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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 15:59

Affaire Kabile, l’avocat de la famille fait appel
Après les résultats de l’analyse ADN tendant à confimer l’identité du corps d’Eliane Kabile, la famille de cette Guadeloupéo-martiniquaise décédée en 2001, à l’hôpital de Gonesse, a appris que le juge d’instruction Le Bail, chargé d’enquêter sur les circonstances douteuses de cette mort, avait rendu un non lieu. La recherche d’ADN avait, elle, été ordonnée par le juge Burguière, saisi sur les faits de disparition de cadavre, après l’autopsie de 2003. De la même manière que la famille conteste les dernières analyses ADN, elle a saisi son conseil, Me Bes de Berc afin qu’il interjette appel contre le non lieu du juge Le Bail. Cet appel, s’il était reçu provoquerait l’annulation de toute la procédure, dont les expertises issues de l’autopsie de juillet 2003 et de l’exhumation du juin 2007. Selon le directeur d’un laboratoire de génétique d’identification humaine contacté par France-Antilles, la méthode d’analyse utilisée par le laboratoire de Nantes (qui a conduit à confirmer le lien de maternité entre le corps d’Eliane Kabile et son fils, Laurent) n’est pas la plus sûre. « Sur un os, on considère qu’au-delà d’un an, dans des conditions normales d’enterrement, il est difficile d’obtenir un profil génétique standard, au-delà de cinq ans, avec la méthode nucléaire utilisée, la recherche d’ADN devient très compliquée. Il faut alors pratiquer une analyse mytocondriale qui permet de déterminer à 99,999 % une filiation maternelle. » Quoiqu’il en soit, l’expert généticien se refuse à dire que l’analyse faite à Nantes est invalide tant qu’il n’aura pas vu les tableaux de résultats et les électrophérogrammes, mais il s’étonne. « Alors que la première analyse n’avait rien donné, la seconde, plus sensible à la dégradation de l’ADN, donne un résultat positif… C’est une affaire rocambolesque, pleine d’incohérences dans la chronologie des faits. » Dans son appel, Me Bes de Berc a donc demandé à la justice de faire procéder à une contre expertise selon la méthode mytocondriale. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles devrait se réunir en novembre prochain et mettre sa décision en délibéré avant la fin de l’année.

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