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Jimmy Devarieux en solo
Il est le fils de Tino Saint-Val, le frère de Tania, le cousin de Jacob et il travaille avec Medhi Custos ! Jimmy Devarieux a attendu d’être
trentenaire pour expérimenter sa propre musique. C’est que son chemin a été long avant qu’il ne sorte son premier titre, sorti sur la compil Dis-moi zouk en 2006. « C’est Medhi qui m’a donné
un coup de pied au cul… » Il connaît Medhi depuis une dizaine d’années, depuis l’aventure Kweebee. Mais voilà, Kweebee se met en stand by. Medhi fait sa carrière solo, Patrice et Pascal
partent sur la Rue Zabym de Pascal Vallot… Jimmy doit y aller.
Il rentre en studio
en avril 2007 chez Mode play (le studio de Lusa Africa et de Cesaria Evora). Il y reste quinze jours, accompagné de Medhi Custos comme directeur artistique et producteur (Sink é kat), Jay à la
console, Thierry Delanay à la guitare, Fred Caracas à la basse, Jean-Louis Merault, Grégory Custos et Jean-Michel Hierso aux claviers et de la choriste Linda Ray. La batterie électronique a été
programmée en Guadeloupe par Charly Pineau (l’ancien de La Une Guadeloupe). Il en sort avec un album de dix plages qui porte son nom. Jimmy chante J’ai été faible en duo avec Kennedy et reprend
avec Christiane Valéjo C’est écrit. Jimmy a tout composé à l’exception de deux morceaux signés Medhi (J’ai été faible et Tout’ti moman).
« Me faire un prénom »
Le CIAM a appris à Jimmy le jazz et, dans cet album, on en sent les traces. « C’est un zouk à ma façon… Chez moi, les harmonies bougent
mais sans agresser l’oreille, ni empêcher la danse. » Medhi a assuré les arrangements. « Il est doué pour trouver la tournerie, le groove. » Jimmy chante en français, en créole
« et peut-être en anglais un jour… Dès que c’est bien écrit, c’est beau ! » Il accorde beaucoup d’importance aux paroles. « Au-delà d’une mélodie, un mot peut accrocher, un
mot peut rester dans la tête… » Il compose doucement, laissant maturer ses idées quelques temps. S’il s’en rappelle plus tard, il y va, « c’est que c’est du bon ! ». Mais,
zouk oblige, il parle exclusivement d’amour. « Il y a des chanteurs engagés, mais certains appellent à la haine. On oublie le côté amour… » Une fan de la première heure disait de
lui : « C’est rare de voir un homme se dévoiler. » Son titre phare, L’exclu, est devenu le tube des dernières vacances et là, il lance un deuxième single, Trop timide. « Mon
rêve est de me faire un prénom. Je veux confirmer ma place sur la scène antillaise et s’il y a une ouverture sur le national, pourquoi pas… » Vendredi dernier à l’Acropole, il a déclenché
une petite émeute dans un public très féminin ! Les 9 et 10 novembre, il sera au BB Antilles, à Paris, avec Thierry Vaton, puis en Guadeloupe à la Casa, le 21 novembre, en Martinique au
Coconuts Tropicana, les 22 et 23 novembre, et enfin à Cayenne, à la Plantation, le 24. C’est une tournée Sink é kat, on le verra avec Medhi, Kennedy et peut-être… Jane Faustin.
De Francky Vincent
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