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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 00:54
27 avril, 10 mai, 22 mai, 23 mai, 27 mai, 10 juin, 20 décembre
« Ces journées participent pleinement au calendrier français de la mémoire »

François Fillon, Premier ministre a écrit, le 29 avril, une circulaire à ses ministres, préfets et recteurs (publiée ce jour au Journal officiel) les sollicitant pour « apporter toute l’attention nécessaire à l’organisation des cérémonies publiques prévues le 10 mai afin de garantir à travers les générations les mémoires du crime de l’esclavage ». Très au fait du débat intra-communautaire sur les dates de commémoration, le Premier-ministre a devancé les rejets : « Si le 10 mai est une journée nationale consacrée à l’histoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, il serait contraire à l’esprit de la loi du 21 mai 2001 d’ignorer les autres dates… » La circulaire de François Fillon énumère ainsi les cinq dates retenues dans les quatre DOM et à Mayotte, les dates internationales du 2 décembre (n’en déplaise aux bonapartistes !), journée internationale de l’abolition décrétée par l ’ONU en 1949, du 23 août, journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (en mémoire d’un soulèvement d’esclaves à Saint-Domingue, le 23 août 1791) et celle du 23 mai, en métropole, « date de la commémoration de la souffrance des esclaves ». François Fillon reconnaît que cette date fait référence à 1848 et à 1898 avec la marche des 40 000 descendants d’esclaves à Paris. « C’est une grande victoire, assure Serge Romana, président du Comité marche du 23 mai (CM98). Le 23 mai est reconnu pour ce qu’il est, une date à laquelle les associations de Français descendants d’esclaves honoreront le martyr de leurs aïeux. Cette date est légitime pour nous et elle est officialisée. » Le Premier ministre explique son œcuménisme calendaire pour une raison  d’ « unité et de cohésion sociales ». « Connaître toute son histoire en évitant d’occulter, de fragmenter, de limiter le champ chronologique et géographique, voire d’opposer des faits et des mémoires… » Patrick Karam, le délégué interministériel délégué à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer y voit « un terme à la contestation du 10 mai par les principales associations de Français originaires d’outre-mer ».. Il met cet apaisement au crédit du président de la République.

Quatre questions à Serge Romana, président du CM98
"vivre une citoyenneté épanouie"
Que signifie cette circulaire de François Fillon pour vous ?
Ca permet d’officialiser notre filiation. Nous sommes reconnus comme descendants d’esclaves, ce que nous ne cessons de demander depuis 1998. C’est important car l’entretien de la mémoire de l’esclavage nous est confié. Ca stabilise le groupe des Antillais et des Guyanais…
Qu’entendez-vous par stabiliser ?
La République reconnaît la nécessité et le besoin que nous avons d’honorer nos parents. Notre filiation est admise et respectée. De ce fait cela ouvre la voie à une citoyenneté apaisée.
N’est-ce pas un combat passéiste ?
Le combat des Antillais est pour l’accès à vivre une citoyenneté épanouie. Nous avons toujours été considérés comme des Français à part avec un rapport à l’autre et à la République chargé de ressentiment. Honorer les victimes esclaves est une question prioritaire. La République reconnaissant nos parents reconnaît notre filiation et ce que nous sommes. La mémoire de l’esclavage introduit un nouveau pacte citoyen, c’est ainsi que je le vois.
Que signifie la mention à la marche du 23 mai 1998 ?
Cette marche est ce qui a ammené à l’adoption de la loi Taubira. En nous citant, le Premier ministre a mis la filiation de la loi Taubira en exergue.


10 mai : Cérémonie nationale au jardin du Luxembourg en présence du chef de l’Etat.
Marche de République à Bastille et création d’une chaîne humaine de 2000 personnes.
23 mai : Cérémonie au SEOM.
Exposition du mémorial des esclaves devant la Basilique Saint-Denis, sépulture des rois de France




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