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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 23:21
Chlordécone : quatre ministres face aux sénateursface-a-face-salle-medicis.jpgHier soir, s’est tenue au sénat, l’audition des ministres de la santé, de l’agriculture et de la pêche, et des secrétaires d’Etat à l’Ecologie et à l’Outre-mer,  par la commission des affaires économiques.
Face à face, salle Médicis, au palais du Luxembourg, les sénateurs Antillais, Claude Lise, Serge Larchet et Daniel Marsin d’un côté, quatre membres du gouvernement de l’autre, Rose line Bachelot, Michel Barnier, Nathalie Kosciuzko-Morizet et Christian Estrosi. Dassonville--Estrosi--K-M--Barnier--Bachelot-copie-1.jpgEntre eux, le dossier du scandale du chlordécone aux Antilles et, dans le public, Philippe Edmond-Mariette (PEM), ancien président de la mission d’information parlementaire sur les pesticides. Médiateur de la séance, le sénateur About revient sur « le rapport alarmiste du Pr. Belpomme » pour expliquer cette audition. « Le coup de gueule de Belpomme a servi au moins à ce que le gouvernement fasse de cette affaire une priorité », soupire PEM. Roseline Bachelot s’y est collée la première. « Des inquiétudes ont été exacerbées par la Marcin--Larcher--Lise.jpgcommunication (elle récuse le mot « rapport ») du Pr. Belpomme… » Elle énumère le point des connaissances scientifiques actuelles, rappelle qu’elle a demandé l’abaissement des seuils de tolérance, mais surtout qu’elle vient de confier au directeur général de la Santé, le Pr. Didier Houssin, la tête « d’un plan d’action fondé sur l’expertise scientifique », le Pr Houssin devant se rendre en Martinique les derniers jours d’octobre. Michel Barnier a évoqué la nécessité de gérer les 6 500 hectares de terres polluées en Guadeloupe et les 12 000 en Martinique, d’établir une cartographie, de poursuivre la recherche et il a rassuré : « sur 174 échantillons de banane seuls 9 comportait du chlordécone à des doses inférieures à 20 microgrammes par kilo. En 2003, 25 % des échantillons étaient positifs, en 2006, il n’y en a quasiment plus » Et pour les exploitants des terres contaminées, il suggère une reconversion, un accompagnement personnalisé et une diversification dans les nouvelles cultures, la biomasse, par exemple. «  Il y a des moyens pour un plan de reconversion dans les lignes du plan agricole du développement régional (Europe). »
Biomasse et commission d’enquêtePEM-et-NKM.jpg
Nathalie Kosciuzko-Morizet reprenant les conclusions de trois ateliers du grenelle de l’environnement s’est dite favorable à la réduction de l’usage des pesticides, et pour anticiper toute nouvelle crise liées aux produits phytosanitaires. Elle a indiqué que 63 % des eaux de surface contenaient du chlordécone, mais que la dose record n’excédait pas 8,6 microgrammes par litre avant d’assure que les eaux souterraines n’étaient pas touchées. Sur la reconversion des terres vers la biomasse, elle a dit : « Les DOM pourraient être un modèle de développement en la matière. » en revanche elle a indiqué que l’excavation des terres polluées reviendrait à ôter 100 millions de tonnes de terre et que ce serait impossble. Christian Estrosi a indiqué avoir demandé à la DCCRF de quadrupler le nombre de ses contrôles (180/an actuellement) et griffé au passage le Pr. Belpomme : « C’est dangereux d’inquiéter la population. Tout doit être dit mais comparons ce qui est comparable ! » Passant sur les plaintes pénales, il dit avoir alerté Rachida Dati pour que les enquêtes ouvertes soient poursuivies et que l’antenne de la PJ spécialisée environnement soit saisie sur ces dossiers. Pour finir, même s’il a eu l’air d’estimer que le rapport de PEM se suffisait, Christian Estrosi a rappelé que le gouvernement ne s’opposait à une commission d’enquête parlementaire, mais qu’en tout état de cause, le grenelle de l’environnement et les zones franches globales d’activité seraient des outils essentiels à la sortie de crise.
Nos sénateurs à la question
Claude Lisemarcin--larcher--lise--Barnier.jpg
« C’est l’opacité de cette affaire qui a généré cette catastrophe médiatique. Si le principe de précaution avait été appliqué, on n’en serait pas là. On a besoin d’un épidémiologiste statisticien, d’un appareil de diagnostic des cancers, d’accréditer et équiper notre laboratoire pour la recherche des pesticides.sur les dix recommandations tirées du rapport de PEM, laquelle a été suivie d’effets ? Pourquoi les élus locaux ne sont pas associés ? »
nathalie-Kosciuzko-Morizet.jpgDaniel Marsin
Le maire des Abymes a d’abord raconté comment le taxi qu’il avait pris à Orly l’avait interpellé d’un « alors, les Antilles, vous êtes fichus ! » avant d’évoquer une Guadeloupéenne qui refuse désormais de boire de la Capès ou de la Matouba. « Il faut donc aller vite pour rassurer ces gens le plus vite possible. La France a l’occasion de créer un pôle de recherche pour résoudre notre problème et en faire profiter autour de nous. » Puis il demande pourquoi on ne dépollue pas. « Va-t-on geler des terres pendant 25, 50, 100 ans ? »
Serge Larcher
« On a communiqué souvent, mais mal. Les propos de Roseline Bachelot ont été mal compris quand elle indique qu’il ne faut pas manger de légumes du jardin plus de deux fois par semaine. Ca veut dire qu’ils sont contaminés pour le commun des gens ! L’Etat doit montrer réellement ce qu’il fait pour sauver la santé des Antillais. Le plan de communication doit tenir compte de la culture du pays et devra associer les élus locaux. »


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