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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 18:47
Contre l’effet chlordécone, les planteurs viennent défendre leur image écolo à Paris
L’Union des producteurs joue la transparence face à la presse nationale pour contrecarrer l’effet négatif de la crise du chlordécone.
Zanoletti--Prudent--de-Lucy.jpgHier, dans le prestigieux Club presse de France, dans le 8e arrondissement de Paris, l’Union des producteurs de bananes des Antilles recevait la presse nationale pour tordre le cou à quelques idées reçues concernant le chlordécone et les planteurs. Un article de Libération d’abord, puis un autre dans Le Parisien n’ont pas vraiment été appréciés dans la profession. Le premier faisait état des plaintes pour empoisonnement déposées par l’Union des paysans de la Guadeloupe (Alain Gayadine) et l’Union régionale des consommateurs (présidée Judes Griffard) qui ont été jugées recevables par la cour d’appel de Basse-Terre le 2 août dernier ; le second faisant état du comportement des planteurs antillais aux grandes heures de l’utilisation du chlordécone. Déjà le livre de Boutrin et Confiant, dénonçant les békés-latifundiéristes, n’avait pas trop plu. Sur le premier point, les plaintes, Eric de Lucy disait ne pas en savoir plus que ce qu’écrit dans les journaux. Et pour cause, le parquet de Basse-Terre a fait un pourvoi en cassation. La décision de la Cour était attendue, hier…
Pas de risques à manger une banane antillaise
Serge-Michels--expert-scientifique.jpgC’est entouré d’un planteur du Lamentin, Christian Prudent, du directeur qualité de l’UPGBAN, Sébastien Zanoletti, du directeur général de l’Union des groupements, Christian Choupin, et d’un scientifique, expert conseil, Serge Michels, qu’Eric de Lucy est venu présenter la réalité actuelle de la filière. « Il y a la réalité d’une pollution durable sur des zones identifiées, a résumé l’expert, mais il n’y a pas d’effets identifiés sur l’homme. Des études pour déterminer l’absence de risques sont en cours (« la présence de risques réels », l’a repris une journaliste de RFI). Les autorités ont pris les mesures de protection du public et, pour finir, il n’y a aucun risque à manger de la banane antillaise. » François Cote, chercheur au CIRAD de Montpellier est venu exposer les grandes lignes de la recherche dans la banane pour évoquer une agriculture raisonnée et non plus seulement productiviste. « Nous ne pourrons, en l’état actuel de la science et sauf à accepter les OGM que nous refusons, nous passer de pesticide mais nous allons vers une agriculture très propre ! », a lancé Eric de Lucy. Le Point, Le Parisien ou RFI semblaient toujours sceptiques. « Le Grenelle de l’environnement ne sera pas un engagement à polluer », a rétorqué le président de l’Union avant de proposer aux journalistes intéressés de venir voir sur place dans les bananeraies. « Nous sommes déjà les producteurs les plus propres ! »

La certification agriculture raisonnée
Actuellement, 55 % de la production de banane antillaise était certifiée selon le label agriculture raisonnée, soit 110 000 tonnes. Ce montant atteindra 160 000 tonnes à la fin de l’année, selon Eric de Lucy. La démarche démarre en Guadeloupe et un premier devrait être certifié fin 2007. L’objectif est de parvenir à faire certifier 100 % de la récolte en 2012.
100 % du potentiel de retour sur le marché français mais pas avant mai-juin 2009
On trouve encore de la banane antillaise sur le marché hexagonal malgré les effets du cyclone Dean. Deux explications : les derniers stocks sortent des murisseries et la Guadeloupe parvient à maintenir une exportation de l'ordre de 3 à 400 tonnes par semaine. Il faut attendre février 2008, la deuxième quinzaine pour voir la banane revenir en force. Ca durera jusqu'en juillet, puis d'août à octobren, il y a aura un nouveau creux. La totalité du potentiel (250 000 tonnes sur 10 000 hectares) sera à nouveau sur le marché à partir du deuxième semestre 2009.

 

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