimé logique que ce soit l?Assemblée nationale qui crée les circonscriptions législatives dès qu?elle sera saisie du texte. Les sénateurs antillais sont tous satisfaits car ce texte, ainsi que l?a déclaré Jacques Gillot est historique :« En faisant des îles du nord deux collectivités régies par l'article 74, la République fait un pas de plus vers la réconciliation, offrant à chacune l'opportunité de bénéficier d'un statut à la carte. » Et de cela, on n?en parle pas que dans les îles du Nord.

Evolution statutaire et enjeux politiciens

Les nouvelles collectivités regrouperont les compétences de la commune, de la Région et du Département. Une assemblée territoriale élira son exécutif pour six ans. Dotée de nouvelles compétences, la collectivité percevra ses propres recettes fiscales et partagera avec l?Etat certaines prérogatives. Chaque île aura son sénateur et devrait avoir aussi son député (à eux de le faire en séance). Ce débat, autour des parlementaires, soulève des problèmes plus politiciennes : si l?on crée deux circonscriptions législatives, ces voix (surtout celles de Saint-Barth) manqueront à celle ou celui qui voudra battre Lurel dans la quatrième. D?autre part, ces deux nouvelles collectivités auront le droit de choisir d?adhérer à l?association des Régions de France, ou à celle des Départements de France. Dans le deuxième cas, elles pourraient faire basculer sa présidence au profit de l?UMP?

Bruits d'hémicycle

« Ma Lucette » et mon panama !

Les sénateurs ont déposé plus de 300 amendements. Lucette Michaux-Chevry a proposé les siens. « Ma Lucette a été magnifique », lui a dit François Baroin à la pause, après son intervention, lundi. Celle-ci a confirmé que c?était le panama oublié chez elle lors du voyage de MAM qu?elle portait pour la visite de Villepin ! « Vous devrez venir chez moi, le chercher ! » Le blogueur ira donc à Canossa...

 





Lurel agacé
Lurel regrette quelque Gillot n?ait pas pris le premier rôle dans ce débat pour la laisser à Claude Lise. Il s?est fâché de ce que son ami ait transmis leurs amendements à Lucette ! Même si c?était pour mieux les faire adopter.

Daniel Marsin à l'UMP ?
Pour contrer Eric Jalton (PS) dans la première circonscription, Daniel Marsin aurait approché l?IMP pour obtenir son investiture aux législatives. L'information n'a pas été démentie par leentourage du président de l'UMP. Daniel Marsin n'a ni confirmé, ni infirmé. Rester dans le flou semble lui convenir.

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