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Publié par fxg

Le volet outre-mer du Grenelle de l’environnementEstro--biancarelli-sortie-medad.jpgChristian Estrosi à la sortie de la dernière réunion du Grenelle. En arrière plan, Olivier Biancarelli.
Hier après-midi, à l’issue des rencontres du grenelle de l’environnement, Jean-Louis Borloo et Chrisitan Estrosi ont fait part de leurs intentions environnementales pour l’outre-mer. « Mettre fin aux dérives du passé et renforcer le meilleur de l’outre-mer. » . Huit domaines stratégiques sont concernés l’énergie, les déchets, les risques naturels, la gestion des ressources naturelles et de la biodiversité, les activités extractives, l’eau et les pollutions, la santé et la gouvernance. Chacun de ces domaines a été décliné en un objectif stratégique défini à l’horizon de 2020, puis en plusieurs axes d’intervention, qui eux même se déclinent en propositions d’actions.
"On a été négligents"Borloo.jpg

Christian Estrosi a rappelé que la part des énergies renouvelables ne représente que 9 % en Métropole, contre 16%  en Guadeloupe, 18 % en Guyane et 36 % à La Réunion. Fort de ce constat, il a affirmé sa détermination à soutenir les collectivités ultramarines dans cette voie. Le secrétaire d’Etat souhaite que l’outre-Mer soit un exemple pour la Métropole.
« L’environnement, a précisé Christian Estrosi, sera l’un des secteurs retenus pour les zones franches globales d’activité. » Jean-Louis Borloo a concédé quelques mots à la presse d’outre-mer : « L’outre-mer, c’est 80 % de notre biodiversité et il doit être une vitrine du développement durable français. Il a toutes les potentialités même si on a été négligents jusqu’à présent. La priorité ira aux transports publics, à la gestion des déchets, à la biodiversité et à l’autonomie énergétique… » Pas le temps d’en dire plus, il était attendu à l’Elysée pour conclure ce premier Grenelle de l’environnement. Les journalistes présents sont repartis avec une écharpe verte et un petit arbre en pot.
Le problème des déchets en Guadeloupe
Le secrétaire d’Etat a rappelé que la gestion des déchets relevait du conseil général. « La situation en Guadeloupe est inacceptable. Le préfet Brot a dit aux collectivités les vérités que l’Etat devait dire… »
Estro-et-Caroline-Marie--lasse--.jpgLes problèmes des pesticides en Martinique et en Guadeloupe
Les propositions du Grenelle disposent de réduire de 50 % des pesticides à l’échelle nationale. Sur la situation de la Guadeloupe et de la Martinique, Christian Estrosi, a indiqué que tous les pesticides n’avaient pas les mêmes conséquences sur l’environnement et la santé humaine. « Ce Grenelle est important pour veiller à ce que, désormais, tous ces pesticides soient interdits. » Il a encore plaidé pour que les territoires non touchés par les pesticides bénéficient d’un label propreté qualité. Visiblement mal informé, le secrétaire d’Etat a cité le cas de Marie-Galante alors que la chambre d’agriculture y a découvert une première parcelle de 15 hectares contaminés…
Les problèmes de l’orpaillage en Guyane
« Le dossier de la mine de Kaw a été évoqué, a assuré Christian Estrosi. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il fallait un minimum d’expertise. Une mission composée d’experts se rendra en Guyane et, après, nous prendrons une décision définitive… » Le ministre considère que le problème de la Guyane, c’est l’orpaillage illégal avec le cyanure et le mercure déversés dans la nature. Il a insisté sur la volonté de l’Etat de le combattre, en collaboration avec le Brésil et la Guyane. « Les ressources minières seront exploitées dans le strict respect de la richesse de la biodiversité en Guyane. » Reste que cette question sera tranchée sans doute par le président de la République lui-même.
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