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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 15:18

INTERVIEW. Claudy Siar, dirigeant de Tropiques FMClaudy-siar.jpg
"Tropiques FM n’est pas qu’un robinet à zouk et à dance hall"
Depuis le 1er octobre, la grille de la radio de la communauté antillo-guyanaise de Paris, Tropiques FM (qui succède à Médiatropical), est installée sur les ondes du 92.6
Comment s’est passé le démarrage ?
Depuis, le 4 septembre, on a eu une rentrée en quatre temps, telle une biguine ! Le 4, c’était la rentrée musicale. Ca a été souhaité comme ça et nous avons pu affirmer une vraie différence de politique musicale avec une importante ouverture sur l’outre-mer et des clins d’œil à la musique africaine. Nous avons démarré ensuite les premiers programmes le 10 septembre, avec les imperfections du début… En une semaine, on affiné et depuis le premier octobre, on considère que la grille est en place. On a des matinales plus riches avec des infos et des respirations musicales.
Quelles personnalités retrouvent-on à l’antenne ?
Jean-Jacques Seymour, une signature, est notre éditorialiste. Il passe en revue l’actualité le matin. Dédé Saint-Prix est le gardien du temple. Il vient parler de la tradition musicale. Tous les quinze jours, en alternance avec Patrice Ferrus de TV5, Michel Reinette de F3 recevra un intellectuel pour un entretien, une sorte d’introspection de l’âme afro en outre-mer. L’esprit de Fanon sera très présent puisque Reinette s’est inspiré d’un de ses écrits pour concevoir ce programme : « L’homme noir n’est pas un homme mais un homme noir. » Karine Guioc de Turbo (M6) anime une libre antenne, le soir, et Patrice Ferrus anime le rendez-vous politique, Alterpolitis. Sa première invitée était Rama Yade.
La grande nouveauté, ce sont les informations d’outre-mer ?
Nous avons établi un vrai partenariat pour les informations avec RFO. Nous pouvons offrir une vraie vision de l’actualité, du quotidien de l’outre-mer. C’est un apport important pour ceux qui ont soif d’informations de l’outre-mer. Il y a cinq éditions par jour dont un grand journal à 18 h 30, en direct de nos studis et animé par Thierry Belmont, journaliste à RFO. Grâce à ce partenariat, nous avons Claude Sérillon et Dominique Roderer et les magazines de reportage, Vue d’outre-mer, et d’entretien, Paris sur mer.
Il y aura des interractions avec l’outre-mer ?
En Guadeloupe, David Eugène assure un rendez-vous régulier avec Escapade Caraïbe. Il nous fera connaître les musiques qui tournent en Guadeloupe. En Martinique, c’est Axel qui assure de 19 à 20 heures son direct pour évoquer les tendances de l’île aux fleurs.
Qui est derrière Tropiques FM ?TropiquesFM.jpg
Nous sommes trois associés. Patrick Lemure avec qui je travaille à RFI depuis 13 ans, et Stéphane Nouangué. Je l’ai connu en 1986 dans la 5e dimension, la célèbre discothèque ! On a créé la société et la radio. On embauche onze personnes. Nos animateurs sont à plein temps. Nous développons un site Internet (tropiquesFM.com).
Vous avez des retours ?
Des auditeurs comme certains professionnels ont été déroutés. Ils ont une vision antillaise de la radio et de l’outre-mer. Il faut laisser l’enfant grandir. Pour la première fois, les Réunionnais ont une place et ils nous le disent ! Un auditeur a dit : « OK, du zouk mais il faut savoir s’ouvrir, accepter de perdre un petit peu de son territoire pour être plus compétitif. » Tropiques FM n’est pas qu’un robinet à zouk et à dance hall. Ca a dérouté certains mais c’est comme ça.
Quels sont vos objectifs d’audience ?
La radio est capable de rassembler de 1,6 à 2 % d’audience. Ca fait un auditoire de 180 000 à 300 000 personnes.
Combien ça coûte ?
Ce n’est pas un chiffre que je souhaite révéler pour l’instant. Mon bilan sera publié dans un an. L’investissement est très important pour ce type de radio et aurait suffi pour une petite télé. En imaginant que nous récupérions le potentiel acquis avec Tropic FM, puis Médiatropical, on a prévu pour pouvoir fonctionner une année sans rentrées publicitaires.
Combien en coûte-t-il aux artistes pour passer à l’antenne ?
Les artistes doivent payer très cher, beaucoup plus cher qu’avant… (rires). Des producteurs d’artistes qui prenaient des espaces pub ont demandé des passages dans nos programmes. Je leur ai dit qu’on ne faisait pas ça. La régie publicitaire et la programmation sont séparées. Si on ne fait pas ça, dans quinze jours, nous ne faisons plus notre propre programmation !
Lors du passage d’antenne entre Médiatropical et Tropiques FM, le 4 septembre dernier, l’animateur Jean-Pierre vous a souhaité bonne chance…
Et il a passé mon morceau, On a vécu l’enfer. C’était un message amical d’un très bon animateur. Ca traduisait peut-être ce qu’il avait vécu à Médiatropical ou celui que je leur ai fait vivre…Pour moi l’enfer, ça a été la diffamation, les insultes, les injures…
Darryl-studio.jpgPensez-vous faire inviter sur vos ondes le nouveau délégué interministériel à l’égalité des chances de Français d’outre-mer ?
Ce n’est pas à l’ordre du jour et je ne crois pas que les auditeurs comprennent bien qu’il vienne sur la radio au regard des propos qu’il a tenus à mon encontre. J’étais le noiriste, l’afrocentriste, le raciste ! C’était une façon de me salir pour que je n’obtienne pas la fréquence. Mais le CSA ne juge pas sur les ragots et la diffamation.
Avez-vous repris des employés de Mediatropical ?
Le CSA m’a demandé de faire un geste envers le personnel. Ce que j’ai fait en reprenant trois personnes pour l’instant et peut-être une quatrième dans un avenir plus ou moins proche. Ce sont Darryl, Johnny Grey et Logan. Le quatrième serait Jean-Pierre Polomak

 

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