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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 23:31
Vœux de l’Outre-mer
Les ministre et secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Michèle Alliot-Marie et Christian Estrosi ont servi leurs vœux pour 2008.mam-main-leve.jpg
Deux cérémonies de vœux ont eu lieu hier, de la part de nos deux ministres en charge de l’Outre-mer. Michèle Alliot-Marie, d’abord, a reçu la presse à midi place Beauvau. Deux heures de discours (délinquance, polices, enquêtes…) et une minute pour l’Outre-mer : « L’outre-mer représente dans la mondialisation une véritable chance pour la France et l’Europe. La richesse de sa biodiversité et ses potentiels en énergies renouvelables doivent permettre de placer nos collectivités d’outre-mer dans un processus de développement durable. » MAM s’est exprimée en l’absence de Christian Etrosi qui avait pourtant annoncé qu’il serait là dans son agenda ministériel. Il était en fait retenu pour présenter ses voeux à son cabinet (où ça bouge pas mal, puisque après le départ de Charles Apanon et l’arrivée de Juliette Jean-Baptiste, nous apprenons le départ de la chargée de mission presse, Caroline Cornu qui sera regrettée). A 18 h 30, c’était au tour du secrétaire d’Etat de présenter ses vœux rue Oudinot. Public moins national que chez MAM, mais discours entièrement dévolu à l’outre-mer. Pour commencer, Christian Estrosi a corrigé l’hebdomadaire Le Point qui ne lui accordait en neuf mois de gouvernement que sept déplacements outre-mer, en alignant le kilométrage parcouru : « 279 000 km, soit sept fois le tour du monde… » Mais il est allé au-delà de la performance kilométrique pour rappeler que 169 textes législatifs pour l’outre-mer ont été contresignés de sa main (dont les décrets concernant Saint-Martin et Saint-Barth).
c-estrosi-voeux-08-4-RDG-.jpgLes zones franches après les municipales
Il a évoqué le budget en hausse pour le logement social, la solidarité nationale suite aux catastrophes naturelles, les pôles de compétitivité ou l’environnement, une « priorité » pour 2008, tout comme le projet de loi de programme tant attendu avec ses zones franches globales d’activités. Prévu en début de mandat pour fin décembre, ce projet ne devrait être présenté en conseil des ministres que début février pour être voté à l’Assemblée après les municipales. Les arbitrages sur le taux d’abattement des charges sociales sont en cours avec Bercy. Dans la loi de programme, des dispositifs devraient permettre aux maires d’avoir des compétences renforcées, notamment en Polynésie. « Au printemps, je proposerai de renforcer les compétences des maires en matière de maîtrise foncière. Une question sur l’absence à venir de pubs sur RFO a conduit le ministre à servir un véritable éloge du « service public de l’audiovisuel outre-mer » : « Il est d’un très bon niveau et ses équipes sont capables de produire pour d’autres chaînes. Le président de la République a souhaité supprimer la publicité et trouver des modes de recettes nouveaux. Je suis plutôt confiant. » Et puis quand on lui a demandé comment il comptait mettre en musique la politique de civilisation en outre-mer, Christian Estrosi a parlé d’égalité des chances : « Le projet de civilisation du président est un projet pour toute la France. Au cours des 20 ou 30 dernières années, la manière dont les gouvernements ont traité nos compatriotes d’outre-mer est injuste. On a mené des politiques égalitaires. Mais tous nos compatriotes bénéficient-ils de l’égalité des chances ? Non. Notre exigence pour l’outre-mer est de veiller que face à la santé, l’éducation (…), il y ait égalité des chances. »

Rêve de MEDAD
De retour de Saint-Pierre et Miquelon où il a été question beaucoup de pêche, Christian Estrosi semblait un peu fatigué, lors de la cérémonie des vœux à la presse. On peut le comprendre. Il partage son temps entre une campagne électorale pour la mairie de Nice (et son conseiller pour les questions d’immigration au ministère, le colonel Kandel est sur sa liste), sa présidence du conseil général des Alpes maritimes, de très nombreux déplacements en outre-mer et Paris. Le secrétaire d’Etat ne trouve pas beaucoup de temps pour s’asseoir à son bureau de ministre. Il y est tout de même en général trois jours par semaine puisqu’il ne veut pas rater les conseils des ministres du mercredi. A ce rythme, le fringuant quinqua risque de se fatiguer. Il n’a pas fait mystère de son souhait de prendre un autre ministère s’il devait remporter la municipale à Nice. Un ministère avec moins de décalage horaire…Mercredi, lors de ses vœux, Christian Estrosi a rêvé à haute voix du ministère de l’aménagement durable et avoué sa passion pour l’environnement… Soit il est très ambitieux, soit ça va mal pour Borloo…


Ni MAM, Ni Estro
Christian Estrosi s’est encore une fois félicité de la dissolution du cabinet militaire. Le matin même au ministère de l’Intérieur, on n’affirmait toujours pas leur dissolution… Commentaire d’un conseiller du secrétaire d’Etat : « Ce qui se décide pour l’Outre-mer, ce n’est pas le MAM, ni Estro qui le fait, ça vient de l’Elysée ». Il y a un sous-préfet qui doit avoir les chevilles qui enflent…
Un préjugé favorable à Kaw (Guyane)c-estrosi-voeux-08-5-RDG-.jpg
« Au Grenelle de l’environnement, on a parlé des outre-mers exemplaires, des richesses de la biodiversité… Cette richesse, c’est la montagne de Kaw ? Les deux seuls joyaux que nous avons, c’est l’or en Guyane et la perle noire de Tahiti. En Guyane, nous sommes pour une exploitation qui contribue au développement et qui permette d’enrayer l’exploitation clandestine et maffieuse des sites d’orpaillage. Kaw a été repéré comme un site minier potentiel, source de création d’emplois et de richesses et des ONG alertent sur l’environnement du site… Le pré-rapport qui nous a été remis précise que certains risques demeurent et que si l’on prend des précautions, il y a possibilité d’exploitation partielle. » Ajouté à cela une décision qui sera prise « consensuellement », avec « validation des ONG » et le sort de Kaw ne fait plus de doute : « Il est préférable d’avoir en Guyane une exploitation qui garantisse les nappes et les sous-sols que de ne rien faire et de continuer à mettre nos moyens insuffisants pour lutter contre les filières clandestines. »

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