Partager l'article ! L'outre-mer à Cannes: L’outre-mer fait son cinéma sur la croisette Pour ses 25 ans, RFO organisait, mardi, une journée d l’outre-mer a ...
« L’audio-visuel n’a pas été retenu dans le projet de loi pour les zones franches globales. C’est dommage car c’est comme pour le plan nautisme (présenté vendredi 23 mai en plénière, NDLR),
notre ambition est d’appuyer les acteurs de la production audiovisuelle déjà établis et favoriser le développement d’autres activités… » La Guadeloupe est désormais la 5e région de France en
terme de volume d’aide derrière Paris, l’Ile de France, Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur. « La créativité est un vrai potentiel », explique Fély Kacy-Bambuck, vice présidente chargé de
la culture. La Région a ainsi financé des courts et des longs-métrage et des documentaires. Jean-Claude Barny a bénéficié d’une aide pour le Mur du silence, Fabienne Kanor aussi avec la Femme qui
pense ou encore Cyril Bordy pour un documentaire sur Adolphe Catan.. En 2005, 500 000 euros ont été distribués et 644 000 en 2006 dont 400 000 pour la Baie des flamboyants.
Le producteur Jean des Forêts (les Films du requin) est venu
témoigner de son expérience des tournages en outre-mer. C’est lui qui a produit le premier film issu du premier prix Hohoa, M. Etienne. « Les Antilles et la Guyane sont comparables à la fois à
des régions françaises et à des pays étrangers. J’ai atterri par hasard en Martinique avec Yann Chayia dont j’avais produit trois courts-mértrages. On l’a financé, tourné en Martinique. Les
atouts de ces pays sont que ce sont des territoires en structuration cinématographique. Il y a une forte volonté politique en Guadeloupe avec un système d’aide en trois volets qui est efficace et
simple. La Martinique s’oppose à un conventionnement avec le CNC. C’est lié à l’indépendantisme d’Alfred Marie-Jeanne. La Région Martinique soutient pourtant le film d’Imanou Petit ! La Guyane
est plus en friche et la Région ne peut soutenir le projet. Il y a aussi de bons techniciens locaux. Pour le tournage de M. Etienne, j’avais une équipe aux 2/3 métropolitaine, pour celui
d’Anbafey, en Guadeloupe, j’avais une équipe aux 9/10 guadeloupéenne ! En revanche, il n’y a pas de chefs de poste qualifiés (chef déco, chef opérateur, ingé son…), le niveau d’exigence n’est pas
encore atteint dans ces territoires. » Pour ce spécialiste qui a travaillé dans les trois DFA, le problème majeur du producteur demeure celui de la taxe supérieure additionnelle (TSA) qui
réserve, en métropole, 10 % du prix du billet d’entrée au CNC pour financer les nouveaux films. Seul le parlement est compétent pour étendre aux DFA la TSA.
Un Martiniquais nouveau lauréat du prix Hohoa
Ce script a été choisi sur un total de 48. « Pour la première fois, nous avons eu une
candidature de Mayotte », s’est réjouie Osange Silou qui est fière de pouvoir dire que désormais tous les pays d’outre-mer ont intégré l’aventure Hohoa. Depuis 6 ans18 films ont vu le jour ou
sont en cours de réalisation d’après ces scénarios et 20 jeunes créateurs ont été repérés. « La récompense, ce sont les étoiles dans les yeux des lauréats ! », s’enflamme Marijosé Alie,
directrice des affaires culturelles de RFO.
Les étoiles du lauréats
ont été, pour Nicolas Polixène, une vibrante supplique au ministre de l’Outre-mer, Yves Jégo, pour qu’il donne des moyens de productions à RFO et qu’il fasse quelque chose pour la TSA. « J’ai
entendu une demande forte de moyens. RFO va pouvoir économiser sur son fonctionnement pour investir sur le cinéma », a répliqué le ministre devant Yves Garnier, directeur général de RFO, qui a
écouté sans mot dire. Quant à la TSA, M. Jégo a eu ce commentaire un brin désabusé : « On me demande de créer de nouvelles taxes… » Anbafey et M. Etienne, films résultant des scénarios primés en
2001 et 2006 ont été diffusés avant un extrait du film de Philippe Béranger, Cahier d’un retour au pays natal, avec Jacques Martial.
Marc Barrat (Guyane) donnera son
premier coup de caméra en août prochain en Guyane. Ce premier long métrage tourné en Guyane s’appellera Orpailleur. Produit par Mat films et Richard Magnien (producteur de Neg Maron, voir photo)
avec Canal + et France 3 Cinéma. Pour financer ce budget de 3 millions d’euros, la Région, le département Guyane, la DRAC, la mission Guyane ont mis la main à la poche. La télévision de l’Etat
voisin du Para au Brésil, TV Cultura apporte son aide. Richard Magnien est par ailleurs à Cannes pour trouver de nouveaux partenaires.
Mariette Monpierre
(Guadeloupe) doit commencer au mois d’août le tournage d’un long-métrage, Le bonheur d’Elsa. Elle revient pour des castings en juin ! Cette Guadeloupéenne qui vit à New Yorjk est réalisatrice et
productrice depuis 20 ans.
Anbafey au FEMI
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