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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 18:48
24 nouveaux talents primésLundi dernier, le président du CASODOM, Georges Dorion, entouré de Marcel Osenat et de Patrick Karam, a reçu les 24 nouveaux talents d’outre-mer au palais d’Iéna, siège du conseil économique et social à Paris. Après une première édition en 2005, une deuxième vague d’ultramarins ont reçu leur prix. La dotation récoltée auprès du SEOM, de la ville de Paris, des Conseils régionaux de Martinique et Guadeloupe, de la CAF Martinique et de sponsors privés, a permis de remettre à chacun des lauréats un chèque de 3000 euros. Deux catégories ont été récompensées : les jeunes talents et les talents confirmés. Dans la première catégorie, on compte cinq Martiniquais, un Guyanais, deux Réunionnais et quatre Guadeloupéens, six hommes, six femmes… Chacun a pu témoigner de son parcours lors de la réception du prix, à la tribune de la troisième assemblée de la République. Et toujours, des parcours hors normes : brillants. On attend les domiens dans la musique, dans le sport ? Oui, mais ils sont aussi dans l’aéronautique, la banque, les fluides complexes, le spatial, la géophysique, l’histoire de l’art, les nouvelles technologies, la génétique… Les talents confirmés ne sont plus des juniors, ils sont établis dans la vie active. Quatre Guadeloupéens, trois Réunionais et cinq Martiniquais, sept femmes, cinq hommes. Là encore, on découvre des parcours originaux et toujours brillants : un vétérinaire, un dentiste, une spécialiste des nanotechnologies, deux joaillières, deux enseignants chercheurs, un commissaire aux comptes, une chorégraphe, une avocate, une conservatrice du patrimoine et un chef de projet marketing. Marcel Osenat, le conseiller économique et social représentant la Martinique, a indiqué à leur sujet : « Il n’est pas facile d’être un domien en métropole et ces talents d’outre-mer sont une des meilleures démarches pédagogiques pour réussir son intégration. Il n’est plus question de paternalisme, mais de respect et d’estime réciproques. »
Les jeunes talents de Martinique
De la planche à la banqueAntoine-Arminjon.jpg
Louis Arminjon, 25 ans, un diplôme d’ingénieur des ponts et un master de finances d’entreprise en poche, est passé par le lycée Schoelcher, à Fort-de-France. Une prépa à Versailles, un an de stage à la Royal bank of Scotland, en Grande Bretagne, et puis BNP Paribas le recrute pour s’occuper de financements de projets énergétiques en Europe, Afrique et Moyen-Orient. Antoine Arminjon rêvait de participer à la réalisation d’équipements d’infrastructures dans les pays du Sud ! Il n’y a pas si longtemps, les amateurs pouvaient le voir évoluer sur le plan d’eau martiniquais, en compétition, sur sa planche à voile.
Audrey-C--lestine.jpgL’universitaire aux influences caraïbes
Audrey Célestine, 28 ans, est l’une des chevilles ouvrières du festival Influences Caraïbes qui se déroule en ce moment à Paris. Diplomée de Science-po, elle prépare sa thèse de sociologie politique à l’université Columbia de New York où elle travaille aussi à la rédaction d’une encyclopédie sur la Caraïbe. Avant d’en arriver là, Audrey Célestine est passée par une classe prépa, l’université John-Hopkins de Baltimore, Saint-Domingue où elle s’est intéressée au micro-crédit et l’Equateur où elle a été médiatrice entre populations amérindiennes et compagnies pétrolières. Aujourd’hui, en plus de son travail universitaire aux Etats-Unis, elle enseigne à l’université de Créteil et s’investit beaucoup dans Le cri du peuple, l’association avec laquelle elle a monté en 2006 Variations Caraïbes, puis Influences Caraïbes.
Future diplomée de Harvard cherche emploi en FranceCecile-Fromont.jpg
Cécile Fromont, 27 ans, était la seule domienne de sa promo à Sciences-po Paris en 2002. Malgré le prestige de cette école et un diplôme de l’école du Louvre, elle ne trouve rien en France et se tourne vers les Etats-Unis. L’université Harvard lui ouvre ses portes pour un doctorat au département d’histoire de l’art et de l’architecture. La Région Martinique lui accorde une bourse. Elle publie beaucoup, donne des conférences et décroches nombreux prix et récompenses : Bourse du Center for the advanced study in the visual arts, bourse du Collège Art association, bourse du Art council of the african study association, bourse de l’Instituto dos archivos nacionais du Portugal… Elle soutiendra sa thèse l’an prochain aux Etats-Unis et souhaite rentrer en France où elle espère trouver un poste d’enseignant chercheur.
Une ambassadrice de grande école française
Laura Lise, 22 ans a été la meilleure bachelière de Martinique. Intégrée à la prestigieuse classe préparatoire du lycée parisien Louis-le-Grand (ils n’étaient que trois Antillais sur près de mille élèves !), elle décroche le concours de l’ENSAE (école des statistiques) et s’inscrit à l’université de Columbia (New York) pour préparer un master en ingénierie des systèmes de management. Laura Lise parle  chinois, anglais, espagnol, joue du piano et vice-préside l’association des lauréats de la bourse Alizé, un fonds financé par des entreprises martiniquaises pour aider les bacheliers méritants. Elle devrait passer son diplôme l’an prochain. En attendant, la directrice de l’ENSAE dit d’elle : « Elle représente, par ses compétences et ses qualités, une véritable ambassadrice de grande école française. »
Une femme dans un monde d’hommesEunice-Mondesir.jpg
Eunice Mondésir, 24 ans, est ingénieur télécom, spécialiste des architectures de services en réseaux. Passée par une classe prépa à Henri IV (Paris), puis à Lakanal (Sceaux) elle décroche le concours de l’institut national des télécommunications d’Evry. Dans une ambiance très masculine (seuls 20 % des effectifs sont des femmes), elle obtient la meilleure note pour son projet de fin d’études. Elle vient de se faire recruter par une société spécialisée dans les plateformes de services de voix.
Les jeunes talents de Guadeloupe
Pilote humanitaire
Mike Soubdhan, 22 ans, prépare le brevet de pilote de ligne. Passé par une classe prépa en Guadeloupe, il a intégré l’école nationale de l’aviation civile à Toulouse. Ils sont alors 40 sélectionnés sur 1 200 candidats ! Sa première année s’achève par l’obtention brillante des 14 certificats. Des débuts prometeurs qui font dire à l’un de ses professeurs : « Il est dans le peloton fde tête et pourra intégrer une grande compagnie aérienne. » Mike Soubdhan a passé sa licence de pilote privé à 17 ans. En juillet dernier, il a participé au tour de France des jeunes pilotes, en octobre, il partait à bord d’un zinc distribuer des médicaments dans des dispensaires de la Mauritanie, du niger, de la Lybie, du Tchad et de la Tunisie. Pour la remise des prix, il était encore pris par cette mission humanitaire.
L’inventeur de bio-capteursYoann-Corvis.jpg
Yohann Corvis, 27 ans, a un doctorat de bio-physico-chimie moléculaire, un diplôme de hautes études en recherche industrielle et un magistère de génie moléculaire. Beau parcours après une prépa en Guadeloupe en 2005. Sa thèse est récompensée par le prix Entreprise-enseignement de l’université de Lorraine et ses travaux font l’objet d’un dépôt de brevet scientifique. Il a inventé des bio-capteurs. Les publications, les congrès internationaux s’enchaînent. Il passe une année au laboratoire d’électro-chimie de l’université de Cracovie (Pologne). Aujourd’hui, il achève son stage de recherches post-doctorales à l’Institut français du pétrole. Mais à l’IFP, un des enseignants lui a fait comprendre que « l’entreprise ne semble pas encore très ouverte ». Yoann Corvis s’apprête donc à quitter la France. Les Etats-Unis, la Pologne et Berlin lui font du pied…
Fabien-Fluro.jpgDe Baimbridge à la NASA
Fabien Fluro, 23 ans, a démarré par une prépa à Baimbridge avant d’entrer à la fac d’Orsay où il étudie la physique. Il participe au programme d’échange Erasmus (ils ne sont que quatre étudiants de sa promotion à en bénéficier) et fait son master à l’Imperial college de Londres. Malgré un emploi parallèle à la cantine de l’université, pour compléter ses ressources, il décroche la mention très bien et un stage dans une équipe de chercheurs anglais qui travaillent en collaboration avec la NASA et l’ESA. Il élargit ses connaissances en entreprenant un cursus d’ingénieur de télécommunications. Intégré à Télécom Paris, il est actuellement en dernière année.
Biologie moléculaireSarah-Saminadin-Peter.jpg
Sarah Saminadin-Peter, 28 ans, est en dernière année de doctorat en biologie moléculaire et évolutive à l’université de Munich dans un des meilleurs groupes de recherche génétique d’Europe. Elle publie beaucoup et participe à de nombreuses conférences internationales. Sarah Saminadin-Peter a quitté la Guadeloupe à l’âge de 17 ans pour entamer des études médicales à Lyon. Elle échoue et se réoriente sur la biologie. Après une licence de biologie marine, elle décide de poursuivre sur la biologie évolutive. Tout au long de son parcours, elle s’est toujours retrouvée la seule Antillaise. Boursière, elle a cumulé des jobs comme femme de ménage, cuisinière dans un camping ou prof à domicile. Après sa thèse, elle compte trouver une formation de post-doctorat.
Les jeunes talents de la Guyane
Harvey-Markour.jpgLes trains du Guyanais
Harvey Markour, 23 ans, est ingénieur de l’école nationale supérieure de mécanique et d’aéronautique de Poitiers. Après son bac à Cayenne, il a intégré une classe prépa au lycée Saint-Louis. Il fait son projet de fin d’études au Cabinet interministériel de management. Pour la soutenance de son diplôme, le directeur de cet organisme se déplace lui-même en Province… Il résiste à plus d’une sollicitation d’embauche pour entrer à la SNCF. Il supervise une trentaine d’agents de conduite, un rôle de management et d’expertise en matière de sécurité ferroviaire puisqu’il gère en ligne la sécurité de circulation et veille à la conformité de comportement des agents de conduite. Une tâche délicate, tout comme le touché du ballon au volley, un sport qu’il a pratiqué en compétition.
Les talents confirmés de Martinique
De Madinina à l’Aveyron
Fabrice Adee, 28 ans, a laissé la Martinique natale derrière lui pour exercer son métier de vétérinaire dans la campagne de l’Aveyron ! Après son bac mention très bien au pays, il part faire une prépa à Toulouse. Puis c’est le concours de l’école vétérinaire. Il est reçu 31e sur 400 ! Maintenant qu’il exerce dans le sud de la France, Fabrice Adee veut monter une clinique vétérinaire mixte, spécialisée dans le monde rural et canin. Selon ses collègues, « son tempérament cordial a beaucoup joué pour apprivoiser une clientèle paysanne qui n’avait jamais vu de vétérinaire noir. Ca les a d’ailleurs fait réfléchir sur leurs préjugés ! » S’étant imposé par ses compétences, Fabrice Adée fait désormais partie du paysage local.
Danse en Lozère
Anabel Gueredrat, 33 ans, connaît une deuxième vie !  Professeur certifié d’histoire à la Sorbonne, elle a tourné le dos à sa formation pour vivre sa passion, la danse. Elle passe un diplôme d’Etat en 2003 et fonda sa compagnie, Artincidence, qu’elle a basée en Lozère. Elle allie dans ses chorégraphie les traditions antillaises et japonaises. Mais elle est aussi très versée dans l’improvisation de spectacles vivants mêlant des danses de l’Afrique de l’Ouest et du Brésil. « Je suis fière d’être domienne et de vivre en France », déclarait-elle (par l’intermédiaire de son compagnon) en recevant son prix. Son langage gestuel donne à ses créations un caractère sensuel et profond, ce qui lui ouvre les portes de nombreux festivals.
Christelle-Gulliver.jpgLes bijoux de Luxe
Christelle Gulliver, 28 ans, crée des bijoux précieux. Le chemin débute par des études littéraires, puis les beaux-arts en Martinique. Mais faute de formation complémentaire sur place, elle se réoriente sur l’infographie et va exercer quatre ans ce métier à l’office de la culture d'Ajoupa-Bouillon. Lassée de ne pas faire ce qu‘elle veut, elle démissionne et convainc le FONGECIF de financer son transfert en métropole. C’est l'école de bijouterie-joaillerie. Le directeur l’introduit auprès d’un cabinet parisien de stylisme, Camille Toupet. Là, on lui demande de créer, de dessiner des modèles de bijoux précieux. C’est Christelle Gulliver qui a conçu les bracelets et boucles d’oreilles pour la future gamme de bijouterie d'une des plus grandes marque du luxe français, un des leaders mondiaux.
Gospel et barreauNathalie-Palmyre.jpg
Nathalie Palmyre, 27 ans, est avocate au barreau de Paris. Spécialiste dans le droit français et allemand. Cette Martiniquaise venue de la banlieue et des zones d’éducation prioritaire, a du se battre pour imposer ce double cursus à l’université de Nantere. Elle fait sa maîtrise de droit en Allemagne, puis soutient un DESS de juriste européen et décroche en 2002 sa robe d’avocate. Elle a intégré le cabinet international parisien, SCM Taylor. En attendant de monter son propre cabinet, Nathalie Palmyre joue de la clarinette en orchestre et chante dans le chœur de gospel de l’association du barreau de Paris.
Le jeune cadre et le musicienManuel-Mond--sir.jpg
Manuel Mondésir, 25 ans, est depuis un an, chef de projet marketing chez Orange. Pour y arriver, un bac à la Martinique, une prépa à Toulouse et une entrée à HEC (il rentre 14e sur 3000). Une fois diplômé, il travaille comme consultant junior dans un cabinet de conseil en stratégie avant d’intégrer France Télécom. En quelque mois, il se hisse à la tête d’une équipe de neuf personnes. Mais si on connaît peu cette facette brilante, Manuel Mondésir est connu pour ses talents musicaux. Musicien, auteur-compositeur et gérant d’une société de production musicale, Awimusic. Parmi ses artistes, son père, qui a enregistré un album de bélè.
Les talents confirmés de Guadeloupe
La petite-fille d’Eugène YssapLaurella-Rin--on.jpg
Laurella Rinçon, 33 ans, a été lauréate cette année du concours de recrutelment des conservatoires du patrimoine, se positionnant parmi les quatre sélectionnés sur plus d’un millier de candidats. La petite fille du Saintannais Eugène Yssap est passée par une prépa au lycée Chaptal à Paris, avant de faire Histoire à la Sorbonne et l’école du Louvres dont elle sortira diplomée. Son expérience dans les musées du monde font d’elle un profil rare dans le prestigieux métier de la muséographie en France. Elle a œuvré au Brooklyn museum de New York, au Museum of african art de Washington, au musée des arts africains et océaniens de Paris, au musée Saint-John-Perse de Pointe-à-Pitre, au musée national des cultures du monde de Göteborg (Suède), au musée national d’ethnologie de Leyde (Paus-Bas), au Louvres, à la Cité des sciences… Actuellement en stage au musée du quai Branly, elle travaille sur l’exposition des arts du Bénin, à l’affiche actuellement. C’est à Laurella Rinçon qu’on doit les 600 pages du catalogue de cette exposition. « Des gens ont fait fi de notre aileurs et nous ont fait confiance », déclarait la future conservatrice de musée en recevant son prix.
Une carrière bioclimatiqueCaroline-Flory-Celini.jpg
Caroline Flori-Celini, 32 ans, a choisi les énergies renouvelables. Au cours de son cursus, elle est passée par Chambéry où elle a pu suivre une formation sur les énergies renouvelables et la valorisation des déchets. Elle a aussi travaillé quelque temps sur des programmes européens d’énergie renouvelable, avec des expérimentations en Guadeloupe et Martinique. Après une maîtrise de physique décrochée à Fouillole et un DEA de l’école supérieure de mécanique et d’aéronautique de Poitiers, elle achève une thèse industrielle de doctorat en thermique. Son objet : optimiser les solutions bioclimatiques dans l’habitat. Dans le même temps, elle enseigne à l’IUT de Lyon et forme à l’INSA des ingénieurs dans le domaine de la modélisation thermique.
M. l’expert
Lorry Foucan, 30 ans, est devenu expert-comptable, commissaire aux comptes en 2006. Mais il avait déjà monté son prpore cabinet avec deux amis, sans attendre. Aujourd’hui, ill annonce un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros ! Fils d’une postière qui a élevé seule trois enfants, il a vécu toute son enfance dans les banlieues difficiles et aurait pu dériver… C’est son grand-père, resté en guadeloupe, qui le met en garde, un jour, dans un courrier : « Tu sais très bien que tu dois travailler deux fois plus qu’un petit collègue blanc pour aboutir au même résultat. Et ce n’est pas un complexe, c’est un orgueil ! » La leçon porte ses fruits et Lorry enchaîne son bac STT, un DUT, une maîtrise, puis un diplôme supérieur de management comptable et financier. Seuls 20 % des candidats y parviennent ! C’est ainsi qu’il est devenu l’un des cents expertes comptables dont la filière s’enrichit chaque année.
Prof à la fac de médecineTatiana-Bienville.jpg
Tatiana Bienville, 29 ans, a passé l’an dernier, un doctorat de physique spécialisé e acoustique ultra-rapide. Elle s’est retrouvée major de sa promotion ! Elle avait débuté ses études de physique à Fouillole. A l’institut des nano sciences de Paris, elle se retrouve seule femme et seule Antillaise. On lui fait souvent sentitr qu’elle vient d’ailleurs, mais ses résultats viennent démentir ceux qui doutent de ses capacités. Elle commence à enseigner, se fait connaître dans le milieu spécialisé. Aujourd’hui, elle est attachée temporaire d’enseignement à la faculté de médecine de la Pitié-Salpétrière où elle enseigne la physique aux premières années. Elle a obtenu la qualification de maître de conférence, prochaine étape : le concours.

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