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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 07:27

ITW François Baroin, ministre du budget et représentant du candidat Nicolas Sarokozy (photo : François Baroin sortant du conseil interministériel de l'Outre-mer, le 6 novembre 2009)

« Les problématiques de l’outre-mer sont un sujet nouveau pour François Hollande »

Baroin-Boughrab-taille.jpgComment expliquez-vous que le président de la République, si actif en direction des Antilles et des outre-mer, ait subi un tel revers dans les DOM ?

Je crois que nous devons nous mobiliser beaucoup plus, mieux expliquer ce que nous avons fait pour l’outre-mer dans un contexte de crise économique sans précédent et convaincre de notre détermination pour l’avenir. Nous devons rappeler, que malgré les effets de la crise sur nos moyens financiers, l’effort de solidarité a continué de progresser en faveur de l’outre-mer dans des domaines aussi essentiels que la santé, la sécurité, l’éducation, l’emploi ou le développement économique. Nicolas Sarkozy a porté une attention exceptionnelle à l’outre-mer, il  a montré qu’il faisait confiance à ces départements en leur donnant lorsqu’ils le souhaitaient davantage de responsabilité institutionnelle et en fondant leur développement économique sur leurs potentialités locales. Notre priorité pour les 5 ans qui viennent est d’amplifier l’action en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat, par exemple en renforçant, avec les partenaires locaux, les secteurs prioritaires sur lesquels un dispositif d’exonération totale de charges sera mis en place de même que pour les embauches de jeunes de moins de 25 ans. De même, un effort supplémentaire est nécessaire, ici comme en métropole, sur l’accès à la formation.

Après la Polynésie où vous vous êtes rendu avant le 1er tour, faut-il absolument un Chiraquien pour convaincre les abstentionnistes aux Antilles ?

Grâce à Jacques Chirac, j’ai eu l’honneur de servir l’outre-mer auquel m’unit un lien très fort.   Je suis toujours heureux de venir à sa rencontre, contexte électoral ou pas. Je suis très sensible à cette culture du vivre ensemble, au respect des valeurs traditionnelles, à l’attachement à la famille et à la solidarité qui s’exprime envers les plus fragiles. C’est un modèle dont la métropole, en certains endroits, devrait parfois s’inspirer. Je crois profondément aux atouts des DOM, à leur capacité de développement au service de l’emploi et de l’avenir des jeunes qui veulent travailler ici. C’est cet attachement et cette confiance dans les chances de  l’outre-mer qui me conduisent ici avant le deuxième tour pour mobiliser tous ceux et celles qui partagent cette conviction.  J’ai pu constater que depuis 2007, le candidat socialiste n’est intervenu sur aucun des  textes concernant l’outre-mer dont le Parlement a débattu, il n’a pas fait la moindre proposition à cette occasion. Pourtant, les enjeux étaient considérables : collectivité unique, départementalisation de Mayotte, avancées institutionnelles dans le Pacifique et tant d’autres avancées économiques et sociales. De toute évidence, les problématiques de l’outre-mer sont un sujet nouveau pour lui.

Le vote Le Pen a secoué aussi les Antilles. Cela peut-il s'expliquer par les considérations de François Hollande sur le droit de vote accordé aux étrangers ?

Accorder le droit de vote aux étrangers, c’est créer un motif de division et de tension entre les Français dont nous n’avons vraiment pas besoin dans les circonstances que traverse notre pays. J’ajoute que cela porte atteinte à la définition même de la citoyenneté : parmi les droits éminents des citoyens, il y a le droit de vote, c’est-à-dire le droit de décider de l’avenir commun, de la société que nous voulons et de ses règles. En Outre-mer, c’est une décision qui sera lourde de conséquences, je pense par exemple à Mayotte, à la Guyane ou même à Saint-Martin, parce la gestion des flux migratoires est une question très sensible dans l’ensemble des collectivités et départements d’outre-mer.

Vous êtes un gaulliste qu'on a qualifié de "bébé Chirac". Vous sentez-vous à l'aise avec la droitisation de cette campagne du second tour ?

Une campagne électorale, c’est un moment de vérité. Il n’y a pas d’un côté, des Français qui poseraient des bonnes questions et de l’autre côté, des Français qui n’auraient pas le droit d’être entendus. Il faut répondre aux inquiétudes qui s’expriment ; je veux rappeler, par exemple, que depuis dix ans, nous avons fait de la sécurité une priorité de notre action, avec des résultats sur la baisse de la délinquance, et un accroissement considérable des moyens engagés pour lutter contre l’immigration clandestine. C’est cette politique de fermeté qui sera poursuivie parce qu’il est légitime de donner une réponse concrète aux attentes de la population plutôt que de rester dans l’ambigüité. Le candidat socialiste tente d’esquiver ces questions, cela ne les fait pas disparaître pour autant.

Quel message vous a chargé de transmettre le candidat Sarkozy ?

Je viens d’abord  rappeler que pour les 5 ans qui viennent, notre candidat s’est donné deux priorités pour l’outre-mer : l’emploi et le pouvoir d’achat. Dans le prolongement du dispositif des zones franches d’activité, qui ont puissamment contribué à la création d’emplois nouveaux et que plus personne ne remet en cause, nous devons franchir une étape de plus pour améliorer la compétitivité des entreprises locales. Sur les secteurs prioritaires, comme par exemple le tourisme, l’agriculture, la recherche ou les énergies renouvelables, nous mettrons en place un abaissement de charges en contrepartie de créations d’emploi, en particulier en faveur des jeunes. Sur le pouvoir d’achat, nous poursuivrons la lutte contre les marges abusives que nous avons engagée et qui doit conduire à rapprocher les prix pratiqués en outre-mer de ceux de la métropole.

Notre équipe gouvernementale, autour du Président, a montré son engagement et son énergie au service de l’outre-mer. A l’heure des choix décisifs, nous devons tous être mobilisés.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 07:15

Patrick Karam entre dans la campagne en outre-mer

Patrick Karam sera en Guadeloupe à partir de lundi, en campagne pour Sarkozy. Il estime qu’on a mal expliqué les arguments du président candidat pour l’Outre-mer. Il vient donc tenter de sauver le soldat Sarko. Il ira aussi en Martinique, a-t-il confié à l’occasion d’une interview à paraître lundi dans FA. Nommé par le président de la République inspecteur général de la jeunesse et sport, et chevalier de la légion d’Honneur par le ministre de l’Intérieur, l’ancien délégué interministériel dédié aux originaires d’outre-mer dans l’Hexagone n’était officiellement intervenu dans la campagne du président sortant que pour s’occuper de l’électorat issu de la diversité d'origine étrangère (même s’il conseille Samia Badat, chargée des originaires des outre-mer). Patrick Karam revient entre les deux tours, espérant réitérer le même type d’exploit que celui du déminage du terrain, en amont de la visite aux Antilles du candidat Sarkozy, en 2006, après la main levée d’Aimé Césaire. En 2005, pour cause de polémique sur la loi reconnaissant les aspects positifs de la colonisation, Aimé Césaire avait annoncé qu’il refusait de recevoir le ministre de l’Intérieur candidat. Cette fois, c’est la majorité des électeurs antillais qui lui a dit non au premier tour. La tâche de Karam est ardue. Pas sûr que son amitié avec Victorin Lurel suffise.

FXG (agence de presse GHM) 

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 20:41

Le festival Les Tréteaux du Maroni se termine

Au programme de cette minute du festival, toujours le camp de la transportation, mais aujourd'hui c'est la compagnie Baccalà qui nous offre un exceptionnel spectacle de cirque qui a enthousiasmé le public venu en nombre aux 3 représentations. Et ce sont nos clowns vietnamiens, Nhân et Duong, qui ont offert aux résidents du centre de gériatrie et du service pédiatrie de l'hôpital de Saint Laurent du Maroni des extraits de leur spectacle.


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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 06:57

ITW Victorin Lurel, chef du pôle outre-mer de la campagne de François Hollande

Lurel-012.jpg« Il faut sanctionner l’homme de l’inégalité des civilisations »

Quel bilan tirez-vous des résultats du 1er tour en outre-mer ?

Le 1er tour a pris l’allure d’un terrible vote-sanction contre le bilan du candidat président sortant. Et c’est dans le même temps une formidable adhésion envers François Hollande qui s’est exprimée, car d’autres candidats auraient pu bénéficier de ce vote s’il n’était qu’une simple sanction. Des scores au-dessus ou approchant les 50% en Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion, en Guyane ou encore à Wallis et Futuna, cela a dépassé les prévisions les plus optimistes. Au second tour il faudra néanmoins une meilleure participation. Mais le bilan est limpide : les Français ont exprimé un puissant désir de changement et les ultramarins sont à l’avant-garde de cette volonté.

Une nouveauté en outre-mer, c’est le vote Le Pen. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai lu et entendu avec consternation que la ministre de l’Outre-mer en imputait la responsabilité à François Hollande. J’y ai vu un vrai déni de réalité car pour accuser ceux qui sont dans l’opposition alors que l’on est soi-même au pouvoir et en responsabilité depuis 2007, il faut une sacrée dose d’aveuglement ou de mauvaise foi ! Le vote Le Pen, c’est d’abord et avant tout la conséquence directe de la politique de casse sociale et territoriale menée depuis 2007. C’est l’expression d’une angoisse face à la crise et face aux injustices de l’austérité conduite par ce gouvernement. Mais, de plus, la droite a instrumentalisé, dans les outre-mers comme dans l’Hexagone, certaines de nos propositions comme le droit de vote aux étrangers en oubliant sciemment de préciser que cela concernerait les étrangers régulièrement installés sur le territoire depuis plus de 5 ans et seulement les élections locales. En Guadeloupe, par exemple, cela ne concernerait que 5 et 7.000 personnes sur près de 300.000 électeurs. Mais qu’importe, en faisant cela la droite a légitimé des sentiments xénophobes et, logiquement, certains de nos compatriotes ont préféré l’original à la copie. 

En Polynésie, François Hollande fait moins bien que Ségolène Royal en 2007. Le jeu d’Oscar Temaru ne lui a-t-il pas nui ?

Le Tavini d’Oscar Temaru a été un partenaire loyal dans cette campagne. François Hollande a dit très clairement qu’il n’était pas favorable à l’indépendance de la Polynésie. La droite a mené une authentique campagne de peur et d’amalgames qui, à l’évidence, a troublé les électeurs polynésiens. Il nous faudra être encore plus pédagogues en vue du second tour.

Le PS reste en retrait en Nouvelle-Calédonie. Comment expliquez-vous qu’il n’arrive pas à tirer bénéfice des accords de Matignon et de Nouméa dont il est à l’origine ?

C’est en effet la gauche qui a toujours proposé des solutions de paix et de progrès quand l’avenir de l’archipel calédonien apparaissait bien sombre. Les Calédoniens de toute communauté le savent bien. On peut simplement regretter que la mobilisation n’ait pas été aussi forte qu’espérée en dehors de Nouméa et que la campagne de peur menée par la droite ait produit ses effets sur une partie de l’électorat. J’appelle tous les Calédoniens à un sursaut de mobilisation car c’est François Hollande qui porte le mieux les espoirs d’avenir pour le territoire.

François Hollande ou une tête d’affiche nationale viendront-ils faire campagne outre-mer avant le 2ond tour ?

En Guadeloupe à partir de samedi, puis en Martinique et en Guyane, nous recevrons le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, le deuxième personnage de l’Etat, qui incarne un beau symbole d’alternance. Il sera à nos côtés pour provoquer ce sursaut de participation dont nous avons besoin pour assurer à François Hollande le plus haut des scores le 5 mai. Jean-Pierre Bel respecte les outre-mers et il porte un regard très attentif à nos problématiques au Sénat qui est, rappelons-le, l’assemblée des collectivités et des territoires.

Marie-Luce Penchard a lancé un appel aux abstentionnistes pour le 6 mai. L’UMP a-t-elle plus de réserve que le PS en outre-mer ?

Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’électeurs qui se mobiliseront soudainement pour sauver Nicolas Sarkozy d’une défaite et pour en reprendre pour cinq ans. Mais, à l’évidence, il y a des réserves à gauche et nous ferons tout pour les inciter à aller voter le 5 et le 6 mai. Au premier tour, beaucoup de ceux qui ne pensaient pas possible de mettre un terme à la mauvaise expérience Sarkozy ont pris conscience qu’une très large victoire est désormais à notre portée. Je ne doute pas qu’ils voudront nous rejoindre armés du bulletin François Hollande dans cette conquête salutaire pour la France et pour les outre-mers.

Quel est le message à faire passer aux ultramarins avant le second tour ?

Il est relativement simple. Comme il le dit lui-même dans la lettre qu’il leur a adressée, Nicolas Sarkozy « a réalisé des choses que personne n’imaginait » dans les outre-mers : augmenter le chômage de 37 % et même de 49 % pour les jeunes, réduire le budget de l’Etat qui nous est consacrés de 530 millions d’euros sur la période 2007-2012, casser les mécanises incitatifs à l’investissement, laisser prospérer les monopoles et les marges abusives au détriment de notre pouvoir d’achat. Ce bilan est accablant, en cinq ans seulement, et c’est le lien entre la République et les outre-mers qui a été abimé. François Hollande propose de restaurer une relation de confiance et de respect fondée sur une conception solidaire du développement. Il a pris 60 engagements pour la France et 30 engagements spécifiques pour les outre-mers pour relancer nos économies et créer de l’emploi. Le candidat président sortant n’a même pas fait cet effort. Le choix est donc clair et je fais confiance aux électeurs ultramarins pour sanctionner une nouvelle fois au second tour l’homme de l’inégalité des civilisations et celui pour lequel l’homme africain n’est pas encore entré dans l’Histoire.

Malgré les 57 % de voix de la Guadeloupe à François Hollande, la ministre de l’Outre-mer se dit déterminée, plus que jamais, à se présenter contre vous aux législatives. La craignez-vous ?

Je n’aborde jamais un combat électoral animé d’un sentiment de crainte. J’ai conquis cette circonscription pourtant ancrée à droite sans jamais camoufler mes convictions. Je suis candidat en cohérence avec mon engagement. Je ne suis pas un héritier à la recherche de je ne sais quelle transmission de flambeau. Marie-Luce Penchard a parfaitement le droit d’être candidate. A mes yeux, elle est même une candidate sortante qui porte le très lourd bilan du gouvernement auquel elle a appartenu pendant 3 ans. Je suis donc impatient d’avoir avec elle les débats qu’elle m’a toujours refusés en ne siégeant jamais à la région où elle est pourtant élue depuis 2010.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 05:06

Outre-mer 1ère et France Ô s’associent avec le WWF

Un partenariat a été signé par Claude Esclatine, directeur d’Outre-mer 1ère et de France Ô, Serge Orru, directeur général de WWF France, Jean-Stéphane Devisse, directeur des programmes de conservation de WWF France et Sébastien Folin, animateur et président du fonds Biome. Le fonds Biome (fonds de conservation placé sous l’égide du WWF France) vise à favoriser la rencontre entre porteurs de projets et mécènes locaux pour la préservation et la valorisation du patrimoine naturel en Outre-mer. Les antennes d’Outre-mer 1ère et France Ô (France Télévisions) ont souhaité s’associer pour promouvoir ces projets d’avenir. Implantées sur les tous les océans (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Réunion, Saint-Pierre et Miquelon, Wallis-et-Futuna) les 9 chaînes et 9 radios d’Outre-mer 1èreseront, localement, des partenaires média de premier plan pour les porteurs de projets du fonds Biome via leurs rédactions et émissions radio, TV et web. La chaîne France Ô sera la vitrine métropolitaine des différentes actions déployées dans l’ensemble de l’Outre-mer.

Agence de presse GHM

 

 

 

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 07:12

Baroin, émissaire du candidat Sarkozy aux Antilles

L'actuel ministre du Budget et ancien ministre de l'Outre-mer de Jacques Chirac, François Baroin, se rend aux Antilles les 29 et 30 avril pour relayer la campagne de second tour de Nicolas Sarkozy. François Baroin avait déjà effectué une mission similaire en Polynésie française avant le 1er tour. Le maire de Troyes a laissé un plutôt bon souvenir en Outre-mer et, particulièrement en Martinique où il a su noué une relation privilégiée après le crash du vol 708 de la West Caribean en août 2005.

FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 05:53

Une journée dédiée aux noms des esclaves libérés à Saint-Denis

Après le succès de la 1ère édition, le Comité marche du 23 mai 1998 (CM98) organise sa 2e porte ouverte de généalogie et d'histoire des familles antillaise avec le parrainage de Jenny Hippocrate et de Max Cilla. Elle se déroulera le dimanche 29 Avril de 10 heures à 18 heures à la Bourse du travail de Saint-Denis (métro Saint-Denis Porte de Paris).

De nombreuse activités sont au programme dont la projection du Film "Case Départ" de Fabrice Eboué, Thomas Ngijol, et Lionel Steketee, suivi d’un débat. 

« Il s’agit pour nous, explique José Romana, chargé de la communication de l’association, de continuer à étendre et renforcer le travail d’unification de notre communauté autour de ses racines : ses aïeux, son identité de Français descendants d’esclaves. C’est le cœur même de notre travail, car une communauté sans identité clairement assumée ne peut exister et prétendre à un quelconque respect en France métropolitaine. »
Cette 2e journée porte ouverte doit permettre aux Antillais de retrouver l’identité de leurs aïeux qui vécurent en esclavage, mais aussi informer sur l’histoire du peuplement des Antilles et continuer à montrer les documents d’archives. « Nous désirons montrer comment nous nous servons des documents d’archive, comment nous construisons les livres des noms, comment peut-on retrouver le nom du bateau qui amena les premiers esclaves africains aux Antilles et indiquer les premières conclusions que nous tirons de la grande nomination de 1848... »
Les livres « Non Nou » (qui inventorie 70 000 sans noms Martiniquais nommés en 1848) et « Non an Nou » (qui inventorie 80 000 sans noms Guadeloupéens nommés à l'abolition) seront disponibles à la vente.

FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 05:16

Penchard veut mobiliser les abstentionnistes

MLP-portrait.jpgMalgré des résultats en outre-mer décevants pour Nicolas Sarkozy, Marie-Luce Penchard appelle les abstentionnistes à se mobiliser. Elle croit la victoire possible et demande à l’outre-mer d’y participer.

Comment analysez-vous la situation en outre-mer ?

Elle est plus contrastée que l’on pense parce que le président Nicolas Sarkozy enregistre en outre-mer ses meilleurs résultats, en particulier dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Malgré le changement de majorité à Mayotte, en mars dernier, nous avons un vrai succès sur l’île grâce à la départementalisation. Même s’il y une progression du candidat Hollande, le grand vainqueur reste l’abstention. Je considère qu’il y a des marges de manœuvre importantes. Le président va gagner cette élection. L’outre-mer a la possibilité de se mobiliser et de participer à cette victoire.

Globalement, les résultats ne sont pas quand même pas bons, notamment en Guadeloupe. N’est-ce pas ?

La Guadeloupe est devenue une terre de gauche. Les résultats y sont à l’image des élections de mars 2010 (ndlr : Régionales). Ce qu’il s’est passé en Guadeloupe, on le voit en Martinique, en Guyane et dans bien d’autres territoires où, avec un taux de chômage important, il est difficile d’expliquer les réformes, même si elles sont justes et nécessaires parce qu’il faut participer à la réduction du déficit de la France. Il est certain que l’on est moins audible dans une situation difficile, en particulier avec un taux de chômage aussi important.

N’est-ce pas un pari trop risqué pour vous d’être candidate aux législatives en Guadeloupe ?

En politique, une des valeurs importantes est le courage. J’ai le courage d’affronter les difficultés. Je n’entends pas faire de la politique en arrivant sur un plateau en argent.

Que pensez-vous des résultats surprenants de Marine Le Pen en outre-mer ?

Ils me préoccupent. Je considère que le candidat Hollande a une lourde responsabilité dans la montée du Front national en outre-mer. Il suffit de voir dans son programme le vote des étrangers (ndlr : aux élections locales) ou, encore, qu’il n’y a pas de volonté de maîtriser une politique d’immigration. Tout cela participe à la montée de Marine Le Pen en outre-mer.

Dans les territoires du Pacifique cette explication ne tient pas. Qu’en déduisez-vous ?

Ce n’est effectivement pas tout à fait la même explication. Je considère que François Hollande a été particulièrement ambigu. Je n’ai cessé de rappeler qu’il était important qu’il rompe son contrat avec le Tavini. Oscar Temaru prône l’indépendance de la Polynésie et continue de demander l’inscription de la Polynésie dans la liste des pays à décoloniser. Cela aussi fait monter le Front national. Une fois de plus, M. Hollande porte une responsabilité. Je le dis fermement.

En Nouvelle-Calédonie, ne pensez-vous pas que l’acceptation de l’UMP et du gouvernement de voir flotter le drapeau kanak à côté du drapeau tricolore a joué un rôle dans le score du FN ?

Nicolas Sarkozy conforte sa position sur le territoire. Il fait le même score. Notre politique a été la bonne. Il faut aller vers cette paix civile demandée par les Calédoniens pour permettre, au referendum, de ne pas avoir une partie des Calédoniens contre l’autre. 

MLP.jpgComment comptez-vous inverser la tendance en outre-mer ?

Les marges de manœuvre sont plutôt du côté de notre famille politique. Mélenchon ne fait pas un score important. Le vote utile a fonctionné à gauche. Nous, nous avons des points à gagner. Je compte sur la mobilisation car l’abstention est très forte. Nous sommes tous sur le terrain.

Quel message voulez-vous faire passer pour faire venir aux urnes les abstentionnistes ?

Celui de la vérité. Ca a toujours été l’axe de développement de notre campagne. Il n’est pas facile, mais il ne faut pas donner des promesses, surtout dans nos territoires dans une situation économique difficile. Au bout du compte, les promesses ne seraient pas tenues et cela provoquerait beaucoup de désillusion et un risque d’explosion sociale. Nous allons démontrer que l’avenir de l’outre-mer passe par une rupture dans le modèle de développement. Il passe par un développement économique qui soutient la production locale. Pas par une politique d’assistanat que François Hollande ne pourra pas mettre en œuvre parce qu’il ne pourra pas augmenter les minimas sociaux, le SMIC ou créer de nouvelles prestations. Nous allons passer ce message. Il faut faire confiance à l’homme qui a toujours considéré que l’outre-mer pourrait avoir un bel avenir. Nous avons l’intention de nous battre parce que  nous sommes sûrs de la victoire.

L’UMP va-t-elle envoyer un représentant national en outre-mer entre ces deux tours ?

Nous sommes en train d’étudier la question. Nous verrons les moyens qui sont les plus adaptés. Je veux passer le message à nos compatriotes : la victoire est possible. L’outre-mer peut participer à ce grand élan.

Et un déplacement de Nicolas Sarkozy ?

Rien n’est arrêté. L’élection se gagne en métropole et en outre-mer. Je sais que les symboles sont importants, mais il faut arrêter, comme les socialistes, de ne faire que dans le symbole. Il faut surtout se préoccuper d’entendre les messages de nos compatriotes.

Propos recueillis par David Martin (agence de presse GHM)

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 10:37

La minute du festival Les Tréteaux du Maroni

Au programme de cette quatrième minute du festival, réalisée presque quotidiennement. Toujours le bagne guyanais du camp de la transportation, mais aujourd'hui c'est la compagnie Une de Plus qui nous offre un spectacle de marionnettes géantes de toute beauté. Leur spectacle, Trois, est joué en extérieur, toujours dans l'enceinte du camp de la transportation, l'ancien bagne de Saint Laurent de Maroni... Spectaculaire, surtout la nuit ou des projections mapping renforçaient l'étrangeté de ce lieu !

 


 

 

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 07:00

« Pawol a ko Pawol a Ka » ou le dialogue dansé de Max Diakok

max-diakok-et-ka-2112.jpgMax Diakok, danseur et chorégraphe guadeloupéen, développe une esthétique chorégraphique singulière à partir du gwoka. Il est en spectacle à Paris.

S’il est des artistes qui savent  explorer la tradition pour la projeter dans une forme contemporaine vivante, Max Diakok est de ceux-là. Le gwoka est la source d’inspiration de ce chorégraphe Guadeloupéen. Il revisite cet ensemble percussions chant danse avec sa propre identité depuis une bonne vingtaine d’années. L’ouverture du spectacle se fait sur des gestes tout petits et très prés du corps, dans un espace minimaliste, sur une musique enregistrée. max-diakok2220.jpgPuis entrent en scène les deux percussionnistes. La danse devient déséquilibre, l’espace s’agrandit, le regard se met à jouer avec le spectateur. Le dialogue entre le corps et le ka commence, se développe. Le corps s’allonge et le mouvement devient fluide. Une catharsis s’opère entre le corps du danseur et l’espace projetant le spectateur dans des états sensibles qui viennent de très loin et dont il devine le contour des significations possibles. La danse de Max Diakok est profonde mais sa surface, claire, met en scène son propos dans un monde contemporain.

RDG

Auditorium de l'Hôtel de ville de Paris : 23, 24 et 25 avril 2012 à 15h (public scolaire)

Mairie du 10ème arrondissement de Paris (Salle des fêtes): 10 mai 2012 à 20h

Petit-Bain (75013) : 13 mai 2012 à 18h30, 6 octobre 2012 à 18h30 /Nuit du Gwoka/  


ITW Max Diakok

max-diakok-portrait2335.jpg« J’ai fait ce spectacle avec mon identité et mes expérience »

Max Diakok quel est votre parcours ?

Je suis né à Pointe-à-Pitre le 16 septembre 1959, je suis principalement danseur chorégraphe et pédagogue. J’ai d’abord commencé par le gwoka que j’ai découvert dans les soirée traditionnelles léwoz. Cela à été un choc et j’ai appris le ka par mimétisme et après la danse est venue. Par la suite j’ai osé danser seul dans une léwoz. Puis j’ai approfondi, j’ai travaillé, et j’ai décidé de venir dans l’Hexagone en 1990. A Paris je me suis formé dans une école de jazz, celle de Rick Odums, parallèlement j’ai continué à jouer du gwoka notamment avec le groupe Balkouta de Dominique Toliaut. Je me suis professionnalisé, j’ai travaillé pour plusieurs compagnies, la télévision, j’ai rencontré des chorégraphes, Germaine Acogny, Norma Claire, Christian Bourrigot, Jean François Duroure… J’ai continué à approfondir mon travail sur le gwoka, dans une dimension contemporaine mais connectée avec sa force initiale intérieure que j’ai redécouverte. Je suis également auteur compositeur.

Comment s’est construit votre spectacle « Pawol a Ko Pawol a Ka » ?

MAX-_1997.jpgLe gwoka est le résultat d’un apport des esclaves de différentes ethnies africaines au temps de l’esclavage. Le mot gwoka est apparu au début du 20eme siècle. C’est une musique qui était liée a la vie économique essentiellement agricole. Ce sont les traces de nos ancêtres et une célébration du mystère de l’origine. Dans le gwoka traditionnel, les Boulas donnent la rythmique continue, le Makè, tambour soliste plus aigu, dialogue avec le danseur et le chanteur. Ce spectacle est une peinture symbolique de mon chemin initiatique, de l’ombre vers la lumières. Le début est dans un espace très restreint avec des gestes noués. Je l’ai fait a partir d’un solo « Kabouya » qui veut dire noeud végétal en créole. J’ai fait ce spectacle avec mon identité et mes expérience. « Pawol a ka » symbolise l’identité de la Guadeloupe et « Pawol a ko » symbolise mon expérience, ce que je suis et ce dont j’ai hérité. Puis le spectacle s’élargit et prend tout l’espace, symboliquement  celui de l’exil et de l’espace urbain, le choc des cultures. La fin redevient plus apaisée, une sorte de retour à la terre et aux valeurs des anciens pour prendre le temps de s’écouter et de regarder devant soi. C’est un spectacle autobiographique, je ne l’ai pas décidé, cela s’est imposé a moi. Le tambour parle et je dialogue avec lui en redécouvrant tout mon héritage dont ma gestuelle témoigne

Etes-vous partagé entre la métropole et les Antilles ?

max_diakok-2307.jpgLa France, c’est les réseaux économiques pour moi. Il y a un public large, et je cherche aussi à toucher ici le public antillais. Le public guadeloupéen connaît les codes et la lecture du spectacle est plus facile, mais j’ai eu le plaisir de voir que des gens qui n’ont aucun rapport avec cette culture sont touchés. Je cherche quelque chose de non figuratif mais avec des emprunts à la réalité que je transforme sur scène. Notre actualité est assez chargées, je travaille aussi sur un conte dansé théâtral et musical « Waka Douwan Jou » (chant pour hâter la venue de l’aube. Pour 2013 une tournée en Guadeloupe se dessine avec « Pawol a Ko Pawol a Ka ».

Photos et propos recueillis par RDG

http://compagnie-boukousou.fr/WordPress3/

 

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