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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 11:58
Marie-Luce Penchard, la voix ultramarine de l’UMP

Elle s’appelle Penchard, du nom de son mari, et elle y tient. Elle n’est pas que « fille de » même si son prénom le rappelle : Marie-Luce. La nouvelle secrétaire nationale à l’UMP chargée des questions de l’Outre-mer reçoit  au siège de son parti, rue de la Boétie à Paris, pas dans son bureau elyséen (qui fait face à celui d’Olivier Biancarelli). Là aussi, elle fait la part des choses. « J’ai toujours été engagée personnellement sur les valeurs portées par l’UMP et Nicolas Sarkozy, mais du fait de ma filiation, je ne voulais pas me situer de telle manière que je mette ma mère (Lucette Michaux-Chevry, NDLR) en porte-à-faux. J’ai accepté de dévoiler ma sensibilité politique car Lucette Michaux-Chevry est sur une sortie de carrière. A mon tour, je peux m’exposer. » Ca a commencé par cette discrète nomination comme chargée de mission outre-mer auprès du président Sarkozy, le 1er décembre 2007, puis par sa promotion fin mars comme conseillère technique à l’Elysée et secrétaire nationale de l’UMP. « J’ai rencontré Nicolas Sarkozy en 2004 quand il est venu aux Antilles pour les élections régionales. Il s’est passé quelque chose d’où cette récente collaboration. » Elle connaissait déjà le conseiller outre-mer, Olivier Biancarelli qui l’avait sollicitée pendant la campagne présidentielle sur la question des congès bonifiés… Présente mais discrète, elle a été vue lors de la convention UMP pour l’outre-mer en juillet 2006, puis en mars 2007, au Méridien Montparnasse, lors du meeting de Nicolas Sarkozy pour les ultra-marins de Paris. Mais aujourd’hui, la discrétion, c’est fini. Le secrétariat national à l’outre-mer a retrouvé de la voix après la longue aphonie de Michel Diefenbacher.
« Ce que je peux apporter, c’est ce qui ne se dit pas ! »
Depuis, un mois, elle s’exprime, sur la réforme des retraites dorées outre-mer, par exemple. « Il faut défendre nos spécificités mais aussi défendre la bonne gestion pour donner une meilleure image de l’outre-mer. » Sa double casquette ne lui pose pas de problème car, dit-elle, « les politiques publiques ne se nourrissent que des débats politiques… » Désoermais, à l’Elysée, c’est elle qui suit quotidiennement les dossiers et elle rend compte à Olivier Biancarelli qui suit cela avec plus de hauteur. Intervenant tardivement dans l’élaboration de la LOPOM, elle a attiré l’attention dans le cadre du logement social sur le problème de la solvabilité des ménages et sur la question de l’accès à la propriété dans le cadre du logement libre… « Pourquoi, par exemple, le prêt à taux zéro ne fonctionne pas outre-mer ? Car si la LOPOM doit être un outil, il en existe déjà d’autres… » Elle défend le paquet fiscal pourtant décrié : « A la Réunion, le plafonnement à 50 % des impôts locaux bénéficient à 5000 foyers, pas les plus privilégiés. Cette mesure nationale concerne les ultra-marins ! » Mais elle place sa vraie valeur ajoutée sur un terrain plus philosophique : « Ce que je peux apporter, c’est ce qui ne se dit pas ! Aucun DOM ne s’est intéressé au revenu social d’activité de Martin Hirsch ! » Elle prône aussi le développement de « nouvelles solidarités propres à notre culture qui peuvent devenir des modèles pour la métropole ». Et si elle se bat pour sauvegarder une identité culturelle, elle s’intègre dans la philosophie du chef de l’Etat : « revoir et repenser le développement économique de l’outre-mer dans son environnement régional. »

Une carrière dans la fonction publique territoriale
Chargée de mission à l’Elysée depuis le 1er décembre 2007, promue conseillère technique au lendemain des municipales, Marie-Luce Penchard a fait des études d’économie à Paris Dauphine, puis à l’UAG à Pointe-à-Pitre où elle décroche une maîtrise de sciences économiques. Elle quitte la Guadeloupe en 1986 pour entrer dans la fonction publique territoriale. Dans l’Essone, elle occupe différents postes d’encadrement (aménagement du territoire, affaires culturelles, environnement) avant de partir dans les Yvelines où elle a été sous-directrice des espaces territoriaux (en charge de 1 200 agents) avant de terminer DRH adjointe. Aujourd’hui, elle est détachée.




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