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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:30
Le président célèbre le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage

Le président de la République a annoncé l’entrée en force de l’œuvre d’aimé Césaire dans les manuels du collège et du lycée à l’occasion de la journée de commemoration nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Dès Neuf heures, samedi dernier, les alentours du jardin du Luxembourg où devait être célébré le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en présence de Nicolas Sarkozy, commençaient d’accueillir les badauds. Grilles fermées, on pouvait voir patienter côte-à-côte, Jean Tibéri et Claude Ribbe, Gabrielle Louis-Carabin (une première pour elle) et George Pau-Langevin, Claudy Siar et Chrstiane Taubira, Daniel Dalin et Serge Romana… A l’intérieur l’écrivain et journaliste Alain Guédé, auteur de la mise en scène qui sera donné devant le président,
Patrick Karam, qui a commandité pour le gouvernement cette œuvre, ou encore Frédéric Lodéon, la Martiniquais de France-Inter, qui dirige le concert de Monsieur de Saint-Georges… Pierre Saintons, Nathalie Coaly et quelques comédiens répètent encore qui du Delgrès, qui du Lacaussade, qui du Schoelcher… La foule est très dense quand, à 11 heures, arrive le chef de l’Etat escorté par le président du Sénat, Christian Poncelet Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel, Fadela Amara, Yves Jégo.
Accueillie par Patrick Karam, la suite présidentielle s’installe face à la scène pour écouter l’orchestre jouant le répertoire de Saint-Georges et les comédiens rendre hommage aux grands abolitionnistes. Non loin d’eux, Basile Boli, Jacques Martial, Lucette Michaux-Chevry, Dédé Saint-Prix et Thierry Fanfant, Françoise Vergès et Claude Valentin-Marie… Des anthuriums cueillis en Guadeloupe la veille attendent d’être déposés au pied du Cri, l’écrit, inauguré le 10 Mai 2007 par MM. Chirac et Sarkozy… Le spectacle terminé, le président s’installe à la tribune. Il s’agit de « regarder cette histoire telle qu’elle a été… Regardons là lucidement car c’est l’histoire de France… »


L’histoire de la traite et de l’esclavage en primaire
Le président rend hommage à « l’humanisme et au philanthropisme du siècle des lumières avant d’aborder les luttes de Dimitile, Solitude ou Cimendef et de mettre en exergue celles de Delgrès et Louverture… Réconciliation puis, amende honorable : « L’esclavage est une blessure profonde qui pèse encore sur les consciences. Les mémoires portent le poids de cette histoire. Et je sais qu’il existe encore aujourd’hui des inégalités qui trouvent leur origine dans ce douloureux héritage ». Voilà effacée le souvenir de l’article 5 de la loi du 25 février 2005. Et enfin, le président nous fait un peu partager de cet échange qu’il a eu avec Aimé Césaire en mars 2006 ! Il évoque, ensemble, le colonialisme et l’abolition de l’esclavage comme « intrinsèquement liés à l’histoire de France », avant de dire : « Je pense à Aimé Césaire… » Il lâche le morceau : « La traite des Noirs et l’esclavage ainsi que leurs abolitions seront introduits dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine. » Il ajoute, soulevant une salve d’applaudissements : « Je souhaite également que cette histoire puisse être abordée à partir de l’étude d’œuvres littéraires, comme celles d’Aimé Césaire, dans le cadre des nouveaux programmes du collège et du lycée. » Concernant le 23 mai, le président a réaffirmé qu’il « deviendrait une journée commémorative pour les associations qui regroupent les Français d’outre-mer de l’Hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux. Avant de conclure, il a indiqué que « le centre national de ressources sur l’histoire de l’esclavage » verrait « bientôt » le jour.

ILS ONT DIT
Yves Jego, lors de l'inauguration de l'exposition sur l'esclavage du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer : « Par l’institution de cette journée nationale, nous voulons nous tourner vers l’avenir.   Nous ne voulons plus rester prisonniers d’un passé inavouable. Nous voulons libérer les esprits pour ne pas être enfermés dans la guerre des mémoires. Tel est l’enjeu du devoir de mémoire qui s’impose aux démocraties modernes.

LMC au Luxembourg : « Ce n’est pas une manifestation d’ultra-marins, mais une cérémonie pour le monde entier qui a partagé cette histoire pénible de l’esclavage. »

Gabrielle Louis-Carabin au Luxembourg : « C’est une journée du souvenir qui nous rappelle que nous sommes descendants d’esclaves. »

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