fxgpariscaraibe

Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 07:56

 

L'Agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer recrute son dirigeant

Un mois après avoir été porté sur les fonts baptismaux, l'Agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer a émis une fiche de poste dans le cadre du recrutement de son ou sa directrice. Les candidatures sont recevables jusqu’au 30 avril. Les personnes intéressées à postuler devront être « un(e) professionnel(le) confirmé(e) et reconnu(e), doté(e) d'une expérience dans la direction de projets culturels à forte dimension institutionnelle, ainsi que dans l'encadrement et le management d'équipe. » Elles auront encore « exercé des fonctions d’encadrement supérieur » et auront « une excellente capacité relationnelle ». Elles disposeront encore « d’une connaissance et d’une maîtrise parfaites des enjeux culturels ultramarins, aussi bien sous l’angle patrimonial que sous l’angle de la création ». Elles connaîtront « les réseaux nationaux et internationaux de la création contemporaine, ainsi que les réseaux politiques et culturels ultramarins ». Enfin, elles auront « également une parfaite maîtrise de l’anglais (oral et écrit), et si possible de l’espagnol ». Ca, c’est pour le profil. Quant au boulot en lui-même, le directeur de cette agence aura pour mission de procéder au montage juridique et fonctionnel de l’Agence. Pour l’heure, il s’agit d’une association mais elle est vouée à devenir un établissement public de coopération culturelle. Il appartiendra  au directeur de « fonder et construire les relations de l'Agence avec chacun des territoires d'Outremer sur des bases coopératives et partagées, en relation étroite avec les Directions des affaires culturelles d'Outre-mer et les autres organismes d’Outre-mer et de l’Hexagone ». Il s’agira encore d’identifier « les différents partenaires de l'Agence en précisant leur mode d'association et leurs contributions ».

De manière pratique, il s’agira de mettre en place « les outils et procédures permettant de rendre la structure opérationnelle, à savoir : « apporter, notamment par internet, toutes informations utiles à une meilleure connaissance et appréciation des cultures des Outre-mer et à la réalisation d'actions de diffusion de ces cultures ; apporter une assistance en matière de formation, d'outils logistiques et d'ingénierie aux porteurs d'actions de diffusion ; mener des actions de promotion et de communication liées à son objet ; aider, de manière générale, à la diffusion des cultures des Outre-mer, qu'il s'agisse de création ou de patrimoine, d'expressions artistiques ou de culture scientifique et technique, entre territoires ultramarins, vers la France hexagonale, ou vers tout autre lieu dans le monde. »

Mais le candidat devra encore développer et négocier les partenariats de l'Agence avec différents organismes-ressources aussi bien dans les domaines des arts vivants, que dans ceux du patrimoine, des musées et des industries culturelles, pour faire de l'Agence une plateforme d'informations et de ressources efficiente. Par dessus tout cela, il mettra en oeuvre « la stratégie de promotion et de rayonnement de l'Agence auprès des collectivités territoriales d’Outre-mer et de l’Hexagone et des autres pouvoirs publics, des réseaux culturels et artistiques, de la presse et des média ». Bref, faudra avoir du réseau et savoir le faire fonctionner.

Agence de presse GHM

 


Les candidatures sont à adresser à Greg Germain, président du conseil d’administration de l’association de préfiguration de l’Agence de promotion et de diffusion des cultures d'outre-mer, 33 boulevard Saint-Martin, 75003 Paris. Le poste est basé à Paris et la prise de fonction prévue au cours du 3e trimestre.

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 07:34

Sarko tire un trait sur le vote antillais

Le président-candidat qui s’était fait un honneur d’être « le président de la République à avoir effectué le plus de déplacement dans les outre-mer français » et particulièrement aux Antilles, semble avoir fait son deuil du vote antillais. Il a d’abord renoncé à organiser en mars un déplacement de campagne en Martinique et en Guadeloupe. Officiellement, c’était l’affaire Guéant et ses civilisations inégales qu’il convenait de laisser retomber. Plus concrètement, vu l’état des forces UMP en Martinique et en Guadeloupe, l’équipe de campagne du candidat convenait d’elle-même qu’il serait difficile d’y remplir une grande salle de meeting. D’ailleurs, même François Fillon qui devait être en campagne aux Antilles avec Marie-Luce Penchard, a annulé son déplacement prévu ce même 15 avril. Par ailleurs, l’autre rendez-vous du 15 avril, à l’hôtel Pullman Montparnasse de Paris, un meeting à l’adresse des Ultramarins de l’Hexagone, a lui aussi été annulé. L’annonce par François Hollande d’un meeting le même jour devant le château de Vincennes alors que l’effet de foule sera garanti dans le paysage avec le passage des marathoniens de Paris, a poussé l’équipe de « la France forte » à organiser un autre meeting parisien, en plein air lui aussi, sur la place de la Concorde. « L'Outre Mer dans la France forte, prévue le 15 avril, devient un rendez vous d'unité nationale derrière notre candidat », explique aussitôt le site Outremer2012 derrière lequel s’activent le délégué Claudy Siar et Andrée Simonot-Corosine. Et comme il faut toujours ménager les spécificités, voire les susceptibilités des originaires d’outre-mer, ceux-ci pourront se retrouver dans un « carré communautaire » auquel il convient de s’inscrire préalablement. Avec la montée en puissance de Samia Badat, en charge de la campagne pour les originaires d’outre-mer dans l’Hexagone, et le grand déplacement d’avant Pâque à la Réunion, il semble que le nouveau tropisme de Nicolas Sarkozy soit désormais l’île Bourbon.

FXG (agence de presse GHM)

 

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 06:35

Les gouaches des Brigades du Tigre

Bouillon-Hornus-Bowling-Tribout.jpgJean Claude Bouillon et Jean Paul Tribout, le commissaire Valentin et l’inspecteur Pujol des « Brigades du Tigres », assistaient au vernissage de l’exposition des gouaches d’André Raffray, d’après le célèbre feuilleton des années 1970. « La série des Brigades du Tigre a bercé mon enfance, déclare Cecile Hornus, comédienne qui incarne Blanche, l’institutrice de « Plus belle la vie ». Pour moi, c’est un exemple de qualité. » Ambiance nostalgie, cette semaine, à la galerie Semiose (Paris), autour des gouaches d’André Raffray. Ces peintures ont été réalisées dans les studios de la Gaumont à Joinville-le-Pont à l’occasion de la série « Les Brigades du Tigre ». les-brigades-du-tigre-gouache_1.jpgLes gouaches servaient d’animation pour le générique de la série. Une fois conçues et réalisées par le peintre, elles étaient filmées sur un banc d’animation afin de raccorder, en fondu enchaînée ou en coupe avec les images réelle, des multiples épisodes de la série. André Raffray qui s’est éteint en 2010 ne travailla pas moins de six saisons sur la série, de 1974 à 1982. Jean Claude Bouillon, interprète du commissaire Valentin, attire l’attention sur une gouache représentant les buildings de New York. Andre-Raffray_2.jpg« Elle a été faite pour évoquer la collaboration des Incorruptibles de la série américaine avec les Brigades au sujet de Johnny Cosmano, gangster venu d’outre Atlantique (incarné par Eddy Constantine, NDLR) », explique le comédien devant quelques les comédiens de « Plus belle la vie » venus assister à ce vernissage. Les séries se cherchaient déjà des filiations ! Jean Paul Tribout (l’inspecteur Pujol) et Jean Claude Bowling, le compositeur des musiques originales de la série, ne cachent pas leur plaisir à l’évocation de tous les souvenirs que ramènent ces gouaches. « Tout ceci se fait en numérique aujourd’hui, rappelle le fils de l’artiste, mais à l’époque cela se faisait au pinceau et à la main. » André Raffray aimait le cinéma, ses trucages, ses fantômes, et la complexité de l’expression des images. Initié par son père photographe à la retouche photographique et aux sens des images, il s’est formé au dessin par correspondance et a mis toute sa technique au profit du service animation de la Gaumont de 1955 à 1982.

RDG

Du 31 Mars au 5 mai. Galerie Semiose, 54 Rue Chapon Paris

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 05:09

15 rubans rouges pour l’outre-mer

Patrick Karam, les journalistes Rémi Le Goff et Jean-Philippe Ludon, ou encore Claudine Neisson figurent dans la promotion de Pâque de la légion d’Honneur. Quinze personnalités vivant ou originaires d’outre-mer ont été décorées par le gouvernement et l'Elysée.

Jacqueline Cachemire-Thôle, auteur guadeloupéenne d'actions culturelles bénévoles, chevalier du 3 mai 1999, a été promue par le président de la République au grade d’officier dans l’ordre national de la légion d’Honneur. Patrick Karam, tout jeune inspecteur général de la Jeunesse et Sports, a été nommé par Claude Guéant, chevalier. Le JO précise : « Conseiller régional d'Ile-de-France ; 26 ans de services. » Le Martiniquais Henri Jean-Baptiste, ancien député de Mayotte, ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes, chevalier depuis janvier 2003, a été promu officier sur le contingent de Marie-Luce Penchard. Sur ce même contingent, ont été nommés au grade de chevalier Lyne-Rose Beuze, conservatrice en chef des musées nationaux (Martinique), le père François Jaupitre, chancelier et procureur de l'évêché de Wallis-et-Futuna, les journalistes Rémi Le Goff (Nouvelle-Calédonie) et Jean-Philippe Ludon (RCI Martinique), l’ancien conseiller au ministère de l’Outre-mer et ambassadeur, délégué à la coopération régionale dans l'océan Indien, Philippe Leyssène, une ancienne directrice d'école maternelle en Polynésie française Vasthi Lilloux, la dramaturge, chef d'entreprise guadeloupéenne Michèle Montantin, la patronne de la rhumerie martiniquaise Neisson, par ailleurs médecin, Claudine Neisson-Vernant, le directeur général adjoint du Comité national d'accueil et d'actions pour les Réunionnais en mobilité, Philippe Pignolet de Fresne, et encore un ancien secrétaire général de banque en Polynésie française, Luc Tapeta-Servonnat.

Sur le contingent du ministre de la Culture, on retrouve l’écrivain de Saint-Pierre-et-Miquelon, Eugène Nicole. Et enfin, sur celui du ministre de la Justice, on trouve la présidente du tribunal correctionnel de Papeete, ancien procureur adjoint à Pointe-à-Pitre, Marie-Claude Péna, connue, depuis ses début à l’instruction à Marseille, sous le surnom de « juge titane ».

FXG (agence de presse  GHM)

 

 

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 07:04

Couverture-PIV.jpg Paroles d’une île vagabonde, un regard sans concession sur la Guadeloupe

Si la Guadeloupe pouvait parler, que dirait-elle à ses enfants ? Dominique Deblaine donne la parole à son île dans un beau texte poétique qui, malgré sa modernité, rappelle le chef-d’œuvre d’Aimé Césaire, écrit en 1939. Dominique Deblaine, Guadeloupéenne de 56 ans, enseigne la littérature à Bordeaux.

« Les gens se satisfont des mêmes choses »

A la lecture de votre livre, une proximité avec le « Cahier d’un retour au Pays Natal » d’Aimé Césaire saute immédiatement aux yeux. Etait-ce conscient ?

Deblaine.jpgAu début, pas vraiment. Je m’en suis rendu compte petit à petit. Au début du projet, j’ai commencé à écrire un roman. Et puis au bout de 40 pages, je me suis arrêtée, le résultat ne me plaisait pas du tout. Un matin, j’ai tout repris. Alors, j’ai commencé à écrire différemment et tout d’un coup, ce rythme, cette musique, cette parole, ce phrasé est venu comme ça. J’avais la musique du « Cahier » dans la tête, et puis surtout la verve de Césaire.

Sur la forme, comment définir « Paroles d’une île vagabonde » : un long poème acide ?

Oui. Installée à mon bureau, quand je suis arrivé vers la 100ème page du livre, j’ai porté le regard vers les ouvrages antillais de ma bibliothèque. Et j’ai vu la tranche du « Cahier » de Césaire. Et là, je me suis rendu compte que j’étais dans la même veine que l’œuvre de Césaire.

Je ne suis pas dans le plagiat parce qu’il a une écriture que l’on a décrite comme surréaliste, même si ce n’est pas tout à fait juste. Il faisait du surréalisme sans le savoir, si on peut dire.

Mon écriture est plus lyrique. Tout ce qui me venait, c’était des images.

Vous donnez la parole à la Guadeloupe et elle porte un regard sévère sur ses enfants.

Le constat est sévère, oui. Je ne pense pas que j’aurai pu écrire ça à 20 ans. Il y a tout un parcours de vie pour en arriver à ce texte. J’ai habité la Guadeloupe à l’adolescence, ce moment de la vie où l’on se construit, où des choix se font sans que l’on en soit vraiment conscient. Durant ces années, j’étais en colère, en révolte contre le machisme de notre société. Il y a toujours ce proverbe antillais : « Sé kon sa nou yié, sé kon sa nou vlé rété. » (c’est comme ça que l’on est et que l’on a envie de rester). Finalement, on est comme ça, on est presque fier d’être comme ça alors que le principe d’une culture, c’est justement de s’améliorer ou de supprimer ses scories.

Etes-vous, malgré ce constat sévère, optimiste sur la capacité des Guadeloupéens à évoluer dans le bon sens ?

J’étais en Guadeloupe au mois de février et je dois bien constater que les choses n’ont pas bougé. Chacun de mes voyages là-bas est différent. Je suis traversée de sentiments contradictoires. La fois précédente, j’étais dans une sorte d’exaltation, de plaisir incroyable d’être là-bas. Et là, cette fois, j’en avais assez. Je me sentais enfermée. J’avoue que c’est un peu désespérant, les gens ne changent finalement que peu. Ils rient des mêmes choses, ils se satisfont des mêmes choses.

Propos recueillis par Guillaume Decaix à Bordeaux (agence de presse GHM)

Paroles d’une île vagabonde, de Dominique Deblaine. Riveneuve Editions.

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 06:39

Premier Rhum fair à Paris

Le premier Rhum Fair s’est tenu lundi dernier à Paris autour des professionnels des rhums des Antilles et du reste du monde. 

Stand-HSE.jpgOn le nomme rhum, rome, rum ou ron et il est en plein boom. Agricole ou traditionnel, blanc, ambré ou vieux, de production française, espagnole, cubaine, mauricienne, réunionnaise, malgache, péruvienne, jamaïcaine ou haïtienne, Sa diversité, tant dans les aromes que dans sa coloration, invite à la création de cocktails et pas seulement l’incontournable Mojito ! Une centaine de marques de rhums étaient réunies pour ce premier Rhum fair organisé àç Paris par l’agence SO2 et Cyril Hugon à l’intention des professionnels, sommeliers, cavistes, distributeurs, épiceries fines, barmen… Avec une reprise du marché, le rhum a le vent en poupe. Pour le créateur des Comptoirs des Caraïbes, Francois-Xavier Dugas, « le rhum, c’est un pays, une région, une île, et bien sûr, une distillerie avec des gens qui expriment leurs passions ». Ce salon voulait d’abord gommer l’image réductrice bassée sur le fameux ti punch ou l’éternel planteur…

Mickael-Sylvestre-patron-de-R-ST-BARTH--photo-Alfred-Jocksa.jpgL’absence des principaux producteurs des Antilles-Guyane n’est pas passée inaperçue. Ca a été un sujet de conversation tout au long de la journée ! Seul José Hayot, de HSE représentait les Antilles françaises. Avec le petit nouveau, le R de Saint-Barth,, de Mikaël Sylvestre, mais dont on ignore précisément l’origine de son jus de cannes… Mickaël Sylvestre est venu spécialement en séchant un entrainement avec le Werder de Brême ! Celui qui est venu du foot au rhum nous parle de son bébé : « On doit faire nos preuves sur le marché français. Le rhum est reconnu aux Etats-Unis. C’est notre première cible. Mais à travers R de Saint-Barth, on essaie de redonner des lettres de noblesses au rhum. » Le tafia n’a plus le droit de cité.

Le rhum évolue et de nouvelles expérimentations voient le jour dans l’assemblage du produit, dans sa technique de vieillissement avec une maturation dans des fûts de Whisky, de Porto, de Cognac, de Madère... « C’est un produit non monolithique », indique en connaisseur le président de l’ambassade du rhum, le restaurateur et patron de l’Ilet Créole, Laurent Claude.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


L’absence de Spiridom

Visée, entre autres, par l’organisateur pour son absence à ce salon du rhum, la société Spiridom (exportatrice des rhums Clément, JM et Damoiseau) s’explique : « Nous sommes déjà présents à Vinexpo à Bordeaux et Singapour, en Belgique, au salon de l’agriculture, au Grand pavois de la Rochelle et nous serons cette année à la foire de Paris. Nous privilégions les salons où nous rencontrons nos distributeurs ou ceux où nous faisons de la vente grand public. Par ailleurs, nous étions indirectement présent par le biais des Comptoirs des Caraïbes qui représente Damoiseau, on ne peut être partout et court-circuiter nos partenaires. »

FXG

 

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 07:53

Lurel craint pour la France qu’il aime

Dans un livre, le responsable de la campagne outre-mer de François Hollande s’adresse aux Français de l’Hexagone. Il sonne comme une mise en garde et un appel à l’ouverture.

Lurel-lettre-ouverte-Hexagone.jpgCeci n’est pas un livre de campagne électorale. « J’ai pris du retard. Il aurait dû sortir fin décembre, début janvier », se défend Victorin Lurel. Dans « Lettre ouverte à mes compatriotes de l’Hexagone », aux éditions Armand Colin, le président de la Région Guadeloupe et député PS s’adresse aux « Hexagonaux », parfois « condescendants et paternalistes ».

Victorin Lurel met en garde contre le renfermement sur soi et la peur de la mondialisation (pas au sens libéral du terme). « Je vous dirais, au risque de vous surprendre, écrit-il, que vous n’êtes plus totalement blancs et que c’est un atout pour vivre dans le monde de demain. » Il veut poser un regard objectif et modéré, tout en étant conscient que ce type de vision a tendance à disparaître « car on est de plus en plus dans le passionnel ».

Petites phrases qui font mal à la France

Si le livre n’a « pas une once de politique politicienne », Victorin Lurel n’en défend pas moins un « livre de combat ». La droite pourra, parfois légitimement, se sentir visée. « Le fond de l’air a changé. Il n’est pas bon », regrette le responsable outre-mer de la campagne de François Hollande. Il vise les propos sur les inégalités de civilisations de Guéant, le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy visant les Roms, ou, tout dernièrement, du même auteur, « les musulmans d’apparence », à propos des militaires assassinés par Mohamed Merah

«Ce qui se disait dans les années 30-40 du siècle dernier ressurgit sous un habillage différent, note le député. Et quand François Hollande propose de retirer le mot race de la Constitution le président de la République ridiculise la chose. La symbolique est terriblement importante. »

Ne pas garder uniquement le négatif

Victorin Lurel regrette que parfois de jeunes ultramarins se disent Guadeloupéens, Polynésiens, Réunionnais, et ne veulent plus dire qu’ils sont Français. « Il y a un désamour mais aussi beaucoup d’affectation, mais elle a du mal à se manifester », note le député. Ce livre est comme un appel. « Il est optimiste, pas béat. C’est un livre de compliments aussi, car il y a beaucoup de belles choses que nous pouvons faire ensemble », estime-t-il. Malgré tout « la France est un pays généreux dans ses textes. Elle a inventé les plus beaux principes de vie en société, l’ouverture sur le monde ». Victorin Lurel regrette que l’on nous montre le plus souvent les échecs, les discriminations, les violences. « Elles existent certes. Mais on observe aussi en France un taux de mariages mixtes significatif, une amélioration régulière de la réussite scolaire des descendants d’immigrés ainsi qu’une progression sociale globale au fil des générations ». Mais attention prévient-il : « Il faut veiller à ce que la crise ne vous conduise pas à vous renier ».

David Martin (Agence de presse GHM)

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 07:36

Kareen Guiock et Juliette Fievet de retour du rallye des Gazelles

Julieete-et-Kareen-de-retour-du-Maroc-photo-Alfred-Jocksan.jpgLa journaliste de M6 Kareen Guiock et la chroniqueuse Juliette Fievet ont terminé le 24e rallye Aïcha des gazelles, fatiguées mais joyeuses, emplies d’une incroyable énergie à l’issue d’une belle aventure solidaire.

Elles ont été accueillies dimanche soir à la sortie de l’avion à Roissy par leurs amis parisiens venus en nombre les féliciter de leur exploit : avoir couru le rallye Aïcha des gazelles entre Paris et le désert marocain. Elles avaient le visage marqué par l’effort mais radieux et le sentiment d’avoir réalisé un formidable geste de solidarité en permettant à l’association « Sport ta vie » de remporter un chèque de 1000 euros.

L’équipage 165 a fini la course à la 112e place. Toutes les deux ont partagé le volant de leur 4x4, tour à tour pilote et copilote. Elles ont aussi commis des erreurs en s’aventurant dans le désert et se faisant rappeler à l’ordre par les organisateurs. Kareen-Guiock-photo-Alfred-Jocksan.jpgLa Guadeloupéenne, Kareen Guiock, a profité d’un désistement de dernière minute pour prendre le volant et foncer dans le désert. Même avec la peur, elle a osé : « Je connais bien le rallye. Je l’ai couvert plusieurs fois en tant que journaliste. Je m’étais juré de ne jamais le faire. » Pari perdu !« Face aux dunes, j’ai souffert. On en a bavé sincèrement. Mais le désert c’est libérateur. La seule peur qu’on peut avoir est de ne pas trouver la sortie, d’être prises au piège de l’endroit. » Pourtant elle éprouve déjà l’envie de repartir affronter les dunes et la chaleur sèche du reg. « Je suis super heureuse d’avoir fait le rallye des Gazelles. Ça te vide la tête et ça te remplit d’énergie. »

L’aventure a duré deux semaines pour les deux copines. Elles sont parties « pour être cool et non dans la compétition ». Elles ont souvent pleuré de rire au milieu des dunes. « On est passé par des moment où on a failli péter les plombs »,expliquent les deux aventurières. Un marathon des sables motorisé vraiment usant mais un exploit pour leur première participation.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 07:33

Le CM98 manifeste devant la maison de Champagne Henri-Giraud

Manif-CM98.jpgPour accompagner son action en justice lancée début mars contre la cuvée de Champagne, Code noir, des établissements Giraud, et sensibiliser l’opinion publique, le Comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98) a organisé, samedi 31 mars, une manifestation silencieuse de protestation devant les Etablissements Giraud, dans la ville d’Ay, à côté de Reims. Le CM98 avait affrété deux bus. « Nous avons voulu donner à cette manifestation publique une posture de dignité », explique José Romana, membre de l’association. Manuel-alamelou-Daniel-Dalin.jpgIls ont présenté sur des pancartes les 60 articles du code noir, rappelant aux établissements Giraud la blessure de mémoire de ses concitoyens descendants d’esclaves. Cette manifestation surprise est l’amorce d’une campagne de médiatisation et de mobilisation générale sous forme de pétition, afin d’amener le vigneron à renoncer à l’exploitation de cette appellation « qui crée une confusion de valeurs entre un produit festif et tout un pan de mémoire douloureuse d’une partie de la population française ». Serge-Romana-au-centre.jpgVenu à la rencontre des manifestants, M. Giraud, devant les micros de Radio Bleue Champagne et les caméras de PVS Productions (la WEB TV de l’Outre Mer), a longuement échangé avec le groupe des militants qui avait fait le déplacement. Après avoir justifié les raisons de son choix, telles qu’elles figurent sur son site Internet, M. Giraud a manifesté le désir de trouver une solution. Il y a un peu plus d’un mois, une médiation lancée par Claudy Siar, délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’Outre-mer, a tourné court. Il s’agissait de transformer l’appellation « Code noir » par « Code noir, by Henri Giraud ». Une solution rejetée en bloc par le CM98

Agence de presse GHM

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 08:43

samia-badat_2547.jpgSamia Badat, responsable de la campagne de Nicolas Sarkozy pour les Ultramarins de l’Hexagone, devrait accompagner le candidat de l’UMP à la Réunion le 4 avril.

C’est elle qui est en charge de l’organisation du meeting du candidat Sarkozy pour les ultramarins, le 15 avril au Pullman Montparnasse à Paris. Interview.

« Il y a un avant et un après 2007 en matière d’Ultramarins de l’Hexagone »

Il y a six ans, c’était Patrick Karam, alors à la tête du Collectifdom, qui coordonnait la campagne de Nicolas Sarkozy en direction des originaires d’outre-mer. Quelle est votre légitimité ?

Je n’aurai jamais le background de Patrick Karam, pour autant ce que j’ai fait ces dix dernières années me rendent à mon sens légitime. En 2005 et 2007, j’ai fait partie de l’organisation des premiers déplacements de Nicolas Sarkozy à la Réunion. Je bénéficie en outre de l’expérience et de l’expertise acquises en travaillant à la délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, qu’elles soient techniques ou relationnelles vis-à-vis des associations des originaires des outre-mer. Je les connais toutes et je les ai toutes reçues. Cela a concouru au choix de ma personne pour cette responsabilité.

SAMIA_2516.jpgVous êtes secrétaire nationale à l’UMP en charge des engagements solidaires et pourtant, c’est vous, déjà, qui étiez à la manœuvre pour la convention UMP sur l’Outre-mer en novembre dernier…

J’ai travaillé sur des problématiques plus sociales mais pas uniquement. Si je suis secrétaire nationale sur une thématique, je peux travailler sur tout. Ce qui m’a permis l’an dernier de m’imposer sur le débat dur l’islam et la laïcité…

En tant que française musulmane, le débat sur la viande hallal vous a-t-il gêné ?

Le débat tel qu’il a été manipulé, déformé par l’opposition et Marine Le Pen, m’écoeure effectivement. Mais qu’a dit Nicolas Sarkozy ? Il a demandé plus de traçabilité ; ça n’est pas choquant que la viande hallal soit fléchée en tant que viande hallal. Moi qui achète hallal, je préfère que cette viande soit ciblée.

Mais comment êtes-vous arrivée à prendre la charge la campagne pour le 6e DOM ?

J’ai eu les mains libres et j’ai pu m’exprimer lors de ce colloque sur la laïcité. De la même manière, j’ai travaillé sur la convention outre-mer pour laquelle on m’a proposé l’animation. A la suite de cette convention, on m’a chargé d’un groupe de réflexion thématique sur le programme et le bilan outre-mer du président. C’était d’abord un travail de fond, après, on m’a demandé de travailler sur la mobilisation pour le meeting du 15 avril qui aura lieu à l’hôtel Pullman Montparnasse.

samia-badat_2496.jpgQuelles relations avez-vous avec le QG de campagne du président ?

Comme tous les orateurs nationaux de l’UMP, j’ai participé à des réunions au QG avec Guillaume Lambert, Nathalie Kociusko-Morizet, Olivier Biancarelli… On est très abondamment alimentés en argumentaires sur tous les thèmes et je suis en relation avec eux pour l’organisation du meeting et le déplacement à la Réunion.

Dans cette campagne, bénéficiez-vous du renfort de la ministre de l’Outre-mer et de l’actuel délégué interministériel, Claudy Siar ?

Pour le meeting, toutes les volontés sont les bienvenues. Marie-Luce Penchard sera aux Antilles avec François Fillon et ne pourra donc y être, quant au délégué, il aura toute sa place s’il veut y prendre part.

En quoi consiste l’organisation d’un meeting comme celui du 15 avril ?

Il ne s’agit pas juste de ramener du monde ; il faut expliquer aux gens qu’il y a un vrai bilan, qu’il y a un avant et un après 2007 en matière d’Ultramarins de l’Hexagone, que c’est Nicolas Sarkozy qui a mis tout cela en place. C’est pour quoi il faut venir l’écouter dire ce qui a été fait et ce qu’il fera.

Pour parler bilan, quelles sont les principales mesures que vous retiendriez ?

SAMIA_2519.jpgLa création de la délégation interministérielle est un tel précédent que même François Hollande se permet de la citer dans ses meetings ; le travail sur la continuité territoriale avec les billets Karam et les billets deuil. Rappelons que l’Etat n’a aucun pouvoir sur les compagnies aériennes, alors quand Hollande parle de plafonner les prix mais faudrait qu’il nous dise comment. Nous avons fait beaucoup en matière de lutte contre les discriminations à l’emploi et au logement avec tous les moyens : les conventions avec les entreprises et les agences immobilières, les politiques de testing, les plaintes, les sanctions… Sur le volet mémoriel, il y a eu le discours du 10 mai, l’hommage de la République à l’esclave qui a fait pleurer Christiane Taubira. Il y a eu la journée du 23 mai pour honorer les ancêtres esclaves. Je rappelle à Serge Romana qui s’est battu pour ça que c’est un gouvernement de droite qui lui a donné gain de cause ! Et puis, n’oublions pas la panthéonisation de Césaire. Il y a encore eu l’agence de promotion et de diffusion des cultures d’outre-mer et encore la circulaire permettant la promotion et la mutation des fonctionnaires originaires d’outre-mer dans leur territoire. Maintenant, le texte existe et est désormais opposable même s’il reste à le mettre en application, mais ça sera l’objet du second mandat du président.

Vous allez participer au déplacement du candidat Sarkozy à la Réunion, qu’attend-on de vous ?

Quand le président amène en déplacement une personne originaire du département qu’il visite, c’est parce qu’elle représente quelque chose. Je crois incarner la jeunesse réunionnaise motivée, volontaire et qui a envie de donner une image positive de la Réunion, des outre-mer en général.

samia-badat_2509.jpgLe quinquennat Sarkozy a été marqué par des crises sociales contre la vie chère. Sur ce point, interrogé par France Ô, Nicolas Sarkozy a comparé le niveau de vie des Domiens à celui de leurs voisins dans leur bassin géographique. Ca lui a valu des critiques des socialistes. Fallait-il le faire ?

Victorin Lurel fait son travail d’opposition classique ; il est dans son rôle. Quiconque a vu cette interview voit bien que le président maîtrise parfaitement ses sujets outre-mer. Sur le fond, souvent on reproche au gouvernement de ne pas assez insérer les départements dans leur bassin d’origine. LADOM finance les étudiants pour qu’ils aillent se former chez leurs voisins. On dit que pour faire baisser le coût de la vie, il faut acheter de la viande au Brésil quand on est en Guyane ou aux Antilles, plutôt qu’en métropole… Alors pourquoi dans certains cas, faut-il parler du bassin d’origine et dans d’autres, ne faudrait-il pas en parler ? C’est vraiment démagogique.

Vous êtes entrée en Sarkozye avec Nassima Dindar et, aujourd’hui, vos chemins se sont séparés. Comment l’expliquez-vous ?

La vie politique est telle que les chemins des uns et des autres se croisent et se décroisent. Pour autant, je garde beaucoup de reconnaissance et d’affection pour Nassima Dindar. J’ai beaucoup appris avec elle et je suis très loyale et fidèle aux gens avec qui j’ai travaillé, qui m’ont donné ma chance. Il y a eu de part et d’autres des incompréhensions et des maladresses qui ont fait qu’on en est arrivé à cela. Forcément, je le regrette parce que j’aurai préféré que nous restions dans la même famille politique. Maintenant, elle a ses raisons, il ne m’appartient pas de les juger. Je préfère retenir d’elle l’organisation magistrale des deux premiers déplacements de Nicolas Sarkozy à la Réunion.

samia-badat_2509-copie-1.jpgAvez-vous des ambitions ?

Servir mon président, mon parti, ma sensibilité politique mais également l’outre-mer et les Ultramarins et essayer de donner une image positive de la jeunesse ultramarine qui est assez souvent mise à mal par les grèves ou par l’image qu’on s’en fait dans l’Hexagone. Je veux montrer aussi qu’on peut être pleinement Français, mais également musulman d’origine indienne et Réunionnaise. Pour autant, je ne suis candidate à rien. Je procède par étape et la seule élection qui compte aujourd’hui, c’est celle de Nicolas Sarkozy.

Comment qualifiez-vous le rapport personnel qu’entretient le président sortant avec l’outre-mer ?

C’est une relation de responsabilisation avec des mesures fortes, une incitation à la prise en main qu’il s’agisse de biodiversité, d’agro-nutrition, de développement endogène… Le fil directeur de sa relation avec l’outre-mer est une politique de responsabilisation qui n’est pas une politique affective ou doudouiste.

L’outre-mer est-il un enjeu difficile pour le président candidat ?

La Réunion a toujours voté à contre-courant. L’outre-mer est imprévisible mais Nicolas Sarkozy a de quoi valoriser son bilan qui est très bon. Je voudrais juste qu’on retienne qu’en matière de prise en compte des Ultramarins de l’Hexagone, il y a un avant et un après Nicolas Sarkozy.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Photos Régis Durand de Girard

Par fxg - Publié dans : fxgpariscaraibe
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires

Recommander

Recherche

Commentaires

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés