Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. Depuis le 18 novembre 2008, France-Antilles  a son propre site... franceantilles.fr. En attendant qu'on puisse faire basculer ce blog avec son concept 5e DOM sur le site franceantilles.fr, ce blog reste actif et s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM. Il peut y a voir des sujets hors thématique outre-mer. Tant pis à ceux que ça emmerdent. Mwen ka fenn tchou zot !

f.guillerm@hersant.com

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images

http://www.wix.com/hanifbadouraly/rdgphoto#!
regisdurand@vospiresamis.net

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:56

Prix d’excellence 2012 pour le rhum guyanais

La distillerie de Saint-Maurice, seule productrice de rhum en Guyane, a été récompensée peu avant Noël du prix d’excellence du concours général agricole.prix-d-excellence-pour-la-distillerie-du-St-Laurent-du-Maro.jpg

Pour la troisième fois en  quatre ans, les rhums de la distillerie Saint-Maurice sont récompensés par le CGA. Le premier  geste d’Ernest Prévot, le patron, à l’appel de son nom, a été de sortir une photo de sa veste. Une image de lui et ses enfants, Doris et Joris, qui l’accompagnaient déjà en 2009 pour recevoir la même récompense.  « Depuis quatre ans, on a pris l’habitude d’avoir le prix d’excellence. On a eu le prix en 2009, en 2011 et en 2012. C’est une grosse satisfaction. Nous sommes encore sur une méthode artisanale et la coupe est encore faite manuellement. C’est un dur labeur, mais nous sommes satisfaits de ce que nous faisons. On espère se développer sur le marché national, mais aussi garder un marché de niche, et éviter la grande distribution », a-t-il déclaré lors de la remise des récompenses au ministère de l’Agriculture.  Les-representants-des-meilleurs-produits-de-france-photo-Al.jpgCette fois, c’est son rhum blanc, La belle cabresse 50°, et son rhum vieux de plus de 4 ans, La Cayennaise, qui ont été honorés. Parmi les 34 lauréats de ce palmarès 2012 seulement deux sont d’outre-mer, les rhums de Guyane  et la vanille de Tahiti.

Bon an, mal an, sa production peut atteindre les 3 500 hectolitres.  Afin de répondre à une demande grandissante, la distillerie familiale de Saint-Laurent prévoit la mise en place d’un plan de modernisation qui durera jusqu’en 2014 afin d’atteindre l’objectif des 5 000 hectolitres de tafia par an. « Ma volonté est de garder une production familiale et avoir un produit d’une haute valeur ajoutée », explique M. Prévot.

Sa production de 3 000 hectolitres est en grande partie vendue localement. La PME fonctionne sans stock. Son punch n’est que rarement mis en avant sur les tables des Guyanais quand ils reçoivent leurs amis… Une préférence pour les fines bulles venues de l’Hexagone prédomine.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


 

ITW Ernest Prévot

Ernest-Prevot-photo-Alfred-Jocksan.jpg"Lorsqu’on parle de rhum de Guyane, on ouvre grand les yeux"

Qu’est ce que ça fait d’être récompensé pour ses produits pour la 3e fois ?

Ça me donne encore du courage pour poursuivre ce que j’ai commencé. Je suis à l’apothéose d’une restructuration d’entreprise avec un produit qui, malgré les difficultés, se maintient en qualité. J’espère que d’ici la fin de l’année 2012, on aura mis au point notre nouvel outil et on qu’aura une quantité suffisante de produis de qualité pour pouvoir satisfaire la population locale et surtout hexagonale.  

Est-ce un plus pour votre production sur le marché français ou européen, ce prix d’excellence ? 

Pour l’instant je ne sais pas grand-chose. Vu le minimum que nous avons pu obtenir comme contingent… Ca se limite actuellement à 500 hectolitres d’alcool pur. Il y a de ça, moins de dix ans, on était à 150 hectos. Il est certain qu’avec une augmentation supplémentaire, on arrivera mieux à pénétrer ce marché national. Aujourd’hui, on est sur le point d’obtenir 12 000 hectos supplémentaires pour les 4 DOM. Et sur ces 12 000 hectos supplémentaires, la Guyane n’obtiendra selon les règles de pourcentage que 50 hectos de plus. Ce n’est pas là qu’on va vraiment changer les choses.

Comment est jugé votre rhum par apport à l’ensemble des producteurs de rhums des autres départements d’outre mer ?

Par apport à notre volume de production dans notre petite exploitation, on a de très bons résultats. On est parmi les meilleurs et on est régulièrement récompensé avec des prix au concours général agricole de Paris. Deux  médailles d’or pour le rhum vieux l’année dernière, une médaille d’argent pour le rhum blanc et, il y a deux ans, médaille d’argent pour le rhum blanc aussi. Il y a une constante, mais on peut mieux faire.

Qu’est ce qui vous manque  en Guyane pour aller plus loin ?

D’abord, avoir plus d’ouverture sur le marché. Puisque 99 % de notre production est  faite pour les locaux. Mon souhait est de mieux pénétrer les marchés export de façon à mettre la Guyane en avant. Pour l’instant, lorsqu’on parle de rhum de Guyane, on ouvre grand les yeux, on ne connaît pas… Je pense qu’avec du volume supplémentaire, on pourrait mieux implanter le rhum guyanais sur le marché européen. Et encore plus au niveau national. Sans pour autant avoir de prétention d’inonder ce marché.

Qu’est ce qu’il a votre rhum pour être tant de fois récompensé ?

Premièrement, c’est une entreprise familiale et individuelle puisque je suis le seul actionnaire. J’ai gardé les principes ancestraux de mon père. On essais de garder des méthodes artisanales. Notre rhum est fabriqué avec du jus frais, une canne coupée manuellement qui conserve  une qualité de jus. Nous faisons en sorte que les cannes ne restent pas plus de quarante huit heures aux champs. Le reste, ce sont des principes de fermentation sur lesquels je n’en dirai pas plus.

Vos enfants, Doris et Joris, vous ont toujours accompagné… Ils sont votre porte-bonheur ?

Doris et Joris m’ont toujours accompagné depuis le premier prix. Je veux surtout qu’ils comprennent les efforts que j’ai fait durant toute ma vie professionnelle. Et qu’ils conservent ça au niveau familial. Ils doivent voir les valeurs que le travail apporte.

Propos recueillis par AJ

 


Joris, 12 ans : « Mon papa fait un bon rhum et il est récompensé pour son bon rhum. Des fois, je viens l’aider à remplir les containers et les cartons. »Joris-et-Doris-fiers-du-travail-de-papa-photo-Alfred-Jocksa.jpg

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:42

Stéphanie Melyon-Reinette enquête sur la « Jaspora »

SMR.-06-11-c-lionel-Roy---2011--4----Copie---Copie.jpg« Mémoires de Jaspora » aux Editions Persée de Stéphanie Melyon-Reinette, préface de Mémona Hinterman.

« Mémoires de Jaspora » est un recueil d’entretiens menés avec des membres de la diaspora haïtienne ayant eu une expérience de vie en Amérique du Nord (aux Etats-Unis principalement [New York City et/ou Miami] et au Canada). On y retrouve des témoignages d’artistes (Jeanguy Saintus, Buyu Ambroise, Sabine Blaizin...), d’écrivains (Dany Laferrière par exemple), d’éducateurs, d’enseignants, notamment ceux qui travaillent à l’intégration des jeunes Haïtiens dans les écoles bilingues (créole/anglais) et qui œuvrent à lutter contre les discriminations qui leur ont été ou qui leur sont encore faites, d’activistes (Jocelyn Mc Calla, Jocelyne Mayas), de femmes politiques (Rosemonde Pierre-Louis), ou encore d’universitaires et sociologues. Ils donnent leurs points de vue personnels et aigus sur la vie d’un Haïtien aux Etats-Unis face à la racialisation ou l’ethnicisation de ce pays, face aux discriminations...

 C’est par ces lignes que Stéphanie Melyon-Reinette a souhaité suscité un intérêt à la lecture de son ouvrage consacré à la diaspora haïtienne, « pas tout à fait outre-mer au sens administratif, mais caribéenne tout de même », précide-t-elle car si elle sait que Haïti ne fait plus l’actualité (entre les présidentielles, la Syrie, etc…), elle n’en pense pas moins que la grande île francophone fera toujours l’actualité : « C’est une cause intemporelle et un sujet – me semble-t-il – inépuisable. »

FXG (agence de presse GHM)

 


Le témoignage de Dany Laferrière

« J’ai passé ma vie à éviter d’être nommé. Mais si les gens veulent me nommer, y’a pas de problème ! C’est leur affaire. Mais pour moi, je suis d’abord un individu, et puis…et puis je vis ma vie ! Et puis…dans cette vie-là, on est nommé tout le temps…à tous les secteurs, à tous les carrefours…si on vit en province, on est un provincial. Si on vit à Port au Prince, si on vient de tel quartier…enfin on est nommé…Si on arrive à Montréal, on est un immigrant…Si on arrive en Haïti, on est un diaspora(jaspora)…des choses comme ça ! Si on est un écrivain, on n’est pas quelqu’un qui écrit…on est un écrivain haïtien, on est un écrivain immigrant, ou un écrivain noir, ou un écrivain exilé…donc y’a toujours des dénominations ! [… ] Moi je suis obsédé par l’idée d’ « individu ». Parce que je viens d’une culture du « nous », je suis obsédé par le « je », comment le « je » peut rentrer dans le « nous », comment le « je » peut sortir aussi du « nous », sortir de ce « nous » collectif. C’est l’appropriation du « je », de sortir de ce « nous » collectif, prendre des décisions personnelles et non de race, et non de nationalité, et non de classe sociale. Même si toutes ces choses-là me forment, sont mes composantes.» 

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 07:28

Le bilan mitigé de l’année 2011 par la FEDOM

Dans sa lettre n°18, la Fédération des entreprises d’outre-mer fait un bilan de l’année 2011. Un bilan mitigé. Les patrons d’outre-mer ont gardé en travers de la gorge le Rapport de l’Inspection générale des Finances sur l’Evaluation des niches fiscales et sociales,  « rapport contestable et à charge, destiné à orienter les travaux sur les lois de finances à venir, alors même que la LODEOM commençait seulement à faire sentir ses premiers effets ». Sur la loi de finances, adoptée le 21 décembre, ils retiennent « malheureusement le nouveau coup de rabot et la suppression de l’abattement d’un tiers à l’impôt sur les sociétés ».

Ils déplorent également « qu’il ait fallu des mois pour obtenir un projet de tarif de raccordement pour les installations photovoltaïques, au risque de sinistrer un peu plus la filière ». Mais, les patrons se satisfont « de la sanctuarisation de la défiscalisation sur le logement social, de la création d’un véhicule FIP (fonds d’investissement de proximité) pour l’Outre-mer, de la publication le 25 mai dernier de la circulaire d’application du décret sur la rénovation hôtelière, de la desserte des Antilles depuis Roissy, du maintien de la TVA à taux réduit Outre-mer, mais surtout, in fine et au forceps, de la prorogation pour un an des exonérations de charge (sous condition d’accords) pour les primes exceptionnelles et autres bonus versés à la suite des crises sociales de 2009 ».

Autre motif de satisfaction, le fait que Gilles Carrez, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, ait souligné que le plafonnement des avantages fiscaux ne pouvait être encore raboté, sauf à ne plus pouvoir tenir compte de la défiscalisation outre-mer. « La spécificité de cette mesure a donc été reconnue », souligne la FEDOM.

FXG (agence de presse GHM)

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 06:33

PS et UMP polémiquent sur la place réservée par chacun aux outre-mer

lurel-mdetom-serre-RDG-.jpg« En consacrant 6 lignes aux outre-mers sur 22 pages de son programme pour 2012 récemment publié, l’UMP montre le réel intérêt qu’il accorde aux outre-mers… » Le pôle outre-mer de François Hollande n’a pas été long à réagir après la publication du programme de l’UMP. C’est de bonne guerre, si l’on se souvient de la réaction de Marie-Luce Penchard après la publication du programme socialiste en avril dernier. Marie-Luce Penchard avait alors déclaré : « Pas même une ligne, une remarque ou un mot sur l'Outre-mer ! » Alors, l’occasion était trop bonne pour les socialistes : « Ces quelques lignes témoignent d’une vision uniquement utilitariste des outremers « pour permettre à notre pays de se projeter dans le vaste monde ». La seule promesse est de « conforter le développement endogène des outre-mers », c’est-à-dire le « démerdez-vous » généralisé à l’oeuvre depuis 5 ans avec des résultats évidemment catastrophiques. » La réplique n’est pas venue cette fois de Marie-Luce Penchard, mais de la secrétaire nationale de l’UMP, la Martiniquaise Nathalie Fanfant qui n’hésite pas à défendre à bras le corps l’action de Nicolas Sarkozy dans les outre-mer : « Le président de la République a effectivement fait évoluer les relations, rompant avec le paternalisme d'autrefois », écrit-elle. Fanfant.JPGL’attaque de la gauche est développée : « l’augmentation du taux de chômage a été bien supérieure outre-mer que dans l’hexagone avec une hausse de 37% du chômage entre avril 2007 et novembre 2011 et de 49% du chômage des – de 25 ans sur la même période. Le résultat de cette politique, c’est également une politique du logement sinistrée, une explosion de l’illettrisme dans nos régions, une cohorte de jeunes sortant du système scolaire sans diplôme ou qualification chaque année, une « clochardisation » de la police nationale alors que l’insécurité explose… » La contre-attaque de Nathalie Fanfant s’est voulue précise : « La lutte contre l'illettrisme, la construction de logements sociaux, la mise en place du RSA, le développement du service militaire adapté, le renforcement de la concurrence pour lutter contre la vie chère... La liste est longue des engagements qui ont été tenus notamment grâce aux états généraux de l'Outre-mer qui répondaient à un besoin de renouveler le dialogue social. Seul Nicolas Sarkozy a su mener cette politique. » Enfin, sur la méthode des socialistes, Nathalie Fanfant s’essaie à l’estocade : « Il (Victorin Lurel) n'a pas dû réellement se renseigner avant de faire rédiger un communiqué car l'UMP a organisé une convention sur l'Outre-mer le 24 novembre dernier, lors de laquelle elle a présenté plus de 20 grandes propositions (…) Tenter de polémiquer de la sorte est finalement assez décevant de la part de M. Lurel, qui souligne ainsi la mauvaise foi des équipes de François Hollande. » De la même manière, Marie-Luce Penchard avait dénoncé la portion congrue réservée à l’Outre-mer dans le programme socialiste alors que leur forum outre-mer n’avait pas encore eu lieu. Et s’il y a bien 20 propositions pour l’outre-mer dans le programme UMP, il y a « quelques dizaines de pages issues du forum du 27 avril dans le programme présidentiel à venir ultérieurement », selon un membre du pôle Outre-mer. A croire donc que la mauvaise foi est l’apanage des politiques !

FXG (agence de presse GHM) 

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 06:02

Illlmino se révèle au New Morning

Illmino sceneInvité à venir jouer en première partie du duo guyanais Mikakérémy, ke jeune Guadeloupéen Illmino a fait forte sensation, le 22 décembre sur la célèbre scène parisienne du New Morning. Interview

« Ce n’est pas la majorité des jeunes qui vend de la came en Guadeloupe »

Illmino.jpgMonter si jeune sur la scène du New Morning, vous brûlez les étapes…

J’étais plutôt habitué à la scène guadeloupéenne. La dernière que j’ai faite, c’était sur la place de la victoire pour l’arrivée de la Route du rhum. Je suis en train de former peu à peu mon public…

Que préparez-vous actuellement ?

Je suis en train de travailler à mon projet avec AP (le Guadeloupéen Yohan Duport, NDLR) du groupe 113, un collectif de rappeurs du Val de Marne, avec lequel je dois faire un album acoustique.

Vous avez pu jouer trois morceaux sur cette scène, mais vous avez déjà deux albums à votre actif…

J’ai déjà fait West Indies avenue, un premier album solo hip hop, Dezod (http://www.youtube.com/watch?v=pQ8Wr3ZKmvQ) et ce que je prépare, c’est sa réédition acoustique.

A vous écouter, on pense au ragga dance hall, au rap, au slam…

Ca reste de la musique acoustique avec un fond slam, hip hop, mais ça reste de la musique acoustique.

Aimez-vous Soft ?

J’adore ce qu’ils font comme ce que fait Victor O…

Vos textes parlent de la jeunesse pointoise, de Boissard, les cités Henri IV, Washington…

C’est par rapport à toutes les personnes qui ont toujours des a priori sur ces quartiers. Moi, j’ai beaucoup été à Washington, j’ai vécu une bonne partie de ma vie au Raizet et on n’avait pas une bonne réputation parce qu’on venait de là. Mais il faut savoir que dans ces quartiers, il y a beaucoup de jeunes qui se démènent, qui montent des entreprises, qui courent partout, qui ont envie de se faire entendre… Il faut qu’on arrête de montrer le mauvais côté ; il y a aussi de bons côtés !

Vous chantez Pa pè (pas peur, NDLR), que voulez-vous dire ?

Pa pè, ça veut dire, viens me suivre dans les quartiers de Lapwent pour voir la réalité des choses. Oui, il y a des crackés, c’est vrai, mais il y a des choses que j’ai vécues et qui me montrent que ce n’est pas la majorité des jeunes qui vend de la came en Guadeloupe. Merde ! C’est tout le temps la même chose qu’on nous rabâche, mais il y a de tout. D’accord, il y a du mauvais, ça fait partie de la vie. Ca fait partie de la dualité.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 07:21

Mikakérémy ont fait vibrer le New Morning à ParisMika-et-Remy-2.jpg

Mission accomplie pour les deux artistes Mika et Rémy Aubert ! Jeudi soir, le public parisien a répondu présent et n’a pas eu à se plaindre de la qualité d’un spectacle qui a été savamment organisé. Malik Catayé était le M. Loyal et c’est à lui qu’est revenu d’annoncer le plateau d’artistes offert par le duo Mikakérémy. Il y a d’abord eu la franco-espagnole, Roxane, venue chanter deux morceaux de soul. Un avant-goût. Puis, est venu le tour de celui révélé en 2008 par Guyane star, le zouker lover et lauréat du Lindor 2009, Jonathan. Son « Baby dou » a ému le public avant qu’il ne l’enflamme avec son titre « A une lettre près », variation sur « je t’en veux, je te veux »… Un autre espoir a pris le relais, le jeune Guadeloupéen Illmino avec son hip hop accoustique et ses paroles qui parlent à la jeunesse. Un nom à surveiller ! Mika.jpgMais vient enfin le tour de la chanteuse de guyanaise et du conteur, compositeur, guitariste et chanteur de Mana. C’est leur batteur, le Camerounais Félix Sabal-Lecco qui a ouvert la session par un solo de haute voltige qu’est venu rejoindre leur bassiste, Dominique Dipiazza avant que le guitariste Eric Sempé, le saxo, Niel Gerstenberg et le clavier Claude Tedesco. Ils font durer le plaisir quand, enfin, voici Mika et Rémy, annoncés par leur choriste et danseuse, Cathy Palvair. Vêtus de blancs dans des hamacs retaillés par le créateur Auguste Horth, les deux artistes vont décliner leur album Si nou té pé par La vi pas fasil, Mano, Tchékélina, Cabassou (bouleversant) et, enfin, Parkus aux sonorités très rock. Remy Aubert hauteurRémy l’introduit par un numéro de griot qui séduit la salle. Fin du premier set. A partir de ce moment, vont se succéder à leurs côtés les invités de Mikakérémy. Teedjee, le premier, vient chanter Mizik (dont il prépare la sortie du clip pour le mois de janvier). Il chante ensuite Sénégalé avec le duo. Un pianiste chasse l’autre avec l’entrée en scène du Martiniquais Harry Diboula et son fameux « Tu me manques ». Il annonce aussitôt après, hilare : « Maintenant Harrykérémy ! ». Et ensembles, ils chantent « A Kouto Rounso ». scene-finale.jpgRémy dédie ce concert à deux personnes disparues récemment, Pierre Paulus, « la voix du ghetto, le premier à m’avoir fait tourner en France », et Jeff Joseph, tout en saluant la présence dans la salle de Junior, le bassiste de Granmacks. Victor O arrive sur la scène et chante Vini dou, puis Revolucion caribeana. Succès ! Mikakérémy reviennent pour Nou pa étranjé et avant d’annoncer le retour du duo en Guyane, le 28 décembre, il rappelle tous les invités de la soirée (premières parties comprises) pour un final en délire sur Si nou té pé. « Ca y est, c’est fait » a indiqué Rémy en sortant de scène, visiblement très heureux d’avoir relevé « le pari de six mois de travail ». Et pour ceux qui n’étaient pas là, Mikakérémy seront à Cayenne avec leurs musiciens le 11 mai 2012. Ils joueront aussi en Afrique en 2012. Ne manquera plus pour eux que le Soby’s, à New York !

FXG (agence de presse GHM)


En imagesbatteur.jpg

Félix Sabal-LeccoHarry-Diboula-Victor-O.jpg

Harry Diboula et Victor OIllmino-scene.jpg

Le jeune chanteur de Lapwent, IllminoJonathan.jpg

Jonathan

Victor-O-Roxane.jpg

Victor O et Roxane

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Junior, le bassiste de Granmacks, et TeedjeeMika-et-Remy-loges.jpg

Mika et Rémy, dans les logesRoxane.jpg

RoxaneVictor-O-guitare.jpg

Victor O

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 06:44

Louis-Georges Tin à la tête du CRAN

Louis-Georges-Tin.jpgL’universitaire martiniquais Louis-Georges Tin est le nouveau président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN ) depuis le 19 novembre dernier. Une des premières actions du successeur de Patrick Lozès a été, le7 décembre, de lancer d’une campagne en faveur du vote obligatoire assorti d'un sondage TNS Sofres qui montre que 57 % des Français y sont favorables. « Cette campagne pour le vote obligatoire sera le fil rouge de mon action à la tête du CRAN au cours des 3 prochaines années », indique M. Tin dans un mail de vœux adressé à la presse. « Le CRAN, poursuit-il, sera l'un des partenaires du Pacte pour l'égalité et la diversité au côté d'une douzaine d'autres associations pour interpeller les candidats à l'élection présidentielle. » Enfin, le nouveau président du CRAN tient à distinguer catégoriquement son association de son ancien président, Patrick Lozès : « Le CRAN n’est pas engagé par les actes de Patrick Lozès et ne soutient en aucun cas sa candidature à l'élection présidentielle. » Alors que depuis sa création, le CRAN avait du mal à attirer les associations antillaises, le CIFORDOM, association de José Pentoscrope, vient d’y adhérer. En revanche, malgré les sarcasmes dont a fait l’objet le CRAN, personne n’a osé monter le CRAB, un Conseil représentatif des associations blanches !

FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 16:50

La nature ultramarine sur les grilles du Sénat

contrechamp-expo-grilles-senat.jpgDepuis le 15 septembre dernier, les grilles du jardin du Luxembourg, à Paris, servait de support à une exposition photographique intitulée « Cœurs de nature en France ». On y découvrait les beautés des parcs et réserves naturelles de toute la France, y compris de ses territoires. Mais depuis le 6 décembre, les 80 nouvelles photos géantes exposées ne concernent plus que les outre-mer. Inaugurée mercredi soir par le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, entouré des sénateurs Serge Larcher (Martinique) et Michel Vergoz (Réunion), la « saison 2 » a mis un éclairage particulier sur l’exceptionnel patrimoine naturel ultramarin qui abrite la majorité de la biodiversité nationale. Les images inédites sont le fruit d’une carte blanche donnée à 12 photographes de l’agence SIPA Press par l’Agence de la nature. Producteurs de  cette opération pour 30 % de son montant (qui est resté confidentiel), les Réserves Naturelles de France, les Parcs Nationaux de France, le Conservatoire du littoral, l'Agence des Aires Marines Protégées, l'Office national des forêts et le magazine Terre Sauvage se sont associés autour de l'idée de constituer un fonds photographique unique de ces « cœurs de nature » et de le présenter au public. Bel-Larcher-Vergoz.jpgJean-Philippe Grillet, directeur des Réserves naturelles de France, a répondu au président du Sénat qui voulait savoir qui avait payé et à quoi ça servait… « Beaucoup d’entreprises sollicitées (sans qu’il ne les cite, on a reconnu la SNCF, Air France, Bouygues…) ont très bien considéré notre projet mais il ne rentrait pas dans leurs priorités. » Le ministère de l’Ecologie, la fondation Melvita (L’Occitane), Nature et découverte, la fondation EDF Diversiterre, eux, ont participé au financement. Quant à savoir à quoi ça sert, Jean-Philippe Grillet a eu ce mot : « A rien ! Comme la Joconde ou la beauté qui méritent d’être présentées et sauvegardées. » Les sommets de la Réunion, la forêt guyanaise, la mangrove martiniquaise, les iguanes de Guadeloupe, les manchots et les phoques des terres australes, rien n’a échappé à l’objectif des photographes. « C’est beau votre expo, a déclaré le directeur de la communication du président du Sénat, l’ancien journaliste du Point, Jean-Loup Reverier, et son intérêt majeur est sa vertu pédagogique. » L’exposition restera sur les grilles du jardin du Luxembourg jusqu'au 15 janvier 2012. Et pendant deux ans, la même exposition fera le tour des prisons de France, y compris en Outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)


ITW de Fabien Chenel de l’Agence de la nature, commissaire général de Cœur de nature en France

Fabien-Chenel.jpg« On a fait intervenir des Ultramarins dans la production »

La saison 2 dédiée à l’Outre-mer, est-elle un ajout pour honorer l’année des Outremer français ?

Ca a toujours fait partie intégrante du projet et on a voulu que le volet ultramarin des « Cœurs de nature en France » vienne clôturer l’année des Outre-mer.

Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

Nous avons présenté le projet il y a un an et la production a été engagée de février à juin 2011 avec un complément en septembre et octobre pour la Martinique et la Guyane. On y était déjà allé mais, notamment en Martinique, on avait des réserves naturelles à photographier.

Quel a été le cahier des charges remis aux 12 photographes ?

Ils ont reçu une carte blanche mais ils avaient une lettre de mission qui rappelait qu’il s’agissait de photographier des territoires protégés identifiés, des espèces animales et végétales, des paysages et de l’activité humaine. On a fait attention de faire intervenir des ultramarins sur la production. C’est ainsi que Bruno Celica de Saint-Joseph en Martinique a été chargé des photos en Guadeloupe et en Martinique, et que Carine Pons, institutrice et photographe installée à Mayotte, des photos dans son île.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


En imagesAlain-auge-Jean-philippe-Grillet-michel-Vergoz-JP-Bel-Fabie.jpg

Alain Augé, Jean-Philippe Grillet, Michel Vergoz, Jean-Pierre Bel et Serge LarcherFrancois-Sandrine-et-Eric-Nelson.jpg

François, Sandrine et son père, Eric Nelson, président de la chambre d'agriculture de la Guadeloupegeneral-Kapfer-Pierre-Lise.jpg

Le général Kapfer, commandant militaire du Sénat, et l'ancien préfet Pierre LiseJoelle-Edouard-Tiphaine-Inglebert.jpg

Joëlle Edouard, assistante parlementaire de Serge Larcher, et Tiphaine Inglebert, conseillère à la présidence du Sénat, chargée de la veille législative.Alain-Delcamp-serge-Larcher-Pierre-Lise.jpg

Alain Delcamp, secrétaire général du sénat, Serge Larcher, Pierre LiseX-Joel-Pedurand-Eric-Nelson-et-Vergoz.jpg

Joel pédurand, directeur de la chambre d'agriculture de la Guadeloupe, son président Eric Nelson et le sénateur PS de la Réunion, Michel VergozLarcher-Magali-lenoir.jpgSerge Larcher et Magali Lenoir d'Eutelsat

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 10:27

Le budget 2012 définitivement adopté

L’Assemblée nationale a adopté définitivement, hier, mercredi, la loi de finances pour 2012. Voici les dernières mesures concernant l’outre-mer qui faisaient encore débat entre les deux chambres du Parlement.

- Défiscalisation

Le coup de rabot est de 15 % sur les niches fiscales. Le texte initial adopté en conseil des ministres prévoyait 10 %, mais, les plans de rigueur sont passés par-là. Le gouvernement espère économiser 150 millions d’euros. En outre-mer, seul le logement social a été épargné. Pour préserver l’attractivité de la défiscalisation outre-mer le coup de rabot touchera à parts égales le contribuable et l’exploitant ultramarin. L’année dernière, le gouvernement avait déjà fait adopter un coup de rabot de 10 %.

Sur ce chapitre de la défiscalisation, il faut ajouter le durcissement du plafonnement global, c’est-à-dire la limite que ne doivent pas dépasser les avantages fiscaux procurés au contribuable.

En 2012, il sera de 18 000 euros plus 4% du revenu imposable (contre 18 000 euros plus 6% du revenu imposable en 2011). Le Sénat avait tenté de le réduire à 10 000 euros.

- Prêt à taux zéro

Le gouvernement a décidé de supprimer le prêt à taux zéro (PTZ) sur le logement ancien. Il sera réservé au logement neuf. Un amendement adopté par la gauche au Sénat, et conservé par l’Assemblée nationale, permet toutefois de préserver cette disposition pour les locataires désirant racheter leur appartement HLM.

- Abattement de 30% sur le bénéfice imposable

La suppression de l’abattement de 30% sur le bénéfice imposable des entreprises dans les départements d’Outre-mer fait partie du plan anti-déficit annoncé par François Fillon et doit rapporter 100 millions d’euros par an à l’Etat dès 2012.

Au Sénat, un amendement avait été adopté pour que les entreprises de moins de dix salariés, appartenant à un secteur éligible à la défiscalisation, continuent de bénéficier de cet amendement. L’Assemblée nationale l’a supprimé.

- Sortie de l’accord salarial interprofessionnel (accords Bino, aux Antilles et Guyane ; Cospar à La Réunion) signé en mars 2009 pour mettre fin à la crise sociale outre-mer.

Dans le projet de loi initial, le gouvernement prévoyait sa fin, le Sénat voulait le prolonger de trois ans. Finalement, en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, un amendement de la ministre du Budget Valérie Pécresse l’a prolongé d’un an. Les entreprises pourront donc toujours verser, en 2012, une prime de 50 à 60 euros par mois exonérée de charges patronales et salariales.

David Martin (Agence de presse GHM)

 

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 10:19

La Guadeloupe dans Le Monde

page-Monde-insecurite.jpgLe Monde datée du 22 décembre consacre une page et demi à la Guadeloupe. Profitant du « rapport confidentiel sur les dispositifs de lutte contre la délinquance en outre-mer »  commandé par le ministre de l’Intérieur et celui de l’Outre-mer (et remis en juillet), le quotidien du soir profite pour donner à lire un bon reportage. Ainsi, « derrière le débat sur l’insécurité », il y a « le malaise social ». L’occasion de faire parler Elie Domota et Jean-Michel Gobardhan (UNSA Police), le patron de la BAC Alain Jean et le nouveau DDSP, les maire des Abymes et Pointe-à-Pitre… Et même de citer France-Antilles avec ses fameuses Unes, toutes dédiées aux faits divers !

FXG (agence de presse GHM)

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